La démolition de l'usine du Vallon commencerait cet été
CHANTIER - La ville de Lausanne a mis hier à l'enquête la destruction totale de l'ancienne usine d'incinération du Vallon. Les squatters, qui occupent le bâtiment depuis six semaines, regrettent que cette démolition intervienne «alors qu'aucun projet concret» n'est connu pour ce site.JULIEN MAGNOLLAY
Elle toise le Vallon depuis exactement un demi-siècle. Il y a deux ans, sa cheminée avait été démontée brique par brique. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de l'usine d'incinération du Vallon qui s'apprête à être démoli. «Nous allons commencer par les locaux administratifs, explique Fadi Kadri, chef du Service d'assainissement de la ville. Puis nous nous attaquerons à la partie industrielle. »
Avant cela, la ville devra régler la question des squatters, qui occupent le site depuis début mai. «Ce n'est pas à nous de décider, mais au juge», tranche Olivier Français, municipal en charge des Travaux. Quant aux squatters, ils se tâtent. «Nous ne nous sommes pas encore déterminés, lâche Roger*, un des quatre squatters. Pour nous, il est important que ce site soit maintenu vivant au moins jusqu'à ce qu'il y ait un nouveau projet de construction. Or, aujourd'hui, je ne vois aucun projet concret. »
La présence du collectif a-t-elle accéléré la volonté de la ville d'en finir avec ce bâtiment? «Non, coupe Olivier Français. Une partie des montants nécessaires à la démolition avait déjà été mise au budget. »
La mise à l'enquête court jusqu'au 17 juillet. Si aucune opposition n'est formulée — et si la question des squatters est réglée — le chantier pourrait commencer rapidement. «Nous disposons d'une première enveloppe de 300 000 francs», explique Fadi Kadri. Des appels d'offres sont en cours. Le coût total de la démolition pourrait dépasser le million de francs.
Le spectre du sol pourri de TridelLa démolition de l'intérieure de l'usine sera la partie la plus délicate du chantier. «Nous avons intérêt à maintenir autant que possible l'enveloppe du bâtiment, pour ne pas polluer les alentours, même s'il y a peu de risques», explique Fadi Kadri.
Eléments polluants? En premier lieu, l'amiante contenue autour des chaudières, des conduites et des échangeurs de chaleur, notamment. Les résidus des im- brûlés dans les fours, ensuite, qui peuvent contenir des métaux lourds. «Tout sera inspecté et les travaux surveillés», rassure Fadi Kadri. Si la ville veut détruire l'usine, c'est surtout, dit-elle, pour connaître la nature et l'ampleur de la terre qui se trouve en dessous.
Le terrain sur lequel est construite l'usine n'est autre qu'une ancienne décharge, comme une bonne partie de la vallée du Flon (lire ci-contre). Le sous-sol pourri de Tridel est encore dans les mémoires. Budgétée à 12 millions de francs, l'excavation des terres pour la nouvelle usine avait grimpé à… 50 millions de francs! 95% des terres étaient polluées, notamment à l'arsenic.
Le site de l'ancienne usine d'incinération devra donc être assaini avant d'être réaffecté. En quartier d'habitations?
* Prénom d'emprunt
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Avec mes meilleures salutations.
François de Siebenthal
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