vendredi 4 avril 2008

Dioxines, incinérateurs, comment le fric domine sur l'intelligence et tue de innocents, surtout des embryons, démonstrations historiques

Signaux précoces et leçons tardives :

Le principe de précaution 1896 – 2000

Une analyse de l'Agence Européenne pour l'Environnement (EEA)
Le rapport complet est en Anglais
211 pages
- Quelques points récapitulatifs -
14 pages en Français
1/3
Ce livre analyse dans 14 articles faciles à lire les catastrophes du passé
qui ont coûté la vie à des millions d'hommes et d'animaux.
Les causes étaient des produits, des technologies
ou des méthodes de production dangereux pour la santé.
Il a été écrit pour tirer des leçons pour
« les manières de régler des controverses actuelles comme le changement climatique, les
téléphones portables ou les OGM. » (page 25).
Les thèmes du livre sont : la mort de poissons, les rayons X, la radioactivité, le benzène,
l'amiante, le PCB, le CFC, les œstrogènes (DES), l'antibiotique, le SO2, le MTBE, la
catastrophe du PCB des Grands Lacs, le TBT, les hormones dans l'élevage et l'ESB.
Ces catastrophes sont arrivées parce que
« les signaux précoces — et même les signaux "puissants et tardifs" — ont été
ignorés (intentionnellement [2]) par les décideurs politiques pour des raisons
économiques et politiques à court terme »
Le principe de précaution (pages 14) est complètement subordonné au profit.
- Extrait -
Les phases de déroulement de ces catastrophes :
Phase 1 : Acceptation du produit et euphorie
Un nouveau produit arrive sur le marché sans avoir été soumis à des tests, il est commercialisé
avec exubérance.
Phase 2 : Signaux précoces : premières découvertes de la nocivité du produit
Des chercheurs indépendants et une partie concernée de la population constatent des dégâts
sanitaires et demandent aux autorités d'intervenir.
Phase 3 : L'industrie lance une offensive de publicité et de minimisation du danger
L'industrie productrice et ses fédérations le contestent en bloc. Les groupes de pression et les
départements de relations publiques s'activent. Les agences de publicité administrent une
image positive au produit (pages 105/106).
Phase 4 : Expertises d'innocuité
Des scientifiques corrompus interviennent avec des contre-expertises (pages 68/69, 258/259).
Phase 5 : Choc de la réalité : signaux puissants, alertes sans équivoque
Les rapports de malades et de décès se multiplient, un mouvement de protestation naît.
Phase 6 : Tromperie gouvernementale et répression
Le gouvernement met en doute les relations entre le produit et les victimes, se réfère aux expertises
sécurisantes. Les fonctionnaires et les scientifiques critiques ont une interdiction de publier et de
s'exprimer en public (page 261), subissent des pressions (page 35) ou sont discrédités (page 292).
Des psychologues et des sociologues réalisent des concepts pour intégrer le mouvement de
protestation.
Phase 7 : Priorité aux intérêts économiques
Le gouvernement convient de manière confidentielle de donner la priorité aux intérêts industriels
sur les intérêts sanitaires, s'accorde sur le silence (page 261) et ignore « intentionnellement »
(page 276). L'industrie se contient, se réfère au gouvernement et affirme son respect des lois.
Phase 8 : Provoquer la confusion
Le gouvernement maintient que les connaissances inquiétantes n'existent pas, que les valeurs
limites et de seuil (pages 68/69) garantissent la sécurité. On fixe un vocabulaire de
dissimulation et met en scène des discussions d'experts avec le lobby : « Souvent, l'évaluation
à des fins réglementaires ne donne pas les résultats que l'on serait en droit d'attendre parce
que l'évaluation des risques dépend d'informations qui sont précisément fournies et détenues
par les acteurs dont les produits sont évalués. » (pages 68/69, 292/293)
En attendant, l'industrie elle-même détient les connaissances sur les risques de leur produit,
les garde sous clé (page 68) et essaye d'empêcher la recherche indépendante (page 269).
Dans une phase de discussions troublantes, l'industrie et le gouvernement « embrouillent le
débat » (pages 65, 106, 116, 209).
Phase 9 : Signaux tardifs : paralysie par l'analyse
Le mouvement citoyen et la critique publique accroissent. Le gouvernement déclare prendre
au sérieux les inquiétudes. Les risques ne peuvent plus être niés publiquement : « Néanmoins,
l'apparition de preuves sur les risques encourus peut s'accompagner de manoeuvres
d'interprétation énergiques mais souvent discrètes visant à justifier l'inaction. » (page 293)
On essaye de gagner du temps. L'état des données ne serait pas assuré et était insuffisant
pour agir (page 208). Le gouvernement et l'industrie initient des études avec de grands efforts
de presse, ils produisent une « paralysie par l'analyse » (pages 115, 133, 295). Des études de
courte durée sont présentées qui ont pour résultat « de montrer que les craintes sur les
risques (connus) étaient sans fondement. » (pages 143, 302).
Phase 10 : Les catastrophes – l'interdiction du produit
Les effets de longue durée éclatent au grand jour. Des catastrophes font de nombreux morts.
La politique se montre plus conciliante. Après 25 ans au plus tôt (pages 213/214) – provoqués
par la pression scientifique et publique (page 116), les conséquences catastrophiques
évidentes, les coûts élevés de l'état, les dommages de l'assurance, la rivalité politique et
l'existence de produits alternatifs – le produit est interdit.
Ce plan de 10 phases de la « politique du profit avant la santé » peut être appliqué sur la
téléphonie mobile. Ce plan n'est pas rigide.

Éviter des catastrophes dépend des mouvements citoyens. Il est utile de voir clair dans les
phases 1 à 9. Et ce livre est un manuel pour ça.

C'est un plaidoyer pour faire respecter le principe de précaution qui n'est pas pris en compte
malgré les connaissances dont nous disposons.

1 Résumé réalisé par le « Verein zum Schutz der Bevölkerung vor Elektrosmog » (Association pour la protection de la population de la
pollution électromagnétique) Stuttgart RFA http://www.der-mast-muss-weg.de dans leur brochure « Mobilfunk: Acht Behauptungen – die
wir nicht mehr glauben » (Téléphonie mobile : Huit affirmations – que nous ne croyons plus) et repris dans la brochure « Mobilfunk –
Einwirkungen auf die menschliche Gesundheit, Folgerungen und Forderungen aus ärztlicher Sicht » (Téléphonie mobile – influences sur
la santé humaine, conclusions et exigences du point de vue médical) des docteurs Wolf Bergmann et Horst Eger (étude Naila). Ces
brochures en allemand parmi d'autres ainsi que des DVD sont disponibles sur commande sur leur site.
2 Note du traducteur : terme présent dans la traduction allemande mais pas dans l'édition française. En Anglais ce terme est « effectively ».
Comments Next-up :
Concernant les sources d'immixtions de la croissance phénoménale de cette dernière décennie des
Champs ÉlectroMagnétiques, dont la principale est issue de la Téléphonie Mobile, nous pouvons
considérer que nous sommes au premier semestre 2008 en phase ± 8.
Néanmoins pour des dizaines de millions, voire des centaines de millions de personnes, surtout
pour de nombreux jeunes des pays dits civilisés la "cause est malheureusement entendue".
Même si dans chaque pays une poignée de "lieutenants" de M. Repacholi devront répondre de
leurs actes de prévarications, cela sera dérisoire par rapport à la catastrophe sanitaire mondiale.
Plusieurs autres hypothèses peuvent accélérer l'échéance finale,... certaines s'articulent sur l'option
militaire ou terroriste des rayonnements micro-ondes ou d'effets environnementaux radicaux.
Traduction de http://robindestoits-alsace.eu.org
d'un résumé allemand [1] réalisé par

www.der-mast-muss-weg.de
en pdf ici

www.next-up.org

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Quelques grains de sel