"On l’a fait !
Nous avons déposé ta signature en faveur du congé paternité à l’occasion d’un cortège de poussettes.
Nous avons récolté 107‘106 signatures validées et posé un nouveau record: jamais encore autant de personnes n’ont signé via internet!"
Bravo!!!! www.Familles-nombreuses.ch soutient cette initiative car avoir un papa présent une semaine à la maison avec 3 enfants ou plus lorsqu'on a un nouveau-né n'est pas un luxe ... Je vous tiendrai informés de la suite bien sûr
;-)Pour rappel:
"Pour un congé paternité raisonnable"
L’association comporte quatre organisations faîtières: Travail.Suisse (travailleuses et travailleurs), männer.ch (organisations masculines et des pères), Alliance F (organisations féminines) et Pro Familia Suisse (organisations des familles). En incluant les membres passifs, l’association regroupe entre temps plus 160 différentes organisations et représente ainsi une vaste alliance de la société civile.
L’initiative populaire « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille » a été lancée le 24 mai 2016 et est déposée aujourd’hui. Elle demande un congé paternité de 20 jours, au lieu de l’unique jour existant aujourd’hui dans le cadre des heures et jours libres usuels existant selon l’art. 329, alinéa 3 du CO. L’initiative prévoit l’introduction d’un congé paternité payé de 20 jours qui peut être pris par jours séparés et de manière flexible en l’espace d’une année."
http://familiaplus.com/
Après une promenade en poussette dans Berne, l’initiative «Pour un congé paternité raisonnable» sera déposée mardi après-midi auprès de la Chancellerie. Le texte exigeant un congé paternité de quatre semaines a récolté 130 000 signatures en moins d’une année. «Nous sommes habitués à la récolte de signatures chez Syna, raconte Arno Kerst, membre du comité d’initiative et président du deuxième plus grand syndicat de Suisse. Jamais je n’en ai expérimenté une aussi facile. Hommes, femmes, vieux, jeunes: les trois quarts des gens abordés ont signé sans avoir besoin d’arguments. Tous estiment ce congé nécessaire.»
En Suisse, un papa n’a droit qu’à un seul jour de congé lorsque son enfant naît. Celui-ci est prélevé comme un jour de congé usuel, au même titre que pour un déménagement. Certains employeurs, notamment les villes de Genève et de Lausanne, offrent déjà une vacance aux pères. Mais notre pays reste le dernier d’Europe à ne posséder ni congé parental, ni congé paternité (lire ci-dessous) au niveau national. Composé du syndicat Travail.Suisse, des représentants des hommes Männer.ch et des femmes Alliance F ainsi que de Pro Familia Schweiz, le comité d’initiative insiste sur la nécessité de «rétablir une harmonie entre vie privée et professionnelle». «Les conditions de travail se durcissent et les familles ont de plus en plus de peine à trouver un équilibre, estime Arno Kerst. La naissance d’un enfant représente non seulement un vrai chamboulement, mais également beaucoup de travail – en particulier pour les femmes. Le congé paternité permettrait non seulement de bien installer les hommes dans leur rôle de père, mais aussi de favoriser le partage des tâches et le retour des mères au travail.»
Polémique sur le financement
Le texte propose de financer le congé paternité sur le même modèle que le congé maternité, soit par le biais des allocations pour perte de gain (APG). Selon les évaluations d’un rapport commandé par le Conseil fédéral en 2013, le coût global d’un congé paternité s’élèverait à 385 millions de francs. Réparti sur l’ensemble de la population, le coût par tête est calculé à 3.60 francs par mois par les initiants, «c’est-à-dire le prix d’un café». Ceux-ci soulignent en outre que le coût pour les APG sera compensé par le recul des jours de service militaire effectués par les hommes.
«L’initiative prévoit que ces jours puissent être pris de manière flexible, pas forcément d’un seul bloc, ajoute Arno Kerst. Cela permet aux petites entreprises de s’organiser et que la charge ne soit pas trop lourde pour l’employeur. C’est aussi plus juste: les grandes entreprises arrivent facilement à aménager ce temps, mais c’est plus difficile pour les toutes petites. Un congé financé par l’Etat mettra tout le monde sur un pied d’égalité.»
L’idée bute auprès des milieux économiques. «Cette initiative porte très mal son nom. Quatre semaines de congé pour un coût de 385 millions, cela ne nous semble pas du tout raisonnable, rétorque Marco Taddei, membre de la direction de l’Union patronale suisse (UPS). Nous sommes en plein débat sur la réforme des retraites, notre ministre de l’Intérieur parle de la nécessité d’assainir les assurances sociales. Là, on veut en rajouter. C’est vrai, en ce moment les APG sont dans les chiffres noirs, mais on ne sait pas si l’on sera en mesure de les financer dans le futur.» Le patronat ne s’oppose pas à l’idée de base, assure Marco Taddei, mais à une solution imposée par l’Etat. Les petites entreprises sont justement celles qui en souffriraient le plus, estime-t-il. «Le texte ne tient pas du tout compte de la diversité du tissu économique de la Suisse, ajoute Marco Taddei. Celui-ci est en grande partie composé de PME, dont des toutes petites entreprises d’une à neuf personnes. Pour elles, cela serait très compliqué de s’organiser pour vingt jours, encore pire si cela concerne deux employés en même temps, ce qui peut tout à fait arriver.» S’ajoute à cela un contexte économique pas toujours évident, entre crise du franc fort et nouvelles directives pour limiter l’immigration. «Nous sommes pour une solution par le bas, via des conventions collectives négociées entre les parties concernées et qui s’adaptent aux besoins et contraintes de la branche», conclut Marco Taddei.
Coincé à Berne
L’argument économique l’a jusqu’ici toujours emporté sous la Coupole fédérale. En une vingtaine d’années, plus d’une trentaine d’objets ont été balayés par une majorité parlementaire. L’initiative a d’ailleurs été lancée en mars 2016 suite à l’échec d’une proposition de congé paternité de dix jours. «Le fait de fonder une famille constitue une affaire privée, dans laquelle l’Etat n’a pas à s’immiscer davantage, avait alors déclaré le conseiller national Raymond Clottu (UDC/NE). La priorité doit être donnée à la consolidation des assurances sociales existantes. Une extension de ces dernières ne serait pas du tout pertinente du point de vue budgétaire et fragiliserait encore plus notre système actuel.»
Membre du comité d’initiative, la conseillère nationale Rebecca Ruiz (PS/VD) juge l’argument irrecevable pour ce texte-ci. «Il s’agit d’une version minimaliste du congé paternité. Les APG sont justement prévues pour les congés exceptionnels. Le financement est donc sécurisé et ne demande qu’un très léger effort.» L’élue juge le système «un peu hypocrite»: «Les milieux économiques ne cessent de clamer qu’ils trouvent formidable qu’une femme se retrouve à la tête d’un conseil d’administration mais lorsqu’il s’agit de faire des enfants, c’est débrouillez-vous!» Quant à la politique du libre choix des entreprises, elle n’y croit pas. «C’est comme la question de l’égalité salariale: si on ne l’impose pas, il ne se passe rien, ou seules quelques entreprises prennent des mesures.»
Le débat est relancé. L’initiative sera soumise à la votation populaire au plus tard fin 2021.
Le financement par www.monnaie-pleine.ch
140 organisations pour le congé paternité
En mars 2016 quatre organisations faîtières des travailleurs et travailleuses ( Travail.Suisse ), des hommes ( männer.ch ), des femmes ( Alliance F) et des familles ( Pro Familia Schweiz ) se sont réunies pour former l’association "Le congé paternité maintenant !". 140 organisations se trouvent ainsi à soutenir un congé paternité payé.
Origine de l’initiative
Il faut se l’imaginer: vous devenez père – une expérience unique. Et comment cela est-il réglé avec l’employeur pour avoir congé ?
Aujourd’hui, le droit des obligations ne connaît un " congé usuel “ que pour des événements qui vous concernent personnellement. Mais nulle part n’est réglée la durée du congé et si ce dernier est payé. Cela signifie que, de facto la Suisse ne connaît pas de congé paternité payé. Pourtant après la naissance, la mère doit recevoir des soins, les frères et sœurs ont besoin d’attention et d’assistance et le nouveau-né doit pouvoir apprendre à connaître son père, à juste titre ( (voir Factsheet " Situation legale ").
Voilà pourquoi les organisations de la société civile et celles des travailleurs et travailleuses demandent depuis des années un congé paternité. Malheureusement, ni la voie parlementaire ni la pression exercée sur les entreprises de l’économie privée n’ont apporté les résultats escomptés. Par contre, dans la société, l’idée d’un congé paternité est de mieux en mieux acceptée. En 2015, sur mandat de Travail.Suisse, un sondage représentatif de l’institut Link a donné un résultat très clair: 81% ont recommandé un congé paternité payé.
C’est ainsi que l’initiative populaire est née.
L‘association « Le congé paternité maintenant!" a lancé le 17 mai 2016 l’initiative populaire "Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille". L‘ initiative demande un congé paternité digne de ce nom: d’une durée de 20 jours, à prendre de manière flexible dans le cadre d’un an.
Suisse comme pays en développement
La Suisse est en comparaison internationale un pays en développement sur cette question et occupe, le dernier rang.
Pour info: avec 20 jours, nous serions ni des pionniers ni à l’avant-garde mais dans la moyenne inférieure.

Les organisations suivantes ont activement récolté des signatures:

Membres passifs
de l‘association « Le congé paternité maintenant »
(Etat 23 mai 2016) :
• Parti Evangélique (PEV)
• Femmes protestantes en Suisse (FPS)
• Les Verts
• kibésuisse, Fédération suisse pour l'accueil de jour de l'enfant
• Mouvement populaire des Familles
• Jeunesse.Suisse
• Jeunes Vert-e-s
• Jeunesse socialiste suisse
• Pro Juventute
• Conseil Suisse des Activités de Jeunesse CSAJ
• Fédération suisse des sages-femmes
• Ligue suisse des femmes catholiques
• Parti socialiste suisse
• Femmes socialistes suisse
• FARES, Fédération des Associations des retraités et de l’entraide en Suisse
• Association suisse des médecins-assistant(e)s et chef(fe)s de clinique ASMAC
• Fédération Suisse Fonctionnaires de Police FSFP
• FemWiss, Association Femmes Féminisme
Comité d'initiative de l'initiative populaire « Pour un congé
paternité raisonnable - pour le bien de toute la famille »
( par ordre alphabétique )
• Patrizia Aberle, Comité AV-ABB
• Gerhard Andrey, Entrepreneur Liip AG
• Sabine Aschwanden, Comité Syna
• Hervé Bourrier, Président HES-CH
• Jonas Fricker, Conseil National Les Vert
• Bernd Frieg, Président FPE
• Carole Furrer, Présidente SCIV
• Markus Gygli, Président Männer.ch
• Roman Helfer, Président Jeunesse.Suisse
• Arno Kerst, Président Syna
• Ivo Knill, Rédacteur en chef Männerzeitung
• Clivia Koch, Comité Alliance F
• Matthias Kuert, Direction Travail.Suisse
• Jacques-André Maire, Vice-Président Travail.Suisse
• Carlo Mathieu, Vice-Président Syna
• Stefan Müller-Altermatt, Président Transfair
• Rosmarie Quadranti, Conseillère Nationale PBD
• Renato Ricciardi, Co-président OCST
• Rebecca Ruiz, Conseillère Nationale PS
• Anne Seydoux, Conseillère d’Etat PDC
• Laurent Wehrli, Président Pro Familia Suisse
• Adrian Wüthrich, Président Travail.Suisse
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Quelques grains de sel