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mercredi 21 mai 2008

Affaire Ferraye et Marc Roger, toujours plus d'injustices. Des innocents en prison pour de trop longs mois, les voleurs "notables" impunis.


Un Marc Roger vaut mieux que deux tu-l'auras!

39337518.jpgVous connaissez l'histoire de ce gars qui a eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment? Nous sommes en 2004. On s'apprête à mettre un club en faillite, le FC Servette pour ne pas le nommer, quand, surgissant de nulle part, comme Winkelried poussé dans le dos par les siens, un homme s'avance et décide, par défi ou inconscience, de reprendre le club. Ce héros, vous le connaissez, il s'appelle Marc Roger. Il a le tort, aux yeux des notables genevois, d'être Français. Donc étranger. Et chacun sait qu'en tout bon Genevois sommeille un UDC…
S'il s'avance, ce héros, c'est aussi qu'on l'a poussé en avant, et qu'on lui a fait de nombreuses promesses. On lui a fourni de solides garanties financières (M. Mauss). On lui a promis que le club était assaini (M. Luscher). On a gonflé les chiffres de fréquentation du stade. Autant de promesses mensongères…
Jovial, naïf, celui qu'on va bientôt surnommer Tartarin se lance dans l'aventure. Seul. Cela ne plaît pas aux notables de la place, qui lui mettent les bâtons dans les roues. Un à un, les financiers qui l'entouraient se défilent. Celui qui devait l'épauler (M. Mauss) joue les fantômes. Un autre, président du Real Madrid, M. Sainz, qui avait promis des millions, retire ses billes, sans honorer ses engagements. Un journal de la place, Le Temps, le diffame gravement, et en toute impunité. Qu'importe! Notre Tartarin reste à la barre jusqu'au naufrage final. Baroud d'honneur…
Quatre ans plus tard, Marc Roger est toujours en prison préventive. A Genève, cette ville qui l'a si chaleureusement accueilli. C'est vrai qu'il a tenté, par deux fois, d'échapper à la justice, et qu'il s'est fait piquer, comme un bleu, dans un hôtel espagnol, aux premières lueurs de l'aube. Mais tous les avocats du monde s'accordent à dire que la justice s'acharne sur lui. Qu'il est en préventive depuis trop longtemps. Que la peine de prison qui le menace risque d'être inférieure à celle qu'il a déjà purgée. Qu'importe. Il est Français. Il faut faire de son cas un exemple…
Quoi qu'il en soit, le procès qui devrait (enfin!) s'ouvrir en septembre, risque de valoir son pesant de révélations et de coups de théatre. D'autres notables, inculpés comme lui (M. Mauss, Me Fauconnet), devront s'expliquer publiquement. Et risqueront, eux aussi, la prison ferme. Ce qui n'est que justice. On verra alors qui, dans cette affaire bien genevoise, ressemble à M. Seguin ou au curé de Cucugnan. 
 

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François de Siebenthal
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lundi 19 mai 2008

Ted Maher du groupe Safra avec Bérégovoy (qui voulait nettoyer la corruption de l'affaire Ferraye - Clearstream ) une heure avant sa mort ?

Lu ce commentaire assez incroyable : Ted Maher, un ancien béret vert américain, se serait trouvé dans la voiture de Bérégovoy une heure avant sa mort : Prière de rechercher d'où sort cette info, qui a plus de détails ?
 

Pierre Bérégovoy, un mort toujours embarrassant

jeudi 1er mai 2008
Il y a juste 15 ans, le 1er mai 1993, le premier ministre socialiste se tirait plusieurs balles dans la tête près de Nevers. Un "suicide" qui fait encore l'objet de controverses, dont France 3 a donné, samedi soir 3 mai, un écho dans un documentaire qui tente de mettre en cause la thèse officielle.

Je livre mon opinion passionnante sur :

vendredi 2 mai 2008

j éprouve un certain mal être à croire que l'on peut devenir premier ministre a coup d'autoflagellation.

D' autre part pour les lettres, qui peuvent être de fausses lettres, n'expliquent pas la présence de Ted Maher dans sa voiture une heure avant.

Ted Maher est le tristement célèbre personnage a l' origine de l' "incendie" qui cause la mort d' Edmond Safra.

Accessoirement aussi le seul détenu qui a pu s'échapper de la prison de Monaco…avec des sacs plastiques !!!

Quelle est votre opinion…

auteur inconnu sur le blog cité.

http://www.bakchich.info/spip.php?page=forum&id_article=3601&id_forum=35341


Voici de bonnes questions.

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vendredi 16 mai 2008

Affaire Ferraye-Clearstream. Secret défense: pouvoir des juges bridé ? Qui vend son âme ?

Le quotidien Le Monde affirme dans son édition de ce jour qu' un projet d'article de loi issu de divers travaux interministériels, prévoit de "restreindre le champ d'intervention des juges d'instruction" et surtout de supprimer l'effet de surprise des perquisitions.

"Sous couvert de combler les lacunes notables de notre dispositif légal de protection du secret de la défense nationale, il s'agit de restreindre notablement le champ d'intervention des juges d'instruction", ajoute Le Monde, qui cite des extraits de cette note.

Le secrétariat général de la défense nationale s'est refusé aujourd'hui à tout commentaire.

Les juges d'instruction ont, comme le prévoit la loi, perquisitionné à plusieurs reprises, notamment dans le cadre de l'affaire Clearstream, "des lieux protégés" tels que le Quai d'Orsay ou le ministère de la Défense et saisi des documents classifiés, rappelle le quotidien.

Le quotidien ajoute que le projet d'article prévoit également l'audition, seulement "exceptionnelle" d'agents des services secrets, autorisés à témoigner par écrit et anonymement.

"Le SGDN entend réglementer le brouillage, en prévoyant que les installations radioélectriques de l'Etat (...) permettent de rendre inopérants les appareils de communications électroniques de tous types", selon le quotidien.


Une limitation des pouvoirs des juges d'instruction est à l'étude


Lorenzo+Cibo : Dans le cadre des économies que doit faire le Sark'Etat on pourrait supprimer les juges et les remplacer par des barbouzes, supprimer les députés de l'UMP et les remplacer par des moutons, supprimer l'opposition en la remplaçant par une batterie de casseroles, et surtout supprimer le peuple qui vote mal, n'aime pas ni OGM,ni l'impunité des politiques, ni qu'on se foute de lui et qui attend de la justice qu'elle soit démocratique donc libre de ne pas obéir au pouvoir politique.

Les 10 réactions des abonnés du monde.fr



Bruno Thouzelier, le président de l'Union syndicale des magistrats (USM), estime qu'il s'agit là de "dispositions préoccupantes". "L'Etat s'autoprotège et se met à l'abri des juges", commente-t-il.

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jeudi 15 mai 2008

Antenne 2, affaire Ferraye, les paradis fiscaux, le vol "légal" qui tue les plus faibles.

23:35 Infrarouge - Paradis fiscaux :
La grande évasion qui tue par millions des innocents qui meurent de faim.
Documentaire

55 min.

Documentaire français. Réalisé par Frédéric Brunnquell en 2008.

Enquête sur les paradis fiscaux, ces pays exemptés d'impôts où sont placées des sommes colossales alors que les déficits publics s'accumulent et que les plus faibles trinquent.
N'oublions pas que la plupart des impôts sont iniques et exagérés, preuves sur www.pavie.ch

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Affaire Ferraye. Une banque luxembourgeoise dénonce pour rien l’ancien président du Servette de Genève. Rien sur son compte...Bizarre...

Pas d'argent sur le compte que Marc Roger possédait au Luxembourg
12/05/2008
La justice genevoise n'a pas trouvé d'argent sur le compte que l'ancien patron du Servette FC Marc Roger avait ouvert dans une banque du Luxembourg. Le solde était proche de zéro, a-t-on indiqué de source bien informée. Le dernier mouvement d'argent enregistré sur ce compte remonte à janvier 2003. Le compte a été définitivement fermé à la fin de l'an dernier. Des fonds ont transité par ce compte entre 2001 et 2002. L'argent n'est toutefois pas resté longtemps. Marc Roger a toujours affirmé qu'il avait clos ce compte avant de devenir le président du Servette FC.

Marc Roger est soupçonné d'avoir précipité la faillite du club grenat en 2005. Il a été inculpé par la justice genevoise de banqueroute frauduleuse, d'escroquerie, de gestion frauduleuse et de faux dans les titres. En tout, Marc Roger a déjà effectué près de 18 mois de préventive. Une nouvelle demande de remise en liberté provisoire sera plaidée par les avocats de Marc Roger prochainement devant la Chambre d'accusation.


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mercredi 14 mai 2008

La crise du crédit fait encore trop de victimes... ne soyez pas la prochaine, préparez-vous au pire !

2'ooo milliards ( deux mille milliards, sic) de dollars de pertes, et ce n'est pas fini....

Tel est le premier coût des retombées de la seule crise du subprime, estimation basse. D'autres crises vont éclater ( pollutions graves par dioxines et nano particules, coût du pétrole, des aliments, des matières premières, de la santé, des études, stagflation...)

Les banques ont engagé votre capital, notamment celui de vos retraites dans des montages financiers  qui partent de plus en plus en fumée.

Pour comprendre ce phénomène et à qui le crime profite.

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http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=3126

N'attendez pas pour agir !

N'importe quelle banque peut tomber à tout moment. Vos économies tomberont alors à presque zéro, comme en Argentine il y a peu de temps.

Le dollar s'écroule, certains veulent remettre l'or comme monnaie.

Ce serait la porte ouverte à une dictature financière terrible et impitoyable, la pire de l'histoire vu les nouvelles technologies à sa disposition.

Le meilleur moyen de résister est celui du crédit social local, le système de la création commune de crédits.

Explications:

http://pavie.ch/articles.php?lng=fr&pg=263

Unissez-vous diligemment avec vos voisins et amis, créez votre système alternatif, quelques hommes avertis et unis en valent au moins le triple. Commencez tout-de-suite, c'est gratifiant et très facile techniquement.

Le monde est déjà meilleur grâce à votre bonne volonté.

Avec tous mes voeux de courage et d'enthousiasme.

FDS

lundi 12 mai 2008

Yves Bertrand et Brigitte Henri ont la mémoire qui flanche. Brigitte Henri avait fait une proposition à M. Ferraye en octobre 1999, de sa voix grave.

Espions français, une mémoire trop courte. Justice française, un manque de sérieux ou des collusions ? Les crimes profitent à quelques-uns, tous les autres paient les pots cassés par milliards. Morts de faim, de maladies, de dépressions, suicides, etc...

Clearstream / lundi 7 avril par Nicolas Beau

Les vingt-huit carnets saisis chez l'ancien patron des espions des RG, en février dernier, ne passionnent guère les juges d'Huy et Pons. Et c'est bien dommage !

Si ce n'était cette fichue cheville qu'il vient de se fouler, l'ancien patron des Renseignements généraux (RG), Yves Bertrand, qui tenait à la fois de Talleyrand et du sergent Garcia, coule désormais une pré-retraite heureuse à l'Inspection générale de l'Administration (IGA). L'été dernier, son avenir était nettement mois assuré. Les juges de l'affaire Clearstream, qui n'ignoraient rien de sa proximité avec Chirac et Villepin, avaient enquêté sur ses innombrables rendez-vous avec sa fidèle commissaire, Brigitte Henry. Laquelle avait des relations suivies avec Imad Lahoud, soupçonné par la justice d'être un des falsificateurs des listings Clearstream. De là à imaginer que notre ami Bertrand était peu ou prou mouillé dans ce coup tordu, il n'y avait qu'un pas. D'autant plus que dans les années 2001 et 2002 le patron des RG qu'il était s'était beaucoup rapproché de L'Investigateur, une revue luxembourgeoise à scandales qui se passionnait pour la courageuse croisade du journaliste Denis Robert contre la banque de compensation Clearstream. Le monde est petit.

Yves Bertrand et Brigitte Henri ont la mémoire qui flanche

Et puis ? Et puis rien, du moins jusqu'à l'hiver dernier, où, in extremis, les juges d'Huy et Pons, surnommés Zig et Puce, font perquisitionner le bureau et le domicile de ce grand flic devant l'éternel. Ce soudain excès de zèle s'explique simplement par la pression des avocats d'Alain Guilloux, partie civile dans le dossier. En effet, toujours pour leur client dans un autre dossier, celui de l'Angolagate, ils mènent un combat contre Yves Bertrand qu'ils soupçonnent d'avoir aidé la justice à traquer Alain Guilloux.

Dans la foulée de ces perquisitions, les juges Zig et Puce font entendre successivement par les flics Yves Bertrand, le 11 février dernier, puis sa fidèle commissaire Brigitte Henri, le lendemain 12 février. À l'époque, déclare le premier, « quand j'étais directeur central des renseignements généraux, je ne savais pas que Brigitte Henri avait rencontré Imad Lahoud. Je l'ai appris récemment de la bouche même de l'intéressée, il y a environ neuf à douze mois ». Ce que ne dit pas exactement « l'intéressée » aux mêmes enquêteurs. « J'ai rendu compte, explique Brigitte Henri, au patron des RG de mes premières rencontres avec Imad Lahoud à partir du printemps 2003, jusqu'à cette ultime rencontre avec l'intéressé au début de 2004 ».

Rien à lire dans les carnets d'Yves Bertrand…

Et dans les carnets d'Yves Bertrand, que quelques rares avocats ont tenu à consulter, on lit qu'à la fin de 2001, le commissaire Bertrand notait, à propos d'Imad Lahoud, « PEUCLJ ». À savoir, après décryptage : « Peut être utilisé contre Lionel Jospin ». C'est toute une école graphologique qui est en train de disparaître avec le départ prématuré à la retraite de Philippe Rondot et Yves Bertrand, deux candidats pour le Goncourt ! Et puis ? Et puis rien. On aurait pu imaginer que Zig et Puce, pris de zèle, auraient provoqué une confrontation entre Yves B. et Brigitte H, avant la clôture du dossier. Et bien pas du tout. Circulez, il n'y a rien à voir.

Heureusement, quelques parties, dont les défenseurs de maitre Guilloux, ont demandé aux deux magistrats de provoquer une confrontation entre les deux commissaires aux RG. Pour l'instant, on attend la décision des juges. À moins que ces deux là aient le sentiment que la pêche aux gros n'est plus de saison à l'Elysée, dont le locataire, Nicolas Sarkozy, est partie civile dans le dossier Clearstream. Il est urgent d'attendre.

Commentaires de l'éditeur:

Liens confirmés avec l'affaire Ferraye, la vraie affaire Clearstream.

Yves Bertrand et Brigitte Henri ont la mémoire qui flanche. Brigitte Henri, lors de plusieurs contacts, avait fait personnellement, au nom des plus hautes autorités et de l'État français, une proposition financière de plusieurs centaines de millions de dollars pour solde de tout compte à M. Ferraye.

En effet, en octobre 1999, sans qu'il la connût auparavant, quoiqu'elle fût en liaison permanente avec Daniel Levavasseur, il reçut un coup de téléphone de la commissaire des Renseignements Généraux, Brigitte Henri : de sa voix grave, celle-ci l'avertit qu'elle avait reçu instruction de tous les hauts responsables de l'Etat et du Président Chirac en particulier, de lui proposer 800 millions de dollars, sans imposition, pour qu'il retire sa plainte générale déposée le 29 janvier 1996 contre les commanditaires et les exécuteurs du complot. Joseph Ferrayé, auquel les conventions signées précédemment donnaient droit au moins à 17 milliards de dollars, et qui répugnait à se laisser acheter par une organisation criminelle, rejeta son offre.

En février 2003, soit un mois avant son audition par Christine Junod, à qui Levavasseur avait en 1999 remis des documents bancaires concernant 24 milliards de dollars provenant de l'utilisation frauduleuse des systèmes Ferrayé au Koweït, cet enquêteur était assassiné dans le Var, près de Saint-Raphaël et son assassinat, probablement dû aux services secrets français, maquillé en accident de varappe. Christine Junod, bien qu'elle eût attesté devant témoins, que les documents de Levavasseur étaient en sa possession (Cf. déclaration de l'avocat André Clerc), s'empressa de les faire disparaître.

Les investigations menées jusqu'à présent ont déjà permis d'identifier 14 000 sociétés de blanchiment d'argent, parmi lesquelles les réseaux financiers de l'organisation Al Qaïda qui tira profit d'une partie des fonds détournés, notamment à travers la BCCI et la financière suisse SBA, contrôlées par Khaled ben Mahfouz, le beau-père d'Oussama ben Laden, et via les comptes suisses de Yeslam bin Laden, le frère d'Oussama.

Pour conclure, cette escroquerie a permis à ses auteurs de faire main basse sur l'économie mondiale en extorquant avec la complicité active de l'ONU plus de 100 milliards de dollars au peuple irakien, en outre de plusieurs centaines de milliards aux contribuables de tous les pays pétroliers.

De plus, elle a rendu possible aux dirigeants d'Al Qaïda, dont les réseaux financiers servirent, en connaissance de cause, à blanchir une partie des sommes détournées, de financer leurs nombreux attentats, parmi lesquels ceux du 11 septembre 2001.

Enfin, si l'on en croit les révélations de l'homme d'affaires américain, Tullio Ponzi à Joseph Ferrayé, elle ne serait pas non plus étrangère à la décision prise par l'administration américaine d'envahir l'Irak en 2003, comme la preuve lui en fut donnée, lorsque cet affidé de William Webster, pour se crédibiliser, l'avertit, plus de deux mois avant, de la date secrètement fixée pour l'entrée en guerre officielle des Etats-Unis en Irak, à savoir le 19 mars 2003.

De tous ces crimes, association de malfaiteurs, escroquerie, corruption, falsification de documents, abus de pouvoir, homicides, jusqu'à l'impardonnable extorsion des ressources vitales de l'Irak, et jusqu'au financement du terrorisme islamiste, la preuve est faite que les responsables politiques français de gauche et de droite sont pleinement coupables et doivent en conséquence subir la juste sanction.

POUR EN SAVOIR PLUS, vous trouverez à votre disposition sur la page internet : www.googleswiss.com/fr/geneve/f/index.html des centaines de documents officiels propres à donner à ceux qui le souhaitent les moyens de combattre les criminels qui nous gouvernent.

Ils volent et tuent sans scrupules, ils font des millions de morts en affamant les plus pauvres de la planète, ils organisent des guerres horribles.

Unis, on peut et on doit les bloquer avant une guerre nucléaire. Il est moins une. Agissez tout-de-suite, formez-vous à la résistance et unissez-vous en petits groupes de résistance.

On en reparlera bientôt.

Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
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vendredi 9 mai 2008

Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, M. Nicolas Sarkozy reparle de Clearstream.

La grande manipulation, ne jamais parler de l'affaire Ferraye, le vol notamment par DSK de milliards de dollars de royalties et d'impôts au détriment notamment des français.

.

La vraie affaire, celle du Koweït-Gate, le vol des royalties de M. Ferraye, l'inventeur des deux brevets qui ont permis d'éteindre tous les puits en un temps record

L'argent meurtrier par milliards au pouvoir ?

Clearstream une grande mystification ?

C'est sans doute la plus grande mystification judiciaro politico-médiatico-policière de tout le millénaire, qui n'est pas bien vieux je vous le concède. Avec en maître de cérémonie Caliméro et ses spin doctors. Après Villepin qui clôt le dossier d'instruction par une lettre envoyée à Zig et Puce, les juges Huy et Pons au comportement étrange, qui résume son point de vue de l'affaire, lettre que publie Marianne et qu'il est intéressant de lire, c'est aux parties civiles de s'enrager de cette enquête uniquement au profit de Sarkozy comme le révèle Libération.

Contrairement à ce qu'ont finalement fait croire Médias, Justice, Police et Politiques, l'affaire Clearstream ne commence absolument pas en janvier 2004 (le 9 au quai d'Orsay dont le locataire est l'ennemi juré et présenté comme conjuré contre Nicolas le martyr) mais bien avant. Les carnets d'Yves Bertrand - un super agent qui garde ses notes comme un amateur, c'est ébouriffant non ? - nous éclairent d'une note qui met en cause en mai 2001 Imad Lahoud. Déjà. Jospin est Premier Ministre, Villepin n'est pas aux commandes (à moins que ma perception de la vie politique soit erronée). On assiste à une histoire de pieds nickelés ou cet informaticien de "génie" recruté ( ?) par la DGSE après avoir servi d'informateur aux RG dont le patron était ce même Bertrand. Il faut donc avoir la conscience aiguë que, bien avant que de Nagy Bocsa soit sur ces fameuses listes des noms étaient inscrits : Dominique Ambiel en novembre 2003, six mois avant notre aimé Guide, Maître Guilloux, Alain Madelin, Dominique Strauss Kahn, Jean-Pierre Chevènement, Laurent Fabius, Patrick Ollier. En fait ce ne sont pas deux ou trois noms, mais plusieurs centaines de la politique, des affaires, des médias. Cela a commencé par des personnalités du monde de l'aéronautique et militaire pour déstabiliser Thomson puis intéresser Gergorin (à l'époque vice-président d'EADS en pleine bataille pour le pouvoir entre Forgeard et Camus) à l'histoire, puis du monde de la DGSE et ou des RG et enfin des politiques avec en dernier lieu et seulement en dernier lieu le Chef. L'habileté du leader de l'UMP a été de se poser en victime avant même que la presse ne soit au courant de l'inscription de son nom sur les listes. Ce point précis n'est pas à négliger. Un enquêteur quelque peu sérieux, voyant des centaines de noms dont de nombreux politiques de tout bord, s'interrogera sur la véracité de cette liste. Si des sondages révèlent qu'il y a des erreurs il sera circonspect. Un journaliste sérieux verra qu'un nom noyé parmi d'autres ne peut avoir en l'état une connotation de cabale politique. La ruse des spin doctors n'a pu que dépasser les espérances de la victime internationale, l'autocentré Sarkomoi. En effet, si la presse faisant son métier mettait sur un même pied d'égalité Madelin, cité 6 mois avant Sarkozy, Strauss Kahn, Ambiel, Fabius, Ollier, Chevènement et tous les industriels de Thomson et notre Mouton Sacrifié, l'affaire se meure d'elle-même. Mais si on lui donne à croquer un bon petit scoop qui sent les tirages à mille lieux à la ronde elle perd les pédales et toute retenue. Dans le premier cas, il y a tant de noms, la chronologie est telle que cette affaire apparaît tout simplement comme celle d'un fou qui veut se faire mousser et invente des affaires qui sortent les unes après les autres comme des poupées russes, ce qui plaît bien aux esprits tordus et aux complotistes de tout bord, commençant par l'aéronautique et l'affaire des frégates de Taiwan. Sont cités à l'époque Alain Gomez et Pierre Matinez, anciens PDG et responsable de la sécurité de Thomson, et Philippe Delmas ancien vice-président d'Airbus qui fera un tour par la garde à vue. Imad Lahoud, faut-il le rappeler, grâce à son frère, travaille pour EADS. De son côté Gergorin veut démontrer que Lagardère a été assassiné par un groupe international d'industriels et de financiers et la lutte fait rage entre Philippe Camus et Noël Forgeard pour la présidence de ce même conglomérat, EADS. Cette affaire de listing est du pain béni pour lui. C'est donc cette alliance de circonstance entre un aveuglé par sa quête et un malade qui veut exister que se développe l'affaire. Lahoud pour se rendre plus crédible ajoute mensonge sur mensonge, enrichit sa liste. Ce docteur Frankenstein a créé son Moloch qui va finir par vivre sans lui. Par trois fois au moins, comme un drogué qui a besoin de plus en plus de drogue pour faire de l'effet, il va augmenter ses listing. Gergorin qui poursuit son Graal et veut tenir la promesse qu'il s'est faite à lui-même de découvrir les assassins de Lagardère va avaler les listes comme un avaleur de sabre sa lame. Gergorin va tirer toutes les sonnettes afin de faire aboutir sa mission. Chaque nouvelle piste de ce listing lui permet, croit-il, d'accréditer son obsession. Le passé sulfureux et trouble de Lahoud, son passage en prison, ses déclarations extravagantes d'agents secrets, font de lui l'acolyte idéal de Gergorin. Il va donc entraîner dans son délire - j'ignore parfaitement si Lagardère a été assassiné - les hommes influents qu'il connaît. Il se trouve que parmi eux il y a Villepin dont il fut le supérieur hiérarchique. Villepin est puissant. Villepin a l'oreille de Chirac. Villepin est un cordon que l'on peut tirer avec quelques utilités. Se servant des listings qui grossissent comme une grenouille qui veut se faire aussi grosse qu'un bœuf et qui bien évidemment va exploser et éclabousser celui qui était présent à l'instant de la découverte qu'elle n'était qu'une grenouille. Clearstream était la bonne voie pour intéresser tout un monde. Denis Robert a en son temps déclaré assez fortement - ce qui lui a valu et lui vaut des ennuis répétitifs et procès à répétition - tout le bien qu'il pensait de cette société de compensation luxembourgeoise. Pour lui, cette société opaque et protégée du grand Duché est une lessiveuse à argent louche. Le cocktail est parfait : de l'argent qui a une odeur, des services secrets, des hommes influents impliqués, des politiques sur lesquels le soupçon de corruption est fixé à leur image comme une arapède sur un rocher (celui de Monaco au hasard), et un alchimiste qui tente un coup. Il va donner un sens bien différent à tout cet imbroglio sans queue ni tête, ou plutôt à mille queues et mille têtes. Comme la paresse et l'envie de briller sont des propriétés communes, la presse, la police - il faut rappeler qu'en 2005 et 2006 le ministre de l'Intérieur n'était pas un étranger pour ceux qui suivent la politique et les affaires courantes de la France - les hommes politiques et la justice vont s'empresser de s'engouffrer dans une simplification facile, agréable et glorieuse. Deux juges, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, surnommés Zig et Puce, vont suivre le fil d'Ariane que déroule devant eux Sarkozy. Alors qu'il y a une montagne de plaignants, alors que le dernier à se porter partie civile, près d'un an après les faits, est notre Massimo bien connu, la justice suivra le précepte chrétien et paradisiaque : les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. Sarko passe en tête. Oubliés, méprisés, rejetés les autres, ceux qui sont tout aussi innocents, ceux qui ont porté plainte assez vite. L'affaire ne commence qu'en janvier 2004. La presse qui n'est pas ennemie de ses tirages voit là une aubaine : une guerre des chefs, du saignant, si saignant que notre Doux Evangélisateur dit assez haut pour que cela parvienne à nos oreilles prudes qu'il pendra à un croc de boucher celui (en l'occurrence Galouzeau) qui lui avait fait le coup.

La question qu'aurait dû se poser nos Zig et Puce était la suivante : pourquoi quelqu'un qui dit que sa réputation est salie attend-il si longtemps pour porter plainte (plainte janvier 2006, faits connus à l'été 2004) alors que tout péquin moyen aurait porté plainte dans l'heure ? La réponse est simple. C'est lui qui a fait divulguer dans la presse l'insinuation qu'il était attaqué par ses ennemis pour le salir. Et les autres politiques serait-on tenté de lui dire ? S'il était seul cela avait un sens. Avec les autres cela n'en a plus, car s'ils sont innocents comme lui, l'effet serait désastreux pour la combine, la manœuvre stupide, en tout cas ni aux yeux de la justice ni à ceux des journalistes le nez sur les déclarations pro domo de Sarkozy. La machine à victimisation était en cours. Sans aucun recul les médias se sont jetés sur le morceau. Petit à petit les regards se tournent vers Villepin et se détournent de toutes les autres victimes. La plus grande mystification judiciaro-politico-médiatico-policière de tout le millénaire s'est mise en route. Caliméro a joué sur du velours. S'il a pris son temps pour porter plainte c'est pour deux raisons : 1- laisser à ses insinuations et ses colères de crocodile faire son effet et étouffer dans l'œuf toute velléité de faire une enquête saine et objective. 2- vérifier que le stratagème fonctionne avant de choisir son cap : le magnanime (genre abandon de plainte du SMS) si cela ne suivait pas le cours tracé par le maléfique, ou son contraire : enfoncer le pieu à coup de masse quand la justice l'avait bien planté dans le dos de Villepin. Du côté médiatique c'était un beau combat de coqs en perspective. On adore. La subjectivité a battu à plate couture Descartes. La justice et la presse se font les alliés objectifs du futur président. Zig et Puce trop contents de se payer un des hommes les plus puissants de France vont l'humilier, le traquer, s'acharner sur lui au détriment de toute autre piste et des autres victimes. Alors que Villepin qui avait la possibilité d'éviter la justice régulière en allant devant la Haute Cour de Justice, se conforme à une sorte de code d'honneur qui veut qu'il se sente un justiciable comme un autre, on ne lui en saura aucunement gré. Cette même justice qui laisse libre DGS et enferme Kerviel. Au fil de l'instruction, tout démontre qu'il sera très difficile de prouver que Villepin était au courant de la fausseté de ces listings et qu'il en aurait abusé pour sa lutte contre son ennemi de toujours. Ils ont pourtant en commun une chose, c'est qu'il y a pour eux beaucoup de cons qui les entourent. Ce qui prouve définitivement que cette histoire a été orientée par la justice, orchestrée par la presse complice, c'est ce qui va entourer la fin de l'instruction. Zig et Puce ont été contraints d'entendre Yves Bertrand. Malgré les révélations des carnets de celui-ci, ils refusent la confrontation avec sa subordonnée Brigitte Henri qui pourtant ne dit pas les mêmes choses que lui. Par ailleurs ce grand chef du renseignement déclare la guerre à la justice en disant clairement qu'il a des billes.Dans ses billes on retrouve des noms comme Hervé Seveno et Alexandre Djouhri qui passent pour être proches de Bernard Squarcini, l'homme mis en place par Sarkozy aux RG. En d'autres mots si vous me touchez de trop près, je balance. Message reçu ? En tout cas, alors que la révélation de ces carnets, qui auraient dû être trouvés bien avant fin 2007 si la justice avait fait son travail, la justice ne veut pas en savoir plus.

On voit que l'affaire ne va pas en rester là, notamment lorsque l'on lit ce qu'en dit Libération :

Non sans perfidie, ses avocats mentionnent un extrait inédit des auditions du général Rondot, se disant étonnés de l'apparition tardive du nom de Sarkozy dans les listings, mais pas de celui de Brice Hortefeux : « Sans vouloir offenser monsieur Hortefeux, compte tenu des rumeurs colportées, sa présence sur les listings ne m'aurait pas parue totalement invraisemblable. A l'inverse, la présence du patronyme de monsieur Sarkozy m'apparaissait aberrante et suspecte. »

et

Trappe. Les plus remontés sont les parties civiles (autres que Sarkozy lui-même) passées à la trappe. Leurs noms sont pourtant apparus mi-2003, six mois avant l'actuel Président. Mais pour les juges, l'affaire Clearstream commence en janvier 2004 dans le bureau de Villepin... Allain Guilloux, avocat poursuivi dans l'Angolagate, n'entend pas en rester là. C'est sur son insistance que d'Huy et Pons ont été contraints, en dernière ligne droite, d'entendre l'ancien directeur des RG, Yves Bertrand, et sa fidèle enquêtrice, Brigitte Henri. Guilloux exige de relancer l'enquête sur les RG : « Un survol des cahiers Bertrand et des notes Henri permet de constater qu'y figurent des noms mentionnés également sur le listing Clearstream. Ces patronymes ont un point commun : tous ont été soupçonnés d'appartenir au réseau de financement occulte, réel ou supposé, de monsieur Pasqua. » Bien loin d'une simple bagarre Villepin-Sarkozy.

Des milliers de pages de cette affaire, c'est une souris qui va sortir vraisemblablement. La justice n'a plus en main qu'une espèce de note de synthèse de la police, dont on sait qui la dirigeait et qui la dirige, qui suppose que Villepin avait fait tout ce remue-ménage pour empêcher Sarkozy de quoi ? de prendre la tête de l'UMP ! Ces policiers-là devraient retourner à Saint-Cyr l'école, qui porte bien son nom, afin de revoir leurs manuels. Il est inutile d'énumérer les raisons qui démontrent à quel point cela est ridicule. Que dans cette histoire Villepin ait sauté de joie à la possibilité de détruire Sarkozy s'il était avéré que celui-ci ait eu des comptes douteux ne l'est pas (douteux ah ah), mais quant à en faire l'instigateur et quant à supposer qu'une fois révélée la fausseté il aurait persisté me semble de la plus parfaite invention, en fait non de l'invention mais de la construction intellectuelle qu'a réussi à faire avaler l'équipe de communicants du chef du Château.

Tout ce qui a commencé par l'affaire des frégates de Taiwan, puis par la lutte entre Forgeard et Camus, et qui ne s'est vu greffer qu'en queue de peloton l'affaire politique qui est un volet groupusculaire en regard du reste mais que la justice et la presse par un beau tour de passe-passe ont réussi à faire gonfler inversant l'iceberg et faisant croire que la pointe avait autant d'importance que la partie immergée, est insignifiant. Il y en a qui vont payer. On les connaît : Gergorin et Lahoud. Quant à la manipulation du roitelet, j'espère bien qu'elle va se retourner contre lui si la justice du procès veut bien passer.

Quelques liens intéressants :

Libération

Bakchich

Bakchich

Bakchich

Bakchich

La bataille entre Forgeard et Camus, avec l'arrestation de Delmas.

La note de police qui arrive par hasard juste à la clôture du dossier en février 2007 et par hasard révélée par le Figosky

Article sur l'affaire


Si un article passe sous silence l'affaire Ferraye dans ce contexte, c'est qu'il est orienté, manipulateur, manipulé  ou très mal renseigné.

Ils sont allé jusqu'à fabriquer un rapport "médical" pour déclarer M. Ferraye comme "fou", alors que le "médecin" n'a jamais vu son "patient".

Ce médecin a été blâmé par l'ordre des médecins, ce qui est passé sous silence par les "journalistes" aux ordres de leurs maîtres.

Même TF1 a été censuré par DSK...

Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
http://desiebenthal.blogspot.com/
http://ferraye.blogspot.com/

Présent :
La femme est, comme toujours, l'avenir de l'homme, et réciproquement. Si qua fata sinant...:-)
http://www.union-ch.com/file/portrait.wmv

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La méthanisation : une alternative à l’incinération des déchets ménagers.

Avec un tri à la source des déchets de jardin et de cuisine, produit un compost de très haute qualité, valorisable dans l'agriculture.

Envoyer Imprimer Newsletter 7 Mai 2008

environnement La gestion des déchets ménagers fait partie des chantiers fondamentaux pour la mise en place d'un mode de vie plus vertueux vis-à-vis de l'environnement, un des axes majeurs d'amélioration étant la valorisation énergétique, pour laquelle il existe deux méthodes

principales : l'incinération, largement diffusée en France, et la méthanisation, plus marginale mais progressivement mise en avant pour ses avantages écologiques.

Les déchets qui nous intéressent ici sont les déchets ménagers et assimilés collectés par le service public1. En 2005, ils représentaient 36,1 millions de tonnes2. Il s'agit d'un levier important dans l'amélioration de la gestion de nos ordures car ces déchets sont généralement incinérés ou mis en décharge alors qu'ils pourraient être en grande partie recyclés et valorisés :

Traitement des déchets

La France, pays de l'incinération

Le premier constat est l'importance de l'incinération : il s'agit du deuxième mode de traitement de ces déchets après le stockage. La France possède d'ailleurs le plus grand parc d'incinérateurs d'ordures ménagères de l'Union Européenne. Ce succès s'explique par la possibilité de valoriser les déchets brûlés, notamment dans le cadre du chauffage urbain. En 2005, environ 93% du tonnage incinéré était valorisé pour produire de l'électricité, de la chaleur, ou les deux à la fois (cogénération).

Par rapport au stockage, l'incinération induit une réduction de l'émission des gaz à effet de serre :

  • la valorisation énergétique permet des économies de combustible fossile.
  • le CO2 dégagé par l'incinération a un impact environ 20 fois plus faible sur le réchauffement climatique que le méthane issu de la décomposition des déchets en décharge.

Cependant, l'incinération n'est pas pour autant une solution idéale. Une réglementation stricte est nécessaire pour :

  • limiter la teneur en imbrûlés et en métaux lourds des mâchefers utilisés dans les travaux publics ;
  • limiter la présence de polluants et de toxiques dans les rejets gazeux. En particulier, une corrélation a été établie entre le fait de vivre à proximité d'un incinérateur rejetant des dioxines et la probabilité de développer un cancer3.

Les premières normes européennes concernant les dioxines apparaissent en 1991. Elles ne seront réellement appliquées sur l'ensemble des sites français qu'en 2002. Outre un surcoût du traitement des déchets, les réglementations ont entraîné, entre 1998 et début 2002, la fermeture de 177 usines sur 300 car elles n'ont pas pu être mises aux normes…

Le principe de la méthanisation

La production industrielle de biogaz consiste à stocker des déchets organiques dans une cuve cylindrique et hermétique ("digesteur" ou "méthaniseur") dans laquelle ils sont soumis, en l'absence d'oxygène, à l'action de bactéries. Un brassage de la matière organique, éventuellement un apport d'eau, mais surtout un chauffage, accélèrent la fermentation et la production de gaz qui dure environ deux semaines. Ce procédé peut générer jusqu'à 500 m3 de gaz par tonne de déchets.

Le biogaz produit est composé en moyenne de 60% de méthane. Après épuration, il peut être valorisé de diverses façons. Par exemple, une unité de méthanisation qui traite 15 000 tonnes/an de déchets permet (déduction faite des autoconsommations) :

  • de couvrir la consommation d'environ 100 bennes à ordure ou de 60 bus urbains ;
  • d'assurer le chauffage de 700 maisons ou l'eau chaude sanitaire de 3 500 maisons ;
  • d'assurer par cogénération l'électricité spécifique de 1 300 logements, plus l'eau chaude pour 2 000 autres.

Le procédé produit également un "digestat" qui est ensuite transformé en compost par maturation aérobie. La qualité de ce compost est variable et dépend du type de déchets en entrée :

  • Si les déchets sont entièrement fermentescibles (déchets de cuisine, papiers, cartons, déchets verts), le compost sera de bonne qualité et pourra être utilisé dans les cultures alimentaires, non alimentaires, les espaces verts et les jardins.
  • Si les déchets contiennent des inertes (plastiques, métaux, verre, gravats, noyaux de fruits, etc.) ou des polluants, le compost produit devra servir au comblement d'anciennes décharges, à la réhabilitation des sites pollués, voire être stocké en décharge.

Chaîne de valeur

Etat des lieux de la méthanisation en France et en Europe

La méthanisation existe déjà en France sur de nombreux sites et pour différents types de déchets :

  • les boues de stations d'épuration : environ 80 sites de taille industrielle début 2004 ;
  • les effluents liquides industriels (papeteries, boissons et distilleries, agroalimentaire, agrochimie) : environ 70 sites de taille industrielle début 2004 ;
  • le lisier : uniquement de petites installations car les projets industriels se sont heurtés à une forte opposition.

Cependant, les industriels ont recours à la méthanisation pour rejeter des effluents conformes aux normes en vigueur et ne sont pas toujours intéressés par la valorisation énergétique du biogaz. De même, les agriculteurs souhaitent produire du compost mais leurs installations, de petite taille, ne permettent pas toujours une valorisation rentable du biogaz produit en faible quantité.

Concernant les déchets ménagers et assimilés, la France, pourtant pionnière, ne compte que trois sites en exploitation4 qui traitent 214 000 tonnes de déchets par an. En Europe, 78 unités industrielles étaient en service fin 2002 pour une capacité de 2,3 millions de tonnes par an.

La méthanisation, une alternative à l'incinération ?

La méthanisation n'a pas vocation à remplacer totalement l'incinération car elle ne peut pas traiter l'ensemble des déchets actuellement incinérés. En effet, certains matériaux inertes ne sont pas détruits par la méthanisation et entraînent un fonctionnement du procédé difficile à contrôler, voire son arrêt spontané.

Néanmoins, le bilan écologique de la méthanisation est plus intéressant, notamment en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre : bien que la valorisation du biogaz ne récupère que 2/3 de l'énergie issue de la combustion dans une usine d'incinération, la méthanisation respecte le cycle du carbone grâce au retour au sol des matières organiques sous forme de compost (en moyenne 35% du poids entrant).

L'aspect économique est également à l'avantage de la méthanisation : pour de grandes unités, les coûts d'investissement sont inférieurs de 30% à ceux de l'incinération et les coûts de traitement sont équivalents. De plus, les installations de méthanisation demandent peu d'espace, et les risques de nuisance olfactive sont maîtrisés. Elles peuvent donc être installées en milieu urbain, ce qui facilite la valorisation du biogaz pour le chauffage collectif.

Ceci est intéressant car dans un pays comme la France où l'électricité est essentiellement d'origine nucléaire, la production d'électricité pour valoriser le biogaz offre peu d'intérêt en terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Outre un meilleur rendement, la production de chaleur est écologiquement plus avantageuse, pour l'incinération comme pour la méthanisation. Ce choix de valorisation ne peut se faire que s'il existe un utilisateur potentiel de l'eau chaude à proximité de l'installation. Ce critère doit être pris en compte en phase de projet.

La méthanisation a donc vocation à complémenter le traitement par incinération, et à le remplacer à chaque fois que cela est possible. Bien que le mode de traitement des déchets se décide au cas par cas en fonction de critères locaux, il est possible de proposer une solution généralement optimale du traitement des déchets, pour un coût faible et un bilan écologique satisfaisant :

  • recyclage des matières non combustibles (verre, fer, aluminium), du papier et du carton ;
  • méthanisation de la partie fermentescible des déchets (qui représente 30% à 40% du tonnage de nos poubelles, hors papiers et cartons recyclables, d'après l'Ademe) avec valorisation énergétique et valorisation matière du compost ;
  • incinération du reste avec valorisation énergétique et valorisation matière du mâchefer ;
  • stockage uniquement des déchets toxiques, dangereux ou ne pouvant pas être intégrés aux traitements précédents.

Le casse-tête du tri des déchets

La combinaison de traitements exposée ci-dessus n'est réalisable que si elle fait suite à un tri des déchets efficaces et peu coûteux. Par exemple, dans le cas d'une collecte au porte à porte, le recyclage du papier et du carton perd de son intérêt économique (coût de la collecte) et écologique (consommation de carburant des bennes) par rapport à une collecte par apport volontaire.

Concernant la méthanisation des ordures ménagères, l'utilisation du compost obtenu en agriculture est souvent rendue impossible par la présence de produits toxiques (métaux lourds et dérivés chlorés notamment). Un choix doit être fait entre :

  • la collecte des déchets fermentescibles à la source ;
  • le tri sur site associé à une collecte au porte à porte des toxiques : piles, détergents, médicaments, produits phytosanitaires, solvants, encres, peintures, etc.

A titre d'exemple, le procédé Valorga mis en place à Amiens ne permet pas une bonne commercialisation du compost, pollué par des résidus divers ayant contaminé les déchets fermentescibles avant le tri réalisé sur site. Le même procédé, en Allemagne et aux Pays-Bas, mais avec un tri à la source des déchets de jardin et de cuisine, produit un compost de très haute qualité, valorisable dans l'agriculture. En France, la collecte sélective des biodéchets est encore au stade de l'expérimentation locale.

Les perspectives de la méthanisation des ordures ménagères

Actuellement, une dizaine de projets d'installations de taille industrielle sont à l'étude en France pour méthaniser les ordures ménagères. La filière devrait d'ailleurs obtenir un soutien accru de l'état, suite au rapport de l'intergroupe «Déchets» du Grenelle Environnement5, qui fixe comme objectifs le développement de la méthanisation, de la filière biogaz ainsi que de la collecte sélective des biodéchets. De plus, depuis 2006, de nouveaux tarifs de rachat ont doublé la valeur de l'électricité produite à partir de biogaz6. Enfin, les installations de méthanisation peuvent trouver, sous certaines conditions, une nouvelle source de financement avec le lancement des projets domestiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre7, car la production de chaleur ou de carburant à partir du biogaz entre dans le cadre de ce dispositif.

Le gisement français (à moyen terme, plus de 10 millions de tonnes de déchets fermentescibles peuvent être récupérées chaque année à partir des déchets ménagers et assimilés) n'est pour le moment exploité qu'à hauteur de 2%. Cela donne des perspectives intéressantes à une filière déjà en forte croissance au niveau Européen.

Sia Conseil

Notes :

(1) Les ordures collectées par le service public comprennent :
- les ordures ménagères au sens large (24,82 Mt) : collecte sélective et ordures ménagères résiduelles (OMR),
- les déchets verts (0,96 Mt),
- les encombrants (0,91 Mt),
- les ordures mises en déchèterie (9,43 Mt).
(2) Soit 20% de l'ensemble des déchets produits en France par les ménages, les collectivités et les entreprises, hors agriculture et BTP.
(3) D'après une étude de l'institut de veille sanitaire
(4) L'usine d'Amiens, ouverte en 1988, traite actuellement 86 000 tonnes de déchets par an, l'usine de Varennes-Jarcy (91) traite 100 000 tonnes de déchets par an depuis 2002 et l'usine de Calais traite 28 000 tonnes depuis janvier 2007.
(5) Rapport de l'intergroupe Déchets du Grenelle Environnement
(6) Sur des durées de contrat de 15 ans, le tarif s'établit entre 7,5 et 9 centimes d'euro par kWh, selon la puissance de l'installation, auxquels s'ajoutent une prime d'efficacité énergétique allant jusqu'à 3 centimes d'euro par kWh, et une prime à la méthanisation de 2 centimes d'euro par kWh.
(7) Voir l'article sur les projets domestiques

Sources :
- Ademe
- Sinoe (rubrique Documentation)
- Club Biogaz de l'ATEE (Association Technique Energie Environnement)
- Solagro (Initiatives pour l'énergie, l'environnement, l'agriculture)

La méthanisation : une alternative à l'incinération des déchets ...
Le Blog Energie de Sia Conseil - Paris,France
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Actu-environnement.com - Paris,France
... la commission environnement du Parlement européen a indiqué le 6 mai qu'elle souhaitait voir 31 autres substances (dont des dioxines et des PCB) ...

La commission Envi examine la directive sur les substances ...
Journal de l'environnement (Abonnement) - Paris,France
... la commission environnement (Envi) du Parlement européen a exprimé son souhait de voir 31 substances (dont des dioxines et des PCB) rajoutées à la liste ...




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Dioxines, obésité, diabète etc.

En règle générale, le corps humain fonctionne de manière optimale si son indice de masse corporelle (IMC), soit le rapport de son poids au carré de sa taille, est compris entre 18,5 et 24,9. Les individus filiformes présenteront un IMC très bas, tandis que celui des personnes corpulentes sera très élevé (valeur supérieure à 30). Ces écarts s'accompagnent souvent de troubles alimentaires : les accès de boulimie et les vomissements peuvent s'alterner entre les repas, à quoi vient s'associer un sentiment de honte dû à l'absence d'un contrôle total sur la situation. Mais ces problèmes ne se manifestent pas toujours de manière évidente. Dans ses mémoires, l'ex-Premier ministre britannique John Prescott (69 ans) révèle avoir souffert vingt années durant de boulimie ou de gloutonnerie. Selon ses propres dires, il ingurgitait de grandes quantités de malbouffe jusqu'à ce qu'il se sente malade et vomisse le tout. Le fait de manger était pour lui un moment de détente et une source de plaisir ponctuant ses journées de travail. Une chose peu séduisante en soi. Par ailleurs, d'autres études tendent à indiquer que la pollution de l'air pourrait être un facteur obésitogène. Dans le cadre d'une expérience menée en France par l'École nationale supérieure d'Agronomie et des Industries alimentaires de Nancy, des gaz d'échappement de voitures, comparables à ceux pouvant être relevés à proximité des autoroutes, ont été administrés tous les deux jours à des souris pendant deux semaines. A l'issue de ces tests, leur poids a augmenté de manière spectaculaire. À l'échelle d'un être humain de 70 kg, cette augmentation représenterait un gain de poids de 3 kg sur deux semaines en raison des gaz d'échappement polluants (dioxine et benzopyrène). Il va de soi que ce phénomène doit encore être étudié plus en détail.

Bien entendu, l'on considère que le principal problème de la surcharge pondérale est d'être à l'origine de cancers, de maladies cardiovasculaires, de diabète et d'hypertension. En février, la revue scientifique médicale britannique The Lancet indiquait entre autres qu'un accroissement de 5 kg/m² de l'IMC entraînait, chez l'homme, une nette augmentation des risques d'apparition d'un cancer de l'œsophage et, chez la femme, une augmentation des risques d'apparition d'un cancer de l'endomètre et de la vésicule. Par ailleurs, le surpoids n'aurait pas seulement des répercussions physiques et mentales, mais revêtirait aussi une dimension sociale. L'obésité se manifeste davantage chez les individus issus de couches socio-économiques inférieures, tandis que la situation de leurs enfants serait en passe de devenir extrêmement préoccupante.

L'année dernière, la Commission européenne a publié un Livre blanc consacré à cette problématique, intitulé : « Une stratégie européenne pour les problèmes de santé liés à la nutrition, la surcharge pondérale et l'obésité ». Le rôle de l'industrie alimentaire y est également pointé du doigt : une plus faible teneur en sel, graisses et sucres dans les aliments permettrait peut-être de limiter les dégâts, tandis qu'un étiquetage correct aiderait le consommateur à choisir des aliments sains. Enfin, les activités physiques doivent évidemment être encouragées avec la plus grande énergie. En Belgique, de nombreuses actions ont été entreprises pour faire face à ce problème dans le cadre du Plan national Nutrition et Santé (PNNS) de 2006. Elles peuvent éventuellement servir de base au plan d'alimentation durable, qui constitue une des priorités de l'avant-projet de plan DD 2009-2012.

Antoine Pennewaert (06/05/2008)

Plus d'infos :
Plan national Nutrition et Santé (pdf)
Surpoids et santé
(en néerlandais)
Stratégie européenne (Livre blanc)
Réagir aux actions du plan « Favoriser une alimentation durable pour la santé, l'environnement et la société »

jeudi 8 mai 2008

La recherche corrompue, la dissimulation de la toxicité de la dioxine.


a. Des études scientifiques falsifiées.

Un des moments phares du procès « Kemner v. Monsanto » a été sans conteste la démonstration de la falsification des études scientifiques réalisées par le docteur Suskind entre 1980 et 1984 pour le compte de Monsanto. Ces mêmes études avaient servies de preuves scientifiques contre la plainte des vétérans, dans la class action menée contre les producteurs de l'Agent Orange. Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, lequel constatera que les études de Monsanto « souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché » [1] à savoir la démonstration fallacieuse de l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et le développement de cancers.

L'affaire sera reprise en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton qui copublieront l'ouvrage Science for Sale. On découvre dans ce dossier que l'étude publiée en 1980 par Raymond Suskind et sa collègue de Monsanto, Judith Zack, pêchait par son manque de rigueur dans la définition des personnes considérées comme « exposées » ou « non exposées » (groupe contrôle). D'après les explications fournies par Raymond Suskind à la justice, les deux chercheurs avaient en effet retenu comme hypothèse de départ que « les ouvriers qui avaient été exposés lors de l'accident de Nitro [de 1949] et qui avaient développé la chloracné constituaient probablement le groupe le plus exposé parmi la population travaillant à l'usine de Nitro » [2]De ce fait, dans le groupe des « exposés », n'avaient été retenus que les ouvriers présents le jour de l'accident et ayant contracté la chloracné : ceux qui étaient présents mais qui n'avaient pas été victimes de la maladie ont donc été exclus du groupe, alors que le docteur Suskind savait que l'absence de chloracné n'implique pas nécessairement une absence d'exposition.
À l'inverse, toute personne présentant des problèmes de peau (psoriasis, acné, etc.) a été incluse dans la cohorte des « exposés », tandis que les ouvriers travaillant sur la ligne de fabrication et absents le jour de l'accident, ont systématiquement été placés dans le groupe-contrôle des « non exposés », même s'ils souffraient de chloracné puisque la dioxine est restée présente entre les murs de l'usine pendant plusieurs mois.

Dans une lettre envoyée à Nature en 1986, les toxicologues Alastair Hay et Ellen Silberberg notent que « tous ces ouvriers auraient dû faire partie de la seule et même cohorte, sans faire de distinction entre ceux exposés lors de l'accident et ceux travaillant sur la ligne de fabrication du 2,4,5,-T » ; d'autant plus que les données rassemblées par le docteur Suskind dans son étude de 1953 montraient que « l'incidence de la chloracné était à peu près similaire dans les deux groupes » et que « des maladies sérieuses présentant un temps de latence similaire au cancer peuvent être le résultat d'une exposition lente et chronique » [3]
Quant à l'étude publiée en 1983 par Judith Zack et William Gaffey, deux employés de Monsanto, elle était censée comparer l'état de santé de 884 salariés de l'usine, dont ceux travaillant sur la ligne de production de 2,4,5-T (groupe des « exposés ») et « tous les autres » (groupe contrôle), y compris « les employés ayant une responsabilité concernant l'unité de production avec une exposition potentielle, qui ne furent pas considérés comme exposés pour les besoins de l'étude », ainsi que le reconnaissent les deux auteurs. [4] Résultat : le taux de cancer était moins élevé dans le groupe des exposés que dans celui des non-exposés... L'astuce consista à ne faire entrer dans l'étude que les ouvriers travaillant dans l'usine et/ou décédés entre le 1er janvier 1955 et le 31 décembre 1977. En d'autres termes : Alors que l'accident avait eu lieu en 1949 ceux qui avaient travaillé à Nitro entre 1948 et 1955 furent exclus, tout comme ceux qui sont morts après 1977. Ce protocole arbitraire a permis d'exclure de l'étude vingt ouvriers dont Monsanto savait qu'ils avaient été exposés (notamment lors de l'accident de 1949), dont neuf étaient morts de cancer et onze de maladies cardiaques. De plus, quatre ouvriers morts d'un cancer et classés comme « exposés » dans l'étude publiée en 1980 se retrouvèrent dans le groupe contrôle dans celle de 1983 … [5]
Mais c'est la dernière étude, publiée en 1984 par Raymond Suskind et Vicki Hertzberg, une collègue à l'Institut Kettering, dans la prestigieuse revue The Journal of the American Medical Association, qui atteint tous les sommets. Lors d'une audition dans le cadre de l'affaire Kemner v. Monsanto, le docteur Roush, directeur médical de la firme, reconnaîtra qu'au lieu des quatre cancers recensés dans le groupe des exposés, il y en avait vingt-huit (vingt-quatre cas furent donc délibérément omis) [6] . Auditionné à son tour, le docteur Suskind fut tellement confondu par l'évidence de sa « fraude qu'il refusa de retourner dans l'État de l'Illinois pour terminer son contre-interrogatoire » [7]
Cet exemple est particulièrement révélateur des dérapages de la recherche privée et de la perte d'éthique qu'entraîne la marchandisation de la science.

b. L'éthique scientifique corrompue : l'affaire Richard Doll

L'affaire sur les preuves du caractère cancérogène de la dioxine ne s'arrête pas là puisque un nouveau scandale impliquant Monsanto sera mis au jour avec l'affaire Richard Doll. Cette affaire commence par une étude scientifique menée par le chercheur suédois Lennart Hardell en 1973 qui démontre le lien entre de l'exposition aux pesticides 2,4-D et de 2,4,5-T et le développement de cancers rares comme les sarcomes des tissus mous. Sa théorie sera dénigrée par un des plus grands cancérologue mondiaux, le professeur Richard Doll qui déclarera à une commission nationale australienne que « les conclusions du Dr Hardell ne peuvent être défendues et à mon avis son travail ne devrait plus être cité comme une preuve scientifique. Il est clair […] qu'il n'y a aucune raison de penser que le 2,4-D et le 2,4,5-T sont cancérigènes pour les animaux de laboratoire et que la TCDD (dioxine) qui a été présenté comme un polluant dangereux contenu dans les herbicides est, au plus, faiblement cancérigène pour les animaux » [8].
Or le Professeur Doll jouit d'une réputation d'incorruptible pour avoir démontré les liens entre le tabagisme et la genèse du cancer du poumon. Malheureusement, la légende a volé en éclat en 2006, lorsque The Guardian révèle que l'honorable Sir Doll a travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans, comme le prouve une lettre de 1986 de Monsanto qui lui était destinée et qui confirmait le renouvellement de son contrat à hauteur de 1500 dollars par jour. [9]Cela jette le discrédit sur l'indépendance de la recherche face aux industriels, souvent financeurs des études.





[1] Anthony B. MILLER, « Public health and hazardous wastes », Environmental Epidemiology, vol. 1, National Academy Press, Washington, 1991, p. 207

[2] Raymond R. SUSKIND, Testimony and cross examination, in Boggess et alii v. Monsanto, Civil N°'s 81-2098-265, et seq (USDC S.D. W.VA), 1986

[3] Alastair HAY et Ellen SILBERBERG, « Dioxin exposure at Monsanto », Nature, vol. 320, 17 avril 1986, p. 569

[4] Judith A. ZACK et William R. GAFFEY, « A mortality study of workers employed at the Monsanto company plant in Nitro, West Virginia », loc. cit

[5] Alastair HAY et Ellen SILBERBERG, « Assessing the risk of dioxin exposure », Nature, vol. 315, 9 mai 1985, p. 102-103

[6] Report of Proceedings. Testimony of Dr. George Roush, Kemner v. Monsanto Company, Civil n° 80-L-970, Curcuit Crt., St. Clair County, Illinois, 8 juillet 1985, p. 1-147 ; 9 juillet 1985, p. 1-137.

[7] Kemner v. Monsanto, Plaintiffs Brief, 3 octobre 1989.

[8] Cité in Lennart HARDELL, Mikael ERIKSSON et Olav AXELSON, « On the misinterpretation of epidemiological evidence, relating to dioxin-containing phenoxyacetic acids, chlorophenols and cancer effects », New Solutions, printemps 1994.

[9] « Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years », The Guardian, 8 décembre 2006…

Les mensonges odieux mais officiels sur les dioxines, les PCB, l'amiante, les OGM, le plomb, vols d'organes etc...

The Guardian révéla que l'honorable Sir Doll avait travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans !

Parmi les archives qu'il avait déposées en 2002 dans la bibliothèque du Welcome Trust, figurait une lettre, datée du 29 avril 1986, avec l'en-tête de la firme de Saint-Louis.

Rédigée par William Gaffey, un scientifique de Monsanto, auteur d' études manipulées sur la dioxine, (et dûment publiées dans des revues scientifiques de référence, "peer reviewed, etc) elle confirmait le renouvellement du contrat à raison de 1 500 dollars par jour... ( « Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years », The Guardian, 8/12/2006 ; L. Hardell , MJ walker, B. Wahljalt, LS Friedman et ED Richter, « Secret ties to industry and conflicting interests in cancer research, American Journal of Industrial Medecine , 3/11/2006.)...

à propos du documentaire "LE MONDE SELON MONSANTO"

07 mai 2008Par Tchen

Pour ceux qui ont vu le documentaire (et les autres), le texte suivant est assez instructif ...
Il est accessible sur le site :
http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1689
(si vous avez des explications scientifiques à demander, n'hésitez pas; je m'efforcerai d'y répondre)

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Réponses de Marie-Monique Robin au texte des chercheurs de l'AFIS
18 mars 2008

Des internautes vigilants m'ont signalé un article mis en ligne sur le site de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS) qui « se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques »… (http://www.pseudo-sciences.org/)

À dire vrai, cela ne m'a pas étonnée, car cette association est connue pour ses prises de position scientistes pures et dures et son soutien sans faille à l'establishment scientifique, dont elle estime que la parole et les travaux ne sauraient être questionnés par des citoyens aussi ignares qu'impies parce que non scientifiques. C'est précisément au nom de cette science « au-dessus de la mêlée » et qui n'a de compte à rendre à personne, qu'ont pu avoir lieu les grands scandales sanitaires des vingt dernières années : affaire du sang contaminé, crise de la vache folle, drame de l'hormone de croissance, ou désastre criminel de l'amiante.

Concernant ce dernier dossier, je voudrais rapporter une anecdote à laquelle je n'ai cessé de repenser au fur et à mesure que s'allongeait la liste des victimes de l'amiante : au milieu des années 1980, journaliste fraîche émoulue, j'ai travaillé régulièrement pour une agence de presse institutionnelle qui réalisait notamment le journal d'entreprise d'Everite, une filiale de Saint Gobain, spécialisée dans la production d'ardoises et de tôles en fibrociment. À plusieurs reprises, je me suis rendue dans ses usines, situées à Dammarie-les-Lys et à Descartes, où j'étais censée témoigner des mesures de sécurité mises en place par Saint Gobain pour protéger ses ouvriers des méfaits (mortels) de l'amiante. Je me souviens d'une interview que j'avais réalisée d'un responsable scientifique du Comité permament amiante (CPA) qui m'avait doctement expliqué que si la concentration en fibres d'amiante par mètre cube d'air ne dépassait pas un certain seuil, alors l'exposition était sans risque. Il donnait pour preuve des études scientifiques « au-dessus de tout soupçon » que, bien sûr, je m'étais empressée de citer dans mon article… Comment imaginer les mensonges et manipulations qui allaient conduire à l'un des plus grands scandales sanitaires que la France ait jamais connus ?

On sait, aujourd'hui, que le CPA était sous la coupe de Saint Gobain qui a caché les effets hautement cancérigènes de l'amiante, connus depuis le début du XXème siècle. Pire : cette omerta criminelle a été couverte par des scientifiques recrutés par le CPA pour lui « fournir une caution scientifique incontestable », selon les termes d'un rapport rédigé par le sénat (http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-17.html#toc32). Après l'interdiction définitive de l'usage de l'amiante, en 1996, des ouvriers malades de Dammarie-les-Lys et de Descartes ont porté plainte contre Saint Gobain, à l'instar de milliers de victimes un peu partout en France… De cette expérience j'ai gardé une méfiance viscérale par rapport à la parole officielle des scientifiques surtout quand elle est liée aux intérêts des industriels, et un attachement indéfectible au principe de précaution, n'en déplaise à nos amis de l'AFIS…

Revenons au site de l'AFIS, justement, qui vient donc de mettre en ligne un article intitulé sobrement « Le monde selon Monsanto. Un film de Marie-Monique Robin ». L'avant-propos est signé par Michel Naud, un « ingénieur et chef d'entreprise », président de l'AFIS, qui se présente comme un « rationaliste scientifique » et un « bright »… (http://brightsfrance.free.fr/michel.naud.htm.) Je note que pour lancer leur « mise en garde » contre ce que Michel Naud appelle les « contrevérités et les approximations relayées sans esprit critique » par mon enquête sur Monsanto, les auteurs de l'AFIS n'ont rien trouvé de mieux que d'avoir recours à la calomnie et à la désinformation. Parmi les quelque deux cents reportages et documentaires que j'ai réalisés pour la télévision (voir mon CV sur le site d'ARTE), ils en ont retenu deux qui leur semblaient devoir jeter le discrédit sur mon travail. Le premier, dont je suis très fière, concerne un documentaire que j'ai réalisé en 1994 pour M6 et Planète Câble sur le trafic d'organes en Amérique du Sud. Intitulé « Voleurs d'organes » (version longue) ou « Voleurs d'yeux » (version courte), il a été diffusé dans une trentaine de pays et m'a valu cinq prix internationaux, dont le prix Albert Londres, et une… campagne de diffamation, orchestrée par l'USIA – United State Information Agency- une agence gouvernementale américaine, spécialisée dans ce qu'elle appelle la « white propaganda » (« propagande blanche », à la différence de la « black propaganda » de la CIA, dont l'USIA est proche). Il m'est impossible de relater ici tous les dessous de cette incroyable affaire et je renvoie les curieux à mon livre « Voleurs d'organes. Enquête sur un trafic » que j'ai publié aux Editions Bayard (disponible sur Amazon.fr). Je me contenterai de résumer les informations importantes que Michel Naud semble ignorer. Après la projection de mon film à la Commission permanente des droits de l'homme de l'ONU, un certain Todd Leventhal de l'USIA a commencé à propager le fait que j'étais « membre du KGB » (en 1995 !), puis que j'avais payé les témoins de mon film. Au coeur de cette campagne de diffamation se trouvait le témoignage d'une mère colombienne qui affirmait qu'on avait volé les cornées à son fils Jaison que j'ai rencontré dans un institut pour enfants aveugles de Bogota. Face à ces accusations graves, le jury du prix Albert Londres décida de suspendre mon prix, pour vérifier le sérieux de mon enquête, ce qui fit la une des journaux. Après vérification, il me rendit le prix, le 20 mars 1996, en soulignant qu'il « n'avait décelé aucune intention frauduleuse chez la réalisatrice, même si son reportage n'apporte pas les preuves irréfutables de ce qu'elle avance dans le cas précis de l'enfant Jaison Cruz Vargas ». Le jury, qui me lavait du soupçon infamant de bidonnage, ne pouvait, cependant, pas écrire autre chose : dans l'affaire du petit Jaison (qui ne représente que cinq minutes sur un documentaire de 57 minutes), j'ai toujours su qu'il n'y aurait jamais de preuves irréfutables du crime que dénonçait sa mère, tout simplement parce que cette femme démunie d'un bidonville n'avait pas eu les moyens d'intenter un procès au moment des faits (dix ans plus tôt) et que sa parole ne faisait pas le poids face au puissant lobby des mandarins. De fait, elle subit des pressions monstrueuses, d'abord pour se rétracter, puis pour accepter que son fils soit examiné par des médecins à Paris. Le voyage fut organisé, en août 1995, par la clinique du Pr. José Barraquer, haut lieu des greffes de cornées internationales à Bogota, et le gouvernement colombien, alors dénoncé par Amnesty International pour son inertie face aux nombreuses violations de droits de l'homme commises dans le pays. Le 18 septembre 1995, Me Pernet, l'avocat de l'ambassade de Colombie, rendait public le rapport du trio de médecins censé avoir examiné Jaison. Mais comme le révèle ledit rapport, il n'y eut jamais d' « examen », mais la seule interprétation d'un dossier médical fourni par la clinique Barraquer… En fait, l'examen était impossible, car, comme le souligneront des médecins courageux qui ont publié un contre-rapport, il avait été posé des prothèses oculaires à Jaison, peu avant son voyage à Paris, ce qui avait nécessité de « nettoyer ses cavités oculaires » rendant impossible tout examen… En attendant, j'ai attaqué en diffamation Me Pernet ainsi que José Mackenzie, un journaliste colombien, qui m'avaient accusé de « bidonnage ». Pour leur défense, ils ont produit le fameux rapport, qui ne leur fut pas d'un grand secours, puiqu'ils ont été tous les deux condamnés pour diffamation. Au même moment, le Pr. Barraquer était débouté de l'action qu'il avait intentée contre moi et mon producteur, l'agence CAPA, pour « préjudice commercial » (sic), il a poursuivi jusqu'en cassation, mais en vain… J'ajoute qu'après cette affaire qui a bouleversé ma vie, je n'ai pas pu retourner en Colombie pendant dix ans, car, comme l'a expliqué un représentant du Quai d'Orsay à Hervé Chabalier, le patron de l'agence CAPA, des « contrats » avaient été placés sur ma tête, ce qui prouve que j'avais mis le doigt sur un sujet hautement dérangeant… Enfin, je tiens à souligner, que contrairement aux affirmations de Michel Naud, le vol d'organes n'est pas une « légende urbaine ». L'arrestation récente au Népal (7 février 2008) du médecin indien Amit Kumar, accusé de diriger depuis des années un réseau de trafic de reins, et poursuivi pour « transplantation illégale de reins, escroquerie et complot criminel », est une preuve qui s'ajoute aux multiples révélations qui ont suivi la diffusion de mon documentaire. Il est sûr, en revanche, que si ce trafic honteux a pu se développer en toute impunité, c'est notamment grâce au déni têtu d'un certain nombre de médecins qui ont découragé toutes les tentatives d'enquête sérieuse…

Le deuxième documentaire que cite Michel Naud, apparemment pour me discréditer, était intitulé « La science face au paranormal » et fut diffusé, effectivement, d'abord sur Canal +, puis sur ARTE, en 2004. Il s'intéressait aux expériences menées sur les phénomènes dits de « perception extra-sensorielle » par des scientifiques de l'Université de Edimbourg (Ecosse) et des États Unis, où les parapsychologues sont regroupés au sein d'une association qui fait partie de l'American Association for the Advancement of Science, l'AAAS, laquelle coiffe toutes les disciplines scientifiques américaines et édite le célèbre magazine Science. Je rappelle, au passage, que la France est l'un des rares pays occidentaux à ne pas mener d'étude dans ce domaine, ce qui ne rend pas moins légitime d'aller voir ce qu'il se passe ailleurs… De mon enquête, j'ai conçu un beau livre, publié aux editions du Chêne, et ainsi présenté par le magazine Science et Vie : « Un fascinant périple qui invite à transcender la séparation opérée par la pensée occidentale entre esprit et matière »… De quoi faire monter au rideau, nos amis de l'AFIS…

Après l'introduction malhonnête de Michel Naud, le papier principal est signé par Marcel Kuntz, un « biologiste, directeur de recherche au CNRS ». En consultant le site de l'AFIS, je suis tombée sur l'une de ses contributions fort intéressantes, où il vole au secours de Monsanto, dans l'affaire du maïs MON 863 que j'ai déjà évoquée sur mon blog (rubrique « l'actualité des OGM »). http://www.pseudo-sciences.org/spip.php ?article734 J'invite le lecteur à comparer les deux versions de ce cas d'école, et je me contente de souligner les étranges oublis du scientifique : en effet, à aucun moment il ne signale qu'il a fallu une décision du tribunal de Munich, le 9 juin 2005, pour que les fameuses 1139 pages du dossier technique de Monsanto soient rendues publiques, la firme s'y opposant au nom du « secret commercial » ! De quoi avait-elle donc peur ? Et bien que l'on découvre que les anomalies observées sur les rats nourris avec son maïs transgénique étaient bien plus importantes que ce que révélait l'examen du résumé de données qu'elle avait fourni aux autorités européennes. D'ailleurs, deuxième « oubli », la Communauté européenne a finalement décidé d'enterrer subrepticement cet encombrant dossier…

J'en viens maintenant à la démonstration censée éclairer le lecteur sur les « arguments scientifiques maltraités » dans mon documentaire. Je note que loin de se baser sur les éléments présentés dans mon enquête, celle-ci distord le récit pour lui faire dire ce qu'il n'a jamais dit : à savoir des généralités sur les biotechnologies. Pour les lecteurs, qui n'ont pas encore vu le film (rendez-vous mardi 11 mars sur ARTE !), je rappelle qu'il raconte le passé de chimiste de Monsanto à travers quatre produits très controversés : les PCB, l'agent orange, l'hormone de croissance laitière et le roundup, ainsi que l'histoire du premier OGM autorisé dans les champs : le soja dit « roundup ready ». Cet intérêt est d'autant plus légitime que 90 % des OGM aujourd'hui cultivés dans le monde appartiennent à Monsanto et que le soja roundup ready représente la plante transgénique la plus cultivée au monde. De plus, son autorisation de mise sur le marché en 1995 a ouvert la voie aux autres OGM cultivés.

- Concernant le L-Tryptophan : sur ce point, le verbiage scientifique utilisé par Marcel Kuntz occulte l'une des révélations clés de mon enquête, à savoir, que les auteurs de la directive sur les OGM, publiée le 29 mai 1992 par la Food and Drug Administration, mentent quand ils écrivent : « L'agence n'a jamais reçu d'information qui montre que les aliments dérivés des nouvelles méthodes diffèrent des autres aliments d'une manière significative ou uniforme, ni que, en tant que catégorie, les aliments dérivés des nouvelles techniques soient l'objet de préoccupations différentes ou plus grandes concernant leur sécurité que ceux développés par le croisement traditionnel »… Six mois plus tôt, en effet, James Maryanski, le coordinateur des biotechnologies au sein de la FDA, qui encadra la rédaction de la directive, écrivait dans un document aujourd'hui déclassifié : « Nous ne savons pas quelle est la cause de l'EMS mais nous ne pouvons pas exclure l'hypothèse qu'elle soit due à la manipulation de l'organisme ». Pour ceux qui n'ont pas vu mon film ni lu mon livre, je rappelle que l'EMS est une maladie inconnue (« syndrome éosinophilie-myalgie » « EMS » en anglais) qui frappa les consommateurs de la version transgénique du L-Tryptophan, un supplément alimentaire fabriqué par une entreprise japonaise, et causa des dizaines de morts et laissa des milliers de personnes handicapées (cf. chapitre 7 de mon livre). James Maryanski confirma les faits devant ma caméra, et contrairement à ce qu'affirme Marcel Kuntz, on ne sut jamais avec certitude quelle était l'origine de l'EMS, et encore moins en mai 1992…

- Concernant l'« argument numéro 1 » : les reproches faits par Marcel Kuntz – selon lequel j'aurais fait un « contre-sens complet » au sujet du « principe d'équivalence en substance » – sont d'une mauvaise foi absolue. Ce que démontre mon enquête, avec les témoins clés (James Maryanski de la FDA et Dan Glickman, ancien secrétaire d'État à l'Agriculture), les documents déclassifiés de la FDA, et les archives audiovisuelles (visite de George Bush, vice-président de Ronald Reagan dans les laboratoires de Monsanto, le 15 mai 1987) : 1) le « principe d'équivalence en substance » ne repose sur aucune donnée scientifique, mais sur une « décision politique » de la Maison-Blanche, destinée à favoriser, au plus vite, la mise sur le marché des OGM, en permettant que les produits issus des biotechnologies échappent aux tests sanitaires ou environnementaux ; 2) ce principe d'équivalence en substance était vivement critiqué par les propres scientifiques de la FDA qui pensaient, au contraire, que le processus de manipulation génétique pouvait entraîner des « risques spécifiques » et recommandaient donc que les OGM soient minutieusement testés avant leur mise sur le marché, mais ils n'ont pas été écoutés ; 3) effectivement, ce « principe a évolué depuis l'origine », puisque le Codex alimentarius de l'ONU recommande depuis… 2000 qu'il soit considéré comme une « étape ». Mais c'était quatre ans après la mise sur le marché du soja Roundup ready, qui recouvre aujourd'hui des millions d'hectares ! 4) les chercheurs européens ont brillé par leur silence quand ce principe a été introduit, sous la houlette de la FDA et de Monsanto, au début des années 1990, à l'OMS, la FAO et l'OCDE, alors qu'aucun OGM n'était encore cultivé (cf. chapitre 8 de mon livre).

- Concernant l'« argument N°2 » : quand M. Kuntz dénigre la qualité scientifique des travaux du « lanceur d'alerte » Arpad Pusztai, il réécrit cette affaire. J'y ai, en tout cas, consacré de nombreuses pages dans mon livre (chapitre 9). Ce qui est troublant dans cette affaire, c'est le volte-face de l'Institut Rowett (deux témoins rapporteront les pressions exercées sur son directeur par « Tony Blair et Clinton » pour qu'il arrête l'étude sur les pommes de terre transgéniques ; encore une fois : de quoi a-t-on peur ?), la mise à l'écart brutale du chercheur, le démantèlement inexpliqué de l'équipe de recherche, la campagne de dénigrement absolument inhabituelle de la Royal Society. Contrairement à ce qu'affirme M. Kuntz, vingt scientifiques internationaux ont soutenu les résultats d'Arpad Pusztai qui « montraient très clairement que les pommes de terre transgéniques avaient des effets significatifs sur la fonction immunitaire des rats ».

- Concernant l'« argument N°3 » : là encore, contestant les critiques que je rapporte à une étude de chercheurs de Monsanto publiée en 1996 et prétendant prouver l'innocuité d'un soja transgénique, M. Kuntz fait preuve d'une mauvaise foi absolue quand il affirme que cette étude « n'a été contestée par aucun spécialiste du domaine ».

Le fait qu'une étude soit publiée dans une « revue scientifique de référence » et « peer reviewed » n'est malheureusement pas la preuve qu'elle est sérieuse ! C'est ce que j'ai eu la tristesse de découvrir pendant mon enquête. Exemple : l'étude publiée dans Science en août 1990 par deux scientifiques de la FDA, qui voulaient justifier la mise sur le marché de l'hormone de croissance laitière de Monsanto. Une publication de dix pages, dont le principal relecteur était l'un des chercheurs payés par Monsanto pour mener des études sur les vaches ! Plus tard, on découvrira que des données capitales avaient été cachées par les auteurs ! (Cf : chapitre 5 de mon livre).

Et que dire de Richard Doll, un cancérologue éminent qui eut le courage de s'attaquer aux fabricants de tabac, en montrant les liens entre le tabagisme et le cancer du poumon.

En 1981, Sir Richard Doll avait publié un article très cité sur l'épidémiologie du cancer, dans lequel il affirmait que les causes environnementales jouent un rôle très limité dans la progression de la maladie … Seulement voilà : la légende a volé en éclats en 2006, lorsque The Guardian révéla que l'honorable Sir Doll avait travaillé secrètement pour Monsanto pendant vingt ans !

Parmi les archives qu'il avait déposées en 2002 dans la bibliothèque du Welcome Trust, figurait une lettre, datée du 29 avril 1986, avec l'en-tête de la firme de Saint-Louis.

Rédigée par William Gaffey, un scientifique de Monsanto, auteur d' études manipulées sur la dioxine, (et dûment publiées dans des revues scientifiques de référence, "peer reviewed, etc) elle confirmait le renouvellement du contrat à raison de 1 500 dollars par jour... ( « Renowned cancer scientist was paid by chemical firm for 20 years », The Guardian, 8/12/2006 ; L. Hardell , MJ walker, B. Wahljalt, LS Friedman et ED Richter, « Secret ties to industry and conflicting interests in cancer research, American Journal of Industrial Medecine , 3/11/2006.)

S'agissant du Pr. Ian Pryme, dont M. Kuntz conteste les critiques, je livre ici l'extrait de mon interview, tel que je l'ai publié dans mon livre, ainsi que ma rencontre avec Manuela Malatesta, qui a eu la mauvaise idée de répéter, dans des conditions rigoureuses, l'étude conduite par Monsanto sur des rats, poulets, poissons et vaches laitières.

Je rappelle qu'en 2003, Ian Pryme et un collègue danois, le Pr. Rolf Lembcke (aujourd'hui dédédé) ont analysé les (rares) études toxicologiques conduites sur les aliments transgéniques.

EXTRAIT :

« Nous avons été très surpris de découvrir qu'il n'y avait que dix études recensées dans la littérature scientifique, m'explique Ian Pryme, c'est vraiment très peu au regard de l'enjeu.
- Comment l'expliquez-vous ?
- D'abord, il faut savoir qu'il est très difficile de se procurer des échantillons des matériaux transgéniques parce que les firmes en contrôlent l'accès. Elles exigent une description détaillée du projet de recherche, et elles sont très réticentes à fournir leurs OGM à des scientifiques indépendants pour qu'ils les testent. Quand on insiste, elles évoquent le « secret commercial ». Par ailleurs, il est très difficile d'obtenir des financements pour conduire des études sur les effets à long terme des aliments transgéniques. Avec des collègues provenant de six pays européens, nous avons demandé des fonds à l'Union européenne qui a refusé sous prétexte que les compagnies avaient déjà conduit elles-mêmes ce genre d'études…
- Que dire de l'étude conduite par Monsanto sur les rats, poulets, poissons et vaches laitières ?
- Elle est très importante parce qu'elle a servi de base au principe d'équivalence en substance et elle explique, en partie, l'absence d'études complémentaires. Mais je dois dire qu'elle est très décevante d'un point de vue scientifique. Si on m'avait demandé de la relire avant publication, je l'aurais rejetée, car les données fournies sont trop insuffisantes. Je dirais même que c'est de la mauvaise science…
- Avez-vous essayé de vous procurer les données brutes de l'étude ? – Oui, mais malheureusement, Monsanto a refusé de les communiquer au motif qu'elles étaient couvertes par le secret commercial… C'est la première fois que j'entendais un tel argument concernant les données d'une recherche… Normalement, dès qu'une étude est publiée, n'importe quel chercheur peut demander à consulter les données brutes, pour répéter l'expérience et contribuer au progrès scientifique. Le refus de Monsanto donne immanquablement l'impression que la firme a quelque chose à cacher : soit que les résultats ne sont pas suffisamment convaincants, soit qu'ils sont mauvais, soit que la méthodogie et le protocole utilisés ne sont pas suffisants pour résister à une analyse scientifique rigoureuse. Pour faire notre étude, nous avons donc dû nous contenter du résumé fourni par la firme aux agences de réglementation. Et il y a des choses très troublantes. Par exemple, à propos de l'étude sur les rats, les auteurs écrivent : ' À part leur couleur marron foncée, les foies paraissaient normaux lors de la nécropsie… cette couleur n'est pas considérée comme étant liée à la modification génétique '. Comment peuvent-ils prétendent cela, sans faire des sections des foies et les observer au microscope pour être sûrs que cette couleur marron foncée est normale ! Manifestement, ils se sont contentés d'une évaluation oculaire des organes, ce n'est pas une manière scientifique de conduire une étude post-mortem ! De même, les auteurs indiquent que ' les foies, les testicules et les reins ont été pesés ' et que ' plusieurs différences ont été observées', mais qu'elles ne furent 'pas considérées comme étant liées à la manipulation génétique'… Encore une fois, comment peuvent-ils affirmer cela ? Manifestement, ils n'ont pas analysé les intestins ni les estomacs, ce qui constitue une faute très grave dans une étude toxicologique. Ils disent aussi que quarante tissus ont été prélevés, mais on ne sait pas lesquels ! D'ailleurs, je ne connais que vingt-trois tissus répertoriés, comme la peau, les os, la rate, la thyroïde, quels sont les autres ? De plus, les rats utilisés pour l'expérience avaient huit semaines : ils étaient trop vieux ! D'habitude, pour une étude toxicologique, on utilise de jeunes cobayes, pour voir si la substance testée a un impact sur le développement de leur organisme qui est en pleine croissance. Le meilleur moyen de cacher des effets nocifs éventuels c'est d'utiliser des cobayes âgés, d'autant plus que, malgré les anomalies constatées, l'étude n'a duré que vingt-huit jours, ce qui n'est pas suffisant… Le dernier paragraphe du texte résume bien l'impression générale : ' Les études toxicologiques fournissent une certaine assurance qu'aucun changement majeur ne s'est produit avec le soja modifié génétiquement… ' Je ne veux pas une ' certaine assurance ', mais une assurance à 100 % ! En fait, quand on sait que cette étude a justifié l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire, on ne peut qu' être inquiets… Mais que faire ? Regardez ce qui est arrivé récemment à ma collègue Manuela Malatesta… »

La peur de Monsanto

J'ai rencontré Manuela Malatesta, le 17 novembre 2006, à l'Université de Pavie en Italie. Elle était encore traumatisée par l'expérience qu'elle venait de vivre qui l'avait contrainte à quitter l'université d'Urbino où elle avait travaillé pendant plus de dix ans. « Tout ça à cause d'une étude sur les effets du soja transgénique1 », me dit-elle avec un soupir. En effet, la jeune chercheuse a fait ce que personne n'avait fait : répéter l'étude toxicologique conduite dix ans plus tôt par Monsanto. Avec son équipe, elle a nourri un groupe de rats avec une diète habituelle (groupe contrôle) et un autre groupe avec la même diète à laquelle avait été ajouté du soja Roundup ready (groupe expérimental). Pris dès le sevrage, les cobayes ont été suivis jusqu à leur mort (en moyenne deux ans plus tard). « Nous avons étudié les organes des rats au microscope électronique, m'explique Manuela Malatesta, et nous avons constaté des différences statistiquement significatives notamment dans les noyaux des cellules du foie des rats nourris avec du soja transgénique. Tout semble indiquer que les foies avaient une activité physiologique plus élevée. Nous avons trouvé des modifications similaires dans les cellules du pancréas et des testicules.
- Comment expliquez-vous ces différences ?
- Malheureusement, nous aurions aimé poursuivre ces études préliminaires, mais nous n'avons pas pu, car les financements se sont arrêtés… Nous n'avons donc que des hypothèses : les différences peuvent être dues à la composition du soja ou aux résidus de roundup. Je précise que les différences que nous avons constatées ne sont pas des lésions, mais la question est de savoir quel rôle biologique elles peuvent avoir à long terme, et pour cela il faudrait développer une autre étude…
- Pourquoi ne le faites vous pas ?
- Ah ! murmure Manuela Malatesta, en cherchant ses mots. Actuellement, la recherche sur les OGM est un sujet tabou… On ne trouve pas d'argent pour cela. Nous avons tout fait pour trouver un complément de financement, mais on nous a répondu que, comme dans la littérature scientifique, il n'y avait pas de données qui prouvent que les OGM provoquent des problèmes, il était donc totalement inutile de travailler là-dessus. On ne veut pas trouver de réponses aux questions qui gênent… C'est le résultat de la peur diffuse qu'il y a de Monsanto et des OGM en général… D'ailleurs, quand j'ai parlé des résultats de l'étude à certains de mes collègues, ils m'ont vivement déconseillée de les publier, et ils avaient raison, car j'ai tout perdu… mon laboratoire, mon équipe, j'ai dû recommencer à zéro dans une autre université grâce à un collègue qui m'a soutenue…
- Est-ce que les OGM vous inquiètent ?
- Aujourd'hui, oui ! Pourtant au début j'étais persuadée qu'ils ne posaient pas de problème, mais maintenant les secrets, les pressions et la peur qui les entourent, me font douter »…

FIN DE L'EXTRAIT

S'agissant de l'étude (publiée en 1996 dans The Journal of Nutrition) conduite par Stephen Padgette, un chercheur de Monsanto, aujourd'hui vice-président de la firme, je m'y suis également intéressée de très près, pas dans mon film, mais dans mon livre (chapitre 8). Je rappelle qu'elle visait à montrer que la composition en « nutriments et antinutriments » du soja Roundup ready était « similaire » à celle du soja conventionnel. Voici ce que j'ai découvert :

EXTRAIT

C'est précisément pour en avoir le coeur net que Marc Lappé (aujourd'hui décédé) et sa collègue Britt Bailey ont décidé de répéter l'expérience menée par Stephen Padgette. « Pour notre étude, m'explique Britt Bailey, que j 'ai rencontée à San Francisco en octobre 2006, nous avons planté des graines de soja Roundup ready, ainsi que des graines issues des lignées conventionnelles d'origine, la seule différence étant la présence du gène Roundup ready dans les graines de Monsanto. Je précise que nous avons réalisé les cultures dans des sols strictement identiques avec les mêmes conditions climatiques pour les deux groupes. Les pousses de soja transgénique ont été aspergées de Roundup, en respectant les recommandations de Monsanto. En fin de saison, nous avons récolté les grains issus des deux groupes et nous avons comparé leur composition organique.
- Quels furent les résultats ?
- Nos analyses ont montré des différences importantes entre le soja Roundup ready et le soja conventionnel, et notamment un niveau d'isoflavones, et donc de phytoestrogènes, de 12 % à 14 % moins élevé, ce qui prouve clairement que la composition du soja Roundup ready n'est pas équivalente au soja conventionnel. Nous avons envoyé nos données à la FDA, mais elle ne nous a jamais répondu…
- Comment a réagi Monsanto ?
- Nous avons proposé notre étude au Journal of Medicinal Food qui l'a donc soumise à des relecteurs. Elle a été acceptée et sa publication a été fixée au 1er juillet 1999. Curieusement, une semaine avant la publication, alors que selon l'usage l'article était encore sous embargo, l'Association américaine du soja, connue pour ses liens avec Monsanto, a publié un communiqué de presse affirmant que notre étude n'était pas rigoureuse. Nous n'avons jamais su d'où venait la fuite… » J'ai retrouvé le communiqué de l'association (dont je rencontrerai bientot le vice-président), sur le site britannique de… Monsanto, qui en présente une version française ! « L'ASA a foi dans les analyses de soja Roundup ready menées par les services de tutelle aux États-Unis et dans le monde et aux études scientifiques qui les étayent et qui montrent une équivalence entre le soja Roundup ready et le soja classique… », y est-t-il écrit dans une langue de bois qui égratigne un peu la langue de Voltaire... « Comment expliquez-vous que Monsanto ait conclu que les deux sojas étaient équivalents ?, demandé-je.
- Je pense que la faille principale de leur étude, c'est qu'ils n'ont pas arrosé les grains avec du Roundup, ce qui invalide complètement l'étude car le soja Roundup ready est fait pour être arrosé d'herbicide !
- Comment le savez-vous ?
- Grâce à une étourderie du service juridique de Monsanto ! » Et Britt Bailey de me montrer une lettre adressée par Tom Carrato, l'un des avocats de Monsanto, à Vital Health Publishing, un éditeur qui était alors sur le point de publier un livre qu'elle avait écrit avec Marc Lappé sur les OGM. À dire vrai, ce courrier daté du 26 mars 1998, fait froid dans le dos tant il en dit long, encore une fois, sur les pratiques de la firme. Après avoir expliqué qu'il avait été informé de l'imminence de la publication dans un article du Winter Coast Magazine, le conseil écrit, avec une assurance déconcertante : « Les auteurs du livre prétendent que le Roundup est toxique. Que veulent-ils dire par 'toxique ' ? Chacun sait que toute substance, qu'elle soit synthétique ou naturelle, est capable d'être toxique à une certaine dose. […] Quiconque a bu plusieurs tasses de café ou observé une personne boire de l'alcool sait que tout est affaire de dose et de seuil à ne pas dépasser. […] Ces erreurs doivent être corrigées avant la publication parce qu'elles […] dénigrent et diffament potentiellement le produit. » Un peu plus loin, Tom Carrato défend l'étude réalisée par Stephen Padgette et fait, en effet, un bel aveu : « Les tests menés sur du soja Roundup ready non pulvérisé ne montrent aucune différence dans les niveaux d'oestrogène. Les résultats ont été publiés dans un article relu par des pairs dans le Journal of Nutrition en janvier 1996. » « En tout cas, la lettre a été efficace, soupire Britt Bailey, car notre éditeur a renoncé à publier notre livre, et nous avons dû en chercher un autre...
- Savez-vous si les résidus de Roundup que l'on trouve immanquablement sur le soja transgénique ont été évalués, d'un point de vue sanitaire ?, demandé-je.
- Jamais ! En écrivant notre livre, nous avons découvert qu'en 1987 le niveau de résidus de glyphosate autorisé sur les grains de soja était de six parts par milliard. Et puis bizarrement en 1995, un an avant la mise sur le marché du soja Roundup ready, le niveau permis par la FDA est passé à vingt ppm. J'ai parlé avec Phil Errico, le directeur du département glysophate à l'EPA, et il m'a dit : ' Monsanto nous a fourni des études qui montraient que 20 ppm ne posaient pas de risque pour la santé et le niveau autorisé a été changé'. Bienvenue aux États-Unis ! » Pour être honnête, l'Europe ne vaut guère mieux : d'après une information publiée par Pesticides News, en septembre 1999, en réponse à l'importation du soja transgénique américain, la communauté européenne a multiplié par deux cents le taux de résidu de glyphosate autorisé en le portant de 0,1 mg/kg à 20 mg/kg…

FIN DE L'EXTRAIT

- Concernant l'« argument numéro 4 », où M. Kuntz met en cause la pertinence de mon enquête sur les dégâts du coton transgénique Bt en Inde : j'ai déjà répondu à cet argument dans le message intitulé « Inde » (rubrique « l'actualité des OGM »). Je note que M. Kuntz cite, sans sourciller, les chiffres de l'ISAAA, un institut financé notamment par Monsanto, ainsi que le révélait récemment Le Monde…

- Concernant l'« argument numéro 5 », où M. Kuntz met en cause les travaux d'Ignacio Chapela sur la présence de maïs OGM au Mexique, je dois dire qu'on atteint là le summum de la mauvaise foi. Les travaux du Pr. Chapela n'ont pas « été contredits par d'autres », mais bel et bien confirmés, ainsi que je l'explique longuement dans mon livre (Cf chapitre 12). M. Kuntz ignore aussi superbement la campagne de diffamation lancée contre le chercheur de Berkeley sur Internet par de faux scientifiques créés de toutes pièces par Monsanto, ainsi que je l'ai déjà expliqué dans mon message « appel à la vigilance » (rubrique « les nouvelles de la toile »). Ce qui prouve, que la « firme n'a aucune envie de convaincre avec des arguments » et qu'« elle est prête à tout pour imposer ses produits partout dans le monde, y compris à détruire la réputation de tous ceux qui peuvent lui faire obstacle… », ainsi que me l'a expliqué Jonathan Matthew, qui a découvert les « méthodes très sales de Monsanto ». Par ailleurs, si le Pr. Chapela a été si vivement attaqué, c'est surtout pour la deuxième découverte que livrait son étude, ainsi qu'il me l'a expliqué, lorsque je l'ai rencontré à San Francisco.

EXTRAIT :

« Le deuxième point de notre étude était beaucoup plus sérieux pour Monsanto et consorts. En effet, en cherchant où étaient localisés les fragments d'ADN transgénique, nous avons constaté qu'ils s'étaient insérés à différents endroits du génome de la plante, de manière complètement aléatoire. Cela signife que, contrairement à ce qu'affirment les fabricants d'OGM, la technique de manipulation génétique n'est pas stable, puisqu'une fois que l'OGM se croise avec une autre plante, le transgène éclate et s'insère de manière incontrôlée. Les critiques les plus virulentes se sont surtout concentrées sur cette partie de l'étude, en dénonçant notre incompétence technique et notre manque d'expertise pour pouvoir évaluer ce genre de phénomène. » Le fait que les « transgènes soient instables a des « implications graves », commente Science, « étant donné que le comportement d'un gène dépend de sa place dans le génome, l'ADN déplacé pourrait créer des effets absolument imprévisibles ». « Cela sape la prémisse fondamentale selon laquelle la manipulation génétique est une science sûre et exacte », renchérit le journaliste du East Bay Express…

FIN DE L'EXTRAIT

Je note que la découverte du Pr. Chapela était confirmée, à peu près au même moment, par Marc de Loose, un chercheur belge, qui a découvert un « fragment d'ADN inconnu dans une variété de soja génétiquement modifié de Monsanto », preuve que la manipulation est tout sauf une « science exacte » (Le Monde, 19/8/2001).

Quant au « militant anti-OGM » mexicain qui s'exprime dans mon film, s'il l'est devenu c'est tout à fait par hasard : c'est parce qu'il a été contacté par des paysans indiens, inquiets de voir subitement des « maïs bizarres » dans leurs champs, qu'il a décidé de faire tester les « monstres » : ceux-ci ont révélé qu'ils contenaient un transgène, dû au croisement d'un maïs transgénique avec un maïs traditionnel…

En guise de conclusion :

Les arguments pseudo-scientifiques de M.Kuntz visent à noyer le lecteur pour semer le doute sur ma capacité à comprendre réellement le sujet que je traite. C'est ce que j'appelle de l'arrogance. Je n'ai certes pas de doctorat en biologie, mais un bac scientifique qui m'a amplement suffi pour assimiler la matière et surtout saisir les enjeux et poser les bonnes questions. Surtout, loin de commenter le film, M. Kuntz botte systématiquement en touche, en ignorant avec une malhonnêteté stupéfiante, ce que disent réellement les interlocteurs de mon film.

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Avec mes meilleures salutations.

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

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Les valeurs suisses

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Qui suis-je ?

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Marié à Cecilia, 8 enfants, avec 7 petits enfants, vient de la haute Gruyère ( Gstaad ). Économiste, banquier, diplomate et politique. Humanitaire dans 5 continents. Master en droit et en économie HEC, nommé Consul général honoraire des Philippines en 1993 par Corazon Aquino après avoir favorisé notamment les investissements européens pour la téléphonie mobile et la construction du métro de Manille. Avec les meilleures technologies bancaires suisses, fait des associations pour les plus pauvres, avec leurs propres systèmes monétaires libres de dettes, sans aucun taux d'intérêt. Participe notamment aux campagnes politiques fédérales suisses du revenu de base inconditionnel ( www.bien.ch ) , alias dividendes, à la monnaie-pleine dont il est le premier signataire ( cf. La Feuille Fédérale ), à la microtaxe alias microimpôt ( www.microtaxe.ch ). Obtient 7 % des voix lors d'une élection sur fond de contestation des résultats car, dans près de 40 communes vaudoises, 2 listes ont exactement les mêmes résultats de vote, les enveloppes internes sont pré-dépouillées et transparentes, le matériel surnuméraire n'est pas contrôlé et les urnes opaques ont de faux sceaux ou aucun sceau.

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
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你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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