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vendredi 1 août 2014

Jean-Paul II et l’idéologie du genre



La conférence donnée par Yves Daoudal le 24 juillet 2014 à l’université d’été du Centre Henri et André Charlier et de Chrétienté Solidarité, à La Castille (Var), est en ligne (20 pages). Extraits :
"[...] Si les bons cathos, défenseurs de la vie et de la famille, qui se dépensent sans compter aujourd’hui contre ce qu’ils appellent la théorie du genre, avaient jeté un œil sur le Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, publié en 2003 par le Conseil pontifical pour la famille, ou plutôt, disons, dans sa version française publiée par Tequi en 2005 – en 2005, il y a près de dix ans -, ils auraient pu voir qu’il y a dans ce livre non pas une allusion au genre, mais trois grands articles. Qui disent tout sur la question. Et l’on relève que dans la seule introduction du premier article on trouve cinq fois le mot « idéologie » pour qualifier ce qui est sorti des « gender studies ».
Mais l’Eglise avait dénoncé l’idéologie du genre bien avant ce Lexique. Elle l’avait dénoncée au moment précis où cette idéologie quittait les cercles d’intellectuels décadents pour entrer dans le vocabulaire de l’ONU et des autres instances internationales. C’était en 1995 à la conférence de l’ONU sur les femmes à Pékin. [...]
Ce n’était pas l’année dernière, c’était il y a presque 20 ans. Jean-Paul II, saint Jean-Paul II, oui, avait été l’homme de la situation, le pape de la situation. Le vrai docteur chrétien, qui discerne immédiatement la pathologie, et la nomme. Et permet à quiconque de s’en préserver. Il est le premier, et il est alors hélas le seul, comme tous les pionniers. Bien qu’il ait attiré l’attention, en publiant une Lettre aux familles avant la conférence du Caire, et une Lettre aux femmes avant la conférence de Pékin. Quand je dis qu’il était seul, c’était qu’il était vraiment seul, en dehors de Mary-Ann Glendon. [...]
Mais la lucidité de Jean-Paul II sur la question ne venait pas d’une subite inspiration. C’était la conséquence d’un travail qu’il avait accompli longtemps avant, d’une réfutation de l’idéologie du genre qu’il avait entreprise sans savoir que c’était de cela qu’il s’agissait, car c’était à peu près au moment où les féministes extrémistes américaines élaboraient leur idéologie. Il y a là une manifeste coïncidence providentielle et historique. Au moment où des Américaines commencent de façon confidentielle à prétendre et à définir que le genre est une construction sociale, un archevêque d’un pays situé dans l’enceinte soviétique élabore une œuvre théologique qui va montrer que non seulement la différenciation sexuelle n’est pas une construction sociale, mais qu’elle est un élément clé de la création, qu’elle est même ce en quoi l’homme est image de Dieu.
Il ne peut pas y avoir incertitude et choix de genre, car la Genèse dit que Dieu créa l’être humain homme et femme, et cette dualité est à l’origine de toute l’histoire humaine, sans possibilité qu’il en soit autrement, sinon dans des rêveries morbides.
C’est en effet l’archevêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla, qui a élaboré cette réflexion théologique majeure, sans doute la plus importante du XXe siècle, la plus cruciale en tout cas pour le XXIe siècle, et qui l’a ensuite distillée, une fois devenu pape, au gré de ses audiences du mercredi, entre 1979 et 1984. On n’y fit guère attention, alors que tout de même un ensemble de 129 catéchèses sur le même sujet (on s’est aperçu ensuite qu’il en avait préparé 135) aurait dû au moins intriguer. Mises bout à bout, ça faisait quand même plus de 40 heures d’enseignement. [...]"
Jean-Paul II avait détruit à la racine l’idéologie du genre

Conférence donnée par Yves Daoudal le 24 juillet 2014 à l’université d’été du Centre Henri et André Charlier et de Chrétienté Solidarité, à La Castille (Var)

C’est cette année que beaucoup de gens ont découvert l’idéologie du genre, à travers les tentatives de l’Education nationale de l’introduire par divers biais dans l’enseignement. Cette découverte a été rendue possible par les grands rassemblements de la Manif pour tous et ce qui s’en est suivi, et les diverses ramifications de cette suite. C’est donc la mobilisation contre la légalisation du soi-disant mariage homosexuel qui a sensibilisé beaucoup de gens à cette question. Car en effet la justification idéologique de l’homosexualité, c’est l’idéologie du genre.
On peut regretter que la prise de conscience ne se soit pas produite dans l’autre sens. C’est–à-dire que les gens n’aient pas commencé par découvrir l’idéologie du genre, et se soient mobilisés contre cette infamie qu’on répandait dans les écoles. Car alors la mobilisation aurait été encore bien plus importante contre le soi-disant mariage homosexuel, et plus étayée, et peut-être la fin de l’histoire aurait-elle été différente.
De fait, il faut bien le dire, la mobilisation contre le genre, en 2014, est bien tardive. Mieux vaut tard que jamais, certes, mais pour l’efficacité ce n’est pas la meilleure configuration. D’autant que la plupart des manifestants, sur internet ou dans les conférences, continuent imperturbablement de dénoncer une « théorie » du genre, comme si l’on en était encore à répondre aux « gender studies » d’il y a 40, voire 50 ans.
Quand on n’est pas d’accord avec une théorie, on propose une autre théorie, dont on pense qu’elle rend mieux compte de la réalité. Une théorie ne détruit pas le réel, elle essaye de l’expliquer. Tandis qu’une idéologie s’impose à la place du réel. On répond à une théorie par une théorie. On répond à une idéologie par la vérité, le vrai, le réel. En l’occurrence, la différenciation sexuelle n’est pas une théorie, c’est un fait.
En 2009, à notre université d’été, c’était à Salérans chez le père Avril, ma conférence était intitulée « L’idéologie du genre, l’ultime subversion ». Je ne suis pas un prophète, je n’avais rien inventé. Mais j’avais décidé de parler de ce sujet parce qu’il devenait le sujet de premier plan notamment à l’Education nationale, mais que cela ne paraissait troubler personne, et en tout cas ne provoquait aucune réaction visible.
L’idéologie du genre, l’ultime subversion. L’ultime subversion, parce qu’elle supprime la différence des sexes, donc qu’elle nie que l’homme ait été créé homme et femme. Une fois qu’on a nié la nature humaine il ne reste plus rien à subvertir.
Bien sûr je ne vais pas répéter cette conférence. Quelques mois plus tard, je consacrais une double page de mon hebdomadaire Daoudal Hebdo à la même subversion dans les écoles, par les livres pour enfants faisant la promotion de l’homosexualité : J’ai deux papas qui s’aiment, Un mariage vraiment gai, etc. Car ces livres ne sont pas apparus subitement en 2014. En 2009 ils se répandaient déjà dans les écoles, sous l’impulsion notamment du principal syndicat des instituteurs, qui proclamait à qui voulait l’entendre qu’il fallait familiariser les enfants à l’homosexualité dès la maternelle et déconstruire résolument tous les stéréotypes de genre.
Il faut ajouter à cela que l’on n’était pas sous un gouvernement de gauche, mais sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avec des ministres UMP. Dès la rentrée 2008, le ministre de l’Education nationale faisait de la lutte contre l’homophobie une priorité dans les écoles. Et je soulignais dans le premier numéro de Daoudal Hebdo que ce ministre UMP, Xavier Darcos, annonçait une campagne d’affichage dans les lycées pour faire la promotion de la Ligne Azur. La Ligne Azur, qui est un lobby homosexuel spécialisé dans les jeunes adolescents, ressemblant à d’autres lobbies du même genre, tel Couleurs gaies qui venait de recevoir l’autorisation de faire sa propagande dans les écoles, au nom de la lutte contre l’homophobie. La lutte contre l’homophobie étant un cache-sexe, c’est le cas de le dire, de la propagande homosexuelle, laquelle étant elle-même appuyée sur l’idéologie du genre. Et pour passer aux travaux pratiques on installait deux distributeurs de préservatifs dans chaque lycée. Un dans les toilettes des garçons, un dans les toilettes des filles, comme l’avait exigé Act Up afin qu’il n’y ait pas de discrimination. C’était 1 – une incitation à la débauche entre filles et garçons, 2 – une tentative de recruter et fabriquer des homosexuels au moment où l’adolescence peut rendre l’enfant psychologiquement fragile.
Après Xavier Darcos il y a eu Luc Chatel, qui a mené exactement la même ignoble politique, sans que cela émeuve grand monde.

Jean-Paul II et la conférence de Pékin

Si les bons cathos, défenseurs de la vie et de la famille, qui se dépensent sans compter aujourd’hui contre ce qu’ils appellent la théorie du genre, avaient jeté un œil sur le Lexique des termes ambigus et controversés sur la famille, la vie et les questions éthiques, publié en 2003 par le Conseil pontifical pour la famille, ou plutôt, disons, dans sa version française publiée par Tequi en 2005 – en 2005, il y a près de dix ans -, ils auraient pu voir qu’il y a dans ce livre non pas une allusion au genre, mais trois grands articles. Qui disent tout sur la question. Et l’on relève que dans la seule introduction du premier article on trouve cinq fois le mot « idéologie » pour qualifier ce qui est sorti des « gender studies ».
Mais l’Eglise avait dénoncé l’idéologie du genre bien avant ce Lexique. Elle l’avait dénoncée au moment précis où cette idéologie quittait les cercles d’intellectuels décadents pour entrer dans le vocabulaire de l’ONU et des autres instances internationales. C’était en 1995 à la conférence de l’ONU sur les femmes à Pékin.
L’année précédente avait eu lieu la conférence du Caire, où le Saint-Siège avait réussi à empêcher, avec l’appui de pays catholiques et de pays musulmans, que l’avortement soit inclus dans les soins de la soi-disant « santé reproductive », alors que c’était la principale proposition de la puissante délégation américaine. Il y aurait une nouvelle offensive à Pékin, et Jean-Paul II prit ses précautions. La délégation du Saint-Siège comporterait une majorité de femmes, 14 sur 22, et le chef de la délégation serait aussi, pour la première fois, une femme, choisie par le pape : une… Américaine, Mary-Ann Glendon.
L’année précédente, Jean-Paul II avait créé l’Académie pontificale des sciences et avait nommé Mary-Ann Glendon, professeur de droit à Harvard, membre fondateur de cette académie. Elle en deviendrait la présidente en 2004, et elle a quitté cette fonction en avril dernier. Entre temps, elle a été brièvement ambassadeur des Etats-Unis auprès du Saint-Siège, de février 2008 à janvier 2009, jusqu’à l’arrivée d’Obama. Et Mary-Ann Glendon défraya la chronique en 2009, lorsqu’elle refusa de recevoir la Lætare Medal, la plus prestigieuse distinction que puisse recevoir un laïc catholique aux Etats-Unis, décernée par l’Université Notre-Dame, dans l’Indiana, université dont elle était docteur honoris causa. Ce devait être lors d’une cérémonie dont le discours serait prononcé par Barack Obama, fait lui aussi à cette occasion docteur honoris causa de cette université.
Ce que les médias ont retenu de la conférence de Pékin, en 1995, c’est que « le Saint-Siège n’approuve absolument pas le recours à la contraception ni l’emploi de préservatifs comme mesures de planification de la famille ni comme moyen de lutter contre l’infection par le VIH/sida ». Mais ce n’était qu’un élément de la longue déclaration finale de Mary-Ann Glendon, qui reprenait tout ce qui dans le rapport final de la Conférence n’était pas conforme à ce que prône l’Eglise pour le bien des femmes. Tout cela en fait reprenait, plus d’une fois explicitement, ce qui avait été dit au Caire. Mais il y avait une déclaration spéciale, ajoutée, intitulée « Statement of interpretation of the term "gender" ». Elle passa presque inaperçue chez nous, parce qu’elle fut traduite ainsi en français « Déclaration interprétative du terme sexe ». En français, le Saint-Siège disait qu’on doit prendre le terme sexe dans son sens courant de distinction biologique. Bref, aucun intérêt. Sauf qu’il ne s’agissait pas de sexe, mais de « gender ».
Et si l’on ne traduit pas le mot « gender », la phrase devient :
« Le terme gender est compris par le Saint-Siège comme fondé sur l’identité sexuelle biologique, mâle ou femelle. » Et alors, et alors seulement, on comprend le paragraphe suivant :
« Le Saint-Siège exclut donc les interprétations douteuses fondées sur des vues répandues dans le monde selon lesquelles l’identité sexuelle peut être adaptée indéfiniment à des fins nouvelles et différentes. »
Alors que le terme « gender » est omniprésent dans le rapport final de la conférence de Pékin (souvent il est vrai dans son acception sexuelle de genre masculin et genre féminin) il n’est jamais traduit par genre dans le texte français. De ce fait, dans l’espace francophone, la mise au point du Saint-Siège a été comme si elle n’existait pas, et pour découvrir que l’idéologie du genre prenait possession des actes des conférences de l’ONU, il fallait être déjà conscient de la chose et lire le rapport de façon extrêmement attentive… ou le lire en anglais.
Mais le fait est que l’idéologie du genre, du gender, s’est répandue à partir de la conférence de Pékin. Et que dès cette conférence, l’Eglise catholique avait dénoncé ce qui se passait, et exigé que soit inclus dans le rapport final une déclaration spécifique sur cette question.
Ce n’était pas l’année dernière, c’était il y a presque 20 ans. Jean-Paul II, saint Jean-Paul II, oui, avait été l’homme de la situation, le pape de la situation. Le vrai docteur chrétien, qui discerne immédiatement la pathologie, et la nomme. Et permet à quiconque de s’en préserver. Il est le premier, et il est alors hélas le seul, comme tous les pionniers. Bien qu’il ait attiré l’attention, en publiant une Lettre aux familles avant la conférence du Caire, et une Lettre aux femmes avant la conférence de Pékin. Quand je dis qu’il était seul, c’était qu’il était vraiment seul, en dehors de Mary-Ann Glendon. C’est elle qui, racontant par la suite la conférence de Pékin de son point de vue, commençait par le propos du sous-secrétaire d’Etat du Saint-Siège lors du départ de la troupe de bonnes femmes envoyées à la Conférence : « Vous allez à Pékin comme témoins. » Cela voulait dire : comme alibis destinés à montrer que le Vatican ne méprise pas les femmes. Mary-Ann Glendon n’a pas vraiment le profil d’un alibi ni d’une potiche, et ce n’était pas le rôle que lui assignait Jean-Paul II. Mais on voit à quel point à la secrétairerie d’Etat on était à côté de la plaque, déconnecté de la mission historique assumée par Jean-Paul II.

129 catéchèses sur « Homme et femme il les créa »

On peut dire que, pour quiconque sait lire, le Saint-Siège avait radicalement mis au jour et détruit l’idéologie du genre, à Pékin, en 1995. Mais la lucidité de Jean-Paul II sur la question ne venait pas d’une subite inspiration. C’était la conséquence d’un travail qu’il avait accompli longtemps avant, d’une réfutation de l’idéologie du genre qu’il avait entreprise sans savoir que c’était de cela qu’il s’agissait, car c’était à peu près au moment où les féministes extrémistes américaines élaboraient leur idéologie. Il y a là une manifeste coïncidence providentielle et historique. Au moment où des Américaines commencent de façon confidentielle à prétendre et à définir que le genre est une construction sociale, un archevêque d’un pays situé dans l’enceinte soviétique élabore une œuvre théologique qui va montrer que non seulement la différenciation sexuelle n’est pas une construction sociale, mais qu’elle est un élément clé de la création, qu’elle est même ce en quoi l’homme est image de Dieu.
Il ne peut pas y avoir incertitude et choix de genre, car la Genèse dit que Dieu créa l’être humain homme et femme, et cette dualité est à l’origine de toute l’histoire humaine, sans possibilité qu’il en soit autrement, sinon dans des rêveries morbides.
C’est en effet l’archevêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla, qui a élaboré cette réflexion théologique majeure, sans doute la plus importante du XXe siècle, la plus cruciale en tout cas pour le XXIe siècle, et qui l’a ensuite distillée, une fois devenu pape, au gré de ses audiences du mercredi, entre 1979 et 1984. On n’y fit guère attention, alors que tout de même un ensemble de 129 catéchèses sur le même sujet (on s’est aperçu ensuite qu’il en avait préparé 135) aurait dû au moins intriguer. Mises bout à bout, ça faisait quand même plus de 40 heures d’enseignement.
Il est vrai que, certains mercredis, les braves pèlerins de la place Saint-Pierre ne devaient même pas comprendre de quoi parlait le pape, quand il était au milieu d’un chapitre, et d’un des chapitres les plus ardus. Car il est vrai que le texte est difficile, surtout au début. On sent encore le professeur de philosophie qu’a été Karol Wojtyla. Il faut vraiment s’accrocher. Peu à peu cela s’arrange, parce que, en slave qu’il était, il procédait de façon circulaire, revenant sans cesse sur le même thème tant qu’il n’en avait pas épuisé les potentialités. Si bien qu’il ne faut pas s’inquiéter de ne pas tout comprendre la première fois : il va revenir, et revenir encore sur le sujet, et l’on va finir par comprendre. Et cela vaut vraiment le coup. D’autant que la réflexion est tellement fondamentale qu’elle s’applique à tous les aspects de la question, par exemple elle donne aussi la réponse, sans qu’il soit même besoin de la formuler, à la revendication obsessionnelle des divorcés remariés, ou faite en leur nom…
Le titre du manuscrit en polonais était Homme et femme il les créa. C’est sous ce titre que parut la première édition française, en 2004. Une édition qui reprenait la traduction des catéchèses donnée par le Vatican, et qui était souvent fautive. Cette année vient de paraître une nouvelle édition, qui a quant à elle toutes les caractéristiques de l’édition scientifique. La traduction a été refaite, il y a plusieurs index, et une excellente introduction d’une centaine de pages par le maître d’œuvre Yves Semen. Le titre est cette fois « La théologie du corps ». Ce qui est dommage, car Homme et femme il les créa est vraiment le cœur du livre, et Jean-Paul II a souligné à la fin des catéchèses que son travail n’était pas une théologie du corps, mais apportait des éléments pour une théologie du corps encore à construire.
Le point de départ, c’est la discussion sur le divorce, entre Jésus et des pharisiens. Les pharisiens demandent à Jésus s’il est permis de répudier sa femme, et Jésus répond : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les créa homme et femme et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, et les deux seront une seule chair ? Eh bien, ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » Et comme les pharisiens invoquent Moïse, il leur répond que Moïse avait permis la répudiation à cause de leur dureté de cœur, mais qu’il n’en était pas ainsi à l’origine.
Jésus, souligne Jean-Paul II, renvoie deux fois à l’origine. Il insiste. Et il cite presque intégralement le texte de la Genèse sur l’union de l’homme et de la femme. En outre, il en précise le sens. Car on pourrait penser que la Genèse se contente de décrire une situation, de donner une information : l’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme, voilà, c’est ce qui va se passer. Mais Jésus cite cette phrase pour répondre aux pharisiens : ce n’est pas une description, c’est la loi de l’indissolubilité du mariage. Car il ajoute : « Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » Et si ces paroles établissent l’indissolubilité du mariage, elles établissent d’abord le mariage, le mariage indissoluble entre un homme et une femme, sous le regard de Dieu dans le jardin de l’origine : Dieu qui a uni l’homme et la femme, donc le sacrement de mariage.
A l’origine, dit Jésus. Ap’arkhi, en grec, ab initio en latin. Dans le jardin de l’origine. « Avant » le péché originel. Jean-Paul II a une remarquable expression, ou plutôt deux expressions, qui reviennent souvent. Cet état avant la chute originelle, cet état d’innocence originelle, il l’appelle la « préhistoire théologique » de l’homme. Et après la chute, c’est « l’état historique » de l’homme, héritier du péché originel, c’est le statut de « l’homme historique », pécheur.
Préhistoire, parce que précisément il ne s’agit pas de l’homme historique, mais de l’homme de l’origine. Préhistoire théologique, parce qu’elle n’est pas située dans le temps de l’histoire, mais dans l’origine, et que son fondement est théologique, et non historique.
De ce fait, tout homme, de toute époque, tout homme pécheur, a sa préhistoire théologique, a cette préhistoire théologique-. Jean-Paul II insiste : « en tout homme, sans aucune exception, cet état - l'état "historique" - enfonce ses racines dans sa propre "préhistoire" théologique, qui est l'état de l'innocence originelle. »
Cela me fait penser à la phrase célèbre de l’épître aux Hébreux, où l’espérance est vue comme une ancre de l’âme, « sûre et solide » que l’on jette au-delà du voile, là où est entré Jésus avant nous.
Ici, l’ancre est ce recours à l’innocence originelle, par delà le voile de la chute, comme la source de la pure doctrine. Doctrine de quoi ? De l’indissolubilité du mariage ? Oui, mais aussi du mariage lui-même, et du sacrement de mariage. Mais cela va plus loin encore.
On remarque que selon Jésus le commandement divin de l’indissolubilité du mariage dans l’état d’innocence garde toute sa force dans l’état historique, pécheur, de l’homme. Bien que l’innocence originelle et la peccabilité héréditaire soient « deux états diamétralement opposés », comme le souligne Jean-Paul II, le commandement demeure. Parce qu’il exprime l’ultime réalité de l’homme. De l’homme et de la femme. Dans le don mutuel de leurs corps. « Celle-ci est l’os de mes os et la chair de ma chair », s’écrie Adam lorsque Dieu lui présente Eve. Telle est l’union de l’homme et de la femme. Union des corps qui est don de la personne. Union entre le sexe masculin et le sexe féminin. La fonction du sexe, dit Jean-Paul II, est en un certain sens « constitutive de la personne », et pas seulement un attribut de la personne. Jean-Paul II ira jusqu’à dire que « le sexe ne décide pas seulement de l’individualité somatique de l’homme, il définit en même temps son identité personnelle et sa réalité concrète ». Il est difficile de détruire plus radicalement l’idéologie du genre. C’est en effet l’union de deux corps sexués, de l’homme et de la femme, qui permet l’union des personnes, qui est l’expression première de la « communio personarum » dont parle le Concile Vatican II (Gaudium et spes 12, 4), dans une de ces phrases qui viennent sans doute d’un amendement de l’archevêque de Cracovie.
Il en résulte une étonnante conséquence en ce qui concerne l’explication de l’homme créé à l’image de Dieu. Car Dieu est une communion de Personnes divines. L’homme est donc à l’image de Dieu parce qu’il est, homme et femme, communion de personnes par l’union des corps qui fait d’eux une seule chair. Ce qui est bien dans la logique de la religion de l’incarnation.
L’homme ne devient pas tant image de Dieu au moment de la création quand Adam est créé seul, qu’au moment de la communion des deux premières personnes, homme et femme. De leur communion qui est leur union en « une seule chair ».
On peut ici citer une phrase de Gaudium et Spes qui revient sans cesse dans l’enseignement de Jean-Paul II, dans tout son enseignement, et dont il est manifestement l’auteur : « quand le Seigneur Jésus prie le Père pour que tous soient un... comme nous nous sommes un (Jn 17, 21-22), il ouvre des perspectives inaccessibles à la raison et il nous suggère qu’il y a une certaine ressemblance entre l’union des personnes divines et celle des fils de Dieu dans la vérité et dans l’amour. Cette ressemblance montre bien que l’homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même. » (Cette dernière phrase se trouve dans un nombre considérable d’homélies et de textes de Jean-Paul II : « L’homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même. »
L’union d’Adam et Eve se fait dans la vérité et dans l’amour, d’une façon qui ne nous est plus accessible dans l’histoire de l’homme pécheur. La Genèse souligne qu’ils étaient nus et qu’ils n’en avaient pas honte. Parce qu’il n’y avait pas de rupture ni d’opposition, en eux, entre le spirituel et le sensible. Il y avait une unité parfaite, dit Jean-Paul II, « entre ce qui constitue humainement la personne et ce qui dans l’homme est déterminé par le sexe, c’est-à-dire ce qui est masculin et ce qui est féminin ».
« En se voyant et en se connaissant dans toute la paix et la tranquillité du regard intérieur, explique Jean-Paul II, ils “communiquent” dans toute la plénitude de l’humanité qui se manifeste en eux comme une complémentarité réciproque précisément parce qu’ils sont “mâle” et “femelle”. En même temps, ils “communiquent” sur la base de cette communion des personnes dans laquelle, à travers la féminité et la masculinité, ils deviennent un don mutuel l’un pour l’autre. »
Ils découvrent ainsi, en la mettant en pratique, la signification « sponsale » du corps, une signification qui « naît pour ainsi dire du cœur même de leur communauté-communion ».
Nous avons ici les thèmes importants dont Jean-Paul II va longuement parler : le don réciproque des personnes, et le caractère sponsal du corps. En les énumérant ensemble, on voit bien qu’il s’agit du mariage, de la définition du mariage, dans sa pureté originelle.
La communion des personnes est en fait un don réciproque, un don total et permanent, celui qui consiste à ne pas vivre pour soi mais à vivre pour l’autre.
C’est ce qui distingue radicalement l’homme des animaux. Chez les animaux aussi, il y union des corps, et comme chez l’homme et la femme il y a une fécondité de l’union des corps. Mais chez l’animal il n’y a pas la liberté consciente du don réciproque, et il n’y a pas de lien sponsal. Jean-Paul II écrit : « Le corps humain, avec son sexe, sa masculinité et sa féminité, vu dans le mystère même de la création, est non seulement source de fécondité et de procréation comme dans tout l'ordre naturel, mais contient depuis "l'origine" l'attribut "sponsal", c'est-à-dire la faculté d'exprimer l'amour : précisément cet amour dans lequel l'homme-personne devient don et - par le moyen de ce don - accomplit le sens même de son essence et son existence. »
Alors on comprend mieux encore l’homme à l’image de Dieu : la communion des personnes humaines est l’image de la communion des personnes divines, où chaque personne se définit par sa relation avec les deux autres, relation d’amour pour et avec les deux autres.
Dans notre monde d’après la chute, nous ne pouvons pas comprendre réellement ce qu’est cette union sponsale de deux personnes en « une seule chair », la chair d’avant le péché, qui n’est pas alourdie par la « tunique de peau » dont parle la Genèse, qui n’est pas cette chair opaque et corruptible de l’histoire du péché. Néanmoins, malgré la chute, nous sommes toujours à l’image de Dieu, et si le Christ lui-même fait référence à l’origine, c’est que ce qui se passait à l’origine est toujours à la racine de notre existence dans l’histoire, et que nous devons nous efforcer de vivre autant que possible selon le modèle de l’origine, avec le secours de la grâce. Car Jésus est venu nous rétablir, d’une certaine façon, par son Sacrifice, par les sacrements, par l’Eglise, dans le monde de l’origine. Τὴν ἀρχὴν, Principium : Je Suis le Principe, Je Suis l’Origine. Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. La vraie vie, celle qui n’est pas abîmée par le péché.

La communion défigurée par la concupiscence

Jean-Paul II commente une autre phrase de Jésus aux pharisiens : « Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. »
C’est le problème de la concupiscence, qui n’existe pas à l’origine, car le regard de l’homme et de la femme est forcément pur : ils étaient nus et n’en avaient pas honte. Mais après avoir mangé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam se cache, parce qu’il est nu. « J’ai eu peur parce que je suis nu », dit-il à Dieu. Jean-Paul II commente : « Ces paroles révèlent une certaine fracture constitutive dans l'intérieur de la personne humaine, une rupture pour ainsi dire de l'unité spirituelle et somatique originelle de l'homme. Il se rend compte pour la première fois que son corps a cessé de s’approcher de la force de l'Esprit qui l'élevait au niveau de l’image de Dieu. »
A partir de là, le corps n’est plus l’expression de l’esprit, il ne se situe plus dans le mystère de la communion des personnes  à l’image de Dieu : l’homme a tout à coup conscience d’avoir un corps, et d’être confronté à d’autres personnes qui ont un corps, alors que jusque-là il était son corps.
Dans cette expression « il était son corps » il y a sans doute un écho des études philosophiques de Karol Wojtyla, de la distinction entre Leib et Körper chez Husserl à qui il avait consacré une thèse, entre corps-sujet et corps-objet chez Gabriel Marcel. Les deux distinctions se recoupent largement. Leib est le corps vivant, Körper le corps physiologique (toutes les traductions allemandes des paroles de la consécration disent « Das ist mein Leib »), Leib est chez Husserl le corps vécu de l’intérieur, le corps-sujet dit en français Gabriel Marcel, Körper est le corps dans son extériorité objective, le corps-objet. Le premier est donc le corps que l’on est, le second est le corps que l’on a. Mais, ici, dans la pensée de Jean-Paul II, cela va beaucoup plus loin que des distinctions phénoménologiques, dont on sait qu’elles ont été fécondes sur le plan de la psychiatrie. Mais il ne s’agit pas de psychologie ici, il s’agit du mystère de l’être, et du mystère de la chute.
Cette rupture de l’unité constitutive de l’homme est aussi, évidemment, une rupture entre l’homme et Dieu, et aussi une rupture dans le rapport entre l’homme et la femme. Tout ce qui était union et communion est rompu. Le rapport entre l’homme et la femme n’est plus l’union sponsale du don réciproque, mais la convoitise de la concupiscence. « Le rapport de don se transforme en rapport d’appropriation. »
Mais ici chacun voit que le mystère de l’origine n’a pas complètement disparu dans le monde de la concupiscence. En l’homme, l’héritage de l’origine, dit Jean-Paul II, est « un héritage de son cœur, plus profond que l’état de péché dont il a hérité ». Les paroles du Christ réactivent cet héritage et lui redonnent toute sa force.
Malgré la rupture de la chute originelle, soulignée par le chérubin et son épée de feu à double tranchant qui interdit l’accès du paradis, il reste un lien entre la préhistoire théologique et l’état historique de l’homme. Ce qui reste du monde d’avant la chute, ce qui nous relie toujours à notre préhistoire théologique, c’est le mariage, c’est l’union intime de deux personnes par l’union des corps qui ne font plus qu’une seule chair, c’est la communion des personnes, qui demeure parce qu’elle est l’image de la communion des personnes divines. Même si cette communion est abîmée par le péché, défigurée par la concupiscence, quiconque a aimé quelqu’un comprend qu’elle subsiste quelque part dans les cœurs.

Le corps glorieux

En attendant la rédemption du corps. Cette expression de « rédemption du corps », que Jean-Paul II utilise beaucoup, peut paraître curieuse. Mais elle n’est pas de Karol Wojtyla, elle est de saint Paul, dans l’épître aux Romains : « La créature aussi sera elle-même délivrée de cet asservissement à la corruption, pour participer à la glorieuse liberté des enfants de Dieu. Car nous savons que toute créature gémit et est dans le travail de l'enfantement jusqu'à cette heure. Et non seulement elle, mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous gémissons en nous-mêmes, attendant l'adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps. »
La rédemption du corps, qui nous est obtenue par la crucifixion et la résurrection du corps du Christ, rétablira le corps dans la communion avec Dieu, « dans la plénitude de la perfection propre à l’image et ressemblance de Dieu », lors de notre résurrection.
D’où le commentaire que fait Jean-Paul II d’une troisième phrase de Jésus, en réponse cette fois à des saducéens : « A la résurrection on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans le ciel. »
On ne prend ni femme ni mari parce que, à la résurrection, on vit dans la communion avec Dieu, on vit, dit Jean-Paul II, « l’expérience béatifique du don de soi de la part de Dieu, une expérience absolument supérieure à toute expérience propre à la vie terrestre ».
Au don de Dieu répond le don de l’homme, don béatifique de tout l’être donc du corps glorieux tout imprégné de son esprit, corps désormais virginal, d’une virginité qui, dit Jean-Paul II, « se manifestera pleinement comme accomplissement eschatologique de la signification “sponsale” du corps, comme le signe spécifique et l’expression authentique de la subjectivité personnelle tout entière. Ainsi donc, cette situation eschatologique dans laquelle « ils ne prendront ni femme ni mari » se fonde solidement sur l'état futur du sujet personnel quand, suite à la vision de Dieu « face à face », naîtra en lui un amour d'une telle profondeur et d'une telle force de concentration sur Dieu lui-même qu'il absorbera complètement sa subjectivité psychosomatique tout entière. » Fin de citation.
Dès cette terre, la vocation religieuse virginale et le célibat sacerdotal, le don à Dieu de la virginité, de la continence, sont une façon prophétique de témoigner de l’amour eschatologique. C’est pourquoi Jean-Paul II jusqu’à ce point de son étude a toujours parlé d’amour sponsal, et non d’amour conjugal, alors qu’il parlait essentiellement de l’amour d’Adam et Eve, qui est bel et bien un amour conjugal, le premier et primordial amour conjugal. L’amour sponsal, qui est don réciproque, est l’amour entre l’homme et la femme, époux et épouse, mais c’est aussi l’amour entre une personne humaine et Dieu. Le premier est l’amour conjugal. Le second est et restera dans l’éternité amour sponsal, l’union entre Dieu et une personne humaine qui, dans l’éternité, deviendra absolu, et sera l’union de Dieu avec tous les hommes sauvés. Quiconque a lu des dialogues entre des religieuses mystiques et le Christ voit clairement ce qu’est cet amour sponsal, qui prend souvent le vocabulaire et les images de l’amour conjugal. Mais tout homme y est appelé. Chacun d’entre nous, homme ou femme, est appelé à être fils de Dieu dans le Fils, et à être épouse du Verbe. Tout homme est appelé à être l’épouse du Cantique des cantiques. Je renvoie au sublime commentaire de saint Bernard, et d’abord à celui d’Origène, et j’en profite, en passant très vite, pour vous dire que l’on peut faire l’impasse sur le développement de Jean-Paul II sur le Cantique des cantiques, qui est décevant.
Bref, l’amour sponsal s’exprime par le don total de soi. Ce qui se produit dans l’amour conjugal authentique, et dans l’amour qui est don de soi à l’unique Epoux divin. Et ce sont deux modes d’expression de la « signification sponsale du corps qui est inscrite depuis l’origine dans la structure personnelle même de l’homme et de la femme », souligne Jean-Paul II. Le don de soi par le vœu de virginité ou de célibat est une authentique manifestation d’amour sponsal engageant tout l’être et donc aussi le corps. Cette forme sera la seule forme d’amour sponsal après la résurrection des corps, comme le soulignait Jésus en disant que « à la résurrection on ne prend ni femme ni mari ».

Le mariage, « sacrement primordial »

L’analogie que tisse saint Paul, dans le chapitre 5 de l’épître aux Ephésiens, entre le mariage humain et l’union du Christ et de l’Eglise, vaut autant pour la théologie du mariage que pour la théologie de la virginité et du célibat. Car si le mariage est comme l’union du Christ et de l’Eglise son épouse, force est de constater que ce modèle du mariage, l’union du Christ et de l’Eglise, est celui de la continence et de la virginité.
C’est ce texte que va alors étudier Jean-Paul II. Car « à la base de la compréhension du mariage dans son essence même, dit-il, se trouvent les relations sponsales du Christ avec l’Eglise ». Le mariage dans son essence même, c’est-à-dire le mariage à l’origine, dans l’origine, en rapport avec l’union du Christ et de l’Eglise. On remarquera que dans ce texte saint Paul insiste lui-même sur ce point en citant à son tour le texte de la Genèse cité par le Christ dans la première parole commentée par Jean-Paul II ; « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. »
« Vous, maris, aimez vos femmes, comme le Christ aussi a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle. » S’est livré, en grec, parédoken, en latin tradidit. En grec comme en latin, le verbe utilisé veut dire littéralement donner à un autre. Le Christ s’est donné à l’Eglise par son sacrifice. Il s’est donné entièrement, dans son amour rédempteur, qui devient un amour sponsal. L’Epoux divin s’est donné à l’Epouse, souligne Jean-Paul II, « comme le mari à la femme, se donnant à travers tout ce qui est inclus une fois pour toutes dans cet acte de “se donner lui-même” pour l’Eglise ». Le Christ devient une seule chair avec l’Eglise, au point que l’Eglise devient son propre corps.
C’est cette union qui fait la sacramentalité de l’Eglise, soulignée par Lumen gentium. L’Eglise peut conférer des sacrements parce qu’elle est l’Epouse de l’Epoux. Or cette union, montre saint Paul, renvoie à l’union du premier homme et de la première femme, à l’origine. On peut donc dire, en conclut Jean-Paul II, que « le signe visible du mariage à l’origine, en tant que lié au signe visible du Christ et de l’Eglise au sommet de l’économie salvatrice de Dieu, transpose l’éternel plan d’amour dans la dimension “historique” et en fait le fondement de tout l’ordre sacramentel ».
Ceci renverse la conception que l’on se fait habituellement du sacrement de mariage. Dans les traités de théologie et dans les catéchismes, le mariage est le dernier sacrement. Pour beaucoup d’auteurs, surtout dans les dérives plus ou moins jansénistes des Eglises d’Occident, ce n’est un sacrement que dans la mesure où il permet à un homme et à une femme d’avoir des relations sexuelles sans pécher, c’est une sorte de voile pudique qu’on jette sur les rapports sexuels parce qu’on ne peut pas contraindre tout le monde à la continence et parce qu’il faut bien légitimer la procréation.
Jean-Paul II montre que ce n’est pas cela du tout. Bien au contraire, le mariage est le premier sacrement. Le premier, parce que c’est le seul sacrement de l’origine. Le seul sacrement que reçoivent Adam et Eve, que se donnent à eux-mêmes Adam et Eve.
Premier sacrement, et seul sacrement d’avant la chute, il est le « sacrement primordial ». Il est, dit Jean-Paul II, « la figure suivant laquelle s’édifie la structure portante fondamentale de la nouvelle économie du salut et de l’ordre sacramentel qui provient de la gratification sponsale que l’Eglise reçoit du Christ avec tous les biens de la rédemption ».
Le mariage est donc en quelque sorte le « prototype » des sacrements. C’est pourquoi dans sa réponse aux pharisiens Jésus renvoie à ce qui se passait « à l’origine ». Et c’est pourquoi « ce mystère est grand », dit saint Paul, à cause de l’union du Christ et de l’Eglise, union qui constitue la sacramentalité de l’Eglise. Jean-Paul II insiste : « A bien réfléchir sur cette dimension, il faudrait conclure que tous les sacrements de la Nouvelle Alliance trouvent en un certain sens leur prototype dans le mariage en tant que sacrement primordial. »
Vers le début de ses catéchèses, dans la 19e, Jean-Paul II avait donné une belle définition du sacrement primordial : un « signe qui transmet efficacement dans le monde visible le mystère invisible caché en Dieu de toute éternité ».
Dans l’épître aux Ephésiens, le mariage comme sacrement est d’une part présupposé, d’autre part redécouvert. « Il est présupposé comme sacrement de l’“origine” humaine, uni au mystère de la création. Et il est redécouvert comme fruit de l’amour sponsal du Christ et de l’Eglise, lié au mystère de la rédemption. »
Jean-Paul II va alors reprendre ce qu’il disait de l’union du premier homme et de la première femme, revue à la lumière de l’épître aux Ephésiens, pour dire : « Dans l’alliance sacramentelle de la masculinité et de la féminité, la “chair” elle-même devient le “substrat” spécifique d’une communion durable et indissoluble des personnes (communio personarum), d’une manière digne des personnes. »
Au fond, c’est bien aussi de cela qu’il est question dans l’union sponsale du Christ avec la religieuse, le religieux, le prêtre, mais aussi tout chrétien, comme on le voit dans l’eucharistie : c’est bien sa chair que le Christ nous donne à manger, et c’est bien par sa chair unie à ma chair que peut avoir lieu ce que certains ont appelé le mariage mystique.

Pour mieux comprendre Humanæ Vitæ

Les dernières catéchèses avant la conclusion, 118 à 132, qui forment le dernier chapitre du livre, sont un commentaire de l’encyclique Humanæ Vitæ. Car c’est là que Jean-Paul II voulait en venir, in fine. A légitimer l’encyclique qui a été presque universellement rejetée, puis ignorée. Mais il ne le fait qu’après avoir étudié, sur 400 pages, les fondements théologiques du mariage. Après avoir établi que le mariage est le sacrement primordial, et non un sacrement de seconde zone. Après avoir montré que le mystère du mariage nous renvoie à l’origine, et que l’union des corps est expression de l’union des personnes, et que cette union est ce en quoi l’homme est créé à l’image de Dieu. Et après avoir défini ce qu’est l’amour sponsal, amour conjugal chez le mari et la femme, amour spirituel chez le religieux mais aussi chez tout chrétien qui fait partie de l’Epouse du Christ.
Dès le début si l’on peut dire, dans sa 22e catéchèse, Jean-Paul II avait brièvement mais solennellement commenté la phrase de la Genèse : « Adam connut Eve, sa femme, qui conçut et enfanta. » Il explique et il souligne : « C’est précisément là le seuil de l'histoire de l'homme. C'est son "origine" sur la terre. Sur ce seuil l'être humain se tient, comme homme et femme, avec la conscience de la signification procréatrice de son propre corps: la masculinité cache en elle la signification de la paternité, la féminité celle de la maternité. »
Le seuil, effectivement. « Adam connut Eve, sa femme, qui conçut et enfanta » : c’est le premier verset du chapitre 4 de la Genèse. Celui qui suit immédiatement la sortie du paradis de l’origine. Le seuil de l’histoire de l’homme est la procréation, parce que Eve est la mère des vivants, comme l’avait appelée Adam. Mère des vivants dans la souffrance, à cause du péché, mais elle est aussi la mère qui annonce l’autre mère, la mère immaculée qui donnera naissance au Fils de Dieu, et mère de l’Eglise immaculée qui procréera la multitude des enfants de Dieu par le sacrement de baptême, enfants qui ont d’abord été procréés, si l’on peut dire, par le sacrement de mariage.
L’union de l’homme et de la femme est donc inséparable, depuis l’origine, de la procréation. Parce que l’amour est toujours créateur. L’homme procréateur dans l’amour est à l’image du Dieu d’amour créateur.
Humanæ vitæ rappelle (citation) « le lien indissoluble, que Dieu a voulu et que l'homme ne peut rompre de son initiative, entre les deux significations de l'acte conjugal: union et procréation ». Les deux significations de l'acte conjugal, reprend Jean-Paul II : « la signification unitive et la signification procréatrice ». Il n’est pas licite de les séparer artificiellement, parce que, dit Jean-Paul II, « l’une et l’autre appartiennent à la vérité intime de l’acte conjugal : l’une se réalise en même temps que l’autre et, en un certain sens, à travers l’autre. Par conséquent, dans ces conditions, quand l’acte conjugal est privé de sa vérité intérieure parce que privé artificiellement de sa capacité procréatrice, il cesse aussi d’être un acte d’amour. »
Mais l’encyclique se fonde seulement sur la loi naturelle. Ce qui est juste, assurément. Mais si l’on considère l’encyclique à la suite de tout ce que Jean-Paul II vient de dire, on voit que l’horizon est tout autre, autrement plus profond, plus existentiel aussi, plus ancré dans le cœur de l’homme, dans son origine, que le froid rappel de la loi naturelle. En bref, si Jean-Paul II avait écrit Humanæ vitæ, l’encyclique aurait également été rejetée, mais d’une autre manière, car il aurait fallu aller au niveau où se situe ce pape pour en contester les fondements doctrinaux. Ou battre prudemment en retraite et accompagner le rejet d’un certain respect devant la puissance théologique du discours, ce qui incite les gens sérieux à aller y voir de plus près. Cette attitude, on l’a vue précisément avec les encycliques de Jean-Paul II Veritatis splendor et Evangelium vitæ. Des encycliques où l’on ne retrouve pas les catéchèses sur la théologie du corps, mais qui en sont intimement nourries. Avec saint Jean-Paul II on a ainsi, pour la première fois dans l’histoire, un pape théologien qui délivre son magistère officiel par ses encycliques, après avoir livré, à part, et d’une façon beaucoup moins solennelle, la réflexion théologique qui sous-tend son magistère. De façon quasiment invisible, car personne, en dehors de Marcel Clément, le directeur de L’Homme Nouveau, n’avait d’abord vraiment fait attention à ces catéchèses. De même que c’est de façon quasiment invisible que Jean-Paul II avait envoyé Mary-Ann Glendon à Pékin pour rejeter l’idéologie du genre, alors que personne n’y prêtait encore attention.


[N.B. Les soulignés, c’est-à-dire les mots en italiques, dans les citations de Jean-Paul II, sont du pape.]

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Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
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Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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