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Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/136794

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jeudi 4 avril 2013

OFFSHORE LEAKS, une guerre mondiale ?



Jean-Jacques Augier, 59 ans, trésorier de François Hollande dès 2012, est actionnaire d' au moins deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane, révèle "Le Monde". 

Énarque de la promotion Voltaire, celle de François Hollande, l'ancien patron des Taxis G7 devenu celui du magazine "Books" et du magazine "Têtu", voit son nom apparaître dans le scandale offshore leaks...

Des données économiques secrètes par milliers... qui impliquent la France, le Maroc, les USA, la Russie, l’Azerbaïdjan, les Philippines, le Kazakhstan, Chypre, la Grèce, la Thaïlande, le Zimbabwe, la dictature birmane etc...

OFFSHORE LEAKS 

Après un travail d'analyse de 15 mois sous la direction de l'International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington, la fuite informatique équivaut, selon "Le Soir", à 160 fois le volume des câbles diplomatiques, révélés par WikiLeaks en 2010. Il s'agirait principalement de courriers électroniques, de bases de données, de tableurs, de copies de papiers d'identité, lettres, précise "Le Monde" qui évoque un système mondialisé d'évasion fiscale

Selon le journaliste du "Soir", Alain Lallemand, "la première fuite est arrivée il y a un peu plus d'un an et demi sous forme d'un disque dur, une sorte de mode d'emploi, dans les mains d'un journaliste australien, qui est directeur d'un réseau international de journalistes". 35 médias de toute la planète dévoilent dès aujourd’hui leurs investigations dont The Wahington Post, BBC, The Guardian, Le Monde, Die Süddeutsche Zeitung ou Asahi Shimbun qui ont participé à ce travail. 

En Suisse, trois journalistes du Matin Dimanche et de la Sonntags Zeitung ont eu accès à l’ensemble de ces données depuis le mois de décembre. Plus de 120'000 sociétés secrètes... Jean-Jacques Augier, le trésorier de campagne de Hollande, DSK etc impliqués... 

Les journalistes ont maintenant accès à la plus grande source de données économiques confidentielles de tous les temps: plus de 2,5 millions de documents concernant des domiciliations offshore transmis à un réseau de journalistes du monde entier. 

Presque tous pourris... Les sociétés impliquées seraient principalement établies dans les îles Vierges britanniques, aux Caïmans, aux îles Cook, aux Samoa, à Singapour... 

Les experts cités par "The Guardian" estiment que l'argent caché est l'équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis, soit environ  21 000 milliards de dollars !

Rien qu'au USA, la dette totale se montait officiellement à 56 281 milliards de dollars à fin 2012. 

Rapporté au PIB nominal de 15 851 milliards de dollars, l'endettement atteint donc plus de 355%...

Si on rajoute notamment les engagements de Medicare, on est à plus de 100'000 milliards, et selon le FMi à plus de 200'000 milliards, sic deux cent mille milliards... mais ils trichent pour nous faire peur et nous contrôler... alors que des solutions existent, surtout grâce aux robots et aux machines toujours plus performantes.
http://euroracket.blogspot.ch/2010/12/la-suisse-doit-sortir-du-fmi-et-de-la.html
http://desiebenthal.blogspot.ch/2010/11/le-fmi-manipule-et-triche.html
http://desiebenthal.blogspot.ch/2012/06/crise-usa-pire-que-leurope.html
http://desiebenthal.blogspot.ch/2012/06/fermeture-imminente-des-banques.html
http://desiebenthal.blogspot.ch/2012/06/dettes-us-images.html

Les financiers ont souvent organisé des guerres pour accroître leurs pouvoirs...

Vont-ils provoquer une guerre mondiale nucléaire pour cacher leurs turpitudes ?


La City et la constellation de paradis fiscaux anglo-saxons ou rattachés abusent de la finance, des paradis fiscaux, bloquent les réformes indispensables, exploitent le monde entier par une cupidité sans limites.

La FED & la City EN FRANÇAIS - Un petit livre extraordinaire (135 pages)







(un fichier adobe pdf lien ci-dessous ci- attaché)
Un petit livre (135 pagessans équivalent, à l'histoire extraordinaire, récemment traduit EN FRANCAIS, qu'il faut aujourd'hui absolument avoir lu très attentivement, et mêmel relire et méditer la plume à la main, si l'on veut comprendre ce qui se passe réellement en ce moment, ainsi que les enjeux réels actuellement mis en cause  par la crise monétaire et financière planétaire, déclenchée depuis 2007 (exactement un siècle après la grande panique monétaire de 1907 organisée aux Etats-Unis à partir des oligarchies marchandes et financières britanniques de la CITY), crise à laquelle personne - et les victimes moins que quiconque - ne semble plus aujourd'hui comprendre grand-chose, si l'on en juge à la lecture de la presse et des médias.
 
La Fed & la City

www.pavie.ch



« La City, la finance en eaux troubles ... » vous pourrez visionner et écouter une émission vraiment édifiante ... absolument immorale… à peine supportable par tout ce qu’elle suppose alors qu’on connaît les sacrifices des petites et moyennes entreprises, des artisans et petits commerçants… des employées… de tout notre entourage bref… Les commentaires eux aussi sont enrichissants …

La City, la finance en eaux troubles
documentaire de Mathieu Verboud
Zadig productions, 2011, 52mn
Par Bertrand Buisson

France 5 diffusait mardi 18 octobre un film documentaire inédit braquant enfin les projecteurs sur la City de Londres. La City, la finance en eaux troubles a pu montrer aux téléspectateurs français, à une heure de grande écoute, que cette Cité-Etat nichée au cœur de la capitale britannique est non seulement le centre, mais la mère de la mondialisation financière.

Indépendante de la Couronne britannique, la City de Londres est un vestige du monde médiéval dont les privilèges fiscaux et juridiques durent depuis mille ans et lui confèrent le statut envié de paradis fiscal. Mais comme le souligne très bien le film, la City est surtout le centre névralgique d’une nébuleuse offshore internationale. Alors que l’empire colonial anglais fermait officiellement ses portes dans l’après-guerre, la City de Londres a reconverti l’ensemble des possessions et ex-dominions britanniques en paradis fiscaux – Jersey, Guernesey, les Caïmans, les Iles Vierges, les Bahamas, Man, les Bermudes, etc. – tissant ainsi une toile mondiale lui permettant de capter l’ensemble des flux financiers mondiaux, qu’ils soient légaux ou non. Car en effet, ces paradis fiscaux patronnés par la City, ont pour fonction première le secret. Ils servent tout aussi bien à capter et blanchir les centaines de milliards de dollars générés annuellement par le trafic de drogue, qu’à permettre les spéculations les plus folles à n’importe quel opérateur financier ou même acteur économique, puisque l’essentiel des grandes banques, des multinationales et des grandes fortunes y ont des succursales leur permettant d’évacuer revenus et profits afin de contourner l’impôt. Selon les économistes du Tax Justice Network consultés dans le film, l’Etat britannique perdrait 150 milliards de recettes fiscales par an à cause de ce système, alors qu’une austérité de plus en plus féroce s’abat sur les sujets de sa majesté.

Mais ce qu’il nous faut souligner ici, c’est qu’il ne s’agit en rien d’un problème anglais, mais d’un fléau mondial, d’un péril pour l’ensemble de l’humanité. La City de Londres est le centre de la finance mondiale et règne en maître sur le commerce des monnaies, des matières premières et des produits financiers dérivés. Son système offshore aspire la majorité des investissements et du commerce mondiaux, détournant l’argent qui devrait servir à alimenter le développement des peuples et des territoires. Tous les pays du monde perdent des rentrées fiscales, subissent la loi des trafiquants ou du terrorisme à cause de cet empire offshore. Une grande partie des produits de consommation que vous achetez – du kilo de banane à l’ordinateur – échappent à l’impôt aussi bien dans le pays d’origine que dans le pays de destination. Les fortunes qui spéculent sur l’immobilier des grandes capitales, rendant les loyers hors de prix et poussant les travailleurs à l’exode péri-urbain, sont le fruit de ce système. Et d’où croyez-vous que vient l’argent finançant les extravagances du foot-business ? Et les liquidités des banques ? La criminalité en col blanc n’est plus un appendice du système, elle est le système ; et ce système a un nom : Empire britannique.

Les haut fonctionnaires français collaborent avec la City et marchent de plein gré dans ses combines depuis que de Gaulle est parti, la droite comme la gauche ont pactisé pendant 30 ans avec Thatcher et Tony Blair dans cette vaste entreprise de « dérégulation » financière, la majorité des économistes ont préféré ne pas voir ni entendre, et nombre de journalistes ont qualifié de fous ou de conspirationnistes ceux qui ont osé dénoncer et combattre politiquement « l’Empire britannique ».

Maintenant que la télévision publique a braqué ses projecteurs sur l’ennemi, il n’y a plus d’excuse pour ne rien faire, surtout que la charge a été sonnée par Jacques Cheminade, qui avait officiellement lancé sa campagne présidentielle sous le slogan « Un monde sans la City ni Wall Street, un grand chantier pour demain »...

Nous vous prions d'organiser une réunion avec vos proches.



Les Iles Caïman. Le pire paradis fiscal est en fait anglais.

Peu de gens perçoivent le rôle central de la City dans le cartel des pirates financiers .

Or, sur les 10 000 fonds d'arbitrage (hedge funds) existant dans le monde, 8 000 sont basés dans les Iles Caïman, paradis fiscal situé dans les Caraïbes et étroitement lié aux banques de la City.

Ces hedge funds sont les nouveaux pirates des Caraïbes, apparemment autonomes mais dont les raids sur les économies des Etats-nations bénéficient essentiellement aux institutions britanniques.

En effet, l'autorité juridique de dernier ressort des Caïmans est le privy council de Londres.

Le Conseil Privé, qui comprend en son sein un Comité judiciaire (Judicial Committee), en est la plus haute juridiction.

http://www.privy-council.org.uk/output/page1.asp



Plus de 10'000 milliards de dollars ont disparu ! Voici une liste de suspects et les liens avec l'affaire Ferraye.



Plus de 10'000 milliards de dollars ont disparu !

Où ?

Dans des paradis fiscaux !!!

La City de Londres et ses annexes sont les pires repaires de bandits et pirates financiers.

En 2008 dans le quotidien Le Figaro : « Si l'on tient comptes des services offerts (secret bancaire, absence de taxes, non-résidence, absence de réglementation), le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres.


Elle a organisé à la fin des années 1950 la non-réglementation en accaparant le marché des eurodollars ; elle pratique le secret bancaire et l'absence de taxes pour les non résidents (…).


Elle dispose de relais exotiques (Bermudes, Bahamas, Îles Vierges, Jersey, Ile de Man, Guernsey, divers territoires du Privy council) battant pavillon britannique mais destinés à tromper sa propre réglementation.


Par ailleurs, avec le Guyana, la Barbade est le seul Etat de la CARICOM

à avoir reconnu la Cour de Justice Caribéenne
 (créée le 16 avril 2005 à Port d'Espagne) avec une compétence de dernier ressort 

en lieu et place du Privy council de Londres. 





La Suisse, désignée ces jours-ci comme le premier paradis fiscal avec le Luxembourg, peut, avec raison, faire remarquer qu'elle n'est qu'un coffre fort de famille, à côté de Londres. »
La vente de produits de luxe bat tous les records, le nombre de milliardaires augmente sans cesse... Pourtant les caisses des États sont désespérément vides. Où est donc passé l'argent public ?
Des Caraïbes à Jersey en passant par le Ghana, Frédéric Brunnquell a mené l'enquête sur cette "Grande évasion" et découvert le pot au rose : alors que l'ONU réclame 50 milliards pour éradiquer la pauvreté, plus de 10 000 milliards de dollars sommeillent à l'abri des regards dans les paradis fiscaux.
Suivez l'argent, vous découvrirez des secrets bien gardés...
Exemple complet.
« Cette affaire Clearstream 2 a été montée de toutes pièces, elle est destinée à cacher l'affaire des frégates de Taïwan et surtout l'affaire de M. Joseph Ferraye, il y a des milliards de dollars qui sont partis, il y a des morts dans ce dossier.
Mais on nous ressort toujours Cleartsream 2 avec une surmédiatisation qui a été encouragée par Nicolas Sarkozy et son ami DSK, pour cacher le pot aux roses...
On m'a mis au pilori. » a dit Renaud Van , l'un des juges sur France info le 1er février 2007.
Quelques morts dans le dossier : Le premier ministre Pierre Beregovoy, le banquier Edmond Safra , André Sanchez de Lausanne, diverses morts violentes à Taïwan, Daniel Levavasseur, un ancien agent français, pendu à une corde en montagne..., Georg Brozicek défenestré à Vevey, Boby Dacer à Manille et son ami Alfred Sirven en prison, le juge Bernard Borel à Djibouti, le banquier Edouard Stern à Genève et notamment le capitaine d'industrie Jean-Luc Lagardère etc...

Nous apprenons par un journaliste français qu'une perquisition a eu lieu sur ordre de Justice, au Ministère des Affaires étrangères à Paris, concernant l'affaire Bernard BOREL.


En 1995, le Procureur Bernard BOREL, en mission à Djibouti, a été assassiné (19 octobre 1995). Son agenda qui a été retrouvé, porte la mention qu'il était mission né dans une affaire de brevets ! (points 55 - page 30 et 113 - page 44 du mémoire...

http://googleswiss.com/fr/geneve/f/chapitres/02-memoire.pdf

L'Etat français s'est opposé à ce que la procédure lancée par l'épouse du

Procureur, Elisabeth BORREL - jugée à Toulouse, soit ouverte, sous prétexte du secret défense.

Une rhétorique facile et systématique quand il s'agit de couvrir les crimes organisés par de hautes instances de l'État, comme pour l'affaire des frégates de Taïwan et autres.... classées sous prétexte du secret défense alors qu'il y plusieurs morts très suspectes et des fonds sur des comptes notamment au Japon, à Genève, à Lausanne...et à Clearstream...et notamment un jeune journaliste père de famille liquidé dans les DOM TOM, sans compter les défenestrés... ( not. Brozicek et Wang...)...et les explosés dans leur voiture ( Sanchez ), les pendus ( Levavasseur, les "suicidés" de plusieurs coups de feu dans le dos, ce qui est impossible...)...

http://googleswiss.com/fr/geneve/f/appendices/app14-assassinats.pdf

Il est trop facile de laisser faire, sous prétexte du secret défense, des gens qui provoquent des infamies sans limites.


http://desiebenthal.blogspot.com/2008/12/clearstream-morts-suspectes.html


Plus des prisonniers politiques et des censures étranges en Suisse, voir www.burdet.info


Comment brouillent-ils les pistes ?



L'affaire Clearstream 2 (ou affaire EADS-Clearstream ou affaire du corbeau des frégates de Taïwan) est une affaire apparue en 2004. Un petit groupe de politiciens et d'industriels tenta de manipuler la justice afin d'évincer des concurrents, en voulant faire croire à l'implication de ceux-ci dans le scandale des frégates de Taïwan. À l'heure actuelle (décembre 2007), l'enquête chargée d'identifier les membres de ce groupe, confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, est encore en cours.

Sommaire



Contexte [modifier]

Cette affaire prend place dans les conflits brutaux qui agitent l'industrie française de l'armement depuis la fusion Airbus-Matra-Dassault au sein d'EADS et les luttes d'influence des géants de l'électronique militaire Thales (Ex-Thomson-CSF) et Alcatel avant leur possible fusion. Ainsi, dans le groupe EADS, se déchireraient deux clans issus de l'ancien groupe Matra : d'une part celui d'EADS proprement dit, animé parPhilippe Camus et Jean-Louis Gergorin ; d'autre part, celui d'Airbus, dirigé par Noël Forgeard et Philippe Delmas.
Une seconde toile de fond est la rivalité politique entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Dès les débuts de l'affaire, Nicolas Sarkozy y aurait vu une tentative grave de déstabilisation à quelques mois de l'élection présidentielle de 2007.


Lancement de l'affaire [modifier]

Depuis juin 2001, le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur l'affaire des frégates de Taïwan. Au printemps 2004, il reçoit plusieurs lettres anonymes et CD-ROMs prétendant révéler l'existence d'un réseau international d'influences et de malversations, ainsi que celle de 895 comptes bancaires occultes qui, ouverts par de nombreuses personnalités du monde des affaires (dont Alain GomezPierre Martinez,Philippe Delmas) ou de la politique (dont Nicolas SarkozyDominique Strauss-KahnLaurent Fabius), auraient fait transiter l'argent des frégates. Il est rapidement apparu qu'il s'agissait d'une tentative de manipulation visant le juge Van Ruymbeke et dont le scénario s'inspirait des thèmes développés dans le livre Révélation$ de Denis Robert. En particulier, les listes de comptes occultes envoyés par le corbeau auraient été trafiquées afin d'impliquer des personnalités étrangères à l'affaire des frégates de Taïwan. Une enquête sur la réalisation de ces faux fut alors confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons[1].


Déroulement de l'affaire [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Chronologie de l'affaire Clearstream 2.


Les faits : le scénario du « corbeau » [modifier]

Depuis juin 2001, les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé enquêtent sur l'affaire des frégates de Taiwan. Parallèlement, en 2001 et 2002, le journaliste Denis Robert, publie deux livres (Révélation$ en 2001 et La Boîte noire en 2002) sur Clearstream, accusant cette société luxembourgeoise de dissimuler des opérations financières illégales, lançant ainsi l'affaire Clearstream 1.
Le 3 mai et 14 juin 2004, Renaud Van Ruymbeke reçoit une première lettre anonyme, suivie par plusieurs autres et un CD-ROM contenant 16 121 comptes bancaires ouverts chez Clearstream, datant du premier trimestre 2000. Le délateur, surnommé « le corbeau » peu après, livre un scénario de cinéma très inspiré par le conspirationnisme ambiant. La lettre commence par ces mots :
« Je vous écris pour vous informer de l'existence d'un groupe mafieux comprenant au moins deux personnes auxquelles vous vous intéressez et qui commencent à étendre en France des méthodes de corruption et de prédation qui ont fait tant de mal à laRussie dans les années 1990. »
Selon le corbeau, un « comité » international composé de Français, d'oligarques russes et des narcotrafiquants serait à l'œuvre pour contrôler de grandes entreprises et blanchir des quantités considérables d'argent sale par le biais des comptes occultes de Clearstream. Le corbeau cite pêle-mêle l'oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, patron du géant pétrolier Ioukos et de la banque Menatep (aujourd'hui emprisonné en Sibérie) et le milliardaire Marc Rich. Il affirme qu'il existe des liens financiers entre des familles colombiennes, des parrains russes, est-allemands et ouzbeks, tout cela au sein d'une vaste confrérie internationale du crime et du blanchiment d'argent. Ce comité serait responsable de la mort de Jean-Luc Lagardère, l'ancien patron de Matra, aujourd'hui fusionné dans EADS.
Le corbeau prétend dénoncer des comptes occultes établis chez Clearstream pour plusieurs personnalités du monde des affaires ou de la politique, dont Philippe Delmas, vice-président du géant européen de l'aéronautique EADS, et Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, mais aussi Alain Gomez, ancien président de Thomson-CSF (devenu Thales), Pierre Martinez, ancien responsable de la sécurité de Thomson-CSFAndrew Wang, l'intermédiaire sino-américain impliqué dans le scandale des frégates de Taïwan, ainsi que Jean-Pierre Chevènement,Dominique Strauss-KahnLaurent Fabius, etc. C'est ainsi que le corbeau a fait croire qu'Alain Gomez possédait le compte 83656 à la Cititrust (Bogota), alors que le véritable titulaire se dénommait en réalité Hugo Caceres Gomez. De même, le compte E 3521, ouvert à la Reserved Mailbox Account, censé appartenir à Pierre Martinez, a comme titulaire une société madrilène dénommée Martinez Gil y Asociados.
Les lettres s'inspirent beaucoup des accusations portées sur la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, et témoignent d'une connaissance certaine du dossier Clearstream et de l'affaire des frégates de Taiwan« Certains numéros de comptes comme ceux de la BNPsont authentiques. » écrit Libération. Dès lors, des commissions rogatoires internationales sont adressées en Suisse, au Luxembourg et enItalie.
Fin 2004, le juge Van Ruymbeke comprend qu'il s'agit d'une manipulation : « Les noms de personnalités ont été rajoutés aux listes de Clearstream. Parfois grossièrement. L'enquête préliminaire ouverte sur les autres comptes est classée sans suite en mai 2005. »[2] Une enquête sur la réalisation de ces faux est alors confiée aux juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.


L'enquête de D'Huy et Pons [modifier]

Le parquet de Paris demande une enquête préliminaire sur la chambre de compensation Clearstream et envoie un substitut à Luxembourg. Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, demande une enquête au directeur de la DSTPierre de Bousquet de Florian, dont un des adjoints, Jean-Jacques Martini, est cité dans la liste du corbeau.
En janvier, l'enquête concernant le compte de Nicolas Sarkozy, accusé de détenir un compte à la Banca popolare di Sondrio, un bourg italien situé au centre des Alpes, sous le nom de « Stéphane Bocsa » et « Paul de Nagy », est fermée. La Banca popolare di Sondrio a en effet répondu à la commission rogatoire du juge Van Ruymbeke réclamant l'identité du titulaire du compte. L'établissement italien a indiqué que le numéro correspondait à un compte de banque ouvert par la société Clearstream, et était utilisé par de très nombreux clients. La Banca popolare réclamait au magistrat français une nouvelle demande désignant la personne visée, mais puisque l'enquête prouvait par ailleurs que les listes avaient été trafiqués, le juge Van Ruymbeke a fermé le dossier, innocentant ainsi Sarkozy[3].
L'attention des magistrats se porte sur un informaticien d'EADS, Imad Lahoud. Il aurait été recruté chez EADS par Jean-Louis Gergorin, sur recommandation du général Philippe Rondot, vétéran des services de renseignements français. Début 2003, Imad Lahoud a collaboré avec laDGSE pour identifier les réseaux financiers d'al Qaïda. À cette occasion, il s'est informé sur le fonctionnement des comptes de Clearstream et a rencontré Denis Robert.
Les juges Pons et d'Huy cherchent à étendre leurs investigations à l'affaire des frégates de Taïwan. En mai 2006, les magistrats ont obtenu communication de l'intégralité de la procédure judiciaire sur les frégates de Taïwan, instruite depuis 2001 par les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé et représentant 35 tomes du dossier. Le Figaro conclut donc que « les quelques 35 tomes du dossier, portant sur d'éventuelles rétrocommissions sur le marché des frégates de Taïwan, sont donc officiellement rattachés à l'affaire Clearstream. »Plusieurs sources judiciaires confient au Figaro « ne pas comprendre cette démarche », tandis que le quotidien constate que « les deux juges ont désormais une matière aussi considérable qu'inattendue pour nourrir leurs investigations. »[4]


Protagonistes [modifier]

Nota bene : Les protagonistes de cette affaire sont présumés innocents et nient toute implication.


EADS [modifier]

  • En avril 2006, l'ensemble de l'équipe dirigeante du groupe EADS s'est retrouvé brutalement au centre de l'affaire Clearstream 2 (ou affaire du corbeau des frégates de Taiwan). Deux membres d'EADS semblent être au cœur de cette affaire : Jean-Louis Gergorin etImad Lahoud. Les bureaux de Noël Forgeard, co-président d'EADS (co-CEO), Gustav Humbert, président d'Airbus et Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, ont été perquisitionnés.
  • Le 8 mai 2006, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen), a affirmé que l'origine de l'affaire Clearstream 2 pourrait être à rechercher au sein des instances dirigeantes du groupe EADS. Le 16 mai 2006, Noël Forgeards'est exprimé au Salon aéronautique de Berlin (ILA). « Ce n'est absolument pas quelque chose qui concerne la société [...] c'est quelque chose qui concerne deux personnes. » « Cela n'a absolument rien à voir avec EADS, même si certains le disent. » A-t-il ajouté.
  • Jean-Louis Gergorin, directeur d'une branche d'EADS chargé de la stratégie, a indiqué dans la presse les 28 et 29 avril 2006 être l'auteur des deux premières lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke en mai et juin 2004. Convaincu que le groupe Lagardère est menacé par un réseau international affairiste, il bénéficie des informations d'une source sur des comptes occultes deClearstream. Il tente de déclencher une enquête des services spéciaux français en contactant Philippe Rondot en novembre 2003, puisDominique de Villepin en janvier 2004. En avril 2004, constatant l'inefficacité des investigations, il rencontre en secret Renaud Van Ruymbeke. Refusant de déposer officiellement, il envoie les informations issues de sa source sous forme de plis anonymes au juge Van Ruymbeke.
  • Imad Lahoud est directeur scientifique au centre de recherche d'EADS. Son frère est Marwan Lahoud, nouveau directeur général d'EADS Défense et sécurité (DS), chargé du marketing, de l'international et de la stratégie, nommé en juin 2007, et ancien président deMBDA, leader européen des missiles. Bien que désigné par le général Philippe Rondot et Jean-Louis Gergorin comme la source des informations sur Clearstream, il nie toute implication dans cette affaire.


Personnalités politiques [modifier]



Dominique de Villepin [modifier]

En présence de Jean-Louis GergorinDominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères demande le 9 janvier 2004 une première enquête au général Philippe Rondot, proche conseiller de Michèle Alliot-Marieministre de la Défense, pour vérifier l'existence des comptes bancaires attribués à des personnalités, dont Nicolas Sarkozy. La compétence de Dominique de Villepin à demander une enquête à un officier supérieur est discutée. Fin juin 2004, il informe le premier Ministre Jean-Pierre Raffarin que l'hebdomadaire Le Point va publier des informations mettant en cause un ministre important du gouvernement. Il lui est demandé de mener des investigations. Ministre de l'Intérieur, il demande une deuxième enquête à Pierre de Bousquet de Florian, directeur de la DST, sans l'informer de l'enquête préliminaire de Philippe Rondot et surtout des forts doutes de ce dernier.
En juin 2006, Dominique de Villepin a porté plainte contre plusieurs ouvrages documentant son instrumentalisation de l'affaire : Denis Robertpour Clearstream, l'enquête (Les Arènes), Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner pour Règlements de compte pour l'Elysée, (Ohéditions) etAiry Routier pour Le complot des paranos (Albin Michel). En octobre 2006, le procureur de la République de Paris n'a pas requis la mise en examen du Premier ministre ou son audition comme témoin assisté mais son audition comme simple témoin [5].
Les 4, 5 et 6 juillet 2007, Dominique de Villepin est mis en cause par Philippe Rondot et Imad Lahoud. En particulier, des notes retrouvées sur l'ordinateur du général Rondot indiqueraient qu'il aurait donné instruction à Jean-Louis Gergorin « de « balancer » Nicolas Sarkozy ». Son domicile et ses bureaux sont perquisitionnés. Au cours d'auditions ayant eu lieu en juillet 2007, et à la suite de la reconstitution de ces notes ayant transité sur l'ordinateur du général Rondot, J-L Gergorin dévoile n'avoir agi que sur ordre de Dominique de Villepin, se réclamant lui-même d'instructions du Président de la République. Il en résulte alors un recentrage de l'enquête autour de l'ex-premier ministre, passé depuis peu du statut de membre du gouvernement à celui de simple citoyen avec la formation d'un nouveau gouvernement consécutif à l'élection de Nicolas Sarkozy constitué partie civile dans ce dossier, et aboutissant dans des délais extrêmement rapides à la mise en examen de l'ancien premier ministre sous pas moins de quatre chefs d'accusation différents.
En effet, le 27 Juillet 2007[6], Dominique de Villepin est mis en examen pour complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d'abus de confiance et complicité d'usage de faux. Il lui est depuis cette mise en examen interdit de rencontrer les principaux protagonistes de l'affaire (source judiciaire). Comprenant entre autre l'ancien président Jacques Chirac. Mi novembre 2008, Dominique de Villepin est renvoyé en correctionnelle[7].


Nicolas Sarkozy [modifier]

L'ancien Président de la République est le plus fréquemment présenté en victime de l'affaire, mais parfois aussi comme ayant, à l'époque, favorisé sa propre victimisation afin de mettre en difficulté ses adversaires politiques. Selon Philippe Rondot, conseiller pour le renseignement du ministre de la Défense, et Stéphane Denis, du Figaro, il aurait été informé de l'enquête en cours dès l'été 2004, alors qu'il occupait le poste de ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Le contrôle de la DST aurait d'ailleurs été une de ses motivations pour son retour au Ministère de l'Intérieur, qu'il avait quitté en mars 2004. Aussi, quand il y revint effectivement en juin 2005, une de ses premières demandes fut de réclamer le rapport de la DST sur cette affaire.


Michèle Alliot-Marie [modifier]

Alors Ministre de la Défense des gouvernements Raffarin et Villepin, elle aurait été informée dès la fin de l'année 2003, par son CROS le généralPhilippe Rondot de l'existence d'un listing comprenant des hauts responsables et des hommes politiques, dont Nicolas Sarkozy, ayant des comptes occultes chez Clearstream. De fait, elle demande au général Rondot d'enquêter. Devant les juges, en mars 2004 et en juillet 2007, le général Rondot affirme que, dès mai 2004, il avait la conviction que ce listing était trafiqué et aurait fait part de sa conviction à Michèle Alliot-Marie. À cette période, toutefois, il doute que la ministre ait prévenu Nicolas Sarkozy. Selon cette dernière, elle n'aurait été informée qu'au début de l'été 2004. [1]


Jacques Chirac [modifier]

Alors président de la République, Jacques Chirac a donné des « instructions » dans cette affaire. Elles sembleraient ne pas porter uniquement sur « la protection des marchés internationaux et la lutte contre les réseaux mafieux », ainsi que l'affirmait l'Élysée le 28 avril 2006. Il demande à Philippe Rondot de lui rendre compte directement ainsi qu'à Dominique de Villepin, au grand dam de Michèle Alliot-Marie.
Le 22 juin 2007, le bureau de l'ancien chef de l'Etat fait savoir dans un communiqué, en invoquant la Constitution, que ce dernier ne peut répondre favorablement à la démarche des Juges d'Huy et Pons qui ont souhaité l'entendre comme témoin dans le cadre de l'instruction. Il rappelle en outre le communiqué diffusé du 28 avril 2006 par l'Elysée, dans lequel le président démentait « catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant des personnalités politiques dont le nom avait pu être mentionné ».
Le 4 juillet 2007, l'expertise judiciaire retrouva des notes du général Rondot sur l'ordinateur de ce dernier. Celles-ci indiqueraient que « Jean-Louis Gergorin aurait, fin avril 2004, reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République[Jacques Chirac], de « balancer » Nicolas Sarkozy ». Ces nouveaux documents accréditeraient l'idée que Nicolas Sarkozy était la cible d'une manipulation dans laquelle Dominique de Villepin et Jacques Chirac auraient tenu un rôle. Lors d'interrogatoires ayant eu lieu en juillet 2007, J-L Gergorin aurait confirmé cette version des faits, tout en soulignant que lui-même et Dominique de Villepin tenaient alors les listings pour vrais.


Ministère de la défense et services de renseignement [modifier]



Philippe Rondot [modifier]

Général de division à la retraite depuis décembre 2005, il est un « vétéran » du renseignement français. Après avoir reçu un listing Clearstream des mains de Jean-Louis Gergorin, il a enquêté sur ordre du ministère de la défense, tout en rendant compte à Dominique de Villepin. Selon Le Monde du 29 avril 2006, il a déclaré aux juges que Dominique de Villepin lui aurait confié le listing mentionnant le nom de Nicolas Sarkozy fin 2003 et lui aurait demandé d'enquêter sur lui et ses prétendus comptes occultes chez Clearstream. Selon le général Rondot, son rapport qui ferait état d'une liste de bénéficiaires de comptes chez Clearsteam serait « bidon ».
Des notes compromettantes pour Dominique de Villepin ont été retrouvées sur son disque dur après avoir été effacées. Le général Rondot a confirmé l'existence de ces notes et qu'elles avaient été effacées à la demande de Dominique de Villepin. Stéphane Queroy, qui est à la fois la nièce et l'assistante du général Rondot, a confirmé le 4 juillet 2007 devant les enquêteurs le contenu de ces notes qu'elle a tapée et que ces notes avaient été effacées à la demande de Dominique de Villepin.[8]


Pierre de Bousquet de Florian [modifier]

Directeur de la DST depuis septembre 2002, il aurait reçu la demande de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, d'enquêter sur l'affaire Clearstream 2 le 5 juillet 2004. Le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud fut chargé de superviser une cellule d'enquête aujourd'hui dispersée. Dominique de Villepin lui aurait dissimulé l'existence des investigations du général Rondot et des doutes de ce dernier.Nicolas Sarkozy, redevenu ministre de l'Intérieur lui reprocherait d'avoir enquêté sur ses prétendus comptes occultes et d'avoir conclu à une manipulation sans jamais l'en informer. Selon le directeur de la DST, il s'agissait d'un simple « recueil de renseignements ». Pierre de Bousquet a appris à l'automne 2004 par Philippe Rondot que ce dernier avait entrepris des vérifications sur des hauts fonctionnaires de la défense cités dans les listings Clearstream, mais il semble[évasif] avoir ignoré tout le reste. Dans ses notes saisies par les juges, M. Rondot avait écrit, à la date du 27 juillet 2004, avoir lui-même suggéré de « travailler avec P. de Bousquet ». Il ajoutait : « Pour D de V, qui est d'accord, « il manque d'imagination ». » La proposition n'aurait donc été suivie d'effet qu'avec plusieurs mois de retard, et très partiellement. À la DST, on assure n'avoir mesuré l'ampleur des investigations du général qu'à la lecture de la presse en avril-mai 2006. Le 10 juillet 2004, la DST obtient le document publié par le Point. Très vite, la falsification apparaît. Peu après, M. de Bousquet prévient Claude Guéant, directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, de la présence du nom du ministre dans le listing.


Justice [modifier]



Renaud Van Ruymbeke [modifier]

Réputé pour sa grande rigueur et son respect des procédures, le juge Renaud Van Ruymbeke, se serait laissé entraîner dès avril 2004 parJean-Louis Gergorin dans un arrangement non prévu par le code de procédure pénale : un rendez-vous secret non acté avec le vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin chez son avocat Thibault de Montbrial. Le « corbeau » serait donc connu depuis toujours du magistrat qui aurait voulu protéger la vie de son témoin dans un dossier qui a connu une épidémie de morts subites (Voir Affaire des frégates de Taiwan). Le garde des Sceaux Pascal Clément a demandé une enquête administrative. Renaud Van Ruymbeke postulait ce mois-ci pour une fonction de président de chambre à la cour d'appel de Paris. Le CSM, présidé par le président Jacques Chirac impliqué dans l'affaire, a suspendu sa décision.


Henri Pons et Jean-Marie d'Huy [modifier]

Henri Pons et Jean-Marie d'Huy sont les magistrats instructeurs de l'affaire.


Presse [modifier]



Le quotidien Le Monde [modifier]

Début mai 2006, Le Monde apparaît comme le détonateur de cette affaire d'État en publiant la déposition du général Philippe Rondot auprès des magistrats Henri Pons et Jean-Marie d'Huy. La déposition au format pdf sera massivement diffusée sur les sites Web, les forums et les e-mails d'Internet. Le 11 mai 2006, il publie des extraits des notes privées du général Rondot saisies à ses domiciles montrant à nouveau son accès au dossier d'instruction. Ce même jour, suite à la demande du général Rondot, le garde des Sceaux demande au parquet de Parisd'ouvrir une information judiciaire pour « violation du secret de l'instruction ».


L'hebdomadaire Le Point [modifier]

Le Point, dirigé par Franz-Olivier Giesbert, rend l'affaire publique en juillet 2004 en faisant de l'affaire son titre de couverture. Il parle de ministres et d'anciens ministres sans citer de nom. « Le Point a eu accès à des lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke dénonçant un système de blanchiment d'argent par « la banque des banques », Clearstream. Parmi les personnes « dénoncées », notamment de nombreuses personnalités politiques. » [9]


Le quotidien Le Parisien [modifier]

Le 17 septembre 2004, Le Parisien cite nommément Nicolas Sarkozy dans un article intitulé Le juge enquête sur quatre ministres.


Le quotidien Libération [modifier]

Le 24 septembre 2004, Karl Laske fait part de ses doutes dans l'article Les comptes rêvés des frégates de Taiwan : « La justice retiendra peut-être que, sans être vraie, c'est sûrement l'une des plus belles histoires qu'on lui ait racontées. »


Le quotidien Le Canard enchaîné [modifier]

Le 26 mars 2008, Le Canard enchaîné publie une note d'Yves Bertrand (ancien patron des RG) indiquant qu'il aurait eu une réunion avecNicolas Sarkozy et Claude Guéant à l'automne 2004, et le 28 février 2005. Dans cette note, Mr Bertrand indique que « M. Sarkozy m'avait en terme très vif, reproché d'avoir été l'un des investigateurs, avec Philipe Massoni, de l'affaire Clearstream » . Mr Sarkozy avait élargi ses accusations à certains membres de l'entourage du Président de la république, qu'il soupçonne de complot contre lui » . Interrogé par Le Canard enchaîné avant la publication de l'article, Mr Guéant avait non seulement confirmé les propos, mais aussi ajouté « Je n'ai pas changé d'avis. » .


L'hebdomadaire Le Journal Du Dimanche [modifier]

Grand reporter chargé des affaires judiciaires, Michel Deléan a suivi le dossier Clearstream pour le Journal du Dimanche (JDD). Il a notamment recueilli l'unique interview du général Rondot en mai 2006. Le JDD et Michel Deléan ont, en mars 2008, gagné le procès en diffamation que leur avait intenté la société Salamandre après la publication d'un article intitulé "Du rififi chez les barbouzes", en juin 2007.


L'hebdomadaire Paris Match et Karl Zéro [modifier]

Ancien pigiste pour Karl Zéro et Paris Match, Stéphane Ravion est apparu dans l'affaire Clearstream suite à l'exploitation par la DNIF du verbatim se sa rencontre avec la société de conseil en stratégie Salamandre en octobre 2006 à l'Ernest Bar du Lutétia.
Dans ce verbatim, Salamandre consigne que Stéphane Ravion, qu'il présente comme un mythomane et un « petit soldat » d'Yves Bertrand, l'ancien Directeur Central des Renseignements Généraux (DCRG), lui a dit avoir « été appelé en 2003 à son retour du Yemen par Bertrand » et que ce dernier lui a proposé de « bosser pour le cabinet noir ». « Il s'agissait de trouver tout ce qu'on peut contre Sarkozy, pour l'abattre !".
Suite à l'audition de Salamandre début 2008, le domicile d'Yves Bertrand a été perquisitionné. La DNIF y découvre 23 carnets à spirale d'Yves Bertrand dans lesquels Stéphane Ravion apparaît comme l'un des indicateurs assidus du policier.
A la date de l'article, il semble que[évasif] Imad Lahoud ai modifié le listing, mais ni lui, ni Jean-Louis Gergorin, ni même Dominique de Villepin connaissaient toutes les personnes qui ont été mis sur le listing. Donc il devrait être utile d'interroger toute personne qui aurait des informations. Mr Bertrand en tant qu'ancien patron des RG, connait par contre toutes ces personnes. De plus, sa plus proche collaboratrice Mme Brigitte Henri a beaucoup travaillé avec Mr Imad Lahoud.
Suite à cet article, les juges d'Huy et Pons ont décidé le 15 mai qu'il n'était pas nécessaire d'interroger Mr Guéant sur cette affaire car cela « n'apparait nullement utile à la manifestation de la vérité » . [2]


Intervenants secondaires [modifier]



Philippe Marland [modifier]

Il est le directeur de cabinet de la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie.


François Heilbronner [modifier]

Ancien directeur adjoint et directeur de cabinet du premier ministre Jacques Chirac (1986-1988), il est le père d'Anne-Gabrielle Heilbronner-Lahoud, conseillère de Philippe Douste-Blazy, et le beau-père d'Imad Lahoud, directeur scientifique à EADS. Son domicile a été perquisitionné le 12 mai 2006.


Anne-Gabrielle Heilbronner-Lahoud [modifier]

Conseillère de Philippe Douste-Blazy et ancien directeur de cabinet d'Éric Woerth, elle est la fille de François Heilbronner et l'épouse d'Imad Lahoud.


Alain Juillet [modifier]

Ancien directeur du renseignement à la DGSE et chargé du renseignement économique au SGDN, Alain Juillet est le neveu de Pierre Juillet, ancien conseiller politique de Georges Pompidou et du jeune Jacques Chirac. Il a auparavant eu des responsabilités dans l'industrie agroalimentaire. Ces dernières années il donnait à l'IEP de Paris un cours avec Jean-Louis Gergorin et Renaud Girard (journaliste au Figaroayant interviewé lui-même J-L Gergorin dans le cadre de l'affaire CLearstream) intitulé : Information et stratégie : le rôle de l'information , du renseignement aux médias, dans la gestion des conflits du 21e siècle. En avril 2006, son bureau au secrétariat général de la défense nationale (SGDN) a été perquisitionné dans le cadre de l'affaire Clearstream 2. Selon des écoutes des téléphones portables de Imad Lahoud etJean-Louis Gergorin publiées par Le Parisien du 11 mai 2006, son nom a été cité par les époux Lahoud lors de la perquisition des locaux d'EADS le 28 avril 2005. « Madame Lahoud appelle son mari et lui demande si elle doit appeler Alain Juillet, Imad lui répond rapidement que non (opération de perquisition en cours) », notent les policiers. Cette référence à Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE, responsable de l'intelligence économique auprès du premier ministre, pointe les connexions d'Imad Lahoud au sein des services spéciaux, malgré les dénégations de la DGSE[10],[11]


Philippe Delmas [modifier]

Philippe Delmas, proche de Noël Forgeard, fut la première victime du corbeau et fut mis en garde à vue en mai 2004. Alpiniste de sang froid, il impressionna fortement la brigade financière en s'endormant profondément au dépôt entre deux interrogatoires de sa garde à vue.


Stéphane Denis du Figaro [modifier]

Ami et parent du général Philippe RondotStéphane Denis est au courant de l'enquête diligenté par Dominique de Villepin en janvier 2004. En mai 2006, il affirme dans Le Point que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant dès septembre 2004, à deux reprises (septembre 2004 et mai 2005) de l'enquête déclenchée par le général Philippe Rondot au sujet de comptes supposés détenus chez Clearstream. Sarkozy dément.[12]. Pourtant, selon Le Monde : « dès le 12 novembre 2004, Stéphane Denis, dans La Lettre de M. Rastignac, la chronique qu'il tient dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, [a] relaté cet épisode »[13].


Salamandre [modifier]

Pierre Sellier est le PDG de la société de conseil en stratégie Salamandre et un spécialiste du jeu de Go.
Pierre Sellier a été entendu par la Division nationale des investigations financières (DNIF) le 30 octobre 2006 au sujet d'une note saisie au domicile du général Philippe Rondot et intitulée "Synthèse des entretiens première quinzaine de mai 2005 - Résumé de verbatim IMALA", raccourci d'Imad Lahoud.
Pierre Sellier, qui a rencontré Imad Lahoud dans le cadre des missions de stratégie que Salamandre conduit pour EADS, la filiale aéronautique et défense du groupe Lagardère, a remis ce verbatim à Jean-François Clair, directeur adjoint de la DST en juin 2005, en présence de Michel Laccarrière, ancien directeur du renseignement de la DGSE de 1989 à 2000 et membre du conseil de supervision de Salamandre.
Dans ce "verbatim", Pierre Sellier consigne qu'« IMALA », qu'il présente comme un « mythomane », « lui a dit avoir manipulé Denis Robert», qu'« IMALA se dit couvert par Alain Juillet, haut responsable de l'intelligence économique auprès du gouvernement, dont il se réclame », qu'il « répète que Michèle Alliot-Marie l'a protégé » et qu'enfin le "cabinet de Villepin" le "soutiendrait".
Pierre Sellier a également été interrogé par la DNIF au sujet d' une note de la DST confectionnée le 1er septembre 2004, plusieurs mois avant la remise du « verbatim IMALA », et détaillant notamment à propos de l'affaire Clearstream : « Interrogé sur les sociétés privées de conseil, la source en cite deux (…) et parmi celles de haut niveau pouvant mener une telle manipulation : spontanément la source n'en voit qu'une : Salamandre ».
En juin 2007, Salamandre a intenté un procès en diffamation au JDD, que le journal a gagné. En janvier 2008, Yves Bertrand, patron de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG) de 1995 à 2005, fera irruption dans l'affaire Clearstream suite à l'exploitation par la DNIF du compte-rendu des propos tenus par un journaliste freelance de Paris Match devant Salamandre .

Références

  • Clearstream: le PDG d'une société de conseil en stratégie entendu, AFP, 30 octobre 2006
  • Du rififi chez les barbouzes, Le Journal du Dimanche, 17 juin 2007, par Michel Deléan
  • Mutation discrète d'un commissaire divisionnaire de la DST, le Monde
7 juillet 2007, par Piotr Smolar
  • Corbeau, couleuvre et Salamandre, Bakchich, 20 juillet 2007, par Xavier Monnier
  • Les mystérieux cahiers d'Yves Bertrand, Le Journal du Dimanche, 20 janvier 2008, par Michel Deléan
  • Clearstream : Yves Bertrand contre attaque, Bakchich, 21 janvier 2008, par Nicolas Beau
  • Clearstream : l'ancien patron des RG Yves Bertrand entendu par la police, AFP, 11 février 2008
  • Affaire Clearstream - Les carnets secrets de l'ex-patron des RG, Le Point, 14 février 2008, par Jean-Michel Decugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens
  • Jacques Espérandieu excommunié du «JDD», Libération, 8 mai 2008, par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts.


Intelligence économique et sécurité [modifier]

Le directeur de AB Associates, Alain Bauer a été entendu par les policiers en charge des investigations sur l'affaire Clearstream.


Documents [modifier]



Citations [modifier]

  • « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher. » Nicolas Sarkozy, tiré deLa Tragédie du présidentFranz-Olivier Giesbert, 2006.
  • « Cette affaire Clearstream a été montée de toutes pièces, elle est destinée à cacher l'affaire des frégates de Taïwan. Il y a 500 millions de dollars qui sont partis, il y a des morts dans ce dossier. Mais on nous ressort toujours Clearsream, avec une surmédiatisation qui a été encouragée par Nicolas Sarkozy. On m'a mis au pilori. » Renaud Van Ruymbeke sur France Info, le 1er février 2007.


Notes et références [modifier]

  1.  Frégates: les juges d'Huy et Pons ont le dossier en main [archive], in Le Figaro du 5 mai 2006
  2.  Deux ans d'enquête et toujours pas de corbeau [archive] in Libération du 28 avril 2006
  3.  Clearstream: le mystère s'épaissit [archive] in L'Express du 19 janvier 2006
  4.  Frégates: les juges d'Huys et Pons ont le dossier en main [archive] in Le Figaro du 5 mai 2006
  5.  Archives [archive]
  6.  http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/266861.FR.php [archive]
  7.  « Affaire Clearstream: Villepin renvoyé en correctionnelle » [archive]Libération, 19 novembre 2008.
  8.  LeMonde.fr : L'assistante du général Rondot confirme le témoignage visant M. de Villepin [archive]
  9.  in L'affaire d'État qui fait trembler toute la classe politiqueLe Point, 8 juillet 2004
  10.  Avril 2005 : Perquisition très suivie à EADSLibération, 12 mai 2006
  11.  Imad Lahoud dit avoir été en mission pour la DGSE, Reuters, 19 mai 2006)
  12.  Le Monde.fr, § 4 : « Nicolas Sarkozy en savait-il plus qu'il ne l'a dit ? [archive] »
  13.  « Le journaliste Stéphane Denis affirme avoir averti M. Sarkozy en 2004 et 2005 » [archive] in Le Monde du 12 mai 2006


Voir aussi [modifier]



Articles connexes [modifier]



Sources [modifier]

  • Stéphane DenisClearstream : le général Rondot parleLe Figaro, 2 mai 2005
  • Laurent ZecchiniAffaire Clearstream : la version du général Philippe RondotLe Monde, 2 mai 2005
  • Éric DecoutyClearstream : le corbeau traqué dans les allées du pouvoirLe Figaro, 18 avril 2006
  • Clearstream-Sarkozy : le mystère s'éclaircitL'Express, 19 janvier 2006
  • Les protagonistes, L'affaire Clearstream, portraitsLe Nouvel Observateur, 30 avril 2006
  • Les coulisses d'une affaire d'ÉtatL'Express, 13 décembre 2004
  • Frégates : L'affaire d'État qui fait trembler toute la classe politiqueLe Point, 8 juillet 2004


Lien externe [modifier]


Exemple (caricatural mais explicite) :
Une entreprise Française achète une montre à 1 € (n'importe où dans le monde).
Elle revend cette montre 101 € hors taxes et frais (en France).
L'entreprise aura des impôts à payer sur 100 €.
Maintenant, si elle fait acheter cette montre par une société créée par elle dans un paradis fiscal (toujours 1 €).
Que sa société implantée dans le paradis fiscal revend la montre 100 € à la société Française.
L'entreprise revendant la montre toujours 101 €.
Le bénéfice n'est que de 1 €.
La société ne paiera des impôts en France que sur 1 euro au lieu de 100 €.
Les 99 autres euros gagnés par sa société seront soumis à l'impôt très bas du paradis fiscal.
Caractéristiques des paradis fiscaux
L'intérêt des paradis fiscaux ne réside pas seulement dans leur qualité fiscale, mais aussi dans d'autres avantages aussi essentiels. Le rapport Gordon de l'administration fiscale américaine ainsi que les travaux de l'OCDE retiennent un faisceau de caractéristiques communes à la plupart des paradis fiscaux :
* absence ou faible niveau d'imposition pour des dépenses publiques réduites
* liberté des changes accompagnée d'une monnaie liquide
* secret commercial et secret bancaire inébranlable (on parle parfois de « paradis bancaire »)
* secteur financier très développé par rapport à la taille du pays ou la dimension de son économie
* maillage de conventions fiscales faible ou inexistant.
A ces critères on peut ajouter l'impunité judiciaire relativement aux lois nationales contournées qui font dire à l'ONG Survie, membre fondateur d'ATTAC, que les paradis fiscaux sont en fait des paradis fiscaux et judiciaires.
Les paradis fiscaux sont en général de tous petits territoire, souvent des îles, qui peuvent dégager des ressources fiscales suffisantes à leur échelle parce que le faible taux d'imposition est compensé par l'énorme volume d'opérations (la ressource étant de niveau mondial).
Devenir un paradis fiscal est une solution qui peut-être adoptée par des états sans autres ressources, dont l'économie très faible par ailleurs ne supporterait pas une taxation à la hauteur des besoins.
Toutefois, ces critères restent relatifs : la Suisse est un paradis bancaire, mais n'est en général pas considérée comme un paradis fiscal ; le Royaume-Uni ou les États-Unis ne sont pas en général considérés comme des paradis fiscaux bien qu'en pratique ils puissent offrir les mêmes avantages aux particuliers (statut de résident non domicilié au Royaume-Uni) comme aux entreprises (sociétés non résidentes aux États-Unis) ; Andorre est un paradis fiscal avec des infrastructures de communication et de transport limitées du fait de sa géographie, etc.
La Suisse n'est plus un paradis fiscal depuis des années.Depuis que l'OCDE a mis en place des outils de lutte contre les paradis fiscaux, 33 juridictions ont pris des engagements en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements et ont été retirées de la liste.

Exemple de paradis fiscal sous juridiction anglaise...Allez, un extrait du Monde pour finir :

Citation:
Apparemment, aux Bahamas, la bonne moralité semble ainsi à géométrie variable. Le « comte », il est vrai, a presque l'air d'un demi-sel en regard des personnages qu'il côtoie dans les endroits les plus huppés des îles : la St Andrew's School, la piscine du très sélect Ocean Club ou le bar du country club de Lyford Cay, l'enclave ultraprivée des multimilliardaires de l'île de New Providence. Même un Didier Schuller ne fait guère le poids à côté d'autres « célébrités » de la petite communauté offshore des nouveaux flibustiers de Nassau.

Prenez le Canadien David Walsh, par exemple. Fondateur de la sulfureuse Bre-X, une société censée exploiter une mine d'or sans filon à Bornéo, Walsh serait à l'origine de la ruine, en mars dernier, de plusieurs milliers d'investisseurs. Il vit tranquillement à Cable Bay, dans une propriété longeant une plage privée sur plus de 400 mètres.


Sur le green de Lyford Cay on peut aussi croiser le Tchèque Viktor Koczeny. Cet ancien

étudiant de Harvard s'est enrichi grâce à un gigantesque délit d'initié, en rachetant des fonds de pension en couronnes et en les revendant en dollars lors des privatisations en République tchèque. Bénéfice de
l'opération selon l'un de ses proches : plusieurs centaines de millions de francs. Viktor Koczeny, 37 ans, a
débarqué aux Bahamas en 1996. Beau garçon, intelligent et de compagnie agréable malgré l'omniprésence de ses trois gardes du corps, « le Tchèque », comme on le surnomme à Nassau, s'est offert un Boeing 737 aménagé en appartement, qu'il tient prêt au décollage vingt-quatre heures sur vingt-quatre. « Beaucoup de gens cherchent à lui faire la peau, affirme un agent immobilier. Il a intérêt à profiter de la vie, avant de se retrouver au fond du lagon, les pieds pris dans le béton.

Un autre personnage bien plus haut en dollars fait beaucoup parler de lui dans ces îles de rêve. C'est Sol Kerzner, l'empereur des jeux en Afrique du Sud et le propriétaire de cet Ocean Club que fréquentent Didier Schuller et Patrick Campion. Depuis quelque temps, les activités de Salomon, dit Sol, Kerzner, fils de modestes émigrants juifs de Russie, occupent toutes les conversations lors des soirées élégantes de Nassau. Sol a racheté plus de 70% de Paradise Island, et il a investi 700 millions de dollars (4,2 milliards de francs) dans la construction du centre de loisirs le plus grand du monde. C'est ainsi qu'il est devenu l'homme fort des Bahamas. Un homme craint mais respecté.


« Depuis son arrivée, c'est le jour et la nuit, dit une résidente belge. Auparavant, les rues de Nassau ressemblaient à un gourbi. Maintenant, les poubelles sont ramassées, les maisons repeintes. La ville est enfin sûre. Dans « Punch », le journal satirique de l'île, de nombreux articles ont pourtant dénoncé l'origine incertaine, voire mafieuse, de la fortune de Sol Kerzner, fortune accumulée au temps de l'apartheid. On a accusé le magnat de la roulette d'avoir arrosé des dirigeants de quatre anciens bantoustans où il a ouvert ses casinos.


Certains s'interrogent : ne serait-il pas en train de recourir aux mêmes méthodes aux Bahamas ? « Si vous

voulez être tranquille ici, il suffit de payer, dit un financier. Payer ses intermédiaires et surtout payer ses
protections. Pour s'implanter, les grosses sociétés financent par ailleurs des plans de développement
gouvernementaux. Elles mettent ainsi les responsables du pays en porte-à-faux et deviennent vite
incontrôlables. »

Jusqu'à maintenant, un seul de ces richissimes résidents étrangers peut se plaindre d'avoir

cédé à l'appel des bakchichs sous les cocotiers. Il s'agit du Suisse Werner K. Rey. Caché aux Bahamas
depuis la faillite frauduleuse de son empire Omni Holding, en 1992, il a laissé à Berne une ardoise de 4
milliards de francs suisses (16 milliards de francs français). Durant quatre ans, Rey a vécu tel un nabab à
Nassau, persuadé qu'on ne viendrait jamais l'en déloger. En mars 1996, pourtant, le gouvernement suisse a fini par obtenir son arrestation provisoire. Depuis, Rey dort en prison.

Pendant ce temps, pour des dizaines de milliers dollars d'honoraires, ses avocats bahamiens négocient son maintien dans les îles, devant la Cour suprême de Nassau.


Selon « la Tribune de Genève », Werner K. Rey pourrait être extradé au printemps prochain. A moins qu'il ne fasse appel de cette décision en premier lieu à Nassau, puis, s'il le faut, devant le Privy Council de Londres, l'autorité judiciaire suprême du Commonwealth dont dépendent les Bahamas. A Nassau, avec un portefeuille plus rebondi encore que son casier judiciaire, on a la vie devant soi.
Les juridictions qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignements sont [14] :


Europe [modifier]



"Offshore Financial Centers" selon le FMI de 2007[15] [modifier]



Amérique [modifier]



Asie [modifier]



Europe [modifier]



Paradis fiscaux selon ATTAC [réf. nécessaire] [modifier]



Afrique [modifier]



Amérique [modifier]



Asie [modifier]



Europe [modifier]



Moyen-Orient [modifier]



Océanie [modifier]



Autres [modifier]

D'autres territoires ont été parfois qualifiés de paradis fiscaux :
  • la Polynésie Française, où n'existe ni impôt sur le revenu, ni ISF, ni droits de succession. Valable aussi pour Wallis-et-Futuna, le plus secret des paradis offshore français[réf. nécessaire].
  • Belgique Belgique : bien qu'ayant une fiscalité considérée comme assez lourde, le pays n'a pas d'ISF, ni d'impôt sur les plus-values mobilières, un statut avantageux de « centre de coordination » pour les multinationales, anonymat fiscal des revenus d'épargne, etc[réf. nécessaire].
  • Le Liban Liban est aussi considéré comme un paradis fiscal, même si l'instabilité politique actuelle peut rebuter les entreprises ou les investisseurs à s'installer dans ce pays[réf. nécessaire].
  • Le Canada Canada est considéré comme un paradis fiscal pour les mouvements religieux. En effet, dans ce pays, tout mouvement à caractère religieux peut recevoir de nombreux avantages fiscaux, exception de taxes municipales et d'impôt sur le revenu, possibilité d'émettre des reçus fiscaux aux donateurs. Il est relativement facile aux 15 000 organismes religieux basés au Québec d'avoir droit à ces avantages fiscaux[réf. nécessaire].
  • Royaume-Uni Royaume-Uni. Selon le quotidien français L'Humanité[17], mais aussi pour la place historique et prépondérante de Londres dans le marché des eurodollars[18].

  • L'essayiste français Stéphane Denis écrit en 2008 dans le quotidien Le Figaro : « Si l'on tient comptes des services offerts (secret bancaire, absence de taxes, non-résidence, absence de réglementation), le plus grand paradis fiscal de la planète est la City de Londres. Elle a organisé à la fin des années 1950 la non-réglementation en accaparant le marché des eurodollars ; elle pratique le secret bancaire et l'absence de taxes pour les non résidents (…). Elle dispose de relais exotiques (Bermudes, Bahamas, Îles Vierges) battant pavillon britannique mais destinés à tromper sa propre réglementation. La Suisse, désignée ces jours-ci comme le premier paradis fiscal avec le Luxembourg, peut, avec raison, faire remarquer qu'elle n'est qu'un coffre fort de famille, à côté de Londres. »[19][réf. nécessaire].

Freedom of the Press Foundation Publishes Leaked Audio of Bradley Manning’s Statement
March 11, 2013
By Trevor Timm Follow @TrevorTimm Rainey Reitman Follow @RaineyReitman
Today, Freedom of the Press Foundation is publishing the full, previously unreleased audio recording of Private First Class Bradley Manning’s speech to the military court in Ft. Meade about his motivations for leaking over 700,000 government documents to WikiLeaks. In addition, we have published highlights from Manning’s statement to the court.
While unofficial transcripts of this statement are available, this marks the first time the American public has heard the actual voice of Manning.
Bradley Manning's Full Statement
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He explains to the military court in his own cadence and words how and why he gave the Apache helicopter video, Afghanistan and Iraq Wars Logs, and the State Department Diplomatic Cables to WikiLeaks. Manning explains his motives, noting how he believed the documents showed deep wrongdoing by the government and how he hoped that the release would "spark a domestic debate on the role of the military and our foreign policy in general as it related to Iraq and Afghanistan." In conjunction with the statement, Private First Class Manning also pleaded guilty to 10 of the 22 charges against him.
Freedom of the Press Foundation is dedicated to supporting journalism that combats overreaching government secrecy. We have been disturbed that Manning’s pre-trial hearings have been hampered by the kind of extreme government secrecy that his releases to WikiLeaks were intended to protest. While reporters are allowed in the courtroom, no audio or visual recordings are permitted by the judge, no transcripts of the proceedings or any motions by the prosecution have been released, and lengthy court orders read on the stand by the judge have not been published for public review.
A short film by Laura Poitras
A group of journalists, represented by the Center for Constitutional Rights (CCR), has been engaged in a legal battle to force the court to be more open. While the government has belatedly released a small portion of documents related to the case, many of the most important orders have been withheld—such as the orders relating to the speedy trial proceedings or the order related to Manning’s prolonged solitary confinement.
Michael Ratner, president emeritus of CCR, called the government "utterly unresponsive to what is a core First Amendment principle." Ratner noted this is a public trial, the information being presented is not classified, and that contemporaneous access to information about the trial is necessary to understanding the proceedings. Nonetheless, the lawsuit has been tied up in the appeals court for months.
Freedom of the Press Foundation’s mission is to support and defend cutting-edge transparency journalism by supporting those organizations that publish leaks in the public interest. We often report on news surrounding government secrecy, educating the public about the important relationship between leaking and independent journalism. When we received this recording, we realized we had a unique opportunity to bring some small measure of transparency directly by allowing the world to hear for itself the voice of someone who took a controversial and important stance for government transparency.
We hope this recording will shed light on one of the most secret court trials in recent history, in which the government is putting on trial a concerned government employee whose only stated goal was to bring attention to what he viewed as serious governmental misconduct and criminal activity. We hope to prompt additional analysis of these proceedings by other journalistic institutions and the public at large. While we are not equipped (technically or as a matter of human resources) to receive leaked information nor do we plan on receiving them in the future, we are proud to publish and analyze this particular recording because it is so clearly matches our mission of supporting transparency journalism.
The information provided by Manning has uncovered stories of wrongdoing by the United States, as well as by leaders and politicians around the world. The cables were reportedly one of the catalysts that led to the Arab Spring and sped up the end of the Iraq War. To this day, more than two years after their release, the information provided by Manning is used every day by journalists and historians in major publications are the world to enlighten and inform the public, both in the United States and around the world. In a time when the extent and reach of U.S. government secrecy is unprecedented, and there are credible reports that the government has abused its secrecy and classification systems to cover up numerous illegal and unconstitutional activities, Manning’s actions should be seen as an overdue sliver of sunlight into an overly secret system rather than as a basis for a prosecution seeking decades of imprisonment.
By releasing this audio recording, we wish to make sure that the voice of this generation's most prolific whistleblower can be heard—literally—by the world.
Regardless of whether one believes that Manning’s acts were right or wrong or a mix of both, he has taken responsibility for them by pleading guilty to ten charges, for which he faces up to twenty years in prison. The government however, is continuing to pursue all of the charges against him, including charges under the Espionage Act and "aiding the enemy" —which could have huge consequences for press freedom and the First Amendment. The ACLU has expressed concern that this "aiding the enemy" charge could criminalize speech for all sorts of active military members, noting that "In its zeal to throw the book at Manning, the government has so overreached that its ‘success’ would turn thousands of loyal soldiers into criminals."
And Harvard Law professor Yochai Benkler has argued that this prosecution could decimate national security journalism by outlawing whole categories of journalist-source relationships in the future: "[T]he prosecutors seem bent on using this case to push a novel and aggressive interpretation of the law that would arm the government with a much bigger stick to prosecute vaguely-defined national security leaks, a big stick that could threaten not just members of the military, but civilians too."
Extreme secrecy in our courts, just like in our government’s policies and our politics, is an anathema to democracy. Whether military or civilian, this type of closed-door legal process impairs the public’s right-to-know and journalists’ ability to report on matters of deep public concern. The courtrooms of America should be open to the public, so they can see and hear what is being done in their name.
You can donate to aggressive journalism outlets dedicated to transparency and accountability on our homepage. You can learn more about Bradley Manning’s case by visiting the Bradley Manning Support Network.

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Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


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Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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von Siebenthal

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

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Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

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Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
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Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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