jeudi 3 avril 2008

Dioxines de Tridel, plus de contrôles demandés par l'ASVF

L' Association pour la Sauvegarde du Vallon (ASVF) a remis une lettre aux députés du Grand Conseil vaudois.

L'usine d'incinération des déchets Tridel fonctionne depuis plusieurs mois. Dans Ie même temps, on constate que Lausanne est la ville la plus polluée de Suisse par le taux de particules fines. Il est temps de savoir ce que nous respirons. Les autorités doivent mettre en place des expertises neutres et indépendantes pour déterminer l'impact des dioxines et des PM1 de I'incinération des déchets en pleine ville sur la santé de ses habitants et par des contrôles réguliers des sols et des appareils de mesures.

TRIDEL, quelques extraits de blogs récents...


Prenons enfin le taureau par les cornes!
La seule question qui se pose: «comment réduire les déchets, notamment éviter leur production?» (article 4 de l'ordonnance sur le traitement des déchets). Tout est en place pour que nos élus à Berne, dans les cantons et les communes, empoignent enfin le taureau par les cornes. Ils ne parlent que d'incinération. C'est un pis-aller qui pose des problèmes de santé publique et va à l'encontre d'une véritable politique de tri et du développement durable.
Arrêtons de payer deux, voire trois fois des emballages inutiles. Une fois à l'achat, l'autre par nos impôts et par la taxe au sac. Les producteurs doivent aussi modifier leur comportement, pas seulement le consommateur. Promouvoir l'éco-conception des produits. L'objectif à atteindre pour 2015: zéro déchet. Ce programme est mis en place par de nombreuses collectivités et États. Pourquoi pas par nous? M. Français a fait un premier pas dans la bonne direction en envisageant la fermeture de certaines usines d'incinération! ...

Eric Magnin, Lausanne

La Suisse, poubelle de l'Europe?


Je suis horrifiée! Comment les décideurs de ce pays peuvent-ils, osent-ils, après nous avoir seriné combien il était nécessaire de construire des centrales d'incinération gigantesques à coup de millions, nous imposer, imposer à nos enfants la pollution de l'air supplémentaire que va immanquablement engendrer l'incinération des poubelles napolitaines?
Prennent-ils la Suisse pour la poubelle de l'Europe? Pourquoi ne pas exporter plutôt nos usines d'incinération?
Nous trions nos déchets, nous essayons de réduire cette pollution et les autorités prétendent en importer par milliards de tonnes. Et les transports, les déchargements… Pauvre Suisse. Quel manque de respect pour nous-mêmes. Nos décharges sont pleines, certains sites pollués à l'extrême, nos cours d'eau bientôt condamnés, comme la Sarine. Alors de grâce, faisons le ménage chez nous avant d'aller nettoyer l'Italie et l'Allemagne qui ont les moyens de le faire. Dans quelques mois on reparlera dioxine… Irons-nous vivre en Italie où l'air sera plus respirable que le nôtre?
De grâce, Messieurs les décideurs, ouvrez les yeux et fermez vos porte-monnaie. Je sais que tout cela rapporte gros, comble les déficits dus aux mauvaises estimations.
Je suis une grand-maman de plus de 78 ans et j'aimerais que mes enfants et petits-enfants – les vôtres également – n'aient pas à étouffer sous les émanations des immondices étrangères. On en a assez chez nous.

Charlotte Abed, Pully


Totalement incohérent!
A propos de l'article intitulé «Les déchets napolitains divisent la Municipalité de Lausanne» (24 heures du 8 mars 2008):
C'est avec un vif intérêt que nous apprenons que notre municipal Olivier Français est «plutôt défavorable à l'incinération des déchets napolitains à Tridel». Mais lorsqu'il dit, dans la même phrase, qu'il «pourrait devenir favorable si la demande émane directement des autorités italiennes», cela devient carrément abscons. Sommes-nous toujours un état souverain ou une succursale cisalpine des autorités italiennes?
Dans le même article, M. Stefan Nellen, président de Tridel, a tellement bien dit «le risque zéro n'existe pas». Une analyse épidémiologique d'une trentaine de milliers d'habitants alentour sera fort intéressante dans dix, voire vingt ans où le risque «non-zéro» devra être évalué.
Cet amalgame d'une position politique peu claire d'un municipal conjugué à une déclaration «cartésienne» d'un responsable d'incinération brille par son incohérence puérile.

Dr Slobodan Vecerina, Lausanne


http://www.non-tridel-dioxines.com/
http://www.m-c-s.ch/ et
www.pavie.ch/mobile
www.pavie.ch

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Quelques grains de sel