Bonjour à tous,
Il y a quand même des faits, rien que des faits, qui démontrent dans le domaine le plus concret que les propositions du Crédit Social, lorsque sont appliquées des directives qui lui correspondent, ont, sans la moindre équivoque, les effets les plus positifs dans la vie concrète des gens, à compter ceux qui en ont le plus besoin. Je ne soutiens ni ne condamne pas tels ou tels gouvernements, personne n'est parfait et ce n'est pas le sujet. Mais quand les politiques suivies vont dans la même direction que le Crédit Social, il n'y a pas de doute possible que c'est la voie à suivre.
Ci-dessous, cet article d'aujourd'hui 21 novembre 2012 que j'ai traduit en français du quotidien espagnol ABC.
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Il n'a pas obéi au FMI et donna de l'argent à ses citoyens. Ainsi le Brésil est sorti de la crise
Au
cours des années 70 le Brésil, comme une bonne partie de l'Amérique
Latine vivait avec le mirage d'une économie prospère.
Effectivement, à coups de crédit, il y eut la croissance d'une industrie
financée par les créanciers internationaux. Des crédits qu'un jour il
faudrait rendre. Dans les années 80 la bulle a crevé et peu à peu le
pays a menacé d'entrer en banqueroute. Sous le déguisement de grands sauveurs, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont offert chacun des prêts au Brésil et à d'autres économies latino-américaines. Ces lignes de crédit se sont converties en dette publique plus des intérêts exorbitants à payer qui ont engraissés peu à peu par la spéculation des marchés. Dans ces conditions l'endettement non seulement n'a pas disparu mais est allé crescendo, ses délais ayant été repoussés.
"Dans cette période le Brésil a cessé de croître et s'est converti en exemple d'inégalité sociale", la présidente Dilma Rousseff évoque le 22ème Sommet Ibéro-Amériacain (ndlr, sommet habituel comprenant la plupart des pays Latino-Américains de l'Espagne et du Portugal qui eut lieu il y a quelques jours en Espagne à Cádiz). Les chiffres négatifs ont continué au Brésil durant deux décennies, en prolongeant l'ornière de la crise des tigres asiatiques seulement 10 ans plus tard. L'affaiblissement de ces économies induit la diminution des recours aux financements externes pour combler le déficit du pays. On a utilisé environ 10.000 millions de dollars (10 milliards de dollars) pour financer l'économie, plus un durcissement des mesures de politique monétaire ont été adoptés. On a recommencé une nouvelle fois à demander de l'argent au FMI et à la Banque mondiale.
À cette occasion le plan d'aide financière additionnerait 41.000 millions de dollars (41 milliards de dollars), qui devraient être utilisés en deux ans. Comme condition de ce prêt, le Brésil devait maintenir la politique de change et appliquer un nouveau paquet de 51 mesures fiscales à sa population. "La consolidation fiscale exagérée et simultanée n'est pas la meilleure réponse à la crise mondiale. Elle peut même l'aggraver en déclenchant une grande récession", rappela la présidente du Brésil au Sommet Ibéroaméricain. Elle parlait donc d'expérience, puisqu'en 1998, sous la présidence de Henrique Cardoso, le déficit fiscal du Brésil s'élevait à 7 %. Le soin tue presque le malade.
Lula est arrivé au pouvoir en 2003 et il y resterait jusqu'à 2011, exactement les années durant lesquelles le Brésil a réalisé son miracle économique. Durant son mandat, Lula s'est opposée à continuer dans la voie de l'austérité que Cardoso lui avait laissée. Au contraire, Lula augmenta le salaire minimum de 62 %, il en finit avec la malnutrition infantile et fit scolariser les enfants des classes humbles. Il a poussé à la création de comptes bancaires pour les pauvres, jusqu'à 45 millions de brésiliens ont reçu des versements pour une valeur de 200.000 millions de dollars. "Des prêts" ont été octroyés avec des taux très réduits d'une durée de 30 jours grâce auxquels la consommation a été relancée : "La consommation à crû sept fois plus, surtout dans les secteurs populaires", affirma Lula Da Silva. C'est un mécanisme que l'on a fait se réaliser sans intermédiaires." Je ne crois pas qu'il ne doit pas exister de figures intermédiaires, parce que les intermédiaires gardent la moitié de l'argent qui transite chez eux.
Au Brésil, les personnes qui reçoivent des versements du Gouvernement reçoivent une carte magnétique avec laquelle ces personnes peuvent aller à la banque retirer de l'argent.. "Cela est sacré, martela l’ex président Lula. Le Brésil a réussi à réduire de plus de 70 % la malnutrition de sa population grâce à des politiques de promotion de l'agriculture familiale, une distribution d'aliments aux classes les plus défavorisées et les programmes d'aide à l'allaitement maternel. Des écoles, des universités ont été créées, et surtout, des emplois ont été créés et le prêt a été largement remboursé y compris les intérêts.
"Nous avons même payé la dette du Fonds Monétaire International. Après deux ans de gouvernement, nous lui avons rendu 16.000 millions de dollars (16 milliards de dollars) que nous lui devions. Aujourd'hui le FMI nous doit 14.000 millions de dollars (14 milliards de dollars) que nous leur prêtons pour aider à la crise des pays riches", a dit Lula.
Dilma Rousseff soulignait quelque chose d'identique au Sommet Iberoaméricain : "Il faut adopter une stratégie qui obtienne des résultats concrets pour les personnes et présente un horizon d'espérance, et non uniquement la perspective de plus d'années de souffrance".
Il est certain que le Brésil continue d'être aujourd'hui l'une des économies les plus inégalitaires, qu'il existe des problèmes de corruption et que cela laisse beaucoup à désirer dans le domaine de la sécurité urbaine, mais aussi qu'en 2010, en pleine crise financière mondiale, le Brésil a réussi à croître de 7,5 % et aujourd'hui c'est la nation la plus prospère de toute Amérique Latine et la sixième plus riche du monde.
Ci-dessous le lien du quotidien espagnol ABC:
http://www.abc.es/economia/ 20121120/abci-obedecio-dinero- ciudadanos-salio-201211200726. html
"Dans cette période le Brésil a cessé de croître et s'est converti en exemple d'inégalité sociale", la présidente Dilma Rousseff évoque le 22ème Sommet Ibéro-Amériacain (ndlr, sommet habituel comprenant la plupart des pays Latino-Américains de l'Espagne et du Portugal qui eut lieu il y a quelques jours en Espagne à Cádiz). Les chiffres négatifs ont continué au Brésil durant deux décennies, en prolongeant l'ornière de la crise des tigres asiatiques seulement 10 ans plus tard. L'affaiblissement de ces économies induit la diminution des recours aux financements externes pour combler le déficit du pays. On a utilisé environ 10.000 millions de dollars (10 milliards de dollars) pour financer l'économie, plus un durcissement des mesures de politique monétaire ont été adoptés. On a recommencé une nouvelle fois à demander de l'argent au FMI et à la Banque mondiale.
À cette occasion le plan d'aide financière additionnerait 41.000 millions de dollars (41 milliards de dollars), qui devraient être utilisés en deux ans. Comme condition de ce prêt, le Brésil devait maintenir la politique de change et appliquer un nouveau paquet de 51 mesures fiscales à sa population. "La consolidation fiscale exagérée et simultanée n'est pas la meilleure réponse à la crise mondiale. Elle peut même l'aggraver en déclenchant une grande récession", rappela la présidente du Brésil au Sommet Ibéroaméricain. Elle parlait donc d'expérience, puisqu'en 1998, sous la présidence de Henrique Cardoso, le déficit fiscal du Brésil s'élevait à 7 %. Le soin tue presque le malade.
Le Brésil de Lula
"Quand j'ai débuté mon gouvernement, 10 % de la population la plus riche recueillait la moitié de l'argent du pays et elle laissait aux plus pauvres à peine 10 %", relata l’ex président Lula da Silva (ndlr Lula da Silva fut le président du Brésil qui précéda l'actuelle président Tima Rousseff) dans un entretien accordé à la revue colombienne "Semana" à la fin de son mandat présidentiel.Lula est arrivé au pouvoir en 2003 et il y resterait jusqu'à 2011, exactement les années durant lesquelles le Brésil a réalisé son miracle économique. Durant son mandat, Lula s'est opposée à continuer dans la voie de l'austérité que Cardoso lui avait laissée. Au contraire, Lula augmenta le salaire minimum de 62 %, il en finit avec la malnutrition infantile et fit scolariser les enfants des classes humbles. Il a poussé à la création de comptes bancaires pour les pauvres, jusqu'à 45 millions de brésiliens ont reçu des versements pour une valeur de 200.000 millions de dollars. "Des prêts" ont été octroyés avec des taux très réduits d'une durée de 30 jours grâce auxquels la consommation a été relancée : "La consommation à crû sept fois plus, surtout dans les secteurs populaires", affirma Lula Da Silva. C'est un mécanisme que l'on a fait se réaliser sans intermédiaires." Je ne crois pas qu'il ne doit pas exister de figures intermédiaires, parce que les intermédiaires gardent la moitié de l'argent qui transite chez eux.
Au Brésil, les personnes qui reçoivent des versements du Gouvernement reçoivent une carte magnétique avec laquelle ces personnes peuvent aller à la banque retirer de l'argent.. "Cela est sacré, martela l’ex président Lula. Le Brésil a réussi à réduire de plus de 70 % la malnutrition de sa population grâce à des politiques de promotion de l'agriculture familiale, une distribution d'aliments aux classes les plus défavorisées et les programmes d'aide à l'allaitement maternel. Des écoles, des universités ont été créées, et surtout, des emplois ont été créés et le prêt a été largement remboursé y compris les intérêts.
"Nous avons même payé la dette du Fonds Monétaire International. Après deux ans de gouvernement, nous lui avons rendu 16.000 millions de dollars (16 milliards de dollars) que nous lui devions. Aujourd'hui le FMI nous doit 14.000 millions de dollars (14 milliards de dollars) que nous leur prêtons pour aider à la crise des pays riches", a dit Lula.
Dilma Rousseff soulignait quelque chose d'identique au Sommet Iberoaméricain : "Il faut adopter une stratégie qui obtienne des résultats concrets pour les personnes et présente un horizon d'espérance, et non uniquement la perspective de plus d'années de souffrance".
Il est certain que le Brésil continue d'être aujourd'hui l'une des économies les plus inégalitaires, qu'il existe des problèmes de corruption et que cela laisse beaucoup à désirer dans le domaine de la sécurité urbaine, mais aussi qu'en 2010, en pleine crise financière mondiale, le Brésil a réussi à croître de 7,5 % et aujourd'hui c'est la nation la plus prospère de toute Amérique Latine et la sixième plus riche du monde.
Ci-dessous le lien du quotidien espagnol ABC:
http://www.abc.es/economia/
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SURSUM CORDA !!
R. L .
No obedeció al FMI y dio dinero a sus ciudadanos. Así salió Brasil de la crisis
El país que dirige Dilma Rousseff se convirtió en solo cuatro años en la nación más rica de toda América Latina
Día 21/11/2012 - 08.21h
Corrían los años 70 y Brasil, como buena parte de América
Latina vivía el espejismo de una economía próspera. A golpe de crédito
creció una industria pagada por acreedores internacionales. Créditos que
algún día habría que devolver. En los 80 se rompió la burbuja y poco a
poco el país amenazó con entrar en bancarrota. Bajo el disfraz de un
gran salvador, el Fondo Monetario Internacional (FMI) y el Banco Mundial ofrecieron sendos préstamos a Brasil y a otras economías latinoamericanas. Esas líneas de crédito se convirtieron en deuda pública a unos intereses desorbitados, engordados poco a poco por la especulación de los mercados. En esas condiciones el endeudamiento no desapareció sino que se aplazó y fue creciendo.
«En ese periodo Brasil dejó de crecer y se convirtió en un ejemplo de desigualdad social»,
recordaba la presidenta Dilma Rousseff en la XXII Cumbre
Iberoamericana. Las cifras negativas continuaron en Brasil durante dos
décadas, retomando el bache en la crisis de los tigres asiáticos solo 10 años más tarde. El
debilitamiento de estas economías supuso la disminución de los recursos
externos para financiar el déficit del país. Se utilizaron unos 10.000
millones de dólares para financiar la economía y se adoptaron duras
medidas de política monetaria. De nuevo se volvió a pedir dinero al FMI y
al Banco Mundial.
En esta ocasión el plan de ayuda financiera sumaría 41.000
millones de dólares, que deberían ser utilizados en dos años. Como
condición de este préstamo, Brasil debía mantener la política cambiaria y
aplicar un nuevo paquete con 51 medidas fiscales a su población.
«La consolidación fiscal exagerada y simultánea no es la mejor
respuesta a la crisis mundial. Puede incluso agravarla llevando a una
gran recesión», recordó la presidenta de Brasil en la Cumbre. Hablaba
por experiencia, pues en el año 1998, bajo la presidencia de Henrique
Cardoso, el déficit fiscal de Brasil se elevó hasta el 7%. La cura casi
mata al enfermo.
El Brasil de Lula
«Cuando empecé mi gobierno, el 10% de la población más rica
cogía la mitad del dinero del país y le dejaban a los más pobres apenas
el 10%», relató el exmandatario Lula da Silva en una entrevista
concedida a la revista colombiana «Semana» al final de su mandato presidencial.
Lula da Silva llegó al poder en el año 2003 y seguiría
allí hasta el 2011, exactamente los años en que Brasil llevó a cabo su
milagro económico. Durante su mandato, Lula se opuso a continuar con la
senda de austeridad que le dejó Cardoso. Al contrario, aumentó el salario mínimo en un 62%, acabó con la desnutrición infantil y escolarizó a las clases humildes. Impulsó la creación de cuentas bancarias para los pobres,
Hasta 45 millones de brasileños recibieron depósitos por valor de
200.000 millones de dólares. Se dieron «préstamos» con tasas muy
reducidas que se devolvían en 30 días gracias a a los cuales se reactivó
el consumo: «Creció siete veces más, sobre todo en los sectores populares»,
afirmó Da Silva. Un mecanismo que se aseguró de llevar a cabo sin
intermediarios. «No creo que deba existir la figura del intermediario,
porque la mitad de la plata se queda con él.
En Brasil las personas que reciben beneficios del Gobierno
reciben una tarjeta magnética con la que pueden ir al banco y sacar el
dinero. «Eso es sagrado», recalcó el expresidente.
Brasil logró reducir en más de un 70% la desnutrición de su
población gracias a políticas de fomento de la agricultura familiar,
distribución de alimentos a las clases más desfavorecidas y programas de
ayuda a la lactancia materna. Se crearon escuelas, universidades y
sobre todo, se creó empleo y se devolvió el préstamo con creces.
«Hasta le pagamos la deuda el Fondo Monetario Internacional. Después de dos años de gobierno, le devolvimos 16.000 millones de dólares que le debíamos. Hoy el FMI nos debe 14.000 millones de dólares que les prestamos para ayudar a la crisis de los países ricos», dijo Lula.
Algo parecido apuntaba Dilma Rousseff en la Cumbre Iberoamericana: «Es necesaria la adopción de una estrategia que obtenga resultados concretos para las personas y presente un horizonte de esperanza, no sólo la perspectiva de más años de sufrimiento».
Es cierto que Brasil sigue siendo hoy una de las economías más desigualitarias, que existen problemas de corrupción y que deja mucho que desear en cuestiones de seguridad ciudadana, pero también que en 2010, en plena crisis financiera mundial, logró crecer un 7,5% y a día de hoy es la nación más próspera de toda América Latina y la sexta más rica del mundo.
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