Google+ Followers

Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/136794

Loading...

Google+ Badge

vendredi 18 avril 2014

Paix par des prières de partage, la joie de la résurrection.



Le Christ, IEShOUA, est ressuscité, il est vraiment ressuscité, Joyeuses Pâques. IeOuA, Alléluia.
Cristo IEShOUA è risorto. E' veramente risorto. Buona Pasqua.
IeOuA, Alléluia. 
Christ IEShOUA is Risen. He is Risen Indeed. Happy Easter. IeOuA, Alléluia. 

Christus ist auferstanden. Wir wünschen Ihnen frohe Ostern.


Les 15 VITRAUX, stations du chemin de croix de l’Église de St Étienne, premier martyr, Route d'Oron, la Sallaz, à Lausanne en Suisse :


Ière STATION
Jésus condamné à mort
Le doigt pointé qui accuse

IIème STATION
Jésus est chargé de la croix
Le lourd bois de la crise

IIIème STATION
Jésus tombe pour la première fois
La fragilité qui nous ouvre à l’accueil

IVème STATION
Jésus rencontre sa Mère
Les larmes solidaires
Vème STATION
Jésus est aidé par Simon Cyrène à porter sa croix
La main amie qui relève

VIème STATION
Véronique essuie le visage de Jésus
La tendresse féminine

VIIème STATION
Jésus tombe pour la seconde fois
L’angoisse de la prison et de la torture

VIIIème STATION
Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
Partage et non commisération

IXème STATION
Jésus tombe pour la troisième fois
Vaincre la mauvaise nostalgie

Xème STATION
Jésus est dépouillé de ses vêtements
L’unité et la dignité

XIème STATION
Jésus est crucifié
Près du lit des malades

XIIème STATION
Jésus meurt sur la croix
Le gémissement des sept paroles

XIIIème STATION
Jésus est descendu de la croix
L’amour est plus fort que la mort
XIVème STATION
Jésus est mis au tombeau
Le jardin nouveau


XVème STATION

Fin du chemin de croix : la Résurrection

« Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
Ces paroles de Jésus aux disciples résonnent dans nos cœurs. Au début, le croyant mort, les disciples sont découragés et abattus. Il est difficile de comprendre pourquoi il faut mourir avant d’avoir la vie éternelle.
D'ici peu, nous partirons dans différentes directions.
Nous retournerons dans nos maisons, en repensant à ces événements
Puisse Jésus s'approcher de chacun de nous ; puisse-t-il se faire aussi être notre ami !
Tout en nous accompagnant, il nous expliquera que pour nous il est monté au Calvaire, que pour nous il est mort, afin d'accomplir les Écritures.
Le douloureux événement de la crucifixion que nous venons de contempler deviendra ainsi pour chacun de nous une attente avant la grande joie de ce samedi.
Samedi, nous entendrons Alléluia ! Jésus est vivant ! Lui que l’on croyait mort, il est ressuscité !
Attendons samedi…
Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Notre Père…

Une belle histoire

 

Jérusalem, Shalom, Pax, Paix, Peace, Frieden...






LA TEMPÊTE VA PASSER !
Le photographe a saisi ce moment spécial.
Quel privilège de le voir.
Reminds me of Psalm 
91:4,
Ça me rappelle le Psaume
                 91:4,

Il te couvrira de ses plumes.

Il te mettra à l'abri de ses ailes.
Sa fidélité est ton armure et ta protection.
Il n'y a absolument rien à craindre pour demain;
Car Dieu est déjà là.

He will cover you with his feathers.
He will shelter you with his wings.
His faithful promises are your armour and protection.

There is absolutely nothing to fear about tomorrow;

For God is already there.
-------------------------------------
          Une belle histoire vraie


Une poule et ses poussins furent surpris par un incendie de prairie allumé par un cultivateur qui voulait se débarrasser des herbes sèches et des broussailles encombrant son champ. Les poussins, terrorisés par le feu, se réfugièrent sous les ailes de leur mère, si bien qu’elle ne put s’enfuir avec eux. Ne voulant pas les abandonner, elle se coucha sur eux, les protégeant de son mieux sous ses plumes. Et le feu passa. Lorsque le paysan la trouva un peu plus tard, la poule était morte asphyxiée et brûlée, mais tous les poussins étaient sauvés.

Elle avait donné sa vie pour eux.

“Ô Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous son aile: mais tu n’as pas voulu... En vérité, il ne restera pas de toi pierre sur pierre: tout sera détruit.” (Mt XXIII, 37-39 et XXIV, 2)


(Esaïe 31.5).


Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l’Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera.

31.6


Revenez à celui dont on s’est profondément détourné, Enfants d’Israël!

31.7


En ce jour, chacun rejettera ses idoles d’argent et ses idoles d’or, Que vous vous êtes fabriquées de vos mains criminelles.

Romains chapitre 5 verset 8

 



JÉSUS PLEURE SUR JÉRUSALEMQUE DE FOIS J’AI VOULU RASSEMBLER TES ENFANTS

Jésus et ses disciples approchaient de Jérusalem, où, bientôt, ils célébreraient la Pâque. Du haut de la colline où se trouvait maintenant le petit groupe, le spectacle était éblouissant...
Soudain, les apôtres qui manifestaient bruyamment leur enthousiasme s’arrêtèrent, perplexes, car Jésus pleurait en disant: “Ô Jérusalem, des jours viendront sur toi où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’encercleront et te serreront de toutes parts, et t’écraseront, toi et tes enfants, et ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas su reconnaître le temps où je t’ai visitée.” (Lc. XIX, 41-44)
“Ô Jérusalem, toi qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous son aile: mais tu n’as pas voulu... En vérité, il ne restera pas de toi pierre sur pierre: tout sera détruit.” (Mt XXIII, 37-39 et XXIV, 2)
Naturellement les apôtres se sont récriés: “Cela n’est pas possible; tout est calme maintenant. Et puis, il faudrait être fou pour détruire une telle richesse, ajoutent-ils en désignant le Temple!” Jésus, hoche la tête en pensant: “Même eux ne veulent pas comprendre, même eux ne veulent pas croire mes paroles!”
Il ne s’est passé que quelques jours depuis que Jésus avait pleuré sur Jérusalem. Mais aujourd’hui on pourrait croire qu’il y a des siècles que Jésus avait parlé ainsi. En effet, depuis quelques heures à peine, tant d’évènements graves se sont produits. Et maintenant...
Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Le Bienheureux Clemens August von Galen, Cardinal et évêque de Münster, a prononcé une homélie prophétique en 1941 qui résume bien cette histoire.

marie-2-lérins.jpg

 Entrée de l’abbaye de Lérins.

·               La St Vierge Marie prend les chrétiens sous son manteau. Cette statue m’a rappelé cette belle histoire de la poule et de ses poussins, confirmée par le Christ lui-même.

PSALM 91

1 Kto przebywa w pieczy Najwyższego
i w cieniu Wszechmocnego mieszka,
2 mówi do Pana: "Ucieczko moja i Twierdzo,
mój Boże, któremu ufam".
3 Bo On sam cię wyzwoli
z sideł myśliwego
i od zgubnego słowa
. 4 Okryje cię swymi piórami
i schronisz się pod Jego skrzydła:
Jego wierność to puklerz i tarcza.


Elle avait donné sa vie pour eux.
(Esaïe 31.5).
31.5
Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l'Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera.
31.6
Revenez à celui dont on s'est profondément détourné, Enfants d'Israël!
31.7
En ce jour, chacun rejettera ses idoles d'argent et ses idoles d'or, Que vous vous êtes fabriquées de vos mains criminelles.

Romains chapitre 5 verset 8
5.8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.


  • 1e station : Jésus est condamné à mort
  • 2e station : Jésus est chargé de sa croix
  • 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix 
  • 4e station : Jésus rencontre sa Mère
  • 5e station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix
  • 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
  • 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
  • 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
  • 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
  • 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
  • 11e station : Jésus est attaché à la croix
  • 12e station : Jésus meurt sur la croix
  • 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
  • 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
  • (15e station : avec Marie, dans l'espérance de la résurrection)
Traditionnellement les chemins de croix comptent 14 stations, aujourd'hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.

UN EMBRYON HUMAIN DANS LA ROSACE DE LA CATHéDRALE DE LAUSANNE

Embryon humain sauvé et racheté dans la grande rosace de la cathédrale de Lausanne, vers 2h00, vitrail du moyen-âge, inscription dans le vitrail: Oculos humeris.

SI QUA FATA SINANT ( devise de la Cathédrale de Lausanne, dédiée à sauver les embryons, oculos humeris, dans le vitrail de la rose, à 2 heures...).
Oculos humeris, les yeux de l'épaule, Sichem, la douleur la plus forte, pour racheter tous les embryons St innocents massacrés par milliards, sic, par milliards ( avortements, stérilets chaque mois, FIVETE...)

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'Épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix

  
  
Jésus lui dit :.

« J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater (Notre Père), Ave  (Je vous salue Marie) et Gloria (Gloire au Père)je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels ; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.»

Cette prière et cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.

 
 Prière :
Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu,
moi pauvre pécheur,
j'adore et vénère la très sainte Plaie
que Vous avez reçue à l'épaule
en portant au Calvaire la très lourde croix
qui laissa découverts trois os saints,
occasionnant une immense douleur.
Je Vous supplie,
en vertu des mérites de ladite Plaie,
d'avoir pitié de moi en m’accordant
la grâce que je Vous demande ardemment,
en me pardonnant de tous mes péchés
mortels ou véniels,
en m'assistant à l'heure de ma mort
et en me conduisant dans Votre heureux Royaume.
Amen !
 
 
    Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus : << ici >>


                                                                                                                                                                                                                L'EMBRYON à DROITE ci-dessous...
http://desiebenthal.blogspot.ch/2012/05/suisse-la-defense-des-plus-faibles.html

 



Suisses, tirez sur la pomme, pas sur l'enfant. 

Prof. Jérôme Lejeune



http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Lejeune

Oculos humeris, significations:

http://ferraye.blogspot.ch/2009/08/vaccins-avec-cellules-souches.html 

BUREAU DES CÉLÉBRATIONS LITURGIQUES
DU SOUVERAIN PONTIFE

PRÉSIDÉ PAR LE PAPE
FRANÇOIS

« VISAGE DU CHRIST
VISAGE DE L’HOMME »
MÉDITATIONS de S.E. Mgr Giancarlo M. BREGANTINI,
Archevêque de Campobasso-Boiano
VENDREDI SAINT
Rome, le 18 avril 2014

Introduction
« Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : ‘‘Aucun de ses os ne sera brisé’’. Un autre passage de l’Écriture dit encore : ‘‘Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé’’» (Jn 19, 35-37).
Aimable Jésus,
tu es monté au Golgotha sans hésiter, accomplissement d’amour,
et tu t’es laissé crucifier sans lamentations.
Humble Fils de Marie,
tu as pris la charge de notre nuit
pour nous montrer de combien de lumière
tu voulais nous dilater le cœur.
Dans tes douleurs, se trouve notre rédemption,
dans tes larmes, se peint "l’Heure"
du dévoilement de l’Amour gratuit de Dieu.
Sept fois pardonnés,
en tes ultimes soupirs d’Homme parmi les hommes,
tu nous conduis tous au cœur du Père,
pour nous indiquer, en tes dernières paroles,
la voie de la rédemption pour chacune de nos douleurs.
Toi, le Tout Incarné, tu t’es anéanti sur la Croix,
compris seulement par Celle-là, mère,
qui fidèlement « se tenait » sous cet échafaud.
Ta soif est source d’espérance, toujours allumée,
main tendue même pour le malfaiteur repenti,
qui, aujourd’hui, grâce à toi, doux Jésus, entre au paradis.
A nous tous, Seigneur Jésus Crucifié,
accorde ton infinie Miséricorde,
parfum de Béthanie sur le monde,
gémissement de vie pour l’humanité.
Et, finalement abandonnés dans les mains de ton Père,
ouvre-nous la porte de la Vie qui ne meurt pas ! Amen.

Ière STATION
Jésus condamné à mort
Le doigt pointé qui accuse
« Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils vociféraient : ‘‘Crucifie-le ! Crucifie-le’’. Pour la troisième fois, il leur dit : ‘‘Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction’’. Mais ils insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur requête. Il relâcha celui qu’ils réclamaient, le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, et il livra Jésus à leur bon plaisir » (Lc 23, 20-25).
Un Pilate effrayé qui ne cherche pas la vérité, le doigt accusateur pointé, et le cri croissant de la foule enragée sont les premiers pas de Jésus vers la mort. Innocent, comme un agneau, dont le sang sauve son peuple. Ce Jésus qui est passé parmi nous, guérissant et bénissant, maintenant est condamné à la peine capitale. Aucune parole de gratitude de la foule, qui choisit plutôt Barabbas. Pour Pilate, cela devient un cas embarrassant. Il s’en décharge sur la foule et s’en lave les mains, bien attaché à son pouvoir. Il le livre pour qu’il soit crucifié. Il ne veut plus rien savoir de lui. Pour lui, le cas est clos.
La condamnation hâtive de Jésus regroupe ainsi les accusations faciles, les jugements superficiels parmi les gens, les insinuations et les préjugés qui ferment les cœurs et se font culture raciste, d’exclusion et de marginalisation, avec les lettres anonymes et les horribles calomnies. Accusé, on atterrit immédiatement en première page ; blanchi, on figure en dernière !
Et nous ? Saurons-nous avoir une conscience droite et responsable, qui ne tourne jamais le dos à l’innocent, mais prend position, avec courage, pour défendre les faibles, en résistant à l’injustice et en défendant la vérité violée ?
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
il y a des mains qui soutiennent et il y a des mains qui signent des condamnations injustes.
Fais que, soutenus par ta grâce, nous ne rejetions personne.
Défends-nous des calomnies et du mensonge.
Aide-nous à chercher toujours la vérité,
et à nous tenir du côté des faibles,
capables de les accompagner en leur chemin,
sans jamais juger ni condamner. Amen.

IIème STATION
Jésus est chargé de la croix
Le lourd bois de la crise
« Jésus a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger ; le gardien de vos âmes » (1P 2, 24-25).
Il pèse, ce bois de la croix, parce que sur lui Jésus porte les péchés de nous tous. Il chancelle sous ce poids, trop grand pour un seul homme (Jn 19, 17).
C’est aussi le poids de toutes les injustices qui ont provoqué la crise économique avec ses graves conséquences sociales : précarité, chômage, licenciements, l’argent qui gouverne au lieu de servir, la spéculation financière, les suicides des entrepreneurs, la corruption et l’usure, avec les entreprises qui abandonnent leur propre pays.
C’est cela la lourde croix du monde du travail, l’injustice mise sur les épaules des travailleurs. Jésus la prend sur les siennes et nous enseigne à ne plus vivre dans l’injustice, mais à être capables, avec son aide, de créer des ponts de solidarité et d’espérance, pour ne pas être des brebis errantes et égarées dans cette crise.
Retournons, par conséquent, au Christ, Pasteur et Gardien de nos âmes. Luttons ensemble pour le travail en réciprocité, vainquant la peur et l’isolement, récupérant l’estime pour la politique, et cherchant à résoudre ensemble les problèmes.
La croix, alors, se fera plus légère, si elle est portée avec Jésus et soulevée par tous ensemble, parce que « par ses blessures – devenues meurtrières – nous sommes guéris » (cf. 1P 2, 24).
=======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
toujours plus épaisse est notre nuit !
La pauvreté prend l’aspect de la misère.
Nous n’avons pas de pain à offrir aux enfants et nos filets sont vides.
Incertain est notre avenir. Procure le travail qui manque.
Suscite en nous l’ardeur pour la justice,
pour que la vie que nous menons ne soit pas traînée comme un boulet,
mais vécue dans la dignité. Amen.

IIIème STATION
Jésus tombe pour la première fois
La fragilité qui nous ouvre à l’accueil
« En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui » (Is 53, 4-5).
C’est un Jésus fragile, très humain, celui que nous contemplons avec stupeur en cette station de grande douleur. Mais c’est précisément cette chute dans la poussière, qui révèle encore plus son immense amour. Il est pressé par la foule, abasourdi par les cris des soldats, brûlant des plaies de la flagellation, au comble de l’amertume intérieure à cause de l’immense ingratitude humaine. Et il tombe. Il tombe par terre !
Mais dans cette chute, dans cette reddition face au poids et à la fatigue, Jésus se fait encore une fois Maître de vie. Il nous enseigne à accepter nos fragilités, à ne pas nous décourager à cause de nos échecs, à reconnaître avec loyauté nos limites : « Ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien -dit saint Paul- mais pas de l’accomplir » (Rm 7, 18).
Avec cette force intérieure qui lui vient du Père, Jésus nous aide aussi à accueillir la fragilité des autres ; à ne pas nous acharner sur celui qui est tombé, à ne pas être indifférent envers celui qui tombe. Et il nous donne la force de ne pas fermer la porte à celui frappe à nos portes, demandant asile, dignité et patrie. Conscients de notre fragilité, nous accueillerons parmi nous la fragilité des immigrés, afin qu’ils trouvent sécurité et espérance.
C’est en effet dans l’eau sale de la bassine du Cénacle, c’est-à-dire dans notre fragilité, que se reflète le vrai visage de notre Dieu ! C’est pourquoi, «tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu» (1Jn 4, 2) .
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
qui t’es fait humble pour racheter nos fragilités,
rends-nous capables d’entrer en vraie communion
avec nos frères plus pauvres.
Arrache de nos cœurs toute racine de peur et de facile indifférence,
qui nous empêche de te reconnaître dans les migrants,
pour témoigner que ton Église est sans frontières,
vraie mère de tous ! Amen.

IVème STATION
Jésus rencontre sa Mère
Les larmes solidaires
« Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère :‘‘Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive’’ (Lc 2, 34-35). « Pleurez avec ceux qui pleurent. Soyez bien d’accord les uns avec les autres » (Rm 12, 15-16).
Cette rencontre de Jésus avec sa maman Marie est chargée d’émotion et de larmes bouleversantes. S’y exprime l’invincible force de l’amour maternel qui surpasse tout obstacle et sait ouvrir toute route. Mais encore plus vif est le regard solidaire de Marie, qui partage et donne force au Fils. Notre cœur se remplit ainsi d’étonnement en contemplant la grandeur de Marie, en ce qu’elle se fait, elle créature, ‘‘proche’’ de son Dieu et Seigneur.
Elle recueille toutes les larmes de chaque maman pour ses enfants lointains, pour les jeunes condamnés à mort, massacrés ou démolis par la guerre, surtout les enfants-soldats. Nous y entendons le gémissement déchirant des mères, pour leurs enfants, mourants de tumeurs causées par les incendies des déchets toxiques.
Larmes très amères ! Partage solidaire du supplice des enfants ! Mères qui veillent la nuit, avec les lampes allumées, anxieuses pour les jeunes emportés par la précarité ou engloutis par la drogue et l’alcool, surtout les samedis soirs.
Autour de Marie, nous ne serons jamais un peuple orphelin ! Jamais des oubliés. Comme à saint Juan Diego, à nous aussi Marie offre la caresse de sa maternelle consolation et nous dit : « Que votre cœur ne se trouble pas… Ne suis-je pas ici moi, qui suis ta Mère ? » (Exhort. ap. Evangelium gaudium, 286).
======
PRIÈRE
Salut ma Mère,
donne-moi ta sainte bénédiction.
Bénis-moi ainsi que toute ma maison.
Daigne offrir à Dieu tout ce que, aujourd’hui, j’ai à faire et à souffrir,
en union avec tes mérites et avec ceux de ton très saint Fils.
Je t’offre et te consacre toute ma personne ainsi que tout ce qui m’appartient, à ton service,
en me mettant tout entier sous ton manteau.
Pénètre-moi, ma Dame, de pureté d’esprit et de corps
et fais que, en ce jour,
aucun de mes actes ne déplaise à Dieu.
Je te le demande par ton Immaculée Conception
et ton inaltérée virginité. Amen.
(Saint Gaspare Bertoni)

Vème STATION
Jésus est aidé par Simon Cyrène à porter sa croix
La main amie qui relève
« Ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs » (Mc 15, 21).
Par hasard, passe Simon de Cyrène. Mais cela devient une rencontre décisive dans sa vie. Il revenait des champs. Homme d’effort et de vigueur. Pour cela, il a été contraint à porter la croix de Jésus, condamné à une mort infâme (cf. Ph 2, 8).
Mais de fortuite, cette rencontre se transformera en une suite décisive et vitale de Jésus, portant chaque jour sa croix, renonçant à lui-même (cf. Mt 16,24-25). Simon, en effet, est évoqué par Marc comme le père de deux chrétiens connus dans la communauté de Rome : Alexandre et Rufus. Un père qui a certainement imprimé dans le cœur de ses fils la force de la croix de Jésus. Parce que la vie, si tu la tiens trop serrée, moisit et se dessèche. Mais si tu l’offres, elle fleurit et se fait épis de grain, pour toi et pour toute la communauté.
Là se trouve la vraie guérison de notre égoïsme, toujours aux aguets. La relation avec les autres nous régénère et crée une fraternité mystique, contemplative, qui sait admirer la grandeur sacrée du prochain, qui sait découvrir Dieu en chaque être humain, qui sait supporter les contrariétés de la vie, en s’accrochant à l’amour de Dieu. C’est seulement en ouvrant le cœur à l’amour divin, que je suis incité à chercher le bonheur des autres à travers les multiples gestes du volontariat : une nuit à l’hôpital, un prêt sans intérêts, une larme essuyée en famille, la gratuité sincère, l’engagement clairvoyant au service du bien commun, le partage du pain et du travail, en vainquant toute forme de jalousie et d’envie.
C’est Jésus lui-même qui nous le rappelle : «Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40).
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
dans l’ami Cyrénéen vibre le cœur de ton Église,
qui se fait toit d’amour pour tous ceux qui ont soif de toi.
L’aide fraternelle est la clef pour franchir, ensemble, la porte de la Vie.
Ne permets pas que notre égoïsme nous fasse passer de travers,
mais aide-nous à verser l’huile de la consolation sur les blessures du prochain,
pour être de loyaux compagnons de route,
sans fuir et sans jamais nous fatiguer de choisir la fraternité. Amen.
VIème STATION
Véronique essuie le visage de Jésus
La tendresse féminine
« Mon cœur m’a redit ta parole : ‘‘Cherchez ma face.’’ C’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face. N’écarte pas ton serviteur avec colère : tu restes mon secours. Ne me laisse pas, ne m’abandonne pas, Dieu, mon salut ! » (Ps 27, 8-9).
Jésus se traîne à bout de souffle, haletant. Mais la lumière sur son visage reste intacte. Il n’y a pas offense qui puisse s’opposer à sa beauté. Les crachats ne l’ont pas obscurcie. Les gifles ne sont pas arrivées à l’éteindre. Ce visage apparaît comme un buisson ardent qui, plus il est outragé, plus il réussit à émettre une lumière de salut. Des larmes silencieuses coulent des yeux du Maître. Il porte le poids de l’abandon. Et pourtant Jésus avance, il ne s’arrête pas, il ne se retourne pas. Il affronte l’oppression. Il est troublé par la cruauté, mais Lui, il sait que sa mort ne sera pas vaine.
Face à une femme qui vient à sa rencontre sans hésitation, Jésus alors s’arrête. C’est Véronique, vraie image féminine de la tendresse !
Le Seigneur, ici, incarne notre besoin de gratuité amoureuse, de nous sentir aimés et protégés par des gestes empressés et prévenants. Les caresses de cette créature se baignent du sang précieux de Jésus et semblent enlever les actes de profanation qu’il a subis, en ces heures de tortures. Véronique arrive à toucher le doux Jésus, à effleurer sa candeur. Non seulement pour soulager, mais aussi pour participer à sa souffrance. En Jésus, elle reconnaît tout prochain à consoler, avec une touche de tendresse, pour rejoindre le gémissement de douleur de tous ceux qui aujourd’hui ne reçoivent ni assistance ni chaleur de compassion. Et meurent de solitude.
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
comme elle pèse la distance ressentie par nous qui pensions
t’avoir à nos côtés dans les jours de désolation !
Mais toi, couvre-nous de ce pagne
imprégné de ton précieux sang,
que tu as versé le long de la voie de l’abandon,
dont tu as souffert injustement.
Sans Toi, nous n’avons
ni ne pouvons donner aucune consolation. Amen.
VIIème STATION
Jésus tombe pour la seconde fois
L’angoisse de la prison et de la torture
« Elles m’ont cerné, encerclé… Elles m’ont cerné comme des guêpes : (-ce n’était qu’un feu de ronces-) au nom du Seigneur, je les détruis ! On m’a poussé, bousculé pour m’abattre ; mais le Seigneur m’a défendu. Il m’a frappé, le Seigneur, il m’a frappé, mais sans me livrer à la mort » (Ps 117, 11.12-13.18).
Vraiment en Jésus s’accomplissent les prophéties antiques du Serviteur humble et obéissant, qui prend sur ses épaules toute notre histoire de douleur. Et ainsi Jésus, poussé en avant par force, s’écroule par terre, sous le poids de la fatigue et de l’oppression, encerclé, entouré par la violence, privé désormais de force. Toujours plus seul, toujours plus dans les ténèbres ! Lacéré dans la chair, affaibli dans les os.
Nous reconnaissons en Lui l’expérience amère des détenus de chaque prison, avec toutes ses contradictions inhumaines. Entourés et encerclés, "poussés avec force à tomber". La prison, aujourd’hui, est encore tenue trop à l’écart, oubliée, répudiée par la société civile. Il y a les absurdités de la bureaucratie, les lenteurs de la justice. Double peine est ensuite la surpopulation carcérale : c’est une douleur aggravée, une injuste oppression, qui consume la chair et les os. Certains – beaucoup trop – ne s’en sortent pas… Et même quand l’un de nos frères sort, nous le considérons encore comme un ‘‘ex-détenu’’, en lui fermant ainsi les portes du rachat social et du travail.
Mais plus grave est la pratique de la torture, hélas toujours diffuse en diverses parties de la terre, en de multiples formes. Comme ce fut le cas pour Jésus : Lui aussi frappé, humilié par une horde de soldats, torturé sous la couronne d’épines, flagellé avec cruauté.
Comme nous la sentons vraie, aujourd’hui, face à cette chute, la parole de Jésus : « J’étais en prison et vous êtes venus me visiter » (Mt 25, 36). En chaque prison, près de chaque torturé, Il est toujours présent, lui le Christ souffrant, emprisonné et torturé. Même durement éprouvés, c’est Lui notre aide, pour que nous nous ne rendions pas à la peur. On se relève uniquement ensemble, accompagnés par de valides assistants, soutenus par la main fraternelle des volontaires et relevés par une société civile, qui fait siennes les nombreuses injustices dans les murs d’une prison.
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
une émotion sans limite me saisit
à te voir tomber à terre pour moi.
Aucun mérite, une multitude de péchés, d’incohérences, de faiblesses.
Quel Amour de prédilection en réponse !
Mis en dehors de la société, tués par le jugement,
tu nous as bénis pour toujours.
Bienheureux sommes-nous si aujourd’hui nous sommes ici, à terre, avec Toi, rachetés de la condamnation.
Accorde-nous de ne pas fuir nos responsabilités,
donne-nous d’habiter dans ton humilité à l’abri de toute prétention d’omnipotence
pour renaître à une vie nouvelle comme créature faite pour le Ciel. Amen
VIIIème STATION
Jésus rencontre les femmes de Jérusalem
Partage et non commisération
« Filles de Jérusalem, ne pleurez-pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! » (Lc 23, 28)
Les figures féminines se présentent comme des flambeaux allumés le long du chemin de douleur. Femmes de fidélité et de courage qui ne se laissent pas intimider par les gardes ni scandaliser par les plaies du Bon Maître. Elles sont prêtes à le rencontrer et à le consoler. Jésus est là devant elles. Il y en a qui le frappent alors qu’il s’effondre à terre, épuisé. Mais les femmes sont là, promptes à lui donner cette émotion chaleureuse que le cœur ne peut plus réfréner. Elles le regardent d’abord de loin, mais se rapprochent ensuite, comme fait tout ami, tout frère ou sœur quand il s’aperçoit de la difficulté que vit la personne aimée.
Jésus est bouleversé par leurs pleurs amers, mais il les exhorte à ne pas laisser leur cœur se consumer en le voyant si affligé, pour être non plus des femmes qui pleurent mais des femmes qui croient ! Il demande une douleur partagée et non une commisération stérile et larmoyante. Non plus des plaintes, mais l’envie de renaître, de regarder en avant, de poursuivre le chemin avec foi et espérance vers cette aurore de lumière qui surgira encore plus aveuglante sur le visage de tous ceux qui marchent tournés vers Dieu. Pleurons sur nous-mêmes si nous ne croyons pas encore en ce Jésus qui nous a annoncé le Royaume du salut. Pleurons sur nos péchés non encore confessés.
Et aussi, pleurons sur ces hommes qui déchargent sur les femmes la violence qu’ils ont en eux. Pleurons sur les femmes devenues esclaves de la peur et de l’exploitation. Mais il ne suffit pas de se battre la poitrine et d’éprouver de la compassion. Jésus est plus exigeant. Les femmes doivent être rassurées comme il l’a fait lui, aimées comme un don inviolable pour toute l’humanité. Pour la croissance de nos enfants, en dignité et en espérance.
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
arrête la main de ceux qui battent les femmes !
Relève leurs cœurs de l’abîme de la désespérance
quand elles deviennent la proie de la violence.
Visite leurs pleurs quand elles se trouvent seules.
Et ouvre notre cœur au partage de chaque douleur,
dans la sincérité et la fidélité,
au-delà de la compassion naturelle,
pour nous rendre instruments de libération véritable. Amen.
IXème STATION
Jésus tombe pour la troisième fois
Vaincre la mauvaise nostalgie
« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? Mais en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés ! » (Rm 8, 35.37)
Saint Paul énumère ses épreuves, mais il sait qu’avant lui Jésus y est passé, lui qui est tombé une, deux, trois fois sur le chemin du Golgotha. Anéanti par les tribulations, par la persécution, par le glaive, écrasé par le bois de la croix. Épuisé ! Il semble dire, comme nous dans beaucoup de moments sombres : je n’en peux plus !
C’est le cri de ceux qui sont persécutés, des mourants, des malades en phase terminale, des opprimés sous le joug.
Mais en Jésus, sa force est aussi visible : « S’il est affligé, il aura pitié » (Lm 3, 32).Il nous indique qu’il y a toujours sa consolation dans l’affliction, un “au-delà” à entrevoir dans l’espérance. Comme l’émondage des arbres que le Père céleste pratique avec sagesse sur les sarments qui portent du fruit (cf. Jn 15, 8). Jamais pour abattre, mais toujours pour la nouvelle floraison. Comme une mère quand arrive son heure : elle est affligée, elle gémit, elle souffre dans l’enfantement. Mais elle sait que, vraiment par cette taille, ce sont les douleurs de la vie nouvelle, du printemps en fleurs.
Que la contemplation de Jésus accablé, mais capable de se relever, nous aide à savoir vaincre les enfermements que la peur du lendemain imprime dans notre cœur, surtout en ce temps de crise. Dépassons la mauvaise nostalgie du passé, le confort de l’immobilisme, du on a toujours fait ainsi ! Ce Jésus qui chancelle et tombe, mais ensuite se relève, est la certitude d’une espérance qui, alimentée par la prière intense, naît justement au sein de l’épreuve et non après l’épreuve ni sans l’épreuve ! Nous serons plus que vainqueurs, grâce à son amour !
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
nous te prions, soulève le misérable de la poussière,
relève les pauvres des immondices, fais-les asseoir avec les chefs du peuple
et assigne-leur un trône de gloire.
Brise l’arc des forts et revêts de vigueur les faibles,
puisque toi seul tu nous fais riches avec ta pauvreté (cf. 1 S 2, 4-8 ; 2Co 8, 9) .
Amen.

Xème STATION
Jésus est dépouillé de ses vêtements
L’unité et la dignité
« Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : “Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura”. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture: “Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement”. C’est bien ce que firent les soldats » (Jn 19, 23-24).
Ils ne laissèrent pas même un bout d’étoffe qui couvrît le corps de Jésus. Ils le dénudèrent. Il n’avait ni manteau ni tunique, aucun vêtement. Ils le dénudèrent comme acte d’extrême humiliation. C’était seulement le sang qui le couvrait, qui sortait à flots de ses grandes blessures.
La tunique resta intacte : symbole de l’unité de l’Église, une unité à retrouver en un chemin patient, dans une paix artisanale, construite chaque jour, dans un tissu recomposé avec les fils d’or de la fraternité, dans la réconciliation et dans le pardon réciproque.
En Jésus, innocent dénudé et torturé, reconnaissons la dignité violée de tous les innocents, spécialement des petits. Dieu n’a pas empêché que son corps dépouillé fût exposé sur la croix : il l’a fait pour racheter chaque abus injustement couvert et démontrer que Lui, Dieu, est irrévocablement et sans moyens termes du côté des victimes.
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
nous voulons redevenir innocents comme des enfants,
pour pouvoir entrer dans le Royaume des cieux,
purifiés de nos souillures et de nos idoles.
Enlève de notre poitrine le cœur de pierre des divisions,
qui rendent peu crédible ton Église.
Donne-nous un cœur nouveau et un esprit nouveau,
pour vivre selon tes préceptes,
observer et mettre en pratique tes lois. Amen.

XIème STATION
Jésus est crucifié
Près du lit des malades
« Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun. C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia. L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : “Le roi des Juifs”. Avec lui, ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Et fut accomplie l’Écriture qui dit : Il a été compté avec les pécheurs » (Mc 15, 24-28).
Et ils le crucifièrent ! La peine des infâmes, des traîtres, des esclaves rebelles. Voilà la condamnation réservée à notre Seigneur Jésus : clous rudes, douleur lancinante, le supplice de la mère, la honte d’être uni à deux bandits, les vêtements partagés comme butin entre les soldats, les moqueries cruelles des passants : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! … Qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui ! » (Mt 27, 42)
Et ils le crucifièrent ! Jésus ne descend pas, il n’abandonne pas la croix. Il reste, obéissant jusqu’au bout à la volonté du Père. Il aime et il pardonne.
Aujourd’hui aussi, comme Jésus, beaucoup de nos frères et sœurs sont cloués sur un lit de douleur, dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, dans nos familles. C’est le temps de l’épreuve, dans l’amertume des jours de solitude et aussi de désespoir. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27, 46)
Que nos mains ne soient jamais pour transpercer mais pour approcher, consoler et accompagner les malades les relevant de leur lit de douleur. La maladie ne demande pas de permission. Elle arrive toujours de façon inattendue. Parfois elle bouleverse, limite les horizons, met à dure épreuve l’espérance. Son fiel est amer. Mais si nous trouvons, à côté de nous, quelqu’un qui nous écoute, qui se tient près de nous, s’assied sur notre lit… seulement alors, la maladie peut devenir une grande école de sagesse, de rencontre avec le Dieu Patient. Quand quelqu’un prend sur lui nos infirmités, par amour, alors même la nuit de la douleur s’ouvre à la lumière pascale du Christ crucifié et ressuscité. Ce qui humainement est une condamnation peut se transformer en offrande rédemptrice, pour le bien de nos communautés et de nos familles. À l’exemple des saints.
======
PRIÈRE
Seigneur Jésus,
ne reste pas loin de moi,
assieds-toi sur mon lit de douleur et tiens-moi compagnie.
Ne me laisse pas seul, étends ta main et relève-moi !
Je crois que Tu es l’Amour,
et je crois que ta volonté est l’expression de ton amour ;
je me confie donc à ta volonté,
parce que je me confie à ton Amour. Amen.
XIIème STATION
Jésus meurt sur la croix
Le gémissement des sept paroles
« Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : “J’ai soif. ” Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : “ Tout est accompli. ” Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit » (Jn 19, 28-30).
Les sept paroles de Jésus sur la croix sont un chef d’œuvre d’espérance. Jésus, lentement, avec des pas qui sont aussi les nôtres, traverse toute l’obscurité de la nuit, pour s’abandonner avec confiance entre les bras du Père. C’est le gémissement des mourants, le cri des désespérés, l’invocation des perdants. C’est Jésus !
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” (Mt 27, 46). C’est le cri de Job, de tout homme frappé par le malheur. Et Dieu se tait. Il se tait parce sa réponse est là, sur la croix : c’est Lui, Jésus, la réponse de Dieu, Parole éternelle incarnée par amour.
Souviens-toi de moi…”(Lc 23,42). L’invocation fraternelle du malfaiteur, fait compagnon de douleur, pénètre le cœur de Jésus, qui y entend l’écho de sa douleur-même. Et Jésus écoute cette supplication : “Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis” (Lc 23, 42-43). Toujours, la douleur de l’autre nous rachète, parce qu’elle nous fait sortir de nous-mêmes.
“Femme, voici ton fils ! …”(Jn 19, 26). Mais c’est sa Mère, Marie, qui avec Jean se tenait sous la croix, brisant la peur. Il la remplit de tendresse et d’espérance. Jésus ne se sent plus seul. Comme pour nous, si, à côté de notre lit de douleur, il y a quelqu’un qui nous aime ! Fidèlement. Jusqu’au bout.
“J’ai soif ”(Jn 19, 28). Comme l’enfant demande à boire à la maman ; comme le malade brûlé de fièvre… La soif de Jésus est celle de tous les assoiffés de vie, de liberté, de justice ; c’est la soif du plus grand assoiffé : Dieu, qui, infiniment plus que nous, a soif de notre salut.
“Tout est accompli” (Jn 19, 30). Tout : chaque parole, chaque geste, chaque prophétie, chaque instant de la vie de Jésus. La tapisserie a reçu la dernière touche. Les mille couleurs de l’amour maintenant resplendissent de beauté. Rien n’a été gaspillé. Rien n’a été jeté. Tout est devenu amour. Tout est consommé pour moi et pour toi ! Et alors, la mort a aussi un sens !
“Père pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font” (Lc 23, 34). Maintenant, héroïquement, Jésus sort de la peur de la mort. Parce que si nous vivons dans l’amour gratuit, tout est vie. Le pardon nous renouvelle, il guérit, transforme et console ! Il crée un peuple nouveau. Il arrête les guerres.
“Père, entre tes mains, je remets mon esprit” (Lc 23, 46). Non plus la désespérance duvide. Mais la confiance pleine entre les mains du Père, l’abandon à son cœur. Parce que “ en Dieu, chaque fraction se recompose, finalement en unité !
======
PRIÈRE
O Dieu, qui dans la Passion du Christ Notre Seigneur,
nous as libérés de la mort, héritage de l’antique péché,
transmis à tout le genre humain,
renouvelle-nous à l’image de ton Fils ;
et comme nous avons porté en nous, par notre naissance,
l’image de l’homme terrestre,
ainsi par l’action de ton Esprit,
fais que nous portions l’image de l’homme céleste.
Par le Christ notre Seigneur. Amen.
XIIIème STATION
Jésus est descendu de la croix
L’amour est plus fort que la mort
« Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, ami de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette » (Mt 27, 57-58).
Avant d’être mis au tombeau, Jésus est remis finalement à sa Mère. C’est l’icône d’un cœur transpercé qui nous dit que la mort n’empêche pas le dernier baiser de la mère à son enfant. Prostrée sur le corps de Jésus, Marie s’enchaîne dans une étreinte totale avec Lui. Cette icône est appelée simplement “Pietà”. C’est poignant, mais cela montre que la mort ne rompt pas l’amour. Parce que l’amour est plus fort que la mort ! L’amour pur est celui qui dure. Le soir est arrivé. La bataille est remportée. L’amour n’a pas été brisé. Celui est prêt à sacrifier sa vie pour le Christ, la retrouvera. Transfigurée, au-delà de la mort.
Des larmes et du sang sont mêlés en cette tragique remise. Comme la vie dans nos familles qui, par moments, est bouleversée par des pertes imprévues et douloureuses, avec un vide impossible à combler, surtout lors de la mort d’un enfant.
Pietà” signifie alors se faire proche des frères qui sont dans le deuil et sont inconsolables. C’est une grande charité de prendre soin de celui qui souffre dans son corps couvert de plaies, dans son esprit dépressif, dans son âme désespérée. Aimer jusqu’au bout est l’enseignement suprême que nous ont laissé Jésus et Marie. C’est la mission fraternelle quotidienne de la consolation, qui nous est donnée dans cette étreinte fidèle entre Jésus mort et sa Mère douloureuse.
======
PRIÈRE
Ô Vierge douloureuse,
tu nous montres dans nos sanctuaires ton visage de lumière,
tandis que les yeux au ciel
et les mains ouvertes
tu offres au Père, en signe d’offrande sacerdotale,
la victime rédemptrice de ton Fils Jésus.
Révèle-nous la douceur de la dernière étreinte fidèle
et donne-nous ta consolation maternelle,
pour que la douleur quotidienne
n’interrompe jamais l’espérance de la vie au-delà la mort. Amen.

XIVème STATION
Jésus est mis au tombeau
Le jardin nouveau
« À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. C’est là qu’ils déposèrent Jésus » (Jn 19, 41-42).
Ce jardin, où se trouve le tombeau où Jésus est mis, rappelle un autre jardin : celui de l’Éden. Un jardin qui, à cause de la désobéissance, perdit sa beauté et devint désolation, lieu de mort et non plus de vie.
Les branches sauvages qui nous empêchent de respirer la volonté de Dieu, comme l’attachement à l’argent, à l’orgueil, au gaspillage de la vie doivent être taillées et greffées maintenant au bois de la croix. C’est cela le nouveau jardin : la croix plantée dans la terre !
De là-haut, Jésus pourra désormais tout ramener à la vie. Une fois revenu des profondeurs des enfers, où Satan a enfermé un grand nombre d’âmes, il commencera le renouvellement de toutes choses. Ce sépulcre représente la fin du vieil homme. Et comme pour Jésus, pour nous aussi, Dieu n’a pas permis que ses enfants soient frappés de la mort définitive. Dans la mort du Christ tombent tous les trônes du mal, basés sur l’avidité et sur la dureté du cœur.
La mort nous désarme, nous fait comprendre que nous sommes exposés à une existence terrestre qui a un terme. Mais c’est devant ce corps de Jésus déposé au tombeau que nous prenons conscience de qui nous sommes : des créatures qui, pour ne pas mourir, ont besoin de leur Créateur. Le silence qui enveloppe ce jardin nous permet d’écouter le bruissement d’une brise légère : “ Je suis le Vivant, et je suis avec vous” (cf. Ex 3, 14). Le voile du temple s’est déchiré. Finalement nous voyons le visage de notre Seigneur ! Et nous connaissons en plénitude son nom : Miséricorde et Fidélité, pour ne jamais rester confus, même devant la mort, parce que le Fils de Dieu fut libre parmi les morts (cf. Ps 87, 6 Vulg.).
======
PRIÈRE
Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
Tu es mon partage et ma coupe :
ma vie est dans tes mains.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
Tu es à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
ne m’abandonne pas à la mort.
Ne laisse pas ton ami voir la corruption.
Tu m’apprendras le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices ! Amen.
(cf. Ps 15)


© Copyright 2014 - Libreria Editrice Vaticana

Temps de Pâques.
Chemin de Croix.

 A partir d’un texte de Jean Paul II

2013-chemin-de-croix-jpii-simplifie-maj.pdf Télécharger le document en Pdf:  2013-chemin-de-croix-jpii-simplifie-maj.pdf 

Prière initiale 

Aujourd'hui, nous nous réunissons pour nous mettre à la suite de Jésus. Jésus « portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne.
Nous croyons que chacun de ses pas,  chacun de ses gestes et chacune de ses paroles, et aussi ce qu'ont vécu et accompli ceux qui étaient là en ces jours là, nous parlent aujourd’hui.
C'est aussi dans sa souffrance et dans sa mort que Jésus, le Christ nous révèle la vérité sur Dieu et sur l'homme.
Nous allons participer à ce Chemin de croix.
Que veut dire participer ? Participer c’est reconnaître, avec Jésus  nos difficultés à nous.
Cela veut dire marcher dans sa vie, en imitant Jésus, lui qui est assis à la droite de Dieu
Silence
Prière : 
Seigneur Jésus-Christ, remplis nos cœurs de la lumière de ton Esprit, afin que, te suivant sur ton dernier chemin, nous devenions plus proches de Toi, nous comprenions un peu de ta mort et de ta résurrection.
Amen.

PREMIÈRE STATION

Jésus est condamné à mort 

 Pilate l'interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C'est toi qui le dis. » 
Pilate s'adressa aux chefs des prêtres et à la foule : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation. » 
Mais ils insistaient : « Il soulève le peuple en enseignant dans tout le pays des Juifs, à partir dela Galilée jusqu'ici. » (Lc 23, 3-5)
Alors Pilate convoqua les chefs des prêtres, les dirigeants et le peuple. 
Il leur dit : « Vous m'avez amené cet homme en l'accusant de mettre le désordre dans le peuple. Or, j'ai moi-même instruit l'affaire devant vous, et, parmi les faits dont vous l'accusez, je n'ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. 
(…) Pour la troisième fois, il leur dit : « Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le faire châtier, puis le relâcher. » Mais eux insistaient à grands cris, réclamant qu'il soit crucifié ; et leurs cris s'amplifiaient. (Lc 23, 13-23) Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre ; Alors il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! »  Tout le peuple répondit : « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! » (Mt 27, 24-25)
Prière :
Ô Jésus, Christ, toi qui as accepté une condamnation injuste, accorde-nous,  la grâce d'être fidèles à ta parole À toi, Jésus, juste Juge, l'honneur et la gloire pour les siècles sans fin. Amen.

Chant :
1 - Peuple de l'Alliance, ton Dieu te fait signe. (bis)
Marche à la suite de Jésus !
Va crier son nom
sur les chemins du monde, sur les chemins du monde.
Notre père

DEUXIÈME STATION

Jésus est chargé de sa croix  

Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.  Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. (Jn 19, 16-17)
Le Père a choisi la croix pour son Fils, et le Fils l'a prise sur ses épaules. Il l'a portée sur le Calvaire et sur elle il a offert sa vie. Sur la croix il y a la souffrance, sur la croix il y a le salut, sur la croix il y a une leçon d'amour. Ô Dieu, celui qui une fois t'a compris ne désire rien d'autre, ne cherche rien d’autre. La Croix est le signe d'un amour sans limites !
Prière : 
Ô Christ, toi qui acceptes la croix de la main des hommes, accorde-nous, ainsi qu'à tout le monde, la foi en ton amour infini, et qu’en faisant le signe de croix, nous soyons tes amis, tes témoins aujourd’hui.

À toi, Jésus, la louange et la gloire pour les siècles. Amen.
Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te libère. (bis)
Porte ta croix avec Jésus !
Va planter la paix
Aux carrefours du monde. Aux carrefours du monde.
Notre père…

TROISIÈME STATION

Jésus tombe pour la première fois 

« Dieu a pris sur lui nos péchés à nous tous » (cf. Is 53, 6).
« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous » (Is 53, 6).
Jésus tombe sous la croix. Cela arrivera  trois fois sur le chemin. Il tombe d'épuisement. Le corps en sang,  la tête couronnée d'épines. Tout cela fait que les forces lui manquent. Il tombe.  La vraie cause de cette chute c’est que : « Dieu a pris sur lui nos péchés à nous tous ». Ce sont les péchés qui écrasent Jésus ; Jésus tombe et se relève. C'est ainsi que le Sauveur du monde s'adresse sans prononcer un mot à tous ceux qui tombent. Il les encourage à se relever.
 « Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris » (cf. 1 P 2, 24).
Le Christ se relève péniblement pour reprendre le chemin. Les soldats qui l'escortent cherchent à le stimuler par des cris et des coups. Après un moment le cortège repart.

Prière : 
Ô Christ, toi qui es tombé et qui t'es relevé pour nous, nous t'en prions, Aide-nous, ainsi que tous ceux qui sont écrasés par le péché, à nous remettre debout et à reprendre le chemin. Donne-nous la force de l'Esprit, pour porter avec Toi la croix de notre faiblesse. À toi, Jésus,  notre louange et notre amour pour les siècles. Amen.

Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te libère. (bis)
Porte ta croix avec Jésus !
Va planter la paix
Aux carrefours du monde. Aux carrefours du monde.
Notre Père …

QUATRIÈME STATION

Jésus rencontre sa mère 

« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin » (Lc 1, 30-33).
Quand, sur le chemin de la croix, Marie rencontra son Fils, peut-être ces paroles lui revinrent-elles à l'esprit. « Il régnera... Et son règne n'aura pas de fin... », Avait dit l’ange… Cependant Marie se souvient qu’elle avait répondu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).
Marie souffre profondément.
Toutefois, elle répond comme elle avait répondu alors: « Que tout se passe pour moi selon ta parole ». La Servante  de Dieu obéit jusqu'au bout

Prière : 
Ô Marie, toi qui as parcouru le chemin de la croix avec ton Fils, déchirée de douleur dans ton coeur de maman, mais te souvenant toujours de ton amour pour Dieu, tu es sûre que rien n’est impossible à Dieu. Tu pries pour nous et pour tous les hommes pour que nous ne doutions jamais de son amour. À Jésus, ton Fils, honneur et gloire pour les siècles. Amen.


Chant: 
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te fait signe. (bis)
Marche à la suite de Jésus !
Va crier son nom
Sur les chemins du monde. Sur les chemins du monde.
Je vous salue Marie, …

CINQUIÈME STATION

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix  

Pendant qu'ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus.
Les soldats romains firent ceci car ils craignaient que le Condamné épuisé ne parvienne pas à porter la croix jusqu'au Golgotha. Ils n'auraient pas pu exécuter la sentence de crucifixion portée sur lui. …/… (Lc 23, 26) 
Simon reçoit un don. Le Fils de Dieu l'a fait participer d'une manière singulière. N'est-ce pas Jésus qui a dit :
« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive » (Mt 16, 24)
Prière :
Ô Jésus Christ,  accueille  nous ainsi que tous les hommes et donne à chacun la grâce de la disponibilité. Fais que nous prenions un peu de temps pour écouter ou aider ceux qui vont mal. Fais que, portant les poids les uns des autres, nous devenions amis, témoins ; à toi, qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu est ta force. (bis)
Ouvre tes portes avec Jésus !
Tu vivras d'Esprit
Aux quatre vents du monde. Aux quatre vents du monde.
Notre père …

SIXIÈME STATION

Véronique essuie le visage de Jésus 

Véronique ne figure pas dans les Évangiles. Ce nom n'y est pas mentionné, Il se peut donc que le nom exprime plutôt ce que fit cette femme. En effet, selon la tradition, sur le chemin du Calvaire une femme alla jusqu’à Jésus, au milieu des soldats, et, avec un voile, elle essuya la sueur et le sang du visage du Seigneur. Son visage resta imprimé sur le voile Le Sauveur du monde donne à Véronique une image authentique de son visage. Le voile sur lequel reste imprimé le visage du Christ devient un message pour nous. Il dit en un sens : " Les actes d'amour ne passent pas. Tout geste de bonté, de compréhension, de service, laisse dans le cœur de l'homme un signe qui ne s’efface pas"
Prière : 
Seigneur Jésus Christ, Toi qui as accepté le geste désintéressé d'amour d'une femme et qui en retour as fait en sorte que les générations s'en souviennent avec le nom de ton visage, Fais que nos actions, et celles de tous ceux qui viendront après nous, nous rendent semblables à toi et laissent au monde le reflet de ton amour infini. À toi, Jésus, splendeur de la gloire du Père, louange et gloire pour les siècles. Amen.

Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu est ta force. (bis)
Ouvre tes portes avec Jésus !
Tu vivras d'Esprit
Aux quatre vents du monde. Aux quatre vents du monde.
Notre Père…

SEPTIÈME STATION

Jésus tombe une deuxième fois 

Voici que, dans la poussière de la terre, Jésus tombe à nouveau, écrasé sous le poids de la croix. Ses forces l'abandonnent toujours davantage. Mais, à grand peine, il se relève pour continuer son chemin. Que signifie pour nous, hommes pécheurs, cette deuxième chute ? Plus encore que la première, elle semble nous inviter à nous relever, à nous relever une nouvelle fois sur notre chemin de croix.
Depuis deux mille ans, le Christ qui se relève de la chute rencontre l'homme qui tombe. Tomber ne signifie pas la fin du chemin.  En rencontrant le Sauveur, ceux qui tombent se sont sentis rassurés par Lui. Ils se sont relevés réconfortés et ils ont transmis au monde la parole de l'espérance qui jaillit de la croix.

Prière : 
Seigneur Jésus Christ,  donne-nous la force de nous relever de nos chutes, pour transmettre aux générations qui viendront ta Bonne Nouvelle ; À toi, Jésus, soutien de notre faiblesse, la louange et la gloire pour les siècles. Amen
.

Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te libère.  (bis)
Porte ta croix avec Jésus !
Va planter la paix
Aux carrefours du monde. Aux carrefours du monde.
Notre Père…

HUITIÈME STATION

Jésus console les femmes de Jérusalem

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants !
Prière : 
Ô Christ, toi qui es venu en ce monde pour visiter tous ceux qui attendent d’être sauvés, fais que nous te reconnaissions. Ne permets pas qu'il faille pleurer sur nous parce que nous t’aurions repoussé. À toi, Jésus, né de Marie, honneur et gloire pour les siècles éternels. Amen.

Chant: 
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te fait signe. (bis)
Marche à la suite de Jésus !
Va crier son nom
Sur les chemins du monde. Sur les chemins du monde.
Notre père…

NEUVIÈME STATION

Jésus tombe pour la troisième fois

Avant de lire la suite du  texte nous pouvons fermer nos yeux et nous imaginer quelques instants l'épreuve de Jésus.
Il m'arrive de tomber. Je me souviens comment je me relève. Je tombe une deuxième fois. QU'est-ce que je ressens ?  du découragement ?  De la souffrance ? J'ai toujours les yeux fermés. Je tombe une troisième fois. Comment se relever après cette nouvelle épreuve ?
(Puis, nous reprenons la lecture)
Voilà de nouveau le Christ tombé à terre sous le poids de la croix. La foule, curieuse, regarde s'il aura encore la force de se relever. Saint Paul écrit : Pendant le dernier repas, la Cène, en s'abaissant jusqu'à terre et en leur lavant les pieds, Jésus avait voulu nous habituer à cette humiliation de sa personne. En tombant à terre pour la troisième fois sur le chemin de la croix, il nous crie encore : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jn 8, 12).
Ne soyons pas troublés à la vue de Jésus qui tombe à terre, épuisé sous la croix. Cette manifestation extérieure de la mort qui s'approche cache la lumière de la vie.
Prière : 
Seigneur Jésus Christ, donne-nous la lumière de la foi, afin que nous ayons le courage de suivre ton chemin d’amour. Que nous n’ayons pas honte de t’aimer, d’aider nos amis tous ces chemins qui conduisent à la vrai vie.  À toi, Jésus, honneur et gloire pour les siècles. Amen.

Chant: 
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te pardonne. (bis)
Prends la lumière de Jésus !
Va semer l'amour
Dans les hivers du monde. Dans les hivers du monde.
Notre père…

DIXIÈME STATION

Jésus est dépouillé de ses vêtements, abreuvé de vinaigre

Et ils amènent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, c'est-à-dire : Lieu-du-Crâne, ou Calvaire. Ils lui offraient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n'en prit pas. (Mc 15, 22-23).  (…) Ils  prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. » Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats. . (Jn 19, 23-24).
Avant de lire la prière, nous pouvons fermer nos yeux à nouveau et nous imaginer quelques instants l'épreuve de Jésus. C'est horrible d'être déshabillé de force.
C'est la dignité de Jésus qui est atteinte. 

Prière
Seigneur Jésus, Toi qui,  as accepté de mourir sur la croix pour nous sauver, fais nous partager ton sacrifice. Que nos actions expriment notre participation libre et consciente à ce que tu as fait. À toi, Jésus,  honneur et gloire pour les siècles. Amen.
Chant: 
Peuple de l'Alliance, ton Dieu t'illumine. (bis)
Passe la mort avec Jésus !
Va danser la vie
Sur les tombeaux du monde. Sur les tombeaux du monde.
Notre Père…

ONZIÈME STATION

Jésus est cloué sur la croix 

Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.
Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font.
» (Lc 23, 34).
Difficile d'imaginer la barbarie de ce geste ; avoir des clous plantés dans les mains et les pieds pour ensuite être mis debout sur une croix... Au moment où il souffre le plus, Jésus, le Christ ne nous oublie pas. Et en particulier il n'oublie pas ceux qui sont la cause directe de sa souffrance. Il sait que l'homme, plus que toute autre créature, a besoin d'amour ; qu'il a besoin de pardon qui, en cet instant, se répand sur le monde.
Le Christ souffre. Que le Christ élevé sur la croix nous invite à nous réveiller
Prière :
« Ils me percent les mains et les pieds, je peux compter tous mes os » (Ps 21[22], 17-18) - 
Jésus Christ, remplis nos coeurs de ton amour, que nous soyons tout près de toi, toi qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu te pardonne. (bis)
Prends la lumière de Jésus !
Va semer l'amour
Dans les hivers du monde. Dans les hivers du monde.
Notre père…
Nous repartons en silence vers la station suivante. 
Silence de la souffrance, silence de l'incompréhension

DOUZIÈME STATION

Jésus meurt sur la croix

A partir de midi, l'obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d'une voix forte : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »  Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en l'entendant : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » (Mt 27, 45-47) Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif. » Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.  Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » (…) (Jn 19, 28-30) Le rideau du Temple se déchira par le milieu.  Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. »  Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit. (Lc 23, 45-46)
Silence
Prière : Jésus tu as soif ! Tu as soif de nous, de notre amour. Tu veux seulement nous aimer, nous voir plus près de toi, nous pardonner. À toi, Jésus crucifié, sagesse et puissance de Dieu, honneur et gloire pour les siècles éternels. Amen.
Chant :
Peuple de l'Alliance, ton Dieu t'illumine. (bis)
Passe la mort avec Jésus !
Va danser la vie
Sur les tombeaux du monde. Sur les tombeaux du monde.
Notre père…
Nous repartons en silence vers la treizième station.
C'est un scandale que la mort de Jésus. Scandale de tuer un innocent.
Cela arrive si souvent aujourd'hui encore... 

TREIZIÈME STATION

Jésus est descendu de la croix et confié à sa Mère

A la vue de ce qui s'était passé, le centurion rendait gloire à Dieu : « Sûrement, cet homme, c'était un juste. »  Et tous les gens qui s'étaient rassemblés pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s'en retournaient en se frappant la poitrine. (Lc 23, 47-48)
Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.
(…) Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts.
(Jn 19, 38-39)
On a remis entre les mains de la Mère le corps sans vie de son Fils. Les Évangiles ne disent pas ce qu'elle a éprouvé en cet instant. C'est comme si les Évangélistes, par ce silence, voulaient respecter sa douleur, ses sentiments et ses souvenirs.
Silence
Prière :
À ton Fils, Jésus, notre Sauveur, avec le Père et avec l'Esprit Saint, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Chant:
Peuple de l'Alliance, ton Dieu t'illumine. (bis)
Passe la mort avec Jésus !
Va danser la vie
Sur les tombeaux du monde. Sur les tombeaux du monde.
Je vous salue Marie...

QUATORZIÈME STATION

Le corps de Jésus est mis au tombeau

Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau  qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l'entrée du tombeau. (Mc 15, 42-46). « Il a été crucifié, est mort et a été enseveli... ». 
Pourtant, la pierre du tombeau n'est pas le message final de son Jésus. 
Le dernier mot n'appartient pas au mensonge ni à la haine. Le dernier mot c’est l'Amour, qui est plus fort que la mort. 
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12, 24). 
Le tombeau est la dernière étape de vie du Christ, sur la Terre ; c'est le signe de son sacrifice
« Il a été crucifié, est mort et a été enseveli, (...) le troisième jour est ressuscité des morts ».
Avec la mise au tombeau du corps sans vie de Jésus, au pied du Golgotha, l'Église commence la veillée du Samedi saint.
Marie conserve et médite au fond de son cœur la passion de son Fils ;
Les femmes se donnent rendez-vous le lendemain matin après le sabbat, pour mettre sur Jésus le Christ, des aromates ;
Les disciples se rassemblent, en se cachant, jusqu'à ce que le sabbat soit passé.
Bientôt, nous arriverons au  tombeau, et le tombeau sera vide.
Alors le tombeau, témoin de la résurrection, parlera.
La pierre roulée, l'intérieur vide, les bandelettes à terre, voilà ce que verra Jean, arrivé au tombeau avec Pierre :
« Il vit et il crut » (Jn 20, 8). Et toute l’église avec lui !
Le tombeau vide est le signe de la victoire définitive du bien sur le mal, du pardon sur le péché, de la vie sur la mort. Le tombeau vide est le signe de l'espérance : « Par notre espérance, nous avons déjà l'immortalité » (cf. Sg 3, 4).
Prière
Seigneur Jésus Christ, toi qui, dans la puissance de l'Esprit Saint, as été conduit par le Père des ténèbres de la mort à la lumière d'une vie nouvelle dans la gloire,
Fais que le signe du tombeau vide nous parle, à nous aujourd’hui. À toi, Jésus, présence cachée et victorieuse dans l'histoire du monde, honneur et gloire pour les siècles. Amen.
Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Notre père…

Fin du chemin de croix : 

« Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? »
Ces paroles de Jésus aux disciples résonnent dans nos cœurs. Au début, le croyant mort, les disciples sont découragés et abattus. Il est difficile de comprendre pourquoi il faut mourir avant d’avoir la vie éternelle.
D'ici peu, nous partirons dans différentes directions.
Nous retournerons dans nos maisons, en repensant à ces événements
Puisse Jésus s'approcher de chacun de nous ; puisse-t-il se faire aussi être notre ami !
Tout en nous accompagnant, il nous expliquera que pour nous il est monté au Calvaire, que pour nous il est mort, afin d'accomplir les Écritures.
Le douloureux événement de la crucifixion que nous venons de contempler deviendra ainsi pour chacun de nous une attente avant la grande joie de ce samedi.
Samedi, nous entendrons Alléluia ! Jésus est vivant ! Lui que l’on croyait mort, il est ressuscité !
Attendons samedi…
Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Notre Père…

Une belle histoire vraie

On raconte qu'une poule et ses poussins furent surpris par un incendie de prairie allumé par un cultivateur qui voulait se débarrasser des herbes sèches et des broussailles encombrant son champ. Les poussins, terrorisés par le feu, se réfugièrent sous les ailes de leur mère, si bien qu'elle ne put s'enfuir avec eux. Ne voulant pas les abandonner, elle se coucha sur eux, les protégeant de son mieux sous ses plumes. Et le feu passa. Lorsque le paysan la trouva un peu plus tard, la poule était morte asphyxiée et brûlée, mais tous les poussins étaient sauvés.

Elle avait donné sa vie pour eux.
(Esaïe 31.5).
31.5
Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, Ainsi l'Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem; Il protégera et délivrera, Il épargnera et sauvera.
31.6
Revenez à celui dont on s'est profondément détourné, Enfants d'Israël!
31.7
En ce jour, chacun rejettera ses idoles d'argent et ses idoles d'or, Que vous vous êtes fabriquées de vos mains criminelles.

Romains chapitre 5 verset 8
5.8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

Sainte MARIE FAUSTINE KOWALSKA
1905-1938

Soeur MARIE FAUSTINE, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.
Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Świnice Warckie, elle a reçu le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle a fréquenté l'école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle a quitté la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.
Elle a senti la vocation dans son âme dès l'âge de sept ans, mais ses parents n'étant pas d'accord pour qu'elle entre dans les ordres, elle a essayé d'étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. Devenue Sœur Marie Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de Sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.
Rien ne trahissait à l'extérieur sa vie mystique d'une extrême richesse. C'est avec zèle qu'elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d'un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l'union à Dieu.
Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu'elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l'aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d'enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l'une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l'autre (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l'Église qu'elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de l'Église, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l'œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l'exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l'Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.
Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires: révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d'épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel –  lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu'elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l'essence de la sainteté. Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l'union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l'âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu (P.J. 1107).
Sœur Marie Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de Sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. Dans l'ancien Testament, lui dit-Il, j'ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd'hui, je t'envoie vers toute l'humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l'humanité endolorie, mais je désire la guérir en l'étreignant sur mon cœur miséricordieux (P.J. 1588).
La mission de Sœur Marie Faustine consistait en trois tâches:
– rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures Saintes sur l'amour miséricordieux de Dieu envers tout homme,
– implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes: le tableau du Christ avec l'inscription Jésus, j'ai confiance en Toi! , la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques, le Chapelet à la Miséricorde Divine et la prière à l'Heure de la Miséricorde Divine (15 H). Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu'à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain,
– la troisième tâche que comportait la mission de Sœur Marie Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde qui est chargé de propager et d'obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par la Bienheureuse Sœur Faustine. Ce chemin est celui d'une confiance d'enfant en Dieu, laquelle s'exprime dans l'accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. A l'heure actuelle, ce mouvement au sein de l'Église concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d'apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l'intermédiaire de Sœur Marie Faustine.
Le message de Sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal qu'elle a rédigé par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu'elle a décrit l'union intime de son âme avec Dieu. Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à Sœur Faustine, ton devoir est d'écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s'approcher de moi (P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d'une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.
Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu'elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, Sœur Marie Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s'est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992. Le 18 avril 1993, sur la Place Saint-Pierre de Rome, le Saint Père Jean Paul II a procédé à l'acte de sa béatification.Ses reliques reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Łagiewniki.

Aucun commentaire:

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

Rechercher dans ce blog

Chargement...

Translate

Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Articles les plus consultés