vendredi 7 mars 2008

Ordures. Exemples de solutions privées sans dioxines

L'usine de biogaz de Lavigny produira du combustible dès cet été

Le dispositif permettant de produire du gaz à partir de déchets végétaux et de cuisine se trouve en cours de construction, sans la participation financière des communes. L'entreprise Germanier reste seule propriétaire de l'usine, qui sera opérationnelle cet été.

STÉPHANE ROMEU | LE DIGESTEUR

Le patron de la future usine, Luc Germanier, pose ici dans les fondations de la cuve qui pourra, une fois sa construction menée à terme, contenir plus de mille mètres cubes de compost destiné à devenir du gaz.

LAVIGNY, LE 6 MARS 2008

De grands murs de béton assiègent désormais la compostière Germanier de Lavigny. L'ouvrage est immense. Au point de faire penser, pour l'instant, à un monument soviétique. Après des mois de réflexion et de négociations, l'usine de biogaz sort enfin de l'abstrait.

Déchets végétaux et cuits

Pour rappel, le dispositif monté par le paysagiste Luc Germanier consiste à transformer des déchets végétaux et de cuisine en biogaz, puis en gaz, qui sera injecté dans le réseau existant. A la différence du gaz en provenance de Russie, celui de Lavigny a l'avantage de faire partie des énergies renouvelables.

Autre bienfait, la nouvelle installation confinera davantage les odeurs de la compostière et permettra de valoriser les eaux usées excédentaires pour en faire de l'engrais liquide, ainsi que de réutiliser le digestat composté pour de l'engrais. A terme, la production de gaz équivaudra à la consommation actuelle de Lavigny (768 habitants), multipliée par cinq.

Sur le plan financier, l'usine de Lavigny ne fonctionnera pas avec le subventionnement des communes alentour, comme prévu à l'origine. L'an dernier, le Conseil communal d'Aubonne a renoncé, contre l'avis de la Municipalité, à apporter la contribution de la commune, jugeant le montage financier trop compliqué et le bénéfice attendu pour la commune trop aléatoire. «Cette décision nous a finalement servis, relève Luc Germanier. Nous avons renoncé à solliciter les communes pour des subventions et nous avons trouvé un investisseur privé. Au final, nous sommes plus à l'aise comme ça.» En revanche, les localités apporteront leur contribution à l'entreprise en organisant des collectes de déchets sur leur territoire. «En échange, la taxe à l'élimination leur sera facturée à un prix préférentiel», poursuit Luc Germanier.

Caution de l'Etat

L'usine d'écorecyclage va cependant obtenir la caution de l'Etat de Vaud et sera récompensée au pro rata de sa production de gaz par la Fondation pour le centime climatique. L'ensemble de l'ouvrage est estimé à quelque 10 millions de francs. «Les grandes communes de l'Ouest lausannois nous livrent déjà de la matière première», s'enthousiasme Luc Germanier. Quelque 40 localités devraient participer à l'aventure, dans un rayon de 30 à 50 kilomètres.

Source:

http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/202361

Tridel

Quel gâchis !

Investir 360 millions pour une immense usine mal placée et qui pollue en plus. ( en fait, plus de 500 mio, NdE)
L'incinération n'est pas la panacée de l'élimination des déchets car elle coûte très cher au contribuable tant au niveau de la construction que de la taxe à la tonne payée par les communes.

N'oublions pas qu'avec l'évolution technologique dans le recyclage, il y a d'autre alternatives que de tout brûler sans réfléchir.

Par exemple, le recyclage sans aucune pollution des plastiques ménagers ou industriels qui se fait par une entreprise de Payerne, redonnant ainsi "plusieurs vies" à tous ces emballages et ceci à un prix de 40 % moins cher à la tonne et sans investissement de tant de millions.

A bon entendeur salut.

Rédigé par MAQUELIN Philippe à 1530 PAYERNE le 9 mars 2006


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