mardi 18 février 2014

Suisses excommuniés ? Avortement : le bienfait de l'excommunication !

Suisses excommuniés ? Avortement : le bienfait de l'excommunication !

 Un embryon humain dans la rosace de la Cathédrale de Lausanne, ci dessous à droite...

Une occasion de rédemption ? Ce péché est une abomination si grave qu'il provoque une  excommunication automatique ( latae sententiae) et qu'il ne peut être confessé qu'à un Évêque vraiment catholique ...

Avortement : le bienfait de l'excommunication

Interrogé dans Présent, Mgr Cardoso Sobrinho, l'évêque de Recife, revient sur le problème de l’excommunication :
S "Certains, lorsqu’ils parlent de la publicité donnée à cette affaire, affirment qu’il n’était pas «opportun» de parler d’excommunication. Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue. On me dit presque qu’il aurait fallu oublier ce que dit le Droit canon à propos de l’excommunication. Mon opinion est différente. Je dis que cette loi existe pour le bien de l’Eglise. Et ce n’est pas moi qui ai excommunié quiconque, comme je l’ai répété maintes fois. Ceux qui m’accusent affirment que c’est moi qui ai «excommunié», et c’est totalement faux : j’ai simplement attiré l’attention sur une loi qui existe dans l’Eglise, le canon 1398. Et je me demande : convient-il de faire silence, comme beaucoup le prétendent ? Aurait-il mieux valu que je ne parle pas du tout d’excommunication ? Eh bien, je réponds que je ne suis pas d’accord. C’est une loi de l’Eglise, pour le bien de l’Eglise. Elle existe depuis plusieurs siècles. Le nouveau Code de droit canonique, promulgué en 1983 par le serviteur de Dieu Jean-Paul II, réitère cette loi, tout comme le Catéchisme de l’Eglise catholique, publié par le même pape en 1992, répète cette loi et la commente. Vaudrait-il donc mieux se taire ? Eh bien, à mon avis, il est de la plus haute importance d’attirer l’attention de tous et surtout des fidèles catholiques sur la gravité du crime de l’avortement. C’est pour cela que la loi existe.
Nous autres, dans notre diocèse, avons reçu tant de messages de tant de personnes qui me disent : «Aujourd’hui, je comprends mieux la gravité de l’avortement, et je vais changer ma conscience.» A mon avis, le fait d’attirer l’attention sur l’existence de cette excommunication produit un bien spirituel chez les fidèles catholiques, mais aussi chez les autres qui réalisent en apparence tranquillement des avortements et qui vont désormais, je le crois, peser dans leur conscience la gravité de ce qu’ils font. Et telle est la finalité de cette loi de l’Eglise, de cette pénalité d’excommunication : elle est médicinale. C’est un remède en vue de la conversion de tous. Et pour la personne qui l’encourt, un moyen de lui faire comprendre qu’elle va devoir répondre de son acte devant Dieu. Avec l’Eglise, nous désirons que tous, même ceux qui suivent aujourd’hui un chemin d’erreur, se remettent à vivre en accord avec la loi de Dieu. Nous ne voulons la condamnation éternelle de personne. A mon avis, le silence – ne pas parler d’excommunication – causerait un grave tort à l’Eglise.
S2 Plus encore, j’ai l’impression que certains parmi ceux qui s’expriment contre moi sont quasiment en train d’insinuer qu’il vaudrait mieux abroger le canon de l’excommunication. Mais l’Eglise ne pense pas cela. L’Eglise maintient cette loi, parce que pour le bien commun de l’Eglise, il est nécessaire, quand il s’agit de délits gravissimes, qu’il y ait une loi claire, et que cette pénalité soit appliquée. Ce sont des principes d’une très grande importance. Pour moi, le silence équivaudrait à de la complicité. [...] C’est un remède spirituel. L’Eglise est investie d’une mission, qui est de mener tous les hommes au salut éternel, et de les faire vivre dans la grâce de Dieu. De fait, il est des personnes qui font «tranquillement» des avortements, et qui disent tout aussi tranquillement qu’elles vont continuer. Nous autres, en tant que catholiques, et surtout les pasteurs de l’Eglise, ne pouvons rester silencieux, comme si tout cela était très bien. C’est pourquoi je répète que ne pas parler, ne pas attirer l’attention sur la gravité, sur le sérieux de ce problème, et surtout sur le fait que l’Eglise, pour le bien commun, applique cette pénalité, serait de la complicité. Cela reviendrait quasiment à accepter cette situation si grave.
Ici au Brésil, on est en train de préparer une loi de légalisation de l’avortement. Nous, les catholiques, devons parler en premier lieu de la responsabilité morale. Il y a évidemment des catholiques dans notre Parlement qui défendent la loi de Dieu, mais il y en a d’autres qui soutiennent ce projet, à commencer par le président de la République. Nous ne pouvons pas rester silencieux ! [...] Il m’importe beaucoup de rappeler que les médecins qui ont réalisé l’avortement ont déclaré qu’ils pratiquent des avortements depuis longtemps, et avec « fierté». Et ils affirment qu’ils continueront. Nous ne pouvons rester silencieux face à cela. [...]
Il faut bien le comprendre : dès les tout premiers siècles, il y a eu des lois d’excommunication dans l’Eglise. Elles visent à protéger le bien commun de la société ecclésiale : c’est pour cela qu’il faut un droit canonique, l’aspect juridique de l’Eglise en tant que société humaine est indispensable. Nous ne pouvons espérer simplement que chacun suive sa conscience. L’Eglise doit évidemment d’abord prendre soin de la vie spirituelle de chacun, mais le bien commun, au sens technique, est très important aussi : il s’agit d’un environnement adéquat où chacun puisse vivre tranquillement. Les pénalités prévues par le Code de droit canonique ont aussi cette finalité. [...]
S1 J’ai quant à moi la conscience tranquille. Je n’attendais pas et je ne souhaitais pas ces répercussions qui ont atteint des dimensions internationales. Je répète que le bien commun de l’Eglise a besoin de ces lois latae sententiae, qui servent d’alerte permanente et qu’elle n’abrogera jamais. Elle a toujours condamné l’avortement et elle a toujours expliqué pourquoi : parce qu’il ne fait pas seulement du tort à la personne mais aussi à toute la société. Aujourd’hui, je le répète, nous en sommes à 1 million d’avortements tous les ans au Brésil, 50 millions dans le monde, et notre silence serait connivence."
Ce long entretien est passionnant et il faut le lire en entier si on veut vraiment comprendre ce qui s'est passé au Brésil. Mgr Sobrinho ajoute par exemple que ses relations avec les autres évêques sont très bonnes :
"Il y a deux semaines nous étions réunis en Assemblée nationale des évêques à São Paolo : tous les évêques avec qui j’ai parlé m’approuvent ; aucun n’est contre moi. En revanche, j’ai lu ce qu’ont écrit certains évêques français. Il me semble qu’ils ne connaissaient pas toutes les circonstances."
Posté le 28 mai 2009 à 19h20 par Michel Janva | Catégorie(s): Culture de mort : Avortement

Commentaires:

Un jour, un prêtre, aujourd'hui évêque en France, m'a raconté qu'il avait reçu en confession un homme d'une soixantaine d'année qui s'était accusé d'un avortement commis par lui et sa femme....il y avait bien longtemps.
Le prêtre lui a demandé pourquoi il avait attendu aussi longtemps pour s'en confesser alors qu'il était pratiquant. Sa réponse fût toute simple : c'est grâce aux homélies de ce prêtre qui revenait souvent sur la défense de la Vie et la culture de mort qu'il s'était rendu compte de la gravité de leur acte passé...
Comme quoi, il faut parler de l'avortement et éduquer au respect de la Vie et ne jamais baisser les bras.
Rédigé par : Edouard | 28 mai 2009 19:35:34
remarquable...
les 4 dernières lignes aussi, hélas!
Rédigé par : Journé Nicolas | 28 mai 2009 19:45:17
Un très grand merci pour cet article qui tombe vraiment à pic : dans notre dernier bulletin paroissial certains se sont encore déchainés contre l'Eglise et notre cher Pape. Pouvez-vous nous donner votre source afin que nous puissions lire l'entretien en totalité ?
Si je peux me permettre, je voulais justement vous contacter pour vous demander la source d' une ancienne info (signée par vous ?)selon laquelle "il est maintenant prouvé que les propos de Mgr Williamson ont paru sur l'internet après la promulgation par notre St Père du décret de levée d'excommunication" Vous avez été le seul à nous dire cela. Merci pour tout et bien cordialement.
Dominique
[L'intégralité se trouve dans Présent, en lien. MJ]
Rédigé par : vast dominique | 28 mai 2009 19:51:18
Ya pas à dire... les *grands* ont une technique bien à eu pour faire remarquer leurs erreurs aux *petits*!
"Il me semble qu’ils ne connaissaient pas toutes les circonstances"
C'est beau...
Rédigé par : Vince | 29 mai 2009 10:17:52
@ Vast Dominique
C'est l'article extrait du n° 6850 du Vendredi 29 mai 2009.
[...]
Rédigé par : Roland | 29 mai 2009 10:25:11
la Miséricorde incarnée, en particulier dans le dernier paragraphe.Heureux Evêque persécuté!
Rédigé par : Sancenay | 29 mai 2009 10:44:58
Chers amis,
Présent n'a pas donné son accord pour la publication intégrale en ligne de l'interview de Mgr Cardoso. Le Salon Beige a eu la délicatesse et la correction de n'en publier que des extraits significatifs. Pourriez-vous enlever le lien vers le "forum courtois" ?
Mille mercis
Rédigé par : Jeanne Smits | 29 mai 2009 11:54:52
Le Forum Courtois présente ses excuses pour avoir publié sans autorisation cet article.
Il est retiré en attendant son autorisation.
Rédigé par : Roland | 29 mai 2009 14:18:26
Merci au Forum courtois ! Nous sommes reconnaissants pour la publicité qui nous est faite par la citation de nos articles, mais nous ne sommes pas dans une logique de gratuité et une citation complète d'un long article exclusif me paraît excessive. La règle est donc simple pour "Présent" ; reproduction libre sur les supports écrits, à condition de citer la source ; reproduction "raisonnable" en ligne avec lien vers la source : une partie d'un grand article, par exemple, ou un article de commentaires...
A moi de vous rappeler que Radio Courtoisie a aussi des frais, et que pour cette source d'information libre puisse vivre elle a, comme "Présent" besoin du soutien matériel de ceux qui l'apprécient !
Amicalement
Jeanne Smits
De plus, sur le fond du problème, un petit détour par le droit canon leur rappellerait que :
"Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication latae sententiae".
 Il y a grande pitié dans l'Église en France...
Ailleurs Benoît XVI écrit :
"J’ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu’il en était, aient pensé devoir m’offenser avec une hostilité prête à se manifester".
Comment ne pas penser alors à ces articles parus hier dans la Vie ou à ce blog de la Croix "Le Vatican et les intégristes - le débat"?
Bxvi 2 Plus que jamais, devant tant d'hostilité, nous devons par la prière, soutenir le Saint-Père, vicaire du Christ et successeur de Pierre et rappeler pour le bien et l'unité de l'Église :
"Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres !"
Souhaitons que le silence, le respect du siège de Pierre et l'obéissance de ses ouailles succèdent aux scandales et à la douleur infligée au Saint-Père et à l'Église.
Le Salon Beige
PS:

Si vous ne comprenez pas, c'est qu'on a jeté des perles aux pourceaux...

Matthieu 7 :6

Dans ce verset, le Christ nous dit :
« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent ».

Suisses excommuniés ? Avortement : le bienfait de l'excommunication !

Une occasion de rédemption ? Ce péché est une abomination si grave qu'il provoque une  excommunication automatique ( latae sententiae) et qu'il ne peut être confessé qu'à un Évêque vraiment catholique ...
Vous risqueriez l'enfer éternel... vraiment.

Que ton oui soit oui et ton non soit non, tout le reste vient du mauvais...

Le texte juridique de l'initiative va dans le bon sens et le Pape Jean-Paul II a écrit que si une loi va dans le bon sens contre l'abomination du meurtre et de l'infanticide par avortement, un catholique doit la soutenir ... 

Le reste n'est qu'arguties trop subtiles et vaines... ce qui restera ne sera que le texte, pas les titres et publicités... 

Le Peuple dira que c'est un oui ou un non contre l'avortement. 

Mgr Vitus Huonder recommande de voter «oui» à l'initiative sur le financement de l'avortement, selon la «NZZ am Sonntag» du 19 janvier 2014. Dans une lettre envoyée à ses quelque 900 collaborateurs, il qualifie l'avortement de «meurtre». Mais avec beaucoup de miséricorde pour les personnes

L'excommunication frappe également tous ceux qui contribuent à l'avortement (et ce, même dans le cas de prescription de médicament abortif — par exemple la « pilule du lendemain ») ou les hommes politiques qui défendent l'avortement, en tant que participants à cette très grave structure de pêché. Voir l'encyclique de Jean-Paul II L'évangile de la vie , Chapitre 3 § 59. Les sacrements (en particulier la communion, le mariage et l'extrême-onction) leur sont donc interdits, ainsi qu'en principe l'enterrement en terre consacrée.

http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/family/documents/rc_pc_family_doc_20051007_trujillo-synod_fr.html

Extrait du texte en référence ci-dessus...La Parole de Dieu vaut pour tous ! Politiciens, Législateurs également : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement …, mange et boit sa propre condamnation » (1 Cor 11, 27.29). Pour les prêtres indignes aussi. ..Dieu vomit les tièdes...à temps et à contre-temps... mais en toute miséricorde pour les pécheurs qui regrettent l'abomination dont ils sont responsables. http://desiebenthal.blogspot.ch/.../monde-lhiver...


www.vatican.va

Il s agit d un problème brûlant dans non peu de nations et de parlements.  Aujourd hui, les projets de loi et les choix faits ou à faire mettent en grave danger « la merveilleuse nouvelle », c est-à-dire l évangile de la famille et de la vie, qui forment une unité indissoluble.[1] 


Jean-Paul II s'adressait dans notamment l'encyclique Evangelium vitae aux hommes politiques pour qu'ils ne se "résignent" pas et fassent des "choix courageux" en faveur de la vie . Ils auront à répondre, prévient Jean-Paul II, "devant Dieu, devant (leur) conscience et devant la société tout entière de choix éventuellement contraires au bien commun authentique" (N° 90).

Pour lui, c'est bien d'un profond "tournant culturel" dont il s'agit: "Il est urgent de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort d'ordre éthique, pour mettre en oeuvre une grande stratégie pour le service de la vie, écrit-il en conclusion. Nous devons construire tous ensemble une culture de la vie." http://www.vatican.va/.../hf_jp-ii_enc_25031995...


Ce qui restera juridiquement: I. La constitution fédérale est modifiée comme suit:
Art. 117, al. 3 (nouveau)
Sous réserve de rares exceptions concernant la mère, l’interruption de grossesse et la réduction embryonnaire ne sont pas couvertes par l’assurance obligatoire.

II. Les dispositions transitoires de la constitution fédérale sont complétées comme suit:
Art. 197, ch. 8 (nouveau)
Disposition transitoire ad art. 117, al. 3 (Assurance-maladie et assurance-accidents).
Au terme d’une période transitoire de neuf mois suivant I’acceptation de I’initiative par le peuple et les cantons et jusqu’à ce que les modifications législatives qu’elle induit soient entrées en vigueur, toute disposition aux termes de laquelle I’interruption de grossesse ou la réduction embryonnaire sont couvertes par l’assurance obligatoire est remplacée par la règle prévue à I’art. 117, al. 3 de la constitution fédérale.

Mgr Eleganti: prise de position sur l'initiative

source
Le 24 janvier 2014. Dans FINANCEMENT DE L'AVORTEMENT
marian-eleganti
Si on regarde l'initiative de plus près, il s'agit plus d'une opposition contre la normalité institutionnalisée de l'avortement que d'une question d'argent. De même, l'initiative ne fait pas de l'avortement une affaire privée, mais parle bien de son financement.
Je vois en elle une nouvelle expression d'une volonté politique contre la pratique établie de l'avortement, réglementée par la solution du délai qui, pour moi et pour beaucoup d'autres, n'est pas une solution acceptable pour répondre au problème des grossesses non désirées.
Le co-financement de l'avortement est imposé implicitement à tous les citoyens par le système de solidarité , même à ceux qui y sont opposés en leur âme et conscience pour des raisons éthiques.
Ainsi, on est ici face à un dilemme. Et des situations semblables se posent également dans beaucoup d'autres domaines de la politique. Selon moi il s'agit de trouver des mesures dans chacun des cas pour que l'objection de conscience puisse être respectée..
Bien sûr, en payant nos primes aux caisses maladie, nous ne sommes pas directement co-responsables pour les cas individuels d'avortement. Nous soutenons en premier lieu avec nos participations un système de solidarité, souhaitable et qui a fait ses preuves. Mais, ce que fait exactement cet organisme de l'argent nous concerne. C'est pour cette raison que je soutiens cette initiative, parce qu'elle remet le sujet à l'agenda politique.
Dans le contexte actuel, le reproche du manque de solidarité ne reflète pas la réalité et la situation de détresse éthique dans la laquelle se trouvent beaucoup de citoyens et citoyennes.
Ainsi, j'arrive de plus en plus à la conclusion que le « juste » (financement de l'avortement par le système de la caisse maladie) ne peut exister dans le « faux » (solution du délai, injustice contre les enfants à naître qui perdent leur vie).
Même si la mise à mort des enfants jusqu'au troisième mois est certes dépénalisée, elle reste néanmoins anticonstitutionnelle. L'état et la société se trouvent ici dans une auto-contradiction.
Sur le plan moral, l'avortement est pour beaucoup un profond malaise.
Les femmes concernées traversent elles-mêmes de grands conflits de conscience qu'on voudrait bien pouvoir leur épargner.
Cependant, la responsabilité pour la situation d'urgence ne commence pas seulement à ce stade mais beaucoup plus tôt notamment dans le comportement sexuel de chaque personne.
On ne peut pas se limiter à présenter la question de l'avortement uniquement sous l'angle du droit de la femme en ignorant totalement le droit de l'enfant à la vie, ainsi que le rôle, les droits et la coresponsabilité des pères.
En tant qu'évêque catholique et donc au nom de ma foi, je suis parfaitement opposé à l'avortement. Mais, des arguments non religieux me conduisent également à la même opposition. Comme je l'ai déjà dit en d'autres occasions, je considère l'avortement comme un mal qui nuit profondément et durablement à la société.
Les conséquences apparaissent déjà au grand jour. La pyramide des âges inversée avec toutes ses conséquences en est une. La mise à mort massive des enfants à naître dans le but de réaliser « son propre bonheur » n'est pas une solution, mais une lourde hypothèque et constitue pour beaucoup de femmes une profonde blessure dans leur vie qui quelques fois, recommence à se faire sentir d'une manière insoutenable des années plus tard. Je le sais après avoir eu des entretiens personnels avec des femmes à ce sujet.
L'église catholique se bat pour tous les enfants à naître et voudrait également aider les femmes en détresse afin que l'avortement ne soit plus une option pour elles. Les efforts de la société devraient également aller dans ce sens.
L'évêque des Jeunes
+ Marian Eleganti

Voir encore...
Évêques:

Les évêques en campagne contre l’initiative contre le remboursement?

Avortement: climat de guerre au sein de l’Eglise catholique

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