Google+ Followers

Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/136794

Loading...

Google+ Badge

vendredi 26 juin 2015

Une lumière pour une finance chrétienne par Louis Even



https://drive.google.com/open?id=0B-p0lmjLtiXzXzgxZUotZzQxSzFEVHZBQm9qTlZYNW1OZnpr&authuser=0

Du régime de dettes à la prospérité
«Une lumière sur mon chemin», dit Louis Even
Les pages suivantes sont tirées de l'opuscule «From Debt to Prosperity» (Du régime de dettes à la prospérité), écrit par J.-Crate Larkin de Buffalo, aux États-Unis, qui explique les propositions du Crédit Social. C’est ce livre qui changea le cours de la vie de Louis Even et en fit un ardent propagandiste du Crédit Social en 1934. (La version française a d’ailleurs été traduite par Louis Even.) «Le Crédit Social a été une grande lumière sur mon chemin», a déclaré Louis Even. Lisez ces pages et vous deviendrez aussi enthousiaste que Louis Even pour faire connaître le Crédit Social aux autres.
par J. Crate Larkin
Clifford Hugh Douglas
Cet opuscule expose brièvement l’analyse économique et les propositions constructives du Crédit Social. Celles-ci sont principalement l’œuvre du Major C. H. Douglas, un ingénieur écossais de grande expérience pratique en sciences, en affaires et en économique.
Les propositions du Crédit Social sont conçues pour raviver les affaires, préserver la propriété privée et le système de profit, réduire les dettes, diminuer les taxes et procurer la sécurité économique à tout citoyen du Canada.
Le Crédit Social atteindrait ces résultats par l’émission de pouvoir d’achat aux consommateurs, directement, sous forme de crédit. Trois mesures pratiques, bien définies sont nécessaires à cette fin:
1. L’établissement, au Trésor du Canada, d’un compte de Crédit National dans lequel la production de richesse réelle de la nation figure au crédit et la consommation au débit.
2. La vente de tous les biens de consommation au «juste prix,» au moyen d’un escompte au détail déterminé par le coût réel de production.
3. L’émission du dividende mensuel à tout citoyen canadien.
Le Crédit Social aborde et étudie les problèmes actuels du point de vue pratique d’une civilisation enrichie de toutes les devises modernes de la science pour satisfaire les besoins et les désirs de ses membres. En réponse aux problèmes de la pauvreté et de la dépression, le Crédit Social propose une solution bien définie, la voie la plus raisonnable et la moins difficile pour sortir de la confusion financière qui humilie notre vingtième siècle. Le Crédit Social montre le moyen de remplacer les dépressions périodiques par la sécurité économique permanente, basée sur une véritable évaluation financière de la richesse réelle du Canada et l’octroi d’un pouvoir d’achat adéquat aux citoyens de ce pays.
Le Crédit Social est fondé sur deux propositions:
Premièrement: La monnaie doit exactement refléter l’état exact de notre RICHESSE RÉELLE.
Deuxièmement: Toute nation civilisée où le système monétaire refléterait les faits et accomplirait son rôle (distribuer les produits et les services) verrait chez elle le règne de la prospérité et de la sécurité économique permanente et la disparition de la pauvreté, des dettes paralysantes et de la dépression industrielle.
Le Crédit Social n’est cependant, remarquons-le bien, ni du socialisme, ni du fascisme, ni du communisme. Il n’entraîne aucune confiscation et ne veut sacrifier, ni la liberté, ni les droits de propriété de personne. Plus que n’importe quelle autre doctrine, il veut l’application du simple bon sens à la monnaie et aux affaires. Le Crédit Social ne touche qu’à la partie monétaire du système économique, parce que c’est la seule qui soit en défaut. Les méthodes de production sont bonnes; l’initiative privée est excellente; le mobile profit n’est point à condamner. Pas besoin donc de toucher à ces choses. Les théories socialistes et communistes sont aux antipodes du Crédit Social; elles veulent embrigader l’homme au service d’un système, tandis que le Crédit Social place un système au service de l’homme.
Il reste vrai qu’en corrigeant la partie monétaire défectueuse du système économique, tout le système s’en ressent, et pour le mieux. C’est la fin de la loi de la jungle, la fin de la philosophie qui enseigne qu’on ne peut réussir qu’en appauvrissant son voisin.
La situation actuelle
Depuis quelques années nous souffrons d’une dépression universelle de l’industrie. Tous désirent la reprise des affaires. Des millions ont faim, pendant que les entrepôts regorgent de blé, ils réclament des vêtements et l’on détruit le coton; ils sont sans foyer et des maisons restent vacantes. Des foules vivent dans les privations, avec une richesse inutilisée à portée de leurs mains. Pauvreté au sein de l’abondance! Quel triste paradoxe pour un monde civilisé!
Mais ce spectacle pitoyable devient encore plus frappant si l’on compare le Canada producteur avec le Canada consommateur, le Canada manufacturier avec le Canada acheteur. Le manufacturier peut produire presque sans limite, mais l’acheteur a des moyens très bornés et ne peut acheter. À cause de ce non-sens, les roues de l’industrie demeurent en panne.
La reprise des affaires est d’ordre purement économique, puisque les éléments physiques ne font pas défaut. Il ne faut pas s’effaroucher de ce mot, «économique.» L’économie domestique est la bonne gouverne de la maison ; l’économie politique s’occupe de la gouverne des collectivités. Les questions économiques sont du domaine de l’intelligence ordinaire ; on peut en parler en langage simple et courant. Au lieu d’essayer de saisir un amas d’idées abstraites, il est bien plus compréhensible et plus utile, de considérer l’économie simplement dans son application aux affaires de tous et de chacun.
Encore faut-il s’entendre sur le sens des termes quand on veut traiter un sujet. Nous allons appeler commerce le procédé qui consiste à satisfaire les désirs des hommes par l’échange entre eux des produits de leur travail, au moyen d’un intermédiaire appelé monnaie. S’il n’y avait pas d’intermédiaire, ce serait le simple troc, beaucoup moins souple et incapable de fonctionner adéquatement dans le monde avancé d’aujourd’hui.
L’industrie et le commerce sont nécessaires pour satisfaire les besoins et les désirs des hommes. Nous avons constamment besoin de produits nombreux et variés, et nous avons établi des moyens perfectionnés pour les manufacturer en grande quantité. Mais le moyen de les distribuer, de les passer du producteur presque inépuisable au consommateur qui les recherche, est loin d’être de pair avec les progrès réalisés dans les procédés de fabrication.
But du système économique
Voyons en imagination une immense vitrine de magasin traversant le continent de Halifax à Vancouver. À l’intérieur de cette vitrine, plaçons toutes les marchandises que le Canada produit. À l’extérieur onze millions d’êtres humains, brûlant d’acheter, le nez écrasé contre la vitre, posture familière à nos années d’enfance. Entrons dans le magasin et jetons un coup d’œil. La première chose qui nous impressionne est l’étonnante variété des marchandises offertes. Des centaines de mille articles sont là en vente — tout ce qu’il faut pour vivre dans le confort, l’aisance, la satisfaction.
Demandons au marchand comment il peut maintenir cette abondance de provisions. Il nous montrera les entrepôts bondés de produits. Fournissant les entrepôts, une chaîne de manufactures; alimentant les manufactures, des fermes et des mines productives; orientant les fermes et les usines, les laboratoires et les écoles, et derrière toutes ces choses, les appuyant de son ambition et de son enthousiasme, le peuple canadien lui-même avec son histoire, ses talents, son génie, ses progrès. Fort de toutes ces ressources, le marchand peut vous garantir une abondance de marchandises dépassant les pouvoirs de l’imagination la moins freinée.
Cette provision de marchandises et de services constitue la Richesse Réelle du Canada. La capacité de produire et de livrer ces biens, marchandises ou services, est la seule vraie limite à notre Crédit Réel. Nous avons les matériaux et les aptitudes voulus pour produire immensément plus de marchandises et de services que nous n’en produisons aujourd’hui. Il n’existe aucun doute sur l’abondance de notre Richesse Réelle et tangible.
Regardez maintenant autour de la manufacture de richesses. Combien peu de personnes y travaillent! Partout, des machines remplacent le travail manuel, machines conçues et installées pour épargner les corvées fatigantes à l’homme, tout en multipliant pour lui les fruits de la production. La science a soulagé l’homme; la malédiction qui condamnait Adam à manger son pain à la sueur de son front s’est adoucie en déchargeant la grosse partie du fardeau sur les épaules bien plus larges des forces de la nature, en attelant à son service l’énergie solaire transformée en vapeur et en électricité. Ces forces maîtrisées peuvent tenir la vitrine du magasin remplie de marchandises qui émerveillent notre vue. Et nous ne faisons que commencer à savoir utiliser nos nouveaux serviteurs d’une manière efficace! Vraiment, cette visite au grand magasin national crée l’impression d’une richesse prodigieuse. Nous nous réjouissons spontanément de vivre dans un pays si inépuisablement riche.
Joignons maintenant les onze millions d’acheteurs (la population du Canada en 1934) à l’extérieur de la vitrine. Quel changement! Au lieu de la coopération ordonnée et scientifique de la production qui s’épanouit dans une plénitude de biens, en franchissant la porte de sortie, nous tombons au milieu d’une cohue de gens inquiets, se débattant avec la misère, mécontents d’aujourd’hui, inquiets de demain, se combattant les uns les autres comme pour se disputer une proie trop rare. Avons-nous changé de pays?
Qui est cette foule? Qui sont ces onze millions? Nous, tous. Nous sommes tous acheteurs et consommateurs de produits. Il nous faut nourriture, vêtements et abri pour pouvoir vivre. Et que d’autres désirs inhérents à notre état de civilisation!
Pourquoi cet immense magasin débordant de richesse? Pourquoi l’exploitation intelligente du sol, du sous-sol, des forces naturelles, et pourquoi l’érection d’usines bien outillées pour maintenir ses provisions?
La réponse est claire. On produit pour consommer, non pour garnir des étagères et des entrepôts. Le but de la production est la consommation.
Chacun sait par expérience qu’il ne peut seul produire tout ce dont il a besoin. Il est des marchandises et des services qu’il doit demander à d’autres mieux en état de les fournir. Il faut du système dans la production et la distribution de ces produits, si l’on veut travailler de concert, avec ordre et efficacité. Du côté production, le succès est remarquable. L’industrie moderne s’est développée à un degré que les plus audacieux n’eussent osé rêver il y a seulement quelques générations. La capacité de l’industrie n’est plus à établir.
Brièvement défini, le but du système économique est de livrer les biens à la consommation où, quand et comme l’exigent les besoins et les désirs des consommateurs.
Avec ce but bien présent à l’esprit, et retenant le double aspect d’un Canada manufacturier et d’un Canada acheteur, jetons un regard sur notre système économique actuel.
Les traits saillants de nos difficultés présentes sont malheureusement des choses tellement familières que nul d’entre nous ne peut les ignorer. On peut grouper les calamités qui nous accablent sous quatre titres principaux: Pauvreté, Dette, Taxes, Dépression. La préséance de l’une ou de l’autre peut prêter à litige, mais ce qui est certain et fait honte à la civilisation du 20ème siècle, c’est qu’elles sont ici toutes les quatre, dans la plus grande ère de science et de contrôle des forces de la nature que le monde n’ait jamais connue.
Le paradoxe de l’abondance
Grâce aux progrès continus de la science, nous sommes enfin arrivés à l’âge si désiré de l’abondance. Les inventions et les perfectionnements technologiques ont augmenté, d’une façon presque incroyable, notre capacité de production de Richesse Réelle. Mais nous n’avons pas établi un moyen adéquat de distribution et cette énorme richesse réelle du Canada ne pouvant atteindre le consommateur, une bonne partie de la capacité de production doit rester inutilisée.
Les producteurs cherchent à vendre. Les consommateurs voudraient acheter, mais ne le peuvent pas. Beaucoup souffrent du froid, de la faim et vivent dans des taudis. Ils ne peuvent se nourrir, se vêtir, se loger, parce qu’ils n’ont pas de monnaie pour acheter ce que le producteur de nourriture, de vêtements, de logement ne demande pas mieux que de vendre.
Voilà le fameux paradoxe de «La pauvreté au sein de l’abondance» dont on parle si souvent — état humiliant de souffrance et de misère, chez une des plus riches nations de la terre. N’est-ce pas une insulte à l’intelligence humaine?
La majeure partie de la population du Canada ne reçoit pas assez pour vivre dans une sécurité raisonnable. Bien pis, nombreux sont ceux de nos citoyens qui doivent vivre de «secours direct», état d’abandon démoralisant dans ses effets et ne donnant satisfaction à aucun point de vue. Son seul mérite est d’empêcher de mourir tout à fait ceux qui ne peuvent acheter les nécessités de l’existence... dans un siècle de lumière et d’abondance!
Impôts, dettes et le fardeau augmente toujours
Les affaires sont stagnantes, faute de ventes, et nous nous débattons sous un fardeau de plus en plus écrasant d’impôts et de dettes. L’intérêt sur les dettes publiques de toutes sortes (fédérales, provinciales, municipales, etc.) est tel que 50 pour cent des gains des travailleurs vont en tribut au système.
Dettes et taxes poursuivent leur ascension vertigineuse alors que s’appauvrissent le débiteur et le contribuable. Au zénith de leur course, dont elles approchent rapidement, ce sera l’explosion, la banqueroute nationale. Allons-nous attendre patiemment que se produise cette catastrophe?
Ceux qui travaillent gémissent sous le fardeau des impôts. Et pourtant les fonds prélevés sont insuffisants pour donner une part décente de nourriture, de vêtement et de logement aux sans-travail et à leurs familles.
Au Canada, la même politique prévaut. Nos gouvernants ne semblent voir aucune autre solution que la continuation du système actuel d’emprunts, qui lie la nation en servitude au système bancaire privé. Pour la dette fédérale seule, chaque homme, femme et enfant de ce pays doit aujourd’hui plus de 16 000 $ et ce chiffre augmente continuellement. Comment sera-t-il jamais payé? Et pourtant on semble croire qu’il n’y a pas à s’en tracasser pour le moment et qu’on peut continuer d’emprunter pour tâcher de sortir de la pauvreté qui règne. Est-ce sensé? Ne devrait-on pas chercher une autre méthode?
Le panneau de l’horloge de la dette nationale des Etats-Unis, affiché près de Times Square, à New York, le 9 octobre 2008. Ce panneau, installé en 1989 par feu Semour Durst, promoteur immobilier de Manhattan, manquait de chiffre pour afficher la dette et on a dû remplacer la case du signe de dollar par le chiffre 1, pour compter au-dessus de 10 trillions de dollars. Lorsque le panneau fut affiché pour la première fois en 1989, la dette nationale américaine n’était que de 2,7 trillions. Aujourd’hui: (janvier 2009) $10,149,875,434,832
Combien de nouvelles dettes faudra-t-il pour sortir des dettes actuelles? Aussi bien vouloir lutter contre le froid en se défaisant de ses habits!
Nos riches ressources naturelles, nos champs, nos mines et nos usines, avec toutes leurs capacités productives, existent aujourd’hui aussi bien qu’en 1929. Et Dieu sait si nos onze millions de Canadiens ont des besoins et des désirs à satisfaire! Nourriture, vêtements, logements, articles de nécessité, articles de confort, radios, couvertes chaudes, automobiles, etc., trouveraient certainement preneurs, étant donné un pouvoir d’achat suffisant.
Notre richesse productive est toujours là, capable de répondre à toutes nos demandes, et cependant on nous dit que nous sommes en dette. Depuis 1929, la valeur de notre richesse nationale, mesurée en monnaie, s’est contractée, a perdu presque un tiers de sa valeur totale de 1929. D’après les «experts financiers», en termes de monnaie, presque un tiers de notre richesse s’est volatilisée.
Que le tiers de notre pays fût détruit par un tremblement de terre, par le feu ou par l’inondation, la disparition du tiers de notre richesse s’expliquerait. Mais on n’a pas eu à déplorer de catastrophe de ce genre. Le Canada est resté aussi beau et aussi fertile que jamais, avec ses riches moissons actuelles ou potentielles et ses usines remplies de machines d’où les produits peuvent sortir à flot.
Qu’est-il donc arrivé à cette richesse pour qu’elle ait perdu sa valeur? Absolument rien. La richesse elle-même existe toujours, c’est sa valeur en fonction de la monnaie qu’on a détruite. N’allons pas confondre RICHESSE avec MONNAIE. La richesse est là, ce sont les titres à la richesse, la chose la plus simple à créer — et à détruire — qu’on a détruits, et pour cette absurdité, nous vivrons comme dépouillés de la richesse dont nous avons besoin, alors qu’elle est toujours à notre porte.
Revenez à la vitrine du magasin d’abondance. De l’extérieur, la foule même qui a produit ces biens, gémit de ne pas avoir pas l’argent pour les acheter. Pauvre humanité qui ne peut jouir du fruit de tes propres travaux, simplement à cause des limites du pouvoir d’achat imposées par un système de ta propre création! Quelle tragique absurdité! Et doublement stupide parce qu’il ne dépend que de nous de changer, à l’heure même où nous déciderons de le faire, un système monétaire qui nous sert si mal. Il ne s’agit pas d’un phénomène naturel qu’il faut subir, mais d’un simple mécanisme établi par l’homme pour le servir, et dont l’homme si éclairé d’aujourd’hui semble devenir l’esclave insensé.
Sous-consommation — Et pourquoi?
Voici que nous approchons du cœur du problème. De toute évidence, le mal qui paralyse la vie économique n’est pas dans une surproduction, mais plutôt dans une sous-consommation. Pour avoir accès aux produits, les consommateurs doivent posséder un pouvoir d’achat. Mais ce pouvoir d’achat est aujourd’hui très insuffisant. La sous-consommation existe parce que nous n’avons pas assez de pouvoir d’achat pour acheter le total des biens que nous produisons.
Notre système économique pourvoit amplement à la finance de la production, mais le mode de finance de la consommation est piètre et défectueux, c’est lui qu’il faut blâmer. Le producteur peut produire, mais le consommateur ne peut pas consommer.
Et pourquoi les consommateurs manquent-ils de pouvoir d’achat? À cause du système financier lui-même. Ce manque de pouvoir d’achat continuel existe parce que le système monétaire, qui fut conçu pour effectuer facilement le flux des marchandises du producteur au consommateur, porte en lui-même des défauts fondamentaux si sérieux que le système ne peut résister. De ces défauts sont nées les dépressions, la misère, les dettes et les taxes, toutes fruits d’une insuffisance chronique du pouvoir d’achat, en temps de prospérité comme en temps de crise.
La faillite de la finance
Avec l’avènement des forces motrices, la monnaie a cessé d’être un serviteur à hauteur de sa tâche. Lorsque la production était difficile, les produits relativement rares, notre vieux système monétaire pouvait soutenir assez bien la marche des affaires. Des marchés nouveaux s’ouvraient et absorbaient notre surplus de production. Mais aujourd’hui que le monde peut, en utilisant des machines à force motrice, produire en quantité pour ainsi dire illimitée, nous avons gardé le même système monétaire, ni conçu, ni ajusté pour ces conditions nouvelles. La science et les inventions ont dépassé notre vieille conception de la monnaie. La rareté des produits a fait place à l’abondance, mais la monnaie rare est demeurée un dogme et une pratique que les chefs de la finance veulent maintenir sacrés.
Pour comprendre cet anachronisme et distinguer clairement la raison basique de l’insuffisance du pouvoir d’achat, apprenons premièrement comment le système monétaire opère en pratique. Puisque ses opérations ont conduit à la faillite, il convient de rechercher les motifs qui l’ont amenée. Nous avons vu que le manque de pouvoir d’achat est seul responsable de la sous-consommation. Déterminons maintenant ce qui cause l’insuffisance chronique de monnaie.
Richesse, crédit et monnaie
Toute discussion du système monétaire ramène fréquemment trois mots dont on fausse le sens étrangement. Il convient de les expliquer dès l’abord si nous voulons comprendre clairement pourquoi les opérations du système monétaire produisent une insuffisance chronique et toujours plus prononcée du pouvoir d’achat. Il s’agit de richesse, crédit et monnaie. Ces trois choses sont étroitement liées ensemble, mais cependant très distinctes.
Larousse définit la richesse une «abondance de biens.» La richesse consiste donc surtout en produits. Bien des auteurs étendent le sens du mot richesse à tout ce qui satisfait directement ou indirectement les désirs de l’homme, ce qui comprend, non seulement les produits matériels, mais aussi les services (du médecin, du professeur), etc.
Considérée au point de vue national, la richesse doit embrasser, comme partie très importante, l’immense héritage intellectuel que nous ont légué nos ancêtres. Que seraient les abondantes ressources naturelles, les forêts, les mines, les fermes et les manufactures qui enrichissent le Canada d’aujourd’hui si nos ancêtres ne nous avaient légué des connaissances scientifiques bien établies. Cette partie de notre richesse est un actif appartenant à la nation tout entière.
«Le système de production économique moderne n’est pas un système de production individuelle. C’est de plus en plus un ensemble synthétique de biens dont l’existence est surtout due principalement à l’emploi de la force motrice, aux procédés scientifiques modernes et aux organisations de toutes sortes.» (Douglas, à Oslo, Norvège, fév. 1935.)
La richesse réelle d’une personne ou d’une nation, peut être mesurée par l’aptitude de cette personne ou de cette nation à distribuer les produits et services demandés.
Ce n’est pas toujours chose facile de mesurer la richesse, parce que la valeur de chaquearticle qui la compose dépend directement du désir qu’en éprouvent les consommateurs. Mais puisque nous avons tous affaire avec la richesse dans la satisfaction de nos désirs, il faut bien quelque moyen de mesurer la valeur des biens — produits ou services — par rapport à ces désirs.
Résumons: La richesse réelle est tout bien — produit matériel ou service — qui correspond à un besoin, à un désir du consommateur.
CRÉDIT — réel et financier
Le Crédit est l’air essentiel à la vie du commerce moderne.
Le mot crédit dérive du mot latin credere signifiant «croire, avoir confiance.»
Tout crédit est donc fondé sur la confiance. Dit-on que le crédit d’un homme est bon, on veut dire qu’on peut avoir confiance en son pouvoir de tenir sa promesse de payer. Le crédit est basé sur les moyens de payer ou de livrer la marchandise, comme c’était promis.
Mais on ne réalise pas généralement qu’il y a deux sortes de crédit, différentes et bien distinctes, connues respectivement comme crédit réel et crédit financier. On peut les définir ainsi:
Le crédit réel, est le degré d’aptitude à livrer une richesse réelle (marchandises ou services) où, quand et comme elle est demandée.
Le crédit financier est le degré d’aptitude à livrer de la monnaie où, quand et comme elle est demandée.
Le crédit réel dépend donc de la capacité de production et de transport. Le crédit financier dépend de la capacité de paiement en monnaie. Cette distinction est très importante, et on doit l’avoir clairement présente à l’esprit quand on étudie le système monétaire.
Nous y reviendrons.
Monnaie
La Monnaie est devenue la chose nécessaire pour pouvoir vivre dans la société moderne. Mais est-il dans notre langue un autre mot qui soit sujet à tant de confusion et qui ait autant embrouillé la pensée? Il n’est pas exagéré de dire que la plus grande partie des ruines accumulées par notre système économique en panne est due à une fausse conception de la vraie nature et du rôle de la monnaie. D’où l’importance vitale de saisir le sens du mot Monnaie, même s’il faut pour cela réviser complètement nos idées antérieures.
On peut définir la monnaie comme étant «un intermédiaire d’échange, un moyen d’exprimer une demande effective pour des produits.» En ces jours d’hystérie économique, cette définition simple dissipera une grande partie de la confusion qui enveloppe la monnaie dans le mystère.
Le Dr Walker dit: «La Monnaie est tout intermédiaire ayant atteint un tel degré d’acceptabilité que, peu importe de quoi il est fait ou pourquoi les gens le veulent, personne ne le refuse en échange de ses produits.»
On écrit et on parle beaucoup de «monnaie saine.» Qu’est-ce que la «monnaie saine?» Les experts se servent de cette expression pour imposer silence à la critique. Il nous semble pourtant raisonnable de dire qu’un système de monnaie sain, c’est celui qui fonctionne, celui qui déplace les produits, celui qui permet à une production abondante et variée de satisfaire des besoins nombreux et variés.
Nature de la monnaie
Nous savons que les produits sont transférés du producteur au consommateur au moyen de monnaie. La monnaie est donc le chaînon unissant la production à la consommation. Elle sert de pont entre la demande de produits de la part du consommateur et la satisfaction de cette demande de la part du producteur. On pourrait dire que la monnaie est l’agent d’équation entre les désirs et les produits, permettant la satisfaction des premiers en terme des seconds. Elle fonctionne comme une force semblable à l’électricité: elle actionne un moteur, mais reste invisible, et nous en voyons seulement les effets, la transformation des désirs, qui sont mentaux, en produits matériels qui représentent la satisfaction de ces désirs.
La monnaie est un nombre et non une substance matérielle. La monnaie n’est pas la richesse, mais un symbole de la richesse et un moyen d’en mesurer la valeur. La monnaie nous donne une méthode pour appliquer une valeur numérique aux produits.
Il suffit d’interpréter notre expérience personnelle de tous les jours pour comprendre que la monnaie est seulement un titre à la richesse, un simple billet qui nous autorise à tirer des biens du magasin des Richesses de la Nation. La monnaie donne droit à la richesse, aux produits variés qui sont dans le magasin. Un billet de banque, une pièce de monnaie est exactement comme un billet de chemin de fer, excepté que le billet de chemin de fer est seulement valable pour voyager, tandis que le billet-monnaie donne droit à n’importe quoi dont le prix équivaut au montant fixé sur le billet.
Nous arrivons ainsi à un concept plus exact de la nature de la monnaie; la monnaie n’est autre qu’un mécanisme social conçu pour faciliter le bon ordre dans la production et la consommation. Le système monétaire n’est, en réalité et sous tous les rapports, qu’un simple système de billets conférant aux porteurs de ces billets un titre aux produits et aux services. La monnaie, comme telle, n’est donc pas une marchandise: sa valeur intrinsèque peut être nominale ou nulle; elle tire sa valeur des fonctions qu’elle remplit. Considérer la monnaie comme une marchandise dénote une ignorance radicale du rôle de la monnaie.
La monnaie n’est pas une marchandise ayant substance, grandeur et poids, comme le blé ou l’acier. La confusion actuelle provient surtout de ce qu’on prend la monnaie pour un produit, comme l’or, au lieu de la considérer comme simple mesure de valeur. Les experts financiers eux-mêmes reconnaissent que toutes les marchandises subissent des fluctuations dues à la loi de l’offre et de la demande; aussi aucune marchandise ne saurait convenir, d’une façon unique et absolue, à mesurer la valeur des autres. Le professeur Frédérick Soddy dit: «L’or est, sous tous les rapports, à peu près le pire des produits à choisir comme étalon monétaire.»
La monnaie joue un rôle si important dans notre vie moderne qu’on peut la considérer comme la clef de voûte de notre structure économique tout entière. Les billets-monnaie sont indispensables pour se procurer les articles offerts aux consommateurs. D’où la lutte serrée pour se disputer ces billets. La monnaie aujourd’hui est aussi nécessaire aux achats que les achats sont nécessaires à l’entretien de la vie matérielle. De sorte que, dans la société civilisée, notre vie même dépend de la monnaie et du système monétaire. Sans monnaie qui fonctionne, sans monnaie «saine», impossible de toucher à la moindre partie de la richesse exposée derrière les vitrines du Canada.
Mais pour mériter cet attribut de «saine», la monnaie doit remplir deux conditions bien importantes. La première est qu’elle soit acceptable, ce qui veut tout simplement dire que ceux qui l’utilisent aient confiance, qu’ils sachent pouvoir l’échanger pour les produits et les services désirés. En second lieu, puisque c’est l’intermédiaire des échanges, la monnaie doit représenter exactement la demande courante vis-à-vis des produits disponibles.
Tout système monétaire sain doit refléter les faits réels de la production. Il doit fournir les moyens d’échange en quantité suffisante pour que les marchandises continuent leur mouvement, du producteur à l’acheteur qui consomme les produits.
Deux sortes de monnaie
Nous avons aujourd’hui deux sortes principales de monnaie en usage. La première est le numéraire ou monnaie tangible, comprenant les pièces de métal frappées par le gouvernement, les anciens billets du Dominion et les billets de banque de différentes dénominations. La seconde est la monnaie de crédit, ou les dépôts bancaires circulant sous forme de chèques.
Le numéraire est seulement la monnaie de poche du commerce. La monnaie de crédit (ou chèques) est utilisée dans presque toutes les grandes transactions, où les pièces de monnaies et les billets ne sont pas pratiques, et dans une foule de transactions plus modestes où ce genre de paiements accommode mieux celui qui s’en sert. Plus de 90% de nos affaires se font par chèques, ou monnaie de crédit.
Nul n’ignore que le numéraire est émis par le gouvernement sous forme de pièces métalliques ou par les banques sous forme de billets imprimés; mais combien peu savent au juste d’où vient la monnaie de crédit, comment elle naît et comment elle meurt. On se sert de chèques à cause de leur sécurité et de leur commodité. On inscrit sur le chèque le montant exact devant être payé à une certaine personne, et du moment que le chèque est acceptable et accepté, on n’y pense plus.
Naissance et mort de la monnaie de crédit
Jetons un coup d’oeil à la source de cette monnaie de crédit qui règle au moins 90% de nos achats et ventes. Où naît-elle? Nous savons qu’un chèque est un ordre de débiter un solde créditeur en banque. Le solde créditeur consiste en dépôts crédités à un compte défalqué des retraits à date. Ces dépôts eux-mêmes peuvent provenir de chèques tirés sur d’autres comptes.
Un chèque passe une inscription d’un compte à un autre sans déplacement de numéraire. Des transactions compliquées, représentant d’immenses sommes de monnaie, se font ainsi, au moyen de simple comptabilité dans les livres des banques, par des entrées de crédits et de débits. Dans leur comptabilité, les banques créditent et chargent les comptes de leurs clients. Évidemment, les soldes entre banques se règlent: ce sont les «compensations bancaires», qui déplacent du numéraire, mais pour les balances du total des comptes de la journée seulement.
Il ressort de tout ceci que, quel que fût autrefois le rôle du numéraire dans la monnaie, l’histoire est bien différente maintenant que nous écrivons des chèques. Le système de chèque est simplement une série d’entrée de comptabilité, et le système monétaire actuel fonctionne surtout par la circulation de ces chèques. Les transactions se font presque toutes au moyen de morceaux de papier qui témoignent de l’existence d’un crédit financier. Ce crédit lui-même est créé ou détruit par les procédés de comptabilité des banques. Le système de chèque est, à bien des points de vue, une grande amélioration sur le système des gages, de la monnaie tangible. Mais son invention a eu pour résultat de faire des banques des manufactures de monnaie, non par la frappe de la monnaie, devenue tout à fait inutile, mais par la création de simple monnaie scripturale, dispensant même de billets imprimés.
Ingénieuse, la méthode par laquelle le banquier fabrique ainsi la monnaie. Simple procédé de comptabilité! Cette sorte de monnaie naît et meurt dans la banque, et la banque est responsable et de sa naissance et de sa mort. Le banquier crée de rien les moyens de payer.
Les banques créent et détruisent la monnaie par un simple procédé de comptabilité, par émission et annulation de crédits, comme le démon
tre bien le prêt bancaire ordinaire. Allez-vous à la banque pour emprunter 1000 $, le banquier s’informe de la valeur de votre crédit financier; s’il le juge bon, il accepte votre billet et vous accorde l’emprunt sollicité, en créditant votre compte de 1000 $, exactement comme si vous aviez déposé cette somme en monnaie. Vous voilà maintenant «en dette» avec votre ami le banquier. Vous lui devez le 1000 $ que vous avez emprunté, plus l’intérêt qu’il charge pour l’usage de ce 1000 $ fabriqué par lui, sur la base de votre richesse gagée. Vous pouvez maintenant tirer des chèques sur votre nouveau compte, ces chèques sont acceptables comme monnaie. Il y a dans le pays 1000 $ de plus qu’auparavant.
Mais quand arrive le temps de rembourser cette somme, vous retirez de la circulation le montant de 1000 $ plus l’intérêt et vous le remettez au banquier. Le compte du prêt est balancé, 1000 $ ont cessé de vivre. Et c’est promptement et fidèlement que vous devez rembourser le banquier, sous peine de perdre les garanties déposées chez lui comme collatérales.
Si vous ne pouvez pas payer, vos garanties passent entre ses mains et lui-même peut retirer l’argent de la circulation en vendant vos garanties, dont la valeur est toujours bien supérieure à celle du prêt.
En d’autres termes, chaque prêt bancaire crée un dépôt et le remboursement d’un prêt bancaire détruit un dépôt. Les prêts sont accordés et les dépôts créés, en créditant le compte de l’emprunteur dans le livre du banquier. La monnaie ainsi créée est détruite de la même façon, par de simples entrées dans les livres, à mesure que l’emprunteur rembourse. Ces remboursements font disparaître leur montant de la circulation. Qu’en a-t-il coûté à la banque pour cette création de $1000, suivie de sa destruction? Rien à part le coût de la comptabilité.
Par simple procédé de comptabilité bancaire, de la nouvelle monnaie est constamment créée et détruite. Et cette monnaie, que l’Encyclopédie Britannique dit être créée de «RIEN» (out of nothing), est réellement manufacturée avec une plume, du papier, de la confiance et une bouteille d’encre.
Ce procédé de comptabilité, la méthode bancaire qui régit la naissance et la mort de la monnaie scripturale, du gros de la monnaie actuelle, est décrit clairement par Reginald McKenna, directeur de la Midland Bank de Londres et ancien Chancelier de l’Échiquier Britannique: «Le montant de monnaie en existence varie seulement avec l’action des banques. Chaque prêt bancaire crée un dépôt...» Et plus loin: «Nous n’avons qu’une méthode pour augmenter ou diminuer le montant total de notre monnaie... Le montant de monnaie en existence varie seulement avec l’action des banques en augmentant ou diminuant les dépôts. On sait comment ceci se fait. Chaque prêt bancaire et chaque achat de titres par la banque créent un dépôt, et chaque remboursement ou vente de titres en détruit un.»
Les banques ne prêtent pas, comme beaucoup de gens le supposent, les dépôts de leurs clients. En vertu de leur privilège de prêter jusque 10 fois leur réserve, les banques créent le Crédit Financier qui, dans leur comptabilité, devient une dette contre l’emprunteur.
Les banques peuvent, en effet, prêter jusqu’à dix fois le numéraire qu’elles ont en réserve, en vertu des chartes que le gouvernement leur a octroyées.
«Penser que les dépôts bancaires sont créés par le public, par des dépôts en espèces représentant des économies ou des sommes non nécessaires, c’est tout naturel pour le profane, mais faux: la plus grande partie des dépôts provient de l’action des banques elles-mêmes, car en accordant des prêts, en consentant des découverts et en achetant des titres, la banque crée, dans ses livres, des crédits qui équivalent à des dépôts.» (Rapport McMillan au Parlement anglais, juin 1931.)
Nous ne voulons nullement insinuer que cette manufacture de monnaie par les banques soit un acte criminel, puisqu’elles se conforment aux chartes légalement obtenues. Notre objectif est de faire ressortir ce fait important: c’est une institution privée, nullement responsable envers la nation, qui actuellement manufacture et contrôle la fabrication de la monnaie, et par ce fait, contrôle les moyens de vivre de toute la nation.
Notre sang économique
La monnaie circule — fait familier à tous. Dans le système économique, la monnaie peut très bien être comparée au sang du corps humain. La monnaie en affaires est tout aussi essentiellement nécessaire que le sang au corps. Elle circule, propageant la vie et l’activité sur son passage. La monnaie est, en effet, l’intermédiaire d’échange. Or échange veut dire activité, et cette activité est le flux de la monnaie, sa circulation. Ce flux est inhérent à la nature de la monnaie; elle ne satisfait les désirs qu’échangée pour des produits ou des services. Quelle valeur lui connaissez-vous en elle-même? La monnaie ne peut d’elle-même vous vêtir, ni vous nourrir; mais elle peut acheter des vêtements pour vous vêtir et des victuailles pour calmer votre faim ou satisfaire votre appétit. Cesse le flux de la monnaie, le commerce meurt, exactement comme meurt l’homme dont le sang est arrêté dans son cours. Les affaires ne vivent et ne prospèrent qu’en autant que la monnaie circule.
Nous savons quel temps il faut à la circulation du sang pour faire le tour du corps humain. On mesure ce temps par les battements du pouls. De même aussi faut-il du temps pour que la monnaie fasse le tour du commerce. Le temps et le volume du flux pris ensemble donnent le rythme de circulation. C’est ce rythme qui détermine la vitesse de circulation de la monnaie.
Mais la ressemblance entre la monnaie et le sang ne s’arrête pas là. L’un et l’autre circulent, c’est-à-dire que le cours de leur flux les ramène au point de départ. Le sang part du cœur et revient au cœur. De même, le mouvement de la monnaie tend à décrire une sorte de cercle. Sa circulation commence dans une banque, puisque c’est dans les banques que naît la plus grande partie de la monnaie. Le banquier, par exemple, octroie un prêt au producteur. C’est la naissance de la monnaie. Le producteur paie ses ouvriers, ses directeurs et ses actionnaires, qui, en leur fonction de consommateurs, achètent des produits au marché de détail. Le détaillant paie le marchand de gros, celui-ci paie le producteur qui peut ainsi rembourser son emprunt à la banque. Ce montant de crédit est détruit par le fait même de son remboursement. La banque accorde-t-elle un nouveau prêt, elle crée un nouveau dépôt et plus de crédit. Le cercle se répète. Création et destruction sont en marche tous les jours. La vie des affaires dépend de la circulation de ce sang dans le corps économique.
Affaires contre dettes
Cette étude de la monnaie devient excitante, car nous voici face à face avec la question des dettes. Qui ne connaît les dettes? Elles sont toujours à notre porte. Elles se présentent sous le visage de notre ami «crédit» — loup recouvert d’une peau de mouton. Les dettes nous harcèlent continuellement, puisque chaque création d’argent, chaque prêt de banque, en créant un dépôt, jette directement l’emprunteur dans les griffes des dettes. Les banques, il est vrai, octroient du «crédit» à l’emprunteur. Mais ce «crédit» de la banque devient la «dette» de l’emprunteur. À vrai dire, la plupart de nos affaires se financent au moyen des dettes, car la monnaie créée pour une entreprise est émise à titre de prêt, lequel doit être remboursé avec l’intérêt.
Le déluge de dettes
La vieille histoire biblique de Noé et du déluge a son parallèle moderne. On nous dit qu’au temps de Noé le monde était submergé sous une immense quantité d’eau. Hélas!notre déluge moderne est encore plus complet que celui de Noé et non moins réel. Car de nos jours, nous sommes sûrement noyés dans un déluge de dettes. Nous ne parlons pas ici des dettes de guerre ou des dettes internationales, ni d’aucune autre de cette espèce qui occupe la scène momentanément, mais du système lui-même, en vertu duquel toute monnaie est dette. La monnaie ne vient au monde qu’à l’état de dette envers le système bancaire.
Qu’on se débatte tant qu’on voudra, tant que la monnaie sortira de sa manufacture à l’état de dette envers le système bancaire, nous serons les esclaves du système bancaire. Colbourne remarque: «La perversion a envahi même notre vocabulaire. On dit qu’une banque vous octroie un crédit alors qu’elle ne fait rien de ce genre, c’est une dette qu’elle vous passe!» Voilà bien de quoi s’inquiéter: la presque totalité de notre monnaie est une monnaie de dette, créée par le système bancaire qui base cette dette sur les ressources du pays, sur sa capacité de production.
Renversant, mais néanmoins bien vrai! Notre monnaie est le témoignage, circulant de main en main, de notre esclavage économique, de notre dette envers le système bancaire privé. Voilà le fait capital qu’il faut comprendre et retenir: La majeure partie de notre monnaie est une monnaie de dette.
Dettes impayables
Est-il étonnant que nous sombrions dans un déluge de dettes quand chaque article de richesse acheté doit être payé avec de la monnaie qui représente elle-même une dette? Les dettes s’acharnent après nous dès notre berceau et nous accompagnent jusque dans la tombe. Impossible de s’arracher à l’empire des dettes alimentées par l’ingénieux dispositif financier qui ne crée de monnaie que moyennant intérêt.
La dette ne peut jamais s’éteindre sous un tel système, parce que tout argent mis en circulation l’est par des prêts bancaires et que l’emprunteur doit rembourser plus que le montant reçu. Il doit rembourser le principal, créé par le banquier, plus l’intérêt créé par personne! ... Le procédé est cumulatif — la dette grossit toujours, parce que, pour payer l’intérêt, il faut nécessairement quelque part une nouvelle alimentation de monnaie, et cette nouvelle émission est elle-même porteuse d’intérêt. Comment la dette serait-elle remboursable?
C’est Thomas A. Edison qui a dit: «Dans toutes les grandes émissions d’obligations, la somme des intérêts est toujours supérieure au capital.» Le total, capital et intérêt, toujours beaucoup plus élevé que le prêt original, ne peut seulement être rencontré que par une création de nouvelles dettes. C’est pourquoi les dettes engendrent, multiplient les dettes, et plus nous nous débattons, plus nous enfonçons. Pas d’industrie sans capital; pas de capital sans dette; donc pas de développement industriel sans augmentation de dette.
Mais la situation, si mauvaise qu’elle soit à présent, ne peut qu’empirer. Essayez d’utiliser cette monnaie empruntée pour obtenir la richesse de la grande vitrine de la nation. Impossible d’employer la monnaie à la fois pour acheter les produits et pour rembourser la dette. Si vous empruntez 5 dollars, le prix d’une paire de bottine, vous devrez choisir entre acheter la paire de bottines ou rembourser la dette. Optez-vous pour la chaussure, vous devrez toujours la dette de 5 dollars. Vous pouvez ou acheter les bottines ou payer la dette, mais vous ne pouvez pas faire les deux.
Et ce n’est pas toute l’histoire. Les affaires dépendent de la monnaie de dette du système bancaire. Chaque dollar prêté aux entreprises doit être retrouvé dans les prix. La monnaie n’est empruntée que pour être dépensée. L’emprunteur doit rembourser; il va donc dépenser sa monnaie à produire quelque chose qui soit vendable, afin que le produit de la vente puisse rembourser capital et intérêt. Cet intérêt va en définitive nécessiter une nouvelle dette. Ce qui veut dire que plus la communauté travaille ou plus elle produit, plus elle est en dette avec les banques. Les dettes montent donc aux dépens du pouvoir d’achat.
Qui ne constate que le monde entier s’endette graduellement de plus en plus; il n’arrive pas à rencontrer ses affaires, pour employer une expression courante. Le public paie tout ce qu’il peut, et achète ce qu’il peut. L’impossibilité de payer davantage force à détruire une partie de la production ou à restreindre celle-ci malgré des besoins criants non satisfaits. La production restreinte empêche l’industrie de pouvoir acquitter ses comptes et la dette monte toujours.
À quelle vitesse les dettes augmentent-elles ainsi? Au 17ème siècle, siècle qui vit naître la banque d’Angleterre, la dette du monde — et nous avons des chiffres assez justes sur ce sujet — augmenta de 47%. La banque d’Angleterre ne fut fondée que vers la fin du 17ème siècle. On peut donc s’attendre à ce que le système bancaire créateur de dettes va enchaîner le monde à partir de cette époque.
En effet, à la fin du 18ème siècle, la dette mondiale avait augmenté de 466%; à la fin du 19ème siècle, la dette mondiale, publique et privée, avait augmenté de 12,000%! Le rythme s’accélère et, d’après des calculs très exacts faits par un professeur de génie industriel de l’Université Columbia de caractère irréprochable, le Professeur Rautenstrauch, si l’on prend l’an 1800 comme origine et 100 ans comme unité, la dette mondiale augmente selon la puissance quatrième du temps; ce qui veut dire, non pas comme le carré, ni comme le cube, mais comme le carré du carré du temps; et cette allure vertigineuse se poursuit malgré les nombreuses répudiations, les cancellations de dettes effectuées par les faillites, et malgré les autres méthodes utilisées pour se débarrasser des dettes et recommencer à neuf.
La clef de la délivrance signalée par Douglas
Mais n’allons pas manquer le point vital qui va nous fournir la clef pour sortir de cette prison. La monnaie-dette créée et détruite par les banques est appelée «crédit financier.» Dans ce terme, c’est le mot «financier» qui mérite notre attention. La dette qui nous noie est simplement une dette financière, basée sur ce que les banques appellent le «crédit» créé par elles.
Nous savons déjà qu’il y a deux sortes de crédit: le crédit financier et le crédit réel, et c’est ici notre clef. C’est pour éclaircir ce point que nous avons défini les deux, le crédit financier et le crédit réel, avant d’examiner le système monétaire.
Nous aurons d’ailleurs l’occasion de reprendre plus loin notre définition du crédit réel. (A suivre dans le prochain numéro.)




Aucun commentaire:

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

Rechercher dans ce blog

Chargement...

Translate

Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes

von Siebenthal

von Siebenthal
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Articles les plus consultés