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jeudi 16 octobre 2008

Le grand krach 2008 déjà annoncé par écrit dès 1989 et ss., lors de congrès à Lausanne. Propositions de solutions.

La crise 2008 déjà annoncée en 1989 lors d'un grand congrès à Lausanne, notamment par les facteurs démographiques.



Notre livre: " Europe: l'hiver démographique" en parlait déjà en 1989. ( Edition l'age d'homme, Lausanne et Paris )

La courbe de population utilisée qui y était utilisée était celle de Jean Bourgeois Pichat.

Ces graphiques mis en conclusion du livre démontrait que si aucune réaction sérieuse n'intervenait, nous aurions un maximum de population vers 8 milliards autour de 2040 puis l'effondrement d'une population vieillie retombant en 2100 bien en dessous du niveau actuel. En vérité nous devons faire face aux deux problèmes à la fois et, sur le plan écologique, aboutir à de vrais efforts en matière de respect de la nature, de lutte contre les gaspillages, d'éducation des populations.

La plupart des considérations démographiques biaisées ont été faites par les Nations Unies.

En effet, ces hypothèses sont fausses et ont été réfutées notamment par l'École française (Adolphe Landry, Alfred Sauvy, Jean Bourgeois Pichat, Philippe Bourcier de Carbon, Jean Claude Chesnais ) et en matière de démographie le danger le plus menaçant n'est pas l'explosion démographique - la natalité dégringole dans la plupart des pays du tiers-monde et déjà plus de vingt pays ont plus de décès que de naissances - c'est un vieillissement incontrôlé mettant des charges insupportables sur le dos des jeunes, d'où une baisse induite de natalité et un cercle vicieux aboutissant à l'effondrement notamment des prix de l'immobilier.

Dans les prochaines décennies, ce n'est pas la surpopulation mais la dépopulation qui menacera la planète, y compris l'Asie. Réunis à Tours, les démographes craignent de graves conséquences sociales et économiques.

Nos analyses de Lausanne écrites en 1989 ont été confirmées, notamment en 2005:

Exemples:

Etienne Dubuis, Tours
Mercredi 20 juillet 2005
Journal le Temps, Suisse

Les démographes annonçaient que la Terre aurait 15 milliards d'habitants en 2050, ils n'en prévoient plus que 9 milliards.

Dans les années à venir, ce n'est plus la surpopulation, mais la dépopulation qui menacera la planète. Pointée pour la première fois par l'ONU en 2002, cette nouvelle bombe démographique inquiète toujours davantage les chercheurs en population. Réunie à Tours, la communauté des démographes sonne l'alarme. Le vieillissement radical de la population, qui se généralise en raison d'une forte dénatalité, annonce une réduction nette de la population mondiale. Les prévisions d'une Terre à 15 milliards d'habitants ont fait long feu. Les scientifiques n'en prévoient plus que 9 milliards à l'horizon 2050.

Le plus surprenant est que les pays les moins avancés suivent de près la tendance d'abord observée dans les pays riches. Le vieillissement de la population menace ainsi l'Asie. La Chine n'y échappe pas, dont l'indice de fécondité est passé de 5,8 enfants par femme en âge de procréer en 1970 à 1,3 aujourd'hui.

La dépopulation, si elle se confirme, aura d'énormes conséquences. Elle posera un problème aigu de répartition des richesses. Elle obligera les sociétés à changer de perspective et à repenser leur organisation. Les mutations démographiques amplifient tous les problèmes d'un pays, qu'ils soient sociaux ou économiques, avertissent les chercheurs

Rien ne se passe comme prévu. Alors qu'on croyait le monde menacé de surpopulation, les démographes brandissent aujourd'hui un nouveau risque: la dépopulation. Loin de continuer à se multiplier comme elle l'a fait de manière spectaculaire depuis deux siècles, l'humanité s'apprêterait tout au contraire, d'ici à une cinquantaine d'années, à diminuer en nombre. Le constat, dressé ces derniers temps par différents chercheurs, a été confirmé lundi par le président de l'Union internationale pour l'étude scientifique de la population (IUSSP), le démographe français Jacques Vallin, en ouverture du XXVe Congrès international de la population, une manifestation majeure qui a lieu tous les quatre ans et réunit cette semaine à Tours quelque 2000 participants.

Notre vision de l'avenir de l'humanité s'en trouve bouleversée. La communauté des démographes avait majoritairement adopté depuis une cinquantaine d'années une théorie dite de la «transition démographique». Selon cette dernière, la population du globe était censée passer d'un point d'équilibre à un autre. Si elle s'était mise à augmenter de manière spectaculaire à partir du milieu du XVIIIe siècle en raison d'une réduction radicale du taux de mortalité, elle allait se stabiliser à terme grâce à une diminution également importante du taux de natalité. Et tout rentrerait dans l'ordre.

Or, la «transition démographique» s'achève, on le constate aujourd'hui, de manière chaotique. Aux deux extrémités de l'existence, l'évolution de la population se poursuit bien au-delà de ce qui était prévu.

L'espérance de vie a pris l'ascenseur. «Dans les années 80, on affirmait qu'elle ne dépasserait jamais 75 ans, explique Jacques Vallin. Ensuite, on a parlé d'un maximum de 85. Et aujourd'hui, on en est à 100.» Il s'agit là, bien entendu, d'une excellente nouvelle, d'autant plus que les personnes âgées bénéficient de plus en plus longtemps d'une bonne santé. Mais ce progrès a pour corollaire un vieillissement radical de la population et aura donc un coût pour la société: il exigera pour le moins une sérieuse remise en question de notre mode de vie.

La fin de la «transition démographique» ne paraîtrait pas aussi dramatique cependant si un autre phénomène ne se produisait pas à l'autre bout de l'existence. L'élévation de l'espérance de vie se couple avec une très forte baisse de l'indice de fécondité. On a longtemps considéré que ce dernier chiffre diminuerait progressivement dans les sociétés développées pour se stabiliser autour de 2,1 enfants par femme, soit le niveau nécessaire à la reproduction d'une population. Or, cette limite a été enfoncée.

En Europe, l'indice est tombé à 1,4, avec des pointes à 1,2 dans différents pays de l'est et du sud du continent. En Asie orientale, il est descendu à 1,6, avec un record mondial de 0,8 à Hongkong. Des chiffres spectaculairement bas. Des chiffres longtemps considérés, aussi, comme exceptionnels. De nombreux démographes s'attendaient à ce qu'ils remontent après quelques années ou, au moins, qu'ils soient compensés par la natalité d'autres régions du monde. Or, là encore, la réalité s'avère surprenante. Non seulement le taux de fécondité des pays développés reste très bas, mais celui de nombreux pays en voie de développement dégringole à son tour.

Le risque de non-renouvellement des populations que l'on pensait exceptionnel se révèle général. Et, à cet égard, un cap vient d'être franchi: depuis 2003, plus de la moitié de l'humanité vit dans un pays ou une région du monde (la Chine et l'Inde ont été découpées en régions) où la fécondité est en dessous de la barre fatidique des 2,1 enfants par femme. Résultat: alors que les démographes annonçaient que la Terre aurait 15 milliards d'habitants en 2050, ils n'en prévoient plus que 9 milliards. Plus significatif encore d'un changement de perspective: beaucoup d'entre eux annoncent pour la suite une réduction nette de la population mondiale.

La dépopulation, si elle se confirme, ne manquera pas d'avoir des effets économiques. Elle posera un problème de répartition des richesses, puisque de moins en moins de travailleurs devront assumer la charge de plus en plus de personnes. De manière plus générale, il sera difficile d'assurer une croissance soutenue avec un nombre déclinant de producteurs et de consommateurs.

Pour assurer la survie du système, les sociétés devront revoir leur organisation en profondeur. Aujourd'hui, les pays développés ont à leur disposition les ressources offertes par l'immigration, dont ils profitent déjà grandement pour conserver leur population. Mais ce n'est là qu'une solution à court terme puisque les réservoirs de migrants sont condamnés à se tarir à leur tour dans quelques décennies. Il s'agira plus profondément de changer notre rapport au travail. La mesure à prendre la plus évidente serait d'élever sensiblement l'âge de la retraite. Mais il faudra cependant revoir entièrement le découpage de la vie entre temps de formation, de travail et de repos.

Les changements économiques et sociaux sont les plus évidents. Mais il y en aura d'autres. Dans le domaine politique par exemple, puisqu'une population âgée et de moins en moins nombreuse aura une façon différente de la nôtre de considérer la vie. Enfin, la géographie même sera bouleversée puisque des régions entières retourneront à la vie sauvage après des millénaires de conquêtes humaines.

Pourquoi les naissances reculent aussi dans les pays pauvres
La fertilité dépend de bien d'autres facteurs que le niveau de vie.
Etienne Dubuis

La forte baisse de la fertilité dans les pays en voie de développement remet en question bien des idées reçues. On a longtemps considéré, par exemple, que la démographie était la conséquence de l'économie, à savoir que seul un recul de la misère était susceptible de diminuer la natalité. Or, dans de nombreux pays, l'«effet» précède la cause: des populations encore très pauvres se mettent à procréer beaucoup moins. Cela ne signifie pas que l'enrichissement ne joue aucun rôle dans de tels changements d'attitude. Cela veut dire que d'autres facteurs, également importants, entrent en jeu.

L'un de ces facteurs est l'exode rural, un mouvement qui touche l'ensemble de la planète au point que les villes abriteront davantage d'habitants que les campagnes à partir de 2007. Si un enfant constitue souvent un soutien pour ses parents à la campagne, parce que la place n'y est pas comptée et que chacun y trouve des tâches simples à accomplir, il devient rapidement un handicap financier en ville, où tout a tendance à se monnayer. Les chiffres sont très clairs sur ce point: partout autour du globe, les citadins ont beaucoup moins d'enfants que les ruraux.

Une autre raison, primordiale, est l'émancipation des femmes. Cela commence bien entendu par leur accès à la contraception et à l'avortement – selon l'ONU, des moyens contraceptifs artificiels sont aujourd'hui utilisés par 62% des femmes en âge de procréer, mariées ou vivant en couple. Mais cela continue aussi, plus indirectement, par toutes sortes d'acquis sociaux, tels l'accès à l'alphabétisation, la possibilité de se marier tardivement et le droit au divorce.

Ailleurs, dans les pays développés, d'autres raisons entrent en ligne de compte. Il en est une, prépondérante et très rationnelle. Les parents souhaitent offrir le meilleur à chacun de leurs enfants. Par conséquent, lorsqu'ils ont le choix, beaucoup d'entre eux préfèrent en avoir moins pour pouvoir leur offrir plus.

Mais il existe aussi des motifs plus mystérieux, comme le manque de confiance dans l'avenir, par exemple, ou la sécularisation. Il est ainsi avéré que les familles peu religieuses ont moins de bambins que les autres. «Au moins 47% des Américains qui vont à l'église chaque semaine estiment que la famille idéale est une famille de trois enfants ou plus, contre seulement 27% de ceux qui ne vont à l'église qu'occasionnellement», indique l'hebdomadaire Newsweek. Avant de préciser que l'Etat américain le plus fécond est l'Utah, dont 69% des habitants sont des membres déclarés de l'Eglise mormone.

Notre livre: " Europe: l'hiver démographique" en parlait déjà en 1989. ( Edition l'age d'homme, Lausanne et Paris )
[8575-015] L'Age d'Homme, 1989 In 8 broché, 253 pages.

Synthèse du Congrès suivant:

La bourse et la vie, les élites en

économie.

François de Siebenthal

Introduction

Le Roi St Louis disait, à la fin de sa vie, que sa principale

tâche de roi consisterait à assurer la stabilité de sa monnaie, afin de

protéger les pauvres. Notre but est de vous parler des élites qui

devraient assurer ce rôle dans le monde actuel.

Dans une première partie, nous présenterons la situation

actuelle, puis, dans une partie historique, nous esquisserons le chemin

parcouru et le pourquoi de la crise. Nous oserons enfin, dans la

troisième partie, aborder des questions dont peu d'économistes osent

parler, puis dans une quatrième partie, présenter ce qui doit changer

rapidement pour sauver ce qui peut encore l'être et comment le faire.

Dans une cinquième partie, nous soulèverons quelques questions

légitimes.

Mais tout bon exposé commence par en définir les bases.

Dans élite, il y a les racines ex et legere, ce qui signifie en latin "de"

(ex) et "choisi" (legere), qui ont aussi donné les mots élu, élection,

électif. Nous sommes dans le domaine du choix parmi des candidats.

Les questions primordiales sont donc :

Qui choisir ?

Par qui ?

Comment ?

Quand ?

Pourquoi ?

Pour qui ?

Après avoir posé les bases du raisonnement, nous tenterons

aussi de répondre à ces questions au sixième point de cet exposé.

CORPS DU SUJET

1. État actuel de la situation

1.1 Les limites naturelles

Le monde économique, financier, des affaires domine de

plus en plus toutes les autres sphères des activités humaines. Les

échanges de la société marchande dictent les rythmes de la vie de

cette planète. Un de mes amis financiers de profession me faisait

cette confidence : " Dans le monde, tout s'achète, les votes, les

responsables, les décisions, les personnes, les femmes…" Quand je

lui ai parlé de ses enfants et de leur prix, il s'est tu.

Il semble à certains qu'il n'y a plus de limites au pouvoir

des hommes dans un monde virtualisé et immédiat, on domine même

la génétique, l'espace. Les machines répondent au doigt et à l'œil,

elles ne font pas grève, produisent toujours plus pour moins cher. Les

échanges financiers journaliers dépassent les mille milliards de dollars,

les bourses attirent les capitaux en offrant des gains apparemment

faciles et constants. Mais ces hommes si riches savent-ils ce

qu'ils font ? Sont-ils heureux ? Où sont les coûts cachés de cette griserie

? Qu'elles en sont les limites ?

Un grand économiste américain qui vient de mourir, Julian

Simon, payé pour démontrer que la terre était surpeuplée, écrivait

après deux ans d'étude dans son livre " The ultimate ressource " que

la terre est vaste, que ses ressources sont très généreuses et que l'homme,

par sa technique, trouvera toujours le moyen de s'en sortir économiquement.

Il est vrai qu'il y des régions surpeuplées, mais la vraie

question est culturelle, comment partager les richesses surabondantes

? Comment répartir tous nos surplus qui engorgent nos économies ?

Pourquoi les politiques veulent nous faire croire le contraire ?

1.2. Les limites politiques

A contrario, Kissinger, bras droit de Nixon, dans son rapport

secret codé NSSM-200/de 1974 et rendu public en 1991, " estime

indispensable pour la sécurité des États-Unis, de mettre en oeuvre

une politique de contrôle démographique dans les pays du Tiersmonde.

Les moyens sont : la contraception chimique, la stérilisation,

l'avortement, etc…". Pour éviter que les États-Unis soient suspectés

de céder à une motivation impérialiste, ce rapport propose d'invoquer

les droits de l'homme (droit de l'individu de déterminer librement le

nombre d'enfants qu'il désire et le droit des nations pauvres au développement

social et économique) pour imposer tous les moyens de

contraception, y compris les avortements. Signalons que l'ONU a

décerné une médaille aux autorités chinoises responsables de la politique

de l'enfant unique en Chine, qui fonctionne par des avortements

forcés, et qui vise surtout les petites filles et que l'IPPF, le planning

familial financé par les USA, recommande l'homosexualité comme

moyen de contrôle des populations. Les conférences du Caïre, de

Pékin, Istanbul… confirment cette politique subtile. 20 millions de

femmes brésiliennes ont été stérilisées, souvent sans savoir exactement

ce qui leur arrivait. Aux Philippines notamment, des vaccins

étaient en même temps en cachette des contraceptifs de longue durée

et toxiques. Clinton et Al Gore suivent Nixon dans ce domaine.

De plus, les autorités locales sont achetées avec nos impôts

pour diffuser ces politiques et les programmes d'aide sont conditionnés

à la mise en route de politiques drastiques et coercitives de

"contraception". Cette mentalité est tellement admise dans les faits

que la plupart des lecteurs seront à ce stade prêts à arrêter leur lecture.

Mais je les prie de continuer car les causes de certains de leurs

malheurs leur apparaîtront et la connaissance libère de certaines chaînes

invisibles.

1.3. Les limites économiques

Le monde moderne se caractérise par la surproduction. Le

problème actuel est de trouver des clients solvables. La cause de la

crise japonaise, qui va se généraliser, est démographique. Sans

enfants, pas de futur. La courbe de Bourgeois-Pichat annonce un

futur apocalyptique, au rythme actuel, plus que deux personnes en

2470, avec en passant une chute de l'immobilier, des monnaies…

Une fonction exponentielle inverse pour les scientifiques. Et tous les

faits confirment la tendance, même les plus irréductibles commencent

à comprendre les mensonges du Club de Rome. Halte à la croissance

signifie chômage, crises, chutes, dépression, malheurs….

1.4. Les limites culturelles

Jean-Paul II, dans sa lettre aux chefs d'État sur ces sujets,

parle de " la promotion d'un style de vie, celui des sociétés riches et

sécularisées, conception individualiste de la sexualité, généralisation

de l'avortement, contrôle et programmation des naissances ".

Mais nous oublions que tous ces projets sont basés sur des

individus (philosophie de l'utilitarisme, Bentham, Adam Smith…),

que ceux-ci sont mortels et que toutes ces chimères sont mortelles,

donc qu'une civilisation pareille est mortelle. Leur état social est un

mensonge, il ne tient pas dans la durée, les retraites des jeunes ne

seront pas payées. Vouloir trop de sécurité amène à l'absence de cette

sécurité tant recherchée.

2 Comment en est-on arrivé là ?

Ce primat de l'économie amène à une centralisation des

entreprises, à des fusions, à des destructions des PME, des corps

intermédiaires, des pouvoirs subsidiaires, des syndicats, corporations,

communes, cantons, même des états vont disparaître avec la

CEE et le traité d'Amsterdam. L'ignorance des mécanismes des créations

monétaires, laissés sans contrôles réels, a amené à une griserie

de pouvoir pour une petite élite peu connue de financiers internationaux,

qui gouvernent de fait la planète, et qui sont les victimes agissantes

d'une manipulation basée sur l'irruption dans le monde réel

d'une création inhumaine venue du néant et devenue folle, celle des

masses monétaires ex nihilo (du néant). Ces masses sont en pleine

croissance par les pyramides de crédits, mais cette croissance étouffe

les hommes encore vivants sous une structure de plus en plus lourde

de crédits impayables à terme. Peu de monde sait que la banque

centrale américaine est privée et qu'elle contrôle presque le monde

entier par le dollar.

2.1 Le rôle du crédit et ses conséquences démographiques

L'économie moderne est basée sur des emprunts. Le public

ne sait pas que les banques prêtent leurs économies, en prenant de

surprenantes "libertés". Si, par exemple, l'épargne s'élève à 100, le

système bancaire américain prête environ 100 fois 100, soit 10'000,

d'où une "création" du néant de 9'900 (sic). Cet " argent " vient de la

confiance accordée aux banques et de la loi des grands nombres qui

dit que jamais tous les épargnants ne vont retirer leur argent en même

temps. La situation reste plus grave aux USA car ceux-ci ont bénéficié,

par le passé, de l'arrivée massive de jeunes immigrants actifs et

bien formés. Les villages et villes américains ont souvent le quartier

des banques comme centre, dowtown, rarement une cathédrale. Ils

ont pris l'habitude bancaire de vendre le futur mais le problème est

que l'argent est d'abord un moyen d'échange actuel dont la valeur est

symbolique. Par exemple un billet de mille lires permet de l'échanger

contre un croissant. Or un banquier, quand il reçoit un symbole de

mille exerce en fait un pouvoir de 100 x 1'000 = 100'000 (sic, cent

mille, vous avez bien lu, ce n'est pas une erreur). La globalisation de

l'économie mondiale aggrave cette situation de "miracle" bancaire.

Les banques ont donc poussé au maximum les dettes afin de jouir de

ce pouvoir sans limites apparentes dans le temps. Vu que la nature

humaine a des limites, celles-ci commencent à se montrer et on

découvre que le coût de cette manipulation " miraculeuse " se compte

en vies humaines, et surtout en enfants que l'on ne laisse pas naître.

Ces enfants commencent à manquer et la crise actuelle est due à

cette absence. Si tous les épargnants du monde voulaient retirer leurs

économies, nous aurions une gigantesque crise financière. Et ceci va

arriver dans les pays riches à cause de la pyramide qui vieillit. En

effet, les vieux devront retirer leurs avoirs et les jeunes ne pourront

faire face que de plus en plus difficilement. Nous devons avoir l'intelligence

de prévoir cette chute et de préparer des plans alternatifs en

favorisant les familles.

2.2 L'effet multiplicateur inverse ou effet diviseur

Dans le passé, le système fonctionnait parce que la pyramide

des âges était équilibrée.

Cependant, la pyramide en forme de champignon décrivant

la situation actuelle recouvre une très grave crise économique,

parce qu'il y a de moins en moins de jeunes actifs et pouvant consommer

avec une demande solvable. Actuellement, nous avons cinq

actifs pour un passif, nous aurons très vite un actif pour un passif et

ce passif coûte de plus en plus cher. En Suisse par exemple, le seul

coût de la santé d'une personne âgée égale cinq fois celui d'un actif.

2.3 L'équation fondamentale de l'économie

Cette équation explique l'effet d'inflation par la création ou

la non-création d'argent fiduciaire. L'argent fiduciaire est créé par le

crédit octroyé par les banques. Plus grande est la masse de la monnaie

imprimée, plus élevée est l'inflation (P). Tout le monde se rappelle

que l'une des causes de la IIème guerre mondiale est la crise

économique et la fameuse inflation de Weimar où on achetait un Kg

de pain pour quelques milliards de marks. Les prix sont une relation

du papier monnaie imprimé (M1) plus toutes les masses " créées " par

les crédits (M2, M3, etc.) multipliées par leur vitesse de circulation et

le total étant divisé par la quantité de biens sur le marché. Les

banques contribuent donc à l'inflation par les crédits faciles. En outre,

le crédit accordé au responsable d'une affaire pourrait le pousser à

produire des biens de consommation qui ne sont pas toujours

indispensables, alors que sa présence en famille l'est et que des

carences se traduisent par la drogue, la délinquance, le suicide des

jeunes. Sans compter que la société de consommation pousse de plus

en plus les femmes et les mères à travailler hors de la maison.

2.4 Le rôle des taux d'intérêt

Par le biais de soudaines hausses des taux d'intérêt, et de

création de monnaie, les banques, petit à petit, prennent possession

des richesses réelles en laissant la monnaie fictive entre les mains des

emprunteurs. Cette monnaie devient de la monnaie de singe. L'effet

est répétitif et dure dans le temps. Au Canada, on calcule que l'argent

réel ne représente que 2 % de la masse totale. Les intérêts se cumulent

donc et chargent à tous les niveaux et plusieurs fois dans l'année,

à chaque tour du capital circulant par exemple, ou au niveau communal,

cantonal. régional, national, international….

Les familles ou les petites entreprises empruntent souvent

lorsque les taux sont bas, et sont obligées, la plupart du temps, de

rembourser lorsqu'ils sont hauts. La conséquence est l'absence d'enfants

car la machine économique s'emballe et ceux qui paient sont

ceux qui n'ont pas de voix pour les défendre.

Dans certains pays, on prête à 7 % d'intérêt réel par mois :

ce qui signifie en apparence environ 84 % mais vu les calculs actuariels,

du 125 % (sic, cent vingt-cinq) d'intérêt réel par année (prêteur

sur gage à 1 + i puissance n) alors que l'inflation est à 9 %.

Ces taux sont usuriers et personnifient purement et simplement

la cupidité. Ceci ne tient pas compte d'autres systèmes pires

que ça (1 peso philippin sur 5 par semaine, soit près de 1'000 % par

année, sic mille). Cependant, l'intérêt joue un rôle plus pernicieux

encore.

Les pays en voie de développement ont une grande

demande pour des travaux d'infrastructure et d'autres travaux à

moyen et long terme. Cependant, ces pays ont souvent une inflation

et des taux d'intérêts très élevés. Utilisant des techniques financières

basées sur les taux d'intérêts qui favorisent le court terme, le calcul

de la rentabilité de ces projets fait que ceux-ci sont alors souvent

considérés comme pas assez profitables, alors qu'ils sont indispensables

à long terme pour le pays.

Dans ce domaine, les crédits de pays à pays jouent un rôle

sérieux. En fait, ces prêts sont accordés à des taux avantageux à la

condition que les pays pratiquent le contrôle de la population (cf… la

Chine avec sa politique de l'enfant unique et d'avortements forcés, et

le massacre des filles qui s'ensuit, ce qui provoque déjà un grave problème

de manque de femmes à marier pour des dizaines de millions

de jeunes chinois). Le cercle vicieux commence alors, puisque les

dettes provoquent des offrandes humaines au Moloch moderne. Les

droits de l'homme et la liberté humaine sont écrasés par l'économisme.

Il est intéressant de savoir que le mot "intérêt" n'est apparu

de manière significative dans la langue française qu'au XVIIème

siècle, et il signifiait "ce qui a le plus d'importance". Ce mot est en

train de remplacer insidieusement celui de Dieu et d'Amour (inter

esse = l'être entre les personnes). L'emprunt sans intérêt était la règle,

c'était une forme de don, il était gratuit, sa récompense non exigible

en était la reconnaissance, qui fait si cruellement défaut actuellement.

Son manque favorise le désespoir qui se répand de plus en plus.

2.5 Les impôts et le budget social

Les États ont emprunté aux banques des montants considérables.

Or, ces montants sont souvent de la monnaie fiduciaire

créée du néant (M2, M3, Mn). Cette monnaie est gagée par la fortune

de tout le pays et surtout par les citoyens du dit pays, qui payent

en fait des intérêts sur l'argent dont ils sont de facto les garants. Tout

ceci est légal mais n'est pas juste, à l'instar de l'avortement "légal"

qui reste un crime. En effet, ces sommes colossales provoquent des

annuités toujours plus grandes. Celles-ci pèsent dans les budgets et

provoquent le chômage, les coupes sombres, le stress, les disputes,

les plans de restructuration, etc… Les ménages ont de moins en

moins de moyens et doivent habiter des logements de plus en plus

serrés.

L'État, comme du temps de Charlemagne ou de St Louis,

doit créer lui-même sa monnaie ou en confier la création, pour des

sommes forfaitaires et non des intérêts, à des privés. Signalons que

toute la monarchie française a interdit le taux d'intérêt, avec pourtant

des succès culturels, économiques, artistiques, sociaux… Le capitalisme

sauvage mange ses enfants, mais si lentement et si insidieusement

que certains s'en habituent. Une autre alternative, le marché

subtil selon le philosophe Henri Hude de Paris, qui préconise la stérilisation,

non des hommes, mais des masses monétaires surnuméraires.

2.6. L'égalité devant les taux

Celle-ci reste illusoire. Les grands empruntent à 3,5 % (cf.

23), alors que les petits empruntent à plus de 125 % (sic), pour des

taux d'inflation équivalents. Ce qui aggrave encore les écarts.

3 Les paramètres cachés

Le silence pourrit tout. Ste Catherine de Sienne.

Le Cardinal Ratzinger a affirmé qu'il y a plus de 40

millions d'avortements (recensés) par année. Ceci signifie qu'en

comptant les avortements par stérilets et par la pilule abortive RU-

486 (non recensés), dans les 10 dernières années, il y aurait eu environ

1 milliard d'êtres humains exterminés, sans compter ceux qui

n'ont pas été conçus à cause de la mentalité de contraception. Ce massacre

est le pire de l'Histoire. Quelles en sont les causes ?

3.1 Sagesse éternelle

L'amour de l'argent est à la racine de tous les maux.

I Timothée 6-10

3.1.1. Le Christ, de manière positive, recommande clairement

dans St Luc (6,35) de prêter sans rien espérer en retour. Dieu,

en citant l'usure et l'intérêt, Josh 3,15 ; 4,18/1 Chr 12,15/Isa 8,7/Dan

8,16/Ex 22,25/Neh. 5,5,7/Lev. 25, 36,37/Ps 15,5/Pr 28,8/Isa 24,2/Jér

15,10/Ezek 18,8,17… 13, 22, 12/Mat 25, 27/Luc 19,23/et L'Église

ont toujours condamné les taux d'intérêt et pas seulement l'usure, surtout

par la voix de St Thomas d'Aquin, mais ont légitimé le juste profit,

Gen 25,32 ; 37,26/Esth 3,8/Job 21,15 ; 30,2 ; 35,3 ; 35,8/Ps

30,9/Pr 14,23/Eccl 1,3 ; 3,9 ; 5,16 ; 2,11 ; 5,9 ; 7,11/Is 30,5/Jér

16,19/Mal 3,14/1 Sam 12,21/Rom 3,1/1 Cor 7,35 ; 10,33/2 Tim

2,14/Heb 12,10.

Or St Thomas connaissait le seul texte de la parabole citée

par Matthieu (ou par Luc) cf. ci-dessous 3.3., qu'il considérait comme

purement imagée. Il a donc explicité par la raison la condamnation de

principe du taux d'intérêt, constante de toutes les écritures saintes,

reprise d'ailleurs par les trois grandes religions monothéistes. La

Chrétienne, qui reprend toute la Loi en insistant sur l'amour fraternel

mais sans changer un seul Iod, condamne l'intérêt qui est une attaque

directe de l'amour. Le texte du Notre Père (Mat. 6, 9-13 ; Luc 11, 1-

4), récité plusieurs fois par jour, dit bien "debita nostra", ce qui signifie

toutes nos dettes, au sens propre d'abord, comme nous l'ensei-

gnent les méthodes d'interprétation de la Bible selon le nouveau catéchisme.

Par chance, les évêques français demandent pour le Jubilé,

de reprendre la vraie formulation. De plus, le Seigneur n'est pas venu

abolir mais accomplir la loi, dont pas un seul petit trait ne doit disparaître.

(Mat 5,17-20). Notre justice doit surpasser celle des scribes

(20), sinon nous n'irons pas au ciel. Or, la condamnation de l'intérêt

est plus qu'un petit trait et les scribes suivaient cette loi, au moins

avec leurs frères juifs. En pratiquant l'intérêt, où amasse-t-on ? (Mat

6,20). D'autant plus que lors de sa première prédication à Nazareth

(Luc 4,16), il invoque le passage d'Esaïe (61,1-10) qui annonce exactement

cette libération des dettes (avec une haine des rapines) et l'année

du Jubilé qui pourrait être celle de l'effacement total des dettes

dans l'esprit du Lévitique, partie de la Torah et esprit commun aux

trois religions monothéistes. (Lév. 25,8-28 et surtout 25, 36-37 avec

les avertissements sévères du chap. 26,15 et ss. en cas de nonrespect).

Même Boudha était contre l'intérêt, avec la plupart des philosophes

anciens. Merci à Jean-Paul II de nous offrir cette fête du

Jubilé en l'an 2'000 et d'en préparer l'arrivée avec le texte "pour le

troisième millénaire" qui confirme l'essentiel de ce rapport.

3.1.2. Il est intéressant de voir que l'histoire de l'Église

démontre qu'à la demande des marchands du Nord de l'Europe

(Allémanniae 30), l'intérêt devrait être libéralisé. Nous ne devons pas

faire de distinction entre usure et intérêt car c'est le principe même

qui est pernicieux (fonction du temps, temps volé aux pères d'abord,

puis aux mères qui doivent aller travailler, cf démonstration ci-dessous),

bien qu'il soit évident que plus le taux est élevé, plus le mal est

grand. Les condamnations de la cupidité de l'intérêt par Pie II sont

très dures, (31) "des théories hérétiques détestables et abominables

(32)". Il y a le même rapport entre embryon (vie cachée en grec) et

pré-embryon (la vie est aussi cachée) qu'entre usure et intérêt. Le mot

usure, usage du temps, s'applique dès la première seconde, à l'image

de l'embryon qui est là en tout cas en tant qu'unité (pouvant contenir

plusieurs personnes, jumeaux, triplés…) dès la réunion des deux

gamètes. La notion de pré-embryon sert à tuer les faibles par la

"réduction" embryonnaire des frères ou sœurs surnuméraires lors des

fécondations in vitro ou encore lors des avortements, comme celle

d'intérêt sert à exploiter la détresse des pauvres, en Suisse et dans le

tiers-monde.

Le texte de Luc 6-34 ss est invoqué et sa clarté évidente

"Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous

en saura-t-on ? et prêtez sans rien espérer… car on vous mesurera

avec la mesure dont vous vous serez servi…"

3.1.3 La peine prévue est la même que celle contre tous

ceux qui participent à l'avortement, "excommunicatio latae sententiae

poenam" (33), après un rappel des conciles de Clichy (626), de

l'admonitio generalis de 789 qui confirmait la décision de

Charlemagne (769), du capitulaire de Nimègue de 806, de Pîtres en

864, du IIème et IIIème Concile de Latran (1139 et 1179) où les usuriers

sont déclarés infâmes, du Concile de Westminster (1175), de la

condamnation de la lettre à terme à prix majoré de 1185 (l'actualité

récente des contrats à terme provoquant le chômage de milliers d'ouvriers

prouve le caractère prophétique de celle-ci), de l'interdiction

de certains contrats d'assurances comportant de l'usure (1227), du

Concile de Trèves (1227), de l'ordonnance de St Louis contre l'usure

(1254), du IIème Concile de Lyon (1274), du Concile de Vienne

(1311), de la qualification du prêt à intérêt d'hérésie par le Vatican en

1311, de la condamnation par l'Université de Paris de l'intérêt en

1532, de la bulle contre les rentes mobilières en 1569, des Papes Pie

V (1571) condamnant la spéculation bancaire, le dépôt et le prêt à

intérêt, Paul II, Sixte IV, Innocent VIII, Alexandre VI, Jules II. De

plus, Benoît XIV, lettre du 1 novembre 1745, encyclique "Si vix pervenit

"qui interdit absolument tout contrat de crédit à intérêt comme

illicite et usuraire et qui n'accepte que, notion absolument différente,

des contrats d'entreprise et de participation aux profits et pertes, texte

étendu à l'Église universelle par Grégoire XVI en 1836 et Pie IX,

Encyclique aux Évêques d'Italie Quanto conficiamur 10-08-1863 et

Léon XIII avec Rerum Novarum du 15-05-1891 et Jean-Paul II avec

le nouveau catéchisme (fin du 7e commandement, point 2249 page

497) où il est écrit "dès l'Ancien Testament, toutes sortes de mesures

juridiques (année de rémission, interdiction du prêt à intérêt…). Jésus

fait sienne cette parole… Par là, il ne rend pas caduque la

VÉHÉMENCE des oracles anciens…. qui renvoie à Amos 8,5ss qui

dit "...Nous falsifierons les balances pour tromper (le taux de change

du $) L'Éternel l'a juré...Je n'oublierai aucune de leurs œuvres. Le

pays montera tout entier comme un fleuve (des inondations) je ferai

coucher le soleil à midi (nuages nucléaires). Et je rendrai chauves

toutes les têtes (radiations ?). Et sa fin sera comme un jour d'amertume.

C'est trop facile de dire que les Papes et les Saints se sont trompés

pendant des siècles ou que les temps ont changé. Non et non,

l'essentiel n'a pas changé. La vraie théologie de la Libération est

dans le courage de remettre en question soi-même et sa culture, surtout

si celle-ci conduit à la mort des corps et des âmes.

3.1.4. La condamnation est d'autant plus d'actualité que

les ordinateurs font maintenant tous les calculs, le "travail" réel diminue

donc toujours plus.

3.1.5. Dans la pratique des confessions, tous les papes ont

confirmé (cf. ci-dessus), se sont abstenus ou ont adopté une attitude

attentiste et très subtile, sous réserve d'un jugement exprès à venir du

St Siège, qui n'est pas encore paru et seulement pour des pénitents de

bonne foi (Pie VIII du 18.08.1830, Grégoire XVI du 31 août 1831 et

17.01.1838, infirmé par l'extension au monde entier par le texte de

1863) Jean XXIII a bien parlé d'intérêt sur les prêts aux agriculteurs,

mais c'était pour les favoriser après la guerre en remboursant ainsi

l'inflation forte de l'époque. Mais l'intérêt est l'un des facteurs

déclencheur de l'inflation et non pas l'inverse, comme l'a démontré

Jacques Rueff. Dans Mater et Magistra, J, XXIII, 960, Il dit aussi : "

De plus, lorsque les entreprises, grandes ou moyennes, pratiquent

l'autofinancement, nous estimons pouvoir affirmer qu'elles doivent

reconnaître un titre de crédit aux travailleurs qu'elles emploient, surtout

s'ils reçoivent une rémunération qui ne dépasse pas le salaire

minimum." Ce crédit est évidemment au sens avantages sans intérêts,

par exemple à titre de participation aux bénéfices et même, avec le

temps, à titre d'actionnaires.

L'encyclique Splendor Veritatis rappelle qu'il y des maux

intrinsèques et que certains péchés sont absolus. Les ignorer peut

supprimer la faute personnelle, donc le péché du prêteur

(L'emprunteur, selon St Thomas, ne fait pas de péché) Mais la société

le paie par le risque de disparaître et ceux qui favorisent l'ignorance

en seront les responsables.

3.1.6. Nous sommes réconfortés dans notre thèse par le fait

que le nouveau catéchisme, rédigé en français, réitère cette condamnation

à la fin du commentaire du 7e commandement.

3.1.7. L'argument de certain est de dire : "L'Église cédera

en morale sexuelle comme elle a cédé de facto en morale économique.

Nous croyons pouvoir dire que c'est à cause de ces omissions

qu'il est si difficile de se battre en tant que père de famille. Il sera plus

facile de faire passer la morale familiale en protégeant les familles

économiquement. Leur liberté pourra enfin s'exercer.

3.1.8. L'encyclique Vix pervenit

Il est clair que dans ce domaine, vu le silence depuis

quelques années, selon la tradition, on ne fait pas de péché si l'on

n'en n'est pas conscient de bonne foi. Mais les conséquences du

péché sont très graves tout de même et la société en paie le prix fort.

Le texte "Vix pervenit" (al.3 ch.1), qui est le meilleur

résumé de la Tradition et du Magistère affirme simplement que :

"Tout profit de cette espèce, qui va au-delà de la remise du capital,

est illicite et usuraire." Tout profit, et non les profits exagérés suite

aux distinctions subtiles entre usure et ceux qui seraient admis car le

taux serait bas et raisonnable.

Les exceptions du ch.3 font références à des contrats de

participation aux risques, d'entreprise ou de négoce, dont l'esprit et

le mode de réalisation restent complètement différents, comme

expliqué ailleurs dans ce texte. Le chiffre 3 précise très clairement "

d'une nature entièrement différente de celle du prêt ".

Les chiffres 4 et 5 ont prévu nos erreurs actuelles et le

Pape prévoit "C'est la justice qui élève la nation, c'est le péché qui

rend les peuples misérables " Il affirme encore au sujet de ceux qui

seraient trop laxistes "Il s'opposerait non seulement aux textes sacrés

et à la tradition de l'Église sur l'usure, mais encore au sens commun

humain et à la droite raison."

La sentence "excommunicatio latae sententiae" était maintenue,

soit excommunication automatique dès la connaissance du

péché. Les camps de la mort sont là, les enceintes concentrationnaires

aussi (fœtus in vitro), nous assistons à un génocide et à des crimes

contre l'humanité. Il y a aussi un principe pénal de non assistance à

personnes en danger, et l'encyclique "L'évangile de la Vie" le confirme.

3.1.9. Les pères de l'Église

Toute la tradition des Pères de l'Église est lumineuse à cet

égard (cf. Bibliographie). Le point de départ est "emplissez la terre et

soumettez-la". (Gen 1, 28). L'être est supérieur à l'avoir, l'homme

aux machines, le travail au capital, le faible au fort, le pauvre au

riche. En résumé, St Grégoire de Nysse disait dans son sermon sur les

usuriers "peut-être fais-tu l'aumône…Mais à quoi bon consoler un

pauvre si tu en fais cent". (7). Les grands théologiens confirment

cette sagesse.

3.1.10. L'œcuménisme

"Dieu vomit les tièdes"

St Jean, Apocalypse

La tradition des pères de l'Église est reconnue par tous les

chrétiens. L'aspect critique du taux de l'intérêt fait partie de tous les

fils d'Abraham. Il existe par exemple à Paris un organisme d'entraide

juif qui prête aux vrais juifs sans intérêts. Car il existe de faux juifs

qui abusent de leur statut pour exploiter les autres. Ces faux juifs que

St Jean appelle la synagogue de Satan. De même chez les musulmans.

Pourquoi donc les chrétiens ont-ils tant de peine à prêter, au

sens propre, aux autres chrétiens et aux hommes de bonne volonté,

car prêter signifie sans rien attendre de plus en retour ? Parce qu'il est

plus facile de prêter quelque chose qui n'existe pas encore, qui vient

du néant, et de gagner sur ce néant. Signalons encore les Groupes

Bibliques Universitaires qui mettent en cause aussi l'intérêt. Nous

avons aussi un ami grec, chef d'entreprise qui est en train de faire

faillite car les banques lui demandaient plus de 30 % d'intérêt. Il a

découvert que le principal actionnaire de sa banque était son église

orthodoxe, alors que son Pope local continue à dire que l'intérêt est

mauvais. Ne pas mettre toutes les cartes sur la table en discutant

sérieusement rend le vrai œcuménisme impossible. Le manque de

cohérence rend tiède et même révolté. La vraie unité de vie, qui seule

pourra unir les communautés, restera impossible aussi longtemps que

les petits auront des doutes si graves sur l'intégrité de leurs responsables.

3.1.11. Le déficit démocratique

La vraie démocratie, celle des anciens cantons suisses, est

faite par des hommes libres et égaux. Or, le système de l'intérêt fait

que, par des promesses intenables, certains possèdent, avec la même

somme en caisse, plus de 100 fois plus de pouvoir que le simple

citoyen qui leur fait une confiance encore trop aveugle. Ceux-là peuvent

alors acheter les rédactions des journaux, les TV, l'opinion

publique et diffuser la pornographie, la violence, le cynisme, la corruption

et la drogue. Le Crédit Lyonnais par exemple a investi plusieurs

milliards, en s'alliant à la Mafia et à la SASEA, pour prendre

le contrôle d'une partie de Hollywood (Le lion Lyonnais prenant le

contrôle du lion de la MGM) et de Las Vegas.

D'autant plus que nous sommes le corps mystique du

Christ, est-ce chrétien que certaines parties profitent, le coeur par

exemple, ou la raison, puisque le processus de création économique

est analogue au processus de procréation par ses fruits attendus, que

cette raison grossisse, se distende, devienne hypertendue et tellement

égoïste qu'elle prenne la vie aux autres et surtout aux petits qui

devraient naître et qui ne le peuvent pas. Les membres doivent se

témoigner une mutuelle sollicitude (1 Cor 12,25), or l'intérêt dit "raisonnable"

comporte la notion de faillite. Il tient le couteau par le

manche, contrairement au dividende ou au bénéfice qui comporte une

notion de joie et de partage, "Tous les membres prennent part à sa

joie" (1 Cor 12,26).

Un individu est mortel, toute civilisation, qui comme la

nôtre se base de plus en plus sur l'individualisme, devient mortelle.

Notre civilisation se suicide et les politiques malthusiennes sont plus

efficaces que les experts ne le prévoyaient. En l'espace d'une génération,

toutes les tendances de fécondité sont à la baisse.

L'exponentielle est inversée. Chaunu a raison, le monde suit l'exemple

de Berlin. C'est un fait. Nous pouvons et devons réagir maintenant

et les meilleurs remèdes sont connus. Ayons le courage et l'audace

de nous remettre en question, de remettre en question certains

tabous, le sexe, le compte en banque (qui peut partir en fumée), la

pseudo-culture, la T.V. violente, bête et pornographique, les idées

reçues, certaines modes, le snobisme, la frivolité, la superficialité, le

cynisme etc. pour miser sur le bonheur du partage, de la famille, des

enfants, de la vie, de la nature, du soleil, du sport, de l'amitié, des

valeurs de nos pères qui ont fondé cette Suisse si belle, si libre, si

indépendante, si généreuse, si efficace, si démocratique quand elle le

veut. Osons le futur maintenant, soyons fiers de nos 700 ans de combats

pour l'indépendance dans la responsabilité.

3.2 Arguments de droit naturel

3.2.1 Les contrats impossibles sont nuls

Il est impossible, dans la durée, d'honorer les prêts à intérêts

(composés ou non). Prenons l'exemple suivant :

Crésus emprunte un capital de 100 à la naissance du

Christ. En appliquant un taux de 10 % (le petit crédit en Suisse est

proche de 18 %), la somme à rembourser en l'an 2'000 est de x =

(100) fois 1,1 puissance 2'000, soit 6 fois 10 puissance 82. Ce chiffre

avec 82 zéros dépasse l'imagination (par exemple 10 puissance 77

maisons de SFr 600'000, ou encore 10 puissance 68 maisons par

habitant de la terre). Il est même impossible de respecter le contrat en

soi avec ce système. Beaucoup de guerres proviennent de ces raisons

financières. La fuite en avant devait mettre à zéro les compteurs par

une guerre ou une révolution, en tuant au passage le maximum

d'hommes, afin de "libérer" de l'espace vital.

La courbe des intérêts composés est une exponentielle

avec une pente de plus en plus grande, fonction du taux de l'intérêt.

Tous les esprits scientifiques savent que le propre de l'exponentielle

est de commencer sa croissance sans "douleur", petit-à-petit, mais de

révéler sa nocivité plus tard, et de manière verticale, sans rémission.

L'image du Mayon, volcan parfait, symbolise aussi les pyramides des

âges du passé. La verticale tend vers l'éternité. Mais le hic, c'est que

les dettes et la pyramide folle des crédits est une exponentielle de

monnaie, alors que toutes les tendances de fertilité sont maintenant à

la décroissance, ce qui signifie que la demande globale solvable

décroît, donc que les biens offerts décroissent et que les économies

d'échelle seront plus petites, donc que les signes monétaires seront

trop nombreux et que l'inflation à venir sera colossale. Le rêve fou de

certains banquiers est de n'avoir qu'une population mondiale de 700

millions d'habitants. La conférence du Caire a démontré qu'ils le

désirent par tous les moyens et ils obtiendront à coup sûr la ruine de

la plupart des petites et moyennes entreprises. Ils veulent le partage

du monde entre quelques grandes puissances commerciales qui organisent

une ruche régulée par de pseudo-experts, au prix de nombreux

petits sacrifiés à l'autel de la "science", de Mammon et surtout de

Moloch.

3.2.2 La théorie des martingales

Un mathématicien français, M Paul Levy, démontre que, à

terme, toute la richesse du monde appartiendra aux banques, par simple

application des règles mathématiques des martingales.

3.2.3 Le raisonnement par l'absurde

L'histoire récente et réelle de ce yougoslave, M. Zavisa

BLAGOEVIC, représentant pendant des années des firmes japonaises

en Europe, chassé pour des raisons iniques (racistes) et gagnant,

après des procès multiples et du fait des intérêts composés et des

clauses pénales, une somme si gigantesque qu'elle ne sera probablement

jamais honorée (environ 9'000 mia de dollars) démontre par

l'absurde que l'application juridique de ces règles est impossible,

même sur une courte durée. Beaucoup de guerres viennent de cette

nécessité de remettre les compteurs à zéro.

3.2.4 Les fonctions de l'argent

1) Moyen d'échange. Les balances sont faussées en défaveur

des faibles, (cf. les psaumes, le prophète de l'Ancien Testament

Amos ou encore M. Soros, boursier d'origine hongroise et qui a fait

gagner à ses clients plus d'un milliard de dollars en une nuit en jouant

contre certaines monnaies européennes grâce aux taux de change

flottants, qui sont de facto des balances faussables instituées au détriment

des pères de famille, les contribuables qui paient la facture, toujours

plus salée).

2) Moyen d'épargne. La création monétaire contribue à

l'inflation, donc à l'érosion de l'épargne. Les familles en sont souvent

les premières victimes.

3) La nature de l'argent : St Antoine de Sienne démontre

que l'argent, par sa nature même, ne peut être fructifiable (35).

4) St Thomas et le Catéchisme du Concile de Trente

(35ème, al.4) affirment que l'on ne peut pas vendre deux fois la

même chose, ce qui tombe sous le sens. Le texte est très fort : "Sont

également coupables de rapine… les usuriers, ces ravisseurs si durs

et si cruels qui pillent le pauvre peuple, et l'écrasent de leurs intérêts

exorbitants. - L'usure est tout ce qui se perçoit au-delà de ce qui a été

prêté, soit argent, soit autre chose qui puisse s'acheter et s'estimer à

prix d'argent. Il est écrit dans le prophète Ezéchiel : Ne recevez ni

usure ni rien au-delà de votre prêt." Et Notre-Seigneur nous dit dans

St Luc : "Prêtez sans rien espérer de là." Ce crime fut toujours très

grave et très odieux, même chez les païens. De là cette maxime :

Qu'est ce que prêter à usure ? Qu'est ce que tuer un homme ? pour

marquer qu'à leurs yeux, il n'y avait pas de différence. En effet, prêter

à usure, n'est-ce pas, en quelque sorte, vendre deux fois la même

chose, ou bien vendre ce qui n'est pas ?

L'usure au temps d'Ezéchiel était de 1 %, d'après Strong.

Or, avec l'intérêt et la création monétaire, c'est ce qui se

passe, mais pire car les taux sont hauts et les morts dépassent le

milliard.

3.2.5. Le temps et le stress

Les voleurs du temps

Vu que l'intérêt et toutes ses superstructures sont fonction

du temps, insidieusement, le résultat est un vol du temps en faveur de

l'usurier qui fait travailler de plus en plus un quasi esclave qui se croit

encore libre car volontaire, mais manipulé par ses " espoirs ", souvent

déçus. En Angleterre, au temps de la Magna Carta, en 1215, les paysans

avaient plus de 150 jours chômés, du fait des fêtes religieuses et

autres. Du fait du progrès technique, nous devrions disposer de

vacances considérables. Qui a volé ce temps ? Peut-on vraiment vendre

le temps qui appartient à Dieu ? On peut prévoir un contrat de

participation aux risques et aux bénéfices et un montant du dividende.

Mais ce montant ne doit pas être en fonction du temps. Il doit être

proportionnel au succès avec un éventuel salaire, fixé par contrat et

de manière inamovible ou seulement par mutuel accord afin d'éviter

que les forts cupides changent à la hausse quand les faibles ne peuvent

qu'accepter le diktat. Une autre possibilité, choisie par les

musulmans, consiste à répartir le bénéfice de la banque selon une clé

définie par contrat, ce qui dans les faits, revient presque à la situation

actuelle lorsque les taux sont bas, mais avec l'avantage moral en plus.

D'autant plus que les calculs d'intérêts ne respectent jamais le jour

saint, le sabbat, signe que ceux qui pratiquent ces méthodes ne

respectent pas le Créateur puisque le commandement est formel dans

toutes les grandes religions et surtout dans la Juive, dont la tradition

a été reprise par la Chrétienne. Tu sanctifieras le jour du Seigneur. Or,

pour ce faire, il faut exclure l'intérêt car sinon, ça reviendrait à obliger

nos frères à travailler pour le jour du Seigneur.

3.2.6 Les soi-disant "nouvelles " conditions

1) Qu'y a-t-il de vraiment nouveau ? Rien de nouveau sous

le soleil. En effet, dans l'antiquité, on connaissait la plupart des

instruments utiles financiers actuels, cf. le livre "la Bible arrachée au

sable", qui décrit les actions d'une multinationale de l'époque sumérienne,

avec ses lettres de change, ses billets à ordre, ses chèques, ses

crédits etc… Le reste est surtout du domaine de la désinformation et

de la protection de chasses gardées lucratives par les exploiteurs de

l'ignorance humaine. Comme le dit St Paul à Timothée (I, 5-20)

"garde ce dépôt, en évitant les discours vains et profanes et les disputes

DE LA FAUSSE SCIENCE dont font profession quelques-uns,

qui se sont ainsi détournés de la foi". La fausse science est aussi l'économie

qui est devenue les idoles Mammon et Moloch auxquelles

on sacrifie les bébés et les vieillards.

3.2.7. Les petits

1) D'après Aristote et le Père Philippe de la communauté

de St Jean dans son livre les trois sagesses, il est dangereux d'accepter

des "créations humaines" faisant des petits et se reproduisant.

2) Or l'argent est une création humaine, qui, si l'on accepte

l'intérêt, fait des petits. Ces petits ne sont pas que des symboles, ils

provoquent des morts et des blessés, dans tous les domaines.

3) Il est plus prudent d'interdire tout nouvel organisme faisant

de lui-même des petits. (cf. les virus informatiques, les chimères

in vitro, le développement de nouvelles espèces, microbes, virus,

etc.), y compris des organismes intellectuels ayant des conséquences

dans la réalité. Le bien commun "argent "est aux mains de gens souvent

sans scrupule ou ne comprenant pas les conséquences de leurs

actes. C'est un devoir grave que de leur expliquer les tenants et aboutissants

moraux de leur profession.

4) Signalons que la communauté des Béatitudes interdit à

ses membres de prêter à intérêt.

3.3 Une nouvelle lecture du seul passage semblant légitimer

l'intérêt

La traduction actuelle de la Bible nous dit : "Tu aurais dû

cependant confier mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j'aurais

dû recevoir mon bien avec un intérêt". (Mat. 25.27)

Les mots grecs utilisés dans la version originale étaient

tokoi et trapeza. Quelle est leur signification ?

Tokoi = résultat de la naissance, enfant (qui a donné

Theotokos, Marie, la mère de Dieu, tokos, tokoi, = qui a enfanté, theo

= Dieu)

Action d'enfanter

Mettre bas un rejeton,

La race, le petit

Fruits fournis de la semence, produit du travail avec souffrance,

Fruit, profit (un profit n'est pas un intérêt).

à ce propos, nous demandons que l'on conserve l'expression

"le fruit de vos entrailles" que certains remplacent par le mot,

beaucoup moins précis, d'enfant. En effet, on protège moins bien les

fœtus si on change ces notions.

Trapeza = celui qui travaille à une table. En français, le

mot "trapéziste" dénote un risque. L'histoire raconte que c'est

Alexandre le Grand, afin de reprendre le contrôle de son armée qui

avait trop emprunté aux usuriers perses, dans le but de courtiser et

d'avoir les faveurs des femmes perses en leur achetant des bijoux et

des cadeaux, a le premier installé des tables installées dans une grande

plaine. Avec les chefs de chacune des divisions, ils demandaient

publiquement à chaque soldat le montant de sa dette et le lui avançaientt

en avance de solde. Le montant total remboursé était de 9'870

talents, somme énorme pour l'époque.

Le lien direct entre la crise démographie et l'économie a

été établi sémantiquement et historiquement.

3.4 L'esprit de ces notions

Cette discussion est fondamentale, même si St Thomas a

simplement affirmé que ce passage de la Bible est imagé et ce qui est

interdit entre les hommes et permis à l'homme vis-à-vis de Dieu.

Cette parabole nous donne le droit de ne prêter à intérêt qu'à Dieu, qui

nous rend 100 pour un déjà dans cette vie.

En fait, dans le passé, la situation était assez bien équilibrée

entre les actions et les obligations qui sont basées sur les intérêts

et dont la sanction est la faillite. Cependant, depuis la crise pétrolière,

l'ensemble du capital, souvent possédé par des musulmans, qui

devraient être contre l'intérêt, comparé à du porc dans leur religion,

a été investi principalement dans les obligations et dans le Tiersmonde,

sur recommandation des grandes institutions internationales,

de l'ONU, du F.M.I. et de la Banque mondiale. Ces prêts ont déjà

rapporté des intérêts considérables, et qui ont été lourdement sanctionnés

par des procédures légales strictes pour les faibles, mais ont

maintenu ou le plus souvent accru les montants globaux des dettes.

Ceci peut être vu en relation avec les familles, les entreprises et

même les pays. Cependant, la Bible semble justifier quelque chose,

c'est-à-dire l'intérêt, qui était interdit/condamné dans l'Ancien

Testament (proverbe 22 : Lévitique 25, 37 et al.). L'Église, qui a pendant

des siècles sévèrement condamné l'usure et l'intérêt, semble l'accepter

maintenant sans rien dire, par exemple aux Philippines (125 %

actuariels par année et même parfois plus de 1000 % actuariels (Sic)

par année, 1 peso sur 5 par semaine) ?

3.5 Le sacrifice au Moloch, l'avortement

Le plus grand destructeur de la paix dans le monde est l'avortement.

Mère Teresa.

Le mensonge de la "création" de monnaie par les banques

et la diffusion sans vergogne des taux d'intérêts favorisent la société

de consommation, ce qui facilite l'avortement quand les emprunts

doivent être remboursés. En fait, la cause principale citée en Suisse

par les femmes ayant subi un avortement est le remboursement des

emprunts, leasing et surtout des petits crédits, contractés par ellesmêmes

ou par la famille. Il est clair qu'il y a d'autres raisons concomitantes

(hédonisme, égoïsme, modes, pression sociale, frivolité,

ignorance…), mais fermer les yeux et ne rien faire contre l'une des

causes n'est pas du tout scientifique, ni chrétien. L'intérêt est un

signifiant qui signifie ce qu'il est, un outil de mort de l'amour (inter

esse, ce qui est le plus important entre les êtres), mais au fait au service

de qui ? Pourquoi le symbole du dollar est-il "$"? Est-ce celui

du serpent sur son arbre ? L'histoire de la Suisse nous apprend à tirer

sur la pomme et pas sur l'enfant. Comment se fait-il que nous soyons

contraints de financer ceux qui tirent sur les enfants en payant chaque

mois nos primes d'assurance-maladie et nos impôts, vu que les factures

d'avortement sont payées pour moitié par les assurances et l'autre

moitié par l'État ?

3.6 La chute de civilisations entières

L'histoire de l'Égypte ancienne montre déjà le lien entre les

taux d'intérêts hypothécaires et la diminution de population : cette

dernière a contribué au déclin de cette civilisation et à sa disparition.

(cf. l'historien belge Pirenne et son analyse du bail emphytéotique et

des taux à 24 % pratiqués par les prêtres égyptiens qui provoquaient

"l'exposition" au soleil mortelle des enfants, vu que les pauvres

parents ne pouvaient déjà plus rembourser les emprunts "sacrés".

3.7 Le nouveau catéchisme universel

Le nouveau catéchisme universel maintient la condamnation

de l'intérêt et de son rôle néfaste, à la fin des commentaires

concernant l'interdiction du vol (septième commandement). En tant

que laïcs, nous devons faire comprendre cette condamnation qui est

une libération pour les pauvres, car une économie basée sur la juste

propriété est beaucoup plus dynamique et favorise les baisses de prix

des marchandises tout en rémunérant ceux qui prennent les risques

d'investir. La justice est indispensable pour accéder à la sainteté. Il est

trop facile de se laver les mains en prétendant n'y rien comprendre.

L'économie n'est pas si compliquée si on prend la peine d'étudier

humblement des solutions finalement plus proches et réalisables que

les jeteurs de poudre aux yeux ne veulent l'avouer.

3.8. Les pays en voie de développement

Dans la crise que traversent les pays en voie de développement

et maintenant nos propres économies, ce n'est pas la valeur

des prêts qui est qui est contestable, c'est le système de l'intérêt luimême

(cf. ci-dessous chap. 4 et 5). Durant le gouvernement de Mme

Aquino, les Philippines ont remboursé environ 18 milliards de $ d'intérêts

pour environ 30 milliards de $ de dettes. C'est le pauvre qui

paie cher notre manque de courage spirituel et intellectuel, surtout

que le professeur R. Triffin de la Yale University a démontré que le

tiers-monde finance notre corruption et nos déficits dispendieux (21

et 22). L'inflation elle-même, qui est parfois utilisée pour justifier

l'intérêt, est directement provoquée/causée par la "création" monétaire

basée sur les mêmes taux d'intérêts. Cette "création" ne reflète pas

les réelles économies. Et ceux qui paient le prix de ce mensonge sont

les milliards d'enfants avortés ou non-conçus, enfants qui manquent

maintenant en tant que consommateurs. Plus le taux de la "création"

de monnaie fiduciaire est élevé, plus le taux de naissance est bas.

3.9. Libéralisme économique et licence sexuelle

L'histoire démontre que le libéralisme économique sans

freins amène à des excès horribles (travail des enfants, exploitation

des faibles…). Celui-ci, favorisé par la cupidité, a une relation directe

avec la licence sexuelle (1). Combattre l'un sans combattre l'autre

est illusoire. On peut démontrer une étroite relation humaine et culturelle

entre les deux mondes de l'acte de production et de reproduction

et de leurs déviations. (cf. le livre Europe, l'hiver démographique

paru aux éd. l'Âge d'Homme à Lausanne)

Depuis plusieurs siècles, l'Église souffre car ses fils sont

prisonniers d'une grande désinformation et ignorance Le prix Nobel

d'économie, Maurice Allais, affirme que le système financier international

reste la plus grande entreprise de désinformation de l'histoire

humaine. Les fils des ténèbres contrôlent cette désinformation et

écrasent les faibles, souvent aidés par des ignorants de bonne foi.

4 Que faire ?

Il faut reconstruire de fond en comble l'Ordre social.

Ghandi. (8)

Pourquoi ne pas réagir ? La race humaine a survécu plusieurs

siècles sans pseudo "création", et même sans "banques", par

exemple toute la monarchie française ; alors, pourquoi ne pas abandonner

ces taux inhumains qui n'ont aucune limite conceptuelle et qui

volent notre temps d'éducateurs ? L'intérêt, c'est du temps volé aux

pères et mères de familles. Nous demandons la justice pour les prolétaires

des temps modernes qui ne peuvent plus être prolifiques.

(même étymologie de Proles ; prolifique, prolétaires). Sans ceux-ci,

les capitaux devraient tout simplement s'investir en actions et en participation,

ou encore dans l'art, la musique ou la vie spirituelle et culturelle.

4.1. Favorisons les banques coopératives et le crédit social

de Louis Even

Vu que la gangrène est partout, nous devons agir vite. La

première mesure est de transférer tous nos fonds aux banques coopératives

ou mutuelles locales (du type Raiffeisen), à des fonds de placement

éthique ou à des organismes de crédit social.

4.2. Favorisons les familles nombreuses

Pour influer sur les moyennes, il faut concentrer nos

efforts sur les familles nombreuses. L'exemple suédois démontre que

l'État peut être bénéfique et qu'il peut favoriser la fécondité. En

Suisse, nous pouvons lancer une initiative dans ce sens, pour favoriser

la maternité.

4.3. Favorisons une doctrine économique sérieuse

Nous dépensons des milliards pour des recherches en physique

ou en contraception dans les PVD. Dépensons quelques

millions pour approfondir les intuitions d'une doctrine sociale dynamique

qui favorise la croissance. Créons un Centre d'Études et de

Formation à l'Action Sociale (CEFAS) pour diffuser la vraie doctrine

sociale.

4.4. Favorisons l'éthique sociale

En tant que consommateurs ou investisseurs, nous pouvons

et devons boycotter toutes les sociétés qui ont des comportements

ou des produits inacceptables (Hoechst et Rousel-Uclaf avec le

RU-486 par exemple, Upjohn, General Electric qui favorisent la politique

de l'enfant unique chinoise en aidant à détecter les filles pour

mieux les supprimer).

4.5. Rendons possible la promesse faite à Abraham

La terre est vaste et généreuse, les mers aussi. Tous les

experts sérieux, après des études approfondies (cf. Julian Simon)

admettent qu'elle peut nourrir tous les enfants à venir, et pour des

milliers d'années.

En fait, celui qui croit que la terre est partout surpeuplée

ne croit pas en Dieu, ni en sa promesse. Pour ceux qui n'ont pas la foi

en Dieu, prenez au moins le temps et l'énergie d'étudier les faits,

comme l'a fait Julian Simon qui a changé d'avis après ses deux ans

recherches, alors qu'il était subventionné pour "prouver" que la terre

était surpeuplée et qu'il le croyait, il a eu le courage de changer son

fusil d'épaule et a rédigé son fameux livre "the ultimate ressource ").

Réapprenons à dire la salutation des fils d'Abraham ; " Pax, la Paix,

Shalom , Salam...". Cette paix, comme le dit Mère Teresa de

Calcutta, ne peut venir sur terre que si nous n'avortons plus et si nous

acceptons même ceux qui sont différents, les handicapés. Dans ce

cadre, nous ouvrons une souscription mondiale pour offrir aux USA

une statue de la Responsabilité, à mettre à côté de la statue de la

Liberté.

4.6. Le Salaire maternel

Les femmes, mères au foyer, travaillent. Elles méritent un

vrai salaire, qui permettra de créer des places de travail, de relancer

une vraie consommation et faire doubler le Produit National Brut

(PNB). Nous avons pu financer des guerres mondiales, il est donc

possible de financer les mères. Le Canada estime que le travail maternel

équivaut à 46 % du PNB, la Suisse à 58 %. La monnaie émise doit

être aussi fonction de la population.

4.7. Le banquier totalitaire, souvent sans le savoir

Dans les faits, la banque, par l'argent, possède les valeurs

d'échange, l'épargne et le pouvoir des planifications. Qui tient la

bourse tient en partie la Vie. Il est à la fois le législatif (cf. sa présence

au parlement), l'exécutif (cf. la claque au Président de la

Confédération Delamuraz au sujet des hypothèques) et souvent le

Juge en s'offrant les meilleurs avocats et en faisant durer les procédures.

(Cf. la "loterie romande", alias le Tribunal Fédéral). Les banquiers

font des milliards de bénéfices déclarés, plus ceux qui sont

"légalement" hors bilan. Ils ont de quoi payer des agents dans l'église

pour vous désinformer. Vu qu'ils ont mis sur leurs billets "In God

we trust "et que César a disparu, exigeons que son utilisation soit

vraiment au nom de Dieu et non pour la mort. La création monétaire

doit n'être qu'une fonction de la croissance de la population et de ses

vrais besoins. La vraie pollution commence dans les esprits.

4.8. Respect du Sabbat

Le samedi et le dimanche doivent être libres pour se

concentrer sur l'essentiel. Aucun calcul actuariel ne respecte ce repos.

4.9. Leur place dans l'Église

Nous devons faire comme St Vincent qui rachetait les captifs,

nous pouvons proposer un prix, très élevé, pour garder en vie les

petits innocents. Expérience faite avec l'accord de notre Évêque,

c'est très efficace. Les femmes enceintes doivent être bénies de

manière spéciale, devant toute l'assemblée. Les orthodoxes nous

montrent l'exemple, en donnant la première communion aux tous

petits, ou encore les Arméniens, qui laissent les enfants se promener

dans l'Église, la maison de leur Père, car celui qui tient un tout petit

enfant dans ses bras au nom du Christ tient le Père lui-même, et en

voit la face. La messe des familles devrait être la règle et non l'exception,

en recommandant aux grincheux de venir aux messes du

soir. Les prêtres devraient s'inviter dans chaque famille afin d'avoir

un aperçu des vrais problèmes. Une académie pontificale de l'économie

devrait être créée, afin de ne pas laisser cet universel aux mains

des fils des ténèbres. L'Église devrait définir tous les avortés comme

de Saints Innocents et leur dédier une fête, car ils sont probablement

les victimes d'un plan anti-chrétien. L'endroit le plus dangereux du

monde est maintenant l'utérus des mamans, que le Créateur a défini

comme un sanctuaire.

Nous devons aussi mieux gérer l'argent de l'Église et de sa

hiérarchie et ne permettre qu'une gestion dans l'esprit de ce rapport.

4.10. Pour une nouvelle stratégie de la vie

Le pape nous demande, dans sa récente encyclique"

L'évangile de la Vie", de lancer une mobilisation générale pour la vie

et de mettre en oeuvre une nouvelle stratégie mondiale. Nous n'avons

pas le droit de coopérer formellement au mal. Si les faits financiers

sont ignorés, cette stratégie sera, comme celles des siècles précédents,

inefficaces. La doctrine sociale de l'Église ne commence pas

seulement avec Rerum Novarum mais doit tenir compte des siècles

précédents, de Vix pervenit, des condamnations du libéralisme, du

Syllabus, de Quanta Cura…. Des économistes comme Parker nous

affirment que la croissance est bonne, qu'elle peut être supérieure à

10 %. Nous croyons qu'elle doit être supérieure pour donner du travail

valable à tous les jeunes que la terre peut porter.

4.10.1 Soutenons la pétition pour la suppression de la dette

et surtout pour que de telles dettes ne renaissent plus.

4.10.2 Demandons un cadastre international des dettes et

tranchons en faveur des pauvres, comme Alexandre le grand l'a fait

pour ses soldats.

4.10.3 Demandons un contrôle sérieux de la publicité subliminale

qui peut nous manipuler à notre insu dans les films, la TV,

internet, la musique…

4.10.4. Apprenons à dire non à l'horreur, à la laideur, à la

nourriture trafiquée, aux manipulations…

4.10.5 Retrouvons nos racines chrétiennes, qui nous aident

à résister aux tentations, aux excès, au nombrilisme, mais dans un

esprit humble, joyeux et sportif.

5 Questions importantes et quelques objections

Tous les raisonnements invoqués à l'appui de la régulation

des naissances sont erronés et dangereux....Certains avancent que la

procréation est un accident à éviter aussi longtemps qu'on refuse d'avoir

des enfants. Voilà, selon moi, l'une des plus dangereuses doctrines

que l'on puisse prêcher.

Mahatma Gandhi

N'est-il pas vrai que :

5.1) Le moins d'enfants dans une famille, le moins de

vocations au partage et à la générosité et à une vie consacrée aux autres

?

5.2) La meilleure école du principe de subsidiarité est une

famille nombreuse?

5.3. Le principal manque de la politique mondiale est cette

générosité dans une structure de corps intermédiaires, afin d'atténuer

les pressions étatiques et les excès de l'individualisme.

5.4. La mentalité contraceptive est directement dirigée

contre les familles nombreuses en favorisant l'égoïsme, l'individualisme,

la remise à plus tard des responsabilités ?

5.5. Le système d'intérêt et la pyramide des crédits attaquent

directement la famille ?

5.6. Pouvons-nous dire que l'intérêt est un vol, de temps,

de biens et d'enfants ?

5.7. Pouvons-nous dire que la "création" de monnaie rendue

possible par l'intérêt est un mensonge ? Un vol au détriment des

générations futures ? (des enfants pas nés)

5.8. Un homme de bonne volonté peut-il participer à ce

massacre ? En action et par omission ? Ou pouvons-nous nous élever

et arrêter cette mécanique ?

5.9. La doctrine de St Thomas est toujours valable. (3)

(Justitia, II IIae, qu. 57 to 122 et q. 78 art. 1). Peut-on vendre le temps

qui est à Dieu ? Voici une explication du stress. De plus, nous devons

respecter le jour du repos, or, dans les calculs des intérêts, aucun

créancier ne respecte ces jours sacrés. Ils violent tous un commandement

divin, car leur cupidité les aveugle.

Toute invention humaine qui n'a pas de limites est monstrueuse,

or le système des taux d'intérêts n'a pas de limites.

De plus, un instrument d'échange ne doit pas pouvoir faire

des petits, or l'argent en fait actuellement, au prix des nôtres : Ceci est

monstrueux.

5.10 Nous pouvons démontrer que la crise actuelle est en

grande partie due à cette recherche d'une croissance zéro, recherche

basée sur des erreurs en fait et en analyse (de nombreuses personnalités

réputées (Prof. Schaller, Iffland, Goetschin, Simon, Wattemberg,

Villegas, Kaesun, Tremblay, Parker, Lejeune,….) ont démontré le

manque de sérieux du Club de Rome et de leurs disciples, en prouvant

même le contraire et en affirmant l'importance de la croissance).

Pharaon déjà croyait perdre le contrôle démographique et, à ce titre,

a voulu tuer Moïse et ses frères. Or l'Égypte nourrit maintenant les

quelques coptes qui restent et les millions d'envahisseurs qui ont pris

leur place. Quelle erreur de croire que la terre n'est pas généreuse

alors que l'Europe toute seule pourrait nourrir plusieurs fois la population

mondiale, sans compter les océans à peine exploités.

5.11. L'argent ne s'investira plus, car l'intérêt étant le prix

de la monnaie, si celui-ci est gratuit, il restera thésaurisé.

Oui, il s'investira, mais en actions ou en propriétés familiales.

Le capitaliste familial cherchera à faire fructifier son avoir. Par

ailleurs, le récent Code des obligations démontre à nouveau que les

actions ou les propriétés personnelles rémunèrent mieux. D'autre

part, leur sanction est chrétienne, car elle fait appel à la patience, qui

est une vertu, et non à la faillite, qui est destructrice. Le système des

impôts devra protéger la famille. Il n'est pas juste que les Sociétés

anonymes puissent bénéficier de l'effet fiscal et pas les familles qui

sont de petites entreprises. (L'effet fiscal permet de déduire au compte

de perte et profit tous les achats, donc de diminuer le bénéfice, ce

qui revient à acheter tout encore moins cher que les rabais déjà obtenus,

soit un prix réel d'environ 30 % inférieur à celui qu'un père de

famille doit payer pour la même prestation. Les injustices fiscales

sont nombreuses (concubins, célibataires, sociétés, indépendants…

favorisés au détriment des familles, assurance maternité subventionnée

par les impôts promis en Suisse en 1945 mais sans réelle mise en

pratique etc. etc.)

D'autre part, la monnaie est le prix du travail de l'homme,

la récompense de l'accomplissement d'un devoir ou d'une prestation

de service, soit fait, soit à venir, avec le maximum d'intelligence et de

liberté. Or, donner le prix d'un prix est logiquement absurde, comme

l'ont déjà démontré de nombreux philosophes.

Il est par contre légitime d'espérer un juste profit d'investissements

qui permettent de libérer le travail humain.

5.12. Moins de logement ?

Au contraire, les capitaux disponibles libérés par tous ses

pseudos outils financiers "dérivés" travailleront dans l'immobilier, à

nouveau en actions ou en biens personnels, ce qui provoquera probablement

une meilleure concurrence et une offre plus grande, donc une

baisse de prix.

5.13. Seul un faible pourcentage des capitaux placés en

actions arrive aux entreprises.

Ceci est juste pour les grandes entreprises mais est faux

pour les petites. Car la doctrine sociale naturelle demande de favoriser

les PME (Petites et moyennes entreprises). La TVA favorise au

contraire les grandes entreprises intégrées et verticalisées.

5.14. Les actions (titres de propriété) sont amorales

Non, seul les excès qu'elles permettent le sont. Partager

les risques est bon, partager les profits reste très chrétien. La démocratie

doit aussi régner dans le monde économique, sinon nous

vivrons à nouveau des révolutions coûteuses et des manipulations qui

se paient en vies humaines.

5.15. D'autres y travaillent déjà.

Nous les avons cherchés et nous sommes en contact avec

eux. Mais notre inertie collective alloue encore des milliards de $ par

nos impôts aux partisans de la mort. La récente conférence du Caire

le démontre. Nous sommes conscients qu'il peut paraître téméraire

de s'en prendre aux monopoles des puissantes forces de la mort, qui

utilisent l'ignorance ou la naïveté de certains de nos contemporains.

Le plus triste est de se trouver opposé à ceux qui devraient être nos

frères de combat et qui font le jeu de l'horreur, avec un cynisme

révoltant ou une ignorance abyssale. L'enfer, car celui-ci existe,

retentit de grincements de dents et de pleurs. Le temps n'est plus aux

mauviettes, nous avons besoin d'hommes et souvent, les plus hommes

sont les mères de famille, c'est pourquoi ce sont elles qui sont le

plus pourchassées par les loups déguisés en agneaux. Les temps

seront de plus en plus durs pour les forces de la vie mais rares sont

les combattants qui savent à l'avance que leur victoire est certaine, ce

sera le ciel.

5.16. Toute cette théorie est utopique

Non, elle a déjà été pratiquée par des civilisations entières

et pendant des millénaires. De plus en plus de personnes réalisent le

mensonge actuel. Nous voyons même de nouvelles monnaies locales

naître, comme à Ithaca dans l'État de New-York.

5.17. Elle va contre la société de consommation

Oui, elle va contre les excès de cette société. Ceux-ci ne

sont plus à démontrer. Il est impératif de catégoriser les besoins justes.

Notre société actuelle est malade en acceptant une pauvreté absolue

d'une part et, à quelques kilomètres de là, des gaspillages honteux

et un luxe frivole et ridicule. La doctrine sociale de l'Église ne commence

pas au XIXème siècle. Elle commence dans l'Ancien

Testament et elle est confirmée par toute la Tradition. Le silence

actuel est un manque de sévérité contre le mal, c'est le moment de

s'en libérer, comme le Christ l'a fait à plusieurs reprises en nous

demandant de l'imiter. Mc 3,5 ; Mt 9,30 ; 11,20-24 ; 16,23 ; 21,19 ;

23,1-39 ; Mc1,25 ; 8,33 etc. et surtout la constante aux quatre évangiles,

les marchands et changeurs, à plus forte raison les banquiers

chassés du Temple Mt 21,12-13 ; Mc 11,15-16 ; Lc 19,45-46 ;

Jn2,14-17. Cette doctrine reste basée sur la Solidarité, la Fraternité et

la Subsidiarité. Qui pratique encore ces vertus ? Qui en connaît vraiment

le sens ? La seule école qui les enseigne encore est celle des

familles nombreuses, qui sont pourchassées hors de nos soi-disant

églises car le silence est d'or. Serait-ce le silence des sépulcres blanchis

dont parle le Seigneur ?

5.18. Si vous appliquiez votre théorie, nous ne serions pas

là, car il y aurait eu moins de progrès technique.

D'une part, ce n'est pas notre théorie, mais celle d'un droit

naturel ; d'autre part nous serions bien là, peut-être en effet avec

moins de gadgets inutiles mais une plus grande joie de vivre avec

plus de cousins, de frères et soeurs. The more the merrier, comme disent

les Anglais, plus il y a de convives, plus on peut s'amuser. Les

enfants le comprennent vite, à l'image de la parabole du festin. À quoi

servirait-il à l'homme de conquérir l'univers pendant quelques années

au risque de perdre son âme pour l'éternité ? De plus, il n'est pas

prouvé qu'il n'y aurait pas eu de progrès sans l'intérêt, au contraire

puisque l'économie serait moins fonctionnarisée et plus dynamique

du fait des actions. De plus, il est prouvé historiquement que le progrès

fait des avancées fulgurantes lorsque le pouvoir monétaire

revient sous le contrôle du souverain, c'est-à-dire pendant les guerres.

La deuxième guerre est une démonstration patente.

5.19. C'est déjà fait !

Ah oui ? Et où ? Mais, en tant que laïc, c'est notre devoir,

dans la charité, en toute liberté, que d'explorer ces pistes d'actualité.

5.20. Pourquoi vous faire confiance ?

Devant la gabegie actuelle, nous avons au moins une solution

de rechange, qui comme toutes les solutions, a un prix, mais plus

modique que des guerres. En effet, la solution passée résidait dans

des guerres régulières qui remettaient les compteurs à zéro. Mais le

nucléaire rend ces moyens horribles encore plus inadmissibles. Le

Pape a raison de proposer un jubilé et une remise générale des dettes,

qui coûtera moins cher que des guerres et fera plus d'heureux.

5.21. Pourquoi vous aider ?

Car, maintenant que vous savez, merci de contribuer, dans

la mesure de vos moyens, à répandre ce vent nouveau.

5.22 J'ai tellement de demandes !

Mais dans notre cas, avec peu d'efforts humains et le

levier considérable du droit naturel, nous pouvons reprendre une

grande partie du pouvoir injustement laissé aux partisans de la mort.

5.23. Qu'est-ce que ça me rapporte ?

Une certitude que les conditions s'amélioreront réellement,

pour vous et vos enfants.

5.24. Le printemps viendra tout seul

Non, l'histoire égyptienne le démontre. Elle a disparu. De

plus, la lenteur de certains à réagir démontre la tiédeur de leur foi et

Dieu vomit les tièdes, selon St Jean. Les fils des ténèbres réagissent

à la vitesse de leurs ordinateurs, nous réagissons trop souvent à la

vitesse de notre paresse. L'excuse de la réflexion est éculée. Deux

siècles de réflexion, des milliards de non-nés, des morts de faim, des

guerres sans pitié, des structures de péchés à crever les yeux sur leurs

chaînes TV souvent peu recommandables avec des écrans de plus en

plus grands et de plus en plus chers.

5.25. Ce n'est pas mûr

Il n'est jamais trop tard pour commencer. Mais plus on

attend, plus c'est difficile. De plus, le point de non retour est proche,

très proche. L'implosion est là, elle a commencé.

5.26. Tout le monde accepte ces taux

Comme tous croyaient que la terre était plate, ou que le

soleil se levait et se couchait, ou que le "Roi "était un dieu…

Signalons que de grands courants philosophiques sont contre (Platon,

Aristote, Cicéron, Caton, Plutarque, Tacite, Tite-Live) et que toutes

les grandes religions sont claires si on a l'honnêteté de lire le sens littéral,

qui doit primer. Le plus triste, c'est les gens qui se croient "d'Église"

et qui utilisent ces outils anti-chrétiens.

5.27. Cette discussion est superficielle

Avec les meilleurs esprits de l'histoire (Aristote, Cicéron,

St Thomas, St Antonin, les Pères de l'Église, le Christ, les prophètes,

les Papes) nous aimerions bien recevoir des critiques constructives;

des arguments en faveur des taux d'intérêts, de personnes n'ayant

aucun intérêt personnel à favoriser sa théorie. On ne peut être juge et

partie. Cherchez à qui le crime profite, car le crime est si grand que

c'est devenu de la statistique froide et scientifique. Si le Christ l'avait

trouvé si bon, il en aurait levé l'interdiction lui-même. Or, toute la

tradition écrite reste formelle, que ceux qui affirment par oral qu'elle

n'est plus valable nous le disent avec d'autres arguments que "tout

a changé "ou encore "l'argent est différent maintenant qu'avant". Ou

encore " grâce à lui, on vit mieux ". Ces arguments sont du même

type que "la santé n'a pas de prix "alors que le prix se compte en vies

humaines. La cupidité est une constante et l'Ancien Testament la

lavait dans les jubilés, ces fêtes sociales où on remettait les dettes. Le

Pape nous demande d'en préparer une pour fêter l'an 2'000 et pour

préparer notre égoïsme collectif à ce grand nettoyage. Commençons

tout de suite, notre place au ciel en dépend. Pour ceux qui n'ont pas

la foi, sachez que votre crédulité en d'autres valeurs est exploitée par

les serviteurs des forces de la mort et que votre tour viendra, sur un

lit d'hôpital, avec ce qu'ils appellent la "bonne "mort, l'euthanasie,

que le Prof. Lejeune appelait l'Euthanazie, l'arme du nouveau totalitarisme

sournois qui élimine les moins productifs.

5.28. Comment avez-vous découvert cette intuition ?

Le Christ a dit "Soyez mes disciples et vous découvrirez la

Vérité et celle-ci vous libérera ". Nous devons vivre le Royaume et

sa justice. La justice est de prendre les petits enfants dans nos bras au

nom du Christ. Les seuls qui savent encore ce que le mot "sacrifice"

veut dire, c'est les mamans et quelques papas encore trop rares. Dieu

le Père étant chassé, les papas aussi. Voici la raison de la rage des

anti-chrétiens contre les mères et leurs enfants. Ceux-ci, comme

Judas, sont autour de la table, dans les rangs de l'église. Leurs sesterces

sont à la banque. Ils sont souvent inconscients du jeu diabolique

qu'ils jouent, pauvres pantins qu'ils sont devenus. Mais la

Vérité triomphera à la fin et ce message de liberté fera tomber les

chaînes des pauvres exploités actuels, qui sont de plus en plus nombreux

sans enfants, ce qui est voulu par les forces de la mort. Les

sacrifices humains ont lieu tous les jours, au Centre Hospitalier

Universitaire Vaudois (CHUV),

5.29. Le texte du Conseil Pontifical "Justice et Paix "

Ce texte de 1994 part de bonnes intentions, mais se refuse

à voir toute la réalité. Dès lors, il ne peut pas apporter les réponses à

nos questions. De nombreux documents de cette institution ont le

même défaut. De plus, on y trouve des critiques voilées du Magistère,

sans démonstration sérieuse. (Seraient-elles d'ailleurs possibles ?).

Par exemple, page 15 "La condamnation du prêt à intérêt a pu apparaître

comme une transcription trop littérale de l'enseignement du

Christ "ou encore, page 19, au sujet de la primauté du travail sur le

capital" Ce principe énoncé par Jean-Paul II comme évident, est loin

d'être une vérité évidente pour les économistes. Travail et capital

sont plutôt pour eux les deux facteurs essentiels de production…. Il

n'y a pas de hiérarchie certaine…

Ou encore page 27 "Les rapports entre la sphère financière

et l'économie réelle se placent plutôt sous le signe de la complémentarité

que sous celui de l'opposition que dénonçait naguère Pie

XI…". Quel orgueil et quel manque de perspicacité. Le Pape se trompe

d'après eux. Mais les victimes se comptent par millions, et vous

n'en parlez pas. 850 millions de chômeurs, des avortés par milliards

... êtes-vous pour la contraception ? Saviez-vous que la plupart des

contraceptifs sont en fait abortifs ! En page 48 du texte de Justice et

Paix, il est recommandé de suivre la parabole des talents, mais avec

la traduction favorable aux banquiers et cette fois-ci, comme c'est

bizarre, de manière très littérale. Mais heureusement que la conclusion

finit sur des notes d'espoir. La solution ne sera pas facile et elle

doit coûter quelque chose. Nous affirmons qu'elle doit remettre en

question beaucoup d'habitudes et presque toute notre culture économique

actuelle. En effet, ils ont rejeté la pierre d'angle du monde économique.

Comment est-il possible de croire un instant que le monde

économique peut se bâtir sans morale et sans le Christ ? L'Église a

étudié les aspects techniques des fécondations in vitro, a-t-elle le

droit de laisser les techniques financières folles, alors qu'en fait, elles

sont plus simples que les manipulateurs intéressés veulent le faire

croire ? Refuser leur étude est criminel. Les bases du Bien commun

restent les mêmes depuis la fondation du monde, exclure les plus faibles

reste une tentation permanente, le pire est de se taire devant le

plus colossal holocauste de tous les temps. Les victimes servent de

sacrifice humain à la Bête immonde qui achète les âmes au prix du

sang d'innocents, comme le Moloch, Mammon ou le Baal antique.

Voici pourquoi ces milieux sont si réfractaires au simple mot "avortement".

Dans les rédactions suisses, tout papier comportant ce mot

doit être jeté au "corbillard" (la poubelle pour les non-initiés), pour

l'éternité. Le principe juridique "on ne peut être juge et partie" doit

s'appliquer aussi dans ce domaine et demander à des personnes qui

vivent des prébendes du système un peu d'objectivité est du domaine

de l'inconscience.

5.30. C'est le domaine des laïcs

Comment est-ce possible que l'Église ait considéré ce sujet

comme de son ressort pendant des siècles et que, soudain et sans

explications sérieuses, on se taise, on se lave les mains et on affirme

que tout est permis. Que ce qui était péché mortel passible d'excommunication

ne l'est plus. Au contraire, prêtez gaiement contre les

intérêts que le marché dicte, marché que vous pouvez manipuler.

Soyons sérieux. Donnons des explications. Nous croyons pouvoir

affirmer qu'il sera plus facile de nettoyer les écuries en coupant l'essence

aux camions qui déversent leurs immondices sur nos enfants et

nous-mêmes. Ils viendront à pied et nous nous défendrons à pied, les

armes seront au moins égales. Cessons d'être comme les Polonais, à

cheval contre les panzers nazis. Il est symbolique que le lendemain

du succès du Pape à Manille en 1995, les banques internationales

aient reçu la permission de multiplier leurs réseaux dans ce pays.

Nous devons être héroïques dans notre vie sexuelle, pourquoi pas

dans notre vie économique ? La cupidité ne doit pas être combattue

? Le Christ ne doit-il pas aussi régner dans le monde financier ? Où

sont les limites ? Que des experts sérieux nous donnent les clefs et

non le silence qui pourrit tout. Pourquoi la jouissance sexuelle estelle

interdite hors mariage, ce que nous comprenons, mais la jouissance

de l'avare Harpagon sur son tas d'or n'est plus condamnée,

alors qu'elle coûte plus de mal à toute la société ? Pourquoi ne faiton

plus d'exception à la limitation de la liberté humaine dans le

domaine de l'esclavage, des sacrifices humains, de l'anthropophagie,

du racisme mais pas dans les meurtres d'enfants innocents par l'avortement

ou dans le meurtre économique par les faillites. Est-ce

chrétien que de laisser l'esprit cupide fantasmer sur des profits énormes

gagnés sans travail réel, afin d'assouvir des besoins futiles avec

l'argent pris dans des opérations de raider, de bourse, de dérivés ou

de futurs et qui mettent au chômage des milliers de pères et mères de

famille, qui jettent à la rue des milliers d'enfants sans parents responsables,

qui poussent au désespoir les chefs d'entreprises ou qui annihilent

en quelques secondes leur bénéfice d'une année car le taux de

change a chuté. Amos et les Papes ont démontré que ce n'est pas

MORAL, que ce sont des péchés mortels passibles d'excommunication

automatique latae sententiae. Mais c'est tellement plus facile

d'hurler avec les loups, surtout quand ils offrent des cocktails dans

leurs clubs et qu'ils vous flattent. La veuve, l'orphelin et surtout les

avortés attendent la vraie Charité. La justice demande une position

courageuse aussi des clercs, aux questions suivantes :

1) Peut-on prêter à intérêt ?

2) Peut-on prêter ce qui n'existe pas (l'argent créé ex nihilo

par de simples écritures) ?

3) Si oui, peut-on exiger la faillite en cas de non remboursement

?

4) Si oui, pourquoi L'Église a-t-elle changé d'avis et quand

?

5) Peut-on laisser le pouvoir de création monétaire sans

l'étudier sérieusement ?

5.31. La monnaie n'est plus un bien fongible, d'après certains

responsables de l'Église

Ah oui ! Et pourquoi ? Un bien fongible, comme un pain

d'un kilogramme ou une pomme, est un bien que l'on peut remplacer

par un identique. Le code de Droit Canon prévoit que l'on doit rendre

à l'identique, sans rien en plus sinon la gratitude gratuite. Toute

clause qui prévoit un ajout est interdite car usuraire. Or, un billet de

banque ou une écriture bancaire est fongible, vu que ce sont des symboles

et qu'ils sont identiques. Ceux qui affirment le contraire le font

par intérêt, afin d'éviter cette condamnation si bonne. Prions St Yves,

le patron des avocats, de nous donner le courage de défendre les faibles

et les opprimés, de manière sérieuse et concrète.

5.32. La Vatican a des banques et pratique l'intérêt. C'est

donc licite

Ce n'est pas parce que certains Papes ont eu des maîtresses

que l'adultère est licite. Les scandales récents s'expliquent par le

laxisme passé. Le Pape actuel y met d'ailleurs de l'ordre.

5.33. St Nicolas de Flue, notre mystique national suisse,

père de dix enfants, a beaucoup médité sur la Trinité, reprenait la dis-

tinction classique et affirmait que tout ce qui est des relations internes

s'appelle la Théologie et tout ce qui provenait de la Trinité vers

le monde extérieur se nomme l'économie du Salut. Notre microcosme

intellectuel étudie peut-être trop dans un domaine et pas assez

dans l'autre. Nous connaissons beaucoup de soi-disant "théologiens

"qui essaient de détruire le message du Christ et peu d'économistes

qui défendent le Bien commun indispensable à la Vie. Primum vivere,

d'abord vivre. Ce n'est bientôt plus possible pour les familles

nombreuses. La TVA, la hausse de 40 % de l'électricité. les hausses

d'impôts, de loyer, d'écolage, des primes d'assurance sont pour vous

des "questions bassement matérielles". Les ecclésiastiques sont

payés par l'État et nos impôts. Si on ne les paye pas, nous sommes

mis en faillite. Voici la vérité crue. Le sanctuaire, c'est les entrailles

de Marie, Marie, c'est la THEOTOKOS, Tokos, c'est la mère et pas

l'intérêt. Mettre dans la bible que tokos, c'est l'intérêt, c'est mettre

dans le sanctuaire de nos âmes l'abomination de la désolation dont

parlait Daniel. Le résultat : l'endroit le plus dangereux pour les plus

faibles, c'est l'utérus d'une mère, plus qu'un pays en guerre. Il devrait

y avoir 15'000 familles nombreuses à Lausanne. Combien y en a-t-il

? Moins de 100 ! Est-ce un péché social que d'avoir plusieurs enfants

? Que dit l'économie du salut ? Le Créateur est-il égoïste ? La terre

est-elle généreuse ? Pourquoi le Gatt doit-il limiter les surplus ? Jeter

la nourriture ? Pousser les agriculteurs hors de leurs champs pour les

parquer dans des bidonvilles ? Pourquoi a-t-on payé les pêcheurs

français pour couler une partie de leurs bateaux alors qu'en cultivant

les mers, on pourrait nourrir des milliards d'êtres humains ? Avezvous

les réponses ? Le Christ les a et son message est vraiment libérateur,

mais il faut d'abord chercher la Vérité, toute la Vérité et sa

Justice, toute sa Justice.

5.34. Les demandes économiques de la Bible n'ont jamais

été invoquées sérieusement ni appliquées

Ceci est faux. Le Cardinal Ratzinger le démontre dans ces

derniers ouvrages. Sans compter que la jeune église pratiquait une

grande générosité. De plus, Charlemagne et St Louis notamment ont

été d'une grande clairvoyance. Le jubilé de l'an 2'000, tel que demandé

par Jean-Paul II, va dans ce sens d'une fête qui renouvelle tout l'édifice

social et les chrétiens se doivent de montrer l'exemple, et sur-

tout les institutions et les ordres. Le communisme a tué plusieurs centaines

de millions de personnes innocentes, le colonialisme occidental

aussi, si on compte les Indiens et surtout les esclaves, mais le système

hédoniste actuel a déjà tué en 30 ans plus de deux milliards

d'embryons, car la plupart des contraceptifs modernes sont en fait des

abortifs. Cette guerre silencieuse frappe en continu est reste souvent

remboursée par la "société". Nous devons refuser ce massacre qui est

le fruit de notre manque de formation dans le domaine moral de l'économie.

Oekos nomos, c'est la loi de la famille, c'est devenu la guerre

contre l'élément le plus faible, l'enfant à venir.

6. Les élites. Vivons simplement afin que

les autres puissent simplement vivre

Au vu de tout ce qui précède, je crois pouvoir dire que les

élites ont du travail sur la planche et que, sans l'aide divine, ce travail

est impossible. Nous devons trouver les laïcs choisis par Dieu pour

ce travail. Je pense qu'ils ne peuvent exister que parmi des personnalités

qui ont prouvé leur amour et leur abnégation dans le combat

pour la vie, tolérant pour les personnes mais clair dans les idées. Ces

personnes doivent rechercher la sainteté et croire qu'il est possible,

avec l'aide du Seigneur, de l'atteindre. Un Professeur Jérôme Lejeune

reste un exemple lumineux de cette possibilité. Leur travail est d'abord

de défendre les plus faibles, ils sont élus par les familles, au suffrage

familial, les voix des enfants comptant, ils décident de la création

monétaire et l'attribuent d'abord aux familles, vrais investisseurs

du futur. Ce pouvoir économique créera des richesses décentralisées

et améliorera toute la répartition des hommes sur la terre. Avant d'élire

nos représentants, nous devons prier pour eux et les aider à prendre

des décisions chrétiennes en les entourant de notre amitié.

7. Conclusion

"Le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas"

Malraux

Le grand risque pour les matérialistes, c'est de perdre non

seulement la vie éternelle, mais aussi la vie terrestre et la bourse. Le

système va vers son explosion et ils auront tout perdu. Quelle ironie,

des signes sans valeur sur un compte en banque, la tentation de se

suicider et en plus le risque de l'enfer pour l'éternité. Mgr le Cardinal

Alfonso Lòpez Trujillo demandait, lors du précédent sommet des leaders

pro-life, un David pour faire tomber le monstrueux Goliath de

l'avortement. Ce Goliath est dans notre coeur et dans celui de nos pratiques

et de notre culture, même ecclésiales. Nous devons favoriser

des élites chrétiennes, sinon le chaos sera terrible. Le grand jubilé va

nous coûter cher à tous mais quelle joie si nous réussissons. Nous

devons trancher le nœud gordien d'un coup décidé et revenir à la

pureté des premiers chrétiens, aussi dans la doctrine sociale.

Cherchez le royaume de Dieu et sa justice. La justice permettra aux

pauvres embryons de simplement vivre. Je demande le respect de la

vie selon l'unité de vie des premiers chrétiens, dans tous les domaines.

Pour ce faire, nous avons besoin d'une position claire dans le

domaine financier et économique. Cette idole doit tomber pour le

bien des enfants. Les avortés et les embryons surnuméraires ne sontils

pas de Saints innocents ? Ne peut-on pas les racheter comme St

Vincent De Paul rachetait les chrétiens aux musulmans ? La vie n'estelle

pas supérieure aux idoles usuraires ? Le simple désir de vouloir

gagner de l'argent sans rien faire n'est-il pas déjà un péché ? Après la

demande de pardon aux femmes, pourquoi pas la demande de pardon

aux avortés pour raisons économiques, aux petits enfants que nous

jetons dehors de nos églises en les frappant car ils font du bruit, alors

que l'essentiel de la messe peut être suivi dans le missel et que souvent,

ils font moins de bruit qu'un adulte qui tousse ? Pourquoi ne pas

organiser des cérémonies joyeuses pour les femmes enceintes, pourquoi

ne pas dater les anniversaires selon la date de conception qui est

maintenant connue grâce aux méthodes naturelles d'espacement des

naissances. Pourquoi ne pas régler la création monétaire selon les

enfants à naître et remettre cette création aux parents ? Nous devons

reprendre le contrôle de ce serviteur que doit être l'argent.

Ceci n'est pas purement technique. Le monde a maintenant

besoin de plus d'investissements dans les endroits à risques, ce qui

signifie porteurs d'actions et capital et non de dettes, emprunts ou

prêts sur gage. La tentation de refuser de mettre Dieu au faîte de l'économie

n'est-elle pas la même que celle du fruit défendu. Peut-on

vraiment ne pas écouter la voix de la sagesse éternelle qui, pendant

des siècles, a affirmé que les petits de l'argent mangeraient ceux des

hommes et croire que l'homme peut définir tout seul ce qui est bien

et ce qui est mal ? Que votre oui soit oui et votre non soit non, tout le

reste vient du Mauvais. De plus, devant les faits si évidents, l'intelligence

et l'intuition crient qu'il y a une vérité urgente à redécouvrir ;

ne rien faire ne serait-ce pas un péché contre l'esprit, image de l'Esprit

en nous, le seul péché qui ne sera jamais pardonné ? Si c'était vrai,

que de changements à apporter à notre culture titanesque, si fière et

orgueilleuse, à l'image du Titanic qui sombra en quelques minutes.

Tout ce travail est donné avec l'espoir que quelques simples

concepts économiques puissent être mieux expliqués pour le

bien des plus pauvres, des enfants non-nés, et spécialement ceux des

pays du tiers-monde et les nôtres et sous réserve que le Saint

Magistère de l'Église en accepte le contenu, et seulement dans cette

mesure. Ne croyez pas ceux qui compliquent tout pour en garder le

contrôle, surtout que le prix en est trop élevé, soit des milliards de

vies humaines qui ne verront jamais le jour. Pourquoi ne pas regarder

la réalité d'une façon positive et encourager notre monde à vivre toute

la vérité dans un esprit de justice et de charité ? L'idéal chrétien doit

être élevé, pas seulement dans la morale affective mais aussi dans le

monde économique, ce qui facilitera le reste de la vie. Il est certain

que les capitaux disponibles peuvent s'investir à titre de participations,

dans le but de recevoir une part du bénéfice, mais sans jamais

exiger la faillite. L'amour, le vrai amour, le bel amour ne peut accepter

l'intérêt. Ne croyez pas ceux qui disent le contraire, ce sont des

marchands d'illusion encore plus efficace que le "magicien et illusionniste"

David Copperfield. Le vrai amour peut accepter le juste

profit. L'intérêt, c'est la mort, c'est vendre la vie des plus pauvres

parmi les pauvres, les embryons, pour le prix d'une sandale, le reliquat

tous frais déduits de son compte d'épargne, oreiller de paresse

prenant la place des fonds d'actions dynamiques ou de vrais investissements.

Nous avons tout à gagner en favorisant les familles nombreuses

en payant un vrai salaire aux mères qui éduquent notre futur

et qui formeront une demande dans tous les domaines, source de

dynamisme et de vie. Toutes les analyses sérieuses démontrent que la

lutte sera gagnée en misant sur la joie de vivre des mères de famille,

qui sont un élément stabilisateur du développement. Son modèle en

est la Theotokos, la mère de Dieu, Marie, qui est aussi connue comme

la Vierge enceinte, Notre Dame de Guadeloupe, alias coatl lupé,

Patronne et Protectrice des enfants à naître. Ce que vous avez fait au

plus petit d'entre les miens, c'est au Christ et à sa mère que vous l'avez

fait. Pariez sur l'amour. Aimez-vous les uns les autres dans la joie

du jubilé et de l'esprit des noces de Cana.

P.S. Considérations finales

...

0.1. Doctrine sociale de l'Église

Les principes de subsidiarité (inversé notamment par le traité

d'Amsterdam), de respect des Corps intermédiaires etc. ne sont pas

assez connus. Ce texte tente d'expliquer le pourquoi profond et ses

conséquences.

0.2. L'esprit "Golden Boy"

La frivolité financière existe aussi parmi nos frères chrétiens.

Il est humiliant de constater que les juifs et les musulmans se

prêtent entre eux sans intérêt alors que les chrétiens ne se gênent plus.

0.3. Les enfants

Les apôtres ont été grondés par notre Seigneur, qui n'avaient

pas compris que prendre un petit enfant dans ses bras au nom

du Christ, c'est tenir Dieu le Père. Je rêve d'églises où les petits soient

associés au St Sacrifice et non rejetés. Les personnes qui ne supportent

pas les enfants dans les églises ont souvent été impliquées ellesmêmes

dans une procédure d'avortement. Ce texte explique certaines

conséquences de ces mépris. Les petites choses ont parfois de grandes

conséquences, comme le comprenait très bien Marie.

0.4. Le chrétien se doit de défendre le plus faible: l'embryon

surnuméraire congelé (FIVET). Nous avons la vocation de le

protéger. Nous l' adoptons, confiez-le nous. Contacts en Suisse au 00

41 21 6168888, fax 00 41 21 6168881. Merci.

ch.

François de Siebenthal.--

Propositions de solutions.

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Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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