Translate

jeudi 24 août 2017

Une société sans argent par Jacques Maritain



LA SEULE RÉVOLUTION SOCIALE VRAIMENT RADICALE

 (et à laquelle pourraient travailler d'un commun accord chrétiens et non-chrétiens): 

Une société sans argent; un pays dans lequel l'argent soit banni de la vie des citoyens

 (Dernier écrit de Jacques Maritain, achevé la veille de sa mort. 28-IV-1973) 

pdf:
https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzaG04TVU3RHc4VDg

I

Les tentatives (mal conçue du reste) faites par Fidel Castro dans ce sens on échoué en raison de l'esprit (totalitaire) qui les animait, comme aussi en raison des circonstances (avant tout, la générale improductivité de Cuba) . Mais je suis de plus en plus fasciné par l'idée elle-même d'une société sans argent; et si malgré mon incompétence je me suis laissé aller à écrire, au prix d'un vaste et redoutable effort de l'imagination, des notes sur les questions qui m'obsèdent à son sujet, c'est dans l'espoir que tous les problèmes suscités par cette idée attireront peut-être un jour l'attention d'un bon économiste dégoûté d'une civilisation dans laquelle tout est soumis au règne absolu du fric.

Dans le pays dont je rêve, il n'y aurait aucun étalon or ou dollar; l'État fabriquerait à l'usage des citoyens une quantité indéfinie, sans aucune limite assignable et aussi vaste qu'il faudrait, de jetons qui remplaceraient l'argent (1).

Et à chacun des citoyens (aux célibataires pour leur part, mais il m'est plus commode de prendre pour exemple le cas des chefs de famille) seraient distribués assez de jetons pour permettre à tous de jouir d'une aisance assurant gratuitement, à un certain niveau de base assez élevé pour qu'ils aient une existence digne de l'homme, la vie matérielle (logement, habillement, alimentation, soins médicaux, etc.) d'une famille et sa vie intellectuelle (enseignement primaire et secondaire gratuits, y compris l'éducation sportive). Mais ce n'est pas l'État, ce sont les syndicats (j'emploie ce mot faute de mieux, et dans un sens très élargi) ou groupements librement formés, dont les administrateurs seraient élus par les membres d'une même profession, - et cela pour absolument tous les métiers, - qui contrôleraient le travail.

Afin d'assurer le gratuit niveau de base en question, chacun des individus valides serait tenu de travailler à mi-temps – manuellement ou intellectuellement – dans la profession de son choix. Et pour éviter que certains ne se dérobent au travail tout en jouissant du commun niveau de base, ce sont les syndicats qui diminueraient dans une certaine mesure (encore humaine mais sérieuse) les gratuités reçues (par exemple en soustrayant de la quantité mensuelle de jetons à recevoir par tel ou tel les allocations qui avaient été calculées en ce qui concerne l'habillement, ou certaines commodités telles que les installations électriques, ou l'achat de vin et de tabac, ou l'octroi d'un mois de vacances annuel...).
S'agit-il des écoles d'enseignement supérieur (qui importent le plus au bien commun), ce sont de même les syndicats de professeurs et de spécialistes fédérés entre eux selon chacune des hautes disciplines à enseigner qui contrôleraient le travail des étudiants, mais à la condition que si un étudiant échoue au premier examen annuel, on lui accorde encore deux ou trois ans pour redoubler ses efforts et se présenter de nouveau. S'il échoue encore au dernier examen annuel, il aura à chercher un autre métier.
Le prix (en jetons) d'absolument toute denrée quelle qu'elle soit serait périodiquement fixé (grâce à un vaste emploi des ordinateurs) par accord entre les syndicats et l'État, en raison de deux facteurs: la fréquence ou la rareté de la chose en question, et le nombre d'heures de travail exigé pour se la procurer ou pour la produire.
Une fois faite la révolution, les riches qui voudraient garder leur argent seraient libre de l'emporter avec eux dans un autre pays où ils émigreraient. Ceux qui accepteraient la révolution feraient abandon de leur argent à l'État (pour la Caisse spéciale dont je vais parler), et feraient aussi abandon des diverses entreprises (commerciales, industrielles, agricoles, etc.) qui les ont enrichis, aux divers syndicats de même type. Ils pourraient conserver les maisons où ils habitent. Et il y aurait profit pour la communauté comme pour eux- mêmes à ce qu'ils continuent dans le nouveau régime, sous le contrôle des syndicats, à diriger les entreprises en question, qu'ils avaient fondées ou dans lesquelles ils étaient passés maitres quant à la compétence.

Il va de soi qu'en même temps que l'argent tout impôt à verser à l'État disparaitrait dans notre nouveau régime.

II

Commerce avec les autres pays, qui vivent sous le régime de l'argent. Il faut pour cela que notre État possède de l'argent dans une Caisse spéciale où il aurait seul accès. Sans parler de l'argent dont lui feraient abandon les riches acceptant le nouveau régime (il n'y a guère lieu de compter là-dessus), absolument tous les produits destinés à l'exportation (avions, machines, bétail, œuvres d'art, etc., voire découvertes faites par des équipes de savants travaillant dans le secret et encore inconnues des autres pays) seraient remis à l'État, qui les exporterait à l'étranger, lequel payerait tout cela en argent qui s'accumulerait dans la Caisse spéciale de l'État de notre nouveau pays. Et cet argent servirait à l'importation des produits que celui-ci aurait à payer en argent aux autres pays d'où ils viendraient. (il servirait aussi aux voyages à l'étranger dont il sera question dans un instant.)

Le fait que le volume de l'exportation devrait être plus élevé que celui de l'importation stimulerait la productivité de notre nouveau pays. Et l'exportation par celui-ci de tous les produits dont je viens de parler ferait incessamment grandir les réserves en argent de son État.




2 / 10

Voyages à l'étranger. - Distinguons içi les voyages à l'étranger qui intéressent le bien public (congrès internationaux des savants ou d'hommes d'État, compétitions sportives internationales, informations à recueillir sur les progrès de la recherche dans les autres pays, etc.) et les voyages à l'étranger désirés pour une raison ou une autre par des particuliers.

Les voyages du premier type seraient entièrement à la charge de notre État. Ceux du second type seraient aussi à la charge de notre État, qui verserait aux
particuliers en question l'argent nécessaire, mais ces derniers rembourseraient partiellement à notre État l'argent ainsi reçu par eux. Comment cela? Ils seraient tenus de prélever sur une portion de celui- ci, - afin d'acheter avec elle, et de remettre à notre État, qui les distribuerait là où il convient -, des objets de haute qualité qui ne répondent à aucune des nécessites du pays mais qui lui apportent un supplément de joie de l'esprit (par exemple des œuvres d'art pour nos musées, ou des enregistrements musicaux, ou des livres plus ou moins rares...), sans que, grâce à un tel remboursement partiel, l'acquisition de ces objets de haute qualité diminue en aucune façon les sommes d'argent de la Caisse spéciale destinées à l'importation.

Quant aux voyages à l'intérieur du pays, les moyens de transport utilisés pour eux seraient gratuits et à la charge de l'État, ainsi que les omnibus et le métro.

III

Appelons « requêtes de base » le travail (manuel ou intellectuel) à mi-temps, et contrôlé par les syndicats, dont j'ai parlé plus haut, et qui est requis de tous pour assurer à tous la gratuité de tous les moyens de vie propres à satisfaire en première ligne et à un commun niveau de base les besoins de chaque famille dans un régime social vraiment adapté à la dignité et aux besoins de l'être humain. Et appelons

« expansions de surcroit » ce que les gens feraient pendant l'autre moitié de la journée. Ils feraient ce qu'ils voudraient, sans qu'aucun contrôle à leur égard soit exercé par les syndicats (2).
Pendant cette autre moitié de la journée il leur faudra travailler encore (sauf pendant les temps plus ou moins longs de vacances dont au plan des requêtes de base comme à celui des « expansions de surcroit » tout le monde aura besoin), - travailler à leur guise – afin d'avoir les jetons requis pour exercer ainsi leur libre activité et faire à leur gré les diverses installations que celle-ci suppose. Et puisque l'État peut fabriquer comme il veut, en nombre indéfini, tous les jetons qui remplacent l'argent, c'est lui qui leur fournirait, à titre de don, et sur leur simple demande, les jetons qui serviraient à ces installations.

Beaucoup de citoyens désireux d'être en état d'améliorer leur vie travailleraient ainsi. Les uns faisant du commerce (j'ai indiqué plus haut comment serait fixé le prix

– en jetons – de chaque denrée), les autres fondant et dirigeant toute sortes d'institutions (industrielles, agricoles, intellectuelles, etc.), et toutes celle-ci recevant de l'État les subventions nécessaires, en jetons: subventions dont une portion serait employée à la redistribution des fondateurs et administrateurs.


3 / 10

D'autres citoyens préféreraient continuer le travail exercé par eux pendant la partie de la journée consacrée aux requêtes de base. Ce serait notamment le cas de bien des intellectuels (avant tout les médecins et des maitres d'école; mais aussi des savants, professeurs d'université, artistes, philosophes, théologiens, donnant alors l'enseignement plus ou moins élémentaire demandé à ce niveau-là).

Tandis qu'au contraire certains intellectuels, désireux de n'user qu'à plein feu et en pleine liberté d'esprit leurs pouvoirs de méditation et de création, et craignant comme la peste de donner, pendant les heures de requêtes de base, un enseignement élémentaire qui fasse obstacle à la flamme, préfèreraient travailler manuellement pendant les heures en question, en n'employant pour leur art ou leurs recherches que le temps réservé aux expansions de surcroit, et où tout est soumis à la plénitude des besoins de leur esprit.

La quantité de jetons à recevoir – fort largement – par tous les citoyens dont les activités pendant le temps des expansions de surcroit ne seraient pas de nature à rapporter des bénéfices serait fixée par les diverses sociétés ou académies dont ils font partie, et elle leur serait versée par l'État.
En ce qui concerne les requêtes de base comme en ce qui concerne les expansions de surcroit, de vastes enquêtes ou consultations conduites auprès du public et de commissions spéciales, et aussi des expositions, se succèderaient tout au cours de l'année, afin que d'une part le public, d'autre part les gens de métier, choisissent pour leur décerner des prix (un grand prix national et des prix secondaires) ceux qui en tout genre d'activité professionnelle se montreraient les meilleurs.
Et l'État (qui fabrique, ne l'oublions pas, un nombre indéfini de jetons) se chargerait d'ajouter à l'honneur ainsi reçu de larges sommes de jetons.

IV

J'ai dit plus haut que toute les institutions et entreprises que nombre de citoyens voudraient fonder et diriger pendant la partie de la journée dédiée aux expansions de surcroit recevraient de l'État, à titre de don, et sur simple demande, les subventions en jetons jugées nécessaires par les citoyens en question. Et l'État ne prendrait alors d'autre précaution que de vérifier qu'il n'a pas affaire à quelque escroc.

Autant dire (car beaucoup de demandes seraient excessives, et bien des entreprises feraient faillite) qu'en s'abstenant ainsi de tout contrôle concernant la valeur, l'utilité pour le bien commun, le fonctionnement des entreprises projetées, et le montrant réel de l'aide à leur donner, l'État s'exposerait à jeter à l'eau des millions de jetons. Mais le moindre contrôle exercé par l'État sur une entreprise quelconque risquerait d'introduire dans la structure administrative du pays un germe, si infime qu'il soit, de totalitarisme de l'État; et jeter à l'eau des millions de jetons vaut infiniment mieux que courir un tel risque.

Je remarque ici que pour bien des marxistes et autres révolutionnaires (incomplets selon moi) dont le cœur est noble et généreux mais dont l'athéisme


4 / 10

obscurcit l'esprit, le but final à poursuivre est de « changer l'homme ». Or changer l'homme par l'effet de n'importe quelle révolution temporelle due aux efforts de la nature humaine est la pire des utopies. Changer l'homme, oui; nous devons y aspirer de tout notre cœur, mais cela est le propre de la vie surnaturelle reçue de Dieu, et cela veut dire aspirer à ce que chacun (et nous-mêmes d'abord) tende à la perfection de la charité et à la sainteté (« Il n'y a qu'une tristesse, disait Léon Bloy, c'est de n'être pas des saints »), et c'est là l'affaire de la grâce de Dieu offerte à chacun par Jésus, et dont la porte est ouverte à chacun par l'Évangile, en d'autres termes c'est l'affaire de l'Église, Épouse immaculée du Christ (quelle que puissent être les trahisons de certains, parfois beaucoup, des membres de son personnel); c'est l'affaire de l'Église, non du monde.

Il faut certes nous efforcer de reformer et améliorer – et cela pour tous les peuples – les conditions d'existence encore si misérables et les structures sociale encore si injustes et si cruelles qui forment le milieu au sein duquel s'écoule ici-bas la vie humaine. Mais ce milieu est quelque chose d'extérieur à l'homme, ce n'est nullement l'homme lui-même. Dans le milieu supposé le meilleur possible l'homme lui-même, avec ses grandeurs et ses misères, ne serait pas changé d'un iota (3).

Au cours des innombrables périodes de l'histoire du monde les mentalités changent profondément, comme aussi les types de civilisation. Mais la mentalité d'un peuple et son type de civilisation sont des modalités accidentelles par rapport à ce qu'est l'homme lui-même, et ne signifient pas le moindre changement dans sa nature. Le monde et son histoire avancent à la fois dans le bien et dans le mal (c'est ce que l'on appelle le progrès); le monde et son histoire sont absolument incapables de changer quoi que ce soit à la nature humaine (4).
Les vues que j'ai proposées dans ces notes hâtives concernant la révolution radicale à laquelle je songe n'ont nullement pour but final de « changer l'homme », elles n'ont pour but final (et suffisamment ambitieux) que de changer totalement les structures sociales au milieu desquelles l'homme plus ou moins civilisé a vécu jusqu'à présent. Dans une société complètement soustraite à la souveraineté de l'argent, et enfin adaptée à la dignité humaine de tous, l'homme garderait cette dignité qu'il a reçue du Créateur, et, en mémé temps que la noblesse et la soif de grandeur, de beauté et de vérité dont il est redevable à son âme immortelle, toutes les faiblesses et les misères souvent affreuses et les vices et le foisonnement du mal moral auxquels est exposée sa nature faite de chair et d'esprit (et blesse en chacun par le péché originel, - omnis homo mendax).

Et c'est justement parce qu'elle n'aurait en aucune façon pour but final de

« changer l'homme », mais seulement de changer à fond ses structures sociales, qu'à la révolution vraiment radicale dont l'idée m'obsède pourraient collaborer d'un même accord chrétiens et non-chrétiens (du moins ceux des non-chrétiens qui ne voudraient pas à tout prix « changer l'homme »).

V




5 / 10

Dans notre société sans argent tout mode de prêt à l'intérêt perdrait sa raison d'être, puisque, à qui voudrait fonder un établissement ou une institution quelconque, l'État fournirait sur simple demande tous les jetons dont il aurait besoin. Et si quelques insensés revenaient, pour s'associer entre eux, à l'ancien système (en jetons cette fois, non plus en argent), ils seraient, le prêteur comme l'emprunteur, l'objet des sanctions les plus sévères. Pas de prêt à intérêt dans notre nouvelle société !

C'est à partir de l'époque (XVIe siècle) ou il a commencé de gagner légalement la partie que le prêt à intérêt a pris pour notre civilisation une importance absolument décisive; et c'est donc surtout le prêt à intérêt dans le temps modernes que j'aurai en vue dans les brèves réflexions que je vais proposer ici, sans oublier que son histoire tout entière est hautement significative,- rien de plus humiliant que cette histoire à considérer dans les affaires humaines (5). Car tandis que l'esprit le condamnait au nom de la vérité, et de la nature des choses, il a fait son chemin dans notre comportement pratique, et finalement établi son empire en vertu de nos besoins matériels pris comme fin en soi, séparément du bien total de l'être humain lui-même.

Du même coup le champ de notre c'est trouvé coupé en deux; et l'on imagine que le monde des affaires constitue un monde à part, possédant de soi une valeur absolue, indépendante des valeurs et des normes supérieures qui rendent la vie digne de l'homme, et qui mesurent la vie humaine en son intégralité. En d'autres termes, le prêt à intérêt soumet la partie lucrative de la vie sociale de la vie humaine (chrématistique) à l'absoluité du gain, et nous assujettit à un système contraire à la nature, où nul compte est tenu des lois et des requêtes de la moralité humaine en son intégralité mais qui, dans un monde fermé sur soi et absolutisé, apparaît comme un moyen légitime d'avoir de l'argent, soit qu'il s'agisse simplement de nous tirer d'embarras dans nos tractations financières, soit qu'il s'agisse d'avancer plus glorieusement dans la conquête du monde et de ses richesses (non sans servir aussi de manière plus ou moins louche, dès que les États s'en mêlent, des tactiques de prestige politique qui s'imposent à l'arrière plan).

La vérité sur le prêt à intérêt, c'est Aristote qui nous la dit, et de quelle façon décisive quand il déclare fausse et pernicieuse l’idée de la fécondité de l'argent, et affirme que de toutes les activités sociales la pire est celle de prêteur d'argent, qui force à devenir productrice d'un gain une chose naturellement stérile comme la monnaie, laquelle ne peut avoir d'autre propriété et d'autre usage que de servir de commune mesure des choses (6).

User de l'argent qu'on possède pour entretenir sa propre vie, satisfaire ses désirs, ou acquérir en le dépensant de nouveaux biens, améliorant et embellissant l'existence, cela est normal et bon. Mais user de l'argent qu'on possède pour lui faire, comme si l'argent lui-même était fécond, engendrer de l'argent, et rapporter un intérêt « fils de l'argent », - en grec on l’appelait « rejeton de l'argent » (τόκος) – c'est de tous les moyens de s'enrichir « le plus contraire à la nature », et ne se peut qu'en exploitant le travail d'autrui. « On a donc parfaitement raison de haïr le prêt à


6 / 10

intérêt . » Nummus non parit nummum, dira-t-on au Moyen Age dans un célèbre adage.

L’Église, dans son pur enseignement doctrinal, a condamné le prêt à intérêt aussi fermement qu'Aristote. Et pendant longtemps la législation civile a été d'accord avec elle pour regarder le prêt, le mutuum, comme devant essentiellement être gratuit. Tel est du reste l'enseignement de l’Évangile. Tous ceux (et ils ne manquaient pas) qui enfreignaient cette loi étaient punissables.

Je viens de parler de pur enseignement doctrinal de l’Église, et c'est sur lui que j'insiste ici. De ce pur enseignement doctrinal il nous faut distinguer d'une part les solutions doctrinales d'ordre applicatif – et plus ou moins édulcorées – proposées par les gens d’Église, d'autre part le comportement pratique de ceux-ci.

C'est un peu avant le milieu du XVIe siècle que le droit civil a rompus avec l'enseignement doctrinal de l’Église, permettant ainsi au monde des affaires de tenir pour normal et régulier l'emploi du prêt à intérêt. Mais le pur enseignement doctrinal de l’Église, condamnant purement et simplement le prêt à intérêt, restait toujours là, et toujours invoqué en principe, malgré le foisonnement de vaines querelles suscitées par des théologiens complaisantes, et alors que tous en rappelant la pure et simple condamnation portée par l’Église, mais cédant à la pression du milieu ambiant, les solutions d'ordre applicatif et plus ou moins édulcorées proposées par les gens d’Église s’efforçaient de trouver, au prix de maints embarras et de maintes hésitations, et d'une foncière contradiction masquée, une certaine justification, au moins dans certains cas, du prêt à intérêt et affaiblissaient ainsi infortunément le pur témoignage que le monde attendait de l’Église.

Quant au comportement pratique des gens d’Église, il ne faut pas oublier l'humble dévouement et la pauvreté de bien des curés de campagne. Mais le fait est, aussi, que pour nombre des membres du personnel de l’Église, la tentation était trop forte, et qu'on les a vus se jeter avec ferveur, pour leur avantage personnel, dans toutes les astuces dont le monde des affaires leur donnait l'exemple.

Il reste pourtant à l'honneur de la papauté, qu'à une époque où la civilisation du marché, qui avait commencé son règne au XIIe siècle, était décidément triomphante, Benoit XIV a publié en 1745 la fameuse Bulle Vix pervenit, prohibant une fois de plus le prêt à intérêt, et déclarant que c'est un péché d'admettre que dans un contrat de prêt, ipsius ratione mutui, celui qui prête a droit à recevoir en retour plus que la somme avancée par lui.

Et plus tard encore, alors que florissait le capitalisme du XIXe siècle, Léon XIII dénonçait dans l'encyclique Rerum novarum « l'usure rapace » comme un fléau de notre régime économique.
Cependant le monde des affaires se moquait bien des prohibitions de l’Église, et dans les temps modernes le système du prêt à intérêt a fini par s'imposer avec une force irrésistible au régime économique de la société, dont il est devenu le nerf essentiel et qui sans lui était désormais impossible et inconcevable: si bien


7 / 10

qu'aujourd’hui, dans tous les cas où le C.C.P. (qui garde l'argent déposé mais sans en tirer intérêt) se montre insuffisant, le personnel de l’Église, n’hésitant pas, oh, loin de là, à négliger complètement ce que l’Église a enseigné pendant des siècles, se fait un devoir, pour assurer l'existence des diverses institutions fondée par lui, voire celle des Ordres religieux eux-mêmes, à recourir aux intérêts rapportes par les dépôts en banque, bref à « la pire des activités sociales ».

VI

Que cela soit à l'age de pierre, ou à l’âge de la sagesse paysanne, ou à l' âge industriel, ou à l' âge technocratique dans lequel nous sommes entrés, c'est toujours le travail de l'homme, et lui seul, qui est fécond.
Penser que, une fois qu'il a porté son fruit, une somme d'argent surajoutée, fruit de la fécondité de l'argent investi par le bailleur de fonds, est dû à celui-ci à titre d’intérêts rapportés par le capital, est une foncière illusion. L'argent n'est pas fécond. En sorte que la somme dont il s'agit, fixée d'avance à un certain taux, ne peut être, en réalité, qu'un prélèvement opéré sur ce qui est dû au travail de l'homme. C'est là la propriété distinctive qui caractérise le régime capitaliste. Et cela n'a pas été inventé par Marx, il n'avait qu'à le constater, comme nous le faisons tous si nous avons des yeux pour voir. Ce qui est propre à Marx c'est d'en avoir fait, en proclamant la lutte des classes, un instrument pour la révolution totale visée par lui.

D'autre part, une fois qu'on est entré dans le système du prêt à intérêt, on aura beau accumuler les études théoriques et les essais empiriques pour porter remède à tous les vices de celui-ci, on n'y arrivera jamais, parce qu'il est fondé sur un faux principe, le principe de la fécondité de l'argent.

Dans la perspective du régime économique, la solution communiste apparaît donc comme meilleure que la solution capitaliste. Mais dans la perspective de la vie sociale, elle est assurément bien pire, en raison du totalitarisme d’État qu'elle implique, et des pertes de liberté qu'elle entraîne pour la personne humaine. Or rien n'est plus précieux à l'homme que la liberté. Et si malmenée qu'elle y soit, la liberté des personnes humaines subsiste dans le système capitaliste. Mieux vaut donc, au nom de la liberté, rester, tout en y cherchant des palliatifs, dans le régime capitaliste, malgré le vice originel qui le gâte dans l'ordre économique, le délabrement matérialiste qui y fait le malheur de notre civilisation, et la primauté de l'argent à laquelle toutes choses y sont de plus en plus soumise ?

Communisme, capitalisme, aucun de ces systèmes n'est bon; et se résigner à opter pour le moindre mal est indigne de l'esprit humain. Une seule solution apparaît comme juste et bonne: c'est celle de la société sans argent.

VII

Une fois admise l’idée d'une société sans argent, elle ne cesse, si on la prend au sérieux, de faire surgir, quant à la possibilité de sa réalisation, une foule énorme de


8 / 10

questions qui se heurtent et se mêlent jour et nuit dans la tête. J’espère m’être débarrassé d'un tel chaos mental en mettant par écrit les principes de ces questions et les réponses que je tâche d'y faire, non sans mauvaise conscience car je sais bien mon incompétence en matière économique.
Je m'excuse donc de ces notes mal rédigées. Et pourtant je crois que les idées qui y sont proposées, si elles étaient prises en considération par des économistes bien équipés et suffisamment libres d'esprit, et si elles étaient mises au point par eux, n'apparaitraient plus, ainsi qu’il semble au premier abord, comme les rêveries d'un vieux fou.
Et, après tout, je ne me trouve pas en mauvaise compagnie: il n'y a ni or ni argent dans la République de Platon.






Notes:

1) Pour raison de commodité, et afin d'éviter l'encombrement chez les gens, ces jetons seraient marquées soit 1, soit 10, soit 100, soit 1 000, soit un million de Billets de l'État. 

2) J'entends que ni eux ni leur entreprises ne seraient soumis au contrôle des syndicats dont il est question plus haut. Mais évidemment les employés et ouvriers de ces entreprises pourraient se grouper quant à ce qui concerne leurs propres intérêts. 

3) « Une transformation massive des hommes s’avère nécessaire pour la création en masse de cette conscience communiste, comme aussi pour mener la chose elle-même à bien; or, une telle transformation ne peut s’opérer que par un mouvement pratique, par une révolution; or cette révolution n'est pas seulement rendue nécessaire parce qu'elle est le seul moyen de renverser la classe dominante, elle l'est également parce que seule une révolution permettra à la classe qui renverse l'autre de balayer toute la pourriture du vieux système et de devenir apte à fonder la société sur des bases nouvelles » (K. MARX, L'ideologie allemande, Éd. sociales, « Classiques du marxisme », Paris, p.81). 

4) Je n'ignore pas qu'il y Quelqu'un, - l’Antéchrist – qui, se proposant de rendre l'homme complètement imperméable à Jésus et à l’Évangile, réussira sans doute à imperméabiliser ainsi une masse tribale de gens qui s'appelleront encore humains, et qui auront l'illusion de tout bonnement retrouver le paradis terrestre à l'aide du Serpent et de ses douces médications éthico-sociales. Tandis que le christianisme tout entier avec tout ce qui l'a précédé dans l'histoire de la pensée, ne sera plus à leurs yeux qu'un moment du passé, c'est 


9 / 10

notre nature qui payera les frais de l’opération. Une telle illusion, en effet, ne peut qu'aboutir au désastre, et probablement assez vite.
J'ai tenu à mentionner, en raison de l’importance qu'elle a de soi, la question soulevée dans cette note; mais elle est d'un toute autre ordre que mes réflexions sur une société sans argent, et va infiniment plus loin; et je ne souhaite en aucune façon en aborder la discussion.

5) Cf. le remarquable ouvrage de L. HEILBRONNER, Les grands Économistes, Paris, Seuil, 1971. 

6) ARISTOTE, Politique, I, X, in fine Cf. Dict. de Théol. Cath., article Usure, col. 2318. 


Le dernier écrit de Jacques Maritain

le lundi, 30 avril 1973. Publié dans Démocratie économique

LA DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE EXPLIQUÉE EN 10 LEÇONS - ANNEXE B


Jacques Maritain et Paul VI
Maritain et Paul VI
Jacques Maritain, que Louis Even a cité quelquefois dans ses articles, est un philosophe français, décédé en 1973 à l’âge de 91 ans, qui se spécialisa dans l’étude de la pensée de saint Thomas d’Aquin et son application dans la vie sociale. Auteur de plusieurs ouvrages, il était hautement considéré dans les milieux ecclésiastiques, le Pape Paul VI l’ayant choisi comme représentant des hommes de science lors de la cérémonie de clôture du Concile en 1966.
La veille de sa mort, le 29 avril 1973, il achevait d’écrire un texte qui devait résumer toute sa pensée, sur le sujet qu’il considérait le plus urgent pour la société actuelle. Ce qui est intéressant pour les lecteurs de «Vers Demain», c’est que ce sujet c’est l’argent, et surtout la dénonciation du prêt à intérêt, qui crée des dettes impayables. Dans ce texte, Maritain parle d’une société où l’État fabriquerait autant qu’il le faudrait, à l’usage de chaque citoyen, des jetons représentant l’argent: «A chacun des citoyens seraient distribués assez de jetons pour permettre à tous de jouir d’une aisance assurant gratuitement, à un certain niveau de base assez élevé pour qu’ils aient une existence digne de l’homme, la vie matérielle (logement, habillement, alimentation, soins médicaux, etc.) d’une famille et sa vie intellectuelle... Il va de soi que tout impôt à verser à l’État disparaîtrait dans notre nouveau régime.»
Jacques MaritainSans en avoir toute la technique et le perfectionnement, cela se rapproche un peu du Crédit Social de C.H. Douglas et Louis Even. Mais ce que nous voulons faire ressortir surtout ici, c’est le cinquième chapitre de ce texte de Maritain, qui condamne sans détour l’intérêt sur l’argent. Voici ce chapitre:
Dans notre société... tout mode de prêt à intérêt perdrait sa raison d’être, puisque, à qui voudrait fonder un établissement ou une institution quelconque, l’État fournirait sur demande tous les jetons dont il aurait besoin...
C’est à partir de l’époque (XVIe siècle) où il a commencé de gagner légalement la partie que le prêt à intérêt a pris pour notre civilisation une importance absolument décisive; et c’est donc surtout le prêt à intérêt dans les temps modernes que j’aurai en vue dans les brèves réflexions que je vais proposer ici, sans oublier que son histoire tout entière est hautement significative, — rien de plus humiliant que cette histoire à considérer dans les affaires humaines. Car tandis que l’esprit le condamnait au nom de la vérité, et de la nature des choses, il a fait son chemin dans notre comportement pratique, et finalement établi son empire en vertu de nos besoins matériels pris comme fin en soi, séparément du bien total de l’être humain lui-même.
Du même coup le champ de notre agir s’est trouvé coupé en deux, et l’on s’imagine que le monde des affaires constitue un monde à part, possédant de soi une valeur absolue, indépendante des valeurs et des normes supérieures qui rendent la vie digne de l’homme, et qui mesurent la vie humaine en son intégralité...
La vérité sur le prêt à intérêt, c’est Aristote qui nous la dit, et de quelle façon décisive quand il déclare fausse et pernicieuse l’idée de la fécondité de l’argent, et affirme que de toutes les activités sociales la pire est celle du prêteur d’argent, qui force à devenir productrice d’un gain une chose naturellement stérile comme la monnaie, laquelle ne peut avoir d’autre propriété et d’autre usage que de servir de commune mesure des choses.
User de l’argent qu’on possède pour entretenir sa propre vie, satisfaire ses désirs, ou acquérir en le dépensant de nouveaux biens, améliorant et embellissant l’existence, cela est normal et bon. Mais user de l’argent qu’on possède pour lui faire, comme si l’argent lui-même était fécond, engendrer de l’argent, et rapporter un intérêt «fils de l’argent», — en grec on l’appelait «rejeton de l’argent» —, c’est de tous les moyens de s’enrichir «le plus contraire à la nature», et ne se peut qu’en exploitant le travail d’autrui. «On a donc parfaitement raison de haïr le prêt à intérêt.»...
L’Église, dans son pur enseignement doctrinal, a condamné le prêt à intérêt aussi fermement qu’Aristote. Et pendant longtemps la législation civile a été d’accord avec elle pour regarder le prêt comme devant essentiellement être gratuit. Tous ceux (et ils ne manquaient pas) qui enfreignaient cette loi étaient punissables.
C’est un peu avant le milieu du XVIe siècle que le droit civil a rompu avec l’enseignement doctrinal de l’Église, permettant ainsi au monde des affaires de tenir pour normal et régulier l’emploi du prêt à intérêt. Mais le pur enseignement doctrinal de l’Église, condamnant purement et simplement le prêt à intérêt, restait toujours là...
Il reste à l’honneur de la papauté, qu’à une époque où la civilisation du marché, qui avait commencé son règne au XIIe siècle, était décidément triomphante, Benoît XIV a publié en 1745 la fameuse Bulle Vix pervenit, prohibant une fois de plus le prêt à intérêt, et déclarant que c’est un péché d’admettre que dans un contrat de prêt, celui qui prête a droit à recevoir en retour plus que la somme avancée par lui.
Et plus tard encore, alors que florissait le capitalisme du XIXe siècle, Léon XIII dénonçait dans l’encyclique Rerum novarum «l’usure rapace» comme un fléau de notre régime économique.
Cependant le monde des affaires se moquait bien des prohibitions de l’Église, et dans les temps modernes le système du prêt à intérêt a fini par s’imposer avec une force irrésistible au régime économique de la société, dont il est devenu le nerf essentiel et qui sans lui était désormais impossible et inconcevable...
Penser que, une fois qu’il a porté son fruit, une somme d’argent surajoutée, fruit de la fécondité de l’argent investi par le bailleur de fonds, est dû à celui-ci à titre d’intérêts rapportés par le capital, est une illusion. L’argent n’est pas fécond...
D’autre part, une fois qu’on est entré dans le système du prêt à intérêt, on aura beau accumuler les études théoriques et les essais empiriques pour porter remède à tous les vices de celui-ci, on n’y arrivera jamais, parce qu’il est fondé sur un faux principe, le principe de la fécondité de l’argent.

Jacques Maritain

Aucun commentaire:

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Qui suis-je ?

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Articles les plus consultés