Translate

lundi 29 mars 2010

Analyse FR3 sur la campagne H1N1


http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/

Pièces à Conviction n°77  

Mercredi 31 mars  à 20h35 sur France 3 31 mars

Grippe A : la pandémie de la peur

Une enquête de Sophie Roland, Guy Hugnet, Willy Gouville, Isabelle Moncada

Pendant huit mois, le virus H1N1 a effrayé toute la planète. Présenté comme très dangereux et particulièrement mortel pour les jeunes, il s'apprêtait à décimer une partie de l'humanité. Pour s'en protéger, la France a dépensé près de 2 milliards d'euros. Mais, finalement, la grippe A n'a pas fait plus de victimes que la grippe saisonnière.

Avons-nous été manipulés, et par qui ? « Pièces à conviction » a enquêté dans les coulisses de la pandémie.

Il y a un an, la planète a eu peur. Venue du Mexique, celle que l'on appelait au début "la grippe porcine" allait déferler sur l'espèce humaine, tuant notamment des jeunes en bonne santé ou des femmes enceintes.
Les informations étaient inquiétantes, les explications confuses. Sur les plateaux de télévision, les experts se bousculaient alors pour nous raconter le drame à venir, et les journaux de l'époque ne parlaient que de l'horreur future.
Pour ne pas mourir, il fallait absolument se laver les mains plusieurs fois par jour, éternuer dans sa manche et, surtout, se faire inoculer le nouveau vaccin trouvé, testé, approuvé et mis sur le marché quasi simultanément par les plus grands laboratoires pharmaceutiques…




samedi 27 mars 2010

Noam Chomsky sur la politique étrangère US

Noam Chomsky sur la politique étrangère d'Obama, sur sa propre histoire
et sur l'importance de faire entendre son opinion (Democracy Now !)

http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html

AMY GOODMAN : le ministre de la Défense Robert Gates a rencontré des
dirigeants des Emirats Arabes Unis et de l'Arabie Saoudite la semaine
dernière pour obtenir leur soutien à une nouvelle série de sanctions
contre l'Iran et son programme d'enrichissement d'uranium. Tandis que
l'administration Obama intensifie ses efforts pour obtenir l'appui de la
Russie et de la Chine pour durcir les sanctions, la France et la
Finlande on laissé entendre que l'Union Européenne pourrait prendre des
mesures unilatérales contre l'Iran si aucune résolution n'était adoptée à l'ONU.

Tandis que les Etats-Unis, l'Union Européenne et Israel renforcent leurs
pressions sur l'Iran, nous avons passé une heure en compagnie du
linguiste et dissident mondialement connu, Noam Chomsky, dont la
dernière conférence commence par une analyse critique de la politique
des Etats-Unis à l'égard de l'Iran. (…)



Nous commençons par un extrait de sa conférence prononcée au Harvard
Memorial Church à Cambridge, Massachussets.

NOAM CHOMSKY : Il y a quelques jours, mon quotidien préféré, le London
Financial Times, a identifié l'Iran comme le principal problème actuel
en matière de politique étrangère pour Obama. L'article a été publié à
l'occasion de l'échec d'Hillary Clinton à convaincre le Brésil de se
joindre aux appels des Etats-Unis pour un durcissement des sanctions et
de l'insistance du Président Lula à promouvoir les relations avec
l'Iran, des relations commerciales, etc, en déclarant que l'Iran avait
le droit d'enrichir de l'uranium pour produire de l'énergie nucléaire,
comme tous les signataires du Traité de Non Prolifération.

Bien entendu, l'article a aussi présenté la position de Lula comme une
sorte d'anomalie. Pourquoi ne se joint-il pas à la communauté
internationale, au reste monde ? C'est une coutume intéressante, très
caractéristique de l'emprise de la culture impérialiste, car que désigne
le terme de « communauté internationale » ? Si on regarde les choses de
près, on se rend compte que la « communauté internationale » désigne en
fait les Etats-Unis et tous ceux qui sont d'accord avec eux. Tous les
autres ne font pas partie du reste du monde. Ils sont ailleurs.

Il se trouve que dans le cas présent, la position de Lula correspond à
celle de la majorité de la planète. Vous pouvez être d'accord avec ou
pas, mais c'est la position, par exemple, des anciens pays du mouvement
des non-alignés, de la majorité de pays du monde et de la grande
majorité de leurs populations. Ils ont vigoureusement répété et défendu
le droit de l'Iran à enrichir de l'uranium pour des objectifs
pacifiques, en rappelant que ce pays est signataire du Traité de Non
Prolifération, ce qui lui accorde ce droit. Mais ils ne font pas partie
du reste monde.

Un autre groupe qui ne fait pas partie du reste monde est la population
des Etats-Unis. Les derniers sondages que j'ai vus, publiés il y a deux
ans, montraient qu'une grande majorité d'Américains pensaient que l'Iran
avait le droit de développer une énergie nucléaire, mais pas une arme
nucléaire, évidemment. En fait, selon ce sondage, sur tout un ensemble
de sujets, les opinions exprimées par les Américains étaient
pratiquement identiques à celles des Iraniens. Lorsque le sondage a été
présenté à Washington lors d'une conférence de presse, le présentateur a
fait remarquer que si les peuples avaient la possibilité de décider de
la politique, les tensions et les conflits seraient probablement résolus.

C'était il y a deux ans. Depuis, il y a eu une énorme masse de
propagande autour de la menace iranienne, etc. Je suppose que si le
sondage était effectué aujourd'hui, les chiffres seraient différents.
Mais c'était en 2007, il y a trois ans. A un moment donné donc, les
Américains ne faisaient pas partie du reste du monde. La majorité de la
population mondiale n'en faisaient pas partie et Lula, en exprimant une
opinion largement partagée, n'en faisait pas partie non plus. On
pourrait rajouter aussi qu'il est probablement la personnalité politique
la plus populaire de la planète, mais cela non plus n'a pas d'importance.

Alors, que dire du conflit avec l'Iran et de la menace iranienne ? Une
personne sain d'esprit ne voudrait pas voir l'Iran fabriquer des armes
nucléaires. Personne, en fait. Sur cette question, l'accord est donc
général. Et il y a effectivement un réel problème de prolifération
d'armes nucléaires. C'est une affaire sérieuse. Et le discours d'Obama
mentionne et insiste sur la nécessité de stopper la prolifération
d'armes nucléaires et de réduire, et éventuellement éradiquer, de telles
armes. Voilà pour le discours. Maintenant, voyons les faits.

Tout est devenu clair il y a quelques mois. Une fois de plus, le Conseil
de Sécurité (des Nations Unies) a adopté une résolution, le numéro 1887
- je crois que c'était au mois d'Octobre – qui critiquait l'Iran pour
n'avoir pas respecté les exigences du Conseil de Sécurité et qui
appelait tous les états à signer le Traité de Non Prolifération et à
résoudre leurs conflits sans proférer des menaces de recourir à la
force. Cette dernière partie de la résolution n'a pas vraiment fait la
une des journaux pour une raison bien simple : elle s'adressait à deux
pays, les deux pays qui menacent régulièrement de recourir à la force, à
savoir les Etats-Unis et Israël. La menace de recourir à la force est
une violation de la Charte des Nations Unies, pour ceux qui lui
accordent encore la moindre importance. On n'en parle jamais. Mais
pratiquement tout le monde – et je parle là de toutes les tendances
politiques – emploie la phrase rituelle de « toutes les options sont
envisageables ». Ce qui constitue une menace.

Et la menace n'est pas une menace en l'air. Par exemple, Israël envoie
ses sous-marins nucléaires, qui sont pratiquement indétectables, dans le
Golfe, à distance de tir de leurs missiles nucléaires - Israël a
beaucoup d'armes nucléaires – sur l'Iran. Les Etats-Unis et leurs alliés
effectuent des exercices militaires dans la région, des exercices
clairement dirigés contre l'Iran. Mais il y a un petit grain sable,
parce que la Turquie refuse d'y participer, mais ils essaient de la
convaincre. Nous avons donc affaire à des menaces, verbales et
politiques. Israel envoie des sous-marins nucléaires et d'autres navires
de guerre par le canal de Suez, avec l'accord tacite de l'Egypte, de la
dictature egyptienne, un autre état de la région soumis aux Etats-Unis.
Ce sont des menaces – répétées, verbales et concrètes.

Ces menaces ont pour effet d'encourager l'Iran à développer un moyen de
dissuasion. Qu'ils soient en train de le faire ou pas, je n'en sais
rien. Peut-être qu'ils le sont. Mais s'ils le sont, la raison, et je
crois que tout analyste sérieux serait d'accord, ce n'est pas parce
qu'ils auraient l'intention d'utiliser des armes nucléaires. S'ils
s'avisaient à ne serait-ce qu'armer un missile avec une tête nucléaire,
c'est une hypothèse, le pays serait vitrifié en cinq minutes. Et
personne ne croit que les religieux au pouvoir, quelle que soit
l'opinion qu'on peut en avoir, ont des tendances suicidaires et veulent
voir tout le pays, la société entière et tout leurs biens avec, partir
en fumée. En fait, les hauts responsables des services de renseignement
US, qui se sont exrpimés, estiment que la probabilité de voir l'Iran
utiliser un jour une arme nucléaire est d'un pour cent, c'est-à-dire si
faible qu'on ne peut pas vraiment l'estimer. Mais il est possible qu'ils
développent de telles armes comme un moyen de dissuasion.

Un des historiens les plus importants en Israel, Martin van Creveld, il
y a quelques années, après l'invasion de l'Irak, a écrit dans la presse
internationale qu'il ne voulait bien sûr pas voir l'Iran se doter de
l'arme nucléaire, mais que s'ils ne le faisaient pas, a-t-il dit, ils
seraient fous. Les Etats-Unis venaient d'envahir l'Irak en sachant que
le pays était sans défense. C'est une des raisons pour lesquelles ils se
sont sentis en position de le faire. C'est facile à comprendre. Les
dirigeants iraniens aussi le comprennent. Alors, pour citer van Crevels,
« s'ils ne sont pas en train de développer une arme de dissuasion
nucléaire, ils sont fous ».

Qu'ils soient effectivement en train de le faire ou non est un autre
débat. Mais il ne fait aucun doute que la position hostile et agressive
des Etats-Unis et d'Israel constituent un facteur important pour les
hauts dirigeants iraniens, pour décider ou non de développer une arme de
dissuasion.

(fin de l'extrait de la conférence)



AMY GOODMAN : Nous sommes avec le professeur Noam Chomsky que nous avons
interviewé au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachusetts. Ma
première question porte sur son analyse de la politique étrangère du Président Obama

NOAM CHOMSKY : Lorsqu'Obama a pris ses fonctions, ou lorsqu'il a été
élu, un haut fonctionnaire de l'administration Bush – je crois qu'il
s'agissait de Condoleezza Rice – a prédit que sa politique étrangère
serait dans la continuation de celle du deuxième mandant de Bush. Le
deuxième mandat de Bush était différent du premier. Le premier mandat
était agressif, arrogant, envers le monde entier, y compris les alliés,
et il a produit un effet assez négatif – à cause de sa politique mais
aussi à cause de son style – sur le prestige des Etats-Unis, qui est
tombé plus bas que jamais auparavant. Ce qui portait atteinte aux
intérêts de ceux qui décident de la politique étrangère – les milieux
d'affaires et les sociétés privées, les décideurs, etc. Il y a donc eu
beaucoup de critiques de leur part au cours du premier mandat. Le
deuxième mandant était quelque peu différent. D'abord, les personnages
les plus extrémistes ont été débarqués. Rumsfeld, Wolfowitz, quelques
autres, ont été envoyés se mettre au vert. Ils n'ont pas pu se
débarrasser de Cheney, parce que Cheney était le gouvernement, et ils ne
pouvaient pas se débarrasser du gouvernement. Mais beaucoup d'autres
sont partis, et la politique est retournée à la norme, une norme plus ou
moins centriste. C'est-à-dire qu'on parlait un peu plus de négociations,
un peu moins d'agressions, ce genre de choses. Et on a adopté une
attitude plus polie envers les alliés. Notre politique n'avait pas
vraiment changé, mais elle était devenue plus présentable. C'était ça,
la prédiction sur la politique d'Obama. Et c'est bien ce qui est arrivé.

En fait, il y a un exemple pour illustrer ce phénomène. Un peu
anachronique, mais je crois qu'il s'applique. En 1962, au moment de la
crise des missiles à Cuba, lorsque le monde a dangereusement frôlé le
bord du précipice – le moment le plus dangereux de l'Histoire a dit
Arthur Schlesinger, conseiller de Kennedy – au summum de la crise des
missiles, les décideurs US envisageaient de prendre des mesures qui
pouvaient détruire l'Europe, et la Grande-Bretagne en particulier, et
ils le savaient. Ils étaient là, le plus sérieusement du monde, en train
d'échafauder des scénarios qui se concluaient par la destruction de la
Grande-Bretagne. En fait, non seulement ils prenaient ça au sérieux,
mais ils prenaient même des mesures qui poussaient dans ce sens. Mais
ils se sont bien gardés de le dire à la Grande-Bretagne. La
Grande-Bretagne est censée entretenir une relation spéciale avec les
Etats-Unis. Les Britanniques à l'époque étaient plutôt mécontents parce
qu'ils n'arrivaient pas à savoir ce qui se tramait. Tout ce que le
premier Ministre, MacMillan, arrivait à savoir, c'était ce que ses
services de renseignement lui transmettaient. On en était donc là, avec
l'élite parmi l'élite du pays qui dressait des plans qui pouvaient
aboutir à la destruction de la Grande-Bretagne, sans les tenir informés.

C'est à ce stade qu'un haut conseiller de l'administration Kennedy – je
crois qu'il s'agissait de Dean Acheson – est entré dans la discussion,
et il a précisé la notion de « relation spéciale ». Il a dit que la
relation spéciale avec la Grande-Bretagne signifiait que la
Grande-Bretagne était notre lieutenant ; le terme de rigueur est «
partenaire ». Et les Britanniques, bien sûr, aiment bien entendre ce
mot. Eh bien, c'est ça la différence entre Bush et Obama. Bush leur
disait simplement « vous êtes notre lieutenant. Si vous ne faites pas ce
que l'on vous dit de faire, vous n'êtes plus utiles ». En fait, ce sont
les termes que Colin Powell a employés à l'ONU, je crois. « Faites ce
que nous vous disons de faire. Vous n'êtes que notre lieutenant, sinon
oubliez... » C'est quelque chose de désagréable à entendre. On préfère
entendre « vous êtes notre partenaire. » Vous savez, dans le genre « je
vous aime ». Ensuite, discrètement, en coulisses, nous les traitons
comme des lieutenants, mais ce n'est pas grave. Je pense que c'est là
que réside la différence principale.

AMY GOODMAN : qu'en est-il du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis ?
Vous en avez fait partie, vous avez été très actif, depuis la guerre au
Vietnam jusqu'à ce jour. Comment voyez-vous les choses par rapport à une
personne pour laquelle beaucoup d'entre eux ont consacré d'énormes
efforts à faire élire ?


NOAM CHOMSKY : Mon opinion, qui n'est pas très répandue, est que le
mouvement anti-guerre est bien plus puissant aujourd'hui qu'il ne l'a
été dans les années 60. Dans les années 60, il y eut un moment, en 1969,
où le mouvement contre la guerre du Vietnam était très puissant. Mais il
faut se souvenir que la guerre a commencé, qu'elle est devenue une vraie
guerre ouverte, en 1962. A cette époque, 70.000 ou 80.000 personnes
avaient déjà été tuées sous le régime fantoche du Sud Vietnam. Mais en
1962, Kennedy a lancé une guerre ouverte, en faisant bombarder le Sud
Vietnam – les avions portaient les couleurs du Sud Vietnam, mais tout le
monde savait de quoi il retournait et ça se disait ouvertement même – en
autorisant le recours au napalm, l'utilisation d'armes chimiques pour
détruire les cultures et la végétation. Il a lancé un programme qui a
chassé des millions de personnes des campagnes qui se sont retrouvées
regroupées dans ce qu'il faut bien appeler des camps de concentration
pour, selon les termes employés, les « protéger de la guérilla » qui
avait l'appui de la population, chose que le gouvernement savait
parfaitement. On peut voir la même chose aujourd'hui en Afghanistan, si
vous prenez la peine de lire entre les lignes les histoires sur la
conquête de la ville de Marjah. Nous avons poussé la population vers des
camps de concentration pour les protéger de ceux, les guérilleros,
qu'ils soutiennent. Il s'agit d'une guerre, vous savez, d'une vraie guerre.

Il n'y a eu aucune protestation, littéralement. Il a fallu des années
avant de voir les premiers signes de protestation. Ceux d'entre vous qui
sont assez vieux se rappelleront peut-être qu'à Boston, une ville
progressiste, au mois d'octobre 1965 – ça faisait déjà trois ans que des
centaines de milliers de soldats US étaient occupés à ravager un pays,
que la guerre s'était étendue à Nord Vietnam, et ainsi de suite – il y a
eu la première tentative de manifestation publique contre la guerre.
C'était en octobre 1965. Je devais y prendre la parole. Je n'ai pas pu
dire un mot. La manifestation fut violemment dispersée. Beaucoup
d'étudiants ont marché pour tenter de disperser la manifestation et il y
avait aussi des centaines de policiers. Le lendemain, le Boston Globe,
le quotidien le plus progressiste du pays, a consacré toute sa première
page à dénoncer les manifestants, pas ceux qui les ont attaqués. Ils ont
publié en plein milieu de la page la photo d'un soldat blessé, ce genre
de choses. C'était au mois d'octobre 1965, il y avait des centaines de
milliers de soldats là-bas, la guerre prenait de l'ampleur. Finalement,
des années plus tard, en 1968, on a vu surgir un mouvement anti-guerre
d'une certaine importance, vers 67, 68. A cette époque, le Sud Vietnam
n'existait déjà plus. Le pays avait été virtuellement détruit. Et
c'était la même chose pour une bonne partie du reste de l'Indochine. La
guerre s'est poursuivie pendant encore de longues années, avec toutes
les conséquences terribles, mais nous ne voulions pas voir la réalité en
face, nous ne voulions même pas en parler. Cela dit, le mouvement
anti-guerre a obtenu quelques résultats, mais bien plus tard.

Comparons à présent avec l'Irak. Il y a eu d'énormes manifestations
avant même le déclenchement officiel de la guerre. Nous savons à présent
que Blair et Bush mentaient tout simplement lorsqu'ils disaient qu'ils
cherchaient une solution diplomatique. Ils avaient déjà déclenché la
guerre. C'est ce qui ressort des fameux rapports de Downing Street
(Downing Street Memos) en Angleterre. Il y a eu d'énormes
manifestations. Et je crois qu'elles ont eu au moins un effet. La guerre
américaine en Irak était déjà terrible. Elle a fait probablement un
million de victimes, et chassé quelques millions d'autres hors du pays.
C'était assez horrible. Mais cela aurait pu être bien pire. Ils auraient
pu faire en Irak ce qu'ils avaient fait au Sud Vietnam. Ca n'a pas été
le cas. Il n'y a pas eu de tapis de bombes sur tout le pays par des B52,
il n'y a pas eu d'armes chimiques et ainsi de suite. Et je crois que
c'est grâce au mouvement anti-guerre. La population était devenue plus
civilisée. Je crois que c'est une des tristes réalités des années 60.

AMY GOODMAN : Et l'Afghanistan ?

NOAM CHOMSKY : L'Afghanistan est un cas intéressant. Cette guerre nous a
été vendue comme une riposte « juste » - mais toutes les guerres sont «
justes » - pour combattre le terrorisme, comme une riposte à une attaque
terroriste. Cette idée est tellement ancrée qu'il me faudrait plus de
temps pour en parler. L'important ici est que ce n'était pas là le
véritable objectif de cette guerre.

Si l'objectif de cette guerre était d'isoler Al Qaeda, d'éradiquer le
terrorisme, il y avait des moyens plus directs pour y arriver. Si vous
retournez dans le passé, le mouvement djihadiste était très critique
envers les attaques du 11 Septembre. Des fatwas étaient prononcés par
les religieux les plus radicaux, de l'université Al Azhar par exemple,
le principal centre théologique, qui condamnaient Al-Qaeda, Oussama Ben
Laden et les attaques terroristes. Ils disaient que ce n'était pas
musulman, qu'ils n'auraient jamais fait une chose pareille, etc. Alors,
si on voulait réellement éradiquer le terrorisme, la chose la plus
évidente à faire aurait été d'isoler Al-Qaeda, de tenter de gagner du
soutien, y compris celui du mouvement djihadiste, et bien sûr celui de
la population qu'ils essaient de mobiliser. Vous savez, les terroristes
se voient comme une sorte d'avant-garde. Ils essaient de mobiliser les
gens à leur cause. Tous les spécialistes du terrorisme le savent. On
aurait donc pu le faire à ce moment-là, et on aurait pu procéder à
l'identification des coupables ce qui, soi-dit en passant, était
impossible parce qu'ils n'en savaient rien, chose qu'ils ont admis après
coup. Mais ils auraient pu essayer de les identifier, les présenter à la
justice – avec de vrais procès, sans tortures – ce qui aurait fortement
réduit, sinon éradiqué, le terrorisme islamique.

Eh bien, ils ont fait tout le contraire. Ce qu'ils ont essayé de faire,
c'est de mobiliser la population et le mouvement djihadiste en faveur
d'Al-Qaeda. C'est exactement l'effet produit par l'invasion de
l'Afghanistan suivie plus tard par celle de l'Irak. C'est aussi l'effet
produit par Guantanamo et Bagram et d'autres centres de torture. Tous
ceux qui y ont participé savent parfaitement qu'ils ont crée des
terroristes.

AMY GOODMAN : Pensez-vous qu'Obama devrait faire juger les prisonniers
de Guantanamo à New-York ?

NOAM CHOMSKY : Ca dépend si vous voulez faire partie des pays civilisés
ou être un état voyou. Si vous voulez être un état voyou, faites ce qui
vous plait. Vous pouvez torturer, tuer, tout ce que vous voulez. Si vous
voulez faire partie du monde civilisé, et si vous voulez diminuer
l'attrait du mouvement djihadiste extrémiste, alors faites les juger par
des tribunaux civils.

En fait, le fait même qu'ils se trouvent à Guantanamo constitue un
scandale. Cest quoi, Guantanamo ? Guantanamo a été volé à Cuba par la
force des armes, il y a un siècle. Ils ont dit « donnez-nous Guantanamo,
sinon… ». Cuba était alors sous occupation militaire. Ils appellent ça
un traité, et le traité de Guantanamo, si vous voulez l'appeler ainsi,
autorisait les Etats-Unis à l'utiliser comme base navale. Mais ce n'est
pas à ça qu'elle sert. Elle a d'abord servi pour parquer les réfugiés
haïtiens. Lorsque les haïtiens fuyaient les dictatures soutenues par les
Etats-Unis, les Etats-Unis leur refusaient l'asile politique. On disait
qu'ils n'étaient que des réfugiés économiques. Les gardes-côtes
tentaient de les intercepter, et si certains arrivaient à passer, on les
envoyait à Guantanamo. Voilà à quoi servait cette base.

En fait, la base sert à fabriquer des terroristes. Ce n'est pas mon
opinion, c'est l'opinion de ceux qui y ont mené les interrogatoires,
comme Matthew Alexander, qui a écrit un article à ce sujet. Il a dit que
c'était un moyen très efficace pour fabriquer des terroristes. Un moyen
qui inspire, qui transforme beaucoup de gens en terroristes, notamment
ceux qui ont été arrêtés quelque part pour une raison quelconque.

Alors oui, si vous le voulez vraiment, si votre objectif est de réduire
la menace du, disons, terrorisme islamiste, et si vous voulez faire
partie du monde civilisé, vous devez les juger devant un tribunal civil.
Mais la plupart de ceux qui sont à Guantanamo… c'est vraiment
scandaleux... on y trouve des gamins de quinze ans qui ont été arrêtés
parce qu'ils portaient un fusil au moment où le gouvernement des
Etats-Unis envahissait leur pays. C'est ce qu'on appelle un terroriste.
Et c'est probablement le cas pour l'écrasante majorité des prisonniers à
Guantanamo. Si le but était d'être civilisé et de réduire la menace
terroriste, on aurait du les enfermer dans une prison aux Etats-Unis. Ce
n'est pas un problème de sécurité. Ils ne vont pas s'évader d'une prison
de haute sécurité, et ils n'ont pas de pouvoirs magiques pour aller
répandre un poison ou je ne sais quoi. Evidemment, une telle option
n'arrangeait pas le gouvernement des Etats-Unis parce qu'il n'avait pas
de preuves contre eux.

Ils ont été envoyés à Guantanamo avec l'idée de les soustraire aux
droits garantis par les lois américaines. Vous pouvez toujours faire
semblant qu'ils n'étaient pas sous la juridiction des Etats-Unis, et que
les lois américaines ne s'appliquaient donc dans leur cas. Finalement,
la Cour Suprême, après de longues hésitations, a fini par concéder
qu'ils avaient bien des droits. L'administration Bush a accepté la
décision. Pas Obama. L'administration Obama tente actuellement de faire
annuler un jugement rendu par un juge de droite, nommé par Bush, qui a
dit que la décision de la Cour Suprême s'appliquait aussi à la prison de
Bagram, le centre de torture en Afghanistan. L'administration Obama
tente de contrer ce jugement, ce qui signifie que la décision de la Cour
Suprême n'est qu'une farce. Si vous voulez torturer quelqu'un, ne
l'envoyez pas à Guantanamo parce que la Cour Suprême a déclaré qu'on ne
pouvait pas torturer à Guantanamo ; alors vous l'envoyez à Bagram. Alors
si vous arrêtez quelqu'un au Yémen, ou n'importe où, et que vous voulez
le soustraire au droit international, au droit US par la même occasion,
OK, pas de problème, envoyez-le à Bagram. C'est ça la position
officielle de l'administration Obama.

C'est pour ces raisons que même les plus virulents spécialistes de
l'anti-terrorisme, comme Michael Scheuer, disent que les meilleurs
alliés d'Al Qaeda et d'Oussama Ben Laden sont les Etats-Unis, parce que
nous faisons exactement ce qu'ils veulent que nous fassions. Ce qu'ils
veulent, c'est vendre leur croisade au monde musulman, en disant qu'il y
a des types qui cherchent à les tuer et qu'ils faut se défendre. Oui,
vraiment, nous faisons tout ce qu'ils demandent.

AMY GOODMAN : (…) que pensez-vous de l'administration Obama et du
conflit Israélo-palestinien ?

NOAM CHOMSKY : Le conflit israélo-palestinien est un cas facile. Il y a
un consensus international quasi-total depuis 35 ans maintenant sur ce
qu'il convient de faire pour résoudre le problème – du moins à court
terme - à savoir : deux états avec des frontières reconnues par toutes
les parties, avec, selon les termes employés, « des modifications
mineures et acceptées par les deux parties ». C'était d'ailleurs la
politique officielle des Etats-Unis jusqu'à ce qu'ils décident un jour
de s'évader du monde réel, au début des années 70. Et c'est un point de
vue très largement partagé. En 1976, il y a même eu une résolution du
Conseil de Sécurité appelant à une solution à deux états. Les Etats-Unis
ont opposé leur veto. Et ça n'a pas cessé depuis. Je ne vais pas passer
toute l'histoire en revue, mais si on en arrive directement au présent,
le consensus est désormais quasi-total. Autour de ce consensus, on
trouve tous les états arabes, et ce depuis longtemps. On trouve l'Iran,
l'Organisation des Etats Islamiques. On trouve le Hamas. En fait, on
trouve tout le monde sauf les Etats-Unis et Israël.

Que dit l'administration Obama ? C'est intéressant. Obama a cette grande
vision, mais si vous regardez les choses de plus prés, en oubliant la
vision et en examinant les faits, les choses changent. D'un côté, il
demande poliment aux Israéliens de ne plus étendre leurs colonies, ce
qui n'a pas de sens, parce que le problème, c'est l'existence même des
colonies, pas leur extension. De plus, ces mots n'ont aucun sens. Il ne
fait que répéter les propos de Bush. En fait, il cite ce que l'on
appelle la Feuille de Route, le soi-disant accord officiel pour aller de
l'avant. Il ne fait que le citer. Ca n'a aucun sens, mais ça fait malgré
tout partie de sa grande vision.

D'un autre côté, et qui est plus intéressant, peu de temps après sa
prise de fonction, il a donné son premier et jusqu'à présent son unique
discours sur le conflit israélo-palestinien. C'était au moment où il
présentait George Mitchell comme son négociateur, ce qui est un bon
choix, si on lui donne les moyens de réussir. C'est à ce moment-là
qu'Obama a expliqué ce qu'il avait l'intention de faire. C'était au
moment de la main tendue vers le monde musulman. Il a dit, en parlant de
la proposition de paix arabe, eh bien voilà ce que j'appelle une
proposition constructive – c'était sa façon à lui de flatter les auteurs
de la proposition. Puis il a enchainé, en déclarant, « Il est temps que
les Arabes se conforment à leur proposition de paix et commencent à
normaliser leurs relations avec Israël. » Obama est un homme instruit,
intelligent. Je suppose qu'il choisit ses mots avec soin. Il savait
parfaitement que ce n'était pas la proposition de paix arabe. La
proposition de paix arabe reprenait les termes du consensus
international et disait, dans l'éventualité de deux-états, que les états
Arabes iraient même au-delà d'une normalisation des relations avec
Israël. Obama en a extrait le corollaire, mais a omis la substance, ce
qui est une façon comme une autre de déclarer que les Etats-Unis
allaient se cantonner dans leur position de refus. Il n'aurait pas pu
être plus clair.

Avec cet appel à cesser l'expansion des colonies, il a été un peu plus
loin – pas lui, personnellement, mais ses porte-paroles lors des
conférences de presse. On leur a demandé si l'administration allait
faire quelque chose si Israël refusait. Ils ont répondu « non, c'est
purement symbolique ». En fait, ils ont explicitement dit que
l'administration ne ferait pas ce que George Bush père, lui, avait fait.
George Bush père avait quelques petites punitions qu'il distribuait
lorsqu'Israël s'entêtait à désobéir aux Etats-Unis. Clinton les a
adoucies et Obama les a supprimées. Il a dit, « non, c'est juste
symbolique. » Ce qui revient à dire à Benjamin Netanyahu « allez-y,
faites ce que vous voulez. Nous dirons que nous sommes mécontents mais
nous le ferons avec un clin d'œil complice, alors allez-y. En attendant,
nous participerons, en vous envoyant des armes. Nous vous accorderons un
soutien diplomatique et une participation active. » C'est cela, sa
vision. Difficile d'être plus clair.

Que pouvons-nous faire ? Nous pouvons essayer de faire en sorte que les
Etats-Unis rejoignent le monde réel. Dans ce cas précis, ce serait
rejoindre le reste du monde. Rejoignez le monde réel et acceptez le
consensus international et cessez de participer activement à son viol,
c'est-à-dire aux actions de l'état d'Israël. J'aurais pu dire aux
actions de l'état d'Israël et des Etats-Unis. Ce qu'Israël et les
Etats-Unis sont en train de faire à Gaza et en Cisjordanie, c'est de
détruire l'espoir d'une réalisation de ce consensus international.

Et je crois qu'il n'y pas beaucoup d'alternatives. En fait, de nombreux
militants palestiniens eux-mêmes vont jusqu'à dire qu'il faut abandonner
la solution de deux états et laisser Israël s'emparer de tous les
territoires, éventuellement les annexer, pour ensuite passer à une lutte
pour les droits civiques et une lutte similaire à celle contre
l'apartheid. Ceux qui disent ça sont aveugles. Cela n'arrivera jamais.
Les Etats-Unis et Israël ne laisseront pas faire. Ils continueront de
faire exactement ce qu'ils sont en train de faire : étrangler Gaza, le
détacher de la Cisjordanie, en violation des accords internationaux et,
en Cisjordanie, s'emparer de tout ce qui les intéresse.

AMY GOODMAN : Pouvez-vous nous parler de votre carrière, des moments où
vous avez eu à faire des choix, à prendre des risques en quelque sorte.
Que diriez-vous aux gens, aux jeunes notamment, sur la notion de courage
en politique ?


NOAM CHOMSKY : Je n'aime pas trop parler de moi. Cela n'a pas
d'importance. Mais puisque vous me posez la question… J'ai été un
militant toute ma vie, depuis mon enfance. Mais j'ai commencé à faire
des choses concrètes lors de mon engagement dans le mouvement
anti-guerre, vers 1962. En 1962, on voyait bien ce qui se passait. Ce
n'était pas vraiment caché. Et j'ai décidé de m'impliquer en organisant
le mouvement anti-guerre. Il n'y avait pas vraiment de risques, mais ça
voulait dire qu'il fallait sacrifier pas mal de choses. Ce sont des
combats dans lesquels on ne peut pas s'engager à moitié. Il faut s'y
engager à fond, c'est une occupation à temps plein.

AMY GOODMAN : Etiez-vous déjà (un professeur) titularisé à l'époque ? En
1956 vous étiez enseignant au MIT (Massachussetts Institute of Technology)


NOAM CHOMSKY : 1955. Je ne me souviens plus de l'année. Ca peut vous
paraitre étrange aujourd'hui, mais le MIT à l'époque avait deux
caractéristiques intéressantes. La première était qu'il était
entièrement financé par le Pentagone. Je travaillais dans un laboratoire
qui était financé à 100% par trois corps d'armée différents. La deuxième
était que c'était le centre principal de résistance du mouvement
anti-guerre. Je ne parle pas de critique ou de protestation, je parle de
résistance, c'est-à-dire l'organisation d'activités de résistance, des
activités illégales. Et le Pentagone s'en fichait parce que,
contrairement à ce que beaucoup de gens croient, l'une des principales
fonctions du Pentagone est de camoufler le mode de fonctionnement de
l'économie. Les gens aiment à répéter qu'il s'agit d'une économie de
marché libre, mais la plupart des inventions sont produites par le
secteur public, les ordinateurs, l'internet, les avions, tout ça. En
réalité, c'est le secteur public qui prend en charge les coûts de
développement et qui assume les risques, et si quelque chose finit par
marcher, on en fait cadeau au secteur privé. C'est ce qu'ils appellent
le marché libre. Lorsque l'économie était tirée par les produits
électroniques, c'est le Pentagone qui servait de couverture. On nous
disait de faire ceci ou cela parce que les Russes allaient débarquer. En
réalité, ils s'en fichaient.

J'ai commencé à m'impliquer en 1962. A l'époque, ça voulait dire que
lorsque je donnais une conférence dans une église, c'était généralement
devant 4 personnes, le prêtre, l'organisateur, un ivrogne qui était
entré par hasard et un type qui voulait me tuer.

En 1966, 1965, j'ai tenté d'organiser – avec un ami , décédé depuis -
une résistance nationale anti fisc. Nous avons obtenus quelques
résultats. Nous avions donc pris quelques petits risques. Mais en 1966
une résistance plus sérieuse a commencé à s'organiser.

AMY GOODMAN : vous faisiez la grève de l'impôt ?

NOAM CHOMSKY : je n'ai pas payé mes impôts pendant des années. Dans mon
cas, le fisc n'aurait eu aucun mal à se faire payer, il leur suffisait
de le déduire de mon salaire. Mais les réactions du fisc étaient assez
aléatoires pour ce que j'ai pu en juger. Certains pouvaient se voir
confisquer leur maison. D'autres sont allés en prison. On peut donc dire
qu'il y avait une sorte de risque liée à notre activité. Mais plus grave
était le soutien direct à la résistance, soutenir les résistants, les
déserteurs, etc. Cela a commencé en 1966 pour devenir public en 1967.
Là, il y avait un véritable risque. Mon épouse et moi avions trois
enfants. Elle est retournée à ses études, dix-sept ans après, parce que
nous estimions que je pouvais finir en prison. Et je n'en suis pas passé
bien loin. Le procès avait été programmé pour 1968 et j'étais le
principal accusé. J'ai été sauvé, avec tous les autres, grâce à
l'offensive du Têt. L'offensive du Têt a été déclenchée en janvier 1968
(offensive militaire décisive vietnamienne - NdT), et les milieux
d'affaires US ont décidé que les Etats-Unis devaient se retirer, que la
guerre devenait trop couteuse.

AMY GOODMAN : de quoi étiez-vous accusé ?

NOAM CHOMSKY : de conspiration pour échapper à la conscription, ou pour
renverser le gouvernement ou quelque chose comme ça. Je pourrais vous
parler de ces procès pour conspiration, c'est intéressant. Il m'arrivait
d'en parler, mais cette fois-ci, c'était du concret, du réel. Si
l'offensive du Têt n'avait pas été déclenchée, j'aurais probablement
passé quelques années en prison.

AMY GOODMAN : vous êtes passé en procès ?

NOAM CHOMSKY : les procès ont été annulés au lendemain de l'offensive du
Têt. Il y avait un procés qui avait déjà commencé, le procès Spock, où
il n'y avait que des innocents sur le banc des accusés. Le jugement a
été annulé en appel, mais surtout à cause de l'offensive du Têt. Les
milieux d'affaires se sont contentés de dire « faites gaffe ». En fait,
en 1968, ils ont envoyé un groupe de soi-disant « sages » - quelques
hauts dirigeants de Wall Street – à Washington où ils ont remis au
président ce qu'il faut bien appeler une liste de consignes. C'était un
véritable jeu de pouvoirs. Ils ont dit au président Johnson « arrêtez
les bombardements. N'essayez pas de vous faire réélire. Entamez les
négociations et le retrait des troupes. » Et il a suivi les consignes au
pied de la lettre. Puis Nixon est arrivé et a changé de méthode. La
partie visible de l'escalade militaire a décliné. Je dis visible parce
que les pires atrocités de la guerre ont été commises après, en 1969,
puis la guerre s'est étendue au Cambodge et au Laos, où elle a empiré.
Mais tous ces développements étaient plus ou moins cachés. Et ils le
sont encore de nos jours. Mais la tension dans le pays est retombée et
une de leurs décisions a été l'annulation des procès, parce que le
gouvernement voulait faire la paix avec les étudiants. Ca aussi c'est
une histoire intéressante. Toujours est-il que les procès ont été annulés.

Il y avait donc bien quelques risques. La désobéissance civile n'est pas
une partie de plaisir. On peut se faire tabasser ou quelque chose dans
ce genre, passer quelques jours en prison, ce qui n'est jamais agréable,
mais ce n'est tout de même pas non plus le genre de risques que peuvent
prendre des dissidents dans d'autres pays.

C'est une décision à prendre et qui vous appartient, parce qu'on ne peut
pas y entrer qu'à moitié. Soit c'est sérieux et vous y allez carrément,
soit vous participez à une manifestation, vous oubliez et vous retournez
à votre travail et rien ne change. Les choses ne changent que par un
travail dévoué et consciencieux.

Il parait qu'on n'a pas le droit de dire des choses gentilles sur le
Parti Communiste, n'est-ce pas ? C'est comme une sorte de règle établie.
Pourtant, une des raisons pour lesquelles le « New Deal » a fonctionné,
qu'il a eu un impact, c'est parce qu'il y avait des gens qui étaient là,
présents tous les jours, sur tous les fronts. Sur celui des droits
civiques, du droit du travail, en train d'organiser, de faire ce qu'il y
avait à faire, ils étaient là, prêts à faire tourner les machines à
ronéotyper – il n'y avait pas d'internet à l'époque - et à organiser des
manifestations. Ils avaient une mémoire. Le mouvement avait une mémoire,
chose qu'elle n'a plus aujourd'hui. Aujourd'hui, tout le monde doit
recommencer à partir de zéro. Mais à l'époque, le mouvement avait une
mémoire, une sorte de tradition, et les gens étaient toujours présents.
Et en examinant les choses de plus prés, vous constaterez que le
mouvement était largement dirigé par le Parti Communiste. Ils ont fini
par le détruire, et c'est ce qui manque aujourd'hui, ce genre
d'individus dévoués qui comprennent qu'ils ne gagneront pas dés demain,
qu'il va falloir travailler, qu'ils connaîtront de nombreuses défaites,
qu'ils vivront des moments agités, et qu'il se passera beaucoup de
choses désagréables, mais que s'ils persistent, ils arriveront à quelque
chose. C'est grâce à ça que nous avons connu le mouvement pour les
droits civiques et le mouvement ouvrier, et ainsi de suite.

Il y a une leçon à en tirer. Dans les années '70, il y avait une
coupure, très nette, très visible, entre l'opinion élitiste – les
journaux, les universitaires d'Harvard, etc - et l'opinion publique. Je
dis bien l'opinion publique et pas seulement le mouvement anti-guerre.
Chez ces élites, celles qui ont le droit de s'exprimer – et que vous
pouvez lire, c'est donc facile à vérifier – la condamnation la plus
extrême de la guerre qu'on pouvait trouver était qu'il s'agissait d'une
erreur qui s'est finalement révélée trop coûteuse. C'était la
condamnation la plus ferme qu'on pouvait trouver chez ces gens-là. Quant
à l'opinion publique, environ 70%, selon les sondages, disaient que ce
n'était pas une « erreur », que la guerre était fondamentalement
mauvaise et immorale. La coupure était donc très nette.

Je crois que la leçon à retenir, c'est par exemple, lorsqu'Obama était
admiré pour son opposition à la guerre, parce qu'il trouvait que c'était
une erreur. Là nous aurions du lui rappeler les généraux nazis, après la
bataille de Stalingrad, qui, eux-aussi, trouvaient que c'était une
erreur que de se battre sur deux fronts à la fois. Or, la question n'est
pas de savoir si s'agit d'une erreur ; la question est de savoir si
c'est fondamentalement mal et immoral. C'est ça la leçon que nous devons
tirer. L'opinion publique le comprend déjà, mais il faut arriver à en
faire quelque chose et à s'organiser.

AMY GOODMAN : je vais conclure avec une citation dont je n'arrive pas à
retrouver l'auteur. « je revois ma vie et toutes les fois où je pensais
avoir été trop loin, et à présent je réalise qu'en fait je n'avais pas
été assez loin. »


NOAM CHOMSKY
interviewé par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s'agissant
d'une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du
"parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler
les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après
quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

La fin du néolibéralisme

La fin du néolibéralisme
http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2156
24 mars 2010  -  Gabriel Ste-Marie


Freefall , le dernier livre de l'économiste américain Joseph Stiglitz
analyse la grande récession et le plan d'aide gouvernementale pour
relancer l'économie. Comme lors de la crise des années trente, l'absence
de règlementation du secteur financier est à l'origine de la débâcle.

Si les revenus de la classe moyenne ont stagné au cours des dernières
décennies, sa consommation a continué à augmenter via un endettement
accru. L'important lobby financier a obtenu une dérèglementation
progressive de son secteur. Il est, entre autres, devenu possible de
répondre positivement à toute demande d'emprunt, tant qu'une maison
était mise en garantie. Les ménages se sont rendettés à la hauteur de la
valeur de leur hypothèque pour consommer davantage, dans un contexte de
bulle immobilière qui ne cessait d'accroître les possibilités d'emprunts.

La Federal Reserve dirigée par Allan Greenspan a légitimé la situation
en refusant d'intervenir et en maintenant son taux directeur très bas.
Même réflexe chez les élus et les législateurs qui affirmaient que le
marché saurait se gérer seul. Les consommateurs ont fait confiance à
leurs banquiers et répondu positivement à leurs offres d'endettement.

Ces derniers ont clamé ne pas être responsables de ce qui était moral ou
pas, même s'ils ont fait pression pour ne plus être l'objet d'une
réglementation. Enfin, les économistes ont donné leur aval à ce laxisme
en réitérant leur foi dans des marchés dérèglementés.

Stiglitz rappelle pourtant que, depuis plus d'un quart de siècle, les
avancées de la discipline économique ont démontré l'inefficacité des
marchés libres de toute intervention étatique. Ceci inclus notamment sa
contribution qui portait sur le manque d'information des agents, ce qui
les empêche de prendre des décisions optimales. Malgré un effort soutenu
et continu pour invalider ces avancées, le courant conservateur en
économie n'a pu contredire ce constat et préfère l'ignorer pour des
raisons purement idéologiques.

La dérèglementation a aussi permis la fusion des institutions
financières créant des banques devenues trop grandes pour faire
faillite, car elles entraîneraient toute l'économie dans leur chute.
Sachant que l'État viendrait à leur rescousse, elles n'ont pas hésité à
prendre davantage de risques. De nouveaux instruments non réglementés
ont aussi financé l'emprunt des ménages, qui ne sera pas remboursé une
fois la bulle immobilière éclatée.

Pour l'auteur, le crash était inévitable et s'explique par la
dérèglementation. À ce sujet, il cite les travaux de l'historien de
l'économie Charles Kindleberger qui a documenté la récurrence des crises
financières au cours des 400 dernières années. Elles reviennent environ
aux dix ans, les trente glorieuses constituant l'exception.

En effet, sauf pour le Brésil en 1962, le monde n'a connu aucune crise
financière entre 1945 et 1971, seule période de l'histoire où les
systèmes bancaires étaient réglementés. Stiglitz explique que cette
stabilité a certainement contribué à une croissance économique
exceptionnelle ainsi qu'à une meilleure répartition de la richesse. En
prenant pour exemples, les États-Unis et l'Asie, et ce malgré les
erreurs commises, l'auteur tranche en faveur de l'intervention
gouvernementale qui a permis d'accroître la productivité de ces pays.

Le professeur explique qu'on a fini par oublier les causes de la
dépression des années trente et de la réglementation des banques qui a
suivie. Toutefois, selon lui, l'actuelle crise illustre clairement
l'incapacité des marchés à s'autoréguler et sonne par conséquent la fin
du néolibéralisme. Il n'est pas possible de revenir à la situation
d'avant crise et le plan de relance du gouvernement américain doit
obligatoirement s'accompagner d'une réforme du système financier.

Joseph Stiglitz critique d'ailleurs sévèrement la réponse de Bush et
Obama à la récession, qu'il qualifie de la plus coûteuse de l'histoire.
En incluant le sauvetage des banques et les garanties qui leur ont été
données, l'aide étatique s'élève à 12 000 milliards $! Le ratio
dette-PIB est ainsi passé de 35% en 2000 à 60% en 2009.

L'économiste s'indigne que Bush ait choisi d'aider ceux-là même qui ont
créé le problème. Les banques ont mal géré le risque et, plutôt que de
les faire payer, l'État s'est endetté pour leur donner tout l'argent
qu'elles ont demandé. Pour Stiglitz, ces sommes peuvent être considérées
comme perdues.

Cette injustice a rompu le lien de confiance entre les membres de la
société. L'auteur trouve particulièrement inacceptable que
l'administration Obama ait poursuivi le plan Bush sous prétexte d'aider
à la stabilité et à la restauration du système.

Il aurait été plus juste d'aider les nouveaux chômeurs à conserver leur
résidence ou même de supporter une partie des hypothèques. Ceci aurait
notamment empêché la dégradation rapide des maisons laissées à l'abandon.

Stiglitz est aussi déçu du plan d'aide de 800 milliards $ de Bush et
Obama visant à relancer l'emploi. Selon la vision keynésienne, pour
sortir de la récession, l'État doit s'endetter pour créer des emplois et
stimuler la consommation. Encore faut-il que ce soit fait de façon
efficace et que chaque dollar ainsi dépensé ait le maximum de retombées.

Près du tiers du plan a été consenti en baisses d'impôts aux plus
fortunés. Ces sommes sont principalement épargnées et ne créent pas
d'emplois. La subvention d'achat de voitures neuves s'est aussi avérée
inefficace. Si les ventes se sont accrues à l'été 2009, elles ont chuté
à l'automne suivant, n'augmentant pas l'emploi dans ce secteur.

Il doit également y avoir une cohérence entre les paliers
d'administration. Le même problème s'est présenté lors du New Deal de
Franklin Delanoë Roosevelt. Pendant que le fédéral crée des emplois, les
États en abolissent afin d'équilibrer leur budget. Par exemple, en 2009
la Californie a coupé ses dépenses et augmenté ses revenus pour combler
son déficit de 42 milliards $, ralentissant l'économie d'autant.

Au total, Stiglitz évalue que les réductions des dépenses au niveau des
États représentent 1% du PIB américain et annulent le plan de relance de
la première année. Il n'est pas logique d'embaucher des chômeurs pour
construire des ponts au niveau fédéral alors qu'on licencie enseignantes
et infirmières au niveau des États!

Malgré tout, Joseph Stiglitz demeure optimiste tout au long du livre et
il donne à l'administration Obama des conseils pour rectifier le tir. La
façon de sortir de la crise oriente le type d'économie que l'on désire
construire. L'auteur suggère une économie plus verte, où le secteur
financier accapare moins de ressources et où les Américains
diminueraient leur consommation au profit de temps de loisirs accrus. Il
demeure toutefois réaliste en rappelant la quasi impossibilité de l'État
à manœuvrer entre tous les groupes de pression, particulièrement celui
du milieu financier.

Freefall, Joseph E. Stiglitz, W.W. Norton & Company, New-York, 2010, 361 p.

Une solution meilleure:

http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=76

mercredi 24 mars 2010

Greed in USA. Truth has fallen.

Truth Has Fallen and Has Taken Liberty With It 


By Paul Craig Roberts 

"During times of universal deceit, telling the truth becomes a revolutionary act."  George Orwell



March 24, 2010 "Information Clearing House" –  

There was a time when the pen was mightier than the sword. That was a time when people believed in truth and regarded truth as an independent power and not as an auxiliary for government, class, race, ideological, personal, or financial interest.  

Today Americans are ruled by propaganda. Americans have little regard for truth, little access to it, and little ability to recognize it.  

Truth is an unwelcome entity. It is disturbing. It is off limits. Those who speak it run the risk of being branded "anti-American," "anti-semite" or "conspiracy theorist." 

 

Truth is an inconvenience for government and for the interest groups whose campaign contributions control government. 

 

Truth is an inconvenience for prosecutors who want convictions, not the discovery of innocence or guilt. 

 

Truth is inconvenient for ideologues.

 

Today many whose goal once was the discovery of truth are now paid handsomely to hide it. "Free market economists" are paid to sell offshoring to the American people. High-productivity, high value-added American jobs are denigrated as dirty, old industrial jobs. Relicts from long ago, we are best shed of them. Their place has been taken by "the New Economy," a mythical economy that allegedly consists of high-tech white collar jobs in which Americans innovate and finance activities that occur offshore. All Americans need in order to participate in this "new economy" are finance degrees from Ivy League universities, and then they will work on Wall Street at million dollar jobs.

 

Economists who were once respectable took money to contribute to this myth of "the New Economy." 

 

And not only economists sell their souls for filthy lucre. Recently we have had reports of medical doctors who, for money, have published in peer-reviewed journals concocted "studies" that hype this or that new medicine produced by pharmaceutical companies that paid for the "studies." 

 

The Council of Europe is investigating big pharma's role in hyping a false swine flu pandemic in order to gain billions of dollars in sales of the vaccine.

 

The media helped the US military hype its recent Marja offensive in Afghanistan, describing Marja as a city of 80,000 under Taliban control. It turns out that Marja is not urban but a collection of village farms.

 

And there is the global warming scandal, in which climate scientists, financed by Wall Street and corporations anxious to get their mitts on "cap and trade" and by a U.N. agency anxious to redistribute income from rich to poor countries, concocted a doomsday scenario in order to create profit in pollution. 


 

Wherever one looks, truth has fallen to money.

 

Wherever money is insufficient to bury the truth, ignorance, propaganda, and short memories finish the job.
 

I remember when, following CIA director William Colby's testimony before the Church Committee in the mid-1970s, presidents Gerald Ford and Ronald Reagan issued executive orders preventing the CIA and U.S. black-op groups from assassinating foreign leaders.  

In 2010 the US Congress was told by Dennis Blair, head of national intelligence, that the US now assassinates its own citizens in addition to foreign leaders.

When Blair told the House Intelligence Committee that US citizens no longer needed to be arrested, charged, tried, and convicted of a capital crime, just murdered on suspicion alone of being a "threat," he wasn't impeached. No investigation pursued. Nothing happened. There was no Church Committee. In the mid-1970s the CIA got into trouble for plots to kill Castro. Today it is American citizens who are on the hit list. Whatever objections there might be don't carry any weight. No one in government is in any trouble over the assassination of U.S. citizens by the U.S. government.  

As an economist, I am astonished that the American economics profession has no awareness whatsoever that the U.S. economy has been destroyed by the offshoring of U.S. GDP to overseas countries. U.S. corporations, in pursuit of absolute advantage or lowest labor costs and maximum CEO "performance bonuses," have moved the production of goods and services marketed to Americans to China, India, and elsewhere abroad. When I read economists describe offshoring as free trade based on comparative advantage, I realize that there is no intelligence or integrity in the American economics profession.

 

Intelligence and integrity have been purchased by money. The transnational or global U.S. corporations pay multi-million dollar compensation packages to top managers, who achieve these "performance awards" by replacing U.S. labor with foreign labor. While Washington worries about "the Muslim threat," Wall Street, U.S. corporations and "free market" shills destroy the U.S. economy and the prospects of tens of millions of Americans.

 

Americans, or most of them, have proved to be putty in the hands of the police state.
 

Americans have bought into the government's claim that security requires the suspension of civil liberties and accountable government. Astonishingly, Americans, or most of them, believe that civil liberties, such as habeas corpus and due process, protect "terrorists," and not themselves. Many also believe that the Constitution is a tired old document that prevents government from exercising the kind of police state powers necessary to keep Americans safe and free.

 

Most Americans are unlikely to hear from anyone who would tell them any different. 

 

I was associate editor and columnist for the Wall Street Journal. I was Business Week's first outside columnist, a position I held for 15 years. I was columnist for a decade for Scripps Howard News Service, carried in 300 newspapers. I was a columnist for the Washington Times and for newspapers in France and Italy and for a magazine in Germany. I was a contributor to the New York Times and a regular feature in the Los Angeles Times. Today I cannot publish in, or appear on, the American "mainstream media." 

 

For the last six years I have been banned from the "mainstream media." My last column in the New York Times appeared in January, 2004, coauthored with Democratic U.S. Senator Charles Schumer representing New York. We addressed the offshoring of U.S. jobs. Our op-ed article produced a conference at the Brookings Institution in Washington, D.C. and live coverage by C-Span. A debate was launched. No such thing could happen today.

 

For years I was a mainstay at the Washington Times, producing credibility for the Moony newspaper as a Business Week columnist, former Wall Street Journal editor, and former Assistant Secretary of the U.S. Treasury. But when I began criticizing Bush's wars of aggression, the order came down to Mary Lou Forbes to cancel my column.

 

The American media does not serve the truth. It serves the government and the interest groups that empower the government.

 

America's fate was sealed when the public and the anti-war movement bought the government's 9/11 conspiracy theory. The government's account of 9/11 is contradicted by much evidence. Nevertheless, this defining event of our time, which has launched the US on interminable wars of aggression and a domestic police state, is a taboo topic for investigation in the media. It is pointless to complain of war and a police state when one accepts the premise upon which they are based.

 

These trillion dollar wars have created financing problems for Washington's deficits and threaten the U.S. dollar's role as world reserve currency. The wars and the pressure that the budget deficits put on the dollar's value have put Social Security and Medicare on the chopping block. Former Goldman Sachs chairman and U.S. Treasury Secretary Hank Paulson is after these protections for the elderly. Fed chairman Bernanke is also after them. The Republicans are after them as well. These protections are called "entitlements" as if they are some sort of welfare that people have not paid for in payroll taxes all their working lives.

 

With over 21 percent unemployment as measured by the methodology of 1980, with American jobs, GDP, and technology having been given to China and India, with war being Washington's greatest commitment, with the dollar over-burdened with debt, with civil liberty sacrificed to the "war on terror," the liberty and prosperity of the American people have been thrown into the trash bin of history.

 

The militarism of the U.S. and Israeli states, and Wall Street and corporate greed, will now run their course.  

As the pen is censored and its might extinguished, I am signing off. 


Paul Craig Roberts was Assistant Secretary of the Treasury during President Reagan's first term. He was Associate Editor of the Wall Street Journal. He has held numerous academic appointments, including the William E. Simon Chair, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University, and Senior Research Fellow, Hoover Institution, Stanford University. He was awarded the Legion of Honor by French President Francois Mitterrand.

lundi 22 mars 2010

Semaine étude Crédit Social Congrès International 2009, Intervention de M. Renaud Laillier


CONGRÈS 2009  international des Pèlerins de Saint Michel  — 
 et semaine d'étude

                               
 
À quoi sert la démocratie politique sans la démocratie économique?  Avoir les poches sempiternellement vides? 
 
 L'argent, dans l'état actuel des choses, est ce qu'il y a de moins démocratique au monde
 
 
1ÈRE PARTIE
 
         La science et la technique, don de Dieu, comme modèle,
                 la finance ne doit pas échapper à ce modèle
 
Traiter d'un sujet se rapportant au Crédit-Social alors que Louis Even a inspecté et expliqué ses moindres recoins, me fait ainsi répéter ou imiter Louis Even, et paraître bien pâle sous son éclairage irremplaçable et traversant le temps sans en subir les atteintes.
 
 
 "Le monde entier produit désormais des biens et des services avec des travailleurs à bas salaires qui ne peuvent se permettre d'acheter ce qu'ils produisent, sauf à avoir recours à la dette sur laquelle ils ont fini par faire défaut parce que leurs faibles revenus ne leur permettaient pas de la rembourser." 

Voici ce qu'écrivait en mai 2009 dans un article Henry C.K. Liu, que je ne connaissais pas auparavant, un analyste en économie, américain d'origine chinoise, cet article, très lucide, est paru traduit en Français le 3 juin 2009, sur le site français Contreinfo. De plus en plus d'analystes, pourtant du "camp" libéral-monétariste-mondialiste, confessent chaque fois plus nombreux, les erreurs qu'ils ont cautionné...

La monnaie doit être une expression vraie qui relie la production des biens et leur distribution. La production et la distribution doivent être considérées comme un TOUT indissociable, comme une unité. En économie, la production et la distribution n'ont pas de sens l'une sans l'autre, mais c'est compter sans le système financier qui, lui, fraude et ne relève pas du bon sens naturel qu'il y a entre production et distribution, le système financier "sert" d'autres buts... Ce système financier frelaté détériore fortement les rapports entre les hommes et, bien sûr, les rôles respectifs des uns et des autres dans l'échiquier économique et social.
 
C'est un fait indéniable qui devrait nous instruire, très au-delà de son apparente banalité; car ce qui n'est pas banal c'est de produire tous les biens nécessaires à la société pour, finalement, laisser les enjeux vitaux de la distribution des biens et des services aux quasi seuls maîtres du système financier. Car ces derniers sont irresponsables vis à vis de la société. La distribution est le parent pauvre de l'affaire. Or, les techniques, les sciences, les savoir-faire et les expériences accumulées au sein de l'humanité sont le dépôt réel de toutes nos expériences passées comme moteur du progrès et actualisé aujourd'hui dans nos pratiques de production se développant sans cesse. L'application actuelle de toutes ces techniques alimente donc à son tour, en boucle, ce circuit fécond d'expériences et de connaissances en constante augmentation. Qu'attend-t-on pour y introduire la pièce essentielle manquante qui est la distribution, ce corollaire naturel, normal de la production. C'est à dire la réforme du système financier par le Crédit Social (ou Argent Social, c'est pareil) et tout ce qui lui correspond

. 
Il manque donc à cet inventaire, la base du bien public. Ce qui suit est d'autant plus frappant que les techniques de distribution sont bien plus simples que les techniques de production.
 
J'insiste donc lourdement sur ce qui suit: les techniques de production ont demandé bien plus de génie et d'imagination aux inventeurs des machines, à leurs metteurs au point, aux ingénieurs et à ceux qui travaillent dans les organigrammes de production dans tous les domaines sans exception, que ce que demande la simple distribution. La distribution qui n'est que le corollaire évident de la production. C'est un peu comme si on avait une superbe voiture, ici représentant la production, dont il faudrait louer très cher les sièges et les roues, ici représentant la distribution, les sièges et les roues étant, très curieusement, des objets rares, d'une autre époque et malcommodes pour s'en servir…
 
C'est la rationalité qui conçoit la production et tous ses développements et affinements. C'est la rationalité qui doit commander à ce qu'il y ait une bonne distribution. C'est la rationalité qui devrait inspirer en tout premier lieu le système financier permettant, pour les avantages de tous, une distribution digne de ce nom. Or le système financier est tout sauf rationnel. Nos grands intellectuels français, cartésiens dans l'âme, font des leçons de rationalisme au monde entier, mais ils omettent l'application du rationalisme à tout le système financier qui pourtant est le premier qui ne devrait pas échapper au dit rationalisme. Précision importante, il n'existe pas à ce jour de «sciences économiques» au sens strict du mot. Il existe bien des branches et des domaines intérieurs à l'économie générale qui, eux, relèvent d'une science, par exemple les mathématiques financières. Mais, jusqu'à plus ample informé, l'économie ne constitue pas en elle-même une «science».

Le Crédit-Social, lui, peut prétendre à une base scientifique établie par les investigations et les découvertes expérimentales du major Douglas.  
 
Donc, s'agissant de rationalisme, que sont donc les sciences? Du latin: sapientia, qui veut dire à la fois: saveur, juger des aliments, mais aussi: habileté (dans une science ou dans un art), instruction, capacité, raison de bon sens, sagesse et philosophie. À noter aussi qu'en Espagnol le mot:
sabio désigne à la fois le sage et le savant. Or, il n'est pas un seul scientifique, qu'il soit physicien, biologiste, et en tous domaine scientifique, qui puisse trouver quoique ce soit qui ne relève pas des lois physiques, des lois qui, au final, sont les Lois de Dieu ici-bas, qu'il le sache ou pas d'ailleurs. Un vrai chercheur scientifique agit d'abord  professionnellement. En conscience. Il ne peut ici cultiver aucune idéologie, sinon il trahirait sa profession, son autorité de tutelle, ses auditeurs ou ses élèves, ou ses clients. Donc, en science, seul compte le vrai; et celui qui respecte le vrai y trouve forcément son compte d'une manière ou d'une autre. Grâce à Dieu, ses résultats, s'ils sont positifs, peuvent alors servir à l'humanité toute entière.


Pour illustration, il y eut dans l'histoire du XXème siècle le cas d'école affligeant du biologiste soviétique Lyssenko qui fut président de l'Académie des sciences agricoles de l'Urss et qui avait décrété qu'il y avait, en lutte, une lutte de classes, les sciences bourgeoises opposées aux sciences prolétariennes... Cette attitude anti-scientifique fut évidemment un échec. Les scientifiques et les techniciens ne peuvent se permettre dans leur profession aucun écart vers aucune odéologie sous peine, ipso facto, de disqualification. Mais alors, pourquoi les financiers, eux, peuvent-ils impunément fausser si facilement les réalités, endormir l'opinion et dépouiller les sociétés? Or, je le répète, les tenants du système financiers ont un comportement anti-rationnel, anti-scientifique. Qu'est-ce que cela signifie?
 
Pourquoi je m'égare dans ces considérations sur les techniques et les sciences? Parce qu'elles sont un modèle de comportement et d'attitude avec lequel on ne doit pas transiger sous peine de faute grave et lourde de conséquences funestes pour toute la société.
 
Les activités techniciennes, issues du domaine professionnel, reflètent les lois de Dieu dans Sa Création, elles sont, à mon avis, les meilleurs modèles de conduite et les plus clairs dans l'accomplissement de nos tâches ici-bas, dans les applications pratiques du bien public, les décisions et les prises de responsabilités économiques et sociales, donc concernant l'accomplissement de notre devoir d'État. Lorsque nous découvrons une loi de science, outre l'enrichissement de notre connaissance, c'est pour la respecter et en faire, si possible, notre profit dans un domaine donné. Tel est l'avis de ceux dont je fais partie, qui pensent, pour autant qu'elles soient toutes deux structurées par la raison, que la foi et la science restent le meilleur guide pour n'importe quelle activité, scientifique, technicienne ou autre, donc financière
 
Au passage, pour illustration de ce qui précède, un exemple parlant: Thomas Edison. Il fut le génial inventeur que l'on sait, un inventeur vraiment prolifique! Aujourd'hui, tous les jours sans le savoir ni le citer, nous - pratiquons -partout Thomas Edison, nous utilisons les lois et les procédés qu'il découvrit avec ses inventions qui sont des exemples remarquables de bonnes applications des sciences. Mais qui pratique donc Karl Marx et consorts aujourd'hui?... Ce ratage politique "admirable"!... 
 
Et c'est là où je voudrais en venir avec l'argent, la monnaie, les finances et leur traitement qui, lui, n'échappe pas aux lois, à la Loi, celle de Dieu. Potentiellement, ce traitement de l'argent comporte donc des techniques appropriées au bien public, tout comme les lois appropriées qui régissent les fonctionnements des machines utilisées dans la production industrielle et agricole. Ainsi, après les preuves expérimentales données par

Douglas dans le fonctionnement du Crédit-Social, le refus d'application de "lois de bien public", est un refus qui devient alors un péché grave, une structure de péché, comme l'écrivit le Pape Jean-Paul II dans son encyclique Solicitudo rei socialis (30 décembre 1987). C'est ainsi que la vie sociale et la vie familiale sont continuellement atteintes par des détériorations et des frustrations qui finissent aussi par miner la foi avec les conséquences que l'on sait. 
 
Donc, aux techniques de production doivent correspondre de façon organique, les techniques de distribution par le truchement d'une finance étant le reflet exact de la production.
 
Tant que ces liens d'équilibre naturels, production et distribution, ne seront pas pris en compte, nous resteront confrontés à une infirmité économique et sociale fatale basée dans le domaine financier sur l'erreur, la confusion entretenue et le mensonge concernant l'élaboration de la monnaie. Je répète encore cette phrase de l'écrivain français de Honoré de Balzac (je cite de mémoire, mais le sens y est): "Tant que la question de l'argent ne sera pas résolue, l'application du christianisme sera un échec pour la chrétienté".
 
Or, nous le savons tous et je le répète, que: 
la clé de la distribution des biens: c'est le système financier
. 
 
                                       
Louis Even nous rappelle: il y a la chose et son signe. Il y a l'objet fabriqué et le signe qui lui correspond (sur papier ou en chiffres) en sa valeur monétaire. Certes, on peut imaginer tous les objets du monde qui existent sans aucun signe, ce sont les plus nombreux, objets naturels comme le caillou du chemin, le coquillage sur la plage, la fleur cueillie au passage, ou le fruit sauvage cueilli et mangé au passage, tous sont des choses, des réalités. Tandis qu'un signe sans rapport à aucun objet, à aucune chose, cela n'a pas de sens, cela ne signifie absolument rien. Avec l'argent, c'est exactement la même chose qu'avec les signes. Un argent sans les objets auxquels cet argent devrait correspondre est un argent sans le moindre sens, un argent sans objet, c'est le cas de le dire!
  
Donc, ici bas, c'est l'objet produit qui a de l'importance, c'est l'objet qui a un rôle, et même un rôle très important, vital, par rapport à ce qu'on attend de lui.
  
C'est là qu'intervient alors l'élaboration des
prix. Ce qu'on demande à la finance, c'est de procéder à la justesse, à la Justice du prix, autrement dit : former le juste prix. Tel dans un laboratoire où l'on ne peut tricher sous peine de disqualification. Un prix est une somme, et une somme veut dire: addition. Ici une addition traduite en monnaie. C'est une addition des prix des matières premières, du travail humain et d'usure de machines, représentés pour entamer et achever la fabrication de l'objet puisque le prix de vente de l'objet, selon, le Crédit-Social initié par Douglas, est formé par tous ce qu'il a fallu consommer donc payer, pour fabriquer cet objet. Voici un aspect vrai de la technique financière mise en œuvre dans le fonctionnement du Crédit-Social de Douglas. L'indissolubilité et l'intangibilité du lien rigide: prix de revient  et le prix de vente de l'objet.
 
Ici le signe et la chose forment donc un TOUT, une unité indissociable: objet-prix, dès le parcours: production-distribution, jusqu'au moment de la vente finale au consommateur où il s'en suivra normalement l'annulation du signe, donc annulation de l'argent ayant servi à l'achat final de l'objet neuf. Tout est net dans le circuit du Crédit Social ici esquissé en partie. 
 
Mais nous nous rendons compte à nos dépens que cette vérité économique technicienne qui fait partie de la Vie, du sens de la Vie, est amoindrie voire détruite dans la société par la pratique bancaire, financière et monétaire. Une pratique bancaire dont les mécanismes en usage qui vicient la valeur des échanges, appauvrit et mécontente les parties échangeantes. Car les conséquences viennent en grande partie du maintient, ici bas, du grand nombre dans la pauvreté malgré l'abondance évidente du monde qui nous entoure. Ainsi ces fatalités épuisantes et écrasantes de répétition: il est plus facile d'être riche et vertueux que d'être pauvre et vertueux. Louis Even nous rappelle qu'il ne sert à rien de sermonner des ventres creux tant que ces derniers n'ont aucune possibilité ni chance de se remplir... C'est son Éminence le cardinal Agré qui rappelait, ici même, dans une de ses remarquables interventions de l'année dernière, le cas de ce fidèle africain d'un village très pauvre questionnant le père qui venait de faire un sermon de carême en disant qu'il fallait ne faire qu'un repas par jour durant le temps du carême, en lui rappelant que les paroissiens de son endroit faisaient déjà carême toute l'année... Autant de raisons pour faire correspondre l'argent du pouvoir d'achat avec les progrès techniques de la production des biens.
 
Combien de fois Louis Even nous le rappelle. Avec des objets, je peux vivre matériellement, sans eux c'est  impossible. Il ne faut jamais se détacher de ces évidences. Avec de l'argent seul je ne peux pas vivre matériellement. Avec de l'argent ET des objets je peux vivre matériellement et uniquement parce qu'il y a des objets à se procurer par de l'argent à avoir et qui servent à la vie.
  
C'est ainsi que l'étalon de la création monétaire doit être la production elle-même. Ça ne peut être que cet étalon-là. Il est même dangereux, souvent usurpateur, voire usurier, de prendre des étalons monétaires autres que la production des biens découlant du savoir-faire et de la compétence des hommes. Douglas a mis en relief que, en définitive: la Production : c'est la Consommation. Ce lien technique donne une égalité: production(par consommation) = une certaine quantité de monnaie libre de dettes. Et dans ce cas cette monnaie est un vrai pouvoir d'achat.
 
Tandis que si la monnaie émise n'égale pas le pouvoir d'achat, il y a "
erreur". Et cette "erreur" vient de la confiscation de monnaie par les banques essentiellement par la ponction qu'elles opèrent avec les intérêts bancaires rajoutésle plus souvent d'intérêts composés. Cela rompt et diminue grandement le pouvoir d'achat pour le malheur des plus nombreux. La monnaie appartenant, dans la réalité, à la société productrice de tous les biens sans laquelle et sans lesquels la monnaie ne vaudrait rien. Tel est le "résultat" frustrant permis par des lois scélérates dont le but est de favoriser les banques. Les banques hypothèquent ainsi l'ensemble de la société et ses instances dont l'instance politique qui a une attitude plus que suspecte. Le discours des politiques nous crétinise en nous masquant la réalité financière qui ne nous apparaît ainsi que par les crises d'une économie financière totalitaire qui pollue et empoisonne l'économie normale et qui fait végéter misérablement la majorité des humains!
 
 
                            *****************************************
 
 
2ÈME PARTIE, (de N°27)
 
Effets dévastateurs, mais toutes nos ressources nous appartiennent 
 
C'est à ce point qu'on se rend le mieux compte de cette embrouille, de cette confusion entretenue à dessein que constitue: la
"politique du crédit", cette expression galvaudée à souhait qui veut tout dire et son contraire! Cette politique du crédit, politique frelatée qui entraîne ou bloque l'économie réelle et donc la vicie. Alors que l'économie qui devrait rester saine ne l'est pas à cause du système financier où règnent tous les Bernard Madoff de la Terre. C'est ce que l'on supporte lamentablement. En tout premier ce que supportent de plus en plus les pays et les régions pauvres du monde et les classes pauvres et moyennes des pays "riches" dans la présente crise. Crise financière d'abord, puis crise financière et économique à la fois, où les faiseurs d'argent, "maîtres" chanteurs par leur politique du crédit commandent les «booms» et les «crises» et toute la vie économique et sociale, donc par cette politique du crédit voleuse et criminelle sans laquelle nul ne peut plus respirer selon la forte expression du pape Pie XI.
 
Tout pays qui aurait compris clairement que son propre développement commence par lui même et le contrôle de sa monnaie comme étant le reflet exact de sa production aura compris l'essentiel et fait un pas décisif vers ce qui peut le libérer. Car ces cénacles lointains, anonymes et prédateurs, tel que la Banque mondiale, le FMI, et tant d'autres griffes acérées, les maintiendront dans la prison économique et financière totalitaire sous promesses permanentes d'enchantements démocratiques frelatés et faux.  
  
Tous les développements et les progrès matériels se déployant dans un pays doivent lui assurer, à un certain degré (surtout avec le Crédit-Social), sa richesse, son aisance, son autonomie possible, sa puissance même. Voici qu'apparaît là, à tous les niveaux, et dans l'acte même de produire, ce quelque chose d'utile et d'efficace pour l'ensemble des habitants du pays. C'est le potentiel de maîtrise de sciences et de techniques dont le pays dispose (y compris les expériences qui contiennent des échecs qui restent comme autant de leçons à retenir pour les éviter plus tard). Il y a là le déploiement du potentiel réel du pays en question: les matières premières et la matière grise qui composent toutes les ressources naturelles et humaines, ce qui débouche sur la production réelle du pays, de l'ensemble des richesses pouvant y être utilisées. C'est là un sens de la Vie bien cultivé. Mieux qu'une promesse, c'est un résultat prouvé, tangible, présent, tout prêt à continuer sa croissance pour le mieux vivre de tous.

Il faut avoir conscience de tout cela et le garder à l'esprit en toutes circonstances, surtout quand il faut quotidiennement, se colleter aux mécanismes financiers et bancaires, ces coupe-jarrets prédateurs, redoutables chausse-trappes dans lesquelles tombe société productive.
 
Je pense que vous avez peut-être remarqué, dans ce rapide parcours résumé que je viens de faire à l'instant sur la prééminence vitale des objets fabriqués sur l'argent qui va avec, qu'il s'agit-là d'un bilan très fécond. C'est exactement l'inverse, le contraire des dettes et de leurs effets affreux, avec cet argent-dettes qui détériore le quotidien la vie de tant de gens traînant ce boulet toute la vie, vivant en payant et mourrant endettés, selon l'expression percutante de Monseigneur Aguer, archevêque de La Plata (Argentine). Tous ces problèmes d'argent qui enlèvent du sens à la Vie et qui flétrissent nos relations avec autrui, donc notre vie jour après jour. Ainsi cette situation des nouveaux-nés d'aujourd'hui même qui naissent avec des milliers d'euros et de dollars de dettes sur leur dos avant d'avoir poussé leur premier cri. Peut-on être fier?
 
Et pourtant nous savons fabriquer (et en progressant!) tout ce dont nous avons besoin! Et nos descendants, sans doute, saurons encore mieux le faire compte tenu des expériences accumulées et des exigences d'attention impérative pour cesser les prédations contre l'environnement et l'écosystème, car les hommes, fils de Dieu, sont mariés avec la Création de Dieu dont nous dépendons.
 
Avec ce savoir-faire nous sommes potentiellement sauvés. Sauvés matériellement s'entend. Mais en réalité, avec le Crédit-Social nous serions vraiment sauvés dans le présent sans les hypothèques prédatrices et étouffantes du système financier et de la mondialisation s'y rapportant. Tandis qu'avec l'argent qui échappe à notre contrôle, nous ne sommes pas sauvés matériellement et encore moins spirituellement, mais nous sommes enfoncés et anéantis au lieu de profiter de notre maîtrise féconde et productive, individuellement et collectivement des dons de Dieu. Nous voilà réduits à une vie végétative à cause de la place prise par le système financier et ses dettes tueuses par les priorités et les contraintes artificielles inventées que les faiseurs d'argent ont imposé à la société productrice, laquelle risque toujours de réagir bien trop tard, ses demandes de réformes financières risquant très gros d'être "récupérées" par les pouvoirs en place... notamment par les relais de la haute maçonnerie

 
Observation au passage.
Au final, la mondialisation est un phénomène très néfaste qui demanderait un gros ouvrage à lui seul. La mondialisation économique et financière est comme un genre de sida qui détruit de l'intérieur les structures et les défenses immunitaires des nations et des peuples qui avaient mis tant de temps à se former. La mondialisation alias la globalisation est une interdépendance qui dissimule la dépendance tout cour à un gouvernement non déclaré mais bien réel et omniprésent sous l'idéologie pseudo-démocratique délétère et soporifique qui l'accompagne où, hélas, tant de catholiques se sont laissés avoir! C'est un drame! 
Fin de l'observation.
 
Encore une fois, Louis Even nous rappelle le bon sens naturel. Est-il possible de produire physiquement tels et tels biens naturels? Si oui, et bien on a pas le droit d'entraver sous aucun prétexte cette production physique possible qui correspond aux critères de la Vie et ses besoins, et encore moins sous les prétextes fallacieux et mensongers en nous rabâchant cultivant notre l'ignorance par: le "manque de crédits", sans même savoir que ce sont là les directives du moment des faiseurs d'argent. La société n'est pas au service des banques, mais l'inverse.
 
Nous assistons depuis des génération à cette opposition stupéfiante, dévastatrice et jamais mise au grand jour (et pour cause!...): dans ses objectifs: le bilan des banques est destiné à la satisfaction de leurs actionnaires et les résultats des bilans des banques, force est de le constater, s'opposent complètement au bien public. Les bilans des banques recèlent tout le contraire de la vie sociale et familiale, tout le contraire de ce qui est sain et fécond. Dans ce système financier délétère actuel, (au moins jusqu'en 2008) "meilleurs" est un bilan de banque pour la plus grande satisfaction des actionnaires, plus terribles en sont les effets dévastateurs sur la société productrice des biens grâce à laquelle l'argent tient pourtant sa valeur!

Pourquoi cet antagonisme dévastateur?
 

bilan des banques VS intérêts vitaux de la société 
 
Maintenant nous connaissons cette supercherie: en particulier la confusion entretenue entre le domaine public et le domaine privé. Soit, la création monétaire et son contrôle, domaine public par excellence, confondu avec le domaine privé. La création (et donc l'annulation) monétaire doit être pratiquée par un organisme central (ou office national ou plurinational de création et d'émission monétaire), et les banques ne doivent prêter que l'argent de leurs déposants. Donc il doit y avoir une couverture monétaire à 100% pour la zone économique considérée. Situation claire entre toutes. Tout l'inverse de ce qui se passe actuellement.
 
Ce qui se passe actuellement? L'inflation est considérée comme bénigne ou nulle par les inspirateurs libéraux monétaristes aussi longtemps que les salaires augmentent à un rythme plus lent que les prix des actifs. La loi d'airain libérale et monétariste sur les salaires a prévalu durant l'ère industrielle (paroxisme au 20ème siècle), même si les capacités excédentaires résultantes étaient absorbées par la consommation ostentatoire de la quasi seule classe aisée, cette époque a été également celle des révolutions socialistes et communistes filles dénaturées du capitalisme financier. Mais la même loi d'airain des salaires ne fonctionne plus à l'ère post-industrielle dans laquelle la croissance ne peut venir que de la demande de masse, car la surcapacité de production a augmenté au-delà de ce que peut absorber dans une démocratie la capacité de consommation ostentatoire d'une minorité, ceux qui sont classés par le major Douglas dans la catégorie B dans la formation des prix. Cette situation a été magistralement passée au crible par le major Douglas.
 
Dans toutes discussions, contacts, débats, communications, négociations, etc., gardons toujours à l'esprit tous les exemples fournis par Louis Even sur le thème central que c'est la société d'un pays qui est propriétaire des actifs de ce pays et non les faiseurs d'argents prédateurs, y compris à travers les impôts qui sont ainsi un vol. Sinon nous nous égarons dans un dédale d'explications et d'arguments hors de propos souvent pratiqués par des détracteurs du Crédit Social qui ne connaissent que son nom, ce qui ne fait pas avancer d'un pouce la compréhension de cette situation contre nature qu'il faut éliminer et remettre à sa place naturelle et vraie la création et le contrôle monétaire détenus par la société civile productrice, et ce, par tous les moyens.

Qui fait les produits? C'est la société dans son ensemble. Donc c'est la société du pays qui est propriétaire, créatrice et contrôleuse de la monnaie, de SA monnaie étant le reflet exact de la production du pays ou de telle zone économique. Cette monnaie, par le Crédit-Social (ou Argent-Social c'est pareil) véhicule ainsi un vrai pouvoir d'achat dont les transactions se font dans la vérité technique du rôle de la monnaie, c'est à dire des achats à solde = 0. Car actuellement, nous végétons de plus en plus sous deux tirs tueurs croisés: d'un côté les intérêts bancaires, surtout les intérêts bancaires composés, et d'un autre côté les taxes et impôts sans fins voleurs et ravageurs. Au bout de ce parcours du combattant nous sommes dépouillés, jusqu'à 53% de nos revenus (ponction officielles en France rien que par l'État soit 45% des revenus (soit presque 200 jours sur 365 jours, plus de 6 mois!!) mais à ces prélevements il faut rajouter les ponctions des dettes municipales et diverses, c'est pour ça que 53% de ponction est encore légèrement en dessous de la réalité...  
 
À titre indicatif (et là je ne parle même pas des intérêts à payer sur les dettes publiques), la masse des prestations versées par notre système français de protection sociale représente chaque année (chiffres de 2009) 554 milliards d'euros (soit environ 820 milliards de dollars canadiens), c'est près du tiers (31,1%) des revenus encaissés par les Français. De quoi soutenir la consommation en période crise disent certains, mais est-ce que ces 554 milliards d'euros de prestations malaisées, très coûteuses, avec paperasseries et enquêtes, etc., ne pourraient pas devenir ceci?: 554 milliards d'euros divisés par 64 millions d'habitants français, ce qui donne 8520 euros (environ 12 610 dollars canadiens) par personne et par an pour tous sans la moindre exception, bébés, vieillards, écoliers, ainsi que les handicapés et malades, etc, ou 721 euros (ou environ 1067 dollars canadiens) par mois. Je répète qu'ici je ne parle même pas des dettes publiques et de leur intérêts composés à payer massivement sans fin qui, s'ils étaient transformés en dividendes donneraient des revenus libres inimaginables à chaque citoyen français. Car quand on pense à l'aisance et à l'augmentation du pouvoir d'achat déterminant que produiraient seulement ces 721 euros mensuels de dividendes, en dehors des autres revenus (pour ceux qui en ont), alors que les impôts auraient disparus pour l'essentiel et tous les prix seraient allégés de l'énorme montant accumulé d'intérêts à payer qui augmentent actuellement les prix d'un gros tiers au moins et qui représentent l'addition de ce que paient en intérêts toutes les parties économiques impliquées dans le marché général. Ce serait un rénération de fond et une renaissance authentique.
 
                                                        *
 
Enfin voici, pour terminer, en abrégé, un petit extrait tiré du livre de Lanza del Vasto - Les Quatre Fléaux -, chapitre 3, paragraphe 2.
Lanza del Vasto (1901-1981) était un grand auteur franco italien, devenu hindouiste, il fut un ami très proche de Gandhi, puis, il fit retour au christianisme par "nécessité logique" selon ses propres termes, après la lecture de Saint Augustin.

 (début de l'extrait)
Comment la Possession engendre la Misère.
 
  "La possession, étant chose de raison, se pose avec une valeur générale, mais cette raison faisant suite à la Chute, la Possession généralise son contraire: La Misère.
  La Misère et l'Opulence sont le revers et l'avers de la même monnaie.
  En fait posséder veut dire exclure, ou bien rien ne veut rien dire du tout.
  Et nul traité d'Économie ou de Philosophie n'explique et ne démontre mieux la nature de la Possession qu'une planche clouée portant ces simples mots:
Propriété privée, défense d'entrer
  Même si la nature fournissait à tous les besoins de tous, la crainte-de-manquer qui est vague et sans limites, poussant chacun à l'accumulation illimitée, finirait toujours par instaurer le manque et justifier la crainte, par un cercle vicieux.
  C'est par un tour de notre Connaissance-du-Bien-et-du-Mal que l'excessive prudence crée le danger et l'excessive avidité, la pénurie.
  Il suffit que quelques-uns veuillent posséder pour que tous se voient forcés de gagner pour ne pas mourir. C'est ainsi que l'abus fait de l'abus un besoin et un droit.
  Mais le manque que la richesse crée autour d'elle est nécessaire à son maintien. Il est évident que la valeur du sou que j'ai dans ma poche dépend entièrement de son manque dans la poche d'un autre. S'il ne manquait à personne, personne n'en voudrait et il ne serait même pas bon pour le fumier.
  Or l'homme qui est seul riche au milieu d'un peuple de pauvres se trouve de ce fait considérablement plus riche que s'il était entouré de voisins riches, et disposant de plus de moyens de s'enrichir.
  Il possède aussi une conscience plus claire et une jouissance plus grande de ses possessions.
(....)
  La jouissance spécifique de la richesse c'est: (....) jouir de ce dont un autre ne peut jouir.
Il n'est d'ailleurs pas du tout nécessaire de jouir de ce qu'on a pour se réjouir de la considération que les autres ne l'ont pas. Cette satisfaction purement spéculative, autant que négative et fausse, s'appelle orgueil (....)."
(fin de l'extrait)

 
par M. Renaud  L a i l l i e r 


Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Qui suis-je ?

Ma photo
Lausanne, Switzerland
Marié à Cecilia, 8 enfants, avec 7 petits enfants, vient de la haute Gruyère ( Gstaad ). Économiste, banquier, diplomate et politique. Humanitaire dans 5 continents. Master en droit et en économie HEC, nommé Consul général honoraire des Philippines en 1993 par Corazon Aquino après avoir favorisé notamment les investissements européens pour la téléphonie mobile et la construction du métro de Manille. Avec les meilleures technologies bancaires suisses, fait des associations pour les plus pauvres, avec leurs propres systèmes monétaires libres de dettes, sans aucun taux d'intérêt. Participe notamment aux campagnes politiques fédérales suisses du revenu de base inconditionnel ( www.bien.ch ) , alias dividendes, à la monnaie-pleine dont il est le premier signataire ( cf. La Feuille Fédérale ), à la microtaxe alias microimpôt ( www.microtaxe.ch ). Obtient 7 % des voix lors d'une élection sur fond de contestation des résultats car, dans près de 40 communes vaudoises, 2 listes ont exactement les mêmes résultats de vote, les enveloppes internes sont pré-dépouillées et transparentes, le matériel surnuméraire n'est pas contrôlé et les urnes opaques ont de faux sceaux ou aucun sceau.

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Articles les plus consultés