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jeudi 12 octobre 2017

Catalogne & la Suisse



Les banques volent les richesses régionales par leurs tricheries comptables et politiques.

Par notamment leurs politiques de titrisations, elles accaparent les valeurs réelles avec le néant bancaire ( ex nihilo ).

Exemple suisse:

La politique suisse mise en échec ! La Suisse continue d'être bradée à vil prix. L'oligarchie financière internationale lance une nouvelle offensive pour capter graduellement le secteur énergétique de la Suisse : trois secteurs clefs du groupe Alpiq sont à vendre.
Si la politique suisse déplace désormais sur l'échiquier sa dame blanche (Alpiq et Axpo, suivis de BKW et le reste du secteur énergétique) sur la case «piège de la dette néoliberale», alors la Suisse se retrouvera échec et mat.
L'oligarchie financière semble perdre patience. À travers Goldman Sachs, elle mène désormais ouvertement sa dame noire à l'offensive dans la phase décisive de la partie. De plus elle utilise ses banques Union Bank of Singapore (UBS) et Credit Qatar (CS) comme tours noires, lesquelles attribuent à Alpiq la note BBB juste au dessus de la notation crédit pourri.
Comment ça ? Les entreprises multinationales détiennent la majorité des actions nominatives AYANT DROIT DE VOTE des deux banques - dans le cas de la CS ouvertement et dans le cas de l'UBS de manière occulte. Si cette vérité vous a échappé, la cause pourrait se trouver dans la réforme douteuse du droit des sociétés anonymes : les actions «dispo» et le modèle «nominee» permettent à des grands investisseurs étrangers de reprendre des sociétés anonymes suisses dans la plus grande discrétion. De longue date CS et UBS sont devenues des banques étrangères, qui continuent sans scrupule à se présenter comme des banques suisses (plus ample information dans un post ultérieur).
La politique suisse fait face à des décisions importantes. L'alternative est la suivante :
1) ALTERNATIVE « ÉCHEC ET MAT »
Selon cette variante la politique suisse continue de tolérer que l'empire mondial des 147 entreprises financières [1-3] prenne insidieusement le contrôle dans les principales entreprises de notre secteur énergétique.
Les intermédiaires de l'oligarchie financière scindent Alpiq et Axpo en plusieurs unités : des secteurs clefs fortement sous-évalués et les gains futurs sont liés dans des prétendues «unités de solution». En coulisse l'oligarchie reprend ces «unités de solution» à vil prix.
En revanche dans les «unités de problème» on retrouvera les centrales nucléaires vétustes, une montagne de déchets nucléaires accumulés pendant plus de 50 ans, le problème de stockage non-résolu ainsi que les dettes et coûts par milliards. Comme appât on ajoute nos barrages bien-aimés.
Par attachement au barrages, les communes et cantons, s'ils acceptent l'appât, se retrouveront avec les «unités de problème» sur le dos. Les communes et cantons, en perdant des rentrées financières et en subissant des coûts supplémentaires par milliards, perdront leur capacité financière et par là leur autonomie.
Maintenant le piège se referme : les «créanciers» internationaux dicteront aux communes et cantons surendettés leurs conditions très désavantageuses pour la reprise du reste de notre infrastructure critique, à travers des «programmes de rééchelonnement de la dette». Le château d'eau de l'Europe avec ses barrages et sa force hydraulique passera dans les mains de l'oligarchie financière internationale, selon le modèle de la Grèce.
Les professionnels des entreprises sont prétendument supérieurs aux politiciens et experts de notre système de milice. Dans la réalité le président du conseil d'administration Jens Alder et la PDG Jasmin Staiblin ont mené Alpiq au bord de la faillite. L'argument mille fois répété d'un «marché difficile» est une pauvre excuse. Une fois de plus la performance catastrophique de ces «professionnels» correspond au niveau lamentable de la «solution» qu'ils proposent : Goldman Sachs pourrait-il résoudre la crise dans «l'intérêt» de la Suisse ? Un loup rentrerait-il dans la bergerie ?
Goldman Sachs culmine dans le top 20 des 147 sociétés qui dominent le monde [1-3] et compte traditionnellement des collaborateurs dans l'administration américaine. Goldman Sachs est donc tout en un une banque d'investissement offshore, le gouvernement américain et l'oligarchie financière. Actuellement Goldman Sachs relance l'industrie nucléaire, du charbon et du pétrole et sonne le glas de la transition énergétique des États-Unis.
Et maintenant ce gouvernement Sachs devrait céder à l'oligarchie pour une bouchée de pain des secteurs d'Alpiq indispensables pour notre transition énergétique - prétendument pour sauver la compagnie et pour mener cette transition énergétique au succès. Sérieusement ?
Avec son expertise du 14 juillet 2017 [4], le professeur de droit saint gallois Peter Hettich a clairement démontré à la politique suisse COMMENT l'oligarchie privatise le domaine publique et pourquoi les politicien(ne)s sont ramené(e)s au rôle des spectateurs.
Les politiciens gèrent le bien commun; les entreprises et leurs propriétaires gèrent les biens privés. Si on se fie aux «professionnels» d'Alpiq, Goldman Sachs devrait transférer le bien commun à vil prix en mains privées. Ainsi notre État devient graduellement une entreprise multinationale ! Or les entreprises ne sont pas des démocraties, mais des autocraties. Dans une nation dépourvue de biens communs les politiciens, n'ayant plus rien à gérer, sont remplacés par des propriétaires privés (les nouveaux seigneurs).
En autres mots : cette politique n'engendre pas seulement sa propre fin, mais elle abroge aussi la démocratie, la liberté et la prospérité de notre pays. Est-ce cela que nous voulons ?
2) ALTERNATIVE « REBOUND ET CONTRE »
L'équipe suisse peut reprendre l'initiative (le ballon) de l'adversaire à travers d'un Rebound. Un Contre lui permet d'utiliser l'énergie de l'équipe opposée pour une contre-offensive surprenante.
La capacité financière et les ressources de l'oligarchie internationale (et chinoise) dépassent de loin celle de la Suisse. Pour mémoire, avec ses 8 millions d'habitants, notre pays a environ la taille de la ville de Quanzhou - vingtième sur la liste des plus grandes villes chinoises.
La Suisse ne peut tenir tête à un tel adversaire que si les communes et cantons collaborent tous partis confondus. Ne comptez pas sur la Berne fédérale où l'influence subtile de l'oligarchie est déjà trop importante. La partie actuelle va se décider aux niveau des cantons, villes et communes.
Des méga-fusions qui génèrent des mastodontes comme UBS, CS, Alpiq, Axpo etc. ont été mises en oeuvre pour que des investisseurs internationaux puissent les reprendre à terme.
La complexité artificiellement crée, la concentration du pouvoir, le secret d'entreprise et par conséquence le défaut de transparence qui rend la propagande des entreprises invérifiable, ont convaincus nos politicien(ne)s de renoncer à scinder ces mastodontes.
Jusque à présent le contribuable suisse a dû payer plus de 40 milliards de francs pour le «sauvetage» de l'Union Bank of Singapore (UBS) qui, selon l'ancien PDG Oswald Grübel, était inutile. [5]
Prendrons notre courage à deux mains ! DANS TOUS LES CAS Alpiq et Axpo vont être scindées - que ce soit par les intermédiaires de l'oligarchie financière dans leurs intérêts privés - ou par la politique suisse dans l'intérêt des communes et cantons.
La bonne décision tombe sous le sens. En vue du danger des faillites imminentes il est recommandable de scinder au plus vite Alpiq et Axpo en unités utiles qui seront distribuées aux entreprises d'énergie des communes et cantons. La BKW peut encore attendre. Actuellement la plus haute priorité est de conserver des participations publiques majoritaires.
Nos entreprises d'énergie des communes et cantons, qui agissent avec succès à l'intérieur du pays et à l'étranger, peuvent rapidement mener les unités ainsi reparties au seuil de rentabilité. De la sorte les communes et cantons recevrons enfin les revenus dont ils ont grand besoin. Ceci va leur permettre d'investir dans les énergies renouvelables. Les effets pervers du «marché» de l'énergie néoliberalisé seront immédiatement neutralisés. Cette stratégie est en accord avec la tendance de décentralisation mondiale dans le secteur de l'énergie et ainsi assure le succès de notre transition énergétique.
Le temps presse. Allons-y !
[1] Ces 147 sociétés qui dominent le monde - Courrier international 2011-12-01
http://www.courrierinternational.com/…/ces-147-societes-qui…
[2] Financial world dominated by a few deep pockets - Science News 2011-09-24
https://www.sciencenews.org/…/financial-world-dominated-few…
[3] The Network of Global Corporate Control - Glattfelder & Co PLOS ETHZ 2011
http://journals.plos.org/plosone/article…
[4] Une scission de BKW SA enfreindrait la garantie de la propriété et la liberté économique - Canton de Berne 2017-08-28
http://www.be.ch/…/20170825_1607_aufspaltung_der_bkwagwuerd…
[5] Ex UBS CEO Grübel rechnet ab - Die UBS-Rettung war unnötig - Blick 2012-10-28
http://www.blick.ch/…/wir…/gruebel-rechnet-ab-id2072767.html

Crédit Provincial - Première partie

Écrit par Louis Even le mercredi, 23 janvier 1963. Publié dans Economie

UN CRÉDIT FINANCIER PROVINCIAL POUR METTRE EN ŒUVRE LE CRÉDIT RÉEL PROVINCIAL

Louis Even

 Le réel - Le financier - La Constitution - Nos politiciens - Les "On-to-Ottawa" - Douglas

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Commissions scolaires et municipalités

A Alma (Lac St-Jean), 7,000 écoliers ont eu des vacances inusitées en février, parce que leurs 260 instituteurs et institutrices ont déclaré un arrêt de travail (on a dit "une grève").
La raison : ces enseignants n'avaient eu aucune paye depuis huit semaines. Vivre sur ses épargnes pendant huit semaines, c'est pour plusieurs vivre en s'endettant chez le marchand. Et le marchand lui-même ne peut pas indéfiniment faire crédit à des clients : il a des obligations, lui aussi.
Mais pourquoi la Commission d'Alma ne payait-elle pas ses professeurs ? — Simplement parce que sa caisse était vide. Elle avait un déficit de $500,000, qui allait devenir un déficit de $750,000 cette année.
La banque ne voulait plus faire d'avance à une commission en telle situation.
La commission scolaire d'Alma se tournait vers Québec. A Québec, on répondait : Vous avez déjà eu toutes les subventions auxquelles vous aviez droit, aux termes de nos règlements; trouvez plus d'argent chez vos contribuables; augmentez le taux de la taxe scolaire.
La commission scolaire a fini par céder. Sans demander aux propriétaires si ça leur faisait bien plaisir, elle a porté la taxe scolaire à $1.35 dans le 100 dollars d'évaluation.
Tout de suite, démarches du gouvernement auprès de la banque pour que le crédit soit restauré (le gouvernement devenant caution). Avec une avance de la banque, chèques aux professeurs. Fin des "vacances de grève"; retour à l'école le vendredi, 22 février.
Le cas d'une caisse vide en face d'obligations pressantes n'est pas l'exclusivité de la commission scolaire d'Alma. La plupart des commissions scolaires, et des municipalités aussi, tirent la langue. D'autres corps publics également. Ét les familles aussi, même si et-h, n'attirent pas autant l'attention que les corps publics, tout en souffrant plus qu'eux, dans leur chair même.
Le gouvernement provincial est au courant de la situation désespérée des commissions et des conseils municipaux. En 1960, le gouvernement Lesage nomma un comité interministériel pour étudier le problème — et le problème est toujours là. Le Comité est maintenant remplacé par une "Commission d'enquête sur la fiscalité" ! Pour faire quoi ? Pour tâcher de découvrir des moyens plus efficaces, si possible, de financer les gouvernements en dévalisant les individus.

Le possible — L'obstacle

Mais de quel problème au juste est-il question ? Et pourquoi ce problème existe-t-il ?
Revenons au cas d'Alma. Dès que la Commission se soumet au gouvernement en acceptant de hausser la taxe scolaire, la banque accepte d'avancer des fonds — un crédit — à la Commission. Et tout de suite, tout se règle. Plus de problème. Les professeurs sont payés et peuvent se procurer de quoi vivre.
C'est donc qu'il y avait dans le pays tout ce qu'il faut pour faire vivre les professeurs. La hausse de la taxe foncière n'a pas augmenté d'une seule unité les troupeaux des cultivateurs, ni fait pousser, un fruit de plus, ni produit une verge d'étoffe de plus. Tout cela existait bel et bien et n'attendait qu'un "crédit" — des chiffres inscrits du bon côté dans les livres de la banque, pour passer les produits des fermes, ou des entrepôts, ou des étagères du marchand, dans les maisons des professeurs.
Le problème n'était donc pas du tout un problème de possibilités réelles. C'était un problème créé artificiellement par le manque de chiffres ayant le pouvoir de faire bouger les produits et les services.
Voici bientôt un demi-siècle que l'artificiel de ce problème est étalé devant le monde —plus d'un quart de siècle dans notre pays; et, en même temps, le moyen de faire disparaître cet artificiel malsain, le moyen d'enlever l'obstacle purement financier aux belles réalisations si facilement possibles.
C'est l'enseignement du Crédit Social. Nous ne parlons pas ici du parti qui porte le nom de Crédit Social et qui peut être n'importe quelle bouillie. Nous parlons de l'enseignement de Douglas, le fondateur de l'école créditiste.
Quand l'école créditiste traite de crédit, elle fait une distinction entre ce qu'elle appelle le "crédit réel" et ce qui est le "crédit financier" ou l'argent.
Le "crédit réel", c'est la capacité de produire ce qui répond aux besoins. C'est la capacité de produire de la nourriture, des vêtements. C'est la capacité de bâtir des maisons pour les familles, des écoles pour recevoir les enfants, des églises pour assembler les fidèles, des routes des chemins de fer, pour les voyages et le transport, etc. C'est la capacité de trouver des professeurs pour instruire les écoliers. Et c'est la capacité de produire les choses que les professeurs consomment, mais qu'ils ne produisent pas eux-mêmes.
Il s'agit bien là de réalités. De réalités dont l'existence ne fait pas de doute. Des réalités qui font qu'on préfère le Canada à un désert, qui font qu'on a confiance de pouvoir vivre convenablement au Canada. Cette base de confiance existait déjà quand les premiers colons vinrent de France. Ils ne seraient pas venus sans cela. Et cette base de confiance, cette capacité de produire ce qu'il faut pour les besoins, ce "crédit réel" est immensément plus grand aujourd'hui.
Par contre, il y a le "crédit financier", qui sert d'argent. Qui consiste essentiellement en chiffres légalisés. Qui peut être des chiffres gravés sur des pièces d'or (on n'en voit plus), des pièces d'argent, ou de cuivre, ou de bronze, ou de nickel, ou quoi encore. Ou des chiffres simplement imprimés, accompagnés de figurines et de quelques phrases, sur des rectangles de papier. Ou simplement, et pour la plus grande par tie, des chiffres inscrits par les banquiers dans leurs livres, quand ils font des prêts à des-emprunteurs, emprunteurs privés ou corps publics.
Ces chiffres, le "crédit financier", ne sont pas des réalités. C'est simplement l'évaluation, en chiffres, de réalités qui existent déjà; ou de production facile à réaliser quand ces chiffres viennent à point pour tirer sur la capacité de production du pays.
Dans le cas d'Alma, comme dans la multitude d'autres cas semblables, le "crédit réel" n'a jamais fait défaut une minute. Mais ce qui faisait défaut, c'était l'artificiel, les chiffres pour exprimer le "crédit réel" et pour mettre en oeuvre la capacité de produire, la capacité d'enseigner et la capacité de faire vivre les enseignants.
Mais, n'est-ce pas une situation lamentable, que celle qui permet aux contrôleurs du crédit -financier de mettre ainsi une entrave à la fonction du réel, à la-production de -biens -(produits ou services) qui répondent aux besoins de la population — enfants et adultes ?

Le crédit provincial

La capacité de production du Canada est le crédit réel du Canada. Et la capacité de production d'une province est le crédit réel de cette province.
Une province, n'importe quelle province du Canada, est capable de produire des choses pour les besoins de sa population, même si toutes les autres provinces cessaient d'exister. Nos ancêtres le faisaient déjà, avec des moyens beaucoup plus limités, sur les rives du Saint-Laurent, bien avant que le reste du Canada fût même entamé par la hache et la charrue.
Il y a donc telle chose qu'un crédit provincial : Crédit Québec, Crédit Ontario, Crédit Nouveau-Brunswick, Crédit Manitoba, Crédit Alberta, etc.
Et s'il y a un crédit provincial, il doit bien être possible de l'évaluer provincialement, puisqu'il y a dans chaque province un gouvernement pour voir à l'ordre, à l'étendue de la province. Il doit bien être possible de représenter ce crédit réel en chiffres financiers; en chiffres aptes à mettre en œuvre le crédit réel, aptes à mobiliser les ressources matérielles et les compétences humaines de la province, pour répondre aux besoins de sa population.
Le crédit financier, en effet, ne sert pas seulement d'évaluateur; il sert aussi de moyens de paiements, pour récompenser ceux qui mettent en œuvre la capacité de produire; de moyens de paiement permettant à ceux qui les reçoivent d'obtenir les produits ou services offerts à la population.
Un crédit réel provincial; du crédit financier provincial correspondant; des moyens financiers surgissant du crédit réel provincial, capables de véhiculer par toute la province les produits et services émanant de la production de la province ou reçus d'ailleurs en échange de surplus provinciaux ... voilà qui fait dresser bien des oreilles; voilà qui fait des bouches d'ahuris crier le grand mot "Constitution".

Constitution et crédit

Eh bien, venons-y à cette "Constitution". Constitution dont on parle de plus en plus avec de moins en moins de respect. Constitution, ou du moins ce qu'on appelle de ce nom au Canada, qui n'est après tout qu'une simple loi du parlement de Londres, qu'on n'a même pas pris la peine de soumettre à l'approbation des provinces ou territoires coloniaux auxquels on l'a imposée.
Eh bien, si vieillotte soit cette "constitution", si prostituée ait-elle été par ceux qui l'ont constamment interprétée pour tirer à eux la couverte, elle a tout de même su au moins reconnaître l'existence d'un crédit provincial.
Elle spécifie, en effet, que la province a le droit d'emprunter "sur le seul crédit" de la province. Le fédéral, lui, peut le faire sur le crédit de tout le Canada; mais la province sur le sien propre. C'est donc que la province possède un crédit à elle. Le Québec a droit sur son crédit, pas sur celui de l'Ontario; et vice versa. Et de même pour les autres provinces.
Mais, si la province possède un crédit, qui lui permet ainsi d'emprunter et de s'endetter —pourquoi, en toute logique, ne peut-elle pas prendre _moyen d'utiliser ce crédit sans avoir à s'endetter pour l'usage d'une chose qui lui appartient ?
Si j'ai un cheval à moi, il me permet d'emprunter sur sa valeur; mais qu'est-ce qui m'empêche d'utiliser moi-même mon cheval, quand tel est mon bon plaisir, sans avoir à m'endetter envers personne ?
Et n'est-il pas assez bizarre d'aller quémander des chiffres belges, français, anglais, américains, etc., pour mettre en œuvre le travail et les ressources naturelles du Québec, ou de l'Ontario, ou du Nouveau-Brunswick, etc. ? Pourquoi, par un simple jeu de chiffres, pourquoi avoir à payer à d'autres de la production faite par des bras de chez nous, à partir de matériaux de chez nous ?

Nos politiciens

M. Lesage étatise l'électricité, en disant que c'est pour que nous devenions maîtres chez nous. L'électricité, si importante soit-elle, ne touche tout de même qu'à une partie de notre vie économique — alors que le contrôle de l'argent, alors que le système financier touche à toute la vie économique, en gros et en détail, dans le général et dans le quotidien, dans le secteur public et dans le secteur privé. Or M. Lesage ne s'en inquiète pas !
D'ailleurs, pour acheter les réseaux des compagnies, M. Lesage commence par endetter la province de. 300 millions, qui exigeront bien des millions de plus avec les intérêts. Nous avions à payer le courant électrique aux compagnies : nous aurons maintenant à le payer au gouvernement, et à payer les compagnies en plus.
Par cet emprunt, fait sur le marché américain, M. Lesage endette sa province envers : First Boston Corporation; A. E. Ames & Co., Incorporated; Wood, Gundy & Co., Inc.; The Dominion Securities Corporation; Harriman Ripley & Co.; Smith, Barney & C.; McLeod, Young, Weir, Incorporated. -- Drôle de manière, vraiment, de rendre la population de l'État de Québec maîtresse chez elle !
Mais revenons au crédit financier. Et à la Constitution.
M. Johnson, le chef de l'Opposition, demande de convoquer des Etats-Généraux pour rédiger une nouvelle constitution. Avec quoi en vue ? La question de fiscalité, de taxation seulement ? Ou bien avec l'objectif de restituer au peuple ce qui lui appartient — son crédit ? Au peuple de l'État de Québec, le crédit du Québec. Comme au peuple de chaque province, le crédit de sa province.
Si l'on est contre la centralisation des pouvoirs à Ottawa, et par Ottawa au cerveau financier international, que l'on commence donc par se soustraire à l'instrument primordial de la centralisation : ce contrôle du crédit qui force à se plier à toutes les volontés des contrôleurs (privés) de l'argent et du crédit.
Même nos séparatistes, avec toutes leurs déclarations d'indépendance, ne semblent pas avoir conscience de la dépendance dans laquelle nous maintient le contrôle actuel du crédit financier. Il est bien plus urgent de se séparer de la dictature internationale de l'argent que de se séparer des autres provinces du Canada. Que devient l'indépendance, politique, quand la vie économique de tous les jours est sous la complète dépendance d'individus non élus qui, d'ailleurs, prennent leur inspiration et leurs directives de non-élus internationaux ?
Montréal-Matin du 18 février rapportait la déclaration suivante; faite à l'hôtel Queens par le chef séparatiste, Marcel Chaput "Nous croyons au crédit comme force de développement économique". — Fort bien, mais avec cette force laissée aux mains des contrôleurs de l'argent et du crédit qui dominent les gouvernements comme les populations ? Au bénéfice de qui seront les développements économiques qui endettent la population à mesure qu'elle crée de la richesse ? Quelle sorte d'indépendance cela signifierait-il ?
Et le parti qui ose se donner le nom de Crédit Social — que fait-il, que cherche-t-il pour s'affranchir de la tyrannie du système financier actuel ? Ce n'est certainement pas à ses dirigeants qu'il faut demander la décentralisation financière, le Québec maître chez lui, l'Ontario maître chez lui, le Nouveau-Brunswick maître chez etc.
Non. Le mot d'ordre du parti est devenu "On to Ottawa". Pas seulement de la part, de la section albertaine du parti, mais de Caouette lui-même et de ses suiveux.

Douglas et le "On-to-Ottawa"

Rappelons d'abord que le premier chef des créditistes albertains, Aberhart, a toujours tenu pour le contrôle du crédit provincialement. De 1937 à 1939, son gouvernement fit adopter plusieurs lois provinciales dans ce but, remplaçant par d'autres celles qui se faisaient bloquer à Ottawa ou dans les cours de justice.
En 1939, à cause de la guerre, il jugea devoir suspendre cette lutte. Il mourut pendant la guerre: Son successeur Manning, sous la pression de créditistes lui représentant que la guerre finie, il fallait reprendre la lutte, fit un essai, par un Bill of Rights, pas bien authentiquement créditiste, voté en 1946, puis déclaré ultra vires jusque par le Conseil Privé.
En 1947, Manning capitula complètement, et le "On-to-Ottawa" naquit de cette capitulation. Cela voulait dire : "Aberhart avait tort et Ottawa a raison."
Un parti qui capitule devant Ottawa capitulerait encore bien plus facilement devant des puissances qui dominent Ottawa, comme elles dominent Washington et les autres gouvernements même considérés souverains.
Mais que pensait le maître, Douglas, de ce "On-to-Ottawa" ?
Dès 1934, quand Aberhart faisait sa grande propagande pour le Crédit Social, quand les Fermiers-Unis étaient encore au pouvoir à Edmonton, la question fut posée à Douglas. Elle, le fut à l'enquête sur le crédit, que conduisait le -Comité Agricole de l'Assemblée Législative de l'Alberta.
Le gouvernement des Fermiers-Unis n'était pas opposé à la doctrine de Douglas, mais prétendait que la question ne pouvait relever que d'Ottawa. Aberhart, au contraire, soutenait que l'institution pouvait se faire provincialement.
Questionné sur ce point par MM. Ross et Gibbs, puis par M. MacLachlan, Douglas répondit d'abord aux deux premiers :
"Rendre la question toujours de plus en plus grosse; de plus en plus étendue, fait partie du grand plan des aviseurs du système financier. Ils le font, afin qu'on soit obligé de gagner un groupe toujours de plus en plus nombreux de personnes pour essayer de la régler.
"On tend ainsi à en faire une question mondiale, afin qu'il faille convoquer des conférences mondiales pour trouver des solutions. Or, tout le monde sait ce qu'il résulte des conférences mondiales.
"Il n'y a qu'une méthode efficace : Circonscrire de plus en plus le problème, le diminuer autant que possible, afin d'en arriver à une application quelque part."
Donc, au lieu d'attendre à avoir gagné à une idée tout le Canada, quand on a gagné une province, soit le territoire qui dépend de la plus petite unité de gouvernement doté d'un pouvoir législatif, commencer l'application là même, au lieu de grossir le problème.
Et à la question de MacLachlan, Douglas répondit encore plus longuement dans le même sens. Voici cette réponse :
"Dire : Il faut aller à Ottawa, revient à dire, en pratique sinon en paroles : Il faut s'adresser à Londres; vu qu'on a affaire avec la finance internationale, qu'on n'est pas capable de régler cela à Ottawa, il faut donc aller à Londres. Et à Londres, on vous dira : Fort bien, mais il faut agir de concert avec Wall Street (le New-York financier). Et là, on vous dira encore : Entendu, mais il- faut agir d'après la Banque des Règlements Internationaux (la banque. mondiale d'avant la deuxième guerre).
"Il n'y a absolument aucun point d'arrêt possible, une fois qu'on s'est laissé aller à renoncer, à son droit d'agir librement. C'est justement la stratégie des puissances, financières actuelles de faire de la question de finance une question mondiale, afin qu'aucune partie du inonde ne soit assez puissante pour la régler.
"Si vous voulez arriver à un résultat, le meilleur moyen est de commencer chez vous, en cherchant d'abord comment réussir provincialement. Si vous envisagez le problème dans cet esprit, vous pouvez le régler. Mais si vous référez le problème à Ottawa, vous ne pourrez certainement pas le régler.
"Si vous laissez volontiers une législation supérieure vous empêcher de faire ce. que vous voulez, vous ne pouvez sûrement réussir aucune réforme. En définitive, il vous faudra, oui ou non, dire : Peu importe l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord; s'il nous nuit, nous le ferons MODIFIER; ou nous le CONTOURNERONS; mais nous réaliserons certainement ce que nous voulons."
Douglas ne mâchait pas ses paroles. Mais c'est que la réforme dont il était 'question est d'importance et il le savait. Aussi, comme pour justifier l'avis radical qu'il donnait, il souligna brièvement le mal que, selon lui, comme aussi selon nous, le système financier fait au monde par son contrôle arbitraire du sang de la vie économique des nations :
"A l'heure actuelle, pratiquement 90 pour cent des crimes, dans le monde entier, sont causés directement par le système financier.
"La poussée économique (parfaitement compréhensible) vers la guerre provient avant tout du fonctionnement du système financier actuel qui conduit infailliblement à une course aux marchés étrangers pour en obtenir du pouvoir d'achat.
"Toute la misère actuelle, tous les tracas des hommes d'affaires, les suicides dont le nombre ne cesse d'augmenter, la classe de parias issue de taudis ou d'autres lieux inhumains, tout cela provient directement du système financier actuel."
Après le tracé de ce tableau, le Major Douglas pouvait bien poser la question, à savoir s'il faut rester lié devant la "Constitution" qui prétend s'opposer à la volonté de toute une province pour s'affranchir d'un tel système :
"Peut-on réellement envisager tout cela et dire encore : Oh ! non, il ne faut pas toucher à l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord ?
"Voilà le point de vue selon lequel vous devez envisager la situation. Autrement, vous ne faites tout simplement qu'accepter les conséquences logiques du système financier actuel.
"Il n'y a qu'une question à vous poser : Que pouvez-vous faire pour changer ce système financier ?
"S'il existe une loi écrite qui vous empêche de le changer, et si vous ne voulez pas violer la- loi. (c’est-à-dire si vous tenez à agir constitutionnellement), alors vous n'avez qu'une chose- à faire : changer la loi. Cela, à mon avis, ne peut se réaliser qu'au moyen d'une pression concertée de toute la population.
"Tout: le monde, sauf le financier, subit l'affreux fléau de ce système financier détraqué et destructeur. Je dis cela sans parti: pris. Je ne suis nullement une victime sérieuse, moi-même. Mais j'observe simplement la chose du point de vue d'un ingénieur."
Voilà comment parlait Douglas, le maître, le découvreur et l'énonciateur des principes du Crédit Social.
Ce n'est pas du Manning. Ce n'est pas du Bennett. Eux disent : Il ne peut être question de Crédit Social provincialement. Ce n'est pas du Thompson, le leader actuel du parti "Onto-Ottawa". Ce n'est pas du Caouette, qui proclame qu'il faut aller à Ottawa et ne pas perdre son temps à chercher des remèdes dans des mesures provinciales, que les provinces sont impotentes. Il' accepte le point de vue poussé par la haute finance.
Tous ces petits esprits osent se servir du nom de Douglas, parer leur parti du nom de sa doctrine, alors qu'ils piétinent tous les points de vue et toutes les déclarations de cet homme de génie.
Quand toute la population de l'Alberta pensait encore en termes de Crédit Social, le gouvernement Manning renonça définitivement — et le déclara ouvertement — à tout nouvel effort pour instituer une économie créditiste provinciale. Il rendit les armes. Le résultat, c'est qu'aujourd'hui, le Crédit Social doctrine n'est plus en Alberta que de l'histoire ancienne. Le peuple albertain ne pense plus provincialement qu'en termes de "bon gouvernement"; satisfait de l'administration de Manning, il le maintient au pouvoir. Et fédéralement, les Albertains, fermiers, pensent surtout en termes de vente de blé, fût-ce à la Chine ou à la Russie.
Mais de voir des gens qui parlent encore en termes de Crédit Social prétendre en obtenir la réalisation en prenant de la distance, en "élargissant le problème", c'est grand' pitié, vraiment.
Au juste, la lutte pour le droit de l'Alberta à l'utilisation directe de son propre crédit réel ne dura que deux années; mais elle eut au moins le mérite de montrer quelle puissance domine les gouvernements centraux. Tandis que l'On-to-Ottawa, lancé en 1947, n'a rien donné après 16 ans, sauf de démontrer la futilité de poursuivre une réforme de l'importance du Crédit Social par de simples luttes électorales, en soumettant une doctrine, après l'avoir passablement émondée, aux aléas de l'urne électorale. Le Major Douglas conseillait donc de choisir entre trois formules :
La première : Passer outre à une Constitution qui protège un système adversaire du bien commun et générateur de maux graves et innombrables. Mais cela demande un peuple prêt à suivre son gouvernement. En 1944, je posais moi-même un jour la question à Solon Low, alors encore trésorier provincial de l'Alberta : "Pourquoi Aberhart, et plus tard Manning, n'ont-ils pas passé outre aux objections d'Ottawa ou d'autres sources, en disant : C'est la volonté prépondérante du peuple albertain ?" Solon Low me répondit : "Le peuple n'aurait pas suivi". — "Et pourquoi donc n'aurait-il pas suivi, puisqu'il avait si majoritairement voté créditiste ?" — "Ah !" fut la simple réponse de M. Low.
Le vote, il est vrai — et nous le comprenons mieux encore aujourd'hui — ne signifie pas grand' chose : il est bien plus le fait d'une masse cuisinée que l'expression de la volonté déterminée d'un peuple éclairé. D'ailleurs, les Albertains l'ont démontré une fois de plus, lorsqu'ils ont fait plus confiance au système des banques, système qu'ils avaient dénoncé, qu'au système des Succursales du Trésor, établi par un gouvernement pour lequel ils avaient voté.
La deuxième manière exprimée par Douglas, c'est de "contourner" les termes d'une loi qui veut s'opposer à la liberté de s'affranchir provincialement d'entraves purement financières.
Ce contournement pourrait se faire par l'institution d'un système de comptabilité interne, pour les transactions internes relatives à la production et à la distribution. Système tenu par un organisme provincial, relevant du ministère provincial des Finances (Trésor provincial), avec fonction de conformer cette comptabilité aux faits économiques dé la production et de consommation dans la province, pourvoyant à des facilités pour les transactions avec l'extérieur. Un peu comme le système des Succursales du Trésor établi en Alberta par Aberhart en 1938. Mais, comme nous l'avons vu ci-dessus, cela exige un peuple à la fois renseigné, prêt à collaborer en tournant le dos au système bancaire actuel dans toute la mesure qui lui en est offerte.
La troisième manière, c'est de "faire modifier le texte de la loi servant de Constitution." Mais là encore, il faut un peuple prêt, à mettre tout son poids à obtenir cette modification. C'est encore Douglas qui le dit : "Cela, à mon avis, ne peut se réaliser qu'au moyen d'une pression Concertée de toute la population".
Une pression concertée de toute la population ne peut jamais être le fait d'un peuple divisé par des partis politiques. Encore moins quand l'un de ces "diviseurs" se donne l'étiquette Crédit Social, et qu'il cherche justement à éloigner les créditistes du maître Douglas et les invite à faire confiance à des poursuivants de pouvoirs, d'honneurs et d'argent.
* * *
Il y a là matière à réfléchir, pendant la présente compagne électorale, pour ceux qui disent vouloir le Crédit Social. Feront-ils confiance au maître, ou suivront-ils des politiciens ?
Il est vrai que les atmosphères d'élection ne sont guère propices au resplendissement de la vérité. Mais notre devoir est tout de même de faire écho à la pensée du fondateur du Crédit Social, même au milieu de tout le tapage provoqué par ceux qui le trahissent. Il reste, après tout, des gens qui savent' tête garder, et c'est bien parmi les lecteurs réguliers de Vers Demain qu'on doit surtout pouvoir les trouver.
Ce n'est pas un "nouveau parti", mais un "peuple nouveau", un peuple de citoyens renseignés, formés à la responsabilité personnelle, qui fera instituer l'économie nouvelle, l'économie du Crédit Social telle que conçue par le maître Douglas.

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

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Les valeurs suisses

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Archives du blog

Qui suis-je ?

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

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