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dimanche 16 octobre 2016

Banques centrales ? Des coopératives intégrales ?



C'est bien ça. Ce qu'avait vu Carrol Quigley dès les années 60, auteur du livre -Tragédie et Espérance- considéré à raison par certains comme la "bible" de la globalisation, citation : 

"Le pouvoir du capitalisme financier a un objectif transcendant, rien moins que de créer un système de contrôle financier mondial dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l'économie du monde comme étant un tout".

Cette citation ci-dessus est dans l'entrée en matière du livre de notre ami argentin Santiago Roque Alonso - Cómo funciona REALMENTE el Mundo (Comment fonctionne RÉELLEMENT le Monde) éditions Segunda Independencia, Buenos-Aires, 2004, 367 pages, où se trouve en final son magistral article intitulé - L'imperialismo internacional del dinero - (L'impérialisme international de l'argent) inspiré de l'encyclique Quadragesimo anno (1931) du Pape Pie XI. Article que j'avais traduit en français et que je peux envoyer, ou réenvoyer, sur demande.

Ci-dessous une excellente détection de Ferghane Azihari de ce système pervers de banques centrales qui ne sont que des réunions de banques privées où les soi-disant contrôlés (les banques privées) choisissent leurs "contrôleurs... Et dans les chaumières, l'on continue à croire en la "police" des banques centrales...
Quelle farce!! Aux conséquences tragiques qu'on connait trop.

Renaud  L a i l l i e r 





Dans Chronique Agora, 22 septembre 2016 


LES NOTES DE FERGHANE AZIHARI
Ferghane Azihari

Les banques centrales n'ont jamais été créées pour votre bien

Les titulaires du monopole légal du faux-monnayage qui portent le nom de banquiers centraux sont devenus les gourous de l'économie moderne. Nous nous tournons obséquieusement vers eux comme vers des rois thaumaturges, pour leur demander de faire des miracles : relancer la croissance, éradiquer le chômage et la pauvreté… Comme si la création monétaire pouvait magiquement remplacer ce qui fait la prospérité des civilisations : des institutions respectueuses de la liberté d'entreprendre, le progrès technique, l'accumulation de capital, la productivité, etc.
Notre confiance aveugle vis-à-vis des banques centrales puise sa source dans le mythe qui voudrait que ces institutions aient été créées pour garantir la stabilité du système économique et financier, la sécurité de notre épargne... Un tel mythe ne résiste pourtant pas à l'analyse historique. Les banques centrales ont bien sûr été créées pour remplir un tas de missions, mais certainement pas pour ces nobles objectifs décrits plus haut. En fait, elles ont toujours eu une finalité politique et corporatiste incompatible avec le bon fonctionnement des marchés financiers.

Des objectifs politiques : s'accaparer subtilement les ressources des citoyens

Les banques centrales sont apparues quand les souverains ont découvert au fil du temps et de l'expérience que le monopole de la création monétaire était un moyen beaucoup plus subtil que la fiscalité pour s'accaparer les ressources de leurs sujets.
Voyez-vous, la fiscalité présente des inconvénients politiques. Il faut envoyer des percepteurs chez les gens afin de confisquer leurs biens. Évidemment, ces mêmes gens ne sont pas contents. Ils crient à l'extorsion. Ils se rebellent, se révoltent, coupent des têtes et vont parfois même jusqu'à faire sécession en créant un nouvel État ! Rendez-vous compte ! Mettez-vous à la place du souverain. De telles situations sont évidemment inconfortables…
Alors qu'il suffit d'imposer le cours forcé d'une monnaie de singe et d'accroître la masse monétaire à volonté pour opérer une discrète redistribution des richesses des sujets gouvernés vers les gouvernants. Ainsi, loin d'être nées pour réguler la finance, la plupart des banques centrales en Europe sont nées en raison de difficultés éprouvées par les souverains à financer leurs dépenses.
L'épisode de la naissance de la Banque de France est à cet égard emblématique. La Banque de France était à l'origine une banque privée notamment détenue par Napoléon Bonaparte et ses proches.
Inutile de préciser que l'octroi en 1803 du monopole d'émission des billets s'est révélé lucratif pour les actionnaires de cette banque. L'inflation pouvait dès lors s'utiliser pour financer les dépenses de guerre de l'État français tout en permettant à ceux qui contrôlaient le monopole de la création monétaire de s'enrichir sur le dos des populations.

Des objectifs corporatistes : couvrir les cartels bancaires

Outre les objectifs politiques, les banques centrales se sont vu assigner la mission de protéger des intérêts corporatistes. Elles agissent comme des prêteurs en dernier ressort en vue d'abreuver de liquidités les banques en difficultés. Elles sont ainsi à l'origine d'un aléa moral qui pervertit les incitations des banques. Ces dernières sont désormais dans la capacité d'émettre excessivement du crédit sans être soumises à une quelconque discipline de marché. C'est pourquoi la création de la Réserve fédérale américaine en 1913 a vivement été encouragée par les élites financières de l'époque.
Le mécanisme est simple. Normalement, la privatisation des profits et des pertes est un élément clef de la régulation du capitalisme. Ce sont les profits et les pertes qui permettent de guider les entrepreneurs vers une bonne affectation des capitaux tout en leur imposant une certaine discipline. Or les banques centrales ont été instituées précisément en vue de briser ce mécanisme régulateur. Elles conduisent à la privatisation des profits mais à la socialisation des pertes grâce à la création monétaire. Par conséquent, on peut affirmer sans hésitation qu'elles sont responsables du dérèglement des marchés financiers. Cette déresponsabilisation est d'autant plus encouragée que les normes prudentielles exigées par les régulateurs réduisent la concurrence et renforcent les cartels établis.

La distorsion du loyer de l'argent

Enfin, les banques centrales ont le pouvoir de forcer les taux d'intérêt de manière arbitraire. Cela fausse les signaux de prix guidant les préférences des épargnants et des emprunteurs. Il s'ensuit deux nuisances. Les taux d'intérêt artificiellement bas découragent l'épargne et donc réduisent les investissements nécessaires à l'accumulation de capital productif. En l'absence de véritables signaux de prix, le marché est dans l'incapacité d'allouer le capital de manière optimale, ce qui nuit à la production globale de richesses et à la croissance économique.
Les banques centrales n'ont jamais été créées pour notre bien. Notre argent ainsi que nos économies se porteraient beaucoup mieux si elles n'existaient pas.

Solutions suisses

La BNS pourrait ainsi devenir la Fédération Suisse des Coopératives Monétaires Cantonales et/ou  Communales...

Si nous admettons que la structure actuelle de la BNS constitue un risque systémique, pour ne pas dire sismique, trop important, alors démontons-la et transformons-la en une vraie banque centrale qui réunisse la totalité des seuls vrais possesseurs de cette fortune collective, les citoyennes et les citoyens suisses. Impossible n’étant ni français ni suisse, et au mieux une excuse pour ceux qui ne veulent rien entreprendre de peur de perdre leurs avantages, il est possible de transformer cette société privée défendant des intérêts de plus en plus troubles, en une société reposant sur l’intérêt général. Il existe dans le droit suisse un véhicule juridique qui correspond à cet objectif, c’est la coopérative. C’est d’ailleurs l’outil juridique choisi par un précurseur de la grande distribution dans notre pays, le visionnaire Gottlieb Duttweiler. Il est parti de rien et son idée s’est transformée en «success story » et appartient au top 500 des sociétés de la planète. Fondée sur le principe de l’intérêt général et non plus celui d’une élite le plus souvent étrangère, la BNS pourrait ainsi devenir la Fédération Suisse des Coopératives Monétaires Cantonales ou FSCMC. Elle regrouperait l’ensemble des CMC (Coopératives Monétaires Cantonales). Le principe est simple: chaque citoyen suisse se voit attribuer une part sociale de la coopérative de son canton, qui représente l’ensemble des citoyens-coopérateurs du canton concerné. Chaque CMC détient une des 26 parts de la FSCMC. Les coopératives cantonales tiennent des Assemblées générales, lesquelles donnent les instructions aux délégués qui les représenteront à l’exécutif de la FSCMC. Ne peuvent siéger à l’exécutif de la fédération que des personnes n’ayant jamais collaboré à des activités de création monétaire selon l’ancien régime de la BNS. L’exécutif comporte 26 membres plus un représentant de l’exécutif fédéral. La FSCMC serait auditée par un comité citoyen de 5 personnes. Ce comité d’audit serait composé d’un représentant par région linguistique, d’un 38 représentant de la confédération issu de l’administration fédérale des finances et d’un citoyen tiré au sort pour une année. Tout citoyen peut participer à sa demande aux contrôles d’audit récurrents. Chaque citoyen dès sa naissance détient un compte de paiement et un compte de titres dans sa CMC. La CMC gère les comptes en dehors de son bilan propre, comme les banques privées. La création monétaire se fait exclusivement par l’augmentation identique de la limite de découvert sur les comptes de citoyens, comptes de paiement et comptes titres. Le découvert sur le compte de titres peut seulement être utilisé pour des investissements de titre, le découvert sur le compte de paiement peut être librement utilisé pour tous les achats de son titulaire. L’ensemble des comptes de titres représente un fond Souverain. Chaque citoyen (ou son représentant légal) peut le gérer directement ou le laisser gérer par la FSCMC. Seule la FSCMC conçoit et gère de la monnaie en pièces et en billets lesquels bénéficient d’une couverture or d’au moins 70% et sont seuls autorisés à porter le titre de «franc suisse». La quantité de billets/pièces en circulation est soumise à l’accord du comité central. La monnaie est émise seulement à travers les CMC contre les unités de monnaie scripturales des comptes de paiement des citoyens dans leur CMC. L’exécutif de la FSCMC peut ainsi seulement prendre 3 décisions de politique économique: fixer la quantité de billets à fabriquer, décider de combien augmenter le découvert individuel sur les comptes de paiement, ainsi que sur les comptes titres. Il doit aussi assurer la gestion des comptes titres qui lui est éventuellement déléguée par chaque citoyen, dans l’intérêt du Peuple. Tout le reste de son travail consiste à assurer l’audit et la transparence du système. La FSCMC se finance par une cotisation annuelle des CMC, proportionnelle au nombre de citoyens coopérateurs. Chaque CMC se finance par une cotisation annuelle couvrant ses frais fixes, et un coût de transaction entre comptes couvrant ses frais variables. 39 La FSCMC et les CMC ont un rôle éducatif important à jouer sur l’importance démocratique des décisions économiques d’achat et surtout d’investissement, en Suisse et aussi dans tous les pays dont les flux migratoires anormaux témoignent d’un désordre économique: avec un compte monétaire par citoyen, plus besoin d’émigrer dans un autre pays. En synthèse, la conséquence des dérives successives de la BNS est que la première action que doit entreprendre le prochain parlement est la transformation, à froid, de la BNS en une fédération suisse de Coopératives monétaires cantonales, soit une structure nettement plus démocratique et transparente. C’est sur l’engagement personnel des candidats aux chambres fédérales que devra se prononcer le Souverain car c’est bien de la qualité et de la fiabilité de l’Institut national d’émission bancaire que dépend l’ensemble des sujets politiques qu’ils soient de nature sociale, scientifique, économique. Sans parler de l’avenir énergétique du pays qui constitue certainement l’enjeu majeur des prochaines années vu la disparition prochaine et bienvenue du risque atomique que nous font courir des centrales vieillissantes. Ce tournant énergétique est certainement la meilleure décision du conseil fédéral de ces dernières années, imitant la chancelière allemande. Ce virage doit et peut fort bien être financé à l’interne par un Institut d’émission monétaire restauré et définitivement dédié à la prospérité du pays et non pas asservi à des intérêts financiers qui n’ont rien à voir avec nos valeurs et notre histoire de Peuple laborieux, respectueux de son environnement et arc-bouté sur la défense de sa Souveraineté depuis sa fondation.

Patrick Dimier.

http://www.deds.ch/files/Reveillons-nous-PatrickDimier-A5--1-.pdf


réveillons-nous ! conseilnational@dimier-group.com

QUE FAIT la Banque nationale suisse Avec notre monnaie ?

La prospérité de la Suisse passe par une politique citoyenne, pas par la politique de l’argent.

RéVEILLONS-NOUS!


Pourquoi faut-il impérativement nous réveiller?

 Introduction

En octobre 2010, Stéphane Hessel publiait un petit livre au titre ravageur, «INDIGNEZ-VOUS ». Son principe actif était la résistance pacifique aux agressions constantes contre les droits fondamentaux. Selon ses propres mots «créer, c’est résister. Résister c’est créer» posés en conclusion de son ouvrage au succès planétaire «Indignez-vous». Depuis la parution de ce livre choc, la pression des milieux de la finance mondiale n’a cessé de s’accroître pour devenir totalement infernale, à commencer par l’accroissement de la pression fiscale destinée à collecter de plus en plus de monnaie légale pour alimenter l’État-dette. Ceux qui le peuvent quittent le pays et ceux qui ne le peuvent pas restent pris au piège. Cette violence extrême est savamment orchestrée par des intérêts aussi peu avouables que visibles. Comme dans un tour de magie, tout est visible, quand on cherche à voir et seulement lorsqu’on sait ce que l’on cherche. Ce sont ces arcanes qui, en coulisses, s’accaparent à la fois les richesses naturelles et les commandes réelles des États, suivant scrupuleusement le concept global de maîtrise de la dette des États. Au XIXe le premier «Baron de Rothschild » né Mayer Amschel Bauer, qui a été le financier de Guillaume Ier électeur de Hesse-Cassel, a eu cette phrase prémonitoire «Donnez-moi le contrôle de la dette et je me moque de ceux qui font les lois». La situation grecque s’inscrit parfaitement dans cette dynamique maléfique, et juste avant elle, celle de Chypre nous a montré le sort particulièrement rude que réserve la clique de l’€-groupe aux avoirs privés confiés, plus exactement «prêtés», à des établissements de cette zone géopolitique. Personne n’a rien dit car une grande partie des dits avoirs étaient d’origine russe, oubliant du même coup que n’importe quels avoirs et n’importe quel pays sont à la merci de ces illusionnistes qui veulent faire plier précisément des régimes bancaires puissants, et le nôtre par exemple, face à la «lex bancaria » qui sert ces marionnettistes et leur funeste dessein. L’histoire de la «Federal Reserve» brièvement évoquée ci-après est une éclatante démonstration de la méthode utilisée. 6 Les banques privées suisses, notamment, (à ne pas confondre avec les banques commerciales) sont une cible de choix car, depuis plus de 200 ans, elles gèrent et font prospérer les avoirs de très nombreuses familles de par la planète, sans jamais «émettre» le moindre franc sous la forme scripturale. C’est l’occasion de préciser d’emblée qu’à notre avis, ces Maisons sont les seules à pouvoir prétendre au nom de « banquier». Les autres sont des « grossistes de liquidités artificielles». Pouvoir financier Ces manipulations sont de vrais actes de guerre d’un nouveau style. Plus besoin de mobiliser des troupes toujours plus chères à entretenir, il suffit de monopoliser le trafic financier du commerce mondial pour mettre à genoux les pays qui, à l’image de la Suisse, ont des velléités d’indépendance ou pire, qui ont l’outrecuidance de prétendre jouer un rôle protecteur dans la finance mondiale en marge du dieu $. Le sérieux problème que pose cette posture dominatrice est qu’elle soumet, comme le disait Rothschild, la volonté des peuples à la loi d’un très petit nombre qui s’enrichit et prend le pouvoir en générant de la dépendance et de la pauvreté. Contrairement aux banques privées « old fashion» à la genevoise, dont l’activité consiste à faire fructifier un patrimoine au nom du client en investissant intelligemment dans des secteurs économiques, les grossistes de monnaie scripturale prédatrice et usurière s’enrichissent en générant de la monnaie introduite sous forme de dette du peuple. Une dette à ce point colossale qu’elle peut ébranler un pays. La Grèce est un exemple comme l’a été Chypre. Celles et ceux qui pensent que cela est dû à la petite taille de ces États se trompent lourdement, par exemple la Grèce a une population de taille comparable à celle de la Suisse. La taille n’est pas en cause, seul le système l’est. Comme le disait si bien Stéphane Hessel, nous devons résister et organiser la résistance planétaire à ces prédateurs. S’indigner n’est manifestement pas suffisant vu la puissance de ces forces maléfiques. 7 C’est pourquoi il est de notre devoir de nous réveiller grâce aux outils de notre démocratie directe qui nous en donne les moyens. Sans quoi ces gens, lentement mais sûrement, vont asphyxier le monde et, par conséquent nos libertés individuelles, de façon aussi implacable que feu le régime soviétique de funeste mémoire, dont les mécanismes, bien qu’agissant sur le puissant ressort de l’opposition entre le monde ouvrier et le patronat, fonctionnait en réalité sur un principe identique, maîtriser les foules laborieuses en les privant des richesses, pourtant créées par leur travail, qui étaient accaparées par une nomenklatura, version communiste de la clique de Wall Street. En réalité, la pensée de Marx a été un leurre fantastique qui a permis à cette nomenklatura de contrôler les pays asservis en cachant la finalité réelle de l’exploitation économique de la masse par des seigneurs discrètement cachés derrière des figures emblématiques, tel le « petit père du peuple», qui servaient à cacher la cause réelle de l’exploitation économique de tous par les seigneurs discrets de la création de monnaie «féodale». La Suisse a cette particularité de pouvoir prétendre reposer toute entière sur la volonté de son Peuple qui, d’ailleurs, porte le beau nom de Souverain. La réalité matérielle est toute autre puisque seuls 60 milliards de budget sont gérés annuellement par l’état fédéral, alors que de leur côté les grossistes de monnaie scripturale gèrent des bilans en francs suisses de plus de 1500 milliards et une création annuelle inconnue, mais supérieure au budget fédéral. En fait ce sont eux qui, objectivement détiennent le plus de pouvoir. Cela nous amène nécessairement à nous poser la question « à quoi sert cette souveraineté si elle n’est, en réalité, qu’illusoire?». Pour illustration, souvenonsnous des baissés de culotte de nos dirigeants qui plient à la moindre contrariété comme cela s’est produit dans l’attaque frontale entreprise par Wallshington (ce terme illustre la mainmise de Wall Street sur Washington) contre notre système bancaire. La volonté de résister La Souveraineté n’a de sens que si les gouvernants élus sont profondément animés de la volonté de résister. Force est de constater qu’au cours de la législature qui s’achève, ces dirigeants ont surtout été animés par le souci de 8 plaire et ont eu la faiblesse de plier et, sommet de la traîtrise, font mine de ne pas comprendre le système monétaire de la monnaie féodale. Quant au législatif, il se distingue par sa passivité alors qu’il détient la puissance législative pour contrôler le système monétaire et surtout la BNS. Au lieu de ça, il a même abandonné ce pouvoir à une agence extérieure appelée FINMA qui est désormais totalement hors du contrôle des élus du peuple. Les votations fédérales les plus récentes montrent que sur les questions identitaires, le gouvernement fédéral n’est pas aligné sur la volonté réelle du Souverain ce qui nous conduit à un premier constat: Dans un système de démocratie semi-directe, plus que dans tout autre, l’Exécutif doit puiser sa source dans le Peuple. A fortiori si les textes parlent de Souverain. Les tentatives récentes allant dans ce sens étaient trop simplistes pour un système aussi complexe que celui qui permet à la Suisse, depuis 1848, de tenir ensemble. Cette cohésion est aujourd’hui en danger par l’action conjuguée d’intérêts très opposés. D’un côté une volonté de s’accaparer les richesses de citoyens et de l’autre de faire croire à la richesse du système monétaire, alors que l’argent, c’est seulement des nombres dans une comptabilité. 9 Petit résumé historique Afin de bien comprendre ce qui va suivre il est nécessaire de faire un rappel historique de la création du modèle qui a conduit à la réforme de la BNS et la création de la FINMA en 2008. Dès la fin des turbulences causées par la mise à feu et à sang de l’Europe par les guerres napoléoniennes, c’est-à-dire en réalité au milieu du XIXe lors de la sortie du monde agraire et de la naissance du monde industriel, le monde a connu une croissance soutenue. Cette croissance reposait, du point de vue monétaire, sur une base commune à tous, l’or. C’est lui qui a permis l’essor qu’a connu le monde moderne et a été le moteur d’un réel progrès économique. Si je dis réel c’est qu’il reposait sur une contrepartie physique que tout le monde utilisait, monnayable en tout temps. Dans ce système la banque centrale était contrainte d’avoir une liquidité garantie par ses avoirs, lesquels se «liquéfiaient» au fur et à mesure de leur vente qui devait intervenir au plus tard à 90 jours, comme l’explique très bien le Prof. Antal Fekete dans son ouvrage «Le retour au standard or». Dans ce monde-là le risque de voir la banque centrale s’exposer au-delà de ses avoirs était nul. Le gros inconvénient de ce système à couverture 100% or est qu’il devient, à un moment ou un autre, un frein sérieux à l’expansion monétaire. C’est à ce moment-là que l’étalon-or a connu son premier coup de butoir puisqu’il a été dépeint comme un frein à la modernité. En fait, il était surtout un frein à une autre calamité, celle de la guerre. Avec l’étalon-or, à la fin d’un conflit, l’état des finances du vainqueur comme celles du vaincu était calamiteux. Tout au contraire, en supprimant cet étalon, l’état de guerre permanente devenait possible et avec elle la naissance de fortunes colossales des aciéristes et autres affairistes construites sur la production de monnaie de singe sans autre contrepartie que la solidité apparente de l’émetteur, et sa capacité à duper les citoyens par de belles paroles. C’est de cette façon que le monde moderne a basculé du mécanisme de paiement anticipé à celui du crédit. 10 Pour faire très simple, dans le monde d’avant 1914, le banquier (qui pouvait encore porter ce nom) vous avançait de la liquidité garantie par de l’or qu’il possédait, en contrepartie d’une marchandise qui passait sous son contrôle. Nous étions dans un système de prêt avec contre-partie (marchandise contre avance sans création monétaire du banquier) et dont le solde vous était versé au moment de la livraison permettant au commerce de devenir multilatéral. A l’opposé, dans le monde d’après 1914, le banquier crée de la liquidité sans avoir la moindre couverture, par un simple jeu d’écriture. La banque, devenue grossiste de monnaie, inscrit à l’actif de son bilan le contrat qui vous lie à elle et à son passif un simple nombre, devenu de la monnaie qu’elle a ainsi créée ex-nihilo. Avec ce changement de paradigme, la banque, outil essentiel d’avance de liquidités pour le commerce et l’industrie, et qui gagnait sa vie sur les marges, est devenue, en s’autorisant à créer de la monnaie ex-nihilo, un faux monnayeur, avec l’accord de la banque centrale qui est le complice objectif de cette production de fausse monnaie. Illustration comptable Dans les banques privées, le compte d’un client n’est pas dans le passif du bilan de la banque, mais dans des comptes séparés spéciaux dits des actifs sous gestion: il s’agit d’un dépôt véritable. Versement d’un prêt à un client par transfert de liquidités Actifs sous gestion de la banque Evolution Compte de paiement du client +1’000 Bilan de la banque Evolution Evolution Actif +0 Passif +0 Liquidité (caisse) -1’000 Créance de prêt à client +1’000 Le bilan de la banque n’a pas changé, la quantité de monnaie est conservée. 11 Dans les banques commerciales actuelles, le compte de paiement d’un client est dans le passif du bilan de la banque: c’est une dette. Versement d’un crédit à un client par création ex-nihilo Bilan de la banque Evolution Evolution Actif +1’000 Passif +1’000 Compte de paiement +1’000 Créance de crédit à client +1’000 Le bilan de la banque a augmenté comme la quantité de monnaie, c’est une création de monnaie ex-nihilo. C’est sur la base de cette fiction que s’est construite la puissance américaine du début du XXe siècle. Notamment son énorme puissance industrielle automobile. Ce qui fit dire à Henry Ford : «Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin». Il convient dès lors de rappeler ici comment et pourquoi est née la Réserve Fédérale Américaine le 23 décembre 1913 sous l’impulsion, dans la coulisse, de John Pierpont Morgan (JP Morgan). Officiellement c’est sur proposition du sénateur républicain de Rhodes Island, Nelson Wilmarth Aldrich. Il était, en réalité, le cheval de Troie de Wall Street au Congrès. Afin de pallier les aléas des crises de liquidités de 1873, 1893, et finalement la panique qui succéda à la crise de 1907, un groupe particulièrement influent de magnats de la finance new-yorkaise, au nombre desquels l’omniprésent Morgan, décidèrent de sonner la fin de cette instabilité, qui avait été bien utile pour justifier une réaction. Il fut dès lors facile à ce cercle d’influence de mettre sur pied, comme on le fait toujours en pareille situation, une commission parlementaire. C’est ainsi que naquit la «commission monétaire nationale» et il parvint à placer son porteur d’eau, N.W. Aldrich, à sa tête… Comme par hasard ! La réelle intention n’était pas du tout de stabiliser la monnaie américaine. Le but était de s’assurer à la fois son contrôle et surtout son flux en direction du 12 public. Par ce moyen, le citoyen américain devenait, sans s’en rendre compte, l’esclave de sa monnaie et du système de réserve fédérale. Pour atteindre cet objectif, le dénommé Aldrich convoqua ceux qui allaient lui permettre de rédiger le rapport qui devait conduire à la loi qui a transformé les États-Unis d’Amérique, tels que les avaient imaginés les Pères Fondateurs, en un immense jeu de l’avion. C’était le 22 novembre 1910 au soir, à la gare Hobocken dans le New-Jersey, à bord d’un wagon privé fermé attelé à un convoi spécial et dans le plus grand secret. Pour faire court, participaient à cette irréelle équipée les personnes suivantes, outre le secrétaire personnel d’Aldrich Shelton, le gratin de la finance newyorkaise: Franck Vanderlip, président de la National City Bank, Henry P. Davison associé et JP Morgan, Charles D. Norton, président de la First National Bank of New-York (appartenant à JP. Morgan majoritaire du capital-actions), Benjamin Strong autre porteur d’eau de JP Morgan et enfin un récent émigré allemand Paul Warburg associé de Kuhn, Loeb & Co. Ce dernier sera, matériellement, le vrai auteur de la loi qui va fonder le système de la réserve fédérale américaine. C’est avec ce groupe, totalement isolé du monde pendant 10 jours, sur l’île de Jekyll au large de la Géorgie et appartenant aux banquiers new-yorkais, qu’Aldrich accoucha du rapport de la «Commission monétaire nationale». Afin de masquer l’origine et le but ultime de cette loi, les comploteurs créèrent «La Ligue des Citoyens» dont l’action servit de leurre. Pour crédibiliser le tout, trois professeurs des plus grandes universités américaines, Princeton, Harvard et Chicago, participèrent à la campagne nationale devant assurer le soutien populaire à cette nouvelle loi. Un homme ne fut pas dupe, le député Charles Lindberg Sr qui déclara le 15 novembre 1911 devant la Commission: «Le projet Aldrich est le projet de Wall Street, c’est une vaste remise en question du gouvernement par celui qui a pris fait et cause pour le «trust monétaire» qui permettra à ce dernier, en cas de besoin, de créer une nouvelle panique monétaire pour intimider le peuple», et de conclure «Lorsque le Président Wilson signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé… Le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire ». 13 Plus sérieuse encore sera l’attaque frontale du Sénateur Mc Veagh qui déclarera en 1913 préalablement au vote final qui a eu lieu le 23 décembre 1913 : Nous nous opposons au projet de loi Aldrich pour les raisons suivantes: • L’absence totale de contrôle gouvernemental ou public sur le mécanisme bancaire créé, • Sa tendance à placer le contrôle du vote dans les mains des grandes banques membres du système, • Le risque extrême d’inflation monétaire inhérente à ce système, • L’aspect monopolistique dangereux du projet, • Le contrôle par la banque centrale de la monnaie nationale qui pourrait ainsi profiter du crédit des États-Unis à son profit personnel. Le plan consistait à permettre à Wall Street de conduire, à son profit, la politique monétaire du pays, quels qu’en soient les intérêts réels. Cette construction est celle qui a été reprise en Suisse lors de la création de la BNS. En quoi consiste ce plan plus exactement et en quoi affecte-t-il le reste du monde en général et la Suisse en particulier? 14 La résistance face à l’hégémonie du $ Dans un récent article paru dans «Le Temps», le Sieur Juan Zarate nous a expliqué qu’après le 11 septembre 2001 il a personnellement réussi à convaincre les autres pays d’utiliser le système bancaire «swift», au motif de traquer les fonds criminels. Par ce coup de bluff il a, à leur insu, lié ces pays, de façon implacable, à la justice américaine. C’est ce coup-là qui permet depuis lors aux USA des attaques liberticides contre tous les pays qui ne suivent pas les règles de l’ «empire». C’est un peu du Star Wars appliqué! Ainsi, sous prétexte de standards internationaux de pseudo blancheur financière, la clique qui orchestre l’ensemble des transactions financières peut, selon ses humeurs, décider de quel État elle va déstabiliser. Il faut dire que sur ce plan, la Suisse a été gratifiée d’un régime de faveur par les USA. Il y a plusieurs raisons à cela dont la principale est certainement que le système bancaire suisse constituait une zone de liberté contraire aux intérêts de ces individus qui fondent leur puissance, précisément, dans la maîtrise des mouvements financiers et la captation de flux financiers réels pour les transformer ensuite en fausse monnaie scripturale, émise comme un poison fatal dans l’économie mondiale, la rendant à la fois fragile et dépendante. La Suisse, au lieu d’avoir à sa tête un gouvernement de combat, essentiel dans une période aussi difficile et complexe, n’a eu qu’une équipe d’amateurs, juste suffisante pour la navigation par beau temps. Sur le sujet le plus brûlant et le plus complexe, le secret bancaire, véritable armature de notre économie, la Suisse a été pourvue de la personne la moins apte à affronter un tel colosse. Sans oublier qu’à ses côtés on trouvait des diplomates certes chevronnés mais absolument pas rompus aux négociations politiques dures et particulièrement tranchantes avec ces coups d’éclats. Tout ce que les sphères diplomatiques détestent, ce n’est pas dans leurs gênes. Il en est résulté un affaiblissement criminel de notre place financière par la perte de confiance que ces trahisons entraînaient et, dans sa suite, pas encore totalement réalisée, une compression tout-à-fait coupable de notre économie 15 dont le seul et unique but, inavouable, est de servir les intérêts des financiers internationaux ligués de Wall Street. Reconstruire Il ne sert à rien de refaire le passé, il est passé. Nous devons par contre réinstaurer ce qui a fait la base de notre réussite, la défense acharnée de la sphère privée et du pouvoir souverain individuel, pierre angulaire de notre système. Il faut désormais reconstruire une économie forte dont le Pouvoir de création monétaire fait et fera toujours partie. Il n’est pas question une seconde d’ouvrir notre système bancaire à des fonds douteux. Il est question ici de dire et d’affirmer haut et fort, de façon intangible, que la maîtrise des flux financiers qui passent par notre monnaie est de la seule et unique compétence des autorités suisses en application de notre droit interne. Il convient, avec la même netteté de discours, de rappeler que la Suisse est un pays de banquiers privés individuels et responsables au sens premier de ce terme, et non pas une nation de créateurs de fausse monnaie. Autrement dit le contraire des États qui nous attaquent sur la nature même du métier de banquier, dont ils usurpent et détournent allègrement le sens premier. Si cela ne devait pas convenir à l’un ou l’autre des pays qui se disent amis de la Suisse on peut, dans un premier temps, expliquer en quoi consiste et comment s’exprime notre Souveraineté. Si cela ne devait pas suffire alors il appartiendrait à la Suisse d’être nettement plus inventive et dynamique dans le choix de ses alliances de politique économique et financière. Il faut reconnaître que, sur ce point précis, les signes d’indépendance envoyés sont plutôt encourageants et méritent d’être soulignés. Le discours de fermeté est celui qu’il ne faut en aucun cas lâcher. Les pressions extérieures sont avant tout une intimidation et les règles internationales ne permettent précisément pas de traiter la Suisse comme elle l’a été, y compris par certains de ses voisins qui, par ailleurs, sont très heureux de pouvoir recycler une partie de leur chômage dans notre système qui fonctionne 16 manifestement encore un peu mieux que le leur. Pour cela il faut montrer une détermination sans faille et ne jamais avoir peur des représailles en sachant retrouver notre indépendance monétaire. Il faut aussi savoir acquérir une indépendance énergétique nous libérant des trafics de cours de l’énergie fossile. La politique n’est pas un long fleuve tranquille, c’est une monde dur et sans pitié. Celles et ceux qui ne l’ont pas compris n’ont rien à faire aux commandes d’un État, a fortiori lorsqu’ils ne sont que les mandataires de la volonté du Peuple, comme c’est le cas en Suisse. Et cela même si, comme les conseillers fédéraux, ils ne sont pas en place par le suffrage universel, qui est pourtant la seule source du pouvoir en démocratie. Certes on connaît tous la complexité de notre pays mais au lieu de la voir comme un frein à l’innovation politique, il faut l’appréhender comme un moyen d’être créatif. Ce qui semble évident c’est que le système de l’élection au second degré nous a prouvé, au cours de la législature finissante, ses limites. Elle a rendu visible le divorce entre les intérêts privés, souvent portés au pouvoir par les lobbies qui infestent la vie politique fédérale, et l’intérêt général. Une bonne partie de la gauche a abandonné la défense réelle de cette thématique lourde. Cette gauche-là préfère s’enfermer dans des exercices de rhétorique électoraliste plus simple «les riches contre les pauvres» plutôt que de s’attaquer au cœur du réacteur infernal, la création monétaire artificielle et incontrôlée. Que ce soit par incompréhension des enjeux ou par complicité de fait, le système en place est l’oreiller de paresse du concept de l’état de dette permanente qui permet de financer leur État providence. 17 Le faux argument du repli En exerçant librement son droit d’initiative le Peuple suisse a décidé, non pas de fermer ses frontières, mais de réguler l’afflux de personnes sur son territoire. L’objectif est d’être en mesure de gérer à la fois la croissance économique et démographique du pays dont le territoire devient de plus en plus exigu. Ce qui est pour le moins surprenant sur ce point précis, c’est qu’une partie de la classe politique veut préserver l’environnement et donc l’empreinte écologique de l’habitat. C’est également ce que veut aussi le Souverain. De l’autre côté de l’échiquier, une autre mouvance veut préserver la qualité de vie en diminuant la pression démographique. La beauté de notre système a conduit le Souverain a accepter les deux propositions. Où est le problème direz-vous? Il est dû au fait que ceux qui prônent la protection de l’environnement n’ont absolument pas envisagé l’option politique empoignée par le camp d’en face alors même qu’il est cohérent avec la volonté populaire. Pour sortir d’une telle situation, et compte tenu de traités contraignants signés par la Suisse avec sa voisine l’UE, il est indispensable de mener d’intenses campagnes d’information afin d’éviter la désinformation, mode opératoire usuel en UE. Le conseil fédéral, selon son habitude, s’enferme dans l’option technique de l’administration et maintient la discussion au niveau des aspects administratifs alors qu’il s’agit de faire comprendre aux citoyens européens à la fois nos règles de fonctionnement démocratique et cette vision environnementale dont la conséquence conduit, inévitablement, à une limitation de l’immigration. La situation actuelle de blocage est donc essentiellement le fait d’une communication grand public déplorable et, surtout, cette volonté totalement contraire aux Us et Coutumes politiques suisses, d’exclure de la discussion les partisans de l’une des deux approches de la thématique. La Suisse fonctionne car elle est fondée sur le principe de la volonté commune avec un outil essentiel, le consensus. Au lieu de cela, l’assemblage au pouvoir exécutif a pris l’option de la vision unilatérale ce qui expose l’ensemble de l’édifice « Suisse» à des risques dont le Souverain ne voudrait certainement pas s’il était correctement informé. 18 Se pose donc la question qui dérange, quel est l’agenda caché des membres de l’exécutif fédéral et quels sont les intérêts qu’ils défendent réellement. Ceux du pays pour lesquels les élus les ont cooptés ou ceux d’intérêts dissimulés derrière le choix de leurs personnalités? Cette question, qui est au centre du débat, est soigneusement éludée par celles et ceux qui, sur une base partisane et non pas objective, ont mis en place cet assemblage. Le résultat est atteint car l’hétérogénéité du collège est telle qu’il est impossible de sortir une politique à la fois homogène et cohérente. Autrement dit un boulevard pour agiter en public les différences et, dans la coulisse, poursuivre la vraie tâche, défendre les intérêts cachés de gnomes de la finances d’ici ou d’ailleurs. Cette situation est la conséquence d’un coup d’état fomenté, comme toujours en pareille situation, par des intérêts divergents qui convergeaient sur une focalisation personnelle. Or la Suisse, de par sa structure, peut encore moins que les autres systèmes, fonctionner en «contre». La cohésion suisse fonctionne en positif, c’est-à-dire en défendant ses principes. Chaque fois que la politique suisse s’exprime contre ceux-ci, elle déraille. Ce système n’a de sens et de viabilité qu’à cette expresse condition. L’exemple le plus éclatant a été lorsque le centre-droit et le centre-gauche se sont alliés dans la seule perspective de bouter hors du cénacle une personnalité ne leur convenant pas ou ne convenant pas à leurs commanditaires. Il en résulte une désarticulation qui a ouvert la voie aux attaques brutales contre nos traditions bancaires. Le résultat est le même qu’ailleurs, ce sont nécessairement les citoyennes/ens qui paient l’addition. Ainsi donc, lorsque la tempête s’est levée, et alors qu’il fallait un capitaine à la barre, la Suisse s’est retrouvée pilotée par des individus sans aucune cohérence politique et sans forte personnalité déterminée à défendre notre modèle économique et nos règles de protection de la sphère privée. En simple, là où il faut de la poigne nous avons été pilotés par la peur. Qui sait, pire encore par une volonté de détruire, objectif final des commanditaires de cette expédition et marionnettistes ultimes de septuor désaccordé. 19 Lorsque David s’est vu confronté à Goliath, il ne s’est pas posé de question, il a compensé son infériorité évidente par de l’intelligence, il a usé de son avantage de taille pour contourner un adversaire bien plus grand que lui en usant de sa mobilité et en paralysant la lourdeur de l’adversaire. David se fut-il réfugié au pied du colosse que celui-ci l’aurait écrasé. C’est exactement ce qui s’est passé dans la crise avec les américains. La Suisse officielle, tétanisée par la taille de l’adversaire et, il faut le dire, une vision de la politique qui ne peut avoir cours en pareille situation, s’est mise à trembler notamment pour des questions d’ordre bancaire, alors qu’il s’agissait de principes politiques. Au lieu de se mettre en mode défense, la Suisse officielle s’est mise en mode pliage. La résultante nous la connaissons et elle est d’une extrême gravité. La Suisse officielle, sans aucun mandat du Peuple donc sans la moindre légitimité, a non seulement abandonné un modèle qui fait sa richesse et celle de ceux qui y demeurent, mais encore a-t-elle, félonie suprême, autorisé des entreprises privées à livrer des citoyens suisses qui n’ont rien fait d’autre que leur travail en exécutant des ordres de supérieurs qui, eux, s’en sortent sans dommage. Même lorsqu’ils ont été parjures devant des autorités étrangères! C’est devant ces accumulations d’errements et de compromissions politicofinancières que nous, citoyennes et citoyens de Suisse, devons résister et le démontrer, nous indigner et le faire savoir, mais surtout, nous réveiller lors de la prochaine échéance électorale fédérale. 20 La BNS appartient-elle aux citoyens suisses? Vous êtes inquiets pour le futur, vous vous demandez comment et pourquoi les pays sont désormais les marionnettes d’une élite propriétaire du commerce de l’argent? Contrairement à ce que vous croyez, la BNS qui n’est pas une Institution publique est instituée par une loi fédérale, mais n’appartient pas au Peuple suisse. Son but avoué est de maintenir un taux bas pour mieux servir cette politique de la dette. La BNS permet à quelques privilégiés de créer de la monnaie, sous forme de dette du peuple envers les « grossiste de monnaie scripturale», qui détruit lentement et sûrement l’indépendance de chacun de nous en nous dupant avec de l’argent qui n’a aucune valeur légale puisqu’il vient du néant, généré par le «grossiste» qui vous le vend contre notre travail. C’est contre cette machine infernale que nous, Citoyennes et Citoyens de ce pays, devons impérativement nous mettre en mouvement. Cet automne, RÉVEILLONS-NOUS et envoyons à Berne des parlementaires qui s’engagent publiquement à démonter cette machine infernale et qui sont disposés à se coaliser dans cette perspective sans tenir compte de l’étiquette politique. Le but qu’ils s’engageront à poursuivre ensemble est de redonner à la Suisse sa Souveraineté monétaire non pas par un vieux mécanisme de repli mais, tout au contraire, en créant une base citoyenne forte à l’Institut d’émission national. C’est cette Souveraineté-là qui est importante car c’est elle qui nous permettra de ne plus être l’objet de pressions extérieures qui nous affaiblissent, qui ont conduit le conseil fédéral à faire des concessions inadmissibles, qui sont autant d’abandon de notre indépendance. Ces actes sont contraires à nos intérêts et n’ont pu être commis que dans l’ignorance, voire contre l’avis du Souverain et, qui plus est, en affectant lourdement notre ordre juridique et la protection de la sphère privée, pierre angulaire du modèle économique suisse. Ces abandons sont d’autant plus inadmissibles qu’ils ont été concédés à une pieuvre qui est autrement plus dangereuse que celle née en Calabre. 21 On nous agite le spectre du $ devant les yeux comme un chiffon rouge devant ceux du taureau, nous distrayant des vrais enjeux dont le premier est de retrouver notre souveraineté, notamment en redonnant le pouvoir aux Citoyens dans une gestion démocratique de la BNS et en interdisant toute création de monnaie légale en dehors de son seul responsable. Dans la foulée nous devrons revoir le statut de la FINMA qui est un autre instrument clé de notre activité tant monétaire qu’économique au sens étroit du terme. Actuellement en mains privées et asservie aux intérêts du lobby des grossistes de monnaie scripturale, elle peut édicter des ordonnances ayant force de loi sans avoir été validées par le débat démocratique. Cette captation est tout simplement la marque de la faiblesse pathétique de l’exécutif fédéral dont les membres donnent l’impression d’être choisis par les lobbies, dans les coulisses, sur la base de leur incompétence, carte d’accès nécessaire à leur manipulation. Ces individus ne sont plus nos représentants mais ceux d’arcanes invisibles qui en font des marionnettes! Vous aurez donc compris que la réponse à la question «la BNS appartient-elle au Peuple suisse» est malheureusement négative. Non seulement la BNS n’appartient pas aux citoyens mais en plus elle n’est pas gouvernée par ses représentants. La BNS est un véritable cheval de Troie, disposé au cœur du système. L’une des preuves récentes est le taux négatif contre les dépôts d’épargnants forcés que sont les cotisants des fonds de pension qui, outre le fait que c’est un leurre technique, constitue une attaque frontale contre les avoirs d’épargnants suisses au lieu d’une protection. C’est à se demander si les parlementaires fédéraux qui ont ouvert cette boîte de pandore comprenaient ce qu’ils étaient en train de faire. La réponse est probablement également négative. Si la réponse devait être positive ou si des parlementaires osent prétendre aujourd’hui avoir totalement compris la portée de leur décision en laissant la BNS dicter seule la politique monétaire du pays, je pense que ces individus méritent l’adjectif de traîtres. Ils ont vendu la politique monétaire à des puissances qui dépassent largement le pouvoir démocratique qui constitue notre base constitutionnelle. Comme le rappelait Liliane Held-Khawam dans un article du Temps le 28 septembre 2014 : «Le peuple suisse  subit un cumul de peines. La fonte de son patrimoine, la perte de son autonomie, le passage automatique à la caisse pour 22 des décisions qu’il n’a pas prises…». Cela peut paraître un goutte d’eau pour certains mais il n’en demeure pas moins que c’est une façon inique d’encaisser de l’argent fruit de notre travail pour alimenter la pieuvre. Il est donc temps que le Peuple suisse non seulement se réveille, mais surtout reprenne en mains les outils qui lui assureront sa prospérité mais aussi sa maîtrise de financement des grosses infrastructures. L’urgence vient du fait qu’une poignée de personnes dont la probité n’est pas si évidente et surtout l’indépendance peu probable, dirige non seulement l’Institut d’émission mais aussi et surtout le contrôle de la masse monétaire. En fait ce quarteron camoufle mais justement ne contrôle rien. En réalité ils créent un peu de monnaie pour cacher les déséquilibres comptables inéluctables des grossistes qui créent discrètement la monnaie scripturale. Leur activité souterraine entraîne un déséquilibre inquiétant entre la monnaie émise ayant cours légal et la totalité de FAUX francs suisses créés ex-nihilo par les banques commerciales. Le montant exact est inconnu mais on retrouve au moins 1600 milliards dans les bilans des banques, dont 1000 milliards émis sous la forme de crédit. On peut ajouter au moins 500 milliards de «shadow banking » invisible dans les comptabilités officielles, qui sert par exemple à spéculer ou à financer les guerres et tous les autres trafics. Mettons ces chiffres en perspective avec le budget annuel fédéral, inférieur à 70 milliards, et avec le Produit Intérieur Brut annuel, environ 640 milliards. Ces seuls chiffres doivent alerter les citoyens/ennes de ce pays comme du monde entier d’ailleurs puisque le schéma est le même partout et qu’en réalité la cible des marionnettistes qui sont dans la coulisse, comme c’est le cas en Grèce, c’est de mettre la main sur notre patrimoine collectif. Si nous n’y mettons pas un terme très rapidement, la politique de la BNS sera de nature à affecter sérieusement et pour une longue durée à la fois la prospérité du pays mais aussi sa compétitivité qui est sa plus puissante arme économique. La politique monétaire de la BNS, comme de son pendant régulateur la FINMA, contrôle l’activité économique du pays pour que celle-ci réponde aux intérêts mondiaux de ceux qui ont mis en place les dirigeants aux postes clés. Tous sont issus des rangs de conglomérats financiers qui maîtrisent la 23 haute finance en Suisse. Est-il encore nécessaire de rappeler ici que ni l’UBS ni le Crédit Suisse ne sont en mains suisses. L’une a été sauvée par un fond souverain singapourien et l’autre par un habile tour de passe-passe qui a permis aux qataris de faire main basse sur l’enseigne. Nous devons d’ailleurs la mise à nu de cet ingénieux stratagème à des anglais, sans que cela émeuve ni la BNS ni la FINMA. Normal me direz-vous, ils étaient aux premières loges. Ce qui est aussi assez troublant c’est le mutisme convenu de la presse lorsque vient devant le Souverain une initiative aussi importante que celle qui nous a été soumise tôt en cette année 2015 et qui visait à revenir à une couverture or de notre monnaie. Cette presse, alliée objective des milieux financiers spéculatifs, a gobé le discours biaisé de la BNS comme un serpent l’œuf fraîchement pondu d’une poule, goulûment et sans réfléchir. Notamment sans se poser la question fondamentale sur l’état de nos réserves, et sans les comparer à celles de nos voisins. S’ils l’avaient fait, ils ne seraient pas tombés dans le leurre avancé par la BNS concernant sa capacité à réagir aux marchés. En réalité la couverture or de la monnaie permet de sécuriser le franc en cas de crise mondiale majeure afin de redémarrer après coup. Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’une couverture totale qui irait à fin contraire mais de s’assurer d’avoirs tangibles et physiques en rapport avec l’activité économique réelle. Pourquoi aucun journaliste économique n’a-t-il tiré le parallèle entre la crise de 2008 et celle de 1930 ? Pourtant, dans les deux cas nous sommes face à une crise profonde de stabilité financière conséquence d’une création monétaire discrète, totalement artificielle et galopante. Une grosse partie de notre problème vient de la persistance du keynésianisme économique, même si son initiateur Keynes racontait tout et son contraire. Nous aurions dû comprendre depuis longtemps que le développement de cette organisation économique est plus proche d’un énorme Ponzi que d’une volonté de stabilité de l’économie à long terme. 24 En peu de mots, c’est une vision à court terme dont l’issue ne peut qu’être catastrophique. Elle explique en partie ce besoin constant de Wallshington (exprime la mainmise de Wall Street sur le politique au plus haut niveau) d’être en guerre puisque son économie est basée sur la dette et non sur des avoirs solides, l’or par exemple. Pour mieux comprendre l’utilité de l’étalon-or, il est nécessaire de faire un retour en arrière de cent ans et d’examiner la situation antérieure au premier conflit mondial. A cette époque, et depuis la fin des guerres napoléoniennes en 1815, le commerce mondial le plus florissant que n’ait jamais connu l’économie mondiale fonctionnait de façon simple et sûre, basé sur l’étalon-or qui était régulé par une chambre de compensation, le marché des effets réels et monnaies réelles. Dès l’époque sumérienne, le système de comptabilité permet aux marchandises de voyager sur de très longues distances. Pour ne parler que de l’époque qui nous intéresse ici, disons en raccourci que les marchandises pouvaient être expédiées partout dans le monde par le biais d’outils comptables qui leur étaient attachés. Certes il y avait des fraudeurs occasionnels, mais c’était sans commune mesure avec le caractère systématique que nous voyons aujourd’hui. Les banquiers dont on parle ici, étaient de vrais banquiers. Ils servent d’intermédiaires entre l’acheteur et le vendeur sur une base référencée et tangible, telle que l’or. La marchandise peut circuler tout comme l’effet de paiement. Les deux sur une base commune, faite par des comptables non intéressés aux nombres inscrits, dont la pertinence est la solidité de celui qui l’a émise. Tout au contraire du système actuel qui lui repose sur une écriture comptable secrète, sans aucune fiabilité et qui conduit inexorablement à la catastrophe. La faillite de Lehman Brothers est une démonstration que le Ponzi monétaire actuel est un leurre dont seule l’échelle le rend difficile à voir. Très récemment, la BNS a annoncé avoir perdu 50,1 milliards de francs au cours du premier semestre 2015. En dépit d’affirmations hasardeuses de pseudo spécialistes, ces pertes colossales prouvent qu’il s’agissait d’un soutien totalement artificiel. Leur seul et unique but ne visait pas autre chose que 25 d’exfiltrer des titres à risque pour sauver des grossistes de monnaie qui se savaient très exposés. En effet, la baisse prévisible des titres risquait fort de mettre ces grossistes avides, en faillite comptable, comme ce fut le cas en 2008 avec Lehman Brothers. Seul un laquais au service du lobby de la Bahnhofstr pouvait prétendre, la main sur le cœur, que c’était dans le seul intérêt de notre pays. Qui peut prétendre que cette politique est saine et qu’elle n’expose pas exagérément la BNS. On est donc très loin du niveau de couverture qui est toujours dans l’imaginaire collectif! A titre de comparatif, rappelons tout de même que la réserve or de nos voisins directs est autrement plus solide! Toute l’opération de dénigrement orchestrée depuis les coulisses par le lobby des grossistes de monnaie, servilement relayée par une presse totalement hors sujet, a donc permis de manipuler l’opinion publique et elle a permis de faire échouer l’une des initiatives les plus importantes de l’histoire économique du pays. Je ne parle même pas des politiques qui nous ont soit montré leur incapacité à comprendre l’enjeu réel soit leur duplicité coupable avec ce stratagème machiavélique dont l’issue risque d’être un réveil très brutal face aux conséquences de politiques inconséquentes. La meilleure preuve de ce qui est dit ici c’est que l’argument de la capacité à défendre le cours plancher est parti en vrille quelques jours après le résultat de ce vote. On constate à ce simple énoncé que la politique de la BNS est non seulement totalement erronée sur le long terme mais en outre elle est particulièrement dangereuse pour les citoyens/ennes suisses qui, ultima ratio, risquent de devoir la renflouer en cas de pépins majeurs. Malheureusement, ils ne sont ni hypothétiques ni très éloignés lorsqu’on sait que le bilan de la BNS frôle les 90% du PIB (bilan BNS 577 milliards, PIB 640 milliards) ce qui est tout simplement énorme, voire monstrueux en comparaison internationale! Tout ce stratagème pour nous faire croire que cette politique est de nature à décourager les investisseurs à miser sur notre monnaie. Il est vrai qu’avec la politique conduite par les imposteurs de la BNS, il y a de fortes chances pour que notre monnaie se dévalue. Mais le risque parallèle est que ses engagements ont pris une telle proportion que la perte d’attractivité devient 26 un risque systémique bien plus grave que le mal supposé être combattu. Si la stratégie est de dégoutter les investisseurs par une gestion calamiteuse, alors c’est la voie est royale. Certaines expositions pourraient permettre d’atteindre l’objectif avec des pertes dépassant largement 100 milliards puisque la BNS est surexposée en devises bancales ou en actions elles-mêmes soumises à des aléas totalement incontrôlables. L’investissement de 2,1 milliards (selon les sources disponibles, plus selon d’autres) dans une société de gaz de schistes nord-américaine est un exemple significatif alors que non seulement cette énergie fossile ne correspond pas du tout à la volonté des Suisses de lutter contre le réchauffement climatique, mais en plus ces milliards seraient plus que bienvenus s’ils étaient investis en Suisse sur des projets énergétiques suisses conduits par des entreprises suisses aux mains d’actionnaires suisse sur la base d’études conduites dans nos Hautes Écoles Polytechniques!!!! Ainsi donc, la BNS est un organisme totalement incontrôlable et incontrôlé qui, de toute façon, n’a aucun pouvoir de contrôle sur les banques commerciales qui émettent du franc suisse librement: la BNS c’est juste l’assurance des banques commerciales. Cette structure constitue une hypothèque majeure sur l’équilibre d’une économie aussi puissante et florissante que la nôtre par le seul fait d’un quarteron d’apprentis sorciers. La question est désormais inévitable, la BNS peut-elle rester dans un tel statut juridique? La réponse est clairement négative et il est tout-à-fait évident qu’elle doit retourner sans attendre sous le contrôle du Peuple. A ce consternant constat, il convient d’ajouter quelques lignes sur le gendarme de la finance suisse. On trouve à sa tête un individu qui est l’auteur d’une fraude massive internationale de taux d’intérêt (Libor au Japon). Autrement dit les loups ont été particulièrement rusés cette fois. Ils ont compris que les moutons du parlement fédéral les nourriraient bien plus longtemps s’ils profitaient de la douce chaleur de la bergerie avec eux ! 27 Et c’est ainsi que le parlement fédéral, soit par complicité avec les milieux proches de Wall Street soit par ignorance de la réalité matérielle, a fait de la FINMA une tanière camouflée en bergerie, en lui donnant en plus un droit de légiférer de sorte que le système bancaire suisse s’écroule de lui-même, miné par celui qui est supposé le défendre! Tous les indices sont là pour démontrer que l’objectif central de la FINMA est de tuer la gestion de fortune classique qui contrevient au dessein final de cette bande. Leur but est de ne plus laisser d’autre choix aux clients que leurs petits amis, les banques commerciales dont le fonds de commerce n’est pas la gestion de fortune mais la création de dettes. C’est flagrant lorsqu’on examine de plus près la lourdeur de la législation qui touche les gérants indépendants et la légèreté avec laquelle ce pseudo gendarme traite l’autre monstre de la finance, dont les assureurs qui sont totalement passés sous silence. La FINMA est un État dans l’État. Elle doit d’urgence, être profondément revue et corrigée. En commençant par lui retirer toute capacité législative. Ce privilège ne peut appartenir qu’aux élus du peuple. Seul le Souverain et ses élus ont cette capacité en démocratie. 28 Prendre conscience du risque collectif Le concept de la BNS a fait perdre au Peuple le contrôle de son risque collectif. Actuellement, en raison des expositions prises par ses gérants non élus, ça peut très mal tourner sans que, à titre personnel, ils n’encourent quelque sanction que ce soit. Avec une couverture métal-or ridicule et une surexposition en devises étrangères, le système bancaire suisse peut facilement se transformer en réplique inattendue du séisme grec. Imaginons seulement que l’une de ces expositions se transforme en grosse perte, ce qui n’a rien d’inimaginable, et notre crédibilité internationale sera très durement touchée. Il suffit d’une brutale contraction du marché des actions ou d’une non moins improbable chute des devises dans lesquelles la BNS est surexposée et le tour sera joué. Le trou béant ouvert sera, sans forcer le trait, de l’ordre de 150/200 milliards. Qui sera appelé en renfort? Nous citoyennes/ens suisses puisque nous sommes, juridiquement et à deux niveaux, responsables puisque la majorité des titres de la BNS sont en main publiques Confédération /Cantons. Ensuite, pour pallier la perte, il n’y aura que le biais d’une méga émission obligataire dont la conséquence directe pour nous sera un bond de l’endettement public de la Confédération qui pourrait avoisiner 70% de notre PIB! Ce sera l’entrée dans le détroit des Dardanelles pour déboucher sur une situation à la grecque provoquée non pas par une mauvaise structure étatique du pays, argument avancé par le FMI et les autres bandits de la finance internationale, pas plus que par une mauvaise structure fiscale. La Suisse est un pays qui pratique une fiscalité lourde contrairement à ce que font accroire nos ennemis. 29 Si les Suisses veulent rester maîtres de leur destin, ils doivent garder les pieds sur terre et mettre un sérieux coup de frein à cette idéologie dogmatique de monnaie féodale en assurant à leur démocratie directe les moyens indispensables pour rester à la fois compétitifs et souverains. Jusqu’ici nous avons été épargnés par les méfaits de la corruption, précisément parce que nous avions la maîtrise du système. L’indépendance de la BNS par rapport à l’État est en fait une dépendance totale aux financiers, ce qui est contraire à la structure politique suisse. La domination des seigneurs de la monnaie, telle qu’elle s’articule actuellement, est tout au contraire une porte ouverte à des dérives de système qui s’apparentent peu ou prou à de la corruption. La Suisse est un havre de sécurité pour nombre de multinationales qui trouvent chez nous à la fois une sécurité politique et une main d’œuvre compétitive le tout adossé à un système financier efficient et une paix sociale enviée de tous. La Suisse est et doit rester un pays de refuge pour ces entreprises, tant sur le plan fiscal que bancaire. A nous de veiller à ce que leurs pratiques ne contreviennent pas aux intérêts du pays comme de l’environnement en général mais pour atteindre ces objectifs nul besoin de détruire notre système efficace de protection de la sphère privée, si lâchement concédé par notre ministre des finances. C’est donc bien par la reprise en mains de la BNS que le Peuple suisse, dont les compétences ont été largement reconnues au fils des siècles et qui sait toujours garder les pieds sur terre, freinera une idéologie «wallstreetienne» débridée. La mise en marche de cette transformation peut se faire à l’occasion des prochaines élections fédérales en choisissant soigneusement des élus qui ont pour credo non pas une souveraineté illusoire de fermeture excessive du pays, mais une volonté claire et sans ambiguïté de prendre en main la production monétaire, seule garantie de l’indépendance financière. Il est ici question de donner à chaque citoyen un accès DIRECT à la gestion de NOTRE monnaie commune, car la monnaie est le premier attribut du 30 Souverain. L’État est seulement le serviteur du Souverain, et la monnaie est le premier attribut de Souveraineté, parce qu’elle est avant tout autre moyen politique (votation,…) le moyen pour le Souverain de contrôler l’État, et pas le contraire! Certains partis voudraient collectiviser l’économie, et passer à un régime crypto-marxiste de commerce, il s’agit ici au contraire d’appliquer le principe de subsidiarité et de redonner à chacun la vision et l’action sur sa part de la monnaie commune. Il est ici question de permettre à l’industrie du pays de se régénérer dans de nouveaux créneaux grâce au modèle économique qui a fait les heures de gloire de la Suisse, en toute indépendance, avec un franc fort, un système bancaire solide qui ne soit pas fondé sur de la dette ni de la monnaie de singe ne reposant sur rien si ce n’est une inscription dans des livres comptables sans règle de contrôle. Il est temps que les parlementaires fédéraux qui sont élus pour défendre les intérêts du Souverain sur le long terme, reprennent la situation en main et que les citoyens se donnent les moyens physiques de contrôler l’émission de francs suisses par un Institut d’émission qui soit à la fois là pour servir l’économie et s’assurer que l’ensemble n’est pas miné par des positions déraisonnables qui exposent le pays et son économie à des risques indésirables. En liant le franc à l’€ la BNS a fait tout le contraire et nous a exposé aux aléas de cette monnaie qui n’a pas de structure solide tant et aussi longtemps qu’elle restera une monnaie unique et non pas une monnaie commune. Il convient également de se libérer de la tutelle du $ US qui nous a démontré les risques que cela nous fait courir, non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan législatif puisque cela a permis à une puissance étrangère d’imposer à notre gouvernement une violation crasse de nos lois. D’abord à l’égard de personnes étrangères qui ont eu confiance dans notre système bancaire et qui ont été honteusement et lâchement trahies. Ensuite, et c’est autrement plus honteux, à l’égard de collaborateurs qui n’ont rien fait d’autre que de respecter les instructions et notre propre législation. Tout ça pour assouvir les besoins hégémoniques de Wallshington aux abois et d’une poignée de grossistes en monnaie qui tiennent, de fait, le monde. Ils ont simplement mis en application le principe de Mayer Amschel Rothschild « donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je me moque de celui qui fait les lois». 31 En d’autres termes et pour que tout citoyen suisse comprenne bien ce qui se passe depuis la crise de 2008, orchestrée et voulue par les marionnettistes qui ont provoqué la chute de Lehmann Brothers, facteur déclenchant du marasme actuel, il suffit de réaliser qu’en liant notre monnaie au $ US comme monnaie de compte, d’échange ou encore de réserve, les dirigeants de la BNS ont condamné notre propre système bancaire et nos lois à disparaître. Il est évident que cette situation ne peut que réjouir la gauche caviar et les crypto-marxistes qui ont vu là l’occasion inespérée de pousser leur projet de détruire la protection de la sphère privée. Ils n’ont tout simplement pas vu ni compris que la cible réelle n’était pas seulement celle-ci mais la destruction programmée de notre Souveraineté monétaire. A moins que, suprême trahison, ce soit justement leur cible principale. Outre ces effets collatéraux peut-être difficiles à comprendre, il en est un que tout le monde comprend à l’envers, c’est l’application de taux négatifs à l’épargne des suisses au travers de leurs fonds de pension. C’est la dévaluation de la monnaie par la création monétaire discrète des banques qui détruit l’épargne. Dans la mesure où la législation contraint lesdites caisses à posséder une partie de leur patrimoine en monnaie domestique et que ces investissement ne sont jamais de nature spéculative, l’application de taux négatifs relève tout simplement de destruction de la valeur intrinsèque de l’épargne de personnes qui ont été contraintes de cotiser au deuxième pilier! Sans oublier que ce facteur s’ajoute à la vraie atteinte à l’épargne, qui est la création monétaire secrète. Elle entraîne une dévaluation mathématique en supplément de la redistribution du pouvoir qui est la conséquence d’une création de nouvelles actions dans un capital de société. Que le conseil fédéral et les chambres fédérales laissent faire en dit assez long sur le niveau de compromission de ce monde politique là. Dès l’annonce de cette intention, l’ensemble de la classe politique devait se lever et mettre un holà immédiat à cette entreprise de nature mafieuse, les fonds étant captifs du système monétaire suisse. En réalité, cette absence de réaction ne cache-t-elle pas une autre réalité autrement plus cruelle, la totale perte de contrôle de la politique monétaire par nos élus Lorsque la BNS décide de manière unilatérale et publique de soumettre le franc suisse prospère à l’€ en sursis, à commencer par le change par 32 création monétaire, cela soulève un double problème urgent: la pertinence en termes d’investissement et la légalité de la décision. La BNS a englouti quotidiennement des sommes faramineuses dans l’achat d’une monnaie en perte de vitesse, sans parler du $, lui-même très malade. L’€ court un risque réel de disparition et ce n’est pas l’apparente accalmie du cas grec qui annonce une embellie de longue durée. Ce n’est qu’un répit et il suffirait que le gouvernement actuel tombe, provoquant de nouvelles élections et en sortie une nouvelle majorité très nationaliste, et la Grèce redeviendra une très grosse épine pour la zone €. Les € et les titres libellés dans cette monnaie partiraient alors totalement en fumée. A cela s’ajoute de l’avis des spécialistes un risque élevé d’inflation et de perte de pouvoir d’achat! En clair, la politique insensée de la BNS a de grandes chances d’affaiblir non seulement le franc suisse mais l’ensemble du pays, avec tout ce que cela comporte de vicissitudes d’ordre tant économique que social avec une hausse sensible du chômage. La question que tout citoyen/nne suisse devrait logiquement se poser est: la BNS est-elle autorisée à renoncer à son indépendance par sa propre décision? Pour une majorité d’entre nous, la réponse à cette question est, compte tenu du fait que la BNS est la gestionnaire de fortune du peuple souverain, NON. Grossière erreur, cette réponse est OUI, la BNS et ses dirigeants non élus peuvent tout faire seuls sans en référer à qui que ce soit! Plus grave, sans encourir quelque sanction que ce soit non plus. C’est ainsi qu’elle s’est permis d’aliéner notre souveraineté monétaire en liant le franc à l’€, ou de passer des accords secrets avec des organismes internationaux, par exemple avec la BIS. Bref, jusqu’où peut aller la BNS sans en référer au peuple ou à ses élus? Sa souveraineté prime-t-elle sur la souveraineté du peuple en cas de divergence d’opinion? Si oui, cela signifie que la BNS est hors du système démocratique et de toute législation qui reconnaît le peuple comme Souverain! La question est non seulement importante mais existentielle par les temps qui courent. Pour sauver les apparences, les dirigeants de la BNS ont avancé la défense de l’industrie d’exportation pour lier le cours du franc à celui de l’€. Que cet argument soit partiellement défendable, c’est possible, mais pas dans une telle proportion et surtout pas avec un tel effet d’annonce publique. La récente 33 perte de la BNS a montré qu’il s’agissait plutôt de protéger la liquidité des grandes banques à qui la BNS a acheté les titres, car les titres ont baissé mais pas la monnaie centrale que la BNS a créé en contrepartie sur les comptes des grandes banques. Par ailleurs, le credo dominant de la majorité politique du pays est celui du libéralisme le plus ouvert possible, ce qui induit directement la responsabilité individuelle de chacun, autre grand credo de cette même majorité. Quoiqu’il en soit, les coûts éventuels n’ont aucune commune mesure avec celui des masses financières injectées dans le tonneau des Danaïdes qu’est l’€. Par ailleurs, il semble évident qu’en «téléphonant» son soutien la BNS fait largement le jeu de toutes sortes de spéculateurs, à la hausse comme à la baisse, ce monde-là n’étant pas peuplé que de blanches colombes. Cette pratique aveugle de la libre création monétaire par des « grossistes de monnaie scripturale» tels UBS ou CS, ouvre un nouveau front de risque systémique, celui de la non couverture de prêts faits par ces négociants de monnaie tant à des privés qu’à des collectivités publiques en zone € ! D’ailleurs dès le lendemain de l’annonce de l’abandon du cours plancher, le ciel est tombé sur la tête de ces débiteurs qui, de toute bonne foi, ont misé sur le sérieux du label «suisse». Que va-t-il se passer si nous sommes face à un défaut collectif ou majeur desdits débiteurs? Il va falloir, une fois de plus, que nous, citoyennes/ens suisses assumions un risque colossal pris par des inconscients sur notre fortune collective, détenue par la BNS, parce que les banques nous tiennent en otage en gérant nos comptes de paiement et de placement dans leur bilan. En cas de faillite, adieu ! En réalité et dans les faits, la BNS cautionne un Ponzi dont celui de Madoff ressemble à une gentille plaisanterie de kermesse. La BNS comme toute banque centrale doit veiller aux engagements/dettes qui ont financé ses actifs. Comme tout établissement, son actif doit être supérieur à son passif. Aussitôt que le déséquilibre se produit, la BNS devra passer par la planche à billet pour payer et ce faisant ne respectera juste plus la règle de perte de capitaux propres, qui sera devenue purement artificielle. Cela montre que les réserves ne sont pas liées à la gestion de la comptabilité monétaire et devraient être séparées. La comptabilité doit être gérée hors 34 bilan de la structure qui la gère. Aussi compliqué que cela puisse paraître la BNS a certainement dans sa comptabilité réelle des valeurs qu’un simple privé ne pourrait présenter dans son bilan et du même coup présenter à ses actionnaires, pour la majorité des miliciens de la politique issus des cantons actionnaires, des états financiers bien plus flatteurs que la réalité matérielle. Quand bien même le système législatif actuel le lui permet, la réalité du marché peut rattraper la BNS, et donc nous, du jour au lendemain, transformant le magnifique carrosse en vulgaire citrouille. Souvenez-vous du grounding de Swissair, c’est exactement le même cas de figure qui nous pend au nez à cause des mêmes dérives conduites par des individus qui, pour partie, viennent des mêmes milieux et donc reproduisent les mêmes travers avec les même effets potentiels. Nous nous rapprochons inexorablement d’une conjonction mortelle au vu de ces engagements irresponsables, celle où le rendement des actifs passe en négatif et au moment où (pour couvrir les positions) la BNS émettra de la monnaie physique supplémentaire. Avec ce montage ubuesque le peuple suisse, connu pour être travailleur, économe et particulièrement prudent, subit à son insu un cumul de peines. D’une part la fonte de son patrimoine et la perte de son indépendance monétaire, par la dévaluation monétaire secrète, avec en prime le risque d’avoir à passer à la caisse pour des décisions qu’il n’a pas prises. Sans compter celui, soigneusement caché par ces apprentis sorciers, celui d’être avalé par une UE qui mène la vie dure à notre système de plein emploi en s’en prenant à nos structures fiscales que certains de ses membres dont la perfide Albion ou l’inattendue république lusitanienne concurrencent allègrement et avec des impositions autrement plus agressives. Il ressort de tout cela que la structure actuelle de la BNS constitue un point de fragilité majeure de l’avenir tant économique que financier du pays, et d’avoir à constater qu’une très forte majorité des chambre fédérales ne réagit pas fait tout simplement froid dans le dos. Il n’est pas impossible qu’en réalité, la vassalité des dirigeants de la BNS soit nettement plus accentuée qu’il n’y paraît et qu’en réalité, le schéma secret qu’elle met en place depuis plusieurs années, soit de forcer le Souverain à tomber tout cuit entre les (es)crocs de la finance de l’UE. 35 Quoiqu’il en soit, nous devons nous réveiller! En raison d’une absence coupable de relais dans la presse économique du pays, l’initiative sur l’or est non seulement passée à la trappe, mais encore le débat nécessaire et indispensable à la bonne compréhension de son objectif a été totalement escamoté. La meilleure preuve c’est qu’il a suffi d’une déclaration des dirigeants de la BNS, savamment bien relayée elle, pour que la majorité des Suisses ne voyant que le gros chiffon rouge qui leur était agité devant les yeux «protégeons le cours plancher et vos emplois» suive naïvement ce mot d’ordre. La réalité était tout autre et les événements qui ont immédiatement suivi l’ont prouvé, la préoccupation de ce quarteron n’était ni la protection de l’emploi indigène ni le maintien d’un cours artificiel et débile, mais d’éviter d’avoir à montrer sa situation réelle et catastrophique fort bien masquée par des jeux d’écritures coupables. Si le retour à une base or avait été accepté par le peuple, qui l’aurait votée si on l’avait correctement informé, la vérité des comptes de la BNS serait apparue au grand jour par un effet plus psychologique que «matériel». L’énorme Ponzi aurait transparu des comptes et le grounding type Swissair serait sorti de la boîte de pandore: le roi est nu! Il y a d’ailleurs des similitudes entre la fuite en avant de Swissair et celle de la BNS. Le récent achat d’actions de gisements de gaz de schiste sur le continent Nord-américain ressemble à s’y méprendre aux rachats débiles de compagnies aériennes exsangues par notre défunte compagnie aérienne nationale. Le taux négatif sur les fonds de pensions suisses de citoyens suisses ressemble quant à lui au siphonage de la caisse de retraite de la compagnie qui a dépouillé d’honnêtes travailleuses et travailleurs de leurs économies. Si nous ne voulons pas que le même schéma produise les mêmes effets mais cette fois-ci sur l’ensemble des citoyennes et citoyens de ce pays, il est non seulement grand temps de tirer le frein à main mais aussi de se saisir de la BNS, d’en congédier les dirigeants avec une assignation à résidence accompagnée d’une interdiction de quitter le territoire et d’un blocage de la totalité de leurs avoirs, y compris immobiliers familiaux. 36 La clé de voûte de la démocratie suisse est de faire du Peuple son Souverain dont doit dépendre la totalité des prises de décisions le concernant. Quelles sont donc les solutions juridiques à cette reprise en main par le peuple? Force est de constater qu’actuellement la BNS échappe totalement à ce principe et ses pratiques tant dans le domaine des changes que des investissements hors du pays sans même parler de l’abaissement criminel de la couverture or du franc, doit nous conduire à lancer un large mouvement citoyen de reprise en mains de notre «trésor national»! 37 Comment retrouver une situation saine? Si nous admettons que la structure actuelle de la BNS constitue un risque systémique, pour ne pas dire sismique, trop important, alors démontons-la et transformons-la en une vraie banque centrale qui réunisse la totalité des seuls vrais possesseurs de cette fortune collective, les citoyennes et les citoyens suisses. Impossible n’étant ni français ni suisse, et au mieux une excuse pour ceux qui ne veulent rien entreprendre de peur de perdre leurs avantages, il est possible de transformer cette société privée défendant des intérêts de plus en plus troubles, en une société reposant sur l’intérêt général. Il existe dans le droit suisse un véhicule juridique qui correspond à cet objectif, c’est la coopérative. C’est d’ailleurs l’outil juridique choisi par un précurseur de la grande distribution dans notre pays, le visionnaire Gottlieb Duttweiler. Il est parti de rien et son idée s’est transformée en «success story » et appartient au top 500 des sociétés de la planète. Fondée sur le principe de l’intérêt général et non plus celui d’une élite le plus souvent étrangère, la BNS pourrait ainsi devenir la Fédération Suisse des Coopératives Monétaires Cantonales ou FSCMC. Elle regrouperait l’ensemble des CMC (Coopératives Monétaires Cantonales). Le principe est simple: chaque citoyen suisse se voit attribuer une part sociale de la coopérative de son canton, qui représente l’ensemble des citoyens-coopérateurs du canton concerné. Chaque CMC détient une des 26 parts de la FSCMC. Les coopératives cantonales tiennent des Assemblées générales, lesquelles donnent les instructions aux délégués qui les représenteront à l’exécutif de la FSCMC. Ne peuvent siéger à l’exécutif de la fédération que des personnes n’ayant jamais collaboré à des activités de création monétaire selon l’ancien régime de la BNS. L’exécutif comporte 26 membres plus un représentant de l’exécutif fédéral. La FSCMC serait auditée par un comité citoyen de 5 personnes. Ce comité d’audit serait composé d’un représentant par région linguistique, d’un 38 représentant de la confédération issu de l’administration fédérale des finances et d’un citoyen tiré au sort pour une année. Tout citoyen peut participer à sa demande aux contrôles d’audit récurrents. Chaque citoyen dès sa naissance détient un compte de paiement et un compte de titres dans sa CMC. La CMC gère les comptes en dehors de son bilan propre, comme les banques privées. La création monétaire se fait exclusivement par l’augmentation identique de la limite de découvert sur les comptes de citoyens, comptes de paiement et comptes titres. Le découvert sur le compte de titres peut seulement être utilisé pour des investissements de titre, le découvert sur le compte de paiement peut être librement utilisé pour tous les achats de son titulaire. L’ensemble des comptes de titres représente un fond Souverain. Chaque citoyen (ou son représentant légal) peut le gérer directement ou le laisser gérer par la FSCMC. Seule la FSCMC conçoit et gère de la monnaie en pièces et en billets lesquels bénéficient d’une couverture or d’au moins 70% et sont seuls autorisés à porter le titre de «franc suisse». La quantité de billets/pièces en circulation est soumise à l’accord du comité central. La monnaie est émise seulement à travers les CMC contre les unités de monnaie scripturales des comptes de paiement des citoyens dans leur CMC. L’exécutif de la FSCMC peut ainsi seulement prendre 3 décisions de politique économique: fixer la quantité de billets à fabriquer, décider de combien augmenter le découvert individuel sur les comptes de paiement, ainsi que sur les comptes titres. Il doit aussi assurer la gestion des comptes titres qui lui est éventuellement déléguée par chaque citoyen, dans l’intérêt du Peuple. Tout le reste de son travail consiste à assurer l’audit et la transparence du système. La FSCMC se finance par une cotisation annuelle des CMC, proportionnelle au nombre de citoyens coopérateurs. Chaque CMC se finance par une cotisation annuelle couvrant ses frais fixes, et un coût de transaction entre comptes couvrant ses frais variables. 39 La FSCMC et les CMC ont un rôle éducatif important à jouer sur l’importance démocratique des décisions économiques d’achat et surtout d’investissement, en Suisse et aussi dans tous les pays dont les flux migratoires anormaux témoignent d’un désordre économique: avec un compte monétaire par citoyen, plus besoin d’émigrer dans un autre pays. En synthèse, la conséquence des dérives successives de la BNS est que la première action que doit entreprendre le prochain parlement est la transformation, à froid, de la BNS en une fédération suisse de Coopératives monétaires cantonales, soit une structure nettement plus démocratique et transparente. C’est sur l’engagement personnel des candidats aux chambres fédérales que devra se prononcer le Souverain car c’est bien de la qualité et de la fiabilité de l’Institut national d’émission bancaire que dépend l’ensemble des sujets politiques qu’ils soient de nature sociale, scientifique, économique. Sans parler de l’avenir énergétique du pays qui constitue certainement l’enjeu majeur des prochaines années vu la disparition prochaine et bienvenue du risque atomique que nous font courir des centrales vieillissantes. Ce tournant énergétique est certainement la meilleure décision du conseil fédéral de ces dernières années, imitant la chancelière allemande. Ce virage doit et peut fort bien être financé à l’interne par un Institut d’émission monétaire restauré et définitivement dédié à la prospérité du pays et non pas asservi à des intérêts financiers qui n’ont rien à voir avec nos valeurs et notre histoire de Peuple laborieux, respectueux de son environnement et arc-bouté sur la défense de sa Souveraineté depuis sa fondation. 40 Quelle finalité pour ce changement fondamental? Outre la stabilisation de sa monnaie et son renforcement, la Suisse est confrontée à un autre enjeu majeur, le virage énergétique. En résumé, la Suisse est dépendante de l’extérieur pour son approvisionnement énergétique. Elle n’est donc pas souveraine puisqu’elle doit composer avec d’autres pour assurer le fonctionnement de son industrie lourdement dépendante d’une fourniture constante en énergie toujours plus coûteuse. Nous sommes parmi les meilleurs en matière de gestion hydraulique mais nous arrivons aux limites de cette énergie. De plus le réchauffement climatique ne nous aide pas avec une fonte de masses glacières qui s’accélèrent. Nous devons réagir pour rester maîtres de notre destin industriel. RÉVEILLONS-NOUS ! 41 La réforme de l’énergie La Suisse est très bien cotée pour sa gestion des déchets mais moyennement évaluée pour sa capacité à les transformer en énergie. Il y a là une importante marge de réorientation des activités de certaines de nos industries devenues obsolètes avec le temps. L’un des premiers financements que pourront faire les citoyens grâce à la création monétaire de leur CMC sera en priorité celui des sources de consommation énergétiques. De manière individuelle, ce sera celui d’un équipement ménager à basse consommation pour les uns, pour les autres des travaux liés à la réduction de consommation dans leur maison et de manière coordonnée, des investissement industriels rassemblant un grand nombre de coopérateurs citoyennes/ens. Le champ de travaux est tout simplement phénoménal de même que les sources de commerces qui y seront liées, sans oublier que les revenus bénéficieront finalement à chaque coopérateur. Autrement dit nous aurons accès à des financements directs par l’émetteur exclusif de francs suisses, et à taux 0, ce qui n’a rien à voir avec l’usure! Il y a surtout un pan entier d’industries nouvelles à mettre en route et qui, grâce notamment aux savoir-faire que génèrent nos Hautes écoles polytechniques fédérales, peuvent aisément devenir une nouvelle manne d’exportation. On entend trop souvent que nous n’arrivons pas à lutter contre l’industrie de provenance asiatique. La question est plutôt de savoir ce que nous avons tenté pour y parvenir! En tout cas rien par le biais de financements intérieurs provenant, comme par hasard, de la BNS ! Il est dès lors essentiel de faire quelques rappels techniques. Sous nos latitudes, un panneau est éclairé pendant environ 1000 heures d’équivalent plein soleil, ce qui signifie qu’une puissance de 1 Watt installée produit environ 1 kWh par an, soit 25 kWh en 25 ans, durée de vie habituellement garantie. 42 Ce qui veut dire qu’en plaine, avec les panneaux actuels offrant entre 150 W et 190 W par mètre carré, 1 m2 installé produira en moyenne entre 150 et 190 kWh par année. 10 m2 de panneaux solaires permettent aujourd’hui de faire fonctionner une pompe à chaleur sur l’année pour une maison bien isolée et d’une surface de référence énergétique de 200 m2 . A titre indicatif pour nos lecteurs «verts» qui ne sont pas anti-voiture, 15 m2 permettent de parcourir 10’000 kilomètres avec une voiture électrique, sans qu’il n’y ait un milliwatt de nucléaire et en toute indépendance énergétique! La rénovation d’une chaufferie vers une pompe à chaleur compensée par une consommation de photovoltaïque produit localement a un impact, à la fois local et global. Pour ses utilisateurs, le bâtiment devient immédiatement autonome en énergie, sans augmenter le prix d’utilisation pendant le retour sur investissement, avant de passer à une utilisation quasi-gratuite ensuite. Pour la collectivité, cela évite des importations d’énergie fossile, ce qui améliore la balance commerciale. Dans les 2 cas l’intérêt est clair. Sur le plan budgétaire, le coût de 1 kWc installé oscille entre 1500 francs pour les gros projets de plus de 100 kWc et 5000 francs pour des projets de moins de 10 kWc. Ce qui donne un prix de revient du kWh produit entre 6 ct/kWh et 20 ct/kWh hors subvention à l’investissement et hors rabais fiscal. Le prix de vente du produit SIG vitale vert est de 30 ct/kWh et est composé de 2,5% d’énergie solaire PV. Il tombe sous le sens que les citoyens ont tout intérêt à financer ce transfert énergétique. A fortiori quand les SIG rachètent actuellement le surplus de production 16 ct/kWh. Sur cette base simple et facile à comprendre, même pour un banquier central, (provocation) on réalise que l’autonomie énergétique est une voie très rentable. Là où tous les Suisses devraient être inquiets et devenir très méfiant à l’égard des dirigeants de la BNS c’est lorsque, au lieu d’investir massivement dans ces plans de rénovation énergétique, ils achètent pour 2,1 milliards (selon les 43 sources trouvées) d’action de sociétés Nord-américaines impliquées dans les forages de gaz de schiste. Si un banquier ne comprend pas ces chiffres, c’est soit qu’il est bouché, (provocation) ce dont je doute tout de même, soit qu’il a investi dans le nucléaire et les gaz de schistes... On a de la chance, il semble qu’il a compris que le gaz de schiste, ce n’était pas la solution en la revendant aux autres qui dirigent la BNS. Grâce à la transformation de la BNS en coopératives, le financement de tels projets sera à la fois naturel et bien moins onéreux puisque toute la marge usuraire habituelle aura disparu au profit de la réalisation de projets d’importance significative pour le pays. 44 L’enjeu des infrastructures A côté du virage énergétique, le second très gros enjeu de la Suisse dans la décennie à venir est de s’assurer un réseau de transport performant tant par le rail que par la route. On nous raconte une fable qui se vend très bien « on n’a pas l’argent». Sous ce titre ma foi trompeur on plonge le peuple dans la torpeur voire la peur du manque. Un peu comme un toxicomane qui craint de manquer de doses. En réalité, la Suisse a largement les moyens de ses ambitions, encore doit-elle les mettre à disposition des enjeux qui comptent pour elle et son avenir. Au cas où la Berne fédérale ne l’aurait pas réalisé, nous ne sommes pas entourés d’amis mais, comme sur Facebook, d’amis virtuels. Nos voisins utilisent en réalité la Suisse comme plate-forme de décharge de leur chômage endémique et, parallèlement, nous mettent un maximum d’embûches sur le chemin. Qu’elles soient de nature financière ou fiscale, ces entraves fonctionnent car nous ne sommes pas gouvernés par des personnes qui veulent défendre notre pays, mais cherchent à plaire à un conglomérat dont le fonctionnement est profondément contraire à nos règles et coutumes politiques. Il en résulte que nous ingérons, comme des bœufs nourris de farine animale qui finissent décérébrés, une législation que nous n’avons pas débattue ni même voulu débattre. La Suisse ne peut et ne doit compter que sur elle-même et sa position d’île sans rivage la contraint à disposer d’un réseau de communication terrestre hors pair. Emportés dans le vent des libéralisations débiles, les CFF sont désormais d’avantage une agence immobilière qu’une régie de transports publics. Il s’en suit que ses dirigeants sont plus acharnés à faire des promotions immobilières qu’à voir arriver les trains à l’heure et à soigner un personnel toujours plus sollicité et de moins en moins bien traité et considéré. 45 Pour faire court l’ex-régie fédérale dont le patrimoine a été entièrement accumulé grâce à l’effort du Peuple suisse enrichit désormais son bilan mais délaisse sa mission première qui est pourtant essentielle pour le pays: entretenir, développer et innover en matière de transport ferroviaire. Au lieu de ça ses dirigeants vont commander des trains qui, comme leurs convois, ne sont pas livrés à l’heure et, qui plus est ne sont pas fabriqués par des entreprises suisses. Plusieurs chantiers majeurs sont pourtant à l’agenda dont celui du trafic pendulaire en gare de Cornavin. Certes les deux propositions officielles sont mal aiguillées, car c’est en réalité la solution de Rodolphe Weibel qui est la bonne pour décongestionner à moindre coût ce nœud en cul-de-sac en le reliant par une boucle au réseau général. Que l’on peut résumer de cette façon succincte mais dont la globalité se comprend parfaitement en consultant l’article publié dans «Domaine Public». Le concept «Weibel » Toute personne qui est venue ou passée par Genève sait que cette ville est un souci majeur en matière de transport. Lors de travaux de la Constituante (2008/2012) nous nous étions sérieusement penchés sur cette question avec Bénédict Hentsch et avions fait une proposition d’article constitutionnel intitulé «infrastructures». En gros ce projet était voisin de celui de M. Weibel mais basé sur les travaux de l’urbaniste Charles Pictet. Le point commun à ces deux approches est que toute deux permettent de désengorger le trafic de l’hyper-centre dans une proportion tout-à-fait significative. Malheureusement l’opposition des milieux écologistes fondamentalistes et les errements de la droite la plus rigide ont eu raison de l’inscription de cette vision dans notre constitution. C’est plus que regrettable non pas que cette disposition ait été essentielle à la qualité constitutionnelle de l’ensemble, mais parce qu’elle imprimait un mouvement organisationnel clé pour la qualité de vie à Genève. Si je parle de cette question ici, c’est que ces projets sont à la fois importants pour la Suisse en général et Genève en particulier. Pour la Suisse car la proposition décrite ci-dessous coûte nettement moins cher et qu’elle permet une augmentation significative des flux commerciaux globaux, c’est-à-dire incluant le transport des personnes qui se rendent à leur travail. Autrement dit des infrastructures indispensables au maintien de compétitivité et 46 d’attractivité de la Suisse. Typiquement le genre d’infrastructure qui doit être financée par une BNS au service des citoyennes/ens et non pas inféodée à Wallshington. L’enjeu ferroviaire La prochaine mise en service du CEVA pose une série de questions complexes. La première n’est pas la plus lourde, quelle sera l’offre de trajets directs reliant le réseau Sud (Annemasse) à l’extrémité Ouest (Cointrin) ou encore ce même réseau Sud au Nord du réseau Suisse, et ainsi de suite. La seconde question, comment gérer un tel accroissement de l’offre avec une ligne en cul-de-sac (Annemasse - Cointrin). La troisième question, comment rendre fiable cette nouvelle ligne avec une gare centrale obsolète et saturée qui fait courir un risque d’accident majeur aux usagers. Comme nous l’avions envisagé, empiriquement à la Constituante, la clé n’est certainement pas dans la démolition d’un quartier, qui plus est comportant de magnifiques immeubles XIXe , ni en injectant des milliards dans une solution souterraine. La solution est de faire sauter le verrou de Cointrin et de rallier, en voie enterrée s’il le faut, le réseau principal dans la région de Mies. Comme nous l’avions anticipé en 2011, il convient de faire une traversée lacustre multi-modale, incluant le train de sorte que l’ensemble de l’agglomération soit enfin dotée d’un périphérique, ou S-Bahn pour nos amis d’outre-Sarine. Tout comme les finances fédérales l’on financé pour Zürich. Par l’effet de la double boucle qui est ainsi créée (voir le projet Weibel), on parvient à réduire considérablement le trafic qui transite par la gare centrale, ce qui rend toute extension inutile! Cela permettra aussi de finir correctement le concept de la gare de Cointrin telle qu’elle était prévue initialement. L’enjeu routier Il est déjà très difficile de faire comprendre que cet enjeu est très important pour la Suisse tout entière à nos confédérés. Ça devient mission impossible lorsque les 47 propres représentants de Genève aux Chambres sont incapables de défendre leur propre État, préférant l’exercice de solistes qui n’est pas exempt de fausses notes vu leur manque de maîtrise de l’instrument. Et pourtant, c’est une réalité, le réseau autoroutier suisse est d’intérêt tant national qu’international. Il n’est pas très simple de passer par un financement «fédéral» au sens propre, passer par une BNS rénovée, attachée à la prospérité réelle de la Suisse, prend tout son sens ici. Fondé sur ce paradigme, le financement de la traversée lacustre présente un fort intérêt confédéral puisqu’il s’inscrit dans la réalisation du maillon manquant et efficace du périphérique contournant le cœur de l’agglomération par le Nord. Notre proposition de 2011 différait des autres sur un point, la sortie sur la rive gauche. Plutôt que de sortir trop proche du lac, il convient de sortir sur la plate-forme de Vallard largement surdimensionnée et idéale pour en faire un nœud de transfert modal comme de départ/arrivée du contournement. Sur le plan financier, les projections les plus récentes laissent apparaître un coût de réalisations des projets présentés l’un de l’autre à environ 7 milliards alors que la réalisation du projet «Weibel» esquissé ici est de l’ordre de 4,1 milliards. Autrement dit en ayant un réseau bien plus performant et nettement plus utile tant à la Suisse qu’à Genève, on réalise une économie colossale! C’est ce genre de projet qu’il faut défendre ensemble à Berne mais c’est aussi et surtout un exemple type d’infrastructure qui peut être financée par la FSCMC puisque l’un de ses buts sera précisément d’assurer à la Suisse son développement et l’amélioration de ses infrastructures. Changer le transport Nous étions dans la démonstration locale classique. Il est un projet d’importance majeure pour la Suisse, non plus comme seul moyen de transport, mais aussi comme démonstration de notre savoir-faire technique, nouvelle source d’exportation et donc de devises. Ce projet c’est «swissmetro » soigneusement englouti dans les cartons par l’entrée de l’UBS dans le capital. Certainement parce qu’il contrevenait à d’autres intérêts plus puissants. En réalité ce projet est génial. Nous savons, 48 depuis quelques mois, qu’il est possible de faire voyager un train, en surface à plus de 650 km/h par sustentation magnétique. L’obstacle n’est donc pas la vitesse ni la difficulté mécanique. Sachant que Swissmetro ne comporte aucune expropriation puisqu’il se déplace en profondeur, sa réalisation pourrait être entreprise sans devoir attendre l’issue de procédures. Si on y ajoute que son principe mécanique est encore plus puissant que celui de la sustentation magnétique simple puisque s’y ajoute le vide d’air dans le tube pour supprimer les frottements et leurs pertes), on se dit que ce moyen de transport est porteur d’un avenir exceptionnel. A l’époque on parlait de relier Genève à Zürich en 30 minutes. Autrement dit, on agit de façon très déterminante à la fois sur l’utilité de la voiture, du train et de l’avion. Si les banques liées à Wallshington n’en veulent pas parce que les intérêts qu’ils défendent ne sont pas ici, rien n’empêchera la fédération suisse des «Coopératives Monétaires Cantonales» de le financer car il répond aux intérêts tant présents que futurs d’une Suisse modèle, tant en technologie qu’en savoir-faire pour des constructions complexes. Devant ces projets enthousiasmants, le pathétique constat de la situation monétaire actuel doit nous réveiller! La transformation de la BNS en FSCMC est un outil de financement qui nous permettra, à nous citoyennes et citoyens, de remplir ces missions abandonnées par les CFF nouvelle mouture. En lançant un financement coopératif par le biais de la FSCMC, nous réaliserons ce que les anglo-saxons appellent «crowd funding », qui assurera ce redémarrage des investissements infrastructurels si importants pour la Suisse de demain comme ils l’ont été pour la Suisse d’hier dont nous profitons tant aujourd’hui! 49 Conclusion Il est très important que, collectivement, nous comprenions que nous disposons de droits politiques autrement plus étendus que la quasi-totalité des citoyens de ce monde. Nous ne devons pas nous priver d’en faire usage. L’ensemble de l’édifice politique suisse repose sur la solidité et de sa devise et de son économie, qui en constituent la colonne vertébrale. Son système social notamment se trouve au niveau où il est grâce à ce duo qui est à la fois l’épine dorsale et la moelle épinière du succès de notre modèle. Il est dès lors essentiel que nous, citoyennes et citoyens de ce pays, reprenions le contrôle de ce qui constitue notre «trésor commun»: l’émetteur de notre devise. Vous l’aurez compris, employer le terme monnaie revient à entrer dans la dérive que nous critiquons ici. La transformation de la BNS en une fédération de Coopératives Monétaires Cantonales constitue certainement le plus sûr moyen de s’assurer d’une part que nous maîtrisons le flux d’émission et que celui-ci est assuré par la seule volonté du Souverain et en fonction de ses besoins propres. Sans qu’il soit question ici de revenir à une couverture intégrale de notre devise par du métal précieux, nous devons très rapidement retrouver un niveau adéquat à la protection de notre économie en cas de grosse tempête monétaire. Actuellement avec un taux de couverture métal très insuffisante, la «maison suisse» est très exposée à un tsunami qui ne saurait tarder. Tout cela à cause d’une politique monétaire totalement opaque, conduite par des individus dont on ne sait pas grand-chose et dont on ne connaît surtout pas les liens avec les cliques londoniennes et new-yorkaises qui orchestrent cet énorme Ponzi. C’est un peu comme un poster publicitaire dont on est trop près. Il n’est plus possible de voir l’ensemble alors que, de loin, il est à ce point séduisant qu’on se laisse charmer. Ne nous y trompons pas, cet attrait hypnotique c’est celui de Ka dans le livre de la Jungle, il est mortel à terme. Nous devons, puisque nous en avons les moyens démocratiques, sonner la fin de la récréation. 50 Il n’appartient qu’à nous de reprendre la main et de remettre de l’ordre dans ce bazar afin de faire perdurer le modèle de démocratie que les citoyens du monde entier nous envient. En suivant le modèle qui vous est ici proposé c’est non seulement une «République citoyenne» qui sortira renforcée des urnes mais c’est aussi la promesse d’une économie encore plus puissante puisque nous lui donnerons les moyens de prendre un virage énergétique qui sera crucial demain. Tout comme le sera la modernisation de nos infrastructures de transports qui, de leur côté assureront la fluidité de mouvements tant aux personnes qu’aux marchandises à l’intérieur de notre pays. CITOYENNES ET CITOYENS DE GENÈVE, METTONS-NOUS EN MOUVEMENT. RÉVEILLONS-NOUS LE 18 OCTOBRE! On se sent tellement plus léger quand on a dit ce que l’on a sur le cœur… Patrick Dimier 51 Table des matières Introduction..........................................................................................5 Pouvoir financier............................................................................6 La volonté de résister......................................................................7 Petit résumé historique..........................................................................9 Illustration comptable..................................................................10 La résistance face à l’hégémonie du $...................................................14 Reconstruire ................................................................................15 Le faux argument du repli ...................................................................17 La BNS appartient-elle aux citoyens suisses?.......................................20 Prendre conscience du risque collectif..................................................28 Comment retrouver une situation saine ?.............................................37 Quelle finalité pour ce changement fondamental?...............................40 La réforme de l’énergie ........................................................................41 L’enjeu des infrastructures...................................................................44 Le concept «Weibel»....................................................................45 L’enjeu ferroviaire.........................................................................46 L’enjeu routier..............................................................................46 Changer le transport....................................................................47 Conclusion .........................................................................................49 Réveillons-nous ! Post Tenebras Lux http://postluxtenebras.blog.tdg.ch/ Réveillons-nous ! Le 18 octobre 2015 votez la liste no 8 MCG www.mcge.ch Une idée d’avance

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Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

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Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

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Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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