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vendredi 14 novembre 2008

Krach, le suicide du monde. Jean Bourgeois-Pichat a calculé que le monde pourrait ne compter que 2 personnes en 2 470


Nombre d'enfants par femme


Le suicide du monde:


L'image

Jean Bourgeois-Pichat a calculé que le monde ne comptera plus que deux personnes en 2 470, par simple application mathématique des taux de fertilité qui sont partout à la baisse. En moins de 5 siècles, la planète se videra...alors qu'elle est gigantesque et que des pays entiers sont presque vides ( Canada, Australie, Argentine, USA...)

Je vous laisse imaginer toutes les crises à venir si on se laisse couler comme maintenant...Quid si ces 2 personnes sont du même sexe ?  :-)

0,
2100.org

Démographie

De la théorie géocentrique à la transition démographique :

Comment meurt une théorie scientifique

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Christian Marchal

Président du groupe polytechnicien X-démographie-économie-population.

Direction scientifique générale , Office national d'études et de recherches aérospatiales, BP 72, 92322 Châtillon cedex, France.

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Dans tous les domaines la science voit continuellement naître, croître, vivre, dépérir et mourir des théories successives. La théorie du phlogistique disparaît complètement devant les résultats des expériences de Lavoisier sur la combustion. La théorie corpusculaire et la théorie ondulatoire de la lumière s'affrontent pendant plus de deux siècles avec des fortunes diverses et des retournements spectaculaires pour être finalement obligées de composer.

Parfois une théorie nouvelle mieux adaptée et plus générale se contente de limiter le domaine d'application de sa devancière, comme la relativité limitant la gravitation universelle au cas des faibles vitesses, cette dernière gardant néanmoins un très grand intérêt en raison de son haut degré d'approximation et surtout de sa beaucoup plus grande simplicité.

Très curieusement la théorie géocentrique, la Terre immobile au centre de l'Univers, et la théorie de la transition démographique ont de nombreux points communs , elles sont essentielles pour la condition humaine, elles sont rassurantes la première ne nous promet-elle pas une Terre bien stable au lieu d'une Terre tournoyant de guingois lancée dans une course folle autour du Soleil, la seconde remplace l'horreur de l'explosion démographique par un bien confortable équilibre démographique final naturel...Elles sont enfin, en leur temps, imposées l'une et l'autre comme des vérités intangibles par les élites en place qui y ont lié leur prestige, la première au nom de l'autorité du Philosophe, Aristote, appuyé par une lecture étroite des textes bibliques, la seconde au nom du ''politiquement correct''...qui heureusement commence à voler en éclats, la réalité se révélant très différente des prévisions.

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1. Naissance, vie et mort de la théorie géocentrique.

C'est le grand astronome, mathématicien et géographe grec Claude Ptolémée (environ 100-170 après Jésus-Christ) qui installe la théorie géocentrique sur des bases solides : elle rendra d'indéniables services et restera la meilleure théorie disponible pendant quatorze siècles ! Il faut aller chercher la géométrie euclidienne ou l'arithmétique de base pour trouver plus grande longévité, et l'invention du zéro par les mathématiciens indiens atteint à peine cet âge aujourd'hui...

Bien entendu la théorie géocentrique existait bien avant Ptolémée, c'était depuis toujours la croyance commune de tous les peuples et de presque tous les savants. Mais l'astronome grec va lui donner une telle assise qu'il deviendra bien difficile d'aller contre.

Que fait donc Ptolémée ? Il suppose que les mouvements du Soleil, de la Lune, des planètes sont des mouvements ''parfaits'' c'est à dire circulaires et uniformes comme le soutient Aristote. Comme les apparences ne confirment pas cette première hypothèse et que le déplacement des planètes devant les étoiles présente de curieuses complications (Fig. 1) il soupçonne qu'il est nécessaire de combiner plusieurs mouvements circulaires et uniformes pour se rapprocher de la réalité. Du moins la réalité telle qu'elle est vue depuis la Terre.

C'est ainsi qu'il bâtira son fameux système d'épicycles et de déférents (Fig. 2). Les épicycles sont enchâssées sur les déférents et tous ces cercles tournent dans le même sens d'un mouvement uniforme. Si donc l'on connaît les positions initiales ainsi que les périodes et les rayons respectifs on saura à tout instant dans quelle direction se trouve la planète que l'on désire observer.

En fait cette première approximation est insuffisante (voir annexe 1) et Ptolémée sera contraint à divers artifices supplémentaires, il rajoutera des petits sous-épicycles par-ci par-là et parfois même trichera avec le dogme du mouvement circulaire uniforme en utilisant des mouvements qui sont non pas uniformes autour du centre mais uniformes autour d'un point qui n'est pas le centre (méthode des équants).

Il est souvent d'usage de tourner Ptolémée en dérision pour s'être si lourdement trompé et avoir entraîné après lui cinquante générations dans l'erreur. Cependant c'est là une profonde injustice ; cet homme qui rédige les treize livres de l'Almageste est de toute évidence l'un des plus grands savants de tous les temps. Géographe il dresse la meilleure carte du monde alors connu et bien des siècles plus tard Christophe Colomb et ses adversaires s'en serviront pour savoir s'il y a ou non une chance de pouvoir atteindre la Chine par l'Ouest. Astronome et mathématicien ses calculs des positions et des mouvements apparents des planètes permettront des prévisions au degré près...faites en donc autant sans ordinateur ni télescope ni lunette d'astronomie ! Un tout petit détail qui montre la mesure de l'homme : pour ses calculs Ptolémée n'utilise évidemment pas la valeur exacte du nombre pi, aucun d'entre nous ne le fait, il utilise une valeur approchée qu'il a déterminée par une méthode que l'on ne connaît pas : 3 8' 30'' en numération sexagésimale soit 3,141 666... c'est la meilleure valeur de pi dans toute l'Antiquité .

{Fait révélateur : la meilleure valeur de pi obtenue au Moyen-âge l'est elle aussi dans le système sexagésimal, le système de base soixante que nous utilisons encore aujourd'hui pour les heures, minutes et secondes. C'est le ''nombre d'Al Kashi'': pi = 3,08.29.44.00.47.25.53.07.25. Tous les chiffres sont exacts. (Al Kashi, mathématicien persan de la fin du 14e siècle)}.

Faisons une comparaison : Quand à la fin du dix-huitième siècle Pierre-Simon de Laplace arrive à Brest pour y étudier les marées il y a déjà plusieurs dizaines d'années que le marégraphe du port enregistre la hauteur de la mer en fonction du temps.

Laplace ne va évidemment pas essayer d'appliquer l'hydrodynamique et tenter de modéliser les mouvements de l'Océan dans toutes les échancrures de la côte, cela dépasserait même la puissance de calcul des ordinateurs modernes. Il se contente de faire une analyse harmonique de la courbe du marégraphe, c'est à dire d'essayer de représenter cette courbe comme une somme de sinusoïdes bien choisies. Il sait que les marées sont essentiellement dues à la Lune et au Soleil, cela lui donne les périodes de ses sinusoïdes : 24h et 12h pour les termes solaires principaux, 24h 50mn et 12h 25mn pour les termes lunaires plus quelques autres termes qui seront notamment responsables de l'importance des marées d'équinoxes. Il doit cependant déterminer l'amplitude et la phase de ses sinusoïdes, ce qu'il ne peut faire que par analyse directe de la courbe du marégraphe.

Après de longs calculs Laplace présente une formule donnant à tout instant la hauteur de la mer dans le port de Brest, une expression si excellente que l'on s'en sert encore aujourd'hui ! Sa précision, quelques centimètres, n'est limitée que par les variations de la pression barométrique qui pèse sur l'Océan...Bien entendu la méthode de Laplace sera ensuite appliquée avec succès dans tous les ports du monde.

Eh bien ! comparons les situations : devant un problème apparemment aussi complexe que la marée Claude Ptolémée a le même réflexe que Pierre-Simon de Laplace, il essaie à sa façon une analyse harmonique...avec un résultat tout aussi précis.

fig 2 Le système de Ptolémée

La théorie géocentrique va désormais vivre sa vie en se dogmatisant de plus en plus. Pour expliquer concrètement les mouvements des planètes l'image des épicycles porteurs en ''cristal des cieux'' sera inventée, ils sont enchâssés sur des sphères ou ''ciels'' successifs emboîtés et eux aussi en cristal des cieux - un pour chaque astre et le plus grand pour les étoiles - (d'où l'expression " être au septième ciel " pour désigner la félicité suprême), puis, le temps passant, on s'imaginera que le cristal des cieux existe réellement. D'où la difficulté de faire circuler les comètes qui risqueraient de briser tout ce cristal : celles-ci sont certainement proches, en-deça de l'orbite de la Lune.

Les astronomes arabes et persans du Moyen-âge, les premiers, noteront quelques imprécisions dans le système de Ptolémée. Chaque siècle se verra contraint d'ajouter un ou plusieurs cercles au mécanisme des cieux si bien qu'au temps de Copernic, au seizième siècle, il y aura 79 cercles accrochés les uns aux autres...De nombreux savants auront des doutes, ainsi Nicolas Oresme (Nicolas Oresme , 1330-1382, évêque de Lisieux et inventeur de près de trois cent mots du vocabulaire scientifique français : cubique, rectiligne, latitude, longitude etc.) écrira : ''Le Soleil tourne-t-il autour de la Terre ou bien la Terre tourne-t-elle autour du Soleil ? Les apparences ne permettent pas d'en décider...''

Quand Copernic vient au monde à Torun en 1473, la situation est bloquée. Les ultimes perfectionnements n'apportent aucune amélioration véritable et surtout aucune compréhension meilleure. Dans ces conditions va se jouer le premier acte de la mise à mort : l'édification d'une théorie concurrente plus performante.

Considérons attentivement la figure 2, cette figure ultrasimplifiée qui donne seulement les éléments essentiels de la théorie géocentrique. Pour les cinq planètes alors connues nous voyons un mouvement composé de la somme de deux mouvements circulaires et, pour chacune d'entre elles l'un de ces deux mouvements possède un rayon toujours parallèle à la direction Terre-Soleil. Pour Mercure et Vénus c'est le rayon du cercle déférent, pour les trois autres c'est le rayon de l'épicycle...

Cette coïncidence curieuse a-t-elle été remarquée par quelqu'un avant Copernic ? Il ne le semble pas. En tout cas Copernic ne la laisse pas échapper, il y a là une possibilité de simplification : tous ces rayons parallèles peuvent être la contrepartie d'un unique mouvement de la Terre autour du Soleil. D'où l'idée simplificatrice, et combien révolutionnaire, : pourquoi donc ne pas considérer que la Terre est une planète comme les autres tournant comme celles-ci autour du Soleil dans le même sens et presque dans le même plan? (Fig. 3).

fig 3 Le système de Copernic, tel qu'il fut publié dans l'ouvrage même de ce savant

Bien entendu ceci n'est que le premier pas, la suite est un travail harassant, la belle image n'est qu'une approximation et les orbites planétaires ne sont pas des cercles mais des ellipses, le Soleil n'est pas au centre mais en un foyer...Copernic ne le sait pas et va reprendre la méthode des épicycles et des déférents. Le système qu'il construira sera certes un peu plus simple que celui de Ptolémée, toutes les irrégularités du mouvement de la Terre sont condensées sur cette seule planète au lieu d'être cinq fois répétées sur les cinq autres, mais la précision n'est pas meilleure. Conscient de ces difficultés et peu soucieux de bouleverser l'ordre des choses, il présentera en 1543 , l'année de sa mort, son travail comme une commode hypothèse de calcul qui pourrait rendre quelques services . Mais il faut saluer ici le courage et l'énorme travail de ce petit et timide chanoine polonais qui remet l'homme à sa vraie place et déclenche la révolution scientifique, la révolution copernicienne...Dans vingt mille ans quand nous serons tous oubliés et bien plus dans l'Antiquité que ne le sont aujourd'hui Moïse et Ramsès II, on parlera encore avec respect de Nicolas Copernic.

La suite est un psychodrame, partisans et adversaires de Copernic vont se déchirer certes sur la valeur scientifique des deux théories en présence mais aussi, et surtout, sur des sentiments et des ressentiments, des craintes et des jalousies. Que va -t-il se passer si nous mettons en cause l'autorité d'Aristote et les interprétations des écritures ? La vision du monde, la place de l'homme sont en jeu et cela soulève les passions en un temps où les chrétiens, oublieux de l'enseignement du Christ, se divisent en catholiques et protestants et s'affrontent durement.

Au début tout se passe à peu près bien, certes Luther condamne le système de Copernic, mais celui-ci reste accessible aux catholiques pendant 73 ans, jusqu'en 1616.

Prenant les choses scientifiquement, Tycho-Brahé construit des instruments remarquables et accumule des observations très précises pour pouvoir faire des comparaisons. La comète de 1577 lui permet de faire des mesures de distance et de prouver que cet astre est à au moins six fois la distance de la Lune, écornant ainsi au passage l'hypothèse du cristal des cieux. Il met au point un système intermédiaire conciliateur (Fig . 4) dans lequel la Terre est au centre, le Soleil tourne autour d'elle et les autres planètes tournent autour du Soleil.

Galilée construit l'une des premières lunettes et le soir venu la tourne vers le ciel, il y trouvera les montagnes de la Lune, les satellites de Jupiter, les phases de Vénus. Ces dernières lui prouvent que Vénus tourne bien autour du Soleil, ce qui est contraire au système de Ptolémée mais non à celui de Tycho-Brahé.

Polémiste ardent Galilée prend feu et flamme pour le système de Copernic, ce qui est tout de même délicat en un temps où les passions montent et où l'on se demande si une nouvelle guerre ne va pas éclater - la guerre de trente ans, l'une des plus dévastatrices que l'Europe ait jamais connue - Ces polémiques entraîneront la mise à l'index du livre de Copernic et toutes les malheureuses péripéties ultérieures, conséquences hélas habituelles des rencontres de passions opposées.

Mais restons sur le plan scientifique, les éléments décisifs vont être les suivants :

A) La découverte par Képler de ses trois lois du mouvement des planètes : désormais la précision de Ptolémée est bien dépassée. Le système héliocentrique revu et corrigé par Képler est précis à la minute d'angle et non plus au degré.

B) La découverte par Newton de la loi de l'attraction universelle : on pourra désormais prévoir, et vérifier, le retour des comètes et les perturbations dues à l'attraction des planètes les unes sur les autres.

C) La découverte de l'aberration annuelle des étoiles par Bradley en 1727 : la vitesse de la lumière n'est pas infinie, elle a été mesurée avec une précision correcte par Roemer en 1676. En conséquence il faut incliner d'un angle petit mais mesurable (au plus 20,6'')les télescopes dans la direction du mouvement de la Terre autour du Soleil, tout comme il faut incliner le parapluie vers l'avant quand on marche sous la pluie.

D) La découverte de la parallaxe des étoiles par Bessel en 1840.

La parallaxe, c'était là le grand argument des partisans de Ptolémée et de Tycho-Brahé : Si vraiment la Terre tourne autour du Soleil on devrait voir les étoiles dans des directions différentes selon l'époque de l'année. Le seul recours des coperniciens était de supposer l'Univers beaucoup plus grand et les étoiles beaucoup plus lointaines que ce que l'on avait cru jusqu'alors, ce qui était bien difficile à faire admettre.

E) La découverte de Neptune par Leverrier et Adams en 1846.

Cette fois ci c'est le coup de grâce. La théorie newtonienne permet de découvrir une planète nouvelle par le calcul ! Une planète que vous pouvez aisément suivre, avec une simple paire de jumelles, dans sa marche nuit après nuit devant les étoiles. Cette découverte est un fait concret mille fois plus impressionnant qu'une parallaxe qui n'atteint même pas 1'' dans le meilleur des cas.

La théorie géocentrique n'a dès lors plus de partisan, du moins chez les scientifiques et l'expérience du pendule de Foucault (1851) renforce cette situation en l'étendant à la quasi-totalité du grand public.

L'importance de ce dernier point est d'ailleurs contestée. Bien sûr Copernic déclare ouvertement que la Terre tourne en 24 heures autour de son axe (ou plus exactement en 23h 56mn 4s, durée de la révolution sidérale). Mais la position de Ptolémée et des géocentristes n'est pas claire, bien souvent on a le sentiment qu'ils savent que la Terre tourne sur elle-même mais que c'est un sujet tabou ; la sphère des étoiles porte de temps à autre le nom de " sphère des fixes " et la célèbre exclamation galiléenne " eppur si muove ! " ne signifie pas " et pourtant elle tourne ! " comme on la traduit habituellement en français, elle signifie " et pourtant elle se meut !".

La meilleure, et la plus belle, traduction française est celle de Louis Racine :

La Terre nuit et jour à sa marche fidèle

emporte Galilée et son juge avec elle

Il reste un dernier élément qui pourrait sembler anecdotique : en 1887 Michelson et Morley font une expérience célèbre qui les conduit à déclarer : " A toutes les époques de l'année la vitesse de la lumière (sous entendu : par rapport à notre laboratoire terrestre) est la même dans toutes les directions ". Il est très heureux qu'à cette date le mouvement de la Terre ait été fermement établi dans l'esprit des scientifiques car sinon la conclusion la plus simple aurait été : " La Terre ne bouge pas... ".

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2. De la démographie

La démographie est une science humaine, elle ne saurait donc prétendre à la précision de l'Astronomie.

Pendant des siècles les idées les plus étranges ont eu cours et même au siècle des lumières de nombreux penseurs imaginaient la Terre plus peuplée dans l'Antiquité qu'à leur époque.

La démographie scientifique naît avec la généralisation de l'état civil et des recensements périodiques ; pour la France au début du 19e siècle. Mais déjà Richard Cantillon avait fait des observations remarquables liant démographie et économie (Réf. 4). Il nota en particulier que le comportement fécond des jeunes couples est très influencé par leur position dans la société et si à son époque les pressions sociales sont encore très fortes, la nécessité personnelle de " tenir son rang " pousse à limiter les naissances quand elles entraînent un trop fort déclassement.

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3. De la transition démographique

La théorie de la transition démographique a été mise au point par Frank W. Notestein et la fondation Rockfeller au cours des années 1930 et 1940 (Réf. 5-11), elle a servi de modèle aux services démographiques américains à partir de 1950 et a pratiquement été imposée comme référence de base au reste du monde dès les années 50 en dépit des travaux contraires d'Adolphe Landry et d'Alfred Sauvy (Réf. 12-32 et voir en annexe 4 la note en bas de page concernant ces deux démographes et Richard Cantillon).

Les éléments essentiels de la théorie de la transition démographique sont bien connus et correspondent bien, grosso modo, à l'évolution passée. C'est l'évolution future qui fait problème, mais n'anticipons pas.

Dans les siècles passés la natalité et la mortalité étaient voisines et toutes deux élevées, tandis que l'espérance de vie était faible, 25 à 35 ans. La population était plus ou moins stable mais avec des hauts et des bas importants selon les événements historiques et biologiques.

La révolution industrielle augmente prodigieusement les ressources de la population, tandis que les progrès de la médecine et de l'hygiène réduisent remarquablement la mortalité (phase B, fig. 5) puis la natalité baisse . .à son tour plus ou moins rapidement (phase C) , enfin la théorie prévoit , mais c'est là que le bât blesse , que l'équilibre natalité-mortalité se rétablit naturellement à un niveau beaucoup plus bas qu'autrefois, avec donc une espérance de vie élevée. Pendant la période intermédiaire, la période de ''transition démographique'', la différence natalité-mortalité entraîne un accroissement plus ou moins important de la population. Cet accroissement est relativement faible en France où la baisse de la natalité suit de peu celle de la mortalité, il est beaucoup plus important en Angleterre. .qui maintient un siècle de plus une natalité élevée et ne commence sa phase C que vers 1900.

Fig. 5. Schéma théorique de la transition démographique :
A)Equilibre chaotique initial.
Baisse de la mortalité (B) puis de la natalité (C)
et enfin équilibre théorique final (D)

Il suffit de comparer les situations de départ : la France napoléonienne avait environ 30 millions d'habitants, l'Angleterre de cette époque n'en avait que 10 millions, elle a pourtant envoyé outre-mer bien plus d'émigrants que la France et se retrouve avec une population actuelle presque égale.

Aujourd'hui, à l'exception de quelques rares pays d'Afrique Noire et de certains pays en état de grave affrontement politique comme la Palestine, les diverses nations sont entrées dans la transition démographique. Il y a bien sûr de grandes différences d'une nation à l'autre, l'état des nations les plus en retard (Pakistan, Moyen-Orient, Afrique) est peu comparable avec celui des nations d'Europe aux populations vieillies, mais la rapidité de l'évolution générale surprend (annexe 2) et les prévisions des Nations-Unies sont très souvent corrigées à la baisse.

Phénomène essentiel l' " équilibre final " n'est pas en vue, bien au contraire le nombre des nations qui n'assurent plus le renouvellement de leurs générations ne cesse d'augmenter, il dépasse déjà 50 . Les taux de renouvellement continuent de baisser même là où ils sont inférieurs à 80% et ces taux ne sont même pas 60% pour l'Italie du Nord, le Pays Basque, la Catalogne et l'ex-Allemagne de l'Est... Seule l'augmentation de l'espérance de vie masque encore temporairement la situation en dissimulant la diminution du nombre des jeunes par une grande augmentation du nombre des personnes agées mais malgré cela désormais 16 nations, pour la plupart européennes, voient le nombre des décès l'emporter sur celui des naissances. La Russie et l'Ukraine compte trois décès pour deux naissances...

Certes il y a eu quelques sursauts, comme celui de la Suède des années 1989-95, où une politique vigoureuse d'aide à la maternité et à l'amélioration de la condition féminine face aux contraintes de la vie professionnelle a fait remonter l'indice synthétique de fécondité à 2 enfants par femme. Mais cette politique ayant été grandement édulcorée, à cause de son prix, l'indice est retombé à 1,6...

 4. Le régime démographique contemporain

 S'appuyant sur les idées de Richard Cantillon (Réf. 4), Adolphe Landry et Alfred Sauvy (Réf. 12-32) ont développé la théorie du régime démographique contemporain ; théorie aujourd'hui complétée par les travaux des démographes Jean Bourgeois-Pichat, Jean-Claude Chesnais, Philippe Bourcier de Carbon et Jacques Dupâquier (Réf. 33- 42).

Le régime démographique contemporain est le troisième stade d'une longue évolution commençant avec le régime primitif où il n'y a aucune restriction volontaire à la fécondité, puis le régime intermédiaire où la fécondité est contrôlée par l'intermédiaire de la nuptialité. Ce second stade fut celui de la France et de l'Angleterre au 18e siècle et dans ce régime la pression des besoins entraîne aussi bien chez les individus que dans les normes sociales des restrictions de la nuptialité qui ont pour effet de maintenir pour les individus, pour les familles, un certain degré de bien-être que l'on entend conserver...Le niveau de la population s'établira à une certaine distance du maximum, plus ou moins bas selon que les exigences en fait de bien-être seront plus ou moins grandes (Réf. 27, page 541).

Dans le troisième stade, donc celui du régime démographique contemporain, une caractéristique essentielle est une pratique très répandue de la contraception voire de l'avortement. Mais ce ne sont là que des moyens, l'essentiel est un changement profond de mentalité : une aspiration générale non plus à un simple maintien mais à une amélioration de sa condition et de celle de ses enfants (Réf. 22, page 52), c'est une conséquence logique de l'idée de progrès et de la rationalisation croissante de la conduite.

Le résultat capital est qu'il n'y a plus d'équilibre de la population...l'accroissement de la population ne découle plus nécessairement du progrès technique, on pourra même voir la population décroître malgré ces progrès...Il n'y a aucun fondement pour certaines idées auxquelles des auteurs se sont attachés ou qui ont large cours : l'idée d'un état stationnaire où la population se fixerait un jour...Le régime nouveau se définit comme un régime non d'équilibre mais de mouvement (Réf 22, pages 53-55). La fécondité est déliée de ses déterminants sociaux traditionnels et se lie toujours plus étroitement aux utilités individuelles.

Ce régime démographique contemporain s'instaure progressivement en France après la Révolution, puis gagne après 1870 les pays de l'Europe occidentale et septentrionale. Il s'étend désormais dans le monde entier et l'on voit de nombreux pays passer en moins d'une génération directement du régime primitif à ce régime démographique contemporain (voir annexe 2 : Le coup de frein démographique mondial et l'effondrement de l'Europe).

Une question fondamentale est la détermination des éléments qui influent désormais le plus sur la fécondité. On pense évidemment aux politiques familiales : faire en sorte que dans une profession donnée les couples ayant des enfants aient, compte tenu de ces enfants, à peu près le même niveau de vie que les célibataires et les couples sans enfant, ceci afin que les jeunes couples puissent choisir d'avoir des enfants sans en être trop pénalisés. Contrairement à certaines idées reçues ces politiques ont une efficacité importante (voir annexe 3 : De l'efficacité des politiques familiales ). Mais il y a aussi un autre élément essentiel mis à jour par Philippe Bourcier de Carbon et tout-à-fait en accord avec les idées de Richard Cantillon : l'importance du revenu des jeunes en proportion de celui de leurs ainés (voir en annexe 4 : Revenu relatif et fécondité), c'est là qu'intervient le fameux " tenir son rang " de Cantillon.

Il ressort de cette étude que l' ICF ,indice conjoncturel (ou synthétique) de fécondité, c'est à dire le nombre moyen d'enfants par femme, possède une très forte corrélation avec le rapport r du salaire moyen des moins de quarante ans à celui des plus de quarante ans (chômeurs compris dans les deux cas). Les statistiques américaines tiennent compte des classes d'âge et permettent ces comparaisons.

La figure 18 de l'annexe 4 est particulièrement parlante à ce sujet : avec un temps de réponse de l'ordre de deux à trois ans les deux courbes r(t) et ICF(t) subissent les mêmes variations , dans les deux sens (crise, baby-boom, baby-krach, légère reprise).

On notera que l'échelle n'est pas la même pour le rapport r , à gauche, et l'ICF, à droite, ce dernier paramètre varie beaucoup plus et le phénomène est d'une grande sensibilité.

On peut grossièrement résumer cette situation par ce qui suit : A deux ou trois ans près et en l'absence de toute politique familiale, les Etats-Unis ont connu depuis 1929 (date du début des statistiques à ce sujet) la liaison suivante entre le ''nombre moyen d'enfants par femme'' appelé ICF, et le rapport r du salaire moyen des moins de 40 ans à celui des plus de quarante ans :

ICF voisin de 4,5 r exp2,7

Dans cette période le rapport r a varié entre 0,72 et 0,94 et l'ICF entre 1,75 et 3,77 (maximum de 1957).

Ce résultat essentiel est corroboré par l'étude de Jacques Bichot pour la Sarre, l'Allemagne de l'Est et Israël (annexe 3) et celle de Bernard Legris pour la France (annexe 5) où une forte détérioration de la condition des jeunes, d'abord relative puis même absolue, accompagne en trente ans la chute de l'ICF de 2,7 à 1,7 enfants par femme.

Notons au passage la faible incidence du régime politique sur la fécondité, au contraire de la politique familiale. La comparaison des deux Allemagnes (annexe 3) montre une évolution démographique tout à fait similaire jusqu'en 1976, avec des courbes de fécondité décroissantes très voisines et se croisant plusieurs fois. Mais, alarmé, le gouvernement Est-Allemand prend à cette date des mesures importantes : prêts et dons pour le logement des familles avec plusieurs enfants, ouvertures de crèches dans toutes les villes, année de congé rémunéré après les naissances de rang deux et plus, etc.

En quelques années le redressement est spectaculaire : 182 000 naissances en 1975, 240 000 en 1982, redressement confirmé jusqu'à l'ouverture du mur de Berlin.

Après 1989 la législation Ouest-allemande s'étend à toute l'Allemagne, la plupart des crèches sont fermées faute de crédits, les années de congés et les prêts sont supprimés, la fécondité Est-allemande baisse de moitié en quelques années...

Il est bien entendu souhaitable d'étendre et de vérifier tout ces études. Ainsi aux USA l'inclusion des revenus d'activités indépendantes donne pratiquement la même courbe r(t) et l'inclusion des revenus totaux (héritages, revenus du capital etc.) entraîne des décalages de l'ordre de six mois. Il faut aussi bien sûr étendre l'analyse à d'autres pays, celle du Canada est en cours.

 5. Discussion.

Le seul reproche sérieux que l'on puisse faire à la théorie de la transition démographique est la notion d'équilibre final spontané, mais ce reproche est grave ; cette notion pervertit toutes les analyses comme en témoignent les figures 6 et 7 ci-dessous.

 

Fig. 6. Prévisions de l'ONU. La fécondité italienne, versions 1992 et 1998 (Réf. 43).

 

Fig. 7. Prévisions de l'ONU. La fécondité allemande, versions 1992 et 1998 (Réf. 43).

Dans ces deux figures les prévisions de 1992 s'arrêtent en 2025 et celles de 1998 continuent jusqu'en 2050. Dans chaque cas on présente une version haute, une version moyenne et une version basse, ce qui est une procédure classique de prospective.

Le passé est déjà bien connu jusqu'à quelques années avant la date de la publication, il présente donc une courbe unique, descendante depuis les années soixante, la même pour les versions 1992 et 98.

Ce qui est étonnant c'est ce qui se passe après : on voit les versions hautes et moyennes remonter : ne faut-il pas revenir vers le niveau ICF = 2,1 de l'équilibre final spontané prévu?

Là où la contradiction devient flagrante c'est lorsque l'on compare les versions 92 et 98 , surtout pour l'Allemagne : la réalité de la période 1992-98 est plus basse que la version basse de 1992, cependant, malgré ce démentit cinglant, les prospectivistes n'en continuent pas moins à pronostiquer une remontée prochaine des indices, toujours en vertu de la théorie de l'équilibre final spontané ! N'oubliez pas que des décisions très lourdes, comme l'âge et le niveau des retraites ainsi que les prélèvements correspondants sont basées sur ces prévisions faussent !

Cette situation est tout à fait typique d'une théorie scientifique dépassée mais qui continue à être utilisée sans discernement. Cependant il est juste de remarquer que dans les premières versions de son travail Notestein ne parlait nullement d'un équilibre final spontané, il avait classé les populations post-transitionnelles dans la catégorie incipient decline (déclin commençant).

Que s'est-il donc passé ? Il s'est passé qu'effrayés par l'explosion démographique des années 50 et 60 certains responsables ont voulu a tout prix convaincre les dirigeants du monde, et en particulier ceux du tiers-monde, de l'urgence d'appliquer des programmes de family planning. C'était le temps où le Président Johnson répétait : " 5 dollars investit dans le contrôle de la population valent 100 dollars investit dans la croissance économique ". Mais pouvait-on convaincre avec une théorie qui conduisait à l'incipient decline? Il fallait rassurer, de là à travestir la vérité il n'y avait qu'un pas, un pas qui est un péché capital en matière scientifique car la vérité est têtue, elle se venge toujours...Certes il est bien difficile de porter un jugement valable sur ce qui s 'est passé et c'est vrai qu'il y avait urgence, cependant il serait suicidaire de continuer à fermer les yeux et à croire encore à l'équilibre démographique futur spontané promis par la deuxième version de la théorie de la transition démographique.

 

6. Conclusion

Nous voici donc au pied du mur. Il suffit de regarder la pyramide des âges de l'Union Européenne pour comprendre qu'à continuer ainsi l'Europe sera dans trente ou quarante ans un asile de vieillards que les rares jeunes, écrasés par les charges et les impôts, fuiront pour des pays plus accueillants. Situation typiquement instable, prélude à un effondrement massif.

Bien sûr l'Europe n'est pas seule dans cette situation. Bien des pays autrefois considérés comme prolifiques, la Chine, l'Iran, le Brésil etc. présentent les mêmes symptômes, le même rétrécissement à la base de la pyramide, un rétrécissement parfois encore plus prononcé que celui de l'Union Européenne ; mais avec toutefois une différence essentielle : ils sont en retard de dix à vingt ans sur l'Europe et ont donc plus de temps pour réagir.

Certains européens pourraient être tentés de remédier à la situation par des immigrations massives, mais le problème étant mondial ce serait une fois de plus se décharger de notre travail sur le dos des autres comme au temps de l'esclavage. Les autres nations ont besoin de leur jeunes, les immigrés préfèreraient de loin vivre dans leur pays et nous devons faire notre travail nous-mêmes.

Le vrai problème est psychologique, les promoteurs de la théorie de la transition démographique, et tous les décideurs qui les ont suivis, vont-ils admettre qu'il leur faut radicalement changer de route ? Certes l'équilibre démographique de chaque nation est très souhaitable, c'est sans doute même l'une des conditions nécessaires de la paix, mais il n'est pas donné et seule des politiques démographiques appropriées, à la fois volontaristes et raisonnables pourront l'atteindre.

Ce changement se fera t-il facilement ou difficilement ? Le second cas est malheureusement le plus probable car tout ce qui touche de près à la condition humaine soulève les passions. Il faudra alors ajouter une quatrième similitude aux trois déjà relevées dans l'introduction entre la théorie géocentrique et la transition démographique.

______________

 

Bibliographie et références

Ptolomée C. L'Almageste. Deuxième siècle A.D.

1 Copernic N. De revolutionibus orbium coelestium. 1543.

Képler J. Astronomia nova 1609.

Galilée Sidereus nunci. 1610.

Dialoghi quatro , sopra i due massimi sistemi del mondo , Ptolomaïco et

Copernico. 1632.

Newton I. Philosophia naturalis principia mathematica. 1687.

2 Flammarion C. Astronomie populaire. Marpon C. et Flammarion E. editeurs, 1880.

3 Laskar J. The chaotic motion of the solar system . A numerical estimate of the size of the chaotic zone. Icarus 88, pages 266-291, 1990.

4 Cantillon R. Essai sur la nature du commerce en général. 1755.

5 Notestein F. W. Problems of policy in relation to areas of heavy population pressure. Milbank Memorial Fund Quarterly, 22 ,n° 4, July-September 1944, Chicago, 1944.

6 Notestein F.W. Population-The Long View. In Th.W.Scultz : " Food for the World "

p. 36-57, University of Chicago Press, Chicago, 1945.

7 Notestein F.W. Summary of the demographic background of problems of undeveloped areas. Milbank Memorial Fund Quarterly , 26 , n° 3 , April-June 1948 , Chicago 1948.

8 Balfour M. C., Evans R. F., Notestein F. W.and Taueberg I. B. Public Health and Demography in the Far-East : Report of a Survey Trip September 13- December 13. Mimeo Rockfeller Foudation, New-York, 1948.

9 Notestein F.W. The reduction of human fertility as an aid to programs of economic development in densely settled agrarian regions . In : " Modernization programs in relation to human resources and population problems ". Mibank

Memorial Fund, New-York, 1950.

10 Notestein F.W. The Economics of Population and Food Supplies. Economic Problems and Population Change. Proceedings of the 8th international Conference of agriculteral Economists. Pages 13-31, London, 1953.

11 Notestein F.W. Some Demographic Aspect of Aging . Proceedings of the American Philosophical Society. Vol. 98, n°1, p 38-45, February 15, 1954.

12 Landry A. L'utilité sociale de la propriété individuelle. Thèse présentée à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris, G. Bellais Paris, 1901.

13 Landry A. Principes de morale rationnelle. Alcan, Paris, 1906.

14 Landry A. Un économiste méconnu : Otto Effertz. Revue d'économie politique , Août-Septembre 1906, Paris, 1906.

15 Landry A. Les idées de Quesnay sur la population. Revue d'histoire des doctrines économiques et sociales, n° 2, Paris, 1909.

16 Landry A. Les trois théories principales de la population . Scientia , vol. 6, p 1-29, Bologne 1909.

17 Landry A. Une théorie négligée. De l'influence de la direction de la demande sur la

productivité du travail , les salaires , la population . Revue d' économie politique, n° 4 Paris, Avril 1910.

18 Landry A. La dépopulation. Revue politique et littéraire, Revue bleue , Paris 15 Mars 1913.

19 Landry A. L'idée de progrès. Scientia, vol. 21, Bologne, Juillet 1924.

20 Landry A. Le maximum et l'optimum de la population . Scientia , vol. 26 , Bologne, Avril 1929.

21 Landry A. Méthodes nouvelles pour étudier le mouvement de la population . Scientia, vol. 30, Bologne, Mai 1933.

22 Landry A. La révolution démographique . Etudes et essais sur les problèmes de la population. Sirey, Paris, 1934. (Reprint INED, Paris 1982).

23 Landry A. La démographie de l'ancien Paris. Journal de la Société de Stastistique de Paris, Paris, Février 1935.

24 Landry A. Réflexions sur les théories du salaire et du chômage . Revue d' économie politique, Paris, Novembre-Décembre 1935 et Mars 1936.

25 Landry A. Note de démographie pure. Congrès international de la population . UIESP,Paris, 1937.

26 Landry A. Utilité et bien-être. Revue d'économie politique, Paris, Mai-Juin 1949.

27 Landry A., Bunle H., Depoid P., Huber M. et Sauvy A. Traité de démographie . Payot, Paris, 1949.

28 Sauvy A. Richesse et population. Payot, Paris, 1943.

29 Sauvy A. Bien-être et population. Editions sociales françaises, Paris, 1945.

30 Sauvy A. Social and Economic Consequences of the Aging of Western European Populations. Population Studies, Vol 2, p 115-124, London, June 1948.

31 Sauvy A. Theorie générale de la population . vol 1 : Economie et Population . 1952, vol 2 : Biologie sociale. 1954, Presses Universitaires de France, Paris, 1952-54.

32 Sauvy A. Adolphe Landry. Population, vol 11, n° 4, Paris, Octobre-Décembre 1956.

33 Chesnais J.C. La théorie originelle de la transition démographique : validité et limite du modèle. Journées démographiques de l'ORSTOM, Paris, 23-25 Septembre 1985, p 7-21, ORSTOM, Paris 1986.

34 Chesnais J.C. Les racines démographiques de la déflation ; vers la ''décapitalisation'' Le Débat, p 86-97, Paris, Mars-Avril 1997.

35 Bourgeois-Pichat J. Du XXème siècle au XXIème siècle : l'Europe et sa population après l'an 2000. Population n° 1, INED, Paris, 1988.

36 Bourgeois-Pichat J. Commentaires sur l'étude de M. Bourcier de Carbon intitulée " Niveau de vie et fluctuations démographiques. Contribution à l'analyse de la baisse séculaire de la fécondité et des interactions entre populations : Vers une théorie socio-économique de l'implosion démographique de l'après transition " texte du 23 Avril 1987. INED (cote biblio INED 1989B8430), Paris, 1987.

37 Bourcier de Carbon P. De la ''Révolution'' démographique à la '' Transition'' démographique : les avatars de la pensée de Landry à l' aune des concepteurs du paradigme de la '' Transition démographique''. Communication au colloque international : '' Adolphe Landry : économiste, démographe et législateur''. Corte (Corse), 3-6 Septembre 1997.

38 Bourcier de Carbon P. Fluctuations du revenu relatif et ''baby-boom'' aux Etats-Unis. Population et Avenir n° 135, Paris, Novembre-Décembre 1997.

39 Bourcier de Carbon P. SOS Jeunesse, SOS Pauvreté ! Vers une France des rentes ? 20 ans de marginalisation des jeunes adultes en France. Population et Avenir n° 630, Paris Novembre-Décembre 1996.

40 Bourcier de Carbon P. L'implosion démographique contemporaine : l'effet de levier du vieillissement de la population sur la fécondité. " La Jaune et la Rouge ", Ecole Polytechnique, Paris , Juin-Juillet 1995.

41 Dupâquier J. L'espérance de vie sans incapacités . Presses Universitaires de France, Paris, Novembre 1997.

42 Dupâquier J. et M. Histoire de la démographie. Perrin, Paris, 1985.

43 World Population Prospect , United Nations , New-York , 1992 revision and 1998 revision. ____________

Légendes des figures

Figure 1. Dix mois de la marche apparente de la planète Mars devant les étoiles (15 Juillet 1879, 15 Mai 1880). Sur les cartes du ciel le Nord est en haut et l'Est à gauche ( Imaginez vous être un observateur de l'hémisphère Nord observant le ciel a mi-hauteur en direction du Sud, condition courante de l'observation des régions équatoriales et zodiacales). Les planètes voyagent ordinairement de l'Ouest vers l'Est mais avec des petites ''rétrogradations'' périodiques pendant les mois qui entourent le moment où elles sont au plus près de la Terre (opposition ou conjonction inférieure). Source : référence 2, page 411.

Figure 2. Le système géocentrique de Ptolémée.

Figure 3. Le système héliocentrique de Copernic, tel qu'il fut publié dans l'ouvrage même de ce savant (réf. 1).

Figure 4. Uranie, muse de l'astronomie, pesant le système du monde (frontispice de l' Amagestum novum de Riccioli, 1651). Le système de Ptolémée est déjà à terre, reste en compétition le système de Copernic, à gauche, et celui de Tycho-Brahé, à droite. Source : référence 2, page 425.

Figure 5. Schéma théorique de la transition démographique : A) Equilibre chaotique initial. Baisse de la mortalité (B) puis de la natalité (C) et enfin équilibre théorique final (D).

Figure 6. Prévisions de l'ONU. La fécondité italienne, versions 1992 et1998 (Réf. 43).

Figure 7. Prévisions de l'ONU. La fécondité allemande, versions 1992 et 1998 (Réf. 43)

Figure 8. Le mouvement képlérien. a = demi-grand axe = OA = OA' = OP' = BS ; b = demi-petit axe = OB = OB' ; OS = ae

Figure 9. Taux de fécondité par âge (France métropolitaine) pour les années 1966 et 1993.

Figure 10. Pyramide des âges de l'Allemagne au 31 Décembre 1994.

Figures 11 à 19 : voir annexe 4.

Figure 20 : Evolution du revenu fiscal moyen par unité de consommation selon l'âge du chef de ménage (France 1970-1996. Revenus en francs 1996 constants).

____________

Annexe 1 : Le mouvement képlérien et les cercles de Ptolémée

Annexe 2 : Le coup de frein démographique mondial et l'effondrement de l'Europe

Annexe 3 : De l'efficacité des politiques familiales, résumé de la conférence de Jacques Bichot

Annexe 4 : Revenu relatif et fécondité, par Philippe Bourcier de Carbon

Annexe 5 : La paupérisation des jeunes, par Bernard Legris



Sources : G. Vishnevsky "Family, Fertility, and Demographic Dynamics in Russia. Analysis and Forecast. In Julie DaVanzo, ed. Russia's Demographic "Crisis".Santa Monica, Calif. : RAND CF-124, 1996. U.S. Census Bureau, International Data Base, 2000.

Livre - Europe L'Hiver Demographique

Europe L'Hiver Demographique


Auteur :

Collectif

 


Détails

Auteur : Collectif
Editeur : AGE D HOMME
Collection : L'AGE D'HOMME
Date de parution : 02/02/1990
EAN13 : 9782825100059
Langue : français
Format : 225x155x19
Poids : 375g


Type OUVRAGE, 1989, CHE, FRE
Auteurs PIDOUX (P.) préf., CHAUNU (P.) introd., GEINOZ (F.) compil., de SIEBENTHAL (F.) compil., SUAREZ (A.) compil., TRICOT (M.) compil.
Auteurs moraux Institut Suisse de Démographie et de Développement. Genève. CHE
Titre Europe : l'hiver démographique.
Pages 254p., stat., graph., tabl.
Résumé(s) "Ce livre expose essentiellement les faits principaux de la démographie contemporaine, ses causes et ses conséquences probables.
La première partie traite des aspects purement quantitatifs, la seconde des aspects philosophiques et historiques, la troisième aborde les questions culturelles et familiales. " (tiré de la présentation).
Editeur Lausanne : l'Age de l'Homme
Mots-clés BDSP Démographie, Mortalité, Natalité, Fécondité, Pyramide âge, Vieillissement population, Migration, Famille, Femme, Mère, Représentation sociale, Culture, Sociologie, Enfant, Définition, Europe, Communauté européenne, Suisse, Allemagne
Autres mots-clés COMPARAISON INTERNATIONALE
Mots-clés PASCAL Démographie, Mortalité, Natalité, Fécondité, Vieillissement, Population, Migration, Femme, Mère, Représentation sociale, Culture, Sociologie, Enfant, Définition, Etude comparative, Echelon international, Europe, Suisse, Allemagne(république fédérale), Pyramide âge, Famille, CEE
Demography, Mortality, Natality, Fecundity, Ageing, Population, Migration, Woman, Mother, Social representation, Culture, Sociology, Child, Definition, Comparative study, International scope, Europe, Switzerland, West Germany, Age distribution, Family, EEC
Référence BDSP : 29168
Notice produite par FNG : RAM750204407

 


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François de Siebenthal
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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
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en français:
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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