Une visite guidée sera organisée le mercredi 14 août, dès 17.00
heures pour le public intéressé. Nous vous remercions de la signaler dans
vos médias respectifs.
Une documentation vous sera remise directement sur place. Vous la trouverez
également sur le site Internet
www.vs.ch
dans les rubriques habituelles.
http://www.rts.ch/info/regions/valais/5127607-les-vestiges-d-un-grand-site-religieux-decouverts-a-st-maurice.html
http://www.rts.ch/info/regions/valais/5127607-les-vestiges-d-un-grand-site-religieux-decouverts-a-st-maurice.html
Fouilles archéologique Avenue d’Agaune

St-Maurice – Fouilles archéologique Avenue d’Agaune
(IVS).-
Les dernières découvertes archéologiques effectuées à St-Maurice lors
de la réfection de l’avenue d’Agaune changent complètement nos
connaissances concernant la surface occupée par l’Abbaye dès sa
fondation. Sous le parvis, les vestiges d’une nouvelle église avec des
tombes imposantes ont été mis au jour. Alignée sur le sanctuaire
martyrial qui s’élevait à l’emplacement du Martolet et de mêmes
dimensions, cette deuxième église complète le plan général de l’aire
sacrée des premiers temps chrétiens. Un peu plus au sud, sous l’avenue,
une vaste salle d’environ 25 sur
20 m de côté, flanquée de locaux secondaires, a été mise au jour. Elle
fait partie d’un grand complexe dont les dimensions ne sont pas encore
connues.
Cette
grande « aula » servait sans doute de salle de représentation pour
l’abbé-évêque ou pour le roi-abbé ; de nombreux ecclésiastiques et
dignitaires pouvaient s’y réunir. Le sol de cette salle, aménagé sur un
vide sanitaire pour régler le climat, est pourvu d’un podium surélevé
d’une marche. Il s’agit sans doute de l’emplacement de la cathèdre où
« trônait » un personnage de pouvoir qui s’occupait des problèmes
spirituels, politiques et économiques de la région. Le podium, d’abord
entouré d’une cloison ou balustrade en bois, a été monumentalisé lors de
la dernière période d’utilisation par l’ajout d’une abside en arc de
cercle d’environ 6 m d’ouverture. La question d’un aménagement
liturgique est posée. Les vestiges de ce bâtiment sont absolument
uniques. Les rechapages successifs des sols en mortier et les
transformations des locaux témoignent de l’utilisation de ce bâtiment de
prestige sur une longue durée, avant sa destruction par le feu.
L’orientation et la disposition des deux grands monuments découverts sous l’avenue d’Agaune, montrent
bien que le complexe religieux du premier millénaire est organisé en
fonction du baptistère qui constitue dès le Ve siècle de notre ère, le
centre de ce programme architectural. Les différents édifices devaient
être reliés par des allées funéraires ou des portiques réservés aux
processions. Ainsi, sous un corps de bâtiment de l’Abbaye, à
l’emplacement de la future salle du trésor, les restes d’une de ces
allées menant au lieu du culte principal ont
été mis au jour. L’extension et la topo-graphie de cet ensemble
exceptionnel témoignent de l’importance religieuse et politique de
l’Abbaye.
Les
travaux archéologiques récents ont apporté des éléments fondamentaux et
ont permis d’éclairer sous un jour nouveau les origines du culte
chrétien en ce lieu. Nous avons aujourd’hui la preuve que les vestiges
mis actuellement au jour ne correspondent qu’à une petite partie d’un
complexe de grande envergure dont les habitations notamment sont encore à
découvrir.
La
mise en valeur des vestiges du Martolet et l’extension des fouilles
dans le complexe religieux se sont révélées très positives. L’effort
entrepris est à la hauteur de la richesse historique du lieu, notamment
en ce qui concerne la période de la christianisation de notre pays.
L’ensemble architectural de St-Maurice dévoilé par les fouilles
archéologiques peut être considéré comme exceptionnel en Europe. Des
vestiges comparables, par exemple la cathédrale double et l’aula
épiscopale de Poreč (Istrie) ou la salle de représentation basilicale de
Barcelone, sont extrêmement rares. Pour notre pays et notre région, il
s’agit de vestiges architecturaux majeurs qui témoignent du rayonnement
spirituel de l’Abbaye depuis un millénaire et demi.
A. Antonini
inv
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12.08.2013, 11:48 - Martigny
Actualisé il y a 33 minutes
Les fouilles entreprises à l'occasion de la réfection
de la route qui longe l'abbaye de Saint-Maurice ont permis de mettre au
jour une partie des murs d'une église.
L'importance de la ville de St-Maurice dans l'histoire a certainement été plus grande qu'imaginée jusqu'à présent. Les dernières découvertes archéologiques témoignent d'un site ecclésiastique particulièrement vaste et peut-être d'une église funéraire royale.
Les fouilles entreprises à l'occasion de la réfection de la route qui longe l'abbaye ont permis de mettre au jour une partie des murs d'une église. Le bâtiment se prolonge sous l'actuelle église de l'abbaye. Une découverte majeure qui met en lumière le rayonnement de ce haut lieu de la chrétienté, a estimé lundi le conseiller d'Etat Jacques Melly lors d'une présentation du chantier.
Ces vestiges correspondent à une petite partie d'un complexe de grande envergure dont les habitations n'ont pas encore été découvertes. Seuls les restes d'un grand bâtiment ont été mis au jour lors des fouilles actuelles. Selon les archéologues, il pourrait s'agir d'un palais, vu sa taille.
Source: ATS
Ces vestiges correspondent à une petite partie d'un complexe de grande envergure dont les habitations n'ont pas encore été découvertes. Un peu plus au sud, sous l’avenue d'Agaune, une vaste salle d’environ 25 sur 20 m de côté, flanquée de locaux secondaires, a en effet également été mise à jour.
Cette grande "aula" servait sans doute de salle de représentation pour l’abbé-évêque ou pour le roi-abbé ; de nombreux ecclésiastiques et dignitaires pouvaient s’y réunir. Le sol de cette salle, aménagé sur un vide sanitaire pour régler le climat, est pourvu d’un podium surélevé d’une marche. Il s’agit sans doute de l’emplacement de la cathèdre où "trônait" un personnage de pouvoir.
Abbaye de Saint-Maurice
Ce rite de la louange perpétuelle fut inventé par l'archimandrite Alexandre né vers 350 dans une île de l'Asie mineure et mort vers 430. Alexandre fut le fondateur des Acémètes, autrement dit "les non-dormants" ou "les vigilants".
L'Eglise
est considérée comme une image du ciel où les anges louent
perpétuellement le Seigneur de gloire (cf. Ap 4,8). Il est donc bon
d'imiter sur la terre cette adoration perpétuelle. Les moines, divisés
en choeurs, chantent donc sans cesse la laus perennis. Ce rite, pratiqué
avec éclat à Constantinople, fut donc introduit à Agaune dès la
fondation de l'Abbaye en 515, vraisemblablement suite aux relations que
saint Avit, évêque de Vienne en Dauphiné, entretenait avec l'empereur et
le patriarche de Constantinople. Dès lors fut assurée, au lieu où
reposent les martyrs thébains, la continuité ininterrompue de la louange
chrétienne, par le chant des hymnes et des psaumes, prolongation de la
louange rendue par Maurice et ses Compagnons dans le témoignage de leur
sang. Il semble que cinq ou même, pour certains auteurs, neuf choeurs de
moines se relayaient jour et nuit pour assurer l'office divin.
L'exemple d'Agaune fit école en Occident et l'on retrouve mention de celui-ci dans les actes de fondation d'autres monastère en Gaule, par exemple Sainte-Bénigne à Dijon et Saint-Marcel à Châlon. Plus tard, vers 634, Dagobert Ier introduisit le même usage dans le monastère de Saint-Denys en France et ici encore, au témoignage de Clovis II, c'est "l'institution d'Agaune" qui avait servi de type. La laus perennis fut encore pratiquée à Luxeuil en Bourgogne, à Saint-Germain-des-Prés de Paris, à Saint-Médard de Soissons, à Saint-Riquier dans le Ponthieu.
Des témoignages nous assurent que la laus perennis était encore en pratique à Agaune au VIIIe siècle. Elle semble donc avoir duré en tout cas deux siècles, jusqu'à la décadence du IXe siècle qui vit le remplacement des moines par des chanoines.
Si la "laus perennis" au sens historique du terme n'est plus pratiquée de nos jours à Saint-Maurice que sporadiquement, les offices religieux continuent de résonner quotidiennement dans la basilique de Saint-Maurice. Depuis la prière des Laudes à celle des Vigiles en passant par l'Office du Milieu du Jour, les Vêpres et la Messe (18h00), toute la journée est scandée par l'action de grâce communautaire dans le sanctuaire.
Prions pour le retour des laudes perpétuelles, 24h/24, 7j/7, 365j/365. Merci de nous aider.
Monastère
Av. d'Agaune 15
Case postale 34
CH-1890 Saint-Maurice
Tél. +41 (0)24 486 04 04
Fax +41 (0)24 486 04 05
E-mail : Formulaire de contact
Actualisé il y a 33 minutes
Saint-Maurice: importante découverte archéologique
Les dernières découvertes archéologiques témoignent peut-être d'une église funéraire royale.
Crédit: KEYSTONE
L'importance de la ville de St-Maurice dans l'histoire a certainement été plus grande qu'imaginée jusqu'à présent. Les dernières découvertes archéologiques témoignent d'un site ecclésiastique particulièrement vaste et peut-être d'une église funéraire royale.
Les fouilles entreprises à l'occasion de la réfection de la route qui longe l'abbaye ont permis de mettre au jour une partie des murs d'une église. Le bâtiment se prolonge sous l'actuelle église de l'abbaye. Une découverte majeure qui met en lumière le rayonnement de ce haut lieu de la chrétienté, a estimé lundi le conseiller d'Etat Jacques Melly lors d'une présentation du chantier.
Ces vestiges correspondent à une petite partie d'un complexe de grande envergure dont les habitations n'ont pas encore été découvertes. Seuls les restes d'un grand bâtiment ont été mis au jour lors des fouilles actuelles. Selon les archéologues, il pourrait s'agir d'un palais, vu sa taille.
Source: ATS
Valais: Importante découverte archéologique sous le parvis de l'Abbaye de St-Maurice
La mise à jour des vestiges d'une église témoigne d'un site ecclésiastique particulièrement vaste
St-Maurice, 12 août 2013 (Apic) A St-Maurice (VS), les fouilles archéologiques effectuées sous le parvis de l'Abbaye ont mis à jour les vestiges d'une église, avec des tombes imposantes. C'est ce que fait savoir le canton du Valais dans un communiqué du 12 août 2013. Cette découverte majeure jette une nouvelle lumière sur la surface qu'occupait l'Abbaye de St-Maurice dès sa fondation en l'an 515 de notre ère.
Les fouilles entreprises à l'occasion de la réfection de la route qui longe l'Abbaye ont permis de mettre au jour une partie des murs d'une église. Le bâtiment se prolonge sous l'actuelle église de l'Abbaye. "Une découverte majeure qui met en lumière le rayonnement de ce haut lieu de la chrétienté", a estimé le conseiller d'Etat Jacques Melly lors d'une présentation du chantier.Ces vestiges correspondent à une petite partie d'un complexe de grande envergure dont les habitations n'ont pas encore été découvertes. Un peu plus au sud, sous l’avenue d'Agaune, une vaste salle d’environ 25 sur 20 m de côté, flanquée de locaux secondaires, a en effet également été mise à jour.
Cette grande "aula" servait sans doute de salle de représentation pour l’abbé-évêque ou pour le roi-abbé ; de nombreux ecclésiastiques et dignitaires pouvaient s’y réunir. Le sol de cette salle, aménagé sur un vide sanitaire pour régler le climat, est pourvu d’un podium surélevé d’une marche. Il s’agit sans doute de l’emplacement de la cathèdre où "trônait" un personnage de pouvoir.
Un ensemble architectural exceptionnel
http://www.flickr.com/photos/jlp45/sets/72157628111831087/detail
L’ensemble architectural de St-Maurice dévoilé par les fouilles archéologiques peut être considéré comme exceptionnel en Europe. Des vestiges comparables, par exemple la cathédrale double et l’aula épiscopale de Pore? (Istrie) ou la salle de représentation basilicale de Barcelone, sont extrêmement rares. (apic/com/cw)Abbaye de Saint-Maurice
Laus Perennis
Le monastère d'Agaune fut le premier d'Occident à reprendre cette coutume venue d'Orient de "louange perpétuelle", application à la lettre des préceptes divins de "prier sans cesse" (cf. Mt 18,19-20; Mt 24,42-44 et Lc 21,36; 1Th 5,17...).Ce rite de la louange perpétuelle fut inventé par l'archimandrite Alexandre né vers 350 dans une île de l'Asie mineure et mort vers 430. Alexandre fut le fondateur des Acémètes, autrement dit "les non-dormants" ou "les vigilants".
L'exemple d'Agaune fit école en Occident et l'on retrouve mention de celui-ci dans les actes de fondation d'autres monastère en Gaule, par exemple Sainte-Bénigne à Dijon et Saint-Marcel à Châlon. Plus tard, vers 634, Dagobert Ier introduisit le même usage dans le monastère de Saint-Denys en France et ici encore, au témoignage de Clovis II, c'est "l'institution d'Agaune" qui avait servi de type. La laus perennis fut encore pratiquée à Luxeuil en Bourgogne, à Saint-Germain-des-Prés de Paris, à Saint-Médard de Soissons, à Saint-Riquier dans le Ponthieu.
Des témoignages nous assurent que la laus perennis était encore en pratique à Agaune au VIIIe siècle. Elle semble donc avoir duré en tout cas deux siècles, jusqu'à la décadence du IXe siècle qui vit le remplacement des moines par des chanoines.
Si la "laus perennis" au sens historique du terme n'est plus pratiquée de nos jours à Saint-Maurice que sporadiquement, les offices religieux continuent de résonner quotidiennement dans la basilique de Saint-Maurice. Depuis la prière des Laudes à celle des Vigiles en passant par l'Office du Milieu du Jour, les Vêpres et la Messe (18h00), toute la journée est scandée par l'action de grâce communautaire dans le sanctuaire.
Prions pour le retour des laudes perpétuelles, 24h/24, 7j/7, 365j/365. Merci de nous aider.
Monastère
Av. d'Agaune 15
Case postale 34
CH-1890 Saint-Maurice
Tél. +41 (0)24 486 04 04
Fax +41 (0)24 486 04 05
E-mail : Formulaire de contact
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