Comment la dioxine pénètre dans l'organisme ? Le noyau d'une cellule est protégé par un "périmètre de défense" qui a le rôle d'empêcher les mollécules n'ayant pas la structure requise de pénétrer le noyau et donc d'interférer avec son patrimoine génétique. Mais, au sein du cytoplasme cellulaire(c'est à dire l'ensemble des éléments de la cellule à l'exception du noyau) la dioxine se lie à une molécule naturellement présente dans toutes les cellules, le récepteur aryl-hydrocarbone, et va pouvoir pénétrer les défenses du noyau cellulaire en se "faisant passer" pour une hormone. C'est ce complexe dioxine-récepteur qui va brouiller les messages hormonaux de notre système endocrinien(c'est à dire l'ensemble des glandes endocrines à sécrétion interne rejettant la substance produite, appelée hormone, dans le sang) et va activer certaines régions de l'ADN, zones dites "sensibles aux dioxines" et entraîner ainsi l'effet toxique.
Effets invisibles agravants :les vietnamiens pratiquent le culte des ancêtres de manière fervente. Ils souhaitent une progéniture capable de perpétrer ce culte. Si ce n'est pas le cas, une grande culpabilité s'installe envers les aïeux. On comprend pourquoi des familles qui avaient un, deux, trois enfants atteints de handicaps lourds en ont conçu un quatrième, un cinquième et un sixième et parfois plus. On estime qu'un grand nombre de naissances ne sont pas répertoriées, les enfants sont "cachés". Il faut comprendre l'épouvantable torture mentale des parents. Sans oublier que lorsque la Dioxine TCDD ne parvient pas à traverser le placenta de la future mère et que l'enfant naît sain, la maman l'empoisonne en l'allaitant car le lait maternel est la seule voie de destockage de la dioxine. De nouveau, pensons à la dévastation psychologique des mères. Ainsi des enfants naissent sans cerveau, avec deux têtes, sans yeux, avec des embryons de membres ou sans membres(phocomèlie), avec les organes externalisés... Même les gens que l'on pense bien portant souffrent souvent de dermatoses(chloracné, maladie de la peau caractérisée par des comédons, des kystes et papules ; hyperkératoses, hyperpigmentation-hirsutisme)Des troubles hépatiques(augmentation des transaminases dans le sang, et du taux de lipides) Troubles cardio-vasculaires. Atteinte de l'appareil urogénital. Troubles neurologiques(perte de la libido, migraines, neuropathies périfériques, atteinte des facultés sensorielles) Troubles psychiatriques(nervosité, insomnie, dépersonnalisation, dépression, suicide)
A Sévéso, en Italie, la dioxine n'est pas aussi toxique que celle déversée au Viêt Nam et, contrairement au Viêt Nam, l'Italie a les moyens de faire des études. Le professeur Bertazzi et son équipe(Université de Milan) déclarent :"Nous commençons à percevoir d'étranges effets à long terme/.../une étude révèle un renversement complet de la répartition des sexes. Alors que dans la population générale on trouve un rapport de 106 mâles pour 100 femelles, à Sévéso elle est de 48 filles pour 26 garçons. Signe d'une profonde mutation des métabolismes hormonaux." Le sexe masculin a donc presque disparu de moitié.
Aujourd'hui, au Viêt Nam, la troisième génération est là et les gens sains de corps et d'esprit engendrent encore des nouveaux-nés monstrueux avec, parfois, les organes génitaux au milieu du visage. Le "Rapport Stellman" estime à 4 800 000 le nombre de victimes potentielles ou silencieuses sprayées. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes empoisonnées ultérieurement par la chaîne alimentaire. Les victimes passées, présentes et à venir se comptent par millions.
L'utilisation de cette arme chimique de destruction massive, tératogène et indélébile, par l'armée américaine demande "réparation".Le dossier est porté à la cour suprême des USA après une longue bataille juridique.
http://www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=2295
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