...LE LIEN est désormais officiellement établi : les populations ayant vécu dans les années 1980 près d'incinérateurs d'ordures ménagères ont bien plus de risques d'avoir un cancer que la moyenne des Français (jusqu'à 22 % supplémentaires pour les sarcomes des tissus mous, 16 % pour les cancers du foie, 9 % pour les cancers du sein...) Mais alors que l'Institut de veille sanitaire vient de rendre la première étude d'envergure qui confirme et conforte les premiers résultats donnés il y a deux ans, des voix de plus en plus inquiètes s'élèvent chez les opposants à l'incinération et chez les médecins. Cette prise de conscience médicale collective est une première : trois mille d'entre eux, toutes spécialités confondues, dont de nombreux cancérologues, viennent de se regrouper au sein de la Coordination nationale médicale Santé et Environnement. Objet de leurs craintes : l'impact sur la santé du « cocktail » de polluants qui sort encore des cheminées des usines, bien qu'elles aient été toutes rénovées entre 2002 et 2005.
Mais pour les médecins, « les dioxines sont l'arbre qui cache la forêt ». Le professeur Belpomme, cancérologue à l'hôpital Georges-Pompidou et président de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, s'alarme de « cette mise aux normes des incinérateurs qui ne résout ni le problème de l'incinération ni des dangers sanitaires de l'incinération. Car encore faut-il savoir ce qu'on y met à brûler... Et la plupart du temps, on jette dedans un peu tout et n'importe quoi et c'est une mixture de substances potentiellement dangereuses qui s'échappe des cheminées ». Le spécialiste estime qu'il faut de toute urgence, au nom du principe de précaution, arrêter de construire des incinérateurs « pour ne surtout pas refaire l'erreur de l'amiante ».
http://www.leparisien.fr/home/info/vivremieux/articles.htm?articleid=298420787http://www.non-tridel-dioxines.com/ http://www.m-c-s.ch/ et
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Quelques grains de sel