Google+ Followers

Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/136794

Loading...

Google+ Badge

mercredi 23 avril 2014

L’initiative pour la “monnaie pleine” démarre médiatiquement

L’initiative pour la “monnaie pleine” démarre médiatiquement

 Stop aux trop nombreux abus bancaires, qui écrasent les peuples soi-disant souverains.


Cette nouvelle initiative empêchera les trop nombreux abus bancaires, notamment la concentration des profits et la socialisation des pertes.Nous limiterons enfin les impôts, les salaires énormes, les bonus indécents et les dividendes exorbitants et reprendrons le contrôle de la banque nationale suisse. Elle est un pas important vers le financement du revenu de base, soit:
  1. Retirer aux banques le pouvoir exorbitant de créer de l’argent du néant.
  2. Donner ce pouvoir aux instances démocratiques.
  3. Créer l’argent sans dettes ni intérêts.
  4. Assujettir la création monétaire à des objectifs décidés démocratiquement.
  5. S’assurer que l’argent créé soit directement injecté dans l’économie réelle.
  6. Assurer aux citoyens la transparence de leur argent.
  7. Redonner au Souverain le pouvoir de battre monnaie pour le bien commun.
Distribuons enfin les avantages du progrès technique et de l'abondance rendue possible par les machines.
Invitation à l'université de Lausanne
Dimanche 4 mai

15h Monnaie mon amour (documentaire) – Michael Groneberg

Explications un peu plus philosophiques de l' Université de Lausanne: 


https://www.youtube.com/watch?v=rW_aAzL2pvo

et de monnaie-pleine:

https://youtu.be/4e2KdHUGvTk

http://www.becurioustv.com/fr/show/qu-est-ce-qu-elle-a-ma-girl/episode/19-mai-les-suisses-aiment-ils-vraiment-leurs-banques 

Chômage, monnaie-pleine, revenu garanti, universités suisses... Il y a au moins 7 façons de gérer les dettes.

La fameuse initiative pour la “monnaie pleine” démarre dans les médias, avant d’être officiellement lancée. Nul doute que ce sera le grand sujet économique de cette année. Les Suisses peuvent être les premiers à redonner une stabilité monétaire à leur pays, basée sur le contrôle des masses d’argent créées. La monnaie subsidiaire issue du crédit bancaire, existant sous forme scripturale et circulant sous forme de transactions électronique n’est pas un moyen de paiement légal en Suisse, bien que couramment accepté. Le but de cette initiative est de solidifier tous les dépôts à vue, et de les rendre aussi intouchables que l’argent physique reposant dans le porte-monnaie.
Les médias mainstream lancent aujourd’hui l’information :
article du journal “Le Matin
article du journal “20 minutes
La MoMo va prochainement lancer une récolte de signatures en faveur de son initiative «Monnaie pleine» («Vollgeld»). «Nous souhaitons redonner le privilège et le monopole de création monétaire, y compris scripturale, à la BNS. Nous voulons ainsi empêcher toute création illimitée de monnaie par les banques», a déclaré mardi à l’ats Kurt Specht, président romand de MoMo, confirmant des informations parues dans «Le Matin Dimanche».
Actuellement, seul l’argent liquide garanti par la BNS est «réel». En accordant des crédits, les banques créent constamment de l’argent fictif, appelé monnaie scripturale, et qui existe seulement sous forme électronique. Cet argent représente 90% de la masse monétaire en circulation.
Avec cette initiative, soutenue par des professeurs d’économie des Universités de St-Gall et Berne notamment, «les banques devraient posséder les fonds qu’elles mettent à disposition de leurs clients, en se procurant de l’argent «réel» auprès de la BNS ou du marché. Ce système éliminerait la pratique de la création monétaire par les dettes», a expliqué M. Specht.
«Le texte de notre initiative pour une «Monnaie pleine» est déposé auprès de la Chancellerie fédérale, nous sommes dans l’attente du feu vert officiel», a précisé le président romand de MoMo. Il a également indiqué qu’il «espérait débuter la récolte des signatures le plus vite possible, d’ici à la mi ou fin mai».
«Quatrième pouvoir»
La monnaie scripturale disparue, elle serait remplacée par la «Monnaie pleine». La monnaie ainsi nouvellement créée serait mise en circulation par les dépenses publiques ou d’autres moyens servant les intérêts généraux du pays, a détaillé M. Specht.
Cette masse monétaire serait définie et contrôlée par le pouvoir «monétatif». «La BNS deviendrait ainsi un véritable quatrième pouvoir, en sus de l’exécutif, du législatif et du judiciaire», a-t-il encore affirmé. De plus, «la monnaie mise en circulation soutiendrait l’économie réelle. Et le système financier deviendrait plus stable en évitant les crises financières», selon M. Specht.
L’octroi de crédits par les banques provoque en effet des crises financières récurrentes, l’endettement des Etats, et la récession, selon les défenseurs de la théorie de la «Monnaie pleine». Il oblige aussi les contribuables à venir à la rescousse des banques.
Sans couleur politique
L’initiative n’a pour l’instant pas de couleur politique marquée et transcende les partis. «Notre initiative est indépendante des partis politiques. Des membres de différentes mouvances politiques et économiques y sont représentés», relate ainsi M. Specht.
«Concernant la récolte des signatures, nous ne sommes pas encore soutenus par l’un ou l’autre des partis. Mais nous travaillons à communiquer et à les convaincre de soutenir notre initiative», a-t-il ajouté.
Caution du FMI
L’idée de la «Monnaie pleine», développée au cours de la Grande Dépression des années 30 par des économistes de renom aux Etats-Unis et soutenue par l’ancien président américain Franklin D. Roosevelt, a en tous les cas obtenu la caution du Fonds monétaire international (FMI).
Deux économistes du FMI, Jaromi Benes et Michael Kumhof, ont ainsi mesuré, sur la base de modèles modernes, les conséquences d’une telle réforme. Leurs conclusions, semblables à celles de leurs prédécesseurs des années 30: en plus de l’élimination des risques systémiques du système bancaire, les cycles économiques seraient mieux contrôlables.
Les dettes étatiques et privées diminueraient. Des gains de production seraient également générés grâce à l’abolition des distorsions, comme les risques liés aux taux d’intérêt notamment. De plus, l’inflation tomberait à zéro, toujours d’après les économistes du FMI.
...
(ats)
Voir sur notre site notre réponse à Avenir Suisse du 30 mars, qu’Avenir Suisse n’a pas osé publier sur son site. Évidemment, le cercle des donateurs d’Avenir Suisse régate dans la catégorie des bénéficiaires de la création monétaire par le crédit, il serait donc étonnant qu’ils soient contents qu’on leur retire leur presse-citron.

Réponse à Avenir-Suisse

30 mars 2014
Réponse à la prise de position du think-tank Avenir-Suisse concernant l’initiative sur la monnaie pleine.
Le but essentiel de la monnaie est de mettre en relation les acheteurs avec des biens réels, dans une optique de fonctionnement harmonieux de la société, de justice et d’équité. L’initiative nous parle d’économie réelle, pas de jeu de casino.
L’argent qui n’est pas un serviteur devient un tyran. Actuellement, un secteur de la société échappe entièrement à la finalité du bien commun : la finance. Il n’est que de voir les mesures d’austérité croissantes un peu partout pour s’en convaincre définitivement. Comment une société qui prétend se perpétuer dans le temps peut-elle laisser un tel pouvoir dans la main d’intérêts divergents de sa finalité de perpétuation ?
L’initiative pour la monnaie pleine a pour objectif de redonner à l’argent cette qualité de service qu’il a progressivement perdue, au détriment de certaines activités financières illégitimes bien qu’actuellement légales. Ce que les banques perdront progressivement suite à cette initiative c’est leur gigantesque et abusif pouvoir de mettre la société en coupe réglée. Il est donc clair qu’il s’agit d’une remise à l’ordre du système financier par le souverain, mais non pas d’un démantèlement. Les banques se verront effectivement contraindre aux efforts qu’elles se sont refusées à faire jusqu’ici par esprit de lucre (parce qu’une banque n’a notoirement rien à voir avec la bienfaisance), pour satisfaire à la mission que le souverain leur aura confiée légalement. Il y aura du travail pour des gens motivés et intelligents et l’on devra effectivement se mettre à réfléchir et à agir d’une manière différente. L’invocation de la difficulté de la tâche n’est pas un argument valable. Il y a assez de gens capables en Suisse pour organiser avec efficacité et compétence cette transition, si ceux qui occupent les postes actuels s’en prétendent incapables.
C’est le droit du souverain de choisir qui commande, et le temps de l’argent-maître est passé, c’est ce que signifie primordialement cette initiative. Nul doute que le monde bancaire frémit déjà et envoie préventivement ses seconds couteaux, car il pressent que son heure de gloire s’achève, qu’il doit revenir à une activité de service au bien commun, auquel il a complètement échappé, et dont l’esprit se caractérise par la modestie et le dévouement au bien commun. Il est profondément injuste que la concentration de richesse par ceux qui la manipulent se fasse sans aucun égard à la stabilité des peuples et sans but de bien commun. L’ère des prédateurs apatrides sans âme s’achève.
Il existe donc effectivement pour le système bancaire plusieurs grands “risques” d’avoir à convertir la pseudo-monnaie scripturale (monnaie “couverte” par un château de cartes fragile de dépôts interbancaires mutuellement dépendants les uns des autres), dont le rendement de création profite actuellement à des institutions privées plutôt que d’être d’intérêt général. La monnaie pleine, entièrement couverte par l’État, existera donc au bénéfice de la nation toute entière plutôt qu’à un groupe d’intérêts oligarchique. Ces risques sont (entre autres) les suivants :
1) les banques ne pourront plus inclure l’argent déposé sur des comptes courants dans la masse en faillite (donc on ne pourra plus toucher à l’argent des citoyens en cas de faillite de banque ou de rupture économique -comme cela commence à se faire dans toute l’Europe- car il sera légalement protégé)
2) le pouvoir de mise en circulation d’argent par les banques sera limité par la politique de contrôle de la masse monétaire, au moyen de création de 100% de monnaie centrale par la BNS pour couvrir 100% des dépôts à vue
3) les banques ne pourront de ce fait plus émettre des crédits à court terme pour financer des investissements à long terme sur les marchés, le seul argent qui pourra arriver sur les marchés sera celui réellement possédé par les investisseurs, et qu’ils auront consenti à engager
4) au fil des remboursements des crédits actuels, la nouvelle monnaie émise par la BNS pour compenser la masse monétaire détruite par les remboursements ne sera plus une DETTE vis-à-vis des banques, mais une création de monnaie libre de dette, mise en circulation par les dépenses publiques
Fort nous est de constater, que ce think-tank appelé curieusement “avenir” suisse, tremble à l’idée qu’on ne pourra pas revenir “en arrière” une fois cette réforme votée. Mais c’est bien vrai. Qui parle de revenir vers un âge obscur ? Et quel avenir pour la Suisse avec des craintes aussi régressives ? Et en étendant le champ de vision, quelle perspective pour l’humanité avec des symboles d’échange conçus comme autant de sangsues ? Il est temps de changer de paradigme, de rentrer dans une ère nouvelle, une ère dans laquelle la monnaie ne sera plus frappée de l’indignité de l’avarice et du mépris de l’humain, une ère dans laquelle l’homme se libérera des contraintes contre-productives des dettes, même si elles existent depuis toujours. Il est désormais temps de progresser sur ce plan.
Pierre Mottier
Invitation à l'université de Lausanne
Dimanche 4 mai

15h Monnaie mon amour (documentaire) – Michael Groneberg

Monnaie, mon amour (film) – Michael Groneberg

Après avoir présenté au Fécule 2013 le résultat intermédiaire d’une heure de film (caméra: Adrien Bordone, montage: Christine Ritter), le groupe va continuer son travail en vue de la présentation d’une docu-fiction plus longue et plus raffinée au Fécule 2014.
Le projet est ouvert pour d’autres participant-e-s, en particulier pour les étudiant-e-s du séminaire de Michael Groneberg sur la philosophie de l’argent qui aura lieu au semestre d’automne 2013. Pour rappel, il s’agit 1. de montrer les alternatives au système d’argent qui sont déjà pratiquées ou en cours de développement (en Suisse comme ailleurs) et 2. d’illustrer quelques vérités essentielles sur la monnaie par le jeu, par des entretiens ou par d’autres moyens à développer.
Nous aimerions en particulier approfondir l’analyse des monnaies complémentaires, la question de l’alternative fondamentale troc-don et du rôle de la dette. Il sera aussi question d’analyser les approches théoriques actuelles et leurs manières de responsabiliser (ou déresponsabiliser) la structure désireuse soit de nous tous soit d’une petite caste de joueurs au casino. De l’autre côté sera thématisé la colère / l’indignation (ou son absence) comme réaction au malaise financier

En résumé très rapide.

Il y a 7 façons de gérer les dettes publiques et privées :

1) l'inflation ( assignats, Weimar => très très long, mais vols des plus faibles par les impôts, échec ou plus actuel vu que les robots produisent de plus en plus pour très bon marché, voir les QE ).
2) la banqueroute (Directoire, Argentine => très très long, mais vols des plus faibles par les impôts, échec, perte de confiance),
3) Les guerres et conflits économiques, rançonner les voisins (guerres napoléoniennes, Rome => échec et de plus impossible vu les risques nucléaires),
4)  la croissance (basée sur le pari que demain sera meilleur => risqué, mais demande de la rigueur sans quoi la dette explose comme maintenant),
5)  spoliation des patrimoines (Chypre, URSS, UE => destruction financière et économique => très très long, mais vols des plus faibles par les impôts, échec, perte de confiance, spoliations ... ),
6) remboursement à long terme (l'Angleterre concernant ses dettes des guerres napoléoniennes => très très long, mais vols des plus faibles par les impôts).
7) le crédit social, ou la création monétaire pour le vrai bien commun.
Explications

http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/11/creation-monetaire-du-franc.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2013/10/le-financement-par-la-creation-monetaire.html

DETTE, MONNAIE & SERVITUDE

Maurice Allais est parfois invoqué

Banque de France La Monnaie et nous

https://www.youtube.com/watch?v=dSZ6ass81ZU

L’impossible révolte des peuples d’occident. (VIDÉO)
Qui crée l'argent ? (version courte)

https://www.youtube.com/watch?v=JKX76J7j9os&list=PLi_KRhT6WQbRcek8CGbeXo3WcsuP7LVIk

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?

https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo&list=PLi_KRhT6WQbRcek8CGbeXo3WcsuP7LVIk

Le revenu social garanti et la grande transformation du travail : en deçà ou au delà du régime salarial ?

// Partagez —> /
Colloque du Département Inter-facultaire d’Éthique de l’Université de Lausanne,
La fin du travail, Fatalité ou choix ?
La revendication désormais largement discutée de l’allocation universelle ou du revenu de citoyenneté, est généralement examinée sous l’angle d’une nouvelle politique sociale permettant de réformer les systèmes de welfare issus de la Grande dépression des Années Trente et d’assurer un filet protecteur plus efficace que le RMI (revenu minimum d’insertion). Nous nous proposons de montrer en quoi une telle approche doit être complétée par une prise en compte de la grande transformation du travail déjà bien entamée avec le rôle croissant du travail immatériel d’une part, du travail indépendant de l’autre. Cette transformation majeure depuis la révolution industrielle va de pair avec une modification totale du concept de richesse et de travail et de valeur tant économique qu’éthique véhiculé par l’économie politique classique.
La garantie de revenu constitue, pensons-nous, la condition systémique fondamentale de l’innovation organisationnelle et productive, d’un véritable aggiornamento du droit du travail permettant la création d’un régime protégeant l’ensemble du travail dépendant, ainsi que d’une mobilité non contrainte (qui est partiellement reconnue par le critère d’employabilité qui joue un rôle croissant dans l’analyse de la mobilité professionnelle ascendante). Or ce type de mobilité loin d’être purement fonctionnelle aux transformation de l’accumulation capitaliste, va au-delà de l’emploi salarié : elle évite en effet que la subordination au marché plutôt qu’à un employeur déterminé et la prolifération des formes particulières d’emploi n’entraînent une régression , de la puissance de travail salariée individuelle et détachée de son support en deçà du paradigme ou du canon classique de l’emploi à durée indéterminée. L’ensemble des termes employés ici compte comme on s’en rendra compte.
Les chapitres I à III discutent la politique européenne. Aller directement au chapitre IV pour le revenu garanti.
I.
Ceux qui plaident pour une Europe sociale, complément nécessaire de la construction du Marché unique et de la monnaie unique, ne sont plus considérés aujourd’hui comme de dangereux révolutionnaires utopistes. La construction ou la reconstruction d’une nouvelle régulation du marché (ou de son encastrement pour parler comme Karl Polanyi), représentent désormais presque le passage obligé de la définition d’une alternative économique qui entend échapper à la pensée unique du modèle libéral mondialisé. Mais, comme le faisait remarquer Pierre Bourdieu cette exigence finit par devenir un lieu commun, une incantation vide.
Face à la crise du Sud-Est asiatique, mais également à l’insolente santé du modèle américain en matière de croissance économique, la question n’est pas vraiment de s’accorder sur la nécessité de sauvegarder le Welfare State, État de bien-être, de protection sociale, c’est-à-dire un degré d’inégalité dans la répartition des revenus beaucoup plus faible qu’aux États-Unis d’Amérique, mais plutôt de déterminer comment y parvenir.
II
Lors du récent sommet des Quinze à Cologne la proposition française d’aller plus loin qu’une déclaration commune en faveur de la croissance et de l’emploi, et de jeter les bases d’un véritable gouvernement macro-économique de l’Union Européenne, en particulier des onze pays faisant partie de l’Euroland, n’est pas parvenue à s’imposer. Le départ du gouvernement allemand d’Oskar Lafontaine, avait déjà repoussé toute perspective immédiate de relance de la croissance par une politique budgétaire keynésienne concertée entre les différents pays membres de façon confédérale (harmonisation fiscale, sociale, relance contrôlée du déficit budgétaire), tandis qu’ont été écartées plus récemment les mesures de réduction européenne de la durée du travail, de lutte contre les formes particulières d’emploi qui s’avèrent dérogatoires au contrat de travail à durée indéterminée, en même temps que toute nouvelle ponction fiscale sur les entreprises.
Des voix de plus en plus nombreuses parmi les économistes se sont élevées pour remarquer que le risque d’inflation était devenu très faible, et que c’était plutôt la déflation qui menaçait le vieux Continent.
Se trouve posée nettement sans être résolue pour autant, la question de la relance de la croissance à un rythme capable de réduire de façon forte le chômage en créant des emplois. Le moindre des paradoxes n’étant pas ce total laissez faire en matière de politique macro-économique de l’Europe qui se définit comme résolument hostile au libéralisme américain alors que les États-Unis pratiquent eux-mêmes une politique très active, la seule qui soit encore analysable en termes keynésien. Là encore c’est le comment qui fait cruellement défaut. L’atonie de la croissance économique génère un chômage chronique et une exclusion croissante, qui pèsent de plus en plus sur un système de protection qui avait été conçu au sortir de la deuxième guerre mondiale pour un univers de plein emploi, à fort renouvellement démographique, mais également à modèle d’emploi canonique, entendons un emploi à temps plein salarié et à durée in déterminée. Cette séquence a été assez bien explorée par la critique libérale du Welfare State qui identifie dans les « rigidités du marché du travail » (entendez le niveau de protection trop fort dont jouissent les salariés européens) la raison supposée d’un coût du travail trop élevé. La recherche d’une flexibilité sociale plus grande serait la condition d’un retour à une reprise des créations d’emploi. Combinée avec une approche assez mécaniste des évolutions des structures des populations européennes, elle prédit la faillite à long terme des régimes de retraite par répartition.
Mais les politiques libérales poursuivies depuis 1975 en Europe occidentale ont mis en lumière l’autre partie de la séquence qui aboutit à un cercle vicieux : le démantèlement partiel des niveaux élevés de protection sociale ne crée pas pour autant de l’emploi durable tandis que la fragilisation des couches les moins favorisées de classes moyenne engendre une nouvelle pauvreté, une marginalisation vis à vis du marché du travail. Si bien que l’Europe se retrouve engagée sur une voie américaine du point de vue de la progression rapide de l’inégalité, sans bénéficier pour autant des performances des États-Unis en matière d’emploi. Cette situation conduit à éroder fortement la légitimité du système de protection sociale européen qui reposait surtout sur une forte dose d’universalité, et plus généralement augmente le scepticisme à l’égard de toute forme d’action publique tandis que le « marché » est re-crédité d’un rôle autorégulateur et devient la seule référence. Avec le creusement des inégalités, l’intervention publique tend à se réorienter en priorité vers les groupes cibles, vers les pauvres, vers les urgences, tandis que les prestations de caractère général et dont bénéficient les classes moyennes baissent en qualité, en nombre d’ayant droit et que montent les cotisations pour assurer le financement.
La préservation du statu quo ante paraît la seule chose que l’on puisse exclure avec certitude.
III
On eut donc caractériser ainsi la situation : le modèle européen ancien est menacé, tandis que les linéaments du nouveau système sont selon les options choisies soit menaçants et puissants soit embryonnaires et fragiles. On peut facilement diagnostiquer une faiblesse dans les impulsions que le nouveau modèle social européen de développement serait susceptible de recevoir à la fois « d’en haut » et « par en bas ». D’en haut, au sens où seul un pouvoir fédéral fort doté de moyens budgétaires serait à même de créer les conditions d’un gouvernement intégrant étroitement les considérations économiques et les préoccupations sociales et ne se contentant pas, comme aujourd’hui, de juxtaposer un cadre global de concurrence économique reposant sur les principes du grand marché et de la globalisation internationale, avec les préoccupations à niveau national à l’égard des effets de cette dernière.
Par en bas également, au sens, où il existe une atonie particulièrement forte de ce qui constituait dans les États du travail industriel et des démocraties représentatives le ressort de la création et du renouvellement continuel du cadre juridique et institutionnel : nous voulons parler du lien entre conflits et contrats dans les négociations collectives. La crise du pouvoir syndical et des formes de pouvoir ouvrier n’est pas seulement due à l’effondrement des pays de socialisme réel, mais aussi à des transformations effectives du travail, de la notion de productivité, de valeur économique et last but not least du développement du travail vivant comme activité vivante et corrélativement d’une transformation du pouvoir qui devient production contrôle de la vie au moyen de travail vivant. Ceci ne veut pas dire que la conflictualité a disparu des démocraties post fordistes, mais que les canaux de transmission de ces formes de contestation des pouvoirs ne passent plus par les mêmes endroits ; qu’ils ont cessé d’entrer dans une relation séquentielle dialectique (conflit spontané exprimant les nouveaux besoins / réaction institutionnelle/ institutionnalisation des conflits et création de nouvelles organisations reconnues) avec un pouvoir central, ou qu’ils n’ont pas encore établi une relation de ce type faute d’interlocuteur, fédéral européen en l’espèce.
IV
Illustrons notre propos. Pendant une vingtaine d’années d’euro-stagnation, le chômage et le sous-emploi chronique ont progressé gagnant aujourd’hui jusqu’au bastion allemand réputé performant en matière de spécialisation dans le commerce international et de rigueur de sa politique monétaire et budgétaire fédérale. Les syndicats des différents pays de l’Union européenne se sont contentés longtemps d’une lutte pour l’emploi, contre les délocalisations industrielles vers le Sud (du monde ou de l’Europe), ainsi que de la défense des statuts hérités des Trente Glorieuses.
Ce n’est que depuis 1995, sous l’impulsion de plusieurs facteurs comme le poids des chômeurs, des exclus, l’émergence des seconde ou troisième générations issues de l’immigration, que la CGT française par exemple a admis l’existence de comités de chômeurs qui se sont manifestés de façon largement unitaire dans les conflits de 1997-1998. Les marches de chômeurs réunissant plusieurs pays d’Europe, de « sans papiers » ou les démonstrations de parrainage civique pour répondre à la constitution en délit pénal de l’hébergement de migrants en situation irrégulière ont représenté les rares formes de lutte sociale nouvelle avec les blocages des routes par les travailleurs indépendants et les salariés du secteur du transport routier.
La résolution adoptée par les manifestants de la marche contre le chômage au moment du sommet des pays les plus industrialisés du 15 juin 1999 à Cologne réclamait ainsi trois choses dans l’ordre :
« a) l’instauration d’un revenu garanti individuel pour tous, qui permette de vivre dignement, sans discrimination d’âge, de sexe ou d’origine, sans conditions de durée ou d’exercice d’une activité prescrite ou de nationalité
b) Une réduction massive du temps de travail dans toute l’Europe, sans flexibilité, sans baisse des salaires qui pourrait être financée par un impôt sur les profits
c) La garantie individuelle d’un droit à un logement décent, aux soins, à la formation, à la gratuité des transports publics et l’accès gratuit aux autres services. »
Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que l’ordre traditionnel de présentation des revendications ouvrières se trouve ainsi modifié. La garantie de revenu individuel (si l’on comprend dans le revenu, l’ensemble des rétributions monétaire du salaire indirect et non monétaires comme le logement, les soins médicaux, les transports publics, mais également l’ accès aux autres services publics existant comme la formation, l’éducation et l’Internet) passe devant la revendication des trente-cinq heures à la française ou des trente heures des métallurgistes allemands. La revendication de Agir contre le chômage ! « un travail c’est un droit, un revenu c’est un dû » qui a fait l’objet de multiple affichettes autocollantes marque au demeurant un dépassement de la traditionnelle revendication ouvrière du droit au travail, suivie de l’amélioration des salaires (pour ceux qui ont un emploi). Le revenu ne se trouve plus simplement subordonné à l’occupation d’un emploi ; il acquiert le statut d’un principe placé sur le même plan de légitimité. Autrement dit un chômeur n’a pas simplement le droit à un travail ou à un emploi, il a droit à un revenu quelle que soit la situation du marché de l’emploi. Le droit à un revenu se détache de la condition de salarié employé. Une telle transformation conduit à remettre en cause doublement le principe de conditionnalité : pas de droit sans devoir, pas de revenu sans contrepartie en travail.
Elle débouche peu ou prou sur une remise en cause de la logique de strict échange qui préside depuis les années 1930 le mécanisme d’indemnisation du chômage : le sans emploi touche une indemnité dans la mesure où il se déclare disponible à travailler, même s’il ne travaille pas actuellement. Il est payé pour chercher de l’emploi et une insertion.
V
Un tel cheminement n’est pas simplement dû à l’investissement militant de minorités actives regroupées dans des collectifs tels Agir contre le chômage !, Droits devant!, ni simplement au conflit de l’hiver 1997-1998 qui a revêtu le premier, une dimension massive de lutte revendicative de chômeurs faisant beaucoup pour l’acclimater dans la grande presse, en dehors des sphères d’un militantisme très minoritaire.
En fait, il y a une logique profonde et sous-jacente à l’avènement, progressif à froid ou beaucoup plus rapide « à chaud » dans les situations de conflits, de la revendication d’une garantie de revenu reconnue à l’échelle individuelle. A quoi cela renvoie-t-il sur le plan théorique et politique? Ce surgissement au premier plan dans l’espace politique d’un tel type de revendications et de besoins doit quelque chose de sa persistance à une transformation profonde du champ théorique dans lequel est venue s’inscrire cette demande et revendication d’une garantie de revenu.
D’autre part à des niveaux intermédiaires ni exclusivement « par le bas » ni non plus « d’en haut »(c’est-à-dire souvent à celui des chercheurs, mais aussi des agents de la vie associative) la revendication d’un impôt négatif ou revenu d’existence du côté des libéraux comme Yoland Bresson, d’une allocation universelle (Philippe Van Parijs), d’un revenu de citoyenneté (A.Gorz), d’une revenu social garanti (programme des Verts) fait un chemin très rapide et parallèle à celui de la taxe Tobin mise en avant par l’association ATTAC
Le débat s’est déplacé d’un examen préalable de la légitimité de cette revendication à l’étude de sa faisabilité, de ses effets non désirés (ou pervers) et de son financement. Autrement dit, la revendication du revenu minimum ou vital garanti (guaranted income) a quitté le ghetto idéologique des batailles d’idées pour entrer dans la sphère de la politique.
Cette revendication a une histoire militante et pas seulement théorique qui remonte largement aux années soixante dix. Or les principaux obstacles à l’émergence de ce type de revendication en particulier dans les décennies suivantes a tenu à plusieurs facteurs:
* À un refus explicite tout d’abord, de la thématique du refus du travail entendu comme l’élément largement déterminant des transformations du capitalisme dans son histoire. La dimension salariale étant considérée comme un élément fondamental indépassable de l’exploitation et de la domination capitaliste sauf à basculer dans une transformation révolutionnaire de la société, le refus du travail ne pouvait exprimer que la nostalgie d’une existence libérée utopique et démobilisatrice comme le droit à la paresse vanté dans le petit opuscule de Lafarge, le gendre de Marx, ou bien une acceptation jugée dangereuse de la séparation rigide, presque schizophrénique du travailleur dominé d’avec la transformation des conditions de travail et de l’organisation de la chaîne de montage. La thèse du refus du travail fut qualifiée de surenchère désespérante et d’obstacle au développement de pratiques d’autogestion, ou de réforme de l’entreprise. Ainsi par exemple les ouvriéristes des Quaderni Rossi puis de Classa Operaia lurent-ils l’absentéisme, le sabotage de la production, la non coopération, mais aussi le chômage, le sous-emploi, le travail au noir non comme des comportements subis mais comme des manifestations actives du refus du travail bien avant qu’A.O. Hirschman n’acclimate le concept de voie « exit » à côté de la voie « voice ».
* À une compréhension traditionnelle de la production de sur-valeur qui ne pouvait surgir ni du travail domestique, ni de la sphère de la circulation (en dehors du secteur matériel des transports de marchandises physiques).
* À un maintien très rigide de certaines catégories marxistes à défaut de marxiennes en particulier la thèse de l’armée industrielle de réserve concernant les chômeurs, la division du travail (manuel/intellectuel selon des typologies dominants/dominés largement de facture maoïste ou tiers-mondiste), le socialisme réel et le socialisme tout court comme transition ainsi que le rôle du travail dans les sociétés bâties à la suite des ruptures révolutionnaires de 1917 (Russie), 1948-49 (Europe Centrale), 1959 (Cuba).
* À la persistance des dogmes léninistes sur la séparation entre la lutte économique syndicale par vocation et la lutte politique incombant aux partis, sur le rôle de la prise de conscience » et « du niveau de conscience atteint par les travailleurs » (et pas seulement sur la question de son importation ou non de l’extérieur de la classe ouvrière), sur la nature même de la classe ouvrière. Sur la nature des crises capitalistes, sur la nature de la subjectivité révolutionnaire tout autant.
* Mais la divergence la plus profonde portait sans doute sur le statut de la technologie et du progrès technique ainsi que sur l’articulation entre les rapports de classe et les rapports de production. L’hypothèse moniste et la révolution copernicienne que proposait l’ouvriérisme italien n’était rien moins que de faire tourner les rapports de production autour des rapports de classe. L’analyse des niveaux de composition organique du capital, du machinisme n’avait pas de sens, ni d’ultima ratio dans l’accumulation économique en dehors du rapport avec le travail vivant comme facteur antagoniste.
Il est clair par exemple que le thème du refus du travail couplé à ceux du revenu garanti appelé aussi salaire politique et du salaire pour le travail domestique, sexuel et familial effectué par les femmes ne constituaient pas seulement une contestation du pouvoir capitaliste, mais ouvrait également à une révision radicale du dogme selon lequel il ne pouvait pas y avoir rétribution à chacun selon ses besoins dans le capitalisme parvenu à maturité puisque cette définition du communisme était censée n’être atteinte qu’après l’étape indispensable du socialisme où chacun était rétribué selon son travail, c’est-à-dire en fonction d’une application quasi ricardienne de la valeur travail. L’idée profondément ancrée chez les ouvriéristes italiens que la seule anarchie fondamentale du capitalisme mûr c’était la classe ouvrière comme subjectivité antagoniste, comme travail vivant et pas des contradictions objectives entre les capitalistes, ou les capitaux et leurs représentants scandalisait les marxistes classiques. Lorsqu’ Enzo Grillo, le traducteur remarquable des Grundrisse en italien , trouva un passage de Marx tiré du manuscrit sur le Système de F. List et qui commence par » la révolution abolit le travail… » et le fit publier à la une de l’hebdomadaire Potere Operaio, il y eu des marxistes orthodoxes défenseurs de la valeur travail à tous les sens du mot pour l’accuser d’avoir carrément inventé ce texte de toutes pièces, ce qui n’était évidemment pas exact.
Ce modernisme, ce cynisme qui prétendaient partir du point de développement le plus avancé du capitalisme pour chercher le maillon faible soulevaient des objections morales à mon sens bien surannées. Il s’est surtout avéré rétrospectivement une bien meilleure antidote au poison des désillusions et des désenchantements en tout genre aujourd’hui que le mur de Berlin est tombé et que les pays de socialisme réel représentent la transition … à l’économie de marché !
Mais trente ans plus tard, l’équivoque socialiste largement dissipée ou en tout cas émoussée, les transformations du capitalisme se sont chargées de balayer les illusions autogestionnaires des entreprises fleuries durant mai 1968, tandis que le chômage et la précarisation du salariat mettaient au premier plan la défense des sans revenus plutôt que de l’emploi comme l’attesta en France le très important virage que constitua la création en 1986 du RMI (revenu minimum d’insertion). A l’époque, le penseur sans doute le plus original et le plus représentatif de la sensibilité transformatrice au sein de la gauche syndicale française, André Gorz s’était prononcé contre le RMI appuyant son argumentation essentiellement sur l’analyse que Karl Polanyi avait donnée de la législation de Speenhamland de 1795 en Angleterre : selon l’auteur de la Grande Transformation, ce droit au revenu concédé aux ruraux anglais, ne préfigurait en rien les luttes du salariat dans le marché du travail moderne, pire il avait favorisé une stagnation du niveau de vie : c’est la thèse du salaire d’appoint. Le RMI, telle la dernière grande loi des pauvres, celle-là même contre laquelle avec un ensemble assez déconcertant Marx, Malthus et Ricardo avaient lutté au nom du modernisme capitaliste, ne servirait qu’à approvisionner les entreprises en chair à bas salaire. Quinze ans après la mise en place du RMI (1986-1999) qui a désormais une durée de vie comparable au régime de Speenhamland dans la première partie de son existence (1795- 1815), tel ne semblait pourtant pas l’avis du MEDEF (l’ex CNPF), l’organisme du patronat français, qui n’y voyait pas du tout une mesure de flexibilisation du marché du travail. Au contraire, les rapports patronaux se plaignent de ce que l’insertion des rmistes s’opère ailleurs que dans le salariat standard de l’entreprise représentative, c’est-à-dire surtout dans le travail autonome, en dehors de l’industrie, de la grande entreprise, dans les associations qui ne font pas de profit. Pire, que les travailleurs passés par ces filières soient perdus pour les PME du secteur marchand. Il est un fait au demeurant : la plupart des effectifs de travailleurs non qualifiés des PME marchandes ont été fournis non pas par le RMI , mais par les dispositifs multiples de subvention directe à l’embauche sous forme d’exemption fiscale ou d’exonération partielle ou intégrale du paiement des charges sociales (c’est-à-dire des cotisations des employeurs et des salariés aux retraites, à la protection sociale).
André Gorz a reconnu finalement son erreur sur ce point même s’il continue à défendre que seul le statut du salariat permet de parler de sur-valeur. J’ai montré ailleurs, suivant par là M. Blaug et Boyer , à quel point les recherches entreprises sur les lois sur les pauvres et en particulier sur Speenhamland conduisent à réviser radicalement le jugement porté par les trois plus grands « économistes classiques » (Malthus, Ricardo et Marx) et dans notre siècle par Karl Polanyi . Je me limiterai à deux points : Speenhamland constitua une conquête du prolétariat anglais rural (le droit à la vie selon ses propres termes); la peur de son extension au prolétariat urbain de Londres, et le maintien d’une population suffisante pour l’agriculture productrice de blé dans le Sud, et le besoin de prolétariser davantage les campagnes des Midlands explique l’acharnement du capitalisme industriel anglais à avoir la peau du dispositif au nom d’un modernisme tout à fait comparable au développement des chemins de fer en Indes. Et Marx commit la même erreur qu’en Indes. Il crédita le capitalisme industriel manchestérien qu’il abominait des même vertus que les chemins de fer. Il n’existe aucune preuve empirique que les cottagers du Suffolk aient constitué une armée industrielle de réserve, docile, mal payée et abaissant les salaires d’autres catégories de travailleurs .
Mais revenons au changement de position de Gorz dans Misères du présent, richesse du futur. C’est essentiellement à partir d’une analyse des mutations actuelles du capitalisme (qu’il appelle « l’exode du capital », désignant par là le décrochement de la production de sur-valeur d’avec le temps de travail salarié) qu’il reconnaît un pouvoir positif de transformation au revenu de citoyenneté déconnecté de l’exercice continu d’un travail salarié. Dès lors se pose une question : puisque ce n’est pas à un nostalgique et réactionnaire en deçà du salariat qu’ouvre la revendication d’un revenu garanti, est-ce pour déboucher sur son dépassement, sur un au-delà du travail dépendant ?
VI
Les objections qui ont été formulées récemment à l’encontre du revenu minimum inconditionnel sont assez connues. Soit elles s’opposent à cette revendication sur la base de principes théoriques , soit elles concernent seulement sa faisabilité. Il y a des adversaires de cette mesure et des sceptiques. Les objections de principe tournent essentiellement autour de deux arguments. Le premier est que le travail demeure central dans la production de richesse malgré tous les discours poudre aux yeux sur la « fin du travail » extrapolés d’une vision apologétique ou naïve du capitalisme. J. Rifkin est particulièrement visé. Le salariat s’étend numériquement à l’échelle mondiale par absorption de l’énorme population rurale au Sud, tandis qu’il demeure la norme d’emploi dominante dans les pays développés, de sorte que l’on peut en inférer que la question de la répartition plus égalitaire des emplois (par des politiques volontaristes de réduction du temps de travail et de partage des emplois) est prioritaire par rapport à la question de la répartition des revenus issus de la production, donc du travail. La seconde d’ordre plus anthropologique est que le droit au travail est « considéré par les intéressés comme la première condition assurant les bases du respect d’eux-mêmes  » ; ce versant psychologique est complété dans son versant sociologique par la thèse de la désaffiliation : le travail constituant la norme par excellence de socialisation, le chômage détruit le lien social entre les individus et en particulier les solidarités .
Ce deuxième type d’objections ne nous paraît pas très solide. Rien ne garantit en effet que cette construction d’identité au travail et de respect de soi ne constitue pas le « stade suprême » de l’aliénation comme le montre la littérature qui s’est développée aux États-Unis sur les workaddicts ou workoholics (les drogués ou alcooliques du travail). Les témoignages empiriques fournis à l’appui de cette thèse sont biaisés : pour un discours, une parole semblant prouver la vérité de l’adage le « travail ne ment pas » (qui rappelle des énoncés de même matrice tels « la terre ne ment pas ») combien d’autres témoignages en totale contradiction : que ce soit la longue litanie des plaintes sur la destruction et l’usure « inutile au monde » du sens de la vie dans le travail dépendant ou que ce soit, a contrario, l’apologie passionnée de la construction d’une identité ou d’un respect de soi dans des activités qui ne sont pas le travail salarié ? L’argument de « la désaffiliation » va lui à l’encontre de deux faits : les travailleurs employés lorsqu’ils se constituent du « lien social » le font le plus souvent en dehors de l’entreprise et de la relation de travail ; le caractère artificiel, de pure « solidarité mécanique » du « lien social » procuré par la relation d’emploi est révélé par l’épreuve du chômage. Dans des régions massivement touchées par la désindustrialisation (comme la Lorraine par exemple) c’est plutôt à une libération de l’identité complète de l’individu, des familles de la vie associative que l’on assiste particulièrement chez les préretraités. On passe alors d’une pseudo identité et d’une affiliation mécanique à une identité comme processus construit à maîtriser consciemment.
Le premier type d’objection appelle une réponse très différente. Prenons le premier argument, celui du caractère massivement salarié de ce capitalisme mondial intégré. Les faits invoqués ne sont pas niables : le salariat ne disparaît pas à l’échelle mondiale. Mais la question fondamentale qui permet de récuser aussi bien les visions mystificatrices et intéressées de la « fin du travail » que les « politiques de l’autruche » vis à vis de la grande transformation du travail, c’est de décrire les nouvelles formes de travail et leurs implications. Certes le travail de type fordiste se déplace fortement vers le Sud : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Nigeria, le Brésil ont encore un grand devenir manufacturier devant eux à moins que les prolétaires ne bousculent sérieusement cet avenir que les entrepreneurs locaux, les investisseurs et leur gouvernement leur ont dessiné. Mais il est également vrai que ce même travail banal connaît dans les pays développés une forte diminution quantitative et surtout qualitative. Le monde de la production matérielle est de plus en plus dominée par l’importance cruciale du travail immatériel. Nous y reviendrons.
Le deuxième argument théorique des adversaires du revenu minimum d’existence : la distribution de la richesse ne pourrait s’effectuer que sur la base de la production et donc du travail. Cette opposition de la production et de la distribution n’est pas tenable. La structure des patrimoines, des stocks, de leur répartition conditionne largement la production et les flux disait déjà Marx dans la Préface à la Critique de l’économie politique. Il ne s’agit pas simplement de la question de la poule et de l’œuf de Colomb. La circulation, la répartition sont entièrement jouées comme instruments de contrôle, de domination et de reproduction de l’infériorité du salarié ou plus généralement du dépendant. Nous savons que les projets de partage du travail d’où l’on déduirait un partage plus équitable du revenu constitue un parfaitmiroirauxalouettes. Le travail n’est ni un quantum égal, ni une masse non hiérarchisée. Et si l’on se replie sur les emplois à partager, l’on se rend compte immédiatement qu’un emploi est un revenu direct mais aussi largement indirect provenant des transferts sociaux. Cela est vrai non seulement pour le salarié, mais aussi pour l’employeur qui bénéficie d’une telle quantité de transferts monétaires et de transferts gratuits (externalités positives) que cette distinction entre la sphère de la production et celle du non productif (la consommation, la rente) est elle aussi idéologique. De sorte que le droit au travail et le droit à occuper un emploi pour le salarié devient aussi le droit pour l’employeur de se faire subventionner contrairement à la « logique du marché » censée régir le monde de la « production marchande ».
VI bis
Il s’agit d’abord d’une thèse descriptive, quasiment statistique largement acceptée aujourd’hui. Elle revient à dire que le travail industriel, largement manuel, obéissant une division tayloriste des activités et correspondant à un salaire à la fois fordien (non plus un coût mais un investissement) et keynésien (rigide à la baisse et visant au plein emploi) représente désormais une portion fortement décroissante de la somme du travail dépendant extorqué. Le corollaire de cette proposition est que la classe ouvrière au sens des « cols bleus » devient une minorité non pas dans la société, ce qu’elle a toujours été mais au sein même du salariat ce qui constitue la nouveauté. C’est en ce sens que la société peut-être qualifiée de post-industrielle sans pour autant que l’on souscrive à l’analyse de Daniel Bell.
On voit donc qu’une telle théorie du travail immatériel, renvoie dos à dos les thèses de la disparition du travail et de la classe ouvrière, comme celle du maintien d’une division fordienne et manchestérienne du travail. Pour savoir véritablement où va le salariat, question que se pose Pierre Rolle par exemple ou à l’opposé l’ultime A. Gorz, il faut un élément d’orientation, quelque chose comme une nouvelle théorie de ce que sont le travail productif et la richesse aujourd’hui, et du même coup nous comprendrons mieux ce qu’est le travail dépendant et les transformations réelles de sa codification salariale.
Le complément de cette thèse est que les activités des services tertiaires supérieurs deviennent non seulement majoritaires dans le travail dans son ensemble mais aussi au sein du salariat. A l’économie de production physique succéderait ainsi une économie de l’information immatérielle dominée par le secteur quaternaire regroupant les services rendus aux entreprises (en particulier financiers et communicationnels) amont et aval de la production dans les villes globales. Dès 1994, les dépenses totales en matériel pour le développement des infrastructures destinées à stocker et à manipuler des données se sont élevées à 186 milliards de dollars dans la pays de l’OCDE tandis que les exploitants de télécommunications publiques dans ces même pays ont engrangé 395 milliards de dollars de recette soit 2% du PIB. Cette part devrait atteindre entre 10 et 15 % du PIB dans les dix ans à venir. Les caractéristiques les plus en rupture avec le système économique précédent sont au nombres de trois : 1) un déplacement de la source de la richesse vers l’activité de conception ; 2) Les principaux générateurs de valeur ajoutée sont les transactions de toutes nature en particulier de celles qui sont liées à la communication et à la distribution ; 3) un renversement de la hiérarchie des actifs; les actifs les plus déterminants étant désormais immatériels (connaissance, capacité de traitement de l’information, culture).
Le débat théorique sur le revenu minimum garanti inconditionnel nous conduit donc à une évaluation de la « grande transformation » en cours .
Le constat de l’importance cruciale du travail immatériel encore que sur le plan statistique global et sur les stocks, ce dernier soit encore minoritaire ne repose pas seulement sur une analyse des flux nouveaux d’emplois, mais aussi sur l’idée d’une transformation fondamentale du capitalisme. Contrairement aux théoriciens classiques du marxisme orthodoxe qui prévoyaient une dégénérescence du capitalisme in se, une anarchie incontrôlable (Der Spatten Kapitalismus de E. Mandel par exemple), sous la forme d’une contradiction inter capitaliste, ou bien d’un heurt croissant entre les deux systèmes impériaux, celui du capitalisme et celui du socialisme réel, les opéraïstes ont dès les années soixante, crédité le premier d’une capacité de transformation considérable. Mais ils se séparaient des chantres des progrès de la société capitaliste, en imputant cette ressource à l’intensité de la contestation de la classe ouvrière. L’intensité des luttes sociales ne débouchait pas nécessairement sur la destruction du mode de production capitalisme, elle provoquait une réponse en termes de socialisation croissante de l’exploitation, de mutations technologiques. Pour eux, l’ampleur du refus du travail a accéléré le règne du capital social (Gesellschatskapital) : l’extraction de survaleur n’a plus de sens qu’au niveau général de la société dans son ensemble. Mais à la différence du fordisme où la grande industrie et l’ouvrier-masse demeurent le centre nerveux du système, et la société devient un moment de contrôle de la classe ouvrière, dans le capitalisme post-moderne, la science, le travail abstrait dépendant, de plus en plus intellectualisé, s’avère la force productive fondamentale. C’est l’hypothèse du General Intellect tirée du célèbre fragment de Marx sur les machines des Grundrisse.. Le pouvoir du capital revêt de plus en plus l’aspect objectif de la domination de la science et de l’accumulation du savoir humain dans les machines et l’automation des opérations de transformations de la nature. « L’invention devient une activité économique et l’application de la science à la production immédiate devient un critère déterminant pour la production en même temps qu’elle la sollicite » ou encore ceci : « L’ouvrier n’insère plus comme intermédiaire entre le matériau (Objekt) et lui une chose naturelle modifiée ; il insère le procès naturel qu’il transforme en procès industriel comme intermédiaire entre lui et la nature organique dont il s’est rendu maître. Il se place à côté du procès de production au lieu d’en être l’agent principal. Avec cette transformation, ce n’est ni le travail immédiat effectué par l’homme lui-même ni le temps durant lequel il travaille qui apparaissent comme le fondement principal de la production et de la richesse ; c’est l’appropriation de sa force productive générale, de sa compréhension de la nature et de la domination qu’il exerce sur elle du fait de son existence comme corps social, en un mot le développement de l’individu social ».
L’assiette de la sur-valeur relative, les proportions du travail nécessaire, le sens même que l’on donnait au travail directement ou indirectement productif sont bouleversés. Ce message est-il une utopie de philosophe illuminé ? Comme le rappelle André Gorz, le prix Nobel d’économie Wassily Leontieff, qui n’est pas un rêveur, semble bien envisager sérieusement cette possibilité « Quand la création de richesse, ne dépendra plus du travail des hommes, ceux-ci mourront de faim aux porte du Paradis à moins de répondre par une nouvelle politique de revenu à la nouvelle situation technique » Toute mesure de la richesse attribuée à l’individu en fonction du temps de travail devient en effet non seulement arbitraire mais profondément inhibitrice. La crise du salariat n’est donc pas une crise occasionnelle, l’utilisation conjoncturelle par le capitalisme du chômage massif pour affaiblir le statut du salariat, elle correspond à une crise définitive de la valeur-travail attribuable individuellement au porteur de force de travail censé en être le propriétaire et le vendeur. La garantie de revenu sous la forme de l’allocation universelle ou du revenu de citoyenneté est la forme actuelle, en acte de l’abolition du salariat comme contrainte individuelle au travail dépendant.
Demandons-nous maintenant pourquoi c’est l’absorption inlassable d’information d’une part, et l’incorporation croissante de culture, de langage qui caractérisent le travail immatériel dans cette épiphanie de la subsomption réelle du travail dans le capital, pour reprendre les deux caractéristiques principales de la définition qu’en donne M. Lazzarato. Si l’on y réfléchit, il n’y a pas seulement une crise formelle de la relation salariale en raison de l’incommensurabilité de la richesse réelle socialement produite et de la valeur travail reposant sur le temps de travail prétendument contenu. Il y a aussi une crise substantielle qui tient au fait que le commandement de la production de richesse repose sur la ré-appropriation nécessaire et constamment réitérée par le capital du contrôle sur le travail vivant, le travail socialement commandé. Or plus la production sociale devient complexe, globale, collective, plus l’organisation est l’élément déterminant et plus l’interdépendance devient la règle. Plus l’organisation des séquences productives, la continuité de la circulation des flux, et la mise en ordre de la mobilité deviennent les véritables enjeux de la compétitivité, de la productivité, plus la connaissance des méta processus qui permettent de choisir les formes d’organisation satisfaisantes, plus l’exploration de la rationalité procédurale et la maîtrise du langage tout court s’avèrent les variables par excellence de cette mesure nouvelle de la richesse.
Le courant théorique néo-institutionnaliste de l’économie des coûts de transaction exprime au fond la même idée lorsqu’il explique que l’organisation par le marché (entendons par la loi de la valeur) implique des coûts de transaction de plus en plus importants. Dans un monde d’interdépendance, d’interconnexion, les transactions de marché présupposent et génèrent à leur tour des externalités positives ou négatives. Or le travail immatériel s’avère le plus grand producteur d’externalités positives soit qu’il incorpore dans les marchandises ou dans l’acte même de la consommation une activité subjective non payée, soit qu’il se borne à révéler les contours véritables, la nouvelle carte de la richesse. Il permet de minimiser les coûts de transaction et de capter le plus grand nombre possibles d’externalités positives. La source la plus profitable pour l’entreprise aujourd’hui est la compréhension des processus sociaux, et l’exploitation des gisements d’externalités. C’est cela qui permet à la circulation de l’information et àla circulation tout court de faire surgir une sur-valeur. La marchandisation de l’information, de la culture, du vivant assume une valeur stratégique. Plus la société et la production de richesse assument un aspect d’emblée socialisé, plus les transactions monétaires et l’échange argent/travail dépendant salarié s’avèrent inaptes à en couvrir le champ réel. La désalarisation formelle que représente la développement du travail dit autonome ou indépendant traduit cette difficulté du salariat classique à mettre en forme et à exploiter le travail immatériel.
Dans un monde fait de plus en plus d’externalités, la soumission du travail dépendant salarié ne peut plus demeurer seulement formelle, c’est-à-dire celle de la force de travail séparée de son porteur personnalisé, mais elle doit soumettre réellement, reconstituer la dépendance du travail comme sujet, comme singularité (travail au sens classique, mais aussi affect, langage du vivant). C’est le travail vivant en tant que vivant qui doit être soumis. C’est son implication affective, langagière, culturelle qui garantit le caractère coopératif et la recomposition du travail séparé et devenu inerte du taylorisme.

 
VII
En fait les objections récurrentes au revenu minimum d’existence inconditionnel, mesurent mal la grande transformation du travail, confondent emploi, statut, activité, salariat et travail dépendant, et surtout continuent de penser le travail selon un paradigme énergétique dominé par le modèle de la thermodynamique (principe d’entropie, dégradation et rareté croissante de l’énergie biologique). Fondamentalement le modèle du travail matériel et industriel était un modèle malthusien et comme tout modèle fondé sur la rareté, il prévoit que l’allocation des biens rares ne peut se réaliser que par une appropriation privative (l’usage d’un bien l’use, et en prive d’usage autrui). Autrement dit les biens collectifs sont des exceptions. Dans le paradigme informationnel de l’activité humaine en général et du travail pour le compte d’autrui, on a l’exact contraire : l’amortissement du bien vecteur de l’activité d’information devient très subalterne, le bien information se valorise du fait de son utilisation par le plus grand nombre, le caractère collectif et non privatif d’une part croissante des activités devient non plus la condition extérieure de la valorisation, mais sa substance même. C’est ce que j’ai appelé la « revanche des externalités »; l’activité et la capacité de la sphère d’activité « privée » ou confiée au marché, de produire de la valeur dépend essentiellement non plus de la production d’un quantum de surtravail au delà du travail nécessaire entendu comme la reproduction physique de la force de travail individuelle ou de la force de travail du collectif ouvrier ou technique, mais des externalités positives qui sont mobilisées par des séquences globales qui ne se limitent plus à l’espace du travail (atelier, bureau). Ces séquences s’élargissent désormais à la production et à l’entretien du vivant (on pourrait dire du travail vivant en tant qu’il demeure irréductible à du machinisme et à du capital ou à un quantum d’énergie musculaire consommable). C’est dans ce cadre profondément modifié qu’il faut penser la place passée, et les nouvelles places possibles de l’emploi, du statut du salariat, ou des nouvelles formes de travail dépendant, celle aussi de la protection sociale. Il est frappant en effet de constater que la revendication d’un revenu minimum garanti de façon inconditionnelle n’a émergée de façon massive, que lorsque la crise a accouché de façon de plus en plus visible un monde de la production dominé par le travail immatériel, tandis que parallèlement, le prix du travail salarié banal cessait de jouer un rôle central dans l’équilibre économique , de sorte que la persistance de situation de sous-emploi considérable au regard des canons keynésiens (entre 10 et 20 % de la population active) n’a pas engendré les cataclysmes prédits. Il n’y a pas eu d’écroulement général, mais en revanche le rapport salarial subit une crise constitutionnelle. Si l’on s’en tient aux indicateurs de prix traditionnels à partir de l’évolution de la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée par rapport à celle des profits, il ne devrait pas y avoir de crise : la part des salaires a régressé partout en faveur des profits. Pourtant si l’on caractérise le rapport salarial par la mise en place de procédures d’établissement de prix du travail régulières, faisant l’objet d’un minimum de consensus au delà du simple constat d’un niveau de prix, on constate une désagrégation du tissu des négociations collectives, une perte d’homogénéité et de cohérence du code du travail. De nombreux auteurs l’ont analysé. La crise du travail actuel, est une crise de la forme que revêt toute forme d’activité que l’on regroupera sous la catégorie de travail réellement dépendant, nous disons réellement pour indiquer qu’il s’agit du travail salarié mais pas seulement (une partie du travail  » salarié  » correspond en réalité à la perception d’une rente de patrimoine, mais aussi d’une partie du travail autonome ou indépendant . Il ne peut y avoir en effet de nouvelle « grande transformation » du travail et du capital qui ne retentisse fortement sur la codification de la relation salariale.
Cependant si divers auteurs comme Friot, P. Rolle, A. Supiot et R. Castel ont raison de souligner le côté profondément historique, non naturel, de l’édification du rapport salarial (probablement l’institution par excellence du capitalisme dans sa complexité de rapport social), et de mettre l’accent sur la question du statut, on peut leur reprocher de ne voir dans l’institution du salariat que la domestication et la protection de la force de travail et sa collectivisation ou socialisation dans le contrat. Leur genèse du salariat reste très fonctionnelle à l’accumulation conçu comme une somme de contraintes économiques extérieures à la définition et à la forme juridique de l’échange. Il nous semble les enjeux de codification de la forme du rapport d’échange d’argent contre du travail dépendant retentit largement sur la nature de l’accumulation capitaliste. Autrement dit il faut étendre la méthode employée par Marx lorsqu’il lie étroitement l’étude des luttes pour la journée de travail à la survaleur relative.
VIII
Si nous voulons mieux comprendre « où va le salariat », il faut rapprocher les caractéristiques que nous avons dégagées plus haut de la transformation du monde productif, du spectre des actifs sur lesquels s’opère la transaction salariale. La littérature économique après être restée un long moment indifférente à l’analyse du contrat de travail dans ce qu’il a de spécifique par rapport au contrat commercial standard a souligné à la suite de H. Simon que l’indétermination du contrat de travail, son incomplétude, sont liés à la spécificité de l’actif échangé. Dans un travail de recherche largement historique et rétrospectif j’ai essayé de dégager les points cruciaux autour desquels s’organisait la codification du contrat salarial.
Si nous prenons les cinq dimensions dégagées par Williamson : la spécificité de l’actif échangé, la fréquence, la sécurité des transactions, l’opportunisme ex post des agents et la rationalité procédurale, et que nous essayons de les rapprocher à la fois des éléments de description empirique du travail « indépendant », autonome, qui sont désormais assez bien connus, et des caractéristiques de la révolution des nouvelles technologies de l’information et des communications (ce que l’on commence à appeler le « capitalisme cognitif ») de substantielles différences apparaissent comme le résume le tableau 1.
 
Tableau 1 : Le salariat et les cinq dimensions de la transaction richesse/travail dans le contrat d’engagement de travail dépendant
Dimensions transactionnelles Salariat canonique  Salariat brouillé
Désalarisation formelle
Spécificité de l’actif
A) Définition de l’actif



 
B) Droits de propriété Séparation (Trenung):
Capacité de travail soumise à une division du travail à disposition d’un employeur
Prolétarisation individuelle
* moyens de travail/travailleur
* produit/activité
* activité/corps support
d) formation/activité Chevauchement :
Disponibilité de l’activité globale sur le marché

 
Déprolétarisation collective
* Restitution partielle des machines
* L’activité comme produit
* Activité intellectuelle et vie
d) Formation active
Fréquence transactionnelle Forte : régularité, continuité sur cycle de vie  Bipolarisée : irrégularité, discontinuité
Sécurité transactionnelle Élevée : administrée ou négociée par convention  Faible : auto-assurée, absence de couverture
Opportunisme ex post des agents Liberté unilatérale de rupture du contrat par le travailleur dépendant Pas de liberté de rupture avec le véritable employeur: le marché
Rationalité procédurale
A) Actif exclu de la transaction 
B) Actif inclus dans la transaction  Durée d’exécution de la transaction
Consommation productive effective Dépendance hiérarchique directe
Temps hors travail
Nous avons pris pour référence dans la colonne II, le salariat canonique tel qu’il a été progressivement institué comme statut standard définissant la norme (les formes particulières d’emploi étant conçues comme dérogatoires par rapport à lui). Dans la colonne III nous avons réuni la différence spécifique de ce qui est nommé selon les auteurs tantôt de para-salariat, ou de travail para-subordonné, de travail indépendant ou autonome ou semi-autonome. Chaque fois, ce qui est nommé par la terminologie encore flottante, c’est un brouillage des déterminations classiques du salariat ; nous parlerons de salariat brouillé. Ce mouvement se retrouve également dans la théorie économique de la firme qui s’interroge sur les limites actuelles de la firme : firme réseau ou nœud de contrat (Aoki), empty box (Peter Drücker), quasi-firme, entreprise pas comme les autres. Il faut sans doute parler de post-salariat puisque la disparition de plusieurs des caractéristiques fondamentales du régime salarial menacent la cohérence systémique de la codification du travail dépendant libre qui avait prévalu de la fin au XVIII° siècle à nos jours. En particulier la définition de l’actif « capacité de travail » (ou « force de travail ») est modifiée profondément. Bien que des analyses aient conclu à une individualisation du salaire (aussi bien dans l’analyse libérale pour l’exalter comme dépassement des classes sociales traditionnelles, que dans l’analyse critique pour dénoncer la recrudescence de l’arbitraire patronal) force est d’observer que ce mouvement en masque un beaucoup plus important : ce qui fait l’objet de la transaction argent /travail ce n’est plus la capacité de travail d’un individu atomisé dans une division du travail extérieure à lui et soumis au commandement direct d’entreprise, c’est la disponibilité d’un individu fortement inséré dans des réseaux sociaux et productifs en dehors de l’entreprise, organisant son temps, sa prestation de façon plus libre et ne dépendant plus directement de l’entreprise, mais indirectement du marché. On pourrait résumer paradoxalement la situation en disant que ce qui constitue le cœur de ce nouveau type de para-salariat ce n’est plus la prolétarisation de l’individu, mais une déprolétarisation (ou prolétarisation « restreinte ») du collectif de travail. L. Boltanski et E. Chiapello ont donné une excellente description des qualités attendues dorénavant par le capitalisme dans la « cité par projets » Les trois séparations qui faisaient du salariat le point d’aboutissement de la Trenung (la séparation) marxienne sont remise en cause : le nouveau salarié ou indépendant des NTIC ne peut opérer qu’avec ses instruments de travail (ordinateur, réseau de communication), ses relations propres (individualisées et socialisées par lui). Le fondement essentiel du salariat, qu’est la différenciation stricte entre le produit de l’activité qui devient propriété exclusive de l’entreprise, et la propriété de l’activité qui devient celle du travailleur, ne fonctionne plus. D’une part l’actif échangé dans la transaction, c’est l’activité subjective globale du travailleur, activité devenue produit ; d’autre part, dans la mesure où le travailleur n’est plus réduit à une activité banale subordonnée au machinisme et à la division rigide du travail, il en vient à revendiquer des droits de propriété sur le produit du travail. Le salariat dans des secteurs non directement hiérarchiques, se trouve contaminé par des modèles d’implication et d’intéressement des cadres. Les droits d’auteurs, les droits patrimoniaux (droit de l’image) deviennent des enjeux de la rétribution. Si bien que l’individualisation des salaires dans l’entreprise se révèle une arme à double tranchant. Il s’agit encore de tendances qui ne touchent pas, tant s’en faut l’intégralité des salariés ; mais elles concernent désormais une forte minorité dont le poids stratégique s’accroît sensiblement.
Deux autres séparations structurellement constitutives du salariat standard se trouvent également mises à mal : la séparation de la force de travail de son vecteur physique et affectif et la séparation du moment de la formation de cette capacité de celui de sa consommation productive. Or la séparation du travail d’avec la personne n’a jamais été historiquement évidente. A fortiori aujourd’hui avec le travail immatériel. Si ce qui est demandé au travailleur salarié ou indépendant, c’est de faire fonctionner son cerveau (ce que R. Nelson et P. Romer nomment le wetware), on ne peut plus séparer le porteur de force de travail de l’activité, l’activité vivante du cerveau des affects du corps, la vie professionnelle, de la vie affective, la sphère du travail de la sphère privée. Si d’autre part, l’activité productive est de plus en plus synonyme de traitement de l’information, d’enrichissement des données par apprentissage, de mémoire, la formation et l’activité ne sont plus séparables aussi facilement qu’auparavant. Est-ce un hasard si les dispositifs dérogatoires au code du travail des formes particulières d’emploi en matière de rémunération, se fondent essentiellement sur le fait qu’il s’agit d’apprentissage, de formation et non de travail salarié à proprement parler ?
La mutation s’observe dans toutes les dimensions de l’analyse transactionnelle. La dimension de la fréquence des transactions est également touchée : si le salariat classique ne parvient à s’installer que pour des échanges réguliers (en ce sens le salariat pur ou libre s’est développé dans la grande industrie et de façon beaucoup plus déformée ou bridée dans les activités soumises à des variations importantes (saisonnière) ou imprévisibles), l’irrégularité forte qui touche les marchés mondialisés des marchandises et qui s’est transmise au marché du travail, paraît bien entraîner la relation salariale dans un cercle vicieux. Le salariat comme régime stable reposait sur une insertion continue dans le marché du travail dépendant tout au long du cycle de vie. La multiplication des sorties et entrées dans le salariat classique, puis dans le para-salariat et surtout leur imprévisibilité mettent à mal le système d’approvisionnement des entreprises hier comme aujourd’hui et surtout déstabilisent les systèmes de protection, ce qui nous conduit à la troisième dimension du rapport salarial qui contribue à la crise constitutionnelle du travail : celle du système de protection sociale (welfare).
Dans la stabilisation du rapport salarial et l’installation de la convention salariale collective qu’elle soit administrée (droit du travail) qu’elle soit négociée, ou les deux à la fois par des systèmes de complémentarité, l’établissement de systèmes de protection sociale d’abord du travailleur, puis de sa famille a permis de sécuriser la transaction. La mobilité menaçante ne devient surplus, réserve, marché du travail pour les entreprises privées qu’à condition que soit créées sur un territoire donné les conditions de stabilité et de sécurité minimales pour les salariés. Or le nouveau salariat ou para-salariat est beaucoup moins protégé; lorsqu’il s’agissait des exploitants agricoles, des professions artisanales ou libérales en voie de disparition ou de salarisation rapide, le régime général de protection sociale des salariés était amené tôt ou tard à les prendre en charge. Mais désormais la situation est renversée et il s’agit d’un déséquilibre qui n’est pas de nature démographique ; à l’heure actuelle, les salariés classiques ne peuvent pas compter, en cas de basculement vers le salariat précarisé ou le travail indépendant précarisé, sur un nouveau régime post-salarial pour retrouver une sécurité comparable à ce qui était assuré et continue tant bien que mal de l’être. Les nouveaux travailleurs indépendants, les salariés occasionnels ou précaires doivent assurer eux-mêmes leur protection comme ils doivent supporter eux-mêmes les frais d’entretien du marché (des contrats, de l’entretien des réseaux). C’est cette vague profonde que tente de surfer la contre-révolution libérale de la capitalisation des retraites, du basculement vers des systèmes d’assurance privés de la protection sociale, avec pour effet d’accélérer la crise de financement des systèmes de répartition et d’introduire une incohérence structurelle dans le welfare dont le rôle universalisateur (égalisateur par l’investissement dans une forme générale légale) si l’on peut forger ce néologisme est crucial pour maintenir l’existence d’un :marché du travail tout court.
L’économie des coûts de transaction (et un marxisme élémentaire a-t-on envie d’ajouter) prévoie que l’hypothèse réaliste dans la conclusion des conventions collective et du règlement des contrats en vue de leur exécution effective, est celle de l’opportunisme des agents, des asymétries dans le pouvoir initial de contracter, dans l’information nécessaire à négocier ou à réviser les accords et non celle d’une hypothèse ad hoc de loyauté des agents ou de persistance des préférences révélées. Dans la relation salariale standard, au terme d’un très long et très résistible cheminement historique, le travailleur dépendant se voit doté d’une prérogative fondamentale : celle de rompre unilatéralement l’engagement de travail sans être retenu par la force ou pécuniairement. Cette liberté constituée matériellement dans le droit du contrat de travail, est la contrepartie indispensable du pouvoir concédé à l’employeur sur le salarié placé en position de subordination. Sinon la subordination se transforme vite en marchandage, voire en forme de bridage de la relation de travail dépendant (esclavage de plantation, second servage, paternalisme, travail soumis à la réglementation de la main d’œuvre étrangère). Or la relation de marché qui se substitue à la relation d’entreprise pour les travailleurs indépendants, les salariés pluri-dépendants (employés par plusieurs employeurs indépendants les uns des autres) est non régulée au sens ou aucune garantie n’est offerte à l’opportunisme des agents, c’est-à-dire à la liberté de ne pas contracter d’engagement. Ce nouveau salariat ou para-salariat ne se voit pas reconnaître la liberté de rompre unilatéralement l’engagement de travail. On peut donc conclure provisoirement que ce post-salariat sera fortement instable s’il ne trouve pas les institutions et les règles adéquates à assurer la liberté du travailleur.
Dernier volet de l’analyse transactionnelle du salariat : le contenu de la rationalité procédurale. On peut faire apparaître un critère pertinent pour le caractère fonctionnel de la procédure d’échange à l’égard du temps (mise en équivalence, commensurabilité, justification comme « épreuve de la grandeur ») : celui de l’inclusion/exclusion. La procédure retenue dans l’établissement du contrat de travail, exclu un type actif comme elle en inclut d’autres. La plupart des analyses du droit du travail se fixent exclusivement sur la durée du temps de travail. Elles ignorent pour la plupart la variable de la durée d’exécution de la transaction, bien que la littérature économique réserve désormais une large place à la question de l’enforcement (exécution) du contrat. Le contrat de travail dépendant peut-il, doit-il acheter le temps d’exécution du contrat (ce qui est un moyen pour les deux parties de se prémunir contre la rupture du contrat, et d’améliorer la sécurité des transactions) ? A près l’expérience collective capitale de la libération médiévale, du second servage et de l’esclavage moderne, (et non par simple exigence logique et formelle) la durée d’exécution du contrat de travail a été sortie des actifs négociables. Le contrat de travail standard est devenu un contrat à durée indéterminée : il est interdit sous peine de délit de marchandage à l’employeur de faire signer un engagement plancher au salarié (une durée minimum de travail). Cette règle permet de concilier la liberté du travailleur dépendant de quitter son emploi, et l’uniformité de traitement dans l’entreprise de travailleurs ayant contracté un engagement de travail. Or la très large diffusion des contrats à durée déterminée introduit une brèche fondamentale dans ce qui constituait le cœur de la procédure d’exécution du contrat, parallèle au recouvrement des limites activité/produit vues plus haut. Dans le cas du salariat précaire ou du para-salariat les employeurs ne comptabilisent plus (et donc ne raisonnent plus) en emploi, en poste de travail mais en mission heures ou journée/homme. La question de l’exécution du contrat et de la prévention des ruptures unilatérales devient cruciale. Les pluri-employeurs sont fortement incités à multiplier les épreuves qui leur permettent de s’assurer de la loyauté de leur main-d’œuvre. leur problème devient celui des compagnies d’assurance face à l’aléa moral. Il ne s’agit pas d’épreuves justifiéeset acceptées par les deux parties, mais le plus souvent de pratiques d’intrusion dans la vie privée, de surveillance de la concurrence. Néanmoins à la différence du salariat bridé (esclavage moderne, paternalisme, travail sous contrat d’engagement pour les migrants internationaux) l’actif inclus dans la transaction argent/travail n’est pas spécifiquement le temps d’exécution du contrat, mais plus globalement le temps hors travail statutaire. L’actif exclu en revanche c’est la dépendance hiérarchique. Le post-salarié est « libre » d’organiser son temps, même si cela veut souvent dire un horaire de mobilisation productive bien supérieur au salarié classique. Ce qui devient l’enjeu principal de la codification du rapport du salariat nouveau, c’est l’inclusion non plus simplement de la consommation productive, mais celle de la disponibilité à la consommation productive, autrement dit de l’absorption du maximum d’externalités positives (le nouveau contours de la production) parce qu’elles sont la véritable source d’innovation et parce qu’elles présentent l’immense avantage pour les entreprise et le marché d’être gratuites.
Ce point revêt toute son importance dans une économie de réseau, d’interrelations complexes de plus en plus denses où les externalités positives jouent un rôle déterminant dans la recherche de la compétitivité hors coût.
IX
L’analyse du système salarial standard que nous venons d’esquisser débouche sur des conclusions qui nous ramènent toutes au revenu minimum d’existence ou revenu garanti, mais à la différence des justifications de ce dernier, généralement cherchée du côté d’une théorie de la redistribution du revenu, nous nous appuyons essentiellement sur une ré interprétation des transformations productives en cours.
J.-M. Harribey reproche aux justifications de l’allocation universelle en particulier à celle de P. Van Parijs de se placer sur ce terrain seulement, Ce reproche ne nous paraît pas fondé. En revanche nous ne comprenons pas l’absence d’articulation dans sa pensée entre une théorie novatrice, écologique des systèmes complexes qui fait toutes sa place aux externalités, et une théorie on peut plus traditionnelle du travail directement productif. Le rejet du revenu minimum inconditionnel butte clairement sur les obstacles épistémologiques analysés plus haut.
S’il y a crise constitutionnelle du salariat standard c’est à la fois parce l’actif travail s’est considérablement modifié dans l’économie de l’immatériel, c’est aussi parce la codification actuelle de l’échange argent/travail dépendant ou contraint dans la société, ne répond plus aux conditions impératives pour l’établissement d’un régime stable de nouveau rapport salarial. L’économie historique du salariat (et plus généralement du travail dépendant sous le capitalisme) nous apprend que la définition des procédures d’établissement des transactions (ce qui fait partie de l’échange, ce qui n’en fait pas partie, ce qui garantit la sécurité, la régularité) est l’objet de longues tractations et conflits.
Les lois sur les pauvres, la protection sociale ont été des étapes fondamentales dans l’instauration d’un régime salarial libre sans lesquelles le capitalisme est allé vers le travail salarié privé de liberté. L’instauration d’un revenu inconditionnel d’existence est aujourd’hui la clé d’une redéfinition du travail salarié et para-salarié dans la « nouvelle économie ».
Examinons en effet les trois points cruciaux pour la codification du rapport salarial que sont 1) le brouillage de la séparation activité/personne ; 2) La liberté de rupture unilatérale du contrat d’engagement ; 3) L’exclusion du temps d’exécution du contrat dans la transaction.
Le passage d’une relation de travail d’entreprise à une relation territoriale où l’individu se construit une identité professionnelle qui n’est plus liée à une entreprise donnée est présentée comme la réalisation de la liberté. Malheureusement cette vision idyllique en l’état actuel du système de protection sociale et des marchés internes ne se réalise que pour une toute petite minorité, ceux que Michael J. Piore appelait l’upper tier (l’étage supérieur du marché primaire du travail). Une grande partie des travailleurs du secteur de la production immatérielle de l’économie, ont troqué la dépendance vis à vis d’un patron pour une dépendance permanente à l’égard du marché et de sa précarité (et par définition le marché est versatile). L’instauration d’un revenu d’existence à un niveau beaucoup plus élevé que les minima sociaux actuels cumulable avec des rémunérations (d’au moins 75 % du SMIC) aurait pour effet de fortement pénaliser les entreprises qui recourent systématiquementaux formes particulières d’emploi et aux emplois rémunérés au SMIC (en fait 35 % de moins par le jeu des exonérations partielles ou totales des charges sociales) et d’assécher le marché florissant du travail précaire. Si le travail immatériel rend très difficile la distinction de la prestation de service, de la personne qui l’effectue et permet nombre d’empiétements sur la vie privée, sur la personne qui est obligée de « se vendre sur le marché » et non de louer simplement ses services, la création d’une sphère publique égalitaire et non conditionnée par le marché restaure une zone non atteignable par le marché autrement que par la séduction et un niveau d’incitation financière nettement plus élevé que celui qui existe actuellement.
Quant à la liberté pour le salarié de refuser les emplois sur le marché et de rompre son engagement de travail, elle est purement fictive tant que le chantage à la survie conduit à l’acceptation de n’importe quel travail.
Tableau 2 Le revenu d’existence inconditionnel attaché à la personne et non au statut, socle du post-salariat
Dimensions transactionnelles Salariat brouillé
Désalarisation formelle Effet du Revenu minimum d’existence inconditionnel
Spécificité de l’actif





 
  Disponibilité à l’activité globale sur le marché
Confusion
travail productif immatériel
vie et formation Éliminer le travail Précaire non Volontaire 
Remplace le SMIC comme régulateur du marché
L’inconditionnalité restaure une frontière entre les employeurs marchand et sphère publique de la vie (Tiers secteur)
Fréquence transactionnelle Bipolarisée 
irrégularité, discontinuité Garantie de revenu entre les missions 
Sécurise le passage du salariat au non salariat et réciproquement
Dissuade le recours abusif à l’intérim par élévation de son coût global
Sécurité transactionnelle Faible : auto-assurée, absence de couverture Crée un niveau plancher universel de protection
retraite, assurance, maladie, chômage.
Élimine la discrimination envers les handicapés, les non reconnus comme travailleurs (femmes à la maison)
Opportunisme ex post des agents Pas de liberté de rupture avec le véritable employeur: le marché Permettre la liberté de ne pas contracter d’engagement marchand
Effet de réévaluation des rémunérations,
endogénéisation des externalités
Rationalité procédurale
A) Actif exclu de la transaction 
B) Actif inclus dans la transaction  Dépendance hiérarchique directe

 
Temps hors travail Exclusion du chantage à la survie pour obtenir la participation au marché du travail
Externalités positives générées pour les activités marchandes par la vie soustraite au marché

L’inclusion du temps d’exécution du contrat dans la transaction qui est une tendance très préoccupante des transformations actuelles des rapports de travail, ne peut pas être combattue simplement comme le faisait le salariat canonique, car les tâches attendues des travailleurs engagés et dépendant de la commande et non plus automatiquement d’un patron, revêtent de plus en plus la forme de missions, ou de produits « packagés » (c’est-à-dire qui comprennent leur accomplissement à bien, exactement comme un auteur qui signe un contrat s’engage à remettre un manuscrit et fait face à des dédits en cas de défaillance). Il convient donc de renforcer l’autonomie et la liberté du contractant en amont de la commande. Actuellement seuls les para-salariés les plus forts parviennent à négocier ex ante (soit qu’ils aient atteint un prix de marché, soit qu’ils disposent de revenu qui leur permettent de pouvoir dire non).
La conquête de la liberté dans le nouveau salariat reste largement à faire. La mise en place d’un « droit à la vie » c’est ainsi que l’on appela rapidement la législation de Speenhamland en Angleterre, il y a trois bons siècles, est une étape indispensable pour réaliser ce que le Mouvement Ouvrier avait inscrit en lettres d’or dans ses statuts dans la Charte d’Amiens de la CGT : la lutte contre l’esclavage du salariat. Dire que cela abolira le salariat, c’est sans doute entendre abolir au sens hégélien de la relève. Mais ce sera certainement une transformation systémique du rapport salarial et du capitalisme. Il ne s’agit pas simplement d’une exigence élémentaire de justice, il s’agit surtout de répondre aux besoins d’organisation, de protection, de la force productive de richesse. Le revenu d’existence inconditionnel est la forme de protection d’une société où le monde des externalités positives est la partie immergée de l’iceberg de la valeur marchande.
————————————————————————
Références
,A.V (Alain Caillé, Claus Offe, David Purdy, Philippe Van Parijs, Andrea Fumagalli, Marco Bascetta, Giuseppe Bronzini) [ 1997La democrazia del reddito universale , Manifestolibri, Rome.
Mark R., Anspach [ 1998 , « L’archipel du welfare américain : âge d’abondance, âge de pierre » in Revue du Mauss, Vers un revenu minimum inconditionnel, n° 7, pp. 37-82
BIEN, Basic Income European Network , Université de Louvain http://www.etes.ucl.ac.be/BIEN/bien.html)
Jacques, Barraux,(Présidence) [ 1997 , Entreprise et performance globale, outils, évaluation, pilotage, Economica, Paris
Mark, Blaug , [ 1963  » The Myth of the Old Poor Law and the Making of the New  » , in Journal of Economic History , XXIII, n°2, June, pp. 151-184
Mark, Blaug[ 1964 ,  » The Poor Law Report Reexamined  » in Journal of Economic History , XXIV, pp. 229- 245.
Sergio, Bologna [ 1997 , « Dieci tesi per la definizione di uno statuto del lavoro autonomo » in S. Bologna et A. Fumagalli, (Eds.) Il lavoro autonomo di seconda generazione, Interzone-Feltrinelli, Milano., pp. 13-42.
Luc, Boltanski et Laurent Thévenot, (Eds.) [ 1991, De la justification, Les économies de la grandeur, Gallimard, Paris.
Luc, Boltanski et Eve Chiapello , [ 1999 , Le nouvel esprit du capitalisme, Essais, Gallimard.
Aldo, Bonomi, [ 1997Il capitalismo molecolare, La società al lavoro nel Nord Italia, Einaudi, Torino.
Pierre, Bourdieu,  » Pour un mouvement social européen « , Le Monde Diplomatique, Juin 1999, pp. 1 et 16-17
George R., Boyer, [ 1986 , « The Poor Law, Migration and Economic Growth in England » , in Journal of Economic History , Vol. XLVI, 2, (June), pp. 419-430.
Yoland, Bresson, [ 1993 , L’après salariat, une nouvelle approche de l’économie, Economica, Paris.
Yoland, Bresson, (1994), Partager le travail et le revenu, Economica, Paris.
Robert, Castel , [ 1995 , Les métamorphoses de la question sociale, une chronique du salariat, Fayard, Paris.
Robert, Castel, [ 1996 ,  » Travail et utilité au monde « , in Revue Internationale du Travail, n° spécial : regards croisés sur le travail et son devenir, vol 135, n°6, pp. 675-682.
Pierre, Chapignac, [ 1996 ,  » Les prémisses d’une transformation structurelle du système économique « , Communication au 12° Congrès -exposition IDT-Marchés et Industries de l’information , 13-15 juin 1995; Repris in Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication, Risques et opportunités d’une économie de l’immatériel, Problèmes Economiques, n° 2464-2465, 20-27 mars 1996pp. 36-38
Colin Grant, Clark, [ 1940 , The Conditions of Economic Progress, 3th edition,[ 1957
,Conseil Supérieur de l’emploi, des revenus et des coûts, [ 1997 , Minima sociaux, entre protection et insertion, La documentation française, Paris.
Antonella, Corsani , Maurizio Lazzarato , Antonio Negri & Yann Moulier Boutang [ 1996Le bassin de travail immatériel (BTI) dans la métropole parisienne, L’Harmattan, Logiques Sociales, Paris.
Françoise, Favennec-Héry, [ 1996 ,  » Travail et formation : une frontière qui s’estompe « , in Revue Internationale du Travail, n° spécial : regards croisés sur le travail et son devenir, vol. 135, n°6, pp. 725-735
Jean-Marc, Ferry, [ 1995 , L’allocation universelle, pour une revenu de citoyenneté, Cerf, Paris.
Jean Baptiste de, Foucauld, [ 1996 ,  » Société postindustrielle et sécurité économique « , in Revue Internationale du Travail, n° spécial : regards croisés sur le travail et son devenir, vol. 135, n°6, pp. 737-743
Frances, Fox Piven & Richard A. Cloward, [ 1971 , Regulating the Poor: The Functions of Public Welfare , Pantheon Books, New York; édition de poche : (1972) Vintage Books, Random House, New York.
Frances, Fox Piven & Richard A. Cloward, [ 1977 , Poor People Movements. Why they Succeed, How they Fail , Pantheon Books, New York; (1979), Vintage Books, New York; édition italienne (1980) I Movimenti dei Poveri, I loro successi, i loro fallimenti, Materiali marxisti, Feltrinelli, Milan.
Bernard, Friot, [ 1998 , Puissances du salariat, Emploi et protection sociale à la française, La Dispute, Snedit, Paris.
André, Gorz, [ 1986 , « Qui ne travaille pas mangera quand même », in Futuribles, N° 101, juillet-Août, pp. 56-73.
André, Gorz, [ 1997 , Misère du présent, richesse du futur, Galilée, Paris
Michael, Hardt & Antonio Negri, [ 1995 , Il lavoro di Dioniso, Manifesto Libri, Roma.
Jean-Marie, Harribey, [ 1996 , « Théorie de la justice, revenu et citoyenneté « , in Revue du Mauss, n° 7 op. cit. pp. 188-198.
Jean-Marie, Harribey, [ 1998 , L’économie économe, le développement soutenable par la réduction du temps de travail, L’Harmattan, Paris.
Selma, James & Maria-Rosa Della Costa, [ 1973Le pouvoir des femmes et la subversion sociale, Librairie Adversaire, Genève
Maurizio, Lazzarato, [ 1992 ,  » Le concept de travail immatériel : la grande entreprise « , Futur Antérieur, n° 10. pp. 54-61
Maurizio, Lazzarato, [ 1997 , Lavoro Immateriale, Forme di vita e produzione di soggevitività, Ombre Corte edizioni , Verona
Maurizio, Lazzarato [ 2000 « Du biopouvoir à la biopolitique  » in Multitudes, Editions Exils, n° 1, Paris.
Alain, Lipietz, [ 1996 , La société en sablier, la Découverte, Paris.
Jean, Lojkine, [ 1997  » Les enjeux de la révolution informationnelle à l’aube du troisième millénaire « , in Innovations, Cahiers d’économie de l’innovation, n° 7 sur La Valeur du Travail , L’harmattan, Paris, 1998-1pp. 9-40.
Christian, Marazzi, [ 1997 , La place des chaussettes, le Tournant linguistique de l’économie et des conséquences politiques, Editions de l’Eclat, Paris, édition originale en italien (1994) Casagrande SA, Bellinzona, Suisse
Karl, Marx [ 1968 , Grundrisse,Fondements de la critique de l’économie politique (1857-1858), trad. en France, Dangeville, Anthropos, Paris ; en particulier le chapitre sur le capital, Carnet VII(fin Mai-début juin 1858), Traduction française (modifiée par nous) Trad. Anglaise Nicolaus (1973) p. 704 cf (Edition Dangeville, Anthropos, 1968,tome II, p. 220.) Trad. italienne de E. Grillo, Lineamenti, II, p. 400. (Dietz, , 592)
Revue du Mauss , [ 1996 , Vers un revenu minimum inconditionnel, n°7, 1° semestre, Recherches, La découverte /Mauss, Paris.
Dominique , Méda, [ 1996 , « L’ambiguïté d’une revenu minimum inconditionnel » in Revue du Mauss, N° 7 , op. cit. pp. 169-173
Dominique, Meda, [ 1997 ,  » La fin de la valeur ‘travail’?  » in Auctores Varii, Le Travail, Quel Avenir ? Folio, Gallimard, Paris, pp. 213-241
Yann, Moulier Boutang, [ 1986 « L’opéraïsme italien : organisation / représentation / idéologie ou la composition de classe revisitée », in Marie-Blanche Tahon & André Corten (Eds.), L’Italie : le philosophe et le gendarme, Actes du Colloque de Montréal, VLB Editeur, Montréal, pp. 37-60.
Yann, Moulier Boutang, avec LAZZARATO M., NEGRI A., SANTILLI G., [ 1993 , Des entreprises pas comme les autres, Benetton en Italie, le Sentier à Paris, Publisud, Paris. Introduction pp. 7-23.
Yann, Moulier Boutang, [ 1996 ,  » Mutation du rapport salarial dans les villes du travail immatériel « , in A. Corsani, M. Lazzarato & A. Negri, Le bassin de travail immatériel (BTI) dans la métropole parisienne, L’Harmattan, Logiques Sociales, Paris, pp. 163-195.
Yann, Moulier Boutang, [ 1997 , « La revanche des externalités, Globalisation des économies, externalités, mobilité, transformation de l’économie et de l’intervention publique  » , in Futur Antérieur, n° 39-40, septembre 1997, pp. 39-70, Syllepse, Paris.
Yann, Moulier Boutang,, [ 1998 A ,  » Le salariat bridé, constitution du salariat et contrôle de la mobilité du travail. Soutenance « , in Actuel Marx, n° 23, Premier Semestre, PUF, Paris, 171-187.
Yann, Moulier Boutang [ 1998B , De l’esclavage au salariat, économie historique du salariat bridé, Thèse de Doctorat d’Université, FNSP-IEP de Paris, Presses Universitaires de France, Paris.
Yann, Moulier Boutang, [ 1998 C ,  » Production, circulation, information, exode, externalités et vice versa « , Communication au Colloque Mutation de Travail et Territoires, Faculté d’Economie et de Gestion , Université de Picardie et Isys-Metis, Université de Paris I, 8-10 octobre 1998, ronéo. 19 p.
Yann, Moulier Boutang, [ 1998D ,  » Salariat et travail immatériel, nouvelles formes de contrôle et droit du travail « , Communication dans l’atelier 5 du Pôle Droit, du Colloque Marx international 2, ronéo. 15 p. ; à paraître dans l’ouvrage collectif Politique du droit , Monique Chemillier-Gendreau et Yann Moulier Boutang (Eds.), Actuel Marx Confrontation, PUF
Yann, Moulier Boutang, [ 1999 ,  » Capitalisme cognitif et nouvelles formes de codification du rapport salarial  » Communication à la première journée d’étude d’histoire économique, Transformations de la division du travail et nouvelles régulations, organisée les 15-16 octobre 1999 par le Laboratoire Innovation, Systèmes, stratégie ISYS Matisse , URM 85-95, Université de Paris I-CNRS.
Richard R., Nelson & Paul M., Romer, [ 1998 , « Sciences, « Economic Growth and Public Policy » in D. Neef, G.A. Siesfeld & J. Cefola (Eds.), The Economic Impact of Knowledge, Butterwoth/Heinemann, Boston, pp. 43-59.
Michael, J., Piore [ 1995 , Beyond Individualism, Harvard University Press, Cambridge, Mass.
Karl, Polanyi, [ 1983 , La Grande transformation, Gallimard, Paris ; [ 1944 pour l’édition originale américaine.
Bénédicte, Reynaud, [ 1988 , « Le contrat de travail dans le paradigme standard », in Revue Française d’économie, Vol. III, n°4, automne, pp. 157-194
Bénédicte, Reynaud, [ 1992 , Reynaud, Bénédicte, (1992), Le salaire la règle et le marché , Christian Bourgois, Paris.
Bénédicte, Reynaud, [ 1994 , Reynaud, B., (1994), Les théories du salaire, Repères, La Découverte.
Jeremy, Rifkin, [ 1995 , The End of Work : The Decline of the Global Labor Force and the Dawn of the Post-Market Era, Jeremy P. Tarcher/ G.P. Putnam’s Sons, New York; trad. franç. [ 1997 , La fin du travail, La Découverte, Paris.
Pierre, Rolle, Pierre, [ 1997 Où va le salariat ? , Cahiers Libres, Editions Page Deux, Fondation Marcel Liebman, Lausanne
Saskia, Sassen, [ 1991 , The Global City, Princeton University Press, Princeton
Herbert A., Simon [ 1951 , « A Formal Theory of Employment Relationship » , in Econometrica , 19, (3) , pp. 293-305.
Alain , Supiot, [ 1994 , Critique du droit du travail, PUF, Paris.
Alain, Supiot, [ 1996 ,  » Le travail en perspectives : Introduction « , in Revue Internationale du Travail , n° spécial : regards croisés sur le travail et son devenir, vol. 135, n°6, pp. 663-674
Alain, Supiot, [ 1999 , Protéger le salariat, Flammarion, Paris.
James Tobin, [ 1978 , « A proposal for International Monetary Reform », Eastern Economic Journal, 3-4, July-October.
Christian, Topalov, [ 1994 , Naissance du chômeur (1880-1910), Albin Michel, Paris.
Mario, Tronti [ 1966 , 1970 , Operai e capitale, Einaudi, Torino ; trad. franç. [ 1977 Ouvriers et capital, Christian Bourgois, Paris.
Philippe, Van Parijs [ 1996A , Refonder la solidarité, Humanités, Cerf, Paris.
Philippe, Van Parijs [ 1996B ,  » De la trappe au socle, l’allocation universelle contre le chômage », in Revue du Mauss, pp. 93-104
Paolo, Virno, [ 1992 ,  » Quelques notes à propos du General Intellect « , in Futur Antérieur, n° 10, 45-53.
Oliver E. Williamson, [ 1985 , The Economic Institutions of Capitalism, Firms, Markets, Relational Contracting, The Free Press, Collier Macmillan, London.

1 commentaire:

François de Siebenthal a dit…

Explications un peu plus philosophiques de l' Université de Lausanne:

https://www.youtube.com/watch?v=rW_aAzL2pvo

et de monnaie-pleine:

https://youtu.be/4e2KdHUGvTk

http://www.becurioustv.com/fr/show/qu-est-ce-qu-elle-a-ma-girl/episode/19-mai-les-suisses-aiment-ils-vraiment-leurs-banques

Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

Rechercher dans ce blog

Chargement...

Translate

Politesse et étiquette

Les commentaires si possible signés, concis ou non, courtois et pertinents, même très critiques sont appréciés. Toute discussion peut être source de progrès. Les autres, surtout les vulgaires, pourraient être supprimés .

(c) Date de l'article, sinon 2000 Famille de Siebenthal, Lausanne, Suisse. 021 616 88 88

Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes

von Siebenthal

von Siebenthal
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
In English
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/free-invitations-every-year.html

en français:
http://desiebenthal.blogspot.ch/2016/10/invitations-gratuites-chaque-annee.html

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement !

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Articles les plus consultés