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mardi 27 octobre 2009

Tamiflu, vaccins au mercure et H1N1, des escroqueries meurtrières ?


La grippe H1N1, fabriquée pour faire du fric ?

La presse s'intéresse ce mardi aux commandes pharaoniques de doses de vaccins anti-grippe A/H1N1 faites par la Suisse. L' Office fédéral de la santé publique a commandé 13 millions de doses dont on ne sait que faire. Et ce alors qu'il suffirait, semble-t-il, de vacciner 2 millions de personnes pour faire face. "Un scandale", selon le centre d'immunologie de l'hôpital de l'Ile, à Berne.

Plainte pénale contre des vaccins à deux vitesses

Il suffit de déposer plainte d'urgence auprès de la gendarmerie ou d'un poste de police de sa localité. La marche à suivre vous sera indiquée par les agents qui transmettront aux autorités compétentes et/ou la transmettront au Procureur qui décidera de la suite à donner.

Ceci est un acte de civisme naturel contre la vaccination de masse abusive contre la grippe bénigne A/H1N1.

Rassurez-vous! Vous serez bien accueillis.

Merci à chacun de faire sa part. Courez dans toutes les gendarmeries du monde !

Venez vous réfugier en Suisse, il y a peu de chance qu'ils arrivent à nous forcer à nous faire vacciner dans tous les cantons.



http://desiebenthal.blogspot.com/2009/10/plainte-h1n1-pour-la-france.html


La plainte déjà déposée à Grenoble et en cours de dépôt à Paris, Évry, Pau, Tarbes, Nantes... : au format Word (modifications possible) et au format pdf pour impression et diffusion.

Le présent texte au format Word - au format pdf pour impression et diffusion.


M. ou Mme le Doyen des Juges d'Instruction
près le Tribunal de Grande Instance de :


Plainte avec constitution de partie civile contre X pour :

•    tentative d'administration de substances nuisibles à la santé de nature à entraîner la mort (art. 221-3 et 221-5 du Code Pénal).

•    mise en danger de la personne (art. 223-1 et suivants du Code Pénal).

 
Monsieur ou Madame le Doyen des Juges d'Instruction,

Nous avons l'honneur de vous exposer les faits suivants.

Fin avril début mai 2009,  de nombreux articles de presse faisaient état de l'apparition de la grippe A dite « porcine »  pour laquelle le virus H1N1 était identifié.

Très curieusement, alors qu'il faut en général, lors de l'apparition d'une maladie pouvant devenir une épidémie, plusieurs mois avant que l'on identifie le virus responsable, en quelques jours, les autorités mexicaines annoncent que les premiers malades ont été infectés par le virus H1N1.

Très curieusement également, cette maladie va se propager, non seulement de manière « normale » (malades ayant été en contact avec des personnes de retour du Mexique), mais également d'une manière scientifiquement étrange, puisque des personnes n'ayant jamais été en contact avec des voyageurs venant d'Amérique du Sud l'ont contracté également dans diverses régions de France, à peu près simultanément.

Très curieusement, alors que le recul du temps démontre que cette grippe fait 100 fois moins de victimes que la grippe saisonnière, tout un plan de lutte contre la pandémie et une médiatisation exceptionnelles se sont très vite mis en place, essentiellement en France, 1er pays producteur de vaccins d'Europe. 

C'est lorsque nous avons appris la composition du vaccin mis sur le marché en septembre que nous avons commencé à nous interroger : ce vaccin contient des éléments hautement toxiques et sa mise en circulation aura le même effet que lors de la 1ère épidémie de grippe A/H1N1 aux U.S.A. en 1976, où la campagne de vaccination dut être arrêtée car le vaccin faisait 20 fois plus de morts que la grippe.

Notre inquiétude est née lorsque nous avons pris connaissance de déclarations émanant de personnalités dignes de foi, semblant dire que le virus actuel ressemblerait à celui de 1976, tout en étant un peu différent :

•    Wayden Madsen, journaliste, ancien officier de la marine américaine : « …C'est une forme de virus très inhabituelle qui semble être le résultat de manipulations génétiques. Il contient une forme de grippe aviaire, deux formes de grippes humaines et des formes de grippes porcines… ».

Une telle recombinaison semble irréalisable dans la nature.

•    Le Général Leonid Ivachov, ancien chef de la direction de la coopération militaire internationale du Ministère russe de la Défense, président de l'Académie russe des problèmes géopolitiques déclare sur la chaine Ria Novosti : « Toutes les épidémies actuelles ont été créées dans des laboratoires. »

Cette inquiétude grandissante nous a fait découvrir de nombreux éléments probants nous amenant à la conviction suivant laquelle nous estimons être victimes d'une opération criminelle visant à empoisonner la population pour de sordides raisons de profit.

En effet, cette maladie a été précédée d'un certain nombre de faits qui ne peuvent pas être des coïncidences.

Pour la bonne compréhension de nos explications, il est nécessaire de rappeler que :

•    La grippe dite « porcine » est apparue pour la 1ère fois aux U.S.A dans l'Etat  du New Jersey. Après l'arrêt d'une campagne de vaccination pour les raisons précitées, ce virus a progressivement disparu depuis 1976.
 

•    Ce virus réapparaît soudainement au Mexique en 2009 : il est décelé chez un enfant le 2 avril 2009 dans le village de La Gloria.

•    Le temps nécessaire à ce qu'une personne en contact avec un malade déclare les premiers symptômes varie entre 3 et 8 jours.

•    Donc, au 15 mars 2009, aucun médecin au monde n'avait encore diagnostiqué le moindre cas de grippe A.


Les actes préparatoires

a)    Le 28 Août 2007, le laboratoire Baxter dépose aux U.S.A. une demande de brevet portant sur le vaccin contre le virus H1N1. La demande sera enregistrée un an plus tard, soit le 28 août 2008. Baxter obtient le brevet le 5 mars 2009, sous le n° 20090060950, délivré par l'Us Patent & Trademark Office.

b)    Fin 2008, début 2009, le même laboratoire Baxter livre, à partir de son siège autrichien, des milliers de doses du vaccin contre la grippe saisonnière à plusieurs pays. Les Tchèques ont alors un réflexe de prudence, et, compte tenu du fait qu'on ne sait rien de sa composition, décident de le tester préalablement sur  20 furets. Tous  les animaux meurent. Vérification faite, toutes les doses renfermaient le virus de la grippe aviaire (non atténué). « Regrettable erreur de manipulation » déclare Baxter qui s'excuse et rapatrie ses doses. Le virus de la grippe aviaire se transmet difficilement, sauf quand il est injecté dans le sang : là, il devient mortel. Si les Tchèques n'avaient pas eu ce réflexe de prudence, des milliers de gens seraient morts.

Comme un tel type « d'erreur » semble impossible car l'introduction de 2 virus H5N1 et H3N2 dans le matériel vaccinal constitue un mélange de souches appelé « réassortiment » qui est une manière de créer un virus pandémique, une journaliste, Jane Burgmeister, est à l'origine d'une plainte collective pour tentative de crime contre l'Humanité, en Autriche. Cette plainte est actuellement en cours d'instruction.

c)     Une dépêche de l'A.F.P. du 9 Mars 2009 nous annonce que  « …Sanofi-Aventis annonce aujourd'hui la signature d'un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d'une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d'euros.

L'annonce a été faite au cours d'une cérémonie en présence de MM. Felipe Calderon, Président du Mexique et Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, en visite officielle au Mexique. Cette usine sera construite et exploitée par Sanofi-Pasteur, la division vaccins du Groupe Sanofi-Aventis, représenté par Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis.

« Avec la construction de cette usine, Sanofi-Aventis est fier de contribuer au renforcement des infrastructures de santé du Mexique et tient à souligner l'engagement exemplaire envers la santé publique de ce pays, à travers son programme de vaccination contre la grippe et de préparation à la pandémie », a déclaré Chris Viehbacher. « Cet investissement démontre l'engagement local de Sanofi-Aventis pour la santé mondiale. Cette usine constituera un atout de santé publique, pour les Mexicains ainsi que pour l'Amérique Latine, dans le cadre de la préparation à la pandémie grippale ». La nouvelle usine de Sanofi-Pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à Sanofi-Pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l'éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l'Organisation Mondiale de la Santé.
 

d)    Courant février 2009, Madame Bachelot, Ministre de la Santé, envoie un courrier à plusieurs spécialistes de Droit Constitutionnel, afin de demander si, à leur avis, une loi créant une obligation vaccinale imposée à toute la population serait contraire ou non à la Constitution. Dans l'Histoire de la Vè République, il semblerait que ce soit la 1ère fois qu'une telle question est posée à des juristes.

e)    Dès l'apparition de la grippe porcine, le Ministère de la Santé, au lieu d'effectuer un appel d'offre pour la production d'un vaccin, comme cela se fait d'ordinaire, classe immédiatement le marché Secret Défense et passe commande à Sanofi-Aventis, avant même que le vaccin ne soit fabriqué.

Ainsi, 2 mois avant l'apparition de la grippe A, certains semblaient déjà savoir que cette maladie apparaîtrait et avaient déjà préparé le marché du vaccin !

Voilà pourquoi, dans une question écrite à Mme Bachelot, publiée au Journal Officiel le 7 juillet, Monsieur François Brottes, député de l'Isère, s'étonne « des facultés prémonitoires des laboratoires pharmaceutiques… », et Madame Annie David, sénatrice de l'Isère, dans un courrier adressé également au Ministre de la Santé le 8 juillet 2009, écrit « …Cet étrange scénario inquiète un nombre important de nos concitoyens qui se demandent s'ils ne sont pas manipulés… »

f)    Un fait divers inquiétant, compte tenu du contexte, a encore plus renforcé notre conviction. Un communiqué de l'A.F.P. du 27 avril 2009, précise :
Conteneur de virus de grippe porcine brisé: un train suisse arrêté et évacué.  Genève - Un train de voyageurs a été arrêté et évacué lundi soir en Suisse après qu'un conteneur d'échantillons de virus de grippe porcine, inoffensifs pour l'homme, se fût brisé, a annoncé la police locale. « Les huit flacons d'échantillons étaient transportés dans un conteneur spécial constitué d'une triple enveloppe de plastique et de carton », a expliqué à l'AFP Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police du canton de Vaud. « De la glace carbonique placée dans le conteneur pour assurer la conservation des virus a fondu, entraînant une surpression qui a fait sauter le couvercle et les flacons », a-t-il précisé. Le train a alors été bloqué à son entrée en gare de Lausanne. La soixantaine de passagers qui se trouvaient dans le wagon concerné ont été confinés pendant une heure, le temps de s'assurer que le virus était inoffensif. « Le convoi a ensuite été évacué », a ajouté M. Sauterel, en soulignant « qu'il n'y avait « aucun danger » pour les passagers comme pour la population locale.
« Les échantillons de virus animal, qui ne pouvaient pas contaminer des humains, étaient destinés au centre de recherche du Pr Laurent Kaiser qui travaille pour le développement d'un test de diagnostic de grippe humaine d'origine porcine, a précisé le porte-parole de la police… »
g)    Sur le site Internet www.mondialisation.ca, un article du 13 sept. 2009 nous apprend :

Les fabricants de vaccins contre la grippe H1N1 viennent d'obtenir l'immunité juridique. La secrétaire d'Etat U.S. à la santé, Kathleen Sebelius, vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de poursuite judiciaire. De plus le programme accéléré - de 7 milliards de dollars - pour la fabrication du vaccin qui devra être mis sur le marché à l'automne ne prévoit pas de test de sécurité. Y aurait-il un programme sous-jacent à l'officielle et hystérique campagne de l'OMS destinée a élever la prétendue grippe porcine au rang de pandémie ? »

Cet ensemble de faits nous interpellent. À cela, s'ajoutent les récentes informations particulièrement alarmantes concernant le vaccin qui arrive actuellement sur le marché, qui justifient encore plus la présente plainte.
 
La phase d'exécution

Selon les fabricants, pour qu'un vaccin soit efficace et « désinfecté », il faut, en plus du virus atténué, ajouter un produit appelé « adjuvant de l'immunité ».

Ce produit est soit :

•    de l'hydroxyde d'aluminium à des doses parfois 30 fois supérieures au seuil toxique,

•    des dérivés du mercure, notamment le Thimérosal (ou Thiomersal),

•    du formaldéhyde ou formol, utilisé pour conserver les cadavres et classé en 2004 comme cancérigène par le Centre International de Recherche sur le Cancer,

•    parfois également : des cellules cancérisées, des éthers de glycol, de la glycérine toxique pour les reins et le foie, du plomb, du cadmium etc.

En outre, ces vaccins sont cultivés sur des tissus animaux ou humains (reins de singe ou de chien, embryons de poulet, sérum de veau, sang de porc, sang de cheval, cervelle de lapin etc.).

Exemple : dans le dictionnaire médical Vidal édition 2000, on peut lire p. 2131 : « Vaccin DTCP Pasteur : vaccin  diphtérique, tétanique, coquelucheux,  poliomyélitique inactivé absorbé…

Excipients : hydroxyde d'aluminium, formaldéhyde, phénoxyéthanol, polysorbate 80, milieu 199 Hanks, qsp. 0,5ml… »

Quelques lignes plus bas, dans la liste des effets indésirables, on peut lire « Exceptionnellement, choc anaphylactique, encéphalopathies aiguës… »

Autre exemple : Dans le Dictionnaire Vidal 2009, on peut lire, pour le vaccin contre la grippe « normale », appelé Vaxigrip (vendu par Sanofi) :

« Excipients : solution tampon (sodium chlorure, phosphate disodique dihydrate, phosphate monopotassique, potassium chlorure, eau ppi), oeuf, protéines de poulet, néomycine, formaldéhyde, octoxinol 9.

Les laboratoires préparant le vaccin actuel contre la grippe porcine ont déjà fait savoir qu'il y aurait 2 adjuvants :

•    du mercure (Thiomersal ou Thimérosal),

•    du squalène, nouveau produit qui serait responsable des milliers de maladies graves contractées par les militaires américains, lors de la 1ère guerre du Golfe.

De plus, pour accélérer la production, comme il n'y a pas assez d'antigènes pour produire des vaccins en quantité suffisante, les fabricants en mettront 10 fois moins mais seront obligés d'en amplifier les effets par des quantités supérieurs d'adjuvants.

Le squalène est un produit hautement toxique, car même si l'on peut objecter que le squalène existe en faible quantité dans le corps, l'injection de ce produit déclenche dans l'organisme un effet d'opposition à la fois au squalène injecté mais aussi au squalène naturel qui est nécessaire mais se trouve à ce moment là neutralisé.

Ainsi, des milliers de personnes vont se faire injecter un produit toxique. Il en résultera une véritable pandémie due, non pas à une contagion mais au vaccin.
 
Cela s'est malheureusement déjà produit plusieurs fois dans l'Histoire, et notamment en 1921 aux USA, où à Kansas City et à Pittsburgh, une campagne de vaccination contre la variole totalement injustifiée, - il n'y avait alors aucun cas de cette maladie dans aucune des 2 villes - a été suivie dans les semaines postérieures par une épidémie de variole.

Des poursuites judiciaires aboutirent à des condamnations de principe totalement occultées par la presse de l'époque (cf. Histoire et Pathologie de la Vaccination, Edgar Crookshank, professeur de bactériologie au Kings College de Londres).

Nous avons donc l'impression que les événements de 1921 se renouvellent mais en bien plus graves : ainsi, l'on annonce déjà en Suède plusieurs décès en date du 23 oct. 2009, immédiatement consécutifs au début de la campagne de vaccination contre la grippe A :
http://www.vigile.net/Deja-deux-morts-en-Suede-suite-a


Les infractions

1.    Tentative d'administration de substances nuisibles à la santé de nature à entraîner la mort (art. 221-3 et 221-5 du Code Pénal).

Nous assistons à un ensemble de manœuvres dont l'objectif est de vendre le plus vite possible à la plus grande part de la population des produits toxiques.

Ces manœuvres consistent dans les faits suivants.

•    Déposer un brevet pour la production de vaccins contre la grippe H1N1 antérieurement à l'apparition de celle-ci.

•    Préparer la fabrication du vaccin et s'assurer l'exclusivité de la vente, avant même que les premiers cas de maladie n'apparaissent.

•    Faire apparaître la maladie en diffusant intentionnellement le virus dans la population.

•    Faire pression sur les média pour faire croire qu'une maladie grave est « apparue ».

•    Vendre enfin un produit hautement toxique qui rendra malade des milliers de personnes, dont un nombre certain de décès.

Comme les symptômes de cette maladie seront ceux de la grippe, il sera facile d'annoncer que la pandémie a bien lieu et qu'il faut continuer de vacciner.

Il sera nécessaire, bien sûr, de continuer de faire pression sur les média afin qu'on omette de dire que les malades viennent d'être vaccinés, ce qui ne sera pas difficile lorsque l'on voit les pages entières de publicité achetées par certains laboratoires pharmaceutiques aux journaux.

Ces manœuvres constituent la tentative d'administration de substances nuisibles à la santé, dont est victime tout citoyen soumis depuis plusieurs mois à une campagne de communication promotionnelle mensongère des vaccins antigrippes.

Nous sommes directement concernés par cette infraction, dans la mesure où, si notre attention n'avait pas été alertée par les événements précités, nous nous serions faits vacciner en étant trompés sur les qualités intrinsèques d'un produit qui s'avère être en réalité très dangereux pour la santé humaine.

Les parties civiles à la présente plainte qui sont parents d'enfants scolarisés nourrissent les plus vives inquiétudes quant à la sauvegarde de l'intégrité physique de leurs enfants, pour lesquels ils craignent une forme de vaccination forcée mis en œuvre sans leur consentement libre et éclairé fondé sur une information sérieuse fournie par leur médecin.

2.    Mise en danger de la personne (art. 223-1 et suivants du Code Pénal)

Le vaccin mis sur le marché comporte des adjuvants hautement toxiques :

•    le Thimérosal (ou Thiomersal), produit dérivé du mercure, hautement toxique ;

•    le squalène, produit mis en cause dans des plaintes aux U.S.A. qui aurait été contenu dans les vaccins administrés aux militaires de la 1ère guerre du golfe, et qui aurait rendu des milliers de soldats malades à vie.

•    le formaldéhyde ou formol.

Le rapport bénéfice/risque de cette campagne est honteusement déséquilibré.

La grippe A a fait, pendant la saison d'hiver en Argentine (pays comparable à la France) 4 fois moins de victimes que la grippe saisonnière.

Ainsi, pour nous protéger prétendument de ce que certains scientifiques appellent une « grippette », l'on risque de déclencher des milliers de cas d'effets secondaires graves.  Ces victimes, au lieu d'avoir souffert, dans plus de 99% des cas, d'un « gros rhume » pendant 8 jours seront gravement malades, à vie.

* * *

Pour l'ensemble de ces raisons, nous déposons plainte contre X entre vos mains, pour tentative d'administration de substances nuisibles à la santé de nature à entraîner la mort (art. 221-3 et 221-5 du Code Pénal) et mise en danger de la personne (art. 223-1 et suivants du Code Pénal).

* * *

Nous vous prions de croire, Monsieur le Juge, à l'expression de notre parfaite considération.


Signature de chaque partie civile




Dépôt en deux exemplaires au secrétariat du Doyen des Juges d'Instructions ou envoi en recommandé avec AR en deux exemplaires.

Annexes:

En 1996, le brevet d' un antiviral inhibiteur de certaines formes de grippe – le Tamiflu - est cédé par le président et principal actionnaire de la firme GILEAD SCIENCES INC, Monsieur Donald Rumsfeld aux Laboratoires Roche (Suisse), moyennant beaucoup de sous et de futures royalties sur les ventes à venir de l'antiviral.

Euh, bien sûr, pour que le Tamiflu se vende bien ... il faut des grippes.

En 2005-2006, premières alertes mondiales sur une grippe, la grippe aviaire.

Donald Rumsfeld, toujours Secrétaire de la Défense des USA sous la Présidence Georges W Busch et toujours principal actionnaire de Gilead Sciences inc.... fait acheter en tant que responsable politique du Tamiflu en masse. Les royalties pleuvent. Plein d'autres pays avec des sous achètent : au prix fort. ...

en 2006, tiens, coup de bol, la grippe aviaire devient menace planétaire.......
Des milliards de dollars de ventes de Tamiflu sont réalisées et des stocks mondiaux sont constitués par les états qui ont les finances suffisantes. Pluie torrentielle de royalties.
Nombre de victimes de cette 'pandémie' à ce jour : environ 150 personnes... pas plus dans ces pays ou les conditions d'hygiène et la proximité de vie avec les animaux sont les principales raisons de ces transmissions et de ces décès.
Il est bon de rappeler que la grippe basique, banale est à l'origine d'environ 300 000 à 500 000 décès dans le monde chaque année (source OMS), des morts que l'on peut qualifier à la demande en cochant la case grippe la plus appropriée aux affaires du moment.
Et en ce moment, on est en plein dedans : il faut cocher grippe porcine dans la colonne.

Début 2009, ...y'a une date de péremption sur les boites de Tamiflu maximum de 5 ans !!!!

et oui, on y arrive à 2009 moins 2006 = 4 ans
Dans quelques semaines, tous nos stocks de millions de boîtes sont foutus...



Avril 2009 : chouette, une grippe porcine... ouf.... et quelle chance, on a du Tamiflu plein les armoires à pharmacie. On consomme avant la date limite et puis on repassera des commandes.

A plus tard la crise.



Une des citations préférée de Rumsfeld :
« L'absence de preuve ne signifie pas la preuve de l'absence.



Byo,
de là où je suis.



Petit rappel à propos de l'épisode sur 'les armes de destruction massive', prélude à la guerre en Irak : initiateur Rumsfeld et cie, spécialiste des maladies virales et des armes chimiques qui en sont dérivées. Le petit flacon que tout le monde a vu ... vient de chez Gilead !!!

Ah oui... Rumsfeld est aussi passé par la chimie... c'est lui qui obtient le feu vert au profit de Searle pour l'aspartame, usant de ses fonctions politiques. Il a été dirigeant de Searle et vend cette boite à .... Monsanto qu'il aidera pas mal par la suite pour faire avancer les dossiers pourris de cette société : OGM Round up agent Orange, Terminator etc...

On a à faire à un spécialiste hors normes des coups tordus, patron d'agences secrètes s'occupant des 'sales guerres' à la CIA. Son CV vaut son pesant de virus, à voir sur Wiki. Plus d'une vingtaine de plaintes de par le monde sont déposées contre ce type. Des fois ça fait du bien de ne pas être américain.

Sur Wikipédia dans le CV de Donald :


Rumsfeld et le Tamiflu
[modifier]

De janvier 1997 jusqu'à ce qu'il devienne le 21e secrétaire à la Défense en janvier 2001, Donald Rumsfeld était président du conseil d'administration de Gilead Sciences qui a développé le Tamiflu, utilisé dans le traitement de la grippe aviaire. D'après le magazine Fortune, M. Rumsfeld possède entre 5 et 25 millions de dollars d'actions dans la société.[2] À la suite à cette révélation, le journalLibération rapporte qu'il a indiqué avoir déjà pensé vendre ses actions en début d'année, lorsque la question d'une pandémie possible commençait à se poser. Puis, après avoir consulté le Comité d'éthique du Sénat, les services juridiques de la Maison Blanche et le département de la Justice, il avait décidé de ne pas vendre et, mardi, de s'abstenir de toute participation aux décisions concernant la grippe aviaire. La moindre des prudences quand on sait que le Pentagone a déjà commandé pour 58 millions de dollars de Tamiflu pour les soldats US dans le monde.[3]

Source:

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-30853349.html

Sarkozy et Sanofi Aventis avaient prévu la grippe mexicaine ?

Le tout-petit-président aurait-il des dons façon madame Irma ? On se souvient que son voyage au Mexique avait fait parler de lui. Il aura été placé sous le signe des produits pharmaceutiques. Et pas seulement parce qu'avec Carlita ils furent hébergés aux frais d'un financier proche du président Calderon et recensé comme ayant des activités dans le blanchiment d'argent de la drogue et le trafic de coke. Toujours sur la ligne blanche le nabotléon :)

Depuis, le pays est revenu dans l'actualité par le biais de la grippe. Et pas n'importe laquelle : une version mutante du virus, ce fameux H1N1 qui a commencé à faire des victimes et a mis sur les dents l'OMS qui a relevé son seuil d'alerte au niveau 5 (sur 6), même si la nuit dernière le Mexique est redescendu d'orange à jaune (ouverture des restos, de certains lieux publics…). Après la crise, la pandémie. De quoi faire tinter une crécelle en criant : "c'est la fin du monde" ? Pas encore semble-t-il. Devenue A, cette grippe qui fut mexicaine et porcine – preuve que le producteur de porcs est plus influent que celui de poulets puisque la grippe aviaire le resta, elle – ne va pas sans poser questions.

Sa stratégie de com' fut excellente et les médias ont plongé pour faire monter la sauce: cartes en temps réel, déclarations se voulant tellement rassurantes qu'elles inquiétaient… En plus, cette grippe eut la bonne idée de s'en prendre très vite aux gringos et de remonter vers les USA et le Canada pour prendre l'avion vers l'Europe. Hypothèse d'école : si un virus était arrêté par un mur frontalier et qu'elle n'avait frappé que des métèques basanés à sombreros, aurait-elle eu droit à la Une ?

Je dis pas pour autant qu'elle n'existe pas. Mais son évaluation, les scénarios, son potentiel restent difficiles à évaluer de l'aveu même de spécialistes, comme le professeur Antoine Flahault, directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique de Rennes. Seules certitudes : un peu plus d'un millier de cas – a priori 4 en France – 27 morts, dont 26 au Mexique. On est loin des chiffres d'une grippe classique même si les projections d'un développement de la pandémie laissent présager une surmortalité qui va de relatives dans les pays développés à très élevée dans les pays pauvres où elle pourrait faire les ravages qui fit la grippe espagnole dans nos contrées mal soignées du début du siècle dernier.

La question qui se pose – et que soulèvent certains  spécialistes – est le niveau socialement tolérable de propagation de la maladie dans des pays occidentaux où elle sera bien plus visible que d'autres qui font plus de victimes mais dans des pays éloignés et ignorés.

Mais revenons un peu du côté de notre ligne blanche. Car en attendant, on se prépare avec le Tamiflu des laboratoires Roche, qui est un antiviral mais pas un vaccin. En France les doses (nombreuses, ouf) ont été réparties sur le territoire même si certains médecins ont l'air de douter de leur efficacité.

Le fin mot de tout ça pourrait relever de la parano sur une manipulation de l'industrie pharmaceutique et un art consommé de sa part avec les collusions d'intérêts entre différentes puissances financières pour faire grimper la peur. Sans aller jusqu'à la théorie du complot (dont l'inverse existe aussi : on nous referait le coup de Tchernobyl en nous mentant alors que le danger serait imminent), on peut dire que Sanofi-Aventis a du nez.

La firme avait profité du voyage au Mexique du mari de la chanteuse pour signer un contrat juteux de développement de son site de production de Ocoyoacac (Etat de Mexico). Daté du 9 mars 2009, celui-ci prévoit la création d'une unité produisant des vaccins… contre la grippe. Saisonnière en principe mais avec la possibilité de basculer vers la fabrication de vaccins contre une grippe pandémique. Bon, les travaux doivent débuter rapidement mais l'usine ne carburera à plein régime que d'ici 4 ans.

Cela dit, une belle trouille en la matière – c'est un hypocondriaque qui le dit – ne peut nuire aux bonnes affaires. Voilà donc le communiqué diffusé lors de cet accord par Sanofi:

sanofi-mail

On peut consulter ce Pdf du communiqué ici ou là : pdf-sanofi


Comment par Alice on 8 mai 2009 6:11

Bonjour,

Merci pour l'info.

En creusant, on se rend compte que les relations entre Sanofi et Sarkozy vont bien plus loin que les essais d'un président de favoriser la signature de contrats juteux pour les firmes françaises à l'étranger.

Le patron de Sanofi a été nomme par Tsarko à un poste clé dans la gestion des finances nationales par ces temps de crise, et cela explique pourquoi la censure fait rage dès qu'il s'agit de critiquer les produits de Sanofi tels le très controversé Gardasil.
La question est abordée dans cette note:
« Proposition de loi pour supprimer la publicité pour les vaccins, alors que les conflits d'intérêts, la publicité pour le Gardasil et la censure s'exacerbent ».
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/01/25/proposition-de-loi-pour-supprimer-la-publicite-pour-les-vacc.html

Mais cela ne s'arrête pas là. le Dr FRANCOIS SARKOZY, frère de Nicolas, tire beaucoup de profits du fait que l'Alzheimer a été déclaré grande cause nationale par Tasrko. Sanofi est l'hyperlaboratoire de l'hyperprésident et de son frère. (Il faudrait creuser pour les autres, qui sait ce qu'on pourrait trouver…)

Lisez ce billet et vous verrez qui sera le premier à profiter des franchises médicales:

« Plan Alzheimer et conflits d'intérêts: les Sarkozy, Sanofi, recherche publique, franchises médicales… Les deniers publics feront les profits privés »
http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/05/alzheimer-nouvelle-fondation-de-cooperation-scientifique-mai.html

Bravo pour votre blog!


Texte dans les églises du monde...

"Swine Flu
Parishioners are reminded of good hygiene practice, particularly with respect to the spead of germs by coughing. If anyone has flu-like symptoms, they should stay at home, advise their GP and not attend any church liturgies, that is, Mass, baptisms, funerals, weddings. The obligation to attend Sunday Mass does not apply in cases of sickness.
The Sign of Peace will be suspended for the duration of the health concern.
Parishioners are urged to receive Holy Communion only on the hand in the light of the present circumstances.
Parishioners are reminded, nevertheless, of the necesity to receive in a reverent manner, adequately acknowledging the sacred presence of Christ in the Eucharist. Posters outlining the manner od reception in the hand are available in the porch. Parents are asked to show children how to receive in the hand. this will be a good time to explain wha reverence for the Eucaharist is important.
Alocohol gel will be used by the Priest before and after each Mass and by the Ministers of Holy Communion before and after the distribution of the Blessed Sacrament."

Donc on ne donne plus la paix du Christ, et on n'a plus vraiment le droit de recevoir la Communion par la bouche! C'est fou!







M. M-E Burdet, innocent, au mitard glacé en slip et sans couverture,

M. M-E Burdet, l'un des défenseurs de M. Ferraye, demande l'asile politique à plusieurs pays étrangers, vu sa mise au mitard glacé pendant plusieurs semaines, en slip et sans couverture...  

voir http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=3126

www.burdet.info site "censuré" de MEB

Les voleurs pétroliers et l'inventeur génial volé à Genève.

http://ferraye.blogspot.com/2009/08/les-memes-escrocs-sont-notamment.html

Copie de notre courrier de plainte.

Les amis de
Marc-Etienne Burdet
rue du Canal 14,
1400 Yverdon-les-Bains/VD

à la
Cour européenne des Droits de l'Homme
Conseil de l'Europe
67075 Strasbourg-Cedex
France


Lausanne, le 23 octobre 2009

Complément grave du dossier, détenu au mitard, en slip et sans couverture.


I. LES PARTIES


A. LE REQUÉRANT

Marc-Etienne Burdet
Chez Burdet, Jeannette u. Raymond (-Chevalley)
rue du Canal 14, 1400 Yverdon-les-Bains/VD
*024 445 05 01

B. LA HAUTE PARTIE CONTRACTANTE
Tribunal Fédéral
Av. du Tribunal-Fédéral 29
CH-1000 LAUSANNE 14 et subsidiairement, l'Etat du Canton de Vaud

II. EXPOSÉ DES FAITS

D'abord, comme nous l'avions deviné, l' avocat Daniel Brodt en qui, malgré nos mises en garde, a fait exprès d'attendre que le délai de recours soit passé d'un jour, pour déposer celui qu'il avait pourtant achevé de former et de faire approuver à son client plusieurs jours auparavant. N'ayant pas été introduit dans les délais prescrits, le recours a donc été rejeté. Cette ignoble trahison se passe de commentaires.

----- Marc-Etienne Burdet, détenu au mitard, en slip et sans couverture ,

mail Réacheminé du directeur de la prison, M. Sébastien Aeby /SPEN/admin-VD le 13.10.2009 11:58 -----


Sébastien Aeby/SPEN/admin-VD
13.10.2009 11:57   
A françois.brelaz@bluewin.ch
cc   
Objet : EPO - M. Burdet


Monsieur le Député,
J'ai bien reçu votre correspondance du 8 octobre au sujet de Monsieur Marc-Etienne Burdet, détenu dans mon établissement.


Après vérification, je peux vous confirmer que Monsieur Burdet a bien été placé aux arrêts disciplinaires.


Le placement de ce dernier en cellule forte n'a pas donné lieu à des complications, les procédures suivies et respectées par le personnel.
Monsieur Burdet a conservé ses vêtements en cellule et a disposé d'une couverture le temps de sa sanction.
En espérant avoir répondu à votre demande, je reste à votre disposition pour complément d'informations.
Avec mes remerciements et meilleures salutations.

Sébastien Aeby
Directeur des EPO 


Malheureusement, les dernières nouvelles que nous pouvons vous communiquer nous font naître de graves inquiétudes sur son sort. ( voir annexe ).

DÉCLARATION ET SIGNATURE

Je déclare en toute conscience et loyauté que les renseignements qui figurent sur la présente formule de requête sont exacts.

Lieu : Lausanne    Date :  le 23 octobre 2009

Signature du/de la requérant(e) ou du/de la représentant(e)

les amis de MEB.

Annexe; article du 20 minutes du 21 0ctobre,

Infarctus en prison

Il attend deux semaines avant d'être soigné

par Thomas Piffaretti

Olivier a fait un infarctus alors qu'il était incarcéré dans un établissement pénitentiaire vaudois. Il a dû attendre d'être libéré, 15 jours après son accident cardiaque, avant de pouvoir être pris en charge par un médecin. L'Office pénitentiaire cantonal se défend.


Olivier souhaite que son histoire ne se répète pas. (Photo: 20 minutes online)

Olivier, 48 ans, dit revenir de loin. Incarcéré pendant une année pour «un gros péché», comme il le dit lui-même, ses derniers jours en prison ont été un véritable cauchemar. Le 15 septembre dernier, en début de soirée, et alors qu'il a appris quelques heures plus tôt que sa libération serait effective deux semaine plus tard, Olivier se sent mal. Une violente douleur à la poitrine le paralyse, mais il reste conscient. Ses maux ne passant pas, son collègue de cellule finit par alerter les gardiens.

«Tant que vous ne baignez pas dans votre sang, ou que vous ne pendez pas au bout d'une corde, les gardiens ne voient pas l'intérêt d'appeler le piquet sanitaire», témoigne Olivier. Les geôliers tentent tout de même de le calmer, mais excluent, selon lui, de faire intervenir l'assistance médicale. Il devra attendre le lendemain avant de pouvoir rencontrer une infirmière, qui, malgré l'exposé de ses symptômes, n'aurait pas pris la décision d'appeler le médecin. Olivier demande alors à voir un spécialiste, mais sans urgence attestée, la liste d'attente est longue, assure-t-il.

Finalement les jours défilent, et Olivier est libéré. Mais il continue de souffrir de la poitrine et ses jambes enflent à vue d'œil. Il finit donc par se rendre au CHUV. Et après avoir passé une batterie d'examens, le couperet tombe: Olivier a fait un infarctus. Pire, il doit subir une lourde opération afin de déboucher ses coronaires. Aujourd'hui, Olivier est tiré d'affaire, mais une rééducation de deux mois l'attend et surtout un sentiment de colère demeure. «J'aurais pu y passer», s'exclame-t-il.

Une administration trop lourde

Si Olivier tient à partager son histoire, c'est avant tout pour dénoncer la lourdeur et le manque d'efficacité de l'administration pénitentiaire telle qu'il l'a connue. Et particulièrement dans l'encadrement sanitaire des détenus. Il n'en veut d'ailleurs pas aux gardiens de prison. «Ce sont eux qui sont sensés dire si un détenu a besoin de soins médicaux. Mais ils ne sont pas formés pour. Et ils sont tellement sollicités.» Olivier comprend leurs difficultés à gérer des prisonniers qui tentent régulièrement de les abuser, selon son propre aveu. Le disfonctionnement serait davantage à chercher au niveau de l'organisation des établissements pénitenciers.

«Il faut faire une fiche pour tout en prison», déplore l'ancien détenu. Et les demandes de visites médicales s'empilent les unes sur les autres. Conséquence de cette lourdeur administrative, plusieurs semaines peuvent s'écouler avant de pouvoir décrocher un entretien avec un médecin, explique-t-il. Olivier a en effet connu plusieurs désillusions face aux services sanitaires des prisons où il était incarcéré. Par exemple, avant son accident cardiaque, il avait enregistré une importante prise de poids et avait contracté des douleurs articulaires. A la permanence médicale de son établissement, on lui aurait dit: «Il vous faut voir un physio, mais on en a pas ici.» Olivier n'a donc jamais vu de physio.

«Je n'y crois que moyennement»

Du côté de la direction de l'Office pénitentiaire du canton de Vaud, on se montre sceptique face au témoignage d'Olivier. «Je n'y crois que moyennement», assène Catherine Martin, cheffe du service. Un piquet sanitaire centralisé est mobilisable à tout instant et les procédures d'urgence répondent à un protocole strict. Et en cas de doute, les geôliers sont censés appelés une ambulance. «Je crois pouvoir dire que la prise en charge médicale est peut-être même meilleure en milieu carcéral que dans le civil. Tout est à disposition des détenus», ajoute-t-elle.

Quant à l'aptitude des gardiens à juger de la gravité d'un cas, Catherine Martin se veut rassurante. «Les gardiens sont sensibilisés aux problématiques médicales. Et l'histoire que vous me racontez ne correspond pas à la pratique habituelle. Il y a d'ailleurs eu des cas de réanimations miraculeuses de détenus par les gardiens.» De même, la surpopulation carcérale que connaît le canton, ne diminuerait pas le vigilance des geôliers. «C'est lourd à gérer, reconnaît la cheffe de l'Office, mais le niveau des effectifs est correct.»

Ne pas voir son histoire se répéter

Reste que pour Olivier, les choses doivent changer. Pour lui, l'encadrement des détenus est insuffisant, et la lourdeur des procédures, notamment pour l'accès aux soins, peut s'avérer dangereuse. Si porter son histoire devant la justice ne servirait à rien - à en croire conseil légal qu'il a pris –, Olivier a une ferme ambition en rendant son témoignage public: «J'ose espérer que mon cas est isolé. J'aimerais que ce qui m'est arrivé ne se reproduise pas».



lundi 26 octobre 2009

Miracles de Nagasaki et Hiroshima sur France 2

http://www.ovni-expert.com/wp-content/uploads/2009/02/explosion_nucleaire_nagasaki_apres.jpg

Nagasaki, 1945

http://www.crc-resurrection.org/Renaissance_catholique/Mystique/images/nagasaki.jpg

Monseigneur Joseph-Mitsukaki Takami, archevêque de Nagasaki.

http://www.lejourduseigneur.com/index.php/jds/Programmation/France-2/Messe-a-Nagasaki

Homélie de la messe à Nagasaki

Vivre notre foi comme la lumière qui éclaire toute notre existence


Les chrétiens connaissent tous le nom de saint François-Xavier. Saint François-Xavier, le premier missionnaire venu annoncer l'Évangile au Japon. Arrivé en 1549, dès l'année suivante, saint François-Xavier avait déjà baptisé une centaine de Japonais pendant son séjour à Hirado, au nord de notre diocèse actuel. Puis, très rapidement, grâce à la prédication de pères jésuites et d'autres missionnaires venus en renfort, un mouvement de conversion se développa à Nagasaki même et dans d'autres régions du Japon. Le pouvoir politique s'inquiéta bientôt de cette expansion du christianisme et, en 1614, le shôgun Tokugawa, parvenu à unifier le pays sous sa direction, décréta l'interdiction de la foi chrétienne. On dit qu'à l'époque les catholiques japonais étaient environ cinq cent mille, c'est à dire autant que de nos jours. Les persécutions firent des milliers de martyrs dont plusieurs ont été déclarés bienheureux ou canonisés, comme saint Paul Miki et ses compagnons, (exécutés à Nagasaki en 1597,) saint Thomas Nishi et ses compagnons, ou encore Pierre Kibé et ses 187 compagnons, béatifiés ici même à Nagasaki au mois de novembre dernier.

La persécution cependant ne parvint pas à anéantir l'Église de Jésus Christ. Alors qu'ailleurs au Japon les communautés chrétiennes disparurent peu à peu au fil des ans, dans la région de Nagasaki elles réussirent à survivre. En l'absence de prêtres et dans l'impossibilité de révéler leur identité, les chrétiens s'organisèrent pour vivre leur foi dans la clandestinité. Restés fidèles à la pratique de la prière, et en particulier au culte de la Sainte Vierge, ils administraient le baptême à leurs enfants et se donnaient aux œuvres de charité. Cette vie, en Église souterraine pour ainsi dire, a continué pendant près de 25O ans. C'est seulement en 1865 que quelques uns des descendants de ces chrétiens cachés purent rencontrer un prêtre. Le père Petitjean, des Missions Étrangères de Paris, profitant des accords passés entre le Japon et la France en 1859, avait pu construire une église à Oura et c'est dans cette église que vinrent le trouver les chrétiens. On put croire alors à une résurrection de l'Église visible, mais une terrible persécution s'abattit à nouveau sur les chrétiens dans toute la région. En particulier tous les paroissiens de Urakami, l'église où nous sommes aujourd'hui, 3500 environ, furent déportés dans d'autres régions du Japon et beaucoup furent martyrisés. Après 1873, l'édit de persécution ayant été révoqué, ceux qui purent revenir à Urakami avaient perdu tous leurs biens. Ils durent repartir de rien. Ils mirent trente ans pour reconstruire leur église, laquelle église, vingt ans plus tard, a été détruite par la bombe atomique.

On peut dire que le sol de Nagasaki a été fécondé par le sang des martyrs, par la foi de nombreux chrétiens fervents, et par la tragédie de la bombe atomique. Les chrétiens de Nagasaki ont vécu à travers ces épreuves le mystère pascal, le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. Ils ont été associés aux souffrances du Serviteur souffrant et à la mort rédemptrice du Christ qui a apporté le salut aux hommes.

Depuis la fin de la dernière guerre mondiale, les croyants jouissent de la liberté de religion qui est reconnue par la Constitution. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de problèmes à affronter.
Aujourd'hui pour faire face aux difficultés que nous connaissons, et pour rendre témoignage à l'Évangile par nos paroles et par nos actes, il faut avoir en mémoire les raisons pour lesquelles les gouvernements ont, dans le passé, persécuté si cruellement les chrétiens. (Il faut nous souvenir aussi de l'attitude qu'ont eue ces derniers.) D'abord les gouvernants ne voyaient pas l'utilité du christianisme, le bouddhisme, le shintoïsme et le confucianisme devant, selon eux, suffire aux besoins du peuple. Ensuite, l'Évangile montre clairement que tous, hommes et femmes, sont égaux devant Dieu. Revendication d'égalité inadmissible dans la société hiérarchisée du régime féodal où tous les pouvoirs sont détenus par le shôgun. Enfin, les missionnaires et les chrétiens prenaient soin des malades, des pauvres, des opprimés et des marginaux de toute sorte, catégorie de gens qu'on craignait de voir se révolter contre le gouvernement. Le christianisme était donc une religion dangereuse, une religion perverse.

Face aux prétentions du pouvoir politique, nos devanciers ont su rester fermes dans la foi, la foi en l'existence de Dieu qui veut sauver tous ceux qui se confient à lui dans l'amour, la foi en Jésus Christ ressuscité qui ouvre la voie du vrai bonheur. Un grand nombre parmi nos ancêtres ont donné leur vie en témoignage de cette foi, et beaucoup, parmi ceux qui ont survécu ont gardé cette foi comme un trésor et veillé à la transmettre à leurs enfants et petits-enfants.

Aujourd'hui encore, nous aussi sommes appelés à vivre cette même foi, non pas comme la pratique de quelques dévotions ou l'obéissance aveugle à des commandements, mais comme la lumière qui éclaire toute notre existence, dans notre vie personnelle et familiale et dans tous les domaines de la vie sociale. Nous reconnaissons, bien sûr, l'égalité de tous les humains devant Dieu, mais n'y a-t-il pas encore dans les jugements que nous portons sur autrui et dans notre comportement beaucoup de contradictions avec ce que nous croyons ? Mépris des autres, discrimination en fonction des différences de race, de religion ou de culture... violation des droits fondamentaux... Les martyrs d'autrefois ont versé leur sang pour la cause de l'égalité entre les hommes. Aujourd'hui faisons-nous assez pour promouvoir cette égalité ?
Nous ne pouvons pas rester indifférents en voyant se creuser dans notre monde les inégalités entre les riches et les pauvres. La société de consommation dans laquelle nous vivons est pénétrée de matérialisme et de relativisme, victime de l'égoïsme de beaucoup. C'est dans cette société que nous devons vivre la foi au Christ « qui n'est pas venu pour être servi mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mc 10,45) Notre existence doit être tout entière centrée sur lui, le Christ, qui nous apprendra à donner gratuitement notre vie aux autres et à travailler ainsi à l'unité des hommes entre eux et avec Dieu. Oui, rendons témoignage au Christ avec conviction en restant fermes dans l'espérance. « Frères, en Jésus le Fils de Dieu nous avons le grand prêtre par excellence [...] tenons donc ferme la profession de notre foi. » (Heb 4,14) Et pour cela « avançons donc avec pleine assurance vers le Dieu tout puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. » (Heb 4, 16)

Référence des chants

Prédicateur : Joseph-Mitsukaki Takami
Références bibliques : Is 53, 10-11; Ps. 32; He 4, 14-16; Mc 10, 35-45
Paroisse : Cathédrale Notre-Dame


Nagasaki, maison de Maximilien Kolbe.

Il y avait une maison à environ 1 kilomètre de l'endroit où la bombe A  a explosé à Hiroshima au Japon. Cette maison avait une église qui a été complètement détruite, mais la maison a survécu, tout comme les huit allemands missionnaires jésuites qui priaient le rosaire dans cette maison fidèlement chaque jour. Ces hommes étaient des missionnaires pour le peuple japonais, ils étaient des non-militaires, mais parce que l'Allemagne et le Japon étaient alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, ils étaient autorisés à vivre au Japon pendant la guerre.

Non seulement ils ont survécus tous avec au plus quelques petites blessures relativement mineures, mais ils ont tous vécu bien après cette terrible journée sans le mal des rayons, pas de perte de l'ouïe, ou tout autres défauts visibles à long terme. Naturellement, ils ont été interrogés et examinés à plusieurs reprises (Fr. Schiffer, un survivant, a déclaré plus de 200 fois) par les scientifiques et les soins de santé au sujet de leur expérience remarquable et ils disent "nous croyons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le chapelet tous les jours dans cette maison. "

Fr. Arrupe, un Basque, avait eu sa vocation quand il était étudiant en médecine et témoin d'une guérison miraculeuse à Lourdes. Après le bombardement d'Hiroshima, il met sur pied un hôpital de fortune et a soigné plus de 200 blessés et mourants.

Pour son livre "Hiroshima", écrit peu de temps après l'événement, John Hersey interrogé l'un des prêtres jésuites, le P.. Schiffer, IIRC, et cinq autres survivants.

Les huit prêtres étaient encore vivants en 1976, lorsque l'un d'eux a adressé une conférence eucharistique dans les Etats-Unis

En outre, un couvent franciscain avait été construite à Nagasaki par saint Maximilien Kolbe. Le Seigneur lui dit de le construire derrière la crête d'une colline et la colline l'a protégé de  l'explosion.

...

Voici quelque chose de plus j'ai pu trouver concernant la Ville Marie, à Nagasaki:

« Le 9 Août 1945, par ordre de Truman, une 2ème bombe atomique est tombée sur la ville de Nagasaki. La cathédrale du Cœur Immaculé de Marie est détruite. Cependant, Maximilian Kolbe Mary's Town et les Frères Franciscains à l'intérieur sont laissés indemnes, à l'exception de quelques vitraux. Une fois de plus, ces moines ont été consacrées à la Sainte Mère et prié le chapelet tous les jours. "

"Le 15 août 1945, la Seconde Guerre mondiale est terminée. C'est la fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie."

Je n'avais jamais réalisé la Deuxième Guerre mondiale s'est terminée le jour de l'Assomption, ...


Je suis d'accord que chaque année des visites d'Hiroshima et de Nagasaki devraient être exigées de tous les dirigeants politiques, à leurs propres frais. Une bonne dose de réalité et de nausées serait éducatif pour eux.

DemBones

Vous pouvez vous joindre à la messe qui a lieu à Nagasaki sur France 2 demain à 11h00

Autre miracle:

Cher Monsieur,

C'est bien volontiers que nous vous accordons l'autorisation demandée. Nous demandons simplement d'indiquer l'origine du texte, en mettant un lien vers notre site ou autre solution suivant vos possibilités.

Avec l'assurance des prières de toute la communauté

Père Dominique Savio Marie

Abbaye saint Joseph de Clairval
F-21150 Flavigny sur-Ozerain
Tél : (33) 0 380 962 231
Fax : (33) 0 380 962 529
http://www.clairval.com/
Notre site commercial : www.traditions-monastiques.com
All that I could give you is nothing if I do not give you God !

Dimanche 18 octobre, Messe à 11h00 à Nagasaki: la ville de la bombe atomique. Et des martyrs chrétiens.

11.00 France 2
Messe
Messe célébrée en direct de la cathédrale Notre-Dame à Nagasaki au Japon.
Prédicateur : monseigneur Joseph-Mitsukaki Takami, archevêque de Nagasaki.


Le Jour du Seigneur retransmet pour la première fois une messe télévisée en direct du pays au soleil levant, dans le cadre de la commémoration des bombardements de Nagasaki, survenus en 1945. Arnaud de Coral interviendra à l'antenne pour la dernière fois en tant que producteur, pour expliquer les rites liturgiques.
En 1985, des cérémonies furent organisées à Hiroshima et Nagasaki (Japon) en mémoire des victimes des bombes atomiques lancées sur ces deux villes, quarante ans auparavant. Un témoin oculaire de ces célébrations remarque: «À Hiroshima, il y a de l'amertume, du bruit, c'est très politique... Le symbole pourrait en être un poing serré de colère. À Nagasaki, il y a de la tristesse, mais aussi le calme, la réflexion, il n'y a pas de politique, on prie. On n'y blâme pas les États-Unis, mais on y pleure plutôt le péché de la guerre et, plus particulièrement, de la guerre nucléaire. Le symbole: des mains jointes pour prier». Plus que tout autre, l'influence du docteur Takashi Nagaï explique le climat spirituel qui régnait ce jour-là à Nagasaki. Un prêtre disait de lui: «Si nous avons un peu de cette foi que possédait Nagaï en la providence du Père éternel et en la valeur universelle de la mort du Christ, nous pourrons affronter chaque événement dans la paix». Qui donc était ce docteur Nagaï?

Takashi Nagaï est né en 1908, à Isumo près d'Hiroshima, dans une famille de cinq enfants, de religion shintoïste. En 1928, il entre à la faculté de médecine de Nagasaki. «Dès mes études secondaires, écrira-t-il, j'étais devenu prisonnier du matérialisme. À peine entré à la faculté de médecine, on me fit disséquer des cadavres... La merveilleuse structure de l'ensemble du corps, l'organisation minutieuse de ses moindres parties, tout cela causait mon admiration. Mais ce que je maniais ainsi, ce n'était jamais que pure matière. L'âme? un fantôme inventé par des imposteurs pour tromper les gens simples».

Le dernier regard d'une mère

Un jour de 1930, un télégramme lui parvient de son père: «Viens à la maison!» Il part en toute hâte, pressentant quelque malheur. À son arrivée, il apprend avec stupeur que sa mère a eu une attaque et qu'elle ne peut plus parler. Il s'assied à côté d'elle et lit dans son regard un dernier "au revoir". Cette expérience de la mort va changer sa vie: «Par ce dernier regard pénétrant, ma mère démolit le cadre idéologique que j'avais construit. Cette femme, qui m'avait mis au monde et élevé, cette femme qui ne s'était jamais donné un moment de répit dans son amour pour moi, aux derniers instants de sa vie, me parla très clairement. Son regard me disait que l'esprit humain continue à vivre après la mort. Tout cela venait comme une intuition, une intuition qui avait la saveur de la vérité».

Takashi commence alors la lecture des "Pensées" de Pascal, auteur français du XVIIe siècle, poète et savant. «L'âme, l'éternité  Dieu. Notre grand prédécesseur, le physicien Pascal avait donc admis sérieusement ces choses! se dit-il. Ce sage incomparable y croyait vraiment! Que devait être cette foi catholique, pour que le savant Pascal pût l'accepter, sans contredire sa science?» Pascal explique que nous rencontrons Dieu par la foi et dans la prière. Même si vous ne pouvez encore croire, dit-il, ne négligez pas la prière ni l'assistance à la Messe. Je suis toujours prêt à vérifier une hypothèse au laboratoire, pense Nagaï, pourquoi ne pas essayer cette prière sur laquelle Pascal insiste tant? Il décide de chercher une famille catholique qui accepte de le prendre comme pensionnaire pendant ses études. Cela lui donnera des occasions de connaître le catholicisme et la prière chrétienne.

Il est reçu dans la famille Moriyama. M. Moriyama, marchand de bestiaux, descend d'une de ces vieilles lignées chrétiennes qui, à travers 250 ans de persécutions, surent conserver la foi apportée au Japon par saint François Xavier. La pureté de cette foi chrétienne étonne le jeune Nagaï: d'humbles fermiers lui enseignent par leur exemple ce qu'avait cru Pascal, le grand savant!

En mars 1932, une sévère otite le rend sourd de l'oreille droite, et bouleverse par le fait même ses projets d'avenir: ne pouvant plus se servir du stéthoscope, il doit renoncer à la médecine ordinaire. Il oriente alors ses études vers la médecine radiologique, qui débute au Japon. Il prend conscience des possibilités énormes que cette science met à la disposition des médecins pour déceler les maladies.

M. et Mme Moriyama ont une fille, Midori, institutrice dans une autre ville. Tous trois prient pour la conversion de Takashi, pensant que peut-être Dieu le leur a envoyé dans ce but. Le 25 décembre 1932, Midori est chez ses parents pour la fête de Noël. «Docteur, demande M. Moriyama à Takashi, pourquoi ne venez-vous pas avec nous à la Messe de minuit? - Mais, je ne suis pas chrétien! - Peu importe, les bergers et les rois mages qui vinrent à l'étable ne l'étaient pas non plus. Pourtant, quand ils virent l'Enfant, ils crurent. Vous ne pourrez jamais croire, si vous ne venez pas prier à l'église». Après quelques instants, Nagaï se surprend lui-même à répondre: «Oui, j'aimerais vous accompagner ce soir». Cinq mille chrétiens remplissent la cathédrale, chantant tous le même Credo en latin. Nagaï est fortement impressionné et encouragé dans sa réflexion sur la religion catholique, sans cependant se laisser convaincre.

Le petit catéchisme de Midori

Une nuit, M. Moryama vient réveiller Takashi: Midori se tord de douleur sur sa couche. Très vite, le jeune médecin diagnostique une appendicite aiguë. Il entend M. Moryama murmurer: «C'est la volonté de Dieu. Qui sait quel bien en sortira?» Malgré la neige abondante, Takashi court à l'école voisine pour téléphoner à l'hôpital: «Allo, allo, le 32 00, s'il vous plaît, c'est urgent... Allo, ici Nagaï. Qui est aux urgences ce soir? Bon. Pourriez-vous l'appeler, s'il vous plaît?» Un ami vient répondre et Nagaï lui demande s'il peut pratiquer immédiatement une appendicectomie. Sur sa réponse affirmative, Takashi retourne chercher Midori: «Cela prendrait trop de temps d'appeler un taxi, avec toute cette neige. Nous ne pouvons pas prendre le risque d'attendre», et s'adressant à M. Moryama: «Si vous voulez bien porter la lanterne devant, je peux facilement porter Midori». Pendant le trajet, Takashi se rend compte que le coeur de Midori s'emballe et qu'elle est brûlante de fièvre. Sa vie est en danger. Il presse le pas. Enfin, voici l'hôpital! La salle d'opération est prête. Sept minutes après, tout est terminé. Midori est sauvée. En reconnaissance, celle-ci va tout mettre en oeuvre pour la conversion de son sauveteur.

L'année suivante, Takashi est mobilisé dans l'armée japonaise et il part combattre les Chinois en Mandchourie. Dans un colis que Midori lui envoie, se trouve un petit catéchisme qu'il lit avec intérêt. Au bout d'un an, il revient au pays, presque désespéré par la prise de conscience des désordres de sa vie et le souvenir des affreux spectacles de la guerre. Il se rend à la cathédrale de Nagasaki et y rencontre un prêtre japonais qui le reçoit longuement. Encouragé, Takashi reprend son travail de radiologie et se met à étudier la Bible, la liturgie, la prière des catholiques. Mais les exigences morales de l'Évangile et la nécessité de se séparer des attaches religieuses shintoïstes de sa famille font encore obstacle à sa conversion. Un jour, au milieu de ses doutes, il reprend les "Pensées" de Pascal et tombe sur une phrase qui attire son attention: «Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire». Soudain, tout se clarifie pour lui. Il prend sa décision et demande le baptême, qu'il reçoit en juin 1934. Il choisit le nom de Paul, en souvenir de saint Paul Miki, martyr japonais crucifié à Nagasaki en 1597.

Deux mois plus tard, il épouse Midori. Auparavant, il a voulu faire connaître à celle-ci les risques importants auxquels l'expose son métier. En effet, les radiologues de l'époque n'avaient pas les moyens de se protéger suffisamment contre les rayons X. Midori a compris le danger pour la vie de Takashi, mais elle entre dans ses vues et partage son idéal de "pionnier", pour sauver des vies humaines. Nagaï va devenir plus qu'un médecin, un apôtre de la charité envers le prochain. Il écrit: «La tâche du médecin est de souffrir et de se réjouir avec ses patients, de s'ingénier à diminuer les souffrances comme si elles étaient les siennes mêmes. Il faut sympathiser avec leurs douleurs. Toutefois, en fin de compte, ce n'est pas le médecin qui guérit le malade, mais le bon plaisir de Dieu. Une fois que l'on a compris cela, le diagnostic médical engendre la prière».

À nouveau mobilisé, de juin 1937 à mars 1940, il participe comme médecin à la guerre sino-japonaise. Son dévouement à l'égard de tous, militaires japonais ou chinois, femmes, enfants et vieillards impitoyablement entraînés dans d'horribles tueries, a pris une extension héroïque. À son retour au Japon, les demandes de radiographies se multiplient. Bientôt, Takashi remarque sur ses mains des traces inquiétantes; il est, de plus, souvent épuisé. Il note dans son journal que parfois, quand il se sent complètement éteint, il ferme sa porte et va s'asseoir devant la statue de Marie dans son bureau. Il récite le chapelet et peu à peu retrouve la paix intérieure.

Trois ans de vie

Un collègue de Takashi le persuade de passer lui-même à la radiographie. Un matin de juin 1945, il s'exécute: «Préparez l'appareil, dit-il à son aide. - Mais, Docteur, aucun patient n'est encore là. - Le patient, le voici, répond Nagaï en montrant sa poitrine. - Et le médecin? - Le voilà! et il désigne ses yeux». À la vue de la radiographie, Nagaï a le souffle coupé: sur la partie gauche figure une large plaque noire: hypertrophie de la rate! Il diagnostique une leucémie. Il murmure: «Seigneur, je ne suis qu'un serviteur inutile. Protégez Midori et nos deux enfants. Qu'il me soit fait selon votre volonté». Le docteur Kageura, chef du département de médecine interne, confirme son analyse: «Leucémie chronique. Durée de vie: trois ans». Il a usé sa vie pour sauver des malades sans nombre, que personne d'autre que lui n'aurait pu radiographier.

Rentré chez lui, Takashi révèle tout à Midori. Celle-ci s'agenouille devant le crucifix que sa famille avait gardé pendant les 250 années de persécutions, et prie longuement, secouée de sanglots, jusqu'à ce que la paix revienne dans son âme. Nagaï prie lui aussi; le remords l'envahit à la pensée qu'il s'est toujours jeté tête baissée dans son travail, sans penser suffisamment à son épouse. Mais Midori se montre à la hauteur de la situation. Le lendemain, c'est un homme nouveau qui repart à son travail: l'acceptation totale de la tragédie de la part de Midori et son refus d'entendre parler de "négligence" l'ont rempli de force.

9 août 1945, onze heures et deux minutes. Un éclair aveuglant. Une bombe atomique vient d'exploser à Urakami, le quartier nord de Nagasaki. Dans la guerre qui les oppose au Japon, les dirigeants des États-Unis ont recours à une nouvelle arme terrifiante: la bombe A. Une première bombe à été lâchée sur Hiroshima, une deuxième dévaste Nagasaki: température 9 000°, 72 000 morts, 100 000 blessés. À l'université de médecine, située à 700 mètres du centre de l'explosion, Nagaï, qui classe des films radiographiques, est projeté sur le plancher, le côté criblé d'éclats de verre. Le sang coule abondamment de sa tempe droite... les objets tourbillonnent comme les feuilles mortes en automne. Bientôt, un flot ininterrompu de blessés: des silhouettes sanglantes, les vêtements arrachés, les cheveux brûlés, accourent à la porte de l'hôpital  Une vision d'enfer.

«Son chapelet!»

L'incendie s'approche de l'hôpital. On évacue les patients vers le sommet d'une colline voisine. Nagaï s'y dépense jusqu'à la limite de ses forces. À seize heures, l'incendie s'attaque au département de radiologie. Treize années de recherches, les instruments, la précieuse documentation, tout part en fumée. Le 10 août se passe à soigner les blessés. Le 11, le travail se fait un peu moins pressant, et Takashi part à la recherche de Midori, restée à la maison alors que les enfants et leur grand-mère sont en sûreté dans la montagne, depuis le 7 août. Il retrouve difficilement l'emplacement de son habitation dans une zone de tuiles et de cendres. Soudain, il découvre les restes carbonisés de son épouse. À genoux, il prie et pleure, puis ramasse les os dans un récipient. Quelque chose brille faiblement dans la poudre des os de la main droite: son chapelet!

Il incline la tête: «Mon Dieu, je vous remercie de lui avoir permis de mourir en priant. Marie, mère des douleurs, merci de l'avoir accompagnée à l'heure de la mort  Jésus, tu as porté la lourde croix jusqu'à y être crucifié. Maintenant, tu viens de répandre une lumière de paix sur le mystère de la souffrance et de la mort, celle de Midori et la mienne  Étrange destinée: j'avais tant cru que ce serait Midori qui me conduirait au tombeau  Maintenant ses pauvres restes reposent dans mes bras  Sa voix semble murmurer: pardonne, pardonne». Le pardon de Nagaï sera parfait. Il aimera à porter les chrétiens découragés par la perte de leur famille, à considérer la bombe A comme faisant partie de la providence de Dieu, qui tire toujours le bien du mal.

Le 15 août 1945, à midi, la radio transmet un message de l'Empereur annonçant la capitulation du Japon. Au début de septembre, Nagaï est mourant. Les radiations de la bombe A ont aggravé son mal. Il reçoit les derniers sacrements et dit: «Je meurs content», puis il tombe dans un demi-coma. On lui apporte de l'eau de la grotte de Lourdes construite non loin de là par le Père Maximilien Kolbe. «J'entendis, écrira-t-il, une voix qui me disait de demander au Père Maximilien Kolbe de prier pour moi. Je le fis. Puis, je m'adressai au Christ et lui dis: "Seigneur, je me remets entre tes mains divines"». Le lendemain matin, Takashi est hors de danger et il attribue au Père Kolbe (aujourd'hui canonisé) la rémission de six ans que lui laisse sa maladie.

«Moi, je veux y vivre le premier!»

Tandis que les habitants craignent de revenir à Urakami, Nagaï déclare: «Moi, je veux y vivre le premier!» Il se bâtit un abri près de son ancienne maison: quelques tôles posées sur un restant de mur. Devant, deux pierres forment un foyer de fortune au-dessus duquel pend un chaudron. À côté, une vieille bouteille sans col: la réserve d'eau. Comme vêtement: un des uniformes de marin distribués par l'armée aux sinistrés. Il commence à évacuer les débris de sa maison. Il y découvre le crucifix qui appartenait à l'autel familial: «Tout m'a été enlevé, dit-il; ce crucifix seul, je l'ai retrouvé».

Le 23 novembre 1945, Nagaï est invité à prendre la parole lors d'une Messe de Requiem célébrée à côté des décombres de la cathédrale d'Urakami. L'holocauste du Christ sur le Calvaire éclaire et donne sens à "l'holocauste" de Nagasaki: «Au matin du 9 août, dit Takashi, une bombe atomique explosait au-dessus de notre faubourg. En un instant, 8 000 chrétiens furent appelés à Dieu... À minuit ce soir-là, notre cathédrale prit soudain feu et fut consumée. À cet instant même, au Palais Impérial, Sa Majesté l'Empereur fit connaître sa décision... Le 15 août, l'édit impérial qui mettait fin aux combats fut officiellement promulgué et le monde entier aperçut la lumière de la paix. Le 15 août est aussi la grande fête de l'Assomption de Marie. Ce n'est pas pour rien que la cathédrale d'Urakami lui était consacrée... N'y a-t-il pas un rapport profond entre l'anéantissement de cette ville chrétienne et la fin de la guerre? Nagasaki n'était-elle pas la victime choisie, l'agneau sans tache, holocauste offert sur l'autel du sacrifice, tuée pour les péchés de toutes les nations pendant la deuxième guerre mondiale?... Soyons reconnaissants que Nagasaki ait été choisie pour cet holocauste! Soyons reconnaissants car, à travers ce sacrifice, la paix a été donnée au monde ainsi que la liberté religieuse au Japon».

Au printemps de 1947, la maladie de Takashi l'oblige à s'aliter dans sa cabane. Il lui faut résigner sa charge de professeur, et, de ce fait, il se trouve sans ressources. «Ma tête travaille encore, se dit-il. Les yeux, les oreilles, les mains et les doigts sont encore bons». Et il se met à écrire. Pour ses enfants encore bien jeunes, Makoto et Kayano, il rédige un recueil de conseils: «Mes chers enfants, aimez votre prochain comme vous-mêmes. Voilà la parole que je vous laisse. C'est par elle que je commencerai cet écrit, c'est peut-être bien par elle que je conclurai et encore par elle que je me résumerai». Ce message, son seul exemple aurait suffit à l'imprimer dans leurs coeurs. Toute l'existence de leur père a-t-elle été autre chose qu'un héroïque service du prochain, service qui le conduit aujourd'hui à la mort? Ce service, Nagaï veut y consacrer jusqu'à ses dernières heures.

Couché sur le dos, il écrit en tenant une planchette à dessin comme en emploient les écoliers. Il note: «En me réveillant ce matin à 1 heure, la fièvre était tombée. Après avoir bu le café du thermos, j'ai pu écrire jusqu'à sept heures du matin, le travail a bien avancé!» Il ne lui restera bientôt plus que la nuit pour écrire, car dès le matin les visiteurs s'annoncent, mais il ne leur montre aucune impatience: «Cela m'ennuie, écrit-il, mais puisqu'ils ont la gentillesse de venir ici, ne dois-je pas tâcher de verser un peu de joie dans leur coeur et de leur parler de notre espérance catholique? Je ne peux pas les renvoyer».

C'est dans ces conditions difficiles qu'il écrit et publie quinze volumes en quatre ans. Quel but se propose-t-il dans ses écrits? D'abord donner un compte-rendu fidèle de l'explosion atomique, à travers son expérience exceptionnelle et sa compétence personnelle, ensuite, travailler à l'établissement de la paix. Convaincu surtout qu'une paix durable ne peut se fonder que sur l'esprit d'amour qui resplendit dans la doctrine catholique, il considère comme sa vocation de propager le message chrétien.

Une seule garantie

À la fin de son livre «Les cloches de Nagasaki», il écrit: «Est-ce que l'humanité sera heureuse à l'âge atomique, ou bien misérable? Cette arme à deux tranchants cachée par Dieu dans l'univers et maintenant découverte par l'homme, qu'allait-on en faire? Un bon usage ferait progresser à grands pas la civilisation; un mauvais détruirait le monde. La décision repose dans le libre vouloir de l'homme. Celui-ci tient son destin dans ses mains. En y songeant, on se sent pris de terreur et, pour ma part, je crois qu'un véritable esprit religieux est la seule garantie en ce domaine... À genoux dans les cendres du désert atomique, nous prions pour que cet Urakami soit la dernière victime de la bombe. La cloche sonne... O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous».

En mars 1951, l'état de santé du docteur est alarmant, sans altérer pour autant son habituelle bonne humeur. En avril, il écrit son dernier livre. À peine l'a-t-il achevé, qu'il est victime d'une hémorragie cérébrale. On le transporte à l'hôpital où il perd connaissance. Revenu à lui, il dit à haute voix: «Jésus, Marie, Joseph», puis plus faiblement: «Je remets mon âme entre vos mains». Bouleversée, l'infirmière donne le grand crucifix de famille à Makoto, son fils, pour qu'il le porte à son père. Celui-ci le prend et s'écrie d'une voix étonnamment forte: «Priez, s'il vous plaît, priez »; aussitôt c'est la fin  en réalité, tout commence en Dieu, et Nagaï retrouve «Midori à ses côtés», comme il l'avait souhaité six ans auparavant. C'est le 1er mai, début du mois de Marie.

Lors des obsèques, à la cathédrale d'Urakami, le maire de Nagasaki fait la lecture solennelle de 300 messages de condoléances, en commençant par celui du Premier Ministre. À la fin de la cérémonie, la foule se met en route pour le cimetière, à un kilomètre et demi au sud; la tête de la procession y parvient alors que la majeure partie n'a pas encore quitté la cathédrale. Takashi Nagaï est enterré à côté de Midori. Pour la tombe de celle-ci, il avait choisi comme épitaphe: Je suis la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon votre parole (Lc 1, 38); pour la sienne: Nous sommes des serviteurs inutiles. Nous avons fait ce que nous devions faire (Lc 17, 10). Son influence s'étend grâce à ses livres (dès 1948, on les lisait partout au Japon) qui ont fourni une contribution remarquable à l'éducation sociale de ses concitoyens et à l'évangélisation de son pays.

Demandons à la Très Sainte Vierge et à saint Joseph, pour nous et tous ceux qui nous sont chers, une vraie conversion, un amour du prochain poussé jusqu'au sacrifice suprême, et une sainte mort qui nous introduise dans le bonheur éternel du Ciel.

Dom Antoine Marie osb, abbé

Ils sont 188, qui vivaient il y a quatre siècles et qui seront béatifiés dans un an. Dans cette même ville, en 1945, les deux tiers de la population catholique du Japon ont été tués en un seul jour. Etait-ce là un choix délibéré?

par Sandro Magister





L’ Adolescent face à l’ érotisation de notre société contemporaine.





Objet : conférence du vendredi 30 octobre 2009

 
Chers amis,
L' Association vaudoise de Parents chrétiens a le plaisir de vous inviter à la conférence que donnera le pasteur Jan Bert de Mooij, ce vendredi 30 octobre à 20 heures précises à la salle Helvetia, au deuxième étage du Restaurant du Vieux Lausanne, rue Pierre Viret 5 à Lausanne (sous la Cathédrale, Parking La Riponne), sur le thème :

L' Adolescent face à l' érotisation de notre société contemporaine.

Nous vous encourageons vivement, vu l'actualité de ce défi tant pour la jeunesse que pour les parents, à y venir nombreux. Faites connaître cette conférence en transmettant largement notre invitation au tour de vous. N'hésitez pas à y inviter vos amis. L'entrée en est gratuite.
Bonne semaine et à bientôt.
Amitiés,
Jean-Marc Berthoud

La vocation au mariage, source des autres vocations.

« Le mariage est un grand sacrement», a dit l'apôtre saint Paul.

Des sept sacrements de l'Église, trois seulement se donnent à l'autel, au foyer même du sanctuaire : l'eucharistie, l'ordre et le mariage. Tous les trois donnent la vie de l'âme. De plus, par le mariage les époux reçoivent une parcelle de la puissance créatrice de Dieu pour transmettre la vie corporelle. Nicolas était profondément pénétré de la sainteté et de la grandeur de ce sacrement. Aussi lun amour déréglé ne vint jamais flétrir les coeurs si purs de ces deux époux : ni l'un ni l'autre n'ont jamais porté la moindre atteinte à la sainteté de leur union. Jamais mariage ne fut plus heureux ; c'était à qui surpasserait l'autre en amour, en pureté, en vertu. Nicolas ne perdit donc rien dans le mariage de la charité qu'il avait pour son Dieu ; au contraire, son nouvel état semblait avoir acquis au Christ deux coeurs pour l'aimer. « Nicolas eut même bientôt plusieurs autres coeurs pour l'aider à aimer Dieu », car de nombreux enfants naquirent de son mariage cinq garçons et cinq filles. Deux moururent en bas âge ; ce furent deux petits anges, protecteurs de la famille près du trône de Dieu. Telle est la pensée consolante des parents qui pleurent ces petits êtres ; les louanges que ceux-ci adressent à Dieu dans le ciel sont comptées comme mérites pour leur père et mère. Qu'on juge dès lors de la somme de mérites, de louanges, d'adoration et de prières qui entourent le trône de Dieu, et descendent, par l'intermédiaire de ces petits anges, sur les générations qui se suivent au cours des siècles ! Aujourd'hui encore la famille du bienheureux Nicolas de Flue se survit et compte des représentants dans les ordres, dans la magistrature, parmi les travailleurs de la terre. Dans les saints Livres, le juste est comparé au palmier planté au bord des eaux et dont la frondaison magnifique s'étend su loin. De vrai, le bienheureux Nicolas de Flue est ce palmier toujours vert et florissant dans les jardins du paradis. Voilà comment Dieu bénit les familles nombreuses.

Oui, dira-t-on peut-être, mais la famille de Flue était riche et le pain ne risquait pas de manquer un jour au foyer domestique. C'est vrai, mais pour l'ouvrier, pour l'humble travailleur, la Providence est bonne et Celui qui nourrit des petits oiseaux du ciel ne laisse pas mourir de faim les enfants dans les berceaux. A famille nombreuse, bénédictions nombreuses.

Malheur par contre, trois fois malheur, à qui exploite le pauvre chargé d'enfants en lui donnant un salaire dérisoire ! Malheur au propriétaire qui lui refuse un gîte dans sa maison sous le prétexte sacrilège qu'il a trop d'enfants !

Marie et Joseph, eux aussi, frappèrent à cent portes diverses à leur arrivée à Bethléem ; il n'y avait pas de place pour eux ; ils étaient trop pauvres. Mais l'étable de Bethléem est devenue le sanctuaire le plus sacré de la terre. C'est là qu'est né le Sauveur du monde.

Nicolas fut guidé visiblement par la main de Dieu dans l'éducation de ses enfants. « Il a élevé des enfants semblables à lui par leur vie, leurs moeurs et leurs vertus », nous disent ses historiens. Travail et prière, telle était la consigne. Avec cela, beaucoup de bonté, de douceur, de support mutuel. Les loisirs que laissait le travail des champs étaient partagés entre d'honnêtes délassements et des entretiens édifiants. Le père n'abandonna rien de ses pratiques de piété et de mortification. Il donna toujours à sa famille l'exemple de la plus haute perfection. Jean, son fils aîné, nous assure que son père se levait chaque nuit pour prier ; que ses travaux à la campagne commençaient et finissaient par l'oraison. Voici quelques-unes de ses prières favorites :

« O Seigneur, enlevez tout ce qui m'éloigne de vous ! — O Seigneur, faites-moi don de ce qui mène à vous ! — O Seigneur, enlevez-moi à moi-même et donnez-moi tout à fait à vous !»

Une vie aussi sainte que celle de Nicolas ne devait pas faire le compte du démon, ce grand ennemi des âmes. Aussi, nombreux furent les assauts et les tentations qu'eut à subir cet homme de Dieu. Toujours il en triompha par la prière. Encore ici, une leçon pour nous. Les saints ont été tentés comme nous le sommes. Saint Paul s'en plaignait au bon Dieu. « Ma grâce te suffit », lui fut-il répondu. Un jour que l'un des enfants de Nicolas accourait vers son père en disant que le démon voulait le dévorer, il lui répondit tranquillement : « N'aie pas peur, mon enfant ; le démon ne peut qu'aboyer, il ne peut pas mordre. Si son désir de nous nuire est grand, son pouvoir est petit. »

Ces paroles ne nous rappellent-elles pas celles de saint Jean Chrysostome : « Le démon est un chien enragé, mais il est enchaîné » ? Ne nous en approchons pas, et laissons-le aboyer !


Importance des familles heureuses pour la paix mondiale:

Le secret le mieux gardé du monde: l'homme mâle souffre de plus de troubles de santé émotionnelle, psychosomatique ou physiologique quand il est privé de relation intime affectueuse que la femme vivant la même situation.
Si la partenaire, trop souvent devant des témoins ( le pire devant les enfants ), commence à se disputer ou à critiquer l'autre, l'effet est dévastateur. La victime se trouve émotionnellement cassée et subit alors une souffrance qui perdure des heures, voire des jours ou des années, ce qui amène à des violences, des douleurs psychiques et même des maladies, la pire étant le manque total de signes d'affections pour les autres.
 

La Bible affirme que la colère n'est pas en elle-même un péché (Éphésiens 4.26, Nouvelle Bible Ségond), mais elle ajoute: « Que le soleil ne se couche pas sur votre irritation. » L'écoute active peut donc participer au raccommodage d'une relation, après le conflit. Pour autant, il nous faudra sans doute pardonner, tant notre partenaire que nous-même, pour les imperfections de notre gestion des désaccords. La réconciliation est alors indispensable pour retrouver l'équilibre.


Jean-Paul II est connu pour avoir enseigné la théologie du corps : il déclare que le rapport sexuel chaste entre les époux chrétiens est comparable à l'adoration eucharistique.

La théologie du corps de Jean-Paul II (par Yves Semen)

Le 5 février 2005, Yves Semen donnait un enseignement aux jeunes participant à la soirée "l'amour vrai attend" organisée à Vétroz (VS). Yves Semen est docteur en Philosophie de l'Université de Paris-Sorbonne, directeur de l'Institut européen d'études anthropologiques Philanthropos à Fribourg (Suisse), et professeur à la Faculté Libre de Philosophie (IPC-Paris). Il est également l'auteur de La sexualité selon Jean-Paul II, Ed. Presses de la Renaissance, 2004.

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La bonne nouvelle de l'Église sur le corps et la sexualité

Le thème qui vous rassemble aujourd'hui est le signe que, en tant que chrétiens, vous avez le sentiment d'être appelés à quelque chose de grand et de beau à travers le fait que vous êtes homme et femme, c'est-à-dire à travers votre sexualité. Vous avez raison! Et vous prouvez un certain courage... Car toute la culture médiatique actuelle porte à penser que l'éthique chrétienne s'oppose à l'épanouissement de la sexualité.

Parmi tant d'autres, je vous cite Gilbert Tordjman dans un livre à grand succès: "Le christianisme, qui ne tolère la sexualité que comme un pis aller nécessaire à la reproduction, circonscrit le corps méprisé dans un halo de honte et de culpabilité" (in Réalités et problèmes de la vie sexuelle, Ed. Hachette 1981). C'est tout dire...

Là contre, le Cardinal Lustiger s'est élevé avec force et je vous rapporte ses paroles dans une interview donnée à un grand hebdomadaire: "Le christianisme a toujours défendu la dignité du corps. Or curieusement on lui fait le reproche de mépriser le corps. C'est le confondre avec le puritanisme anglo-saxon! Un tel mensonge ne peut pas durer éternellement."

Ce mensonge, je vous propose qu'ensemble, nous tentions de le dénoncer aujourd'hui.

Car le christianisme est une religion du corps. Celse — un philosophe du premier siècle, néoplatonicien et qui à ce titre ne tenait pas le corps en grande estime — ne s'y était pas trompé, qui désignait les chrétiens de manière méprisante par le sobriquet de " philosomaton genos" c'est-à-dire "le peuple qui aime le corps".

Oui, notre religion est une religion du corps car elle est fondée sur l'Incarnation dans la chair du Verbe de Dieu. Comment dès lors pourrait-elle mépriser le corps?

Notre religion n'est pas une religion de l'immortalité de l'âme. Pour affirmer l'immortalité de l'âme, il n'y a d'ailleurs pas besoin d'une religion révélée. Une bonne philosophie y suffit.

Ce que nous attendons — c'est l'espérance que nous affirmons à chaque fois que nous récitons notre Credo — c'est la résurrection des corps. Et un corps n'est pas corps sans être sexué.

C'est le grand mérite de Jean-Paul II d'avoir donné à l'Église une "théologie du corps" qui constitue un événement théologique qui — paradoxalement — est passé presque totalement inaperçu.

En 1966, dans un discours mémorable à l'ONU, Paul VI n'avait pas hésité à affirmer que l'Eglise était "experte en humanité". Depuis la théologie du corps de Jean-Paul II, on ne doit pas craindre d'affirmer que l'Eglise est aussi "experte en sexualité".

Le monde ne le sait pas et s'obstine à faire de Jean-Paul II le "père fouettard" de la sexualité. Ce n'est pas toujours par malveillance, mais le plus souvent simplement par ignorance de ce qui constitue le plus vaste enseignement jamais délivré par un pape sur un même sujet.

A cet enseignement Jean-Paul II a consacré toutes les audiences hebdomadaires du mercredi durant plus de cinq années au début de son pontificat, très exactement du 5 septembre 1979 au 28 novembre 1984. Il n'a interrompu cet enseignement que durant quelques mois après l'attentat du 13 mai 1981 et durant l'Année Sainte de la Rédemption 1983.

Au total cet enseignement représente pas moins de 129 discours et près de 800 pages de texte. Il a été qualifié de "Magistère génial de Jean-Paul II" par le Cardinal Angelo Scola alors qu'il était Recteur de l'Université Pontificale du Latran et de "bombe à retardement théologique" par George Weigel, à qui l'on doit la biographie la plus autorisée et la plus complète du pape. Et George Weigel ajoutait que cette théologie du corps "sera probablement regardée comme un tournant, non seulement dans la théologie catholique, mais aussi dans l'histoire de la pensée moderne" (Jean-Paul II, Témoin de l'espérance, p. 427)

Ce sont quelques aperçus de cet enseignement que je voudrais vous dévoiler car il constitue — pour reprendre le titre d'un ouvrage de Christopher West publié aux USA sur la question — "une bonne nouvelle sur le mariage et la sexualité".

1. Jean-Paul II, "amoureux" de l'amour humain

Mais tout d'abord permettez-moi de vous dire quel pape nous avons: un pape amoureux de l'amour humain! Voyez comme il s'exprimait dans son ouvrage Entrez dans l'Espérance: "il faut préparer les jeunes au mariage, il faut leur parler de l'amour. L'amour ne s'apprend pas, et pourtant il n'existe rien au monde qu'un jeune ait autant besoin d'apprendre! Quand j'étais un jeune prêtre, j'ai appris à aimer l'amour humain. C'était un des thèmes sur lesquels j'ai axé tout mon sacerdoce, mon ministère dans la prédication, au confessionnal et à travers ce que j'écrivais." (p. 192)

1.1. L'activité pastorale de Karol Wojtyla

De cet amour de l'amour humain, il a donné la preuve à travers toute son activité pastorale depuis son ordination le 1er novembre 1946. Je ne vous en donne que quelques aperçus significatifs.

Après un séjour à Rome pour achever ses études, il est nommé en mars 1949 à la paroisse Saint Florian de Cracovie. Immédiatement, il crée le premier programme de préparation au mariage de toute l'histoire de l'archevêché de Cracovie. Les résultats ne se font pas attendre: au cours des 28 mois qu'il passera à Saint Florian, il célébrera quelque 160 mariages, soit entre un et deux par semaine!

C'est aussi à Saint Florian qu'il fonde le "Srodowisko" à partir de 1951, c'est-à-dire le "réseau" qui constituera en quelque sorte sa "paroisse itinérante" à travers des camps de ski l'hiver et de kayak l'été. Ce réseau, constitué de personnes de toutes conditions, il ne cessera de l'animer jusqu'en 1978, lorsqu'il sera élu à la charge de Pierre. Au total 27 années d'une expérience pastorale hors du commun. Karol Wojtyla accompagne spirituellement les membres de ce réseau, les aide à discerner les appels du Seigneur sur eux, les prépare au mariage, les accompagne dans l'éducation de leurs enfants. Les camps itinérants sont l'occasion d'aborder les questions éthiques, y compris en toute liberté et sans fausse pudeur celles qui concernent l'éthique sexuelle et la régulation de la fertilité. Des membres du Srodowisko, Jean-Paul II pourra dire: "Je l'ai déjà dit: ce sont eux qui ont assuré ma formation dans ce domaine." ( Entrez dans l'espérance, p. 301). Quelle humilité à une époque qui était encore largement teintée de cléricalisme et qui — le Concile de Vatican II n'avait pas encore eu lieu — n'avait pas encore donné toute leur place légitime aux laïcs dans l'Eglise!

Cette expérience pastorale de Karol Wojtyla se forge aussi à travers son ministère de professeur d'éthique et d'aumônier d'étudiants. Nommé en 1956 titulaire de la chaire d'éthique de l'Université Catholique de Lublin (KUL), il assumera cette charge, malgré toutes ses autres responsabilités pastorale d'évêque puis d'archevêque jusqu'à son élection au trône pontifical, soit durant 22 ans.

Ajoutons, pour brocher sur le tout, que comme archevêque, il prend l'initiative de créer en 1967 un cours intensif d'un an sur la préparation au mariage qui devient en 1969 un Institut archidiocésain d'études familiales, affilié ensuite à la Faculté de théologie pontificale, cet institut offrant un cycle formation de 2 ans à 250 étudiants par promotion, étudiants qui sont aussi bien des prêtres, des séminaristes ou des laïcs.

1.2. L'œuvre théâtrale et philosophique

De cette passion pour l'amour humain, Karol Wojtyla en donne aussi la preuve à travers ses œuvres théâtrales et philosophiques.

Si on sait parfois que Karol Wojtyla a été acteur dans sa jeunesse et a nourri une véritable passion pour le théâtre qu'il sacrifiera à sa vocation sacerdotale, on ignore le plus souvent qu'il est aussi l'auteur de pièces de théâtre. Parmi celles-ci La Boutique de l'orfèvre qui paraît en 1960 dans la revue Znak sous le peudonyme de André Jawien. Jean-Paul II dira plus tard que c'était pour lui une manière de payer sa dette aux membres du Srodowisko pour tout ce qu'ils lui avaient apporté pour comprendre la vocation au mariage.

Dans cette pièce Karol Wojtyla manifeste une compréhension des tourments de l'âme humaine dans le mariage autant qu'il est possible à un célibataire et il s'y révèle une première proposition théologique capitale: le mariage est le commencement de notre compréhension de la vie intérieure de Dieu en qui les personnes sont don absolu d'elles-mêmes. En d'autres termes, le mariage est l'expérience humaine privilégiée par laquelle l'être intime de Dieu se révèle à nous.

La même année 1960 paraît son premier ouvrage: Amour et responsabilité. Rien que le titre en dit assez sur ce qui fait le fond de la réflexion de Karol Wojtyla. Son intuition de départ dans cet ouvrage est que dans le contexte des années soixante, les hommes et les femmes n'accepteraient plus les règles de la morale traditionnelle telles qu'elles étaient formulées jusqu'à lors en termes de permis/défendu, mais à partir d'une réflexion sur la personne qui permette de comprendre le fondements des règles éthiques. En d'autres termes il voyait poindre une remise en cause généralisée de la morale et spécialement de la morale sexuelle à laquelle il ne serait possible d'échapper que si on était capable de montrer les règles morales comme un itinéraire les conduisant vers une plus grande réalisation de soi-même, vers un plus grand épanouissement de la personne.

C'est dans cet ouvrage qu'apparaît ce qu'il appelle la "norme personnaliste": aimer s'oppose à utiliser. Lorsque j'ai en face de moi une personne, il ne peut être question — sauf à la faire déchoir de son statut de personne — de l'utiliser. Utiliser l'autre c'est en faire un objet, c'est dégrader la personne du rang de sujet à celui de chose. D'où tout le problème de l'éthique sexuelle: comment goûter le plaisir sexuel qui est bon et légitime sans faire de l'autre l'objet de ma satisfaction.

Karol Wojtyla prendra soin de soumettre le premier jet de l'ouvrage à la discussion d'étudiants en philosophie, psychologie et médecine durant l'été 1957 à la faveur d'un camp de vacances dans la région des lacs du Nord-Est de la Pologne. Le texte avait été distribué au préalable et chaque jour à tour de rôle, tel ou tel des participants présentait un chapitre qui était ensuite soumis à la discussion du groupe. Cette méthode est révélatrice de l'esprit de Karol Wojtyla: il n'y a rien de dogmatique ou d'a priori chez lui. Au contraire, il veut savoir si ce qu'il écrit se comprend au plan pratique et rejoint le concret de l'expérience des personnes.

Une anecdote est particulièrement révélatrice de son état d'esprit. La version polonaise de l'ouvrage comprenait un appendice intitulé "Sexologie et morale". Lorsqu'il s'est agi de publier la traduction française de Amour et responsabilité, c'est le Père de Lubac qui avait été pressenti pour en rédiger la préface. Mais certains se sont sentis bien avisés de lui suggérer de demander que l'appendice en question soit retiré de l'édition française au motif que les questions qui y étaient abordées étaient tellement concrètes qu'elles semblaient en deçà de la dignité des prêtres et des évêques. A cela Karol Wojtyla s'est opposé farouchement en affirmant que les pasteurs devaient pouvoir parler avec simplicité du désir et de la satisfaction sexuelle avec leurs fidèles, sauf à ne pas être à la hauteur des exigences de leur mission. Et que s'il se trouvait des prudes pour s'en offusquer, c'était tant pis pour eux!

2. Aperçus sur la théologie du corps

De cette théologie du corps, Jean-Paul II dit: "Ceux qui cherchent dans le mariage l'accomplissement de leur vocation humaine et chrétienne sont appelés à faire de cette théologie du corps dont nous trouvons l'origine dans la Genèse la substance même de leur vie et de leur comportement." (Audience du 02/04/1980). Et il ajoutera: "Cette théologie-pédagogie constitue le noyau essentiel de la spiritualité conjugale" (Audience du 3/10/1984)

Théologie du corps? De quoi s'agit-il?

C'est au cours de l'audience générale du 5 septembre 1979 que Jean-Paul II annonce son intention de consacrer désormais les audiences du mercredi à un enseignement thématique suivi, sans autre ambition énoncée que "d'accompagner pour ainsi dire de loin les travaux de préparation du synode". Il s'agissait du synode sur la famille qui donnera lieu à l'exhortation Familiaris consortio. C'est là un changement des habitudes. Ces audiences générales avaient été instituées par Pie IX en 1870 comme moyen de s'adresser au peuple de Rome lorsqu'il s'était déclaré prisonnier du Vatican au moment de la conquête des Etats pontificaux. L'habitude s'en était conservée chez ses successeurs, mais si ces audiences étaient l'occasion de dispenser un message spirituel sur un ton direct et familier, elles n'était pas un vecteur de diffusion d'un enseignement doctrinal.

Au cours de l'audience suivante, le 12 septembre 1979, Jean-Paul II emploie pour la première fois l'expression "théologie du corps". C'est une expression complètement nouvelle qu'il ne définit d'ailleurs pas tout de suite: "l'expression théologie du corps que je viens d'employer mérite une explication plus nette, mais nous en parlerons à l'occasion d'une prochaine rencontre", dit-il... Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a l'art de ménager le suspense et que cela ne va pas sans provoquer des interrogations dans la Curie romaine... Et c'est seulement dans la dernière audience consacrée à cette "théologie du corps", plus de cinq ans plus tard, le 28 novembre 1984, que Jean-Paul II, donnera un titre à cet ensemble de catéchèses — "l'amour humain dans le plan divin" —, indiquera le plan qu'il a suivi, et dévoilera pleinement l'intention qu'il n'avait pas cessé de mettre en œuvre tout au long de ces années: donner le "cadre anthropologique adéquat" destiné à permettre de comprendre les règles de l'éthique sexuelle prônée par l'Eglise et spécialement l'encyclique Humanae Vitae, qui lors de sa parution — le 25 juillet 1968 — avait été l'occasion de bien des polémiques dont beaucoup ne sont d'ailleurs pas encore éteintes...

2.1. Le retour à "l'origine"

La théologie du corps commence par une réflexion sur les origines à partir de la réponse du Christ aux pharisiens sur la question de la répudiation:

" Des pharisiens s'approchèrent de lui et lui dirent pour le mettre à l'épreuve: est-il permis de répudier sa femme pour n'importe quel motif? Il répondit: n'avez-vous pas lu que le Créateur dès l'origine les fit homme et femme et qu'il a dit: ainsi donc, l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien, ce que Dieu a uni, l'homme ne doit pas le séparer. Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie? C'est, leur dit-il, en raison de la dureté de votre cœur, que Moïse vous a permis de répudier vos femmes. Mais, dès l'origine, il n'en fut pas ainsi. Or, je vous dis: quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère." (Mt XIX 3-9)

A partir de ce passage de l'Evangile, Jean-Paul II fait d'abord remarquer que le Christ se refuse à entrer dans le jeu des pharisiens qui lui demandent finalement "comment s'arranger avec la loi". En revanche, à deux reprises, Il se réfère "à l'origine". Cette insistance n'est pas anodine. Cette "origine", c'est, dit Jean-Paul II, le temps de la "préhistoire théologique de l'homme" dont témoigne le texte sacré et révélé de la Genèse, ce "temps d'avant le temps" qui précède celui de "l'homme historique" qui est celui dans lequel nous sommes plongés depuis la chute originelle.

Ce temps de l'origine nous est "irrémédiablement perdu", ajoute Jean-Paul II mais il en demeure comme " un écho lointain" dans le cœur de tout homme et de toute femme, et il est possible d'en percevoir quelque chose à condition de s'établir dans une "pureté du cœur", celle-là même à laquelle le Christ invite les pharisiens à retrouver en évoquant leur "dureté de cœur" qui les rend incapables de comprendre le projet de Dieu aux origines sur le couple humain.

Si nous voulons approcher quelque peu ce plan de Dieu "à l'origine" sur l'homme et la femme et ce que Dieu a voulu mettre en eux à travers la masculinité et féminité, il nous faut donc suivre l'invitation du Christ, renoncer à une approche légaliste du sens de la sexualité et retrouver au fond de notre cœur cet "écho" de l'origine.

2.2. Homme et femme il les créa à son image

Des deux récits de la création que nous rapporte la Genèse, le premier est en réalité le plus récent dans sa rédaction. Il est plus élaboré et plus "théologique" que le second car il est centré sur l'œuvre de Dieu:

"Dieu dit: faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme (ha-adam = substantif collectif = humanité) à son image; à l'image de Dieu Il le créa, homme (mâle, zakar) et femme (quebah, femelle) Il les créa. Dieu les bénit et leur dit: soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre et soumettez-la, dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui rampent sur la terre (...) Dieu vit tout ce qu'il avait fait: cela était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fût le sixième jour." (Gn I 26-31)

Jean-Paul II fait remarquer qu'il y a une rupture dans la continuité de l'œuvre créatrice avec la création de l'homme. Pour tout ce qui précède, il est dit: "Dieu dit... et Dieu fit". Pour l'homme, Dieu dit "Faisons l'homme à notre image". Ce pluriel marque que c'est la Trinité tout entière qui est à l'œuvre dans la création de l'homme, relève Jean-Paul II, qui s'inscrit ici dans une très longue tradition d'interprétation.

Par ailleurs, il n'est mentionné aucune ressemblance de l'homme avec les autres créatures (animalia) mais seulement avec Dieu et la différence sexuelle n'est indiquée que pour l'homme et la femme. Si l'homme et la femme sont donc image de Dieu, c'est avec leur sexualité qui fait partie intégrante de la ressemblance de l'homme avec Dieu et qui est bénie de Dieu.

La première chose importante à retenir de ce récit de la création est donc que la différence sexuelle et ses signes sont à prendre du côté de la ressemblance avec Dieu et non avec l'animal. C'est un point capital: du point de vue de son "sens théologique" nous ne devons pas chercher à comprendre notre sexualité à partir de ce que nous constatons dans le règne animal dans lequel la sexualité est entièrement subordonnée à la reproduction et dont la sexualité humaine serait une sorte de "sublimation culturelle". Le texte de la Genèse nous invite à chercher le sens de notre sexualité dans le fait que par elle, nous sommes — en tant qu'homme et femme — image de Dieu. C'est à une sorte de retournement radical de perspective que nous invite ainsi Jean-Paul II dans l'approche qu'il fait de la réalité sexuelle à partir de la Genèse

2.3. La solitude originelle, fondement de la communion

Le second récit de la création, qui est plus archaïque, et nous présente Dieu de manière anthropomorphique, atteste d'une beaucoup plus grande profondeur subjective et psychologique. Il nous décrit la manière dont l'homme se perçoit et se comprend et en ce sens il est en quelque sorte le premier témoignage de la conscience humaine.

"Au temps où Yahvé Dieu fit la terre et le ciel (...) il n'y avait pas d'homme pour cultiver le sol. Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie, et l'homme devint un être vivant. (...) Yahvé Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie. Yahvé Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et Il les amena à l'homme pour voir comment celui-ci les appellerait: chacun devait porter le nom que l'homme lui aurait donné. L'homme donna des noms à tous les bestiaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages, mais, pour un homme, il ne trouva pas d'aide qui lui fût assortie." (Gn II 4-21)

L'homme qui est modelé à partir de la glaise du sol est désigné dans le texte hébreu par le terme ha adam . C'est un substantif collectif qui ne fait pas mention du sexe. Pour éviter toute équivoque, on devrait le traduire par "l'Homme" ou "l'Humain". C'est cet Humain qui va faire l'expérience de la "solitude originelle".

Yahvé affirme qu'il n'est pas bon que l'Humain soit seul, mais la création de la femme n'intervient pas tout de suite: Yahvé fait faire à l'Homme l'expérience de sa solitude ontologique

L'expérience de la solitude se creuse en l'homme par le fait qu'il connaît toute la nature de manière parfaite et en quelque sorte "de l'intérieur". Cela est attesté par le fait qu'il nomme tous les animaux et cultive le sol. Il est donc capable de gouverner parfaitement la nature et il découvre qu'il est le seul à pouvoir le faire et qu'ainsi il est établi dans un état de perfection très au-dessus de tous les autres êtres de la nature. Cette perfection n'est pas seulement de degré, c'est une perfection ontologique par laquelle il se sépare de tout ce qui existe à lui dans la création.

Et pourtant il ne découvre pas "d'aide qui lui fut assortie". Le terme hébreu est ezed qui signifie plus exactement un "allié qui soit son homologue en humanité". C'est pourquoi il est saisi d'une sorte de "terreur ontologique". Il se découvre par son corps et les actes qu'il est capable de poser comme un être radicalement à part dans la nature — c'est-à-dire une personne — et il aspire à trouver dans cette nature une créature qui puisse être une alliée en humanité, qui soit susceptible de partager avec lui sa condition de personne et à qui il puisse se donner — car ce qui caractérise la personne c'est qu'elle est faite pour le don — et il ne trouve aucune créature susceptible de recevoir le don de lui-même. Il s'agit donc de beaucoup plus que d'une solitude affective ou psychologique; c'est une solitude ontologique radicale dont il fait l'expérience et qui est terrifiante au sens le plus absolu du terme. C'est précisément cette solitude dont le texte sacré dit qu'elle n'est pas bonne car elle ne permet pas à l'homme d'actualiser pleinement l'aspiration profonde de son être en tant que personne.

L'expérience de la solitude est ainsi la voie qui conduit à la soif de réaliser l'unité dans la communion des personnes et le don d'elles-mêmes. C'est d'ailleurs une expérience par laquelle nous devons accepter de passer et qui s'accompagne d'une purification de l'amour lorsque nous aspirons au mariage ou au don de nous-mêmes dans la vie consacrée.

La seconde chose importante à retenir est donc que c'est par son corps que l'homme, dans l'expérience de la solitude originelle, se découvre capable d'actes personnels qu'il est le seul à pouvoir poser dans le monde visible. Jean-Paul II dit à ce propos: "Le corps, grâce auquel l'homme prend part au monde créé visible, le rend en même temps conscient d'être [`seul'. En effet, il n'aurait pas été capable d'arriver à cette conviction qu'en fait il a acquise (...) si son corps ne l'avait aidé à le comprendre, rendant la chose évidente. La conscience de la solitude aurait pu se rompre précisément à cause du corps lui-même. L'homme, adam, aurait pu, se basant sur l'expérience se son propre corps, arriver à la conclusion qu'il était substantiellement semblable aux autres être vivants (animalia). Et, comme nous le lisons, il n'arriva pas à cette conclusion: au contraire, il se persuada qu'il était [`seul' (...) L'analyse du texte yahviste nous permet en outre de rattacher la solitude originelle de l'homme à la conscience du corps par lequel l'homme se distingue de tous les animalia et se sépare de ceux-ci, et par lequel il est une personne." (Audience du 24/10/79)

C'est par son corps qu'il découvre que l'aspiration profonde de son être en tant que personne est de se donner à une autre personne semblable à lui. Sans cela il ne peut s'accomplir dans sa vocation spécifique de personne.

2.4. Le chant nuptial des origines

" Alors Yahvé Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu'Il avait tirée de l'homme, Yahvé Dieu façonna une femme et l'amena à l'homme. Alors, celui-ci s'écria [`A ce coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée femme, car elle fut tirée de l'homme celle-ci!' C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair." (Gn II 21-24)

Jean-Paul II fait remarquer que le sommeil profond qui s'empare de l'adam n'est pas un sommeil "normal". C'est une "torpeur" qui est toujours, dit-il, le signe d'une intervention radicale de Dieu visant à créer une alliance entre Lui et l'homme.

C'est donc le moment le plus solennel de la création, celui qui va engager toute l'œuvre divine et toute l'histoire de l'humanité.

Il faut remarquer également que la femme est tirée du côté de l'homme et cela est très symbolique. Cela signifie qu'elle est son parfait homologue ontologique. D'ailleurs, en sumérien le signe cunéiforme qui signifie "côte" signifie également "vie": la femme est ainsi de la même "vie" que l'homme.

A la création de la femme Adam s'exclame: "Pour le coup, c'est l'os de mes os et la chair de ma chair! Celle-ci sera appelée femme, car elle fût tirée de l'homme ". C'est le premier chant d'amour de l'humanité qui constitue dit Jean-Paul II le "prototype" du Cantique des Cantique.

Alors sont employés les termes Ish (homme-mâle) et Isha (femme) qui attestent clairement que la femme (Isha) est tirée de l'homme (Ish).

"Et ils deviennent une seule chair": c'est au moment de cette découverte de la communion dans les corps que l'homme et la femme deviennent pleinement image de Dieu. L'acte de chair, le don des corps, qui exprime la totalité de la donation des personnes l'une à l'autre, est ce par quoi l'homme et la femme sont, dans la chair, image de la Trinité divine:

"L'homme est devenu image et ressemblance de Dieu non seulement par sa propre humanité mais aussi par la communion des personnes que l'homme et la femme forment dès le début. (...) L'homme devient image de Dieu moins au moment de la solitude qu'au moment de la communion. En effet "dès l'origine" il est non seulement une image qui reflète la solitude d'une Personne qui régit le monde, mais aussi et essentiellement image d'une insondable communion divine de Personnes." (Audience du 14/11/79). Et il ajoute, ce qui est d'une portée théologique dont nous n'avons pas fini de prendre la mesure: "Ceci va même peut-être jusqu'à constituer l'aspect théologique le plus profond de tout ce qui peut être dit sur l'homme." (Ibid.)

La troisième chose à retenir est donc que l'homme est image de la communion des personnes divines plus par la communion dont il est capable en tant que personne que par le fait qu'il est une créature douée de spiritualité. Et cette communion inclut et culmine dans la communion des corps. La sexualité est une chose foncièrement bonne: elle est ce par quoi l'homme est icône dans la chair de la communion des personnes divines

2.5. La nudité, signe de l'unité dans la communion

"Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre" (Gn II 25)

La mention de la nudité n'est pas accidentelle ni accessoire. Jean-Paul II y insiste: elle révèle un état de la conscience par rapport à la nudité du corps. Cette absence de honte correspond à l'expérience de la plénitude de la communion homme-femme. Dans l'état des origines, c'est-à-dire avant le péché originel, l'homme et la femme avaient la faculté de comprendre que leurs corps à travers tous les signes de la masculinité et de la féminité était destinés à manifester ce qu'ils étaient en tant que personnes, c'est-à-dire des êtres appelés à la communion et au don d'eux-mêmes. La plénitude de perception extérieure des corps par la nudité correspond ainsi à la plénitude intérieure de la vision de l'homme en tant qu'image de Dieu par sa capacité de communion et de don.

L'absence de honte dans la nudité indique la perception claire dans la conscience de l'homme et de la femme de la signification conjugale de leurs corps qui est fait pour signifier le don d'eux-mêmes l'un à l'autre de manière désintéressée et dans une totale transparence et à travers ce don d'eux-mêmes être image du don total des personnes qui existe en Dieu. Il n'y avait pas place dans leur conscience pour une quelconque réduction de l'autre à l'état d'objet.

C'est cette réduction de l'autre à l'état d'objet qui fait apparaître la honte dans le cœur de l'homme. Mais l'innocence des origines, avec la "pureté de cœur" qui l'accompagnait rendait impossible cette réduction à l'état d'objet. L'absence de honte est la preuve que l'homme et la femme étaient aux origines unis par la conscience du don, qu'ils avaient pleinement conscience de la signification conjugale de leurs corps qui exprime la liberté du don et manifeste toute la richesse de la personne en tant que sujet.

D'où la quatrième chose à retenir: nous avons un corps pour être don de nous-mêmes et réaliser ainsi notre vocation profonde qui est d'être image de Dieu dans le don des corps qui signifie le don de toute notre personne.

Dans l'audience du 20 février 1980, Jean-Paul II résume tout le plan de Dieu sur le corps et la sexualité humaine telle qu'elle pouvait être vécue "aux origines":

"L'être humain apparaît dans le monde visible comme l'expression la plus haute du don divin parce qu'il tient en soi la dimension intérieure du don. Et, avec elle, il apporte dans le monde sa ressemblance particulière avec Dieu (...). Ce qui reflète également cette ressemblance, c'est la conscience primordiale de la signification conjugale du corps, conscience imprégnée du mystère de l'innocence originelle. Et ainsi, dans cette dimension se constitue un sacrement primordial entendu comme signe qui transmet efficacement dans le monde visible le mystère invisible caché en Dieu de toute éternité(...). Comme signe visible, le sacrement se constitue avec l'être humain en tant que corps et par le fait de sa visible masculinité et féminité, le corps en effet — et seulement lui — est capable de rendre visible ce qui est invisible: le spirituel et le divin. Il a été créé pour transférer dans la réalité visible du monde le mystère caché de toute éternité en Dieu et en être le signe visible."

Tel était le plan de Dieu aux origines que le péché originel est venu détruire.

2.6. La désunité du péché et l'apparition de la honte

".... Ils connurent qu'ils étaient nus; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes." (Gn III 6-7)

Ce passage de la Genèse suit immédiatement le récit de la chute originelle et se manifeste comme sa première conséquence.

Pourquoi ce passage de la nudité dont "ils n'avaient point honte" à cette volonté de cacher leur nudité? Quelle signification de cette honte?

Il faut remarquer tout d'abord que les effets du péché originel ne sont pas d'abord par rapport à Dieu, mais par rapport à l'homme et la femme l'un vis-à-vis de l'autre: ils se cachent l'un à l'autre les signes de leur masculinité et de leur féminité. La première chose que corrompt donc le péché originel c'est l'attitude de l'homme et de la femme l'un vis-à-vis de l'autre. Le sens du don des corps est alors modifié par le changement du regard qui est porté sur lui. Ils ne comprennent plus le sens de leur corps ne voient plus dans les signes somatiques de la masculinité et de la féminité qu'une similitude avec la sexualité animale. Par conséquent, ce par quoi ils étaient image de Dieu par les signes du corps qui les révélaient comme personnes et qui étaient invitation à la communion des personnes devient à leurs yeux opaque, inintelligible, animal et honteux.

Par ailleurs l'homme et la femme perçoivent qu'ils sont susceptibles de devenir l'un pour l'autre un objet: objet de concupiscence, d'appropriation, de jouissance, de domination, etc. Alors les signes de la masculinité et de la féminité qui étaient dans l'innocence signe du don des personnes et invitation au don deviennent potentiellement des moyens d'asservissement, de captation, d'utilisation, de chosification... Nous versons alors dans l'antithèse du don.

"Une telle façon d'extorquer son don à l'autre être humain et de le réduire intérieurement à un pur "objet pour moi" devrait précisément marquer le début de la honte. Celle-ci correspond en effet à une menace infligée au don dans son intimité personnelle et démontre l'écroulement intérieur de l'innocence dans l'expérience réciproque." (Audience du 6/02/80)

Par conséquent, devant la menace possible que constitue dès lors le regard de l'autre, on se protège l'un de l'autre en camouflant les signes de la masculinité et de la féminité, car ces signes risquent de n'être plus perçus par l'autre dans l'intention des origines: le don des personnes et l'image de la communion divine à travers ce don.

2.7. Le "regard pour désirer"

"Il vous a été dit: tu ne commettras pas d'adultère. Et bien, moi je vous dit: celui qui regarde une femme pour la désirer, celui-là a commis l'adultère avec elle dans son cœur." (Mt V 27-28).

De ce passage du Sermon sur la Montagne, Jean-Paul II dit: "la signification de ces paroles est essentielle pour toute la théologie du corps contenue dans l'enseignement du Christ." (Audience du 22/10/80)

De même que dans sa réponse aux pharisiens sur la question de la répudiation , Jean-Paul II nous dit que le Christ fait ici également appel à la "catégorie du cœur" dans lequel demeure un "écho lointain" de ce qui était aux origines afin de dépasser toutes les approches légalistes des normes éthiques.

Il est clair que le désir que dénonce ici le Christ ne désigne pas l'attraction de l'homme à l'égard de la femme et réciproquement: cette attraction est bonne et voulue de Dieu. Il s'agit, dit Jean-Paul II d'un "acte intérieur bien défini": le regard "pour désirer", c'est à dire celui qui se pose sur l'autre pour se l'approprier, pour s'en servir, pour se satisfaire. Autrement dit le regard "prédateur" ou "séducteur" qui réduit l'autre à l'état d'objet de satisfaction et aboutit à la "chosification" de la personne qui, de sujet qu'elle est par essence, devient simple objet que l'on tente de s'approprier. Cet acte intérieur du "regard pour désirer" conduit ainsi à la négation de la qualité de personne chez l'autre en tant que sujet du don et aboutit à la falsification de la communion auxquelles sont appelées les personnes à travers l'attraction mutuelle. C'est pourquoi, Jean-Paul II va jusqu'à dire: "Cet adultère dans le cœur, l'homme peut également le commettre à l'égard de sa propre femme s'il la traite seulement comme objet d'assouvissement de ses instincts." (Audience du 8/10/80)

Quand il prend conscience de cet état, l'homme a tendance à accuser son corps et non pas à regarder l'état de son cœur. C'est là la source du manichéisme et de la dévaluation du sens de la sexualité qui le caractérise. Et cette réaction est aux antipodes de la manière juste et chrétienne de considérer le corps. "Alors que pour la mentalité manichéenne le corps et la sexualité constituent, pour ainsi dire, une [`anti-valeur', pour le christianisme, par contre, ils restent toujours [`une valeur trop peu appréciée'." Et Jean-Paul II de conclure sans équivoque: "La façon manichéenne de comprendre et évaluer le corps et la sexualité de l'homme est essentiellement étrangère à l'Evangile et pas le moins du monde conforme au sens exact des paroles que le Christ a prononcées dans le Discours sur la Montagne." (Audience du 22/10/80)

L'adultère "dans le cœur" contrevient à la signification conjugale du corps et le Christ appelle tout homme à la retrouver, non pas par le respect extérieur de normes légalistes mais par la purification de son cœur, c'est-à-dire par l'attitude de chasteté: "Dans le Discours sur la Montagne le Christ invite l'homme, non pas à retourner à l'état originel d'innocence — l'humanité l'a irrévocablement laissé derrière elle — mais à retrouver, sur la base des significations éternelles et pour ainsi dire indestructibles de ce qui est [`humain', les formes vives de l'homme nouveau. De cette manière se noue un lien (ou mieux, s'établit une continuité) entre [`l'origine' et la perspective de la rédemption." (Audience du 3/12/80)

Le mariage dans la lumière de la Rédemption

Nous en arrivons donc à la Rédemption.

Le premier signe que Jésus donne au début de sa vie publique — et que seul saint Jean rapporte — c'est au cours d'un repas de noces. C'était à Cana, en Galilée. A la remarque que fait la Vierge à Jésus, Celui-ci répond: "Que me veux-tu femme? Mon heure n'est pas encore venue" (Jn II 4) De quelle heure s'agit-il?

Le dernier signe que donne Jésus, c'est aussi au cours d'un repas, celui au cours duquel Il institue l'Eucharistie, et ce repas est aussi un repas de noces.

Et là Il dit — c'est le début de la grande prière sacerdotale: "Père, l'heure est venue. Glorifie ton fils." (Jn XVII 1) L'heure du Christ, c'est celle de ses épousailles avec son Eglise, consenties par le don nuptial qu'Il lui fait de son Corps et de son Sang. Jean-Paul II, commentant ce don du Christ, affirme: "le mariage ne correspond à la vocation des chrétiens que s'il reflète l'amour que le Christ-Epoux donne à l'Eglise son Epouse et que l'Eglise s'efforce de donner au Christ en retour du sien." (Audience du 18/08/1982)

C'est tout le sens du passage de cinquième chapitre de l'épître de saint Paul aux Ephésiens (Eph V) dont Jean-Paul II nous dit qu'il doit être interprété "à la lumière de ce que le Christ nous dit sur le corps humain." (Audience du 28/07/82)

Il y a un lien fondamental entre les épousailles chrétiennes et l'œuvre de la Rédemption dans laquelle le Christ s'offre à son Eglise comme un époux à son épouse. Et de même que pour les époux chrétiens la célébration de l'offrande d'eux-mêmes dans le sacrement de mariage ne s'achève que sur la couche nuptiale dans la consommation du don des corps, de même la célébration des noces du Christ et de l'Eglise ne s'achève que sur le bois nuptial de la Croix.

Parvenu au moment ultime de son offrande rédemptrice, sur le bois du supplice, Jésus peut dire alors dire "tout est consommé" car alors ses épousailles avec son Eglise sont parfaitement accomplies.

Et dès ce moment, l'Église-Épouse ne cesse de répéter au Christ-Époux la parole de toute épouse à son époux dans le don des corps qui devient, selon l'expression de Jean-Paul II "le langage même de la liturgie": Viens! Cette parole incessante, l'Église la proclame dans chaque Eucharistie qui se révèle ainsi comme le plus nuptial des sacrements. Et c'est la mission prophétique des époux que de l'incarner jusqu'au dernier jour.

Yves Semen

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

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Qui suis-je ?

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Lausanne, Switzerland
Marié à Cecilia, 8 enfants, avec 7 petits enfants, vient de la haute Gruyère ( Gstaad ). Économiste, banquier, diplomate et politique. Humanitaire dans 5 continents. Master en droit et en économie HEC, nommé Consul général honoraire des Philippines en 1993 par Corazon Aquino après avoir favorisé notamment les investissements européens pour la téléphonie mobile et la construction du métro de Manille. Avec les meilleures technologies bancaires suisses, fait des associations pour les plus pauvres, avec leurs propres systèmes monétaires libres de dettes, sans aucun taux d'intérêt. Participe notamment aux campagnes politiques fédérales suisses du revenu de base inconditionnel ( www.bien.ch ) , alias dividendes, à la monnaie-pleine dont il est le premier signataire ( cf. La Feuille Fédérale ), à la microtaxe alias microimpôt ( www.microtaxe.ch ). Obtient 7 % des voix lors d'une élection sur fond de contestation des résultats car, dans près de 40 communes vaudoises, 2 listes ont exactement les mêmes résultats de vote, les enveloppes internes sont pré-dépouillées et transparentes, le matériel surnuméraire n'est pas contrôlé et les urnes opaques ont de faux sceaux ou aucun sceau.

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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