mardi 11 janvier 2011

Banques sans intérêts à Madagascar.


Afrique. Banques sans intérêts. Partage des profits.
Quelques propriétaires de la banque locale du riz.
Banques sans intérêts, qui a notamment plus que doublé sa production de riz et de légumes.
Comment favoriser l'abondance...
Notre formatrice locale, Mlle Dina A. RAZAFIMAHATRATRA en blanc, un peu au milieu, avec un grand sourire.
http://desiebenthal.blogspot.ch/2011/05/pour-un-capital-social-local-le.html




Les fondations de l'école en 2004.


Rapport d' une petite communauté créditiste.


Au lancement, le crédit social a fourni 100 $  CDN de poules en 2004, plus les carnets comptables, le grand livre comptable, les crayons et deux envoyés sur place pendant un jour, avec la formation d`un responsable local pendant quelques heures et trois visites d`une spécialiste formée au Canada. 4 zébus (1000 $ ) ont été donnés en 2006. Les bulbes de safran se sont perdus dans la poste.

La communauté se compose de 66 personnes en situation quasi autarcique, sans électricité ni téléphone et 100 % écologiste. Il y a 0 pollutions.

Elle a plus que doublé sa production de riz et de légumes.

Elle a essuyé plusieurs ouragans, mais a pu construire ou reconstruire avec les moyens locaux l`église, le presbytère et améliorer toutes leurs maisons de briques en terre cuite.

Ils ont construits en plus des étables et des abris pour 7 zébus ( de 4 à 7), pour 1454 poules, une école et ont commencé un centre multifonction. 148 poulets ont été mangés et 346 vendus.


Ils ont aussi fait un système d`alimentation et d` irrigation en eau, avec 5 barrages permanents et plusieurs barrages provisoires à améliorer.

Les routes sont toutes refaites grâce aux efforts communaux.

La valeur totale des plus-values est supérieure à 5 millions de monnaie locale.

Les besoins d `argent officiel sont couverts par la vente des oeufs et de poules.

Personnes :

Ils ont engagés trois instituteurs, un quatrième arrive.
Une personne est devenue le médecin de la région

Le comité se réunit au moins une fois par semaine. Les familles prient trois fois par jour, Laudes, complies et vêpres. Ils font des récollections et des retraites.
Les comptes sont vérifiés par les auditeurs, puis par Dina. Plus de 4 roses. Leur devise est prier, travailler, manger.

Projets :
Grenier communautaire de semences.
Un système d`alertes grâce à un troupeau d'oies pour chasser les voleurs.
Essayer le safran
Plantes médicinales
Continuer le reboisement (eucalyptus).
Impression de billets de monnaie locaux pour ouvrir les échanges aux voisins en pourcentage négocié librement de la monnaie gouvernementale, coupons Mana avec système www.wir.ch
Organiser des visites, venez et voyez. Nous remercions tous ceux qui l`ont rendu possible.

Rev. Père Alain Thiery Raharison, Cathédrale de Antananarivo, septembre 2007
PS: Le secret, c'est la création monétaire locale, comme en Suisse

Pour écarter les voleurs, des troupeaux d'oies donnent l'alarme et des chiens féroces défendent les biens précieux.


Pilgrims in Ghana
Toute l'Afrique et le monde entier nous attend...Les drapeaux des pélerins flottent au vent de l'Afrique...


Magasins pleins, porte-monnaie vides au Madagascar!
De bonnes gens exploités par le système bancaire
English
par Marcel Lefebvre
Accueil à l’aéroport


Marcel Lefebvr
Nous avons offert à S. E. Mgr Raymond, Président de la Commission épiscopale Justice et Paix du Madagascar, d’aller le rencontrer et de parler avec lui des moyens à prendre pour vaincre réellement la pauvreté au Madagascar. Nous avons été reçus comme des rois. Il faut dire que j’étais accompagné de l’honorable François de Siebenthal, Consul général des Philippines et économiste par surcroît. C’est Monseigneur Raymond lui-même qui s’est dérangé à une heure tardive, pour venir nous accueillir à l’avion, moi, à 9.30 hres le soir; et M. de Siebenthal  à 4.20 hres le matin. Il demeure à plus de cent kilomètres de l’aéroport. Nous étions émus d’être reçus ainsi par lui-même.
Monseigneur nous a amenés pour l’hébergement et les repas à la Conférence Episcopale du Madagascar, dans la capitale, Antananarivo, le centre de l’Eglise de Madagascar où il passe beaucoup de gens en poste dans l’Eglise: des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs engagés. Souvent les responsables de la maison nous présentaient les nouveaux arrivés pour que nous leur présentions notre solution au problème de la pauvreté.
Dans les premières journées de notre arrivée, nous avons rencontré le bon Père Venance. Il était bien surpris de voir des représentants de Vers Demain au Madagascar. Il connaissait très bien notre journal, il le lit depuis longtemps à l’évêché. Il lit en particulier, avec beaucoup d’intérêt, les articles sur le Crédit Social. Il a été tout de suite conquis par les propositions que nous lui soumettions et il nous a épaulés grandement en organisant des conférences et en nous aidant à convaincre d’autres personnages un peu moins convaincus que lui.
Magasins pleins, porte-monnaie vides, au Madagascar comme ailleurs
Merveilleuses rencontres
Notre première rencontre a eu lieu avec les membres de la «Commission Episcopale Justice et Paix» du Madagascar, en présence de S. E. Monseigneur Raymond, le distingué Président. Nous avons fait de nombreuses rencontres à la Conférence Episcopale, le centre de l’Eglise du Madagascar, où nous étions reçus. Cela nous a permis de causer avec des évêques, des prêtres, des laîcs engagés qui ont reçu notre message avec beaucoup d’enthousiasme. Ils ont vu et compris la cause de la misère dans le monde.
Le Révérend Père Venance nous a organisé une très belle rencontre, avec les responsables de chaque diocèse de «Caritas» sous la haute présidence de Mgr Raymond de la «Commission Episcopale Justice et Paix». Nous avons reçu plusieurs invitations pour aller dans différents diocèses porter notre message mais le temps ne nous a pas permis de répondre à toutes ces bonnes invitations.
Le bon Père Venance nous a aussi organisé une conférence avec des économistes et des professeurs d’université engagés dans l’Eglise. Ils ont été ravis.
Suite à cette rencontre avec des économistes et professeurs, nous avons été invités à donner une conférence à l’université catholique devant 135 étudiants de la  4e année en économie. Monseigneur Raymond a fait une très belle présentation. Le directeur avait annoncé que les cours étaient suspendus exceptionnellement pour l’avant-midi, afin de pouvoir entendre les deux visiteurs, l’un du Canada et l’autre de la Suisse. L’enthousiasme était général chez les jeunes, ils venaient de découvrir une lumière qui changeait leur vision de l’économie, en découvrant la cause de la pauvreté extrême de leur pays, non pas en richesses réelles, mais en argent.  Le recteur de l’université était heureux de voir l’enthousiasme des jeunes et il nous a remerciés de notre passage et il nous a encouragés à continuer notre bon travail.
Nous avons eu une belle rencontre, le samedi soir, avec plusieurs prêtres et laïcs du diocèse de Monseigneur Raymond. A cette conférence, le vicaire général, responsable de tous les prêtres du diocèse et des laïcs engagés, et d’autres, nous ont donné leurs impressions: formidables, extraordinaires ! Ils étaient conquis. Une jeune demoiselle, Dina, qui venait de recevoir sa maîtrise en économie, que Monseigneur avait particulièrement invitée, a déclaré qu’elle en avait appris plus dans 3 heures, que dans 3 ans, à l’université.
Le lendemain, on fêtait le sixième anniversaire d’’épiscopat de Mgr Raymond. Messe solennelle qui a duré 4 heures, agrémentée de beaux chants. Les gens participent étroitement aux célébrations et ils ne sont pas pressés de partir. Monsieur le Vicaire général nous a présentés avec beaucoup d’emphase, Monseigneur a amplifié les présentations. Après la Messe ces bonnes gens nous ont envahis pour se procurer des circulaires: des prêtres, des pères, des religieuses, des laïcs. Le soir en entrant au centre de l’épiscopat, une religieuse nous a téléphoné pour nous inviter à donner notre conférence devant les religieuses de sa communauté, les Soeurs de la Charité de Saint-Louis.
Après la Messe nous avons été invités à participer au banquet donné en l’honneur de Mgr Raymond. On nous a fait le plaisir de nous placer de chaque côté de Monseigneur. Monsieur le Vicaire Général s’est coiffé de mon béret blanc, il a parlé de nous en malgache et il nous a donné ensuite la parole. C’est lui qui nous traduisait en malgache. Ma conférence a duré une demie heure. Et monsieur de Siebenthal en a fait autant. Il y a eu de nombreux et excellents commentaires après notre intervention.
Dans la brousse
Puis nous sommes allés dans la brousse, conduits par le secrétaire, dans la voiture «4 par 4» de monsieur le curé. 




Les routes, améliorées depuis !


Nous étions invités par le Secrétaire Général de la Commission Justice et Paix, M. Jean-Marie, un père de famille de 8 enfants, engagé dans l’Eglise. Il nous a réuni tout le monde.
Nous avons commencé par dire le chapelet et, ensuite, nous leur avons donné notre exposé sur la cause de leur misère et sur la possibilité de s’en sortir, en fondant un système «d’argent parallèle» comme en Suisse ou de «Crédit Sociaux» comme en Argentine, etc. Nous leur avons parlé de la possibilité pour eux de créer leurs propres chiffres (argent) pour développer leur secteur, sans attendre le Fonds Monétaires International, la Banque mondiale et tous les prêteurs qui les exploitent. Nous avons fondé ensemble la première petite banque du Crédit Social, comme les insulaires de «l’Ile des Naufragés». Ils ont apporté tout ce qu’ils avaient pour former le fonds. C’était vraiment impressionnant de voir cela. Du bon monde. Monseigneur Raymond nous a dit que dans un an, il y aura 500 petites banques comme celle-là sur l’Ile.
Là où nous avons fondé la première banque, nous avons donné un chapelet à chaque famille qui s’inscrivait, et les gens se sont engagés à dire le chapelet en famille tous les jours pour la réussite de cet important projet. Et avant de fonder la banque, le prêtre a entendu les confessions. Puis il n’y aura pas d’intérêt à payer à cette banque. Il y aura plutôt des dividendes qui vont venir dans peu de temps. Ils vont développer leur région d’une manière impressionnante.
Il faudrait s’informer s’il y a ailleurs dans le monde, des banques où les participants s’engagent à dire le chapelet tous les jours en famille. Je crois que c’est la banque dont les bases seront les plus solides pour le développement du pays Madagascar.
Une grande Croisade du Rosaire
Nous recommandons à vos bonnes prières, le Madagascar et tous les Malgaches, afin qu’ils reçoivent encore davantage la lumière du Crédit Social, et qu’ils puissent la faire rayonner dans leur beau et grand pays qui va être transformé dans peu de temps. Avec l’aide du Ciel et la belle lumière du Crédit Social, ce sera la libération de ces peuples-là. Et il est possible que la flamme s’étende dans les autres pays, car il va y avoir des délégués qui vont aller à la grande réunion de Justice et Paix en Afrique. Ils ne resteront pas seuls. Nous considérons comme l’une de nos priorités de libérer les pays d’Afrique de la dictature bancaire. Pour cela, nous vous demandons tous, chers amis de Vers Demain, de dire le Rosaire pour la réussite de cette si importante entreprise. Devant l’ampleur de la tâche, nous nous sentons impuissants, mais par la force des Rosaires de Notre-Dame, la victoire est assurée.
La vérité unit
Les groupes «Caritas» et «Justice et Paix» oeuvrent chacun de son côté. Nous leur avons dit qu’il ne faut pas se diviser: «diviser pour régner», c’est la devise de l’adversaire. Nous avons rencontré Monseigneur Raymond et le Père Venance. Tous les deux étaient ravis. Le Père Venance, lui, avait réussi à réunir des économistes, il  nous a dit: «Moi, je suis convaincu que ce que vous nous avez dit est vrai.» Pour sa part, Mgr Raymond était lui aussi convaincu. Les deux groupes travailleront désormais ensemble pour «mettre fin au scandale de la pauvreté.»
Le bon Père Venance a dit: «Il va y avoir une conférence dans un pays d’Afrique au mois de juillet, on nous propose d’envoyer deux délégués de Madagascar. Si Monseigneur Raymond désire envoyer un représentant, Caritas pourra en envoyer un aussi.» Cela a été accepté.
J’ai demandé à Monseigneur, si c’était possible de publier un autre document de la Commission Episcopale Justice et Paix, sur la  Justice Sociale. Nous pourrions en imprimer une certaine quantité et l’envoyer avec nos circulaires de «L’Ile des Naufragés» et «Il est urgent de mettre fin au scandale de la pauvreté», dans le conteneur que nous nous proposons de leur envoyer. Eux, ils en impriment que quelques-uns et c’est très coûteux. Monseigneur a accepté l’offre. La Commission Episcopale Justice et Paix a du poids.
Notre petite demoiselle Dina (son nom est comme celui de notre bienheureuse Dina Bélanger, de Québec), est économiste et Monseigneur veut nous l’envoyer en stage à  l’Institut Louis Even, pour revenir ensuite au Madagarcar  y implanter le Crédit Social. Nous avons rencontré aussi un jeune professeur d’anglais à l’université, très intéressé et monseigneur veut nous l’envoyer aussi. Ces jeunes-là sont des trésors et il faut prier pour qu’ils continuent, afin qu’ils puissent libérer leur pays de cette fameuse dictature bancaire.
Les pauvres sont exploités
Nous n’avons pas manqué de dénoncer le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et les banques à charte. Nous avons appris pendant nos conférences que les Caisses Populaires Desjardins étaient établies au Madagascar sous le nom de «Mutuelles». Et on nous a dit que la Mutuelle prête à 3% d’intérêt par mois. 36 % d’intérêt par année. C’est une vraie honte qu’on aille exploiter les pauvres du Madagascar à ce point.
Il y a pire encore, dans l’arrière pays, il paraît que c’est du 1000 % que les pauvres ont à payer. Les pauvres peuvent bien rester pauvres.
On cultive beaucoup le riz là-bas. Pour cultiver du riz, il faut du riz.  Quand les paysans n’ont pas de riz, il faut qu’ils empruntent du riz de semence des gros commerçants. Ils empruntent trois poches de riz et ils doivent en remettre neuf. Cela fait du 1200 %. Ils restent pauvres. Ils ne s’en sortent pas.
Des gens cultivés
Ce qui m’a beaucoup surpris, ce sont des gens instruits, des gens d’une certaine culture, qui acceptent d’emblée la lumière du Crédit Social. Il y en a qui m’ont dit: «Cela ne restera pas là. Il va y avoir de quoi qui va se faire après votre départ.»
Pour aider à maintenir le feu là-bas, il faut se hâter à leur envoyer nos circulaires. Nous leur enverrons un grand conteneur chargé de 700,000 circulaires traduites en malgache. Je me suis trouvé un bon camionneur pour transporter toutes ces circulaires du port à la capitale Antananarivo, au Centre de la Conférence épiscopale du Madagascar. Il n’y a pas de meilleur endroit dans l’île. Il y a un frère qui s’occupe des commissions pour envoyer des effets dans différentes paroisses et même dans la brousse. Quand il arrive un frère, un religieux, une religieuse avec un jeep, le frère le remplit  de marchandises de toutes sortes. Il pourra y ajouter nos circulaires. Ainsi nos circulaires s’achemineront à travers tout le pays.
Monsieur de Siebenthal aimait leur faire connaître l’Encyclique Vix Pervenit, qui dénonce les mauvais contrats. Et d’après cette encyclique papale, les intérêts sont des mauvais contrats. Après avoir lu notre littérature, les gens comprenaient que les intérêts sur des emprunts sont injustes.
Le 21 mai dernier avait lieu à Rome une rencontre organisé par le Conseil Pontifical Justice et Paix, et le Cardinal africain S. Eminence Mgr Agré y a dénoncé le système bancaire comme étant un «barrage infranchissable» pour le développement. Le lendemain matin, nous avons fait voir ce message à un Père breton. Cela l’a enflammé, il nous a dit: «Donnez cela au frère Vincent, il est le directeur de la revue «la Croix» il faut qu’il publie cette déclaration.»
Le bon Père Venance n’entrait pas dans les discussions. Il observait, quand il voyait que quelqu’un n’avait pas compris, par en arrière, il allait le voir et lui disait: «Moi, j’ai réuni des économistes, ils ont entendu les conférences, et ils disent que cela a bien du bon sens. Cette manière convainc plus de monde que des coups de poing, et nous aurons plus de chance d’établir la paix et la justice.
Dans Vers Demain de mars-avril, il y avait la caricature du boeuf attelé sur un chariot marchant à son rythme et qui bloquait toutes les voitures modernes qui circulent à du 100, 120 km à l’heure. J’aimais faire circuler cette caricature parmi l’assistance. Le boeuf ressemble  à leurs zébus. Ils comprenaient très bien le message que nous avions à leur passer: «Le système arriéré de la finance paralyse tout le progrès.» Sans tuer le boeuf, on s’organise pour libérer la route en le mettant à côté du chemin, afin de permettre aux voitures modernes de passer.
Les gens ont été ravis que nous leur proposions la formule du Rosaire comme base de leur entreprise. Monseigneur nous a dit: «Nous sommes heureux de vous avoir accueillis, vous avez donné un exemple par votre tenue, par votre dévotion à la Vierge.» Nous allions à la Messe tous les matins à 6 heures, nous récitions le chapelet en allant en voiture. Monseigneur est vraiment ravi et tous ceux que nous avons rencontrés ont été enchantés de notre visite.  Nous avons distribué 500 pancartes «Il est urgent de mettre fin au scandale de la pauvreté», et «Récitons le Rosaire».
 M. de Siebenthal leur expliquait qu’un prêt à intérêt pendant 50 ans, nous oblige à remettre 117 fois le capital emprunté. Tout le monde était abasourdi d’entendre cela.
Marcel Lefebvre
  Cet article a paru dans le numéro d'août-septembre 2004 de Vers Demain.


Exemple pratique par Dina A. RAZAFIMAHATRATRA


Pour une société plus juste et plus chrétienne,
Pour lutter contre la pauvreté.

Notes de plusieurs conférences sur le crédit social
Recueillies par Dina A. RAZAFIMAHATRATRA
Institut Louis Even, Rougemont, Québec
Du 17 mars au 31 mars 2005

Pourquoi le crédit social ?
Pour régler le problème de la pauvreté

Il y a beaucoup de bonnes choses au pays, mais le droit à ces choses, la permission de les obtenir, manque à bien des personnes et des familles qui en ont besoin. Manque-t-il autre chose que l'argent? Qu'est-ce qui manque, à part du pouvoir d'achat faire les produits passer des magasins aux maisons?
L'argent naît quelque part
Mais où commence l'argent, l'argent qui nous manque pour avoir les biens qui ne manquent pas?
La première idée qu'on entretient, sans trop s'en rendre compte, c'est qu'il y a une quantité stable d'argent, et qu'on ne peut pas changer ça: Comme si c'était le soleil ou la pluie ou la température ! Idée fausse: s'il y a de l'argent, c'est qu'il est fait quelque part. S'il n'y en a pas plus, c'est que ceux qui le font n'en font pas plus.
Deuxième idée: quand on se pose la question, on pense que c'est le gouvernement qui fait l'argent. C'est encore faux. Le gouvernement aujourd'hui ne fait pas d'argent et se plaint continuellement de n'en avoir pas. S'il en faisait, il ne se croiserait pas les bras dix ans en face du manque d'argent. (Et on n'aurait pas une dette nationale de plus de 500 milliards $  au Canada.) Le gouvernement taxe et emprunte, mais ne fait pas l'argent.
Notre niveau de vie, dans un pays où l'argent manque, est réglé non pas par les choses, mais par l'argent dont on dispose pour acheter les choses. Ceux qui règlent le niveau de l'argent règlent donc notre niveau de vie. «Ceux qui contrôlent l'argent et le crédit sont devenus les maîtres de nos vies... sans leur permission nul ne peut plus respirer.» (Pie XI, encyclique Quadragesimo anno.)
Deux sortes d'argent
L'argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays en échange de choses ou de services.
La matière dont l'argent est fait n'a pas d'importance. L'argent a déjà été des coquillages, du cuir, du bois, du fer, de l'argent blanc, de l'or, du cuivre, du papier, etc.
Actuellement, on a deux sortes d'argent au Canada: de l'argent de poche, fait en métal et en papier; de l'argent de livre, fait en chiffres. L'argent de poche est le moins important; l'argent de livre est le plus important.
L'argent de livre, c'est le compte de banque. Toutes les affaires marchent par des comptes de banque. L'argent de poche circule ou s'arrête selon la marche des affaires. Mais les affaires ne dépendent pas de l'argent de poche; elles sont activées par les comptes de banque des hommes d'affaires.

Avec un compte de banque, on paie et on achète sans se servir d'argent de métal ou de papier. On achète avec des chiffres.
J'ai un compte de banque de 40 000 $ . J'achète une auto de 10 000 $ . Je paie par un chèque. Le marchand endosse et dépose le chèque à sa banque.
Le banquier touche deux comptes: d'abord celui du marchand, qu'il augmente de 10 000 $ ; puis le mien, qu'il diminue de 10 000 $ . Le marchand avait 500 000 $ ; il a maintenant 510 000 $  écrit dans son compte de banque. Moi, j'avais 40 000 $ , il y a maintenant 30 000 $ écrit dans mon compte de banque.
L'argent de papier n'a pas bougé pour cela dans le pays. J'ai passé des chiffres au marchand. J'ai payé avec des chiffres. Plus des neuf dixièmes des affaires se règlent comme cela (au Canada). C'est l'argent de chiffres qui est l'argent moderne; c'est le plus abondant, dix fois autant que l'autre; le plus noble, celui qui donne des ailes à l'autre; le plus sûr, celui que personne ne peut voler..
Epargne et emprunt
L'argent de chiffres, comme l'autre, a un commencement. Puisque l'argent de chiffres est un compte de banque, il commence lorsqu'un compte de banque commence sans que l'argent diminue nulle part, ni dans un autre compte de banque ni dans aucune poche.
On fait, ou on grossit, un compte de banque de deux manières: l'épargne et l'emprunt. II y a d'autres sous-manières, elles peuvent se classer sous l'emprunt.
Le compte d'épargne est une transformation d'argent. Je porte de l'argent de poche au banquier; il augmente mon compte d'autant. Je n'ai plus l'argent de poche, j'ai de l'argent de chiffres à ma disposition. Je puis réobtenir de l'argent de poche, mais en diminuant mon argent de chiffres d'autant. Simple transformation.
Mais nous cherchons ici à savoir où commence l'argent. Le compte d'épargne, simple transformation, ne nous intéresse donc pas pour le moment.
Le compte d'emprunt est le compte avancé par le banquier à un emprunteur. Je veux établir une manufacture nouvelle. Il ne me manque que de l'argent. Je vais à une banque et j'emprunte 100 000 $  sur garantie. Le banquier me fait signer les garanties, la promesse de rembourser avec intérêt. Puis il me prête 100 000 $ .
Va-t-il me passer 100 000 $  en papier? Je ne veux pas. Trop dangereux d'abord. Puis, je suis un homme d'affaires qui achète en bien des places différentes et éloignées, au moyen de chèques. C'est un compte de banque de 100 000 $  que je veux et qui fera mieux mon affaire.
Le banquier va donc m'avancer un compte de 100 000 $ . Il va placer dans mon compte 100 000 $ , comme si je les avais apportés à la banque. Mais je ne les ai pas apportés, je suis venu les chercher.
Est-ce un compte d'épargne, fait par moi? Non, c'est un compte d'emprunt bâti par le banquier lui-même, pour moi.
Le fabricant d'argent
Ce compte de 100 000 $  n'est pas fait par moi, mais par le banquier. Comment l'a-t-il fait? L'argent de la banque a-t-il diminué lorsque le banquier m'a prêté 100 000 $ ? Questionnons le banquier:
— Monsieur le banquier, avez-vous moins d'argent dans votre tiroir après m'avoir prêté 100 000 $ ?
— Mon tiroir n'est pas touché.
— Les comptes des autres ont-ils diminué?
— Ils sont exactement les mêmes.
— Qu'est-ce qui a diminué dans la banque?
— Rien n'a diminué.
— Pourtant mon compte de banque a augmenté. D'où vient cet argent que vous me prêtez?
— Il vient de nulle part.
— Où était-il quand je suis entré à la banque?
— Il n'existait pas.
— Et maintenant qu'il est dans mon compte, il existe. Alors, il vient de venir au monde?
— Certainement.
— Qui l'a mis au monde, et comment?
— C'est moi, avec ma plume et une goutte d'encre, lorsque j'ai écrit 100 000 $  à votre crédit, à votre demande.
— Alors, vous faites l'argent?
— La banque fait l'argent de chiffres, l'argent moderne, qui fait marcher l'autre en faisant marcher les affaires.
Le banquier fabrique l'argent, l'argent de chiffres, lorsqu'il prête des comptes aux emprunteurs, particuliers ou gouvernements. Lorsque je sors de la banque, il y a dans le pays une nouvelle base à chèques qui n'y était pas auparavant. Le total des comptes de banque du pays y est augmenté de 100 000 $ . Avec cet argent nouveau, je paie des ouvriers, du matériel, des machines, j'érige ma manufacture. Qui donc fait l'argent nouveau? – Le banquier.
Le destructeur d'argent
Le banquier, et le banquier seul, fait cette sorte d'argent: l'argent d'écriture, l'argent dont dépend la marche des affaires. Mais il ne donne pas l'argent qu'il fait. Il le prête. Il le prête pour un certain temps, après quoi il faut le lui rapporter. Il faut rembourser.
Le banquier réclame de l'intérêt sur cet argent qu'il fait. Dans mon cas, il est probable qu'il va me demander immédiatement 10 000 $ d'intérêt. Il va les retenir sur le prêt, et je sortirai de la banque avec un compte net de 90 000 $ , ayant signé la promesse de rapporter 100 000 $  dans un an.
En construisant mon usine, je vais payer des hommes et des choses, et vider sur le pays mon compte de banque de 90 000 $ .
Mais d'ici un an, il faut que je fasse des profits, que je vende plus cher que je paie, de façon à pouvoir, avec mes ventes, me bâtir un autre compte de banque d'au moins 100 000 $ .
Au bout de l'année, je vais rembourser, en tirant un chèque sur mon compte accumulé de 100 000 $ . Le banquier va me débiter de 100 000 $ , donc m'enlever ce 100 000 $  que j'ai retiré du pays, et il ne le mettra au compte de personne. Personne ne pourra plus tirer de chèque sur ce 100 000 $ . C'est de l'argent mort.
L'emprunt fait naître l'argent. Le remboursement fait mourir l'argent. Le banquier met l'argent au monde lorsqu'il prête. Le banquier met l'argent dans le cercueil lorsqu'on lui rembourse. Le banquier est donc aussi un destructeur d'argent.
Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l'emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication.
Cela paraît impossible, et c'est collectivement impossible. Si je réussis, un autre fait banqueroute; parce que, tous ensemble, nous ne sommes pas capables de rapporter plus d'argent qu'il en a été fait. Le banquier fait le capital, rien que le capital. Personne ne fait l'intérêt, puisque personne autre ne fait l'argent. Mais le banquier demande quand même capital et intérêt. Un tel système ne peut tenir que moyennant un flot continuel et croissant d'emprunts. D'où un régime de dettes et la consolidation du pouvoir dominateur de la banque.
La dette publique
Le gouvernement ne fait pas d'argent. Lorsqu'il ne peut plus taxer ni emprunter des particuliers, par rareté d'argent, il emprunte des banques. L'opération se passe exactement comme avec moi. La garantie, c'est tout le pays. La promesse de rembourser, c'est la débenture. Le prêt d'argent, c'est un compte fait par une plume et de l'encre.
Et la population du pays se trouve collectivement endettée pour de la production que, collectivement, elle a faite elle-même! C'est le cas pour la production de guerre. C'est le cas aussi pour la production de paix: routes, ponts, aqueducs, écoles, églises, etc.
Le vice monétaire
La situation se résume à cette chose inconcevable. Tout l'argent qui est en circulation n'y est venu que par la banque. Même l'argent de métal ou de papier ne vient en circulation que s'il est libéré par la banque.
Or la banque ne met l'argent en circulation qu'en le prêtant et en le grevant d'un intérêt. Ce qui veut dire que tout l'argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque quelque jour, mais y retourner grossi d'un intérêt.
La banque reste propriétaire de l'argent. Nous n'en sommes que les locataires. S'il y en a qui gardent l'argent plus longtemps, ou même toujours, d'autres sont nécessairement incapables de remplir leurs engagements de remboursements.
Multiplicité des banqueroutes de particuliers et de compagnies, hypothèques sur hypothèques, et croissance continuelle des dettes publiques, sont le fruit naturel d'un tel système.
Déchéance et abjection
Cette manière de faire l'argent du pays, en endettant gouvernements et particuliers, établit une véritable dictature sur les gouvernements comme sur les particuliers.
Le gouvernement souverain est devenu un signataire de dettes envers un petit groupe de profiteurs. Le ministre, qui représente des millions d'hommes, de femmes et d'enfants, signe des dettes impayables. Le banquier, qui représente une clique intéressée à profiter et à dominer, manufacture l'argent du pays.
C'est un aspect frappant de la déchéance du pouvoir dont parle le Pape Pie XI: les gouvernements sont déchus de leurs nobles fonctions et sont devenus les valets des intérêts privés.
Quant aux individus, l'argent rare développe chez eux la mentalité de loups. En face de l'abondance, c'est à qui obtiendra le signe trop rare qui donne droit à l'abondance. D'où concurrence, dictatures patronales, chicanes domestiques, etc. Un petit nombre mange les autres; le grand nombre gémit, plusieurs dans une abjection déshonorante.
Contrôle social de l'argent
C'est saint Louis, roi de France, qui disait: Le premier devoir d'un roi est de frapper l'argent lorsqu'il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets.
L'argent de chiffres est une bonne invention moderne, qu'il faut garder. Mais au lieu d'avoir leur origine sous une plume privée, à l'état de dette, les chiffres qui servent d'argent doivent naître sous la plume d'un organisme monétaire national, à l'état d'argent serviteur.
On doit cesser de souffrir de privations lorsqu'il y a tout ce qu'il faut dans le pays pour placer l'aisance dans chaque foyer. L'argent doit venir d'après la capacité de produire du pays et d'après les désirs des consommateurs vis-à-vis de biens utiles possibles.
C'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements du pays. Le peuple retrouverait ainsi son droit de vivre, sa pleine vie humaine, en rapport avec les ressources du pays et les grandes possibilités modernes de production.
A qui l'argent neuf?
L'argent doit donc être mis au monde à mesure que le rythme de la production et les besoins de la distribution l'exigent.
Mais à qui appartient cet argent neuf en venant au monde? — Cet argent appartient aux citoyens eux-mêmes. Pas au gouvernement, qui n'est pas le propriétaire du pays, mais seulement le gardien du bien commun. Pas non plus aux comptables de l'organisme monétaire national: comme les juges, ils remplissent une fonction sociale et sont payés statutairement par la société pour leurs services.
A quels citoyens? — A tous. Ce n'est pas un salaire. C'est une injection d'argent nouveau dans le public, pour permettre au public consommateur de se procurer des produits faits ou facilement réalisables, qui n'attendent qu'un pouvoir d'achat suffisant pour les mettre en mouvement.
Il n'y a pas d'autre moyen, en toute justice, de mettre cet argent nouveau en circulation qu'en le distribuant également entre tous les citoyens sans exception. C'est en même temps le meilleur moyen de rendre l'argent effectif, puisque cette distribution le répartit dans tout le pays.
Chaque fois qu'il faut augmenter l'argent du pays, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend de l'argent neuf nécessaire.
Ce n'est pas un salaire pour du travail accompli, c'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun. S'il y a des propriétés privées, il y a aussi des biens communs, que tous possèdent au même titre.
Résultat: l'ordre rétabli
Quel serait, d'après nous, l'effet de cette réforme financière du Crédit Social? D'une façon générale, d'abord, ce serait le rétablissement de l'ordre dans le secteur de l'argent, par-là dans l'économique, avec échos dans la politique et le social.
Les biens seraient faits pour servir les besoins. L'argent cesserait d'être la fin déterminante de l'industrie. (Et on n'aurait plus besoin de créer des besoins artificiels pour vendre des produits inutiles, réduisant ainsi le gaspillage des ressources et la pollution.)
Le moyen d'obtenir cette réforme du Crédit Social est évidemment la formation d'une opinion publique éclairée assez forte pour le réclamer effectivement. Il ne s'agit donc pas d'une campagne électorale, mais d'une campagne d'éducation.
Cette diffusion de l'étude parmi les masses réclame le dévouement de nombreux apôtres, qui n'ont pas peur de l'abnégation et du sacrifice. Et c'est encore dans l'ordre. Le désordre actuel est le résultat d'égoïsmes de toutes sortes, de l'atrophie du sens social. Il faut que tout cela soit expié et corrigé. Comme le Pape Jean-Paul II l'écrivait dans son encyclique Solicitudo rei socialis (n. 38): «Ces attitudes et ces 'structures de péché' (la soif de l'argent et du pouvoir) ne peuvent être vaincues — bien entendu avec l'aide de la grâce divine — que par une attitude diamétralement opposée: se dépenser pour le bien du prochain.»






"Faire de l'argent une chose vivante qui donne naissance à d'autre argent, c'est anti-naturel. L'argent ne fait pas de petits."
"Ce n'est pas le banquier qui donne à l'argent sa valeur, mais la production du pays. Au lieu d'avoir un argent émis par les banques, un crédit bancaire, on aurait un argent créé par la société, un crédit social."
"S'il y a de l'argent, c'est qu'il est fait quelque part. S'il n'y en a pas plus, c'est que ceux qui le font n'en font pas plus."
"L'argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays en échange de choses ou de services."
"Le compte d'épargne est une transformation d'argent tandis que le compte de prêt se créé comme suit : Le banquier va placer dans mon compte 100 000 $ , comme si je les avais apportés à la banque. Mais je ne les ai pas apportés, je suis venu les chercher."
"Le banquier fabrique l'argent, l'argent de chiffres, lorsqu'il prête des comptes aux emprunteurs, particuliers ou gouvernements."
"L'emprunt fait naître l'argent. Le remboursement fait mourir l'argent. Le banquier met l'argent au monde lorsqu'il prête. Le banquier met l'argent dans le cercueil lorsqu'on lui rembourse. Le banquier est donc aussi un destructeur d'argent. Et le système est tel que le remboursement doit dépasser l'emprunt; le chiffre des décès doit dépasser le chiffre des naissances; la destruction doit dépasser la fabrication."
"Le prêt d'argent, c'est un compte fait par une plume et de l'encre."
"Ce qui veut dire que tout l'argent en circulation est venu de la banque et doit retourner à la banque quelque jour, mais y retourner grossi d'un intérêt."
"Cette manière de faire l'argent du pays, en endettant gouvernements et particuliers, établit une véritable dictature sur les gouvernements comme sur les particuliers."
"C'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements du pays."
"L'argent nouveau appartient à tous : Chaque fois qu'il faut augmenter l'argent du pays, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend de l'argent neuf nécessaire."
"C'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun."




D'après des passages que nous jugeons importants dans la première partie, on peut appliquer le crédit social comme solution à la pauvreté face à cette abondance accrue que nous vivons à Madagascar.

En réalité, qu'est-ce qu'on doit faire pour créer son argent sur place, pour faire des échanges, sans s'endetter auprès des banquiers.
Étant donné que l'argent, c'est tout ce qui sert à payer, à acheter; ce qui est accepté par tout le monde dans un pays ( dans une société, dans une localité, ou une association, ou une communauté) en échange de choses ou de services, c'est donc l'ensemble des producteurs et l'ensemble des consommateurs, toute la société, qui, en produisant les biens en face des besoins, qui détermine la quantité d'argent nouveau qu'un organisme agissant au nom de la société doit ajouter de temps en temps, à mesure des développements de la société.
Ce moyen de paiement appartient à tous : Chaque fois qu'il faut augmenter sa quantité dans la société, chaque homme, femme, enfant, vieillard, bébé, aurait ainsi sa part de la nouvelle étape de progrès qui rend du moyen de paiement neuf nécessaire : c'est un dividende à chacun, pour sa part d'un capital commun, c'est le crédit social.
Comme la banque crée de l'argent par une simple écriture, l'organisme agissant au nom de la société, qui va gérer le crédit social, peut faire autant, pour le bien de tous. Et il fait encore mieux que la banque car il ne demande aucun intérêt pour l'argent créé, mais participe pleinement au résultat, que ce soit une perte ou un avantage. La distribution des profits doit être réalisée de la façon la plus juste, ainsi que la participation aux pertes.
Après des études préalables, et des essais sur place, nous proposons les étapes suivantes pour la mise en place de cet organisme local, gestionnaire des crédits sociaux, qui devrait représenter la société locale, pour gérer leur moyen de paiement.

1- Réunion des membres
Cette étape est très importante parce qu'elle déterminera les membres de la société, de l'association, entre qui, le nouveau moyen de paiement est accepté pour faciliter les échanges de biens et services.
Il faut tenir une réunion dans un intervalle régulier (par mois) pour accorder des nouveaux crédits, des dividendes à chaque membre, du plus âgé jusqu'à l'enfant conçu, et pour suivre l'évolution des activités entreprises.
2- Prières
Il faut toujours commencer chaque réunion par la prière, une façon de se remettre et de se confier à Dieu, pour lui remercier de toute l'abondance qu'il nous a comblée ( Psaume 32, 10b), et aussi pour avoir la faculté de prendre la bonne décision. (Psaume 32,8)
L'acte de créer un argent local est un acte de confiance (crédit veut dire confiance). Il faut faire confiance aux membres de la société qui doivent accepter ce moyen de paiement pour faciliter l'échange entre eux.
D'autre part, c'est aussi un acte de foi, parce qu'il faut que tous les enfants de Dieu puissent profiter des biens qu'Il leur a donnés en abondance. Et notre système actuel, comme tout le monde peut le constater aisément, ne permettait et ne permettra pas de profiter à tous, ces abondances accordées à tout un chacun par le bon Dieu. (Jacques 1,6 / Hébreux 4, 16).
Commencer la réunion par un chapelet, au moins une dizaine.
"Mon fils Dominique, ne vous étonnez pas de ne pas réussir en vos prédications !
Car, vous labourez un sol qui n'a pas été arrosé par la pluie…
Sachez que, quand Dieu voulut renouveler le monde, Il envoya d'abord la pluie de la Salutation Angélique, et c'est ainsi que le monde fut racheté… Exhortez donc les hommes, dans vos sermons, à réciter mon Psautier (Ave Maria), et vous en recueillerez de grands fruits pour les âmes." Paroles de la Sainte Vierge à Saint Dominique, en 1214

3- La réunion.
Explication du crédit social : Cela doit être adapté au niveau des auditeurs.
Le crédit social, qui est l'argent social, argent émis par la société consiste donc en une création monétaire locale. Il faut tenir compte de la situation locale, des problèmes rencontrés par les gens de la communauté, des vrais besoins de la population en terme de développement et aussi tenir compte des richesses qu'on peut exploiter dans la société. Par cela fixer le dividende qui est une injection d'argent nouveau, par simple écriture, dans le public, pour permettre au public consommateur de se procurer des produits faits ou facilement réalisables, qui n'attendent qu'un pouvoir d'achat suffisant pour les mettre en mouvement.
Le dividende n'est pas un salaire, mais une redistribution à titre de co-héritiers des richesses que le Bon Dieu nous a donné. Un versement périodique pour toute âme vivante dès sa conception.

3- La fiche individuelle
Préparer au préalable les fiches individuelles à utiliser dans toutes les transactions, qui se présentent de la façon la plus simple comme suit :





Nom et Prénoms Numero :
SPÉCIALITÉ Signature
Adresse

Date Raison Sorties Numéro Signature Entrées
Daty Antony Mivoaka Laharana Sonia Miditra









Date : la date où la transaction a eu lieu.
Raison : C'est la raison de la transaction.
Ex.: achat de 5 kg de riz ou service de coiffure, salaire, dividende reçu,...
Sorties : (ou entrées) Écrire dans cette colonne le montant du service ou du produit acheté ou vendu.
Ex. : Pour l'achat de 5 kg de riz à 700 AR le kilo, mettre 3 500 dans la colonne sortie, pour le service de coiffure payé de 2 000 AR, écrire ce montant dans la colonne des sorties, pour 20 000 AR de salaire reçu, écrire le montant dans la colonne entrée puisqu'il s'agit d'une rentrée d'argent…
Numéro : Chacun doit avoir son propre numéro par rapport à l'organisme qui va gérer l'injection monétaire. Par convention, on va mettre le numéro 0001 pour l'organisme et chacun prend 2,3,4,….1001…jusqu'à ce que tout le monde aie son propre numéro. Dans la colonne numéro, mettre celui de la partie inverse, c'est-à-dire, le numéro de celui à qui vous avez acheté le riz ou de celui à qui vous avez payé pour la coiffure ou celui de qui vous avez reçu votre salaire ou de l'organisme qui vous a accordé le dividende.
Signature : C'est la signature de la partie inverse.


4- Exercice pratique
Faire différentes transactions pour se familiariser avec le nouveau moyen de paiement. A commencer par l'écriture du dividende dans chaque fiche.

Nom et Prénom : RAKOTO Paul Numero : 068
SPÉCIALITÉ : Instituteur, riziculteur,… Signature
Adresse : lot ABC123, vohitsara Rakotopaul
Date Raison Sorties Numéro Signature Entrées
Daty Antony Mivoaka Laharana Sonia Miditra
03/04 05 Dividende ----------------- 001 Signature de l'organisme 10 000
03/04 05 achat 5kg de riz 3 500 112 Signature du vendeur ------------------
03/04 05 Coiffure 2 000 54 Signature du coiffeur ------------------
03/04 05 Salaire mars 2005 ------------------ 10 Signature de l'employeur 20 000





On croise la signature après chaque transaction, pour éviter toute fraude.
Remarquer qu'une sortie d'argent constatée dans une fiche doit être notée comme rentrée dans celle de la partie inverse, et vice-versa.
Noter aussi que c'est exactement comme ça que fonctionnent les banquiers quand ils accordent un prêt bancaire à son client. Il n'utilise pas les dépôts de ses clients mais ils écrivent tout simplement dans la colonne entrée du compte de l'emprunteur la somme que celui-ci demande. Ils accordent un carnet de chèque à l'emprunteur pour que celui-ci s'en serve pour ses achats. Ce qui reçoit ce chèque le verse à sa banque et le banquier écrit dans la colonne entrée de son compte le montant mentionné dans le chèque. A chaque fois donc que l'emprunteur fait des achats, sa banque écrit dans sa colonne sortie le montant des achats qu'il a fait.
Le système de crédit social marche avec plus de sécurité : si quelqu'un perd sa fiche, il n'a qu'à déclarer la perte auprès des responsables car aucune autre personne ne peut se servir de sa fiche, qui porte son nom et sa signature. Voir aussi la petite histoire dans l'île des naufragés.

5- Élire les membres de l'organisme pour gérer le crédit social
On peut donner un nom quelconque à l'association. Les gens d'Anjozoro a choisi "Fikambanan'ny Rozery sy Asa". L'Évêque des Philippines a choisi comme nom "Love Bank". Je pense que le nom "Tsinjo Aina" reflète bien toutes les activités du crédit social à Madagascar.
Faire donc une élection pour les membres de bureau : Président(e) avec deux vices Président (e)s, un(e) trésorier(e), un(e) Secrétaire, deux auditeurs ( commissaires aux comptes ou encore vérificateur). Ces personnes vont jouer le rôle des banquiers pour l'administration de l'organisme. Les membres fixent comment les payer, leurs horaires, … Pour celles d'Anjozoro et des Philippines, ces membres sont encore pour le moment des bénévoles.
Ces membres de bureau décident sur le montant du dividende à accorder et la fréquence du dividende. Il fixe le prix de base si ce n'est pas encore bien établi. par exemple le prix d'un travailleur par jour, …
Par contre, le partage des profits est fixer par tous les membres. Par exemple, à la fin de chaque compte, il y aura des personnes qui ont beaucoup d'argent à leur disposition que d'autres. Celles-là peuvent prêter ses surplus à d'autre qui en a besoin, sans intérêt, mais ils peuvent fixer au début comment partager le bénéfice s'il y en a.

6- Sélection des projets d'investissement de base
Et maintenant, vous avez créé votre banque du crédit social. Tout le monde en profitera en acceptant la valeur du nouveau moyen de paiement entre les membres. Il faut entretenir la banque, et la prière est très importante parmi les entretiens possibles. Les membres de bureau veillent au bon fonctionnement du système, en donnant plus de dynamique encore à l'organisme. Il faut pour cela choisir des activités productives pour lancer le système, et ce en tenant compte des capacités de la région et des spécialités des membres. C'est en tenant compte du niveau de cette production que les membres de bureau vont décider la manipulation du dividende car c'est la production qui donne valeur à l'argent. A quoi bon avoir de l'argent s'il n'y a pas de quoi acheter avec, et vice versa, l'abondance est signe de pauvreté si on n'a pas d'argent pour déplacer les produits. Cette dernière est notre cas actuel!




A suivre!
Mbola hitohy 



Commentaires généraux.
Si on fait le jeu du banquier à 10 %....Les cartes de crédit visa sont à 18 %...




Pour un système bancaire communal de création monétaire locale

Cercles Coopératifs de Crédit, 3C. 


Comment fonder sa banque locale sans usure grâce au progrès technique en favorisant la distribution de l'abondance ?

Comment lutter contre les usuriers qui pratiquent des taux supérieurs à 1'000 % (sic, mille) par année dans les pays pauvres et qui exploitent aussi les pays « riches » ?

Plus d'informations sur www.union-ch.com . La richesse suisse vient de son système unique de banques coopératives paysannes et de sa création monétaire alternative et privée Wir (Nous en allemand) qui résistent aux abus libéraux ( www.wir.ch  ).

Il est très important de donner un autre nom à la nouvelle monnaie locale, comme wir par rapport au franc suisse, avec la même valeur pour l'instant, 1 wir = 1 franc suisse, 1 alpha = 1 dollar, une unité, unity, hour, crystal, mana etc...

Vous êtes libres de ne pas suivre ces conseils et de rester pauvres. La Suisse est le pays le plus pauvre en ressources naturelles et pourtant riche grâce à son organisation, pourquoi ne pas s'en inspirer ?

De plus, si vous ne le faites pas, les grandes banques et leurs usuriers le feront de toute façon pour leur propre intérêt et contre le vôtre, au prix de vies humaines, de dépressions, suicides, maladies...

Le principal avantage du système créditiste est en plus de reprendre immédiatement le contrôle de la création monétaire par l'utilisation des cartes personnelles 3C débit/crédit, sans les coûts usuraires qui écrasent les pauvres car chacun est encouragé à participer par le dividende mensuel donné à chaque personne dès la conception et à l'escompte compensé qui fait baisser les prix et qui favorise la distribution de l'abondance. De tels cercles ont déjà été fondés avec succès en Suisse, aux Philippines, en Pologne et en voie d'étude en Equateur, au Mexique, au Bénin… La carte est l'outil qui facilite les échanges. Chaque transaction est documentée et fiabilisée par les numéros et signatures croisées des membres du cercle créditiste qui est propriétaire de la coopérative de crédit.
Le système créditiste d'un pays ne peut être transmis tel quel dans d'autres pays. Il doit s'adapter aux conditions sociales, économiques, historiques et ethniques respectives de chaque pays. Le major C.H. Douglas a toujours considéré que ses principes n'étaient pas rigides. Bien au contraire, ce sont des repères sur lesquels les associations peuvent axer leur travail selon la situation économique, juridique et sociale actuelle. Ces principes sont très faciles à façonner et à mettre en pratique, grâce au progrès technique qui facilite l'abondance.
Les associations locales n'exercent des fonctions sociales qu'indirectement. Elles renforcent la position des sociétaires en procédant à uneample répartition de la propriété. Elles enracinent les principes démocratiques, renforcent les actions des citoyens qui se sentent pleinement responsables, approuvent le libre jeu de la concurrence, elles placent chaque individu et ses performances au centre de leur travail. Les associations exigent la solidarité mais elles refusent le collectivisme.
Elles ne poursuivent pas des objectifs d'intérêt général et n'ont pas de mission publique mais se consacrent uniquement à la promotion de la situation économique et des activités de leurs sociétaires. Elles sont indépendantes de toute religion et de tout parti politique en s'inspirant toutefois de la doctrine sociale de l'Eglise.
Elles demandent à leurs membres de ne pas critiquer de manière virulente les valeurs chrétiennes.
Le principe du rejet du prêt à intérêt est donc une caractéristique fondamentale du système bancaire créditiste mais il diffère du système bancaire actuel à d'autres titres et notamment par le rapport particulier que joue la banque créditiste dans ce système. En effet la banquecréditiste n'est pas un simple pourvoyeur de fond intéressé uniquement aux garanties offertes par les emprunteurs, encore moins un simple coffre de dépôt de valeurs, mais un véritable partenaire de l'entrepreneur emprunteur. La banque créditiste offre à ce titre des nombreux services de gestion à ses clients, afin de les soutenir dans leur entreprise et assurer ainsi une activité économique saine et profitable aux deux partenaires.


Plus d'informations sur www.union-ch.com
Veuillez s.v.p. nous faire parvenir votre demande par courrier, e-mail info@familiaplus .com ou bien par fax et nous vous enverrons tous les documents nécessaires:

Que veut le Crédit Social?
Le Crédit Social veut que tous, que chacun des membres de la société tire des avantages de la vie en société.
Il réclame pour tous et chacun une part suffisante des biens abondants du pays pour assurer à tous et à chacun une honnête subsistance.
Puisque c'est le système monétaire qui fonctionne mal, le Crédit Social condamne la manière actuelle de faire la monnaie et exige une manière plus conforme au bien commun.
Aujourd'hui, la monnaie est faite par les banques, pour le profit des banques, et en endettant les gouvernements, les entreprises et les familles. Cette manière de faire et émettre la monnaie confère aux banques un pouvoir de contrôle sur toute la société.
En chargeant de l'intérêt sur le capital emprunté, les financiers gagnent sans travailler des sommes énormes. Par exemple, en chargeant un taux de 20 %, ce qui est fréquent, ils gagnent près de 38 fois la somme de base en 20 ans environ, sans aucun travail… ou 177 fois sur 50 ans à 10 %(Voir le graphique ci-dessous) :

Quel que soit le taux d'intérêt, le capital emprunté est multiplié par (1 +  i)n où i est le taux d'intérêt et n le nombre d'années. Sur une période de 50 ans à un taux de 10 %, la somme due est multipliée 117 fois.
Les symboles monétaires tirés du néant par le crédit facilité tuent des innocents. Nos pays vont disparaître démographiquement.
Le Crédit Social veut que la société elle-même émette la monnaie, toute la monnaie dont elle a besoin pour que la production se fasse et se vende.
Le Crédit Social soutient que toute monnaie nouvelle, correspondant à un développement dans la capacité de production du pays, appartient au public, non à un groupe de particuliers, et doit être remise au public, c'est-à-dire à tous les citoyens.
En affranchissant l'être humain de la soumission à la monnaie, le Crédit Social le libère, le fait entrer dans une ère de sécurité économique et de liberté personnelle.
En reconnaissant l'héritage social commun, le Crédit Social développe l'esprit de solidarité et de fraternité.
Le Crédit Social demande donc, dans le système monétaire:
  1. Que la monnaie soit faite par la communauté locale, en rapport avec les possibilités de la production locale, et les besoins de la consommation locale;
  2. Que toute monnaie destinée à financer la production soit mise en circulation:
a.Sans intérêt;
b.Par des crédits nouveaux se rapportant à la production nouvelle et non pas par des crédits provenant des épargnes;
  1. Que toute monnaie nouvelle destinée aux consommateurs soit distribuée:
a.Par un dividende social réparti également entre tous les hommes, femmes et enfants de la communauté, depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. Ce dividende remplace progressivement les traitements et les salaires à mesure qu'augmente la capacité productive de la communauté;
b.Par un escompte accordé sur les achats au détail, calculé de façon à équilibrer le pouvoir d'achat avec les prix.Cet escompte, en faveur de l'acheteur, est compensé au marchand par une émission de crédit nouveau.
La monnaie nouvelle ainsi distribuée au public, sans hausse de taxes, augmenterales achats, activera le travail et fera disparaître le chômage forcé.
Le dividende à chaque citoyen rendra moins dure la condition des familles nombreuses, chaque membre de la famille faisant entrer un dividende dans la maison et en particulier, pour l'enfant à naître, aussitôt qu'il est conçu.
La possibilité d'écouler les produits par la présence suffisante de monnaie consolidera la propriété privée, permettra aux agriculteurs, aux industriels, aux entreprises de services et aux administrations de rencontrer leurs obligations et de développer leur production, pour le plus grand bien de tous les consommateurs du pays.


Sources:

Rasoa Zanamanga, 52 ans, co-propriétaire d'une banque de riz,. Madagascar ...

 l'Action de Carême suisse a déjà contribué à créer quelques 2500 banques de riz à Madagascar, aidant ainsi plus de 45 000 familles ...


www.fastenopfer.ch/data/media/dokumente/uber_uns/prospekt%20franz.pdf - Pages similaires




Ci-dessous un LIEN du film-essai suisse: Le Revenu de Base

Il dure un peu plus d'une heure et demie (97 minutes) mais vaut vraiment la peine d'être vu. La question monétaire n'est pas abordée ici, mais, s'agissant du dividende, je pense que c'est une étape importante dans la pédagogie auprès du public. Certes, l'utilisation de la TVA est ici astucieuse, mais avec le contrôle de la création monétaire, on pourrait supprimer complètement le fisc.

À voir absolument:

http://www.kultkino.ch/kultkino/besonderes/le_revenu_de_base_film_francaise

et



Expansion du Crédit Social en Afrique

Père Hugh Chikawe,
Mgr Bruno Ngonyani (au micro)
S. E. Mgr Bruno Ngonyani, évêque de Tanzanie, était présent à notre congrès et à la semaine d’étude avec le Père Hugh Chikawe, Tanzanien missionnaire en Floride. Tous les deux parlent l’anglais. En Tanzanie, la population s’élève à 37 millions. Elle comprend 120 tribus. La seule langue nationale est le swahili. Au-delà de 50 millions de personnes en Afrique parlent le swahili. Le Père Hugh Chikawe va traduire en swahili «L’Ile des Naufragés» et le journal Vers Demain.
«Ça fait longtemps, nous a dit Mgr Bruno, que tous les pays développés et en voie de développement veulent l’effacement des dettes, mais les gouvernements ne veulent pas l’accorder. Nous, les pays en voie de développement et aussi les pays industrialisés, c’est notre devoir de parler à haute voix. Nous devons dénoncer ces dettes qui sont injustes, ces dettes qui appauvrissent les pays, ces dettes qui sont une forme d’esclavage. Nous devons parler avec énergie. Nos pressions auprès des gouvernements peuvent avoir deux résultats différents: soit que les banquiers comprennent ce que nous disons et mettent en pratique la solution que nous leur proposons; soit qu’ils continuent d’être inflexibles et poursuivent leur mauvaise politique en n’écoutant pas nos propositions. En tout cas, qu’ils nous écoutent ou qu’ils ne nous écoutent pas, nous aurons fait notre devoir… »
Mgr Bruno considère que nous n’avons pas le droit de cacher la lumière sous le boisseau. Celui qui ne dit pas la vérité alors qu’il la connaît «se fait complice avec le mensonge» et il aura un grave compte à rendre devant le bon Dieu. Mais celui qui témoigne de la vérité à temps et à contre temps sera récompensé par le bon Dieu.
Le Père Hugh Chikawe apprécie notre combat pour la justice et nous encourage à persévérer dans la prière. «Ici, nous a-t-il dit, toutes les activités commencent par la prière et se terminent par la prière. Vous y récitez le rosaire, trois chapelets par jour. J’ai vu l’équilibre entre la prière et les conférences. Vous donnez du temps à la vie spirituelle.» Le Père Chikawe est heureux que la Providence l’ait conduit à Rougemont: «Depuis dix ans, avoua-t-il, je priais chaque soir le Padre Pio pour trouver une solution au problème de la pauvreté. Quand j’ai appris que je venais à Rougemont, je me suis dit: ‘Le bon Dieu a exaucé ma prière’. Le Crédit Social est une réponse à ma prière. Je vous remercie et que Dieu vous bénisse.»
Madagascar
Fulgence Rabemananjara
De Madagascar, île située au sud-est de l’Afrique, il y avait M. Fulgence Rabemananjara, un grand dévot à la Sainte Vierge, un représentant de Mgr Raymond qui était venu l’an dernier. Il est très intéressé par le Crédit Social. Il connaît l’Oeuvre de Vers Demain depuis 10 ans. Il a approfondi le Crédit Social et il en a été ébloui. Il a traduit en malgache des écrits de Louis Even. Voici quel- ques-unes de ses paroles:
«J’ai pu sortir alors mon premier livre au début de l’an 2000. J’y ai introduit le Crédit Social dans une vingtaine de pages. L’année dernière j’ai sorti mon deuxième livre sur le Crédit Social, un livre «social-économique-politique», écrit entièrement en malgache, intitulé «Lovazo». Ce titre LOVAZO est formé par la fusion de deux mots malgaches: LOVA = héritage, ce qu’on hérite des ancêtres; ZO = droit de chaque individu, le droit naturel cher à Louis Even. Donc, LOVAZO veut dire droit à l’héritage. Mais ne trouvons-nous pas que le Crédit Social, c’est le droit à l’héritage pour toute la population de la terre? Ma profession d’Inspecteur des Douanes … m’est une aubaine pour «discerner» à sa juste valeur l’application de cette théorie du Crédit Social, la seule à mon humble connaissance, capable de faire face à cette mondialisation effrénée qui mène le monde en enfer!»
Dina Razafimahatratra
Mlle Dina Razafimahatratra, de Madagascar, qui était encore des nôtres cette année, a tenu de bonnes réunions et des journées d’étude sur le Crédit Social dans des paroisses. Des circulaires de Vers Demain traduites en malgache ont circulé dans tous ces lieux. Nous avions envoyé un conteneur de circulaires sur le Crédit Social à Madagascar.
M. Fulgence nous a énuméré dans une conférence les innombrables richesses dans son pays: des pierres précieuses, des minerais, le café, un sol et une température tropicale très propices à la culture, etc. Tout est exploité par des financiers de pays étrangers. Les profits vont en intérêt sur les dettes publiques et le peuple ne reçoit rien en retour. Des dizaines de mille d’hectares de terre sont incultes parce que le peuple n’a que ses bras et ses pieds pour cultiver la terre. Ils n’ont pas les moyens financiers pour se procurer des instruments aratoires et des zébus, bœufs de grande taille qui ont la force d’un cheval.
«C’est pour cela, nous a dit M. Fulgence, que le Crédit Social est urgent pour Madagascar.»
YP

et les sites ci-dessous.

Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
14, ch. des Roches
CH 1010 Lausanne
Suisse, Switzerland

Jean-Paul II a notamment comparé le rapport sexuel chaste entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.
Admiration.
http://www.union-ch.com/file/portrait.wmv
http://aimerplus.com/
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.
Krach ? Solutions...
Local Exchange Systems in 5 languages
www.easyswap.ch
http://pavie.ch/?lng=en
http://michaeljournal.org
http://desiebenthal.blogspot.com/
http://ferraye.blogspot.com/ 

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Quelques grains de sel