dimanche 22 octobre 2017

Le Pape. Soyez libres à l’égard de la fascination de l’argent !


La formation en classe préparatoire, a salué le souverain pontife, inclut une dimension humaine, philosophique et spirituelle. Cela est nécessaire, a-t-il estimé, pour apprendre à rester « libres à l’égard de la fascination de l’argent, de l’esclavage dans lequel l’argent enferme tous ceux qui lui vouent un culte ». 
À l’opposé de cette soumission, « vous avez la capacité de décider de votre avenir », a insisté l’évêque de Rome auprès de ces jeunes. 
Pour ainsi devenir « promoteurs et défenseurs d’une croissance dans l’équité, artisans d’une administration juste et adéquate de notre maison commune ».
La voie à suivre, a indiqué le successeur de Pierre, est celle des « chemins de la fraternité », plutôt que celle de l’affrontement et de la compétition. Et pour les chrétiens, cela demande de s’en « remettre tout à Dieu », en « restant connecté au Seigneur Jésus par la prière ». 
Cette audience privée du pape François accordée à un groupe scolaire est relativement inhabituelle. 
Au début du mois, le 5 octobre, un autre groupe de Lyonnais avait lui aussi reçu par le pontife : le presbyterium du diocèse, accompagné de son archevêque, le cardinal Philippe Barbarin.

L'Union de Fribourg reconnaît que :


1° Le régime actuel du crédit constitue ce qu'on appelle « le système capitaliste » ou « le capitalisme » tout court. Ce système suppose, à tort, que la valeur des choses séparées de leur substance a, en elle-même, une utilité économique et que, par conséquent, on peut tirer de cette valeur séparée des choses un intérêt fixe ; tandis qu'au contraire, considéré en lui-même, ce procédé a les traits caractéristiques de l'usure, telle qu'elle est définie dans le 5e Concile de Latran par Benoît XIV et les Pères de l’Église.



2° Ce système s'appuie sur la liberté absolue du travail, de la propriété et de l'échange, sur la reconnaissance doctrinale de l’intérêt individuel (égoïsme), comme moteur unique du travail économique et social, sur l'individualisme, sur l'idée de la productivité du capital et de l'argent, sur la considération de l'argent comme producteur général et suprême qui fructifie toujours.



Par suite de ce système, on sépare les moyens matériels du travail humain ; leur réunion économique s'opère par le crédit et on arrive à la capitalisation universelle.



3° Quelques-uns des effets de ce régime du crédit sont :


a) Une concentration démesurée des puissances économiques et des fortunes et un grand développement matériel éphémère ; la diminution relative de la rétribution des travailleurs, malgré l’augmentation de la productivité et de la production ; la diminution de la capacité de consommation qui doit nécessairement produire un excès relatif (partiel) de production et des crises économiques, comme nous le constatons de nos jours.


b) L'augmentation de la productivité sert principalement à la classe capitaliste et tourne au détriment des producteurs réels, sur­tout des journaliers, dont la situation devient de jour en jour plus précaire. Les salaires ne suivent pas la marche ascendante des capitaux.


c) La combinaison du système de crédit et de la liberté absolue de la propriété a entraîné la capitalisation et la mobilisation de la propriété foncière.


d) Au début de l'application de ce système, la valeur vénale du sol éprouve une augmentation pour les propriétaires, mais cet avantage n'est que passager et est suivi de rudes mécomptes.


e) Grevée par l'hypothèque, la terre n'a plus à faire vivre seulement les propriétaires et leurs employés, mais encore, avec les ouvriers et les exploitants, les prêteurs hypothécaires.


f) Le commerce perd sa base solide et voit augmenter son élément aléatoire ; la morale doit nécessairement en souffrir : poursuivre les richesses par n'importe quels moyens éloigne de la religion et nuit à la morale privée et publique.


g) La création de la dette publique perpétuelle, contractée par les États, les provinces et les communes, même pour entreprises non lucratives. Cette dette permet aux capitalistes de s'enrichir, aux dépens de l’État, par les bénéfices qu'ils réalisent sur le prix d'émission des emprunts. Elle fournit aux spéculateurs un élément considérable pour l'agiotage et les jeux de •bourse et aux rentiers le moyen de s'approprier les fruits du travail du peuple.


h) De grandes richesses à côté de grandes misères et non seulement de misères individuelles, mais la misère des masses ; en un mot, le paupérisme.


4° Les suites de ce régime ont été funestes, surtout pour la masse du peuple dépourvue de biens matériels et qui doit vivre du travail des mains.


Par suite du « libre jeu des forces » et de la soi-disant « loi d'airain », on peut dire que, tant que régnera le régime économique actuel, les classes ouvrières se trouveront dans une situation qui ne leur laissera aucun espoir d'amélioration sensible et durable.


5° Ce n'est pas toujours du reste tel ou tel acte qui est à incriminer, c'est le régime lui-même qui est usuraire et il l'est dans son essence, puisqu'il repose tout entier sur l'intérêt des valeurs improductives.


6° Cet état de choses, une fois établi, ne peut être modifié par des efforts individuels. Le pouvoir public, par certaines mesures, comme la protection des ouvriers, — surtout des femmes et des enfants —, les organisations du crédit, la défense de saisie des petites propriétés pour cause de dette, l'introduction de meilleures lois de succession, etc., pourra diminuer les effets du système de crédit, mais non les détruire.


7° Du reste, le capitalisme se détruit lui-même, en frappant les consommateurs dont il a besoin pour l'écoulement des produits du travail, — source de son revenu —, et en provoquant la révolte des travailleurs contre les propriétaires et la société qui les protège.


L'Union de Fribourg se propose de rechercher, dans les di­verses sphères de l'activité économique, les manifestations de l'usure et d'indiquer les remèdes aux maux de toutes sortes qu'elle en­gendre. A ce double point de vue, elle étudiera le régime industriel, le régime commercial, le régime de la propriété foncière et le régime budgétaire,



4. Rôle des pouvoirs publics.



Dans le domaine économique, le pouvoir public a d'abord les attributions relatives à l'administration des finances et des biens de l’État. Il s'agit ensuite


a) Pour régler législativement, s'il y a lieu, en conformité du droit naturel et des droits existants, les rapports mutuels entre les divers facteurs de la production ;


b) Pour réprimer les abus qui nuisent gravement au bien gé­néral;


c) Pour diriger la politique économique du pays vis-à-vis de l'étranger au point de vue de la prospérité nationale ;


d) Pour mettre l'activité, des entreprises particulières en har­monie avec le bien général, tout en laissant le plus grand essor possible à l'initiative privée.


En raison du désordre actuel, le pouvoir public doit, législative­ment, au moyen de mesures limitatives, prévenir l'exploitation des ouvriers par ceux qui les emploient et empêcher que les conditions du travail ne portent atteinte à la moralité, à la justice, à la dignité humaine, à la vie de famille du travailleur. Les chefs d'entreprise doivent être également protégés contre toute violence de la part des ouvriers.


A cet ordre d'idées appartiennent les thèses spéciales adoptées par l'Unionsur la réglementation du travail, le salaire et les assu­rances.



5. Régime corporatif.



1. La société est désorganisée ou, si l'on veut, elle n'est, sui­vant une parole royale très profonde, « organisée que pour être ad­ministrée ». Elle n'est plus un être vivant, mi chaque organe, auto­nome dans une juste mesure, joue un rôle et exerce une fonction elle est un mécanisme, composé de rouages plus ou moins ingé­nieusement assemblés, obéissant à une force centrale motrice toute puissante ; bref, elle est un automate et n'offre plus que l'appa­rence et l'illusion d'un corps animé. La cause de cette dissolution est dans la destruction des organismes, l'on pourrait dire des cel­lules sociales, qui composaient le corps vivant de la nation ; l'effet direct de cette pulvérisation a été partout, avec la prédominance d'un individualisme sauvage, le triomphe brutal du nombre s'incar­nant dans le despotisme d'un seul ou d'une foule.


Dès lors, le remède est tout indiqué : il se trouve dans le éta­blissement d'un régime corporatif.



2. L'établissement du régime corporatif ne saurait être rceuvre de décrets « a priori » ; il faut, par les idées, les moeurs, les encou­ragements, les faveurs, l'impulsion efficace des pouvoirs publics et la reconnaissance légale d'un droit propre, préparer activement l'éta­blissement du régime corporatif indispensable à l'ordre social, selon un plan général conforme à la nature des intérêts privés, en même temps qu'aux fins sociales dernières auxquelles il doit conduire.



3. L'on peut définir de la sorte ce régime : Le régime corpo­ratif est le mode organisation sociale qui a pour base le groupe-



ment des hommes d'après la communauté de leurs intérêts naturels et de leurs fonctions sociales et, pour couronnement nécessaire, la représentation publique et distincte de ces différents organismes.



4. Le rétablissement de la corporation professionnelle est une des applications partielles de ce système.



5. Le régime corporatif, dans sa perfection, comporte l'union des maîtres et des ouvriers ; mais cette union, destinée à constituer le véritable, corps professionnel, peut être préparée par la formation de groupes distincts les uns des autres.



Les principes du régime corporatif et ses avantages :



1° La similitude des devoirs, des droits et des intérêts rapproche et groupe naturellement les hommes qui exercent une même fonc­tion sociale.


2° Les groupes naturels et permanents qui résultent de ces rapprochements doivent posséder une forme organique et jouir d'une vie propre.


3° Leur coordination dans la société n'est pas 'Moins nécessaire que leur organisation intérieure. En cette coordination consiste le régime corporatif.


4° Le régime corporatif est le seul dans lequel la représentation de tous les intérêts peut être assurée.


5° 11 est également le plus favorable à la connaissance de tous les droits et à l'accomplissement de tous les devoirs sociaux.


6° On peut donc dire que le régime corporatif est la condition nécessaire d'un bon régime représentatif ou encore que l'ordre professionnel est la base normale de l'ordre politique.


7° La corporation, étant une institution publique, doit avoir ses représentants dans les conseils de la commune, de la province et de l'Etat.


8° La plus grande diversité régnera d'ailleurs, selon les pays, les traditions historiques et les besoins passagers des intéressés, dans le mode d'élection, la composition des corporations et la proportion dans laquelle elles seront représentées dans les différents conseils du pays.


9° Le pouvoir public devra maintenir la bonne harmonie entre les différents groupes sociaux et exercer, sans se substituer à leur gouvernement intérieur, ses droits de police, de contrôle et de direc­tion générale, dans l'intérêt supérieur de la société.



Cf. MASSARD, li-Œuvre du Cardinal Mermillod, Louvain 41914).







Son Eminence le Cardinal Mermillod



(1824-1892)




http://desiebenthal.blogspot.ch/2014/06/monnaie-pleine-vollgeld-positive-money.html

50% de ton salaire aux plus riches ...







Plus de 50% de nos revenus vont directement enrichir les actionnaires privés des banques ...


Et cela ne fait réagir personne.


Il semble que personne n'essaye de comprendre l'arnaque.
Pas même les passionnés des nouvelles idées économiques (Gérard Foucher, François de Siebenthal, Blaise Rossellat, Étienne Chouard) ne semble aborder la question !






Et pourtant, si l'on veut une solution, comme par exemple celle proposée par l' Initiative monnaie pleine, ne faudrait-il pas commencer par comprendre l'étendue de l'arnaque ?




Plus de 50% de ton salaire part chaque mois directement dans les poches des quelques plus riches ...


Et ça ne fait réagir personne ?




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Il y a aussi le travail de Margrit Kennedy et Helmut Kreutz, que je présente régulièrement en conférence :

François de Siebenthal: Les grandes fortunes et même les autorités ...

desiebenthal.blogspot.com/2009/01/les-grandes-fortunes-et-mme-les.html
  
14 janv. 2009 - Margrit Kennedy(lien en allemand et anglais), architecte allemande, est une de peu de personnes dans le monde qui ont jamais essayé de ...

François de Siebenthal: Libérer l'argent de l'inflation et des taux d ...

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26 juil. 2015 - par + MARGRIT KENNEDY + http://www.kennedy-bibliothek.info/data/bibo/media/GeldbuchFranzoesisch.pdf. Créer un moyen d'échange que ...

François de Siebenthal: Projet de loi d'application de monnaie-pleine

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4 déc. 2015 - Remarques et améliorations à siebenthal at gmail . com ou ++ 41 21 652 ...... HelmutCreutz pourtant démontre l'horreur économique des taux ...

François de Siebenthal: Voleurs de foules, voleurs de poules par ...

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20 août 2009 - De façon générale, Helmut Creutz et M. Kennedy nous démontraient, chiffres et tableaux à l'appui, que plus de 40% des coûts proviennent des ...

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25 mai 2011 - selon Helmut Creutz, car les taux d'intérêt volent beaucoup de productivité partout. Comment pouvons-nous faire une telle banque?

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25 janv. 2017 - L' écart entre les prix et le pouvoir d'achat est comblé maintenant principalement par des dettes nouvelles à intérêts composés exponentielles, ...

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6 nov. 2009 - La seconde partie de l'article, publiée dans l'édition Août-Septembre, traitait en détail du diagnostic de la déficience du pouvoir d'achat des ...



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