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lundi 11 février 2013

M. Oskar Freysinger au Conseil d'Etat valaisan

Chers compatriotes,
Chers amis, Je me souviens.....

 

Je me souviens lorsque nous avons fondé l'UDC, c'était il y a 12 ans !! Je me souviens de la réprobation des médias, des autres partis qui nous traitaient de tous les noms d'oiseaux, nous insultant ainsi gravement, parce que nous osions simplement nous référer aux valeurs traditionnelles de la Suisse.
Je me souviens de l'incendie de ma maison familiale.
Je me souviens de l'affiche me comparant à Hitler par des gens prétendument si respectueux.
Je me souviens de la caricature de Vigousse me présentant en nazi envoyant des enfants à la chambre à gaz, simplement parce que je demandais que les plus faibles soient pris plus particulièrement en charge par le système scolaire.

Oui, je me souviens de tout cela. Et pourtant, aujourd'hui plus que jamais, ces agressions me poussent à continuer car, en m'insultant, c'est vous que l'on insulte, c'est le peuple et nos institutions que l'on insulte !!!

Malgré l’opprobre, je continue à penser aux victimes auxquelles on ne veut pas rendre justice.
Je pense à l'ouvrier qui perd son emploi parce qu'il ne compte pas pour l'économie globalisée.
J'entends les agriculteurs soumis à une concurrence déloyale et qui ne parviennent plus à vivre décemment du fruit de leur labeur.
J'entends les patrons des PME écrasés par les impôts et les taxes.
J'entends les policiers condamnés alors qu'ils faisaient leur travail pour garantir notre sécurité.
J'entends cette jeune fille qui s’est fait agresser dans le train à Viège et qui n’a échappé à un viol collectif que grâce à l'intervention de deux militaires.
J'entends les citoyens qui se soucient de la délocalisation des hôpitaux.
J'entends nos jeunes qui s'inquiètent pour leur avenir professionnel.
Je pense à cet agriculteur de Collombey-Muraz dont le terrain fut occupé illégalement avec l'accord d'autorités complaisantes.

Nous devons réagir et faire en sorte que la solidarité n'aille pas sans la responsabilité,
que les droits soient toujours assortis de devoirs,
que celui qui n'a jamais travaillé et cotisé ne soit pas favorisé au détriment de celui qui a travaillé et cotisé toute sa vie.
Nous devons faire en sorte que les criminels et les tricheurs soient punis comme ils le méritent.
Nous devons surtout renforcer les contrôles à nos frontières pour empêcher la criminalité internationale de sévir impunément chez nous.

La coupe est pleine, chers amis, et le peuple en a assez !!!

Si nous continuons à être laxistes, ce pays risque de perdre sa qualité de vie et pire encore, son âme.

Si rien ne change, les conditions humaines, politiques, économiques et sociales de notre société vont se détériorer de manière irrémédiable.

Ce sont les valeurs du travail, de l'effort et du mérite qui ont rendu ce pays et ce canton prospères. Ne les bradons pas !!!

Nous devons agir pour que la formation professionnelle soit revalorisée.
Nous voulons une école où l'autorité du maître et du savoir est reconnue parce que nous ne pouvons pas éduquer nos enfants sans un minimum d'exigence et de rigueur.
Le laxisme ne rend pas service aux enfants !
Nous voulons qu'ils deviennent des êtres responsables, car sans la responsabilité, la liberté est un leurre.

Si je suis élu au gouvernement Valaisan, je m'engage à : maintenir, voire renforcer la qualité de l'enseignement public en soutenant les enseignants dans leur métier.
J’encouragerai les PME à créer des postes de travail.
Je soutiendrai le foisonnement de la culture, car elle est le ferment d’une civilisation.

Je continuerai à lutter pour la liberté d'expression, base de toute démocratie. Je défendrai une justice sévère avec les criminels et respectueuse des victimes.
Je prendrai toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité. En tant que membre du gouvernement, je m’engagerai pour la construction d’une gaine technique le long du Rhône, véritable colonne vertébrale du futur de notre canton.
Je veillerai à ce que le Valais ne soit pas spolié de ses ressources naturelles et défendrai le patrimoine en combattant toute taxe sur les successions.
Finalement, je ferai tout mon possible pour que le deuxième tube du Lötschberg soit construit et que l’autoroute dans le haut Valais soit enfin terminée.

Ce ne sont là que quelques lignes générales, mais elles donnent le ton.
Si vous me faites confiance, si le peuple me fait confiance, je ferai l’impossible pour que le Valais, ce canton qui m’a vu naître et que je chéris plus que tout, sache surmonter ses difficultés et exploiter au maximum ses forces et ses vertus.

Ensemble, nous vaincrons et nous transmettrons à nos descendants un canton prospère !
Ensemble, nous réaliserons les rêves qui sommeillent sous les paupières de nos enfants.
Ensemble, nous dessinerons le Valais de demain.

Vive le Valais !

Dix projets pour le Valais du futur

1. Rhône 3

Un fleuve au service de l’homme

Dans ce dossier crucial, je soutiens la solution des communes qui se caractérise par une faible emprise sur le patrimoine foncier.

Le Rhône est la ligne la plus directe qui permet de construire une gaine technique à travers le canton comprenant l’enterrement des lignes à haute tension, la sécurisation du fleuve, un espace détente pour les citoyens ainsi que l’aqueduc (turbinage, vente d’eau potable) et une autoroute informatique pour ainsi renforcer notre indépendance énergétique et miser sur le développement de notre potentiel hydraulique. En détournant les eaux de turbinage dans un aqueduc, les valaisans pourraient acquérir les avantages suivants : suppression des marnages,  production d’électricité de 400 millions de KWh nets avec une production de pointe et de super pointe, vente d'eau potable de qualité. Cette réalisation offre aussi la possibilité d’évacuer 600 m3/sec à hauteur de Riddes en cas de crues.

L’élargissement prévu par Rhône 3 tourne autour de 2,5 milliards. La solution des communes ne coûte que 600 millions. Les milliards économisés pourraient être utilisés pour le deuxième tube du Lötschberg et l’autoroute dans le haut Valais. De plus, une grande partie des travaux pourrait être effectuée par les gravières gratuitement dans le cadre de leur concession d’extraction. Peu de travaux seraient nécessaires.

La durabilité des éoliennes et du solaire (30 ans) est limitée. La RPC (rétribution prix coûtant) pose un problème. Le courant vert ne peut se vendre qu’à 5 centimes et devrait être vendu à 30 centimes pour que ce soit rentable. Une installation comme l’aqueduc doit être amortie en 60 ans, mais après, c’est du bénéfice pur pour 2 à 300 ans. (Aqueduc : 10 centimes de valeur et 20 de revente).

En encaissant 25 centimes par mètre cube d’eau potable au départ du Bouveret, on aurait un rendement 15 fois supérieur que si l’on utilisait la même chute pour produire de l’électricité.

Il faut absolument éviter la technique du salami : tranche par tranche, on introduit l’élargissement qui rend la gaine technique à terme impossible. La politique doit prendre une option claire immédiatement. Les paramètres de l’élargissement sont connus : terre arable perdue, pénuries énergétiques et alimentaires, destruction d’infrastructures, coûts très élevés.


2. Éducation, enseignement, culture

Travail, excellence et imagination

Dans ce domaine, un éventail de mesures s’impose :

Renforcer l’enseignement des compétences fondamentales.

Construire une base de savoir cohérente (grille de lecture globale du monde).

Favoriser le plus possible l’existence de référents stables (maîtres de classe).

Renforcer la prise en charge d’élèves avec de graves déficits dans des classes spéciales jusqu’à leur insertion dans les classes régulières.

Mieux axer l’enseignement de la HEP sur l’application de méthodes pratiques et applicables dans le réel.

Eviter la fonctionnarisation et la bureaucratisation des enseignants.

Favoriser et flexibiliser les échanges linguistiques. Immersion le plus tôt possible où c’est possible.

Finalement construire rapidement un campus pour la recherche et le développement en lien avec l’EPFL (santé, énergies) et améliorer les collaborations et la flexibilité dans la chaîne des formations CFC, ES (car il y a un besoin de personnel, mais il n’y a pas d’offre de formation, raison pour laquelle on va chercher ailleurs la main d’œuvre) et HES. Il faut accroître l’offre dans la formation pour les différents métiers de la santé.

Côté culture, il s’agit de renforcer les liens entre le monde culturel valaisan (musique, théâtre, littérature) et l’école. Les subventions doivent être le plus possible transformées en contribution pour une prestation.

Il faut également faciliter l’accès des troupes amateur à des infrastructures scéniques, salles de concert etc.


3. Tourisme, économie

Une économie alpine prospère

En contrepartie de ce que la Confédération impose au canton (lex Weber, LAT et demain, qui sait, dans le domaine du droit des successions et les droits d’eau), je propose :

La réalisation sans retard de la sortie en Y du Lötschberg,

La création d’un fonds d’infrastructure financé par la Confédération d’au minimum un mil-liard de francs : 200 millions de francs par année pour rénover et remettre à niveau les infrastructures touristiques dans les communes proscrites ( >20% de résidences secondaires ) pour la période 2013-2017. Puis renouvellent de ce fonds en fonction des besoins planifiés par période quinquennale.

L’introduction d’une obligation légale pour les instituts financiers suisses de financer les projets touristiques hôteliers et équivalents ( hôtels – restaurants – chambres d’hôtes – établissements locatifs touristiques conformes à la loi Weber) sur le territoire des communes proscrites,  avec la caution de la Confédération et à des taux équivalents au marché hypothécaire local.


4. Décloisonnement, transports

Le Valais à la croisée des chemins

Le but central, dans ce domaine consiste à renforcer l’attractivité générale du canton pour inciter les entreprises et les touristes à venir en Valais. Cela exige le DECLOISONNEMENT du canton ! Il faut mettre fin au terme « région périphérique ». Géographiquement, le Valais est au centre de l’Europe, pas en périphérie. À nous d’exploiter cet avantage.

Pour cela, il faut :

Diminuer l’impact de l’éloignement (région périphérique) par l’amélioration des voies de communication et de transport : finir rapidement l’autoroute dans le haut Valais, terminer l’achèvement du 2ème tube du tunnel du Lötschberg pour exploiter pleinement  ses capacités, mettre en valeur l’aéroport de Sion dans ses activités civiles, rehausser le tunnel de la ligne CFF à St-Maurice (possibilité de faire venir le TGV à Brigue), soutenir la ligne du Tonkin.

Elaborer un concept favorisant le home-working (marketing démontrant les avantages du cadre qu’offre le Valais pour les familles, la qualité de vie des employés). Il faut aussi généraliser l’introduction de la fibre optique pour que ce créneau puisse être exploité. Cela permettrait de désengorger les axes routiers et les transports publics.

Favoriser la jonction par le Grimsel entre les réseaux de chemins de fer lémanique, oberlandais et alpin, ce qui créerait le plus grand réseau de chemins de fer à voie étroite du monde. En résulterait une formidable attraction touristique permettant un circuit avec des escales.


5. Sécurité, prisons

Un Valais sûr

Il est prioritaire de renforcer les contrôles de personnes en zone frontière. Schengen permet certaines formes de contrôle, il faut exploiter au maximum le peu de marge que laisse ce mauvais accord.

Il s'agit ensuite de renforcer les effectifs de la police cantonale

Il y a un grave manque de personnel au niveau des prisons. Les conditions de travail des gardiens se sont détériorées. Avant de décider de réformes, il faut d'abord écouter les praticiens (problèmes à Pramont !)

Il est prioritaire de réduire l’attractivité des conditions de détention. Je défends le concept de la réinsertion spartiate.

Finalement, il faut insister pour que les renvois soient réellement effectués. (environ 80% de délinquants étrangers en préventive dans les prisons de Sion et Martigny).


6. Santé, système hospitalier

La santé pour tous à un prix abordable

La politique de la santé ne doit pas se focaliser uniquement sur des aspects particuliers mais plutôt sur une vision globale de la prise en charge de personnes malades, âgées ou nécessitantes des soins particuliers sur le long terme. Avant tout, le système sanitaire doit être au service du patient et non le patient au service du système.

Je propose les mesures suivantes :

Maintenir un hôpital de soins aigus (chirurgie de base, urgences) par région : Rennaz pour le Chablais, Sion pour le centre et un hôpital dans le Haut-Valais (à définir entre Brig, Visp ou la  construction d’un nouvel hôpital).

Muter l’hôpital de Sion en hôpital cantonal pour les disciplines médicales de pointe en garantissant le bilinguisme. (nécessité économique).

Garantir un espace pour les cliniques privées afin de laisser la liberté de choix aux patients valaisans. (Non à une situation de monopole du RSV).

Impliquer les acteurs du terrain comprenant également le secteur privé dans la planification cantonale.

Améliorer les filières de formations de la santé et rendre le système de formation plus souple.

Favoriser le secteur de la réadaptation et du thermalisme pour créer un label bien-être et santé en Valais, soit une autre forme de tourisme.


7. Institutions

Plus de démocratie

La démultiplication d’organismes intermédiaires sans réelle légitimité ni contrôle démocratique (projets d’agglo, conventions inter-cantonales) doit être réduite au maximum et avec elle le règne des technocrates. Le gouvernement et le parlement doivent reprendre la main à tous les échelons de décision et au niveau communal ce doit être le peuple.

Je dis non à la démission du politique par rapport aux technocrates et à la bureaucratie (comme pour le rapport de la Suisse avec l’UE).

Concernant R21, il faut enfin soumettre au peuple l’initiative « chaque voix compte ». Je     suis, dans ce dossier, pour passer à sept conseillers d’Etat, abroger les préfets, introduire le     droit d’initiative communal généralisé, encourager les fusions de communes par     l’incitation     et sans contrainte, et passer à un quorum électoral de 5%.


8. Impôts

Soulager les citoyens


Il faut revoir l’impôt sur les gains immobiliers (IGI), dont le Valais était exonéré jusqu’à il y a une décennie et demie environ et que le PDC a introduit et refusé d’abolir depuis, alors que plus de 70% de valaisans sont propriétaires. Certes, cet impôt est régi par du droit fédéral. Mais le Valais pourrait faire comme Genève qui s’est plié au droit fédéral en fixant le taux d'imposition à 0% à partir de 25 ans de possession comme c’était le cas dans notre canton (actuellement 1%).


9. Paysage : bisses et murs à sec

Protection du patrimoine

Les bisses et les murs à sec sont une composante essentielle du patrimoine et du paysage valaisans. Des démarches sont entreprises pour faire inscrire les bisses au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je m’engage à soutenir sans réserve cette démarche et à faire inscrire également les murs à sec, un peu comme cela a été fait pour le vignoble du Lavaux.


10. Justice : affaire Luca

Réparer le tort subi

Si je suis élu, je ferai tout ce que permet la séparation des pouvoirs pour que toute la lumière soit faite, enfin, dans cette tragique affaire.

Identité - proximité - sécurité

Ces trois thèmes représentent les axes essentiels de l’action politique de l’UDC. En préambule de nos lignes directrices, il convient de les traiter un à un en esquissant toutes les conséquences qu’impliquerait, pour notre pays, le fait de les négliger.

I Identité

L’UDC est le seul parti, en Suisse, qui ose poser la question identitaire. Or, cette question est vitale pour la survie de l’Etat Nation. Qui sommes nous ? Quelles sont nos racines ? Sur la base de quelles valeurs la communauté nationale s’est elle construite ? Et comment défendre notre patrimoine culturel ? Voilà des questions qu’il vaut la peine de se poser et qui fâchent tous ceux qui n’ont d’autre but que de fondre la petite Suisse dans l’empire UE qui l’entoure.

Depuis la deuxième guerre mondiale, des esprits dits « éclairés » cherchent à « globaliser les consciences », à « décloisonner la pensée ». La liberté, disent-ils, s’est de s’ouvrir à tout, s’est de faire tomber toute limite entre les différentes identités, ethnies et nations. Ce que provoquent ces gens en mélangeant tout, c’est une sorte de génocide de la disparité, une extinction des différences. Car l’identité se construit à partir d’un paysage émotionnel constitué d’une terre particulière, peuplée de traditions, de coutumes, de valeurs.

Or, la modernité dite « globale » veut justement éradiquer tout cela. Elle n’a pas compris que c’est parce que l’autre est différent de moi qu’il me permet d’être ouvert et tolérant envers lui. Elle n’a pas compris que c’est justement parce que nous sommes tous uniques grâce à notre identité propre et irremplaçable que notre humanité commune nous unit. Oui, ce n’est qu’en restant autre que l’autre peut m’enrichir et que je puis lui apporter quelque chose en retour.

La pseudo-tolérance proclamée sur toutes les ondes depuis mai 68 n’est qu’un leurre, car la vraie tolérance est quelque-chose qui exige un effort, c’est une qualité qui ne supporte pas le nivellement par le bas. Etre tolérant pour l’infiniment même n’est pas un exploit.

Or, la mondialisation actuelle cherche à détruire la coexistence de visions du monde différentes, de systèmes politiques divergents, de valeurs contradictoires. Par un déplacement systématique des foules humaines et des marchandises, elle cherche à créer un énorme « melting pot » planétaire où l’homme n’est plus que l’ombre de lui-même, elle instaure une sorte de société globale diffuse ou tout se vaut, où rien ne se distingue plus dans la promiscuité d’âmes errantes et terriblement vides.

La société globale est ainsi à la dignité humaine ce que le hamburger est à la haute cuisine. C’est peut-être rassurant de savoir qu’un Hamburger a strictement le même goût et la même consistance partout dans le monde, mais cela ne permet aucunement de vivre pleinement. Au plus, les hommes se content-ils de survivre tristement avec, dans un recoin de la mémoire, une vague nostalgie de saveurs oubliées. Non, l’identité, ça ne s’égalise pas, ça ne se nivelle pas, vendre son identité équivaut à vendre quelque chose qui n’a pas de prix, car ce faisant, c’est son âme que l’on vend au diable.


II proximité

« Aime ton prochain comme toi-même ! » A ce jour, aucun concept régissant la cohabitation humaine n’a égalé de près ou de loin le génie de ce simple précepte chrétien. Là où les difficultés apparaissent, c’est dans son application. L’on peut bien être d’accord sur le fait que tous les humains sont des frères et donc nos proches, mais on réalise aussitôt que celui qui embrasse trop de monde embrasse mal. La fraternité globale, l’amour pour le monde entier, voilà bien des coquilles vides ne cherchant qu’à culpabiliser ceux qui cherchent à privilégier la qualité sur la quantité, la proximité sur l’éloignement.

Or, en quoi le frère humain lointain avec qui je n’ai encore rien partagé, dont j’ignore le caractère profond, qui n’est mon proche qu’en théorie, devrait-il être considéré comme plus proche que celui dont je partage le quotidien, les soucis, les responsabilités : mon concitoyen Suisse ? Pourquoi, afin de favoriser l’économie d’un coin de planète lointain, devrais-je négliger le producteur de chez moi, l’artisan du coin, le travailleur indigène dont le labeur contribue à élever le niveau de la société dans laquelle je vis ? Si, pour être ouvert et tolérant et embrasser le monde entier, il faut nécessairement défavoriser mon prochain réel en favorisant le prochain virtuel que la pensée globale m’impose, alors je n’aurai bientôt plus de proches à aimer.

Le drame actuel, c’est que l’on détruit des pans entiers de l’économie de proximité pour faire venir d’ailleurs, à grands renforts d’énergie dilapidée et de pollution, ce que l’on aurait très bien et même pu mieux produire chez nous. Mais voilà, le consommateur globalisé doit pouvoir consommer de tout en tous temps. Le décloisonnement dicté par le haut fait disparaître les saisons, les frontières et les distances. Tout doit être proche à tout moment, même si le prix à payer, c’est l’aliénation de ceux qui n’acceptent pas de voir leur travail bradé à vil prix. Ce que l’on veut, c’est transformer l’homme en pièce de rechange infiniment remplaçable, déplaçable, jetable, en nomade économique. Or, les chômeurs de tous les pays ont une chose en commun : Ils ne sont plus proches de personne, car ils sont exclus de tout, ils trainent leur âme en peine comme des morts vivants que l’on maintient sous perfusion par un peu d’argent étatique. Le proche devient ainsi lointain, il dépérit dans un cercle vicieux dévastateur, se mure dans son désespoir.

L’économie globalisée n’en a cure, elle continue à prôner le décloisonnement et l’ouverture. Les grandes banques achètent des actions pourries aux Etats Unis plutôt que de sauver la compagnie d’aviation nationale ou d’accorder un crédit intelligent aux PME Suisses, aux entrepreneurs du crû, forces vives de notre pays. Les œuvres d’entraide continuent à prôner l’aide aux plus démunis de l’autre bout du monde, dont la télévision et l’internet rendent la misère plus proche que la souffrance du voisin de palier désœuvré. Il est vrai qu’il est plus facile de délocaliser et de jouer avec les destins humains à des milliers de kilomètres de distance que de créer des places de travail pour le concitoyen trop proche, trop exigeant, et dont la souffrance est trop visible en cas de licenciement. Il est vrai aussi qu’il est plus facile de se donner bonne conscience en faisant de temps en temps un don à la misère lointaine plutôt que de s’attaquer à bras le corps à la misère qui règne dans le plus proche voisinage.

Le prix à payer pour cette évolution inquiétante est exorbitant. A force de vouloir être proches du monde entier, nous nous perdons nous-mêmes dans la solitude la plus affligeante. Lorsqu’il n’y a plus rien de lointain, plus rien d’étranger, il n’y a plus rien de proche non plus.

La solution, c’est que nous balayions d’abord devant notre porte, que nous tendions d’abord la main au frère réel au bord du chemin avant de vouloir faire le bien des si lointains proches du désert des tartares. Cette attitude n’a rien d’égoïste, elle procède tout simplement du plus élémentaire bon sens.

III Sécurité

Le choc culturel engendré par la nomadisation des peuples crée une situation en certains points analogue à celle des grandes migrations qui ont marqué la fin de l’empire romain. Au lieu de se retrouver dans des conflits classiques opposant des Etats, c’est une guerre civile généralisée entre quartiers, ethnies et groupes sociaux qui s’installe. Or, la violence urbaine et le sentiment d’insécurité qui sont en train de se répandre dans les villes européennes et suisses permettent à une élite d’instaurer peu à peu, sous le couvert de la protection des libertés citoyennes, la limitation de celles-ci.

Ayant fait tomber tous les cordons sanitaires entourant les espaces de liberté que constituaient les Etats nations, les élites politiques, principal vecteur de cette évolution, proposent l’établissement d’un état policier pour compenser la perte de sécurité. Sachant que le bon peuple ne prend rien plus en horreur que le chaos et qu’il est même disposé à sacrifier une partie de sa liberté pour que l’ordre public soit rétabli, ces esprits machiavéliques installent un contrôle permanent de tous les citoyens sur tout le territoire national. D’homme libre, le citoyen devient un suspect en puissance dont il faut espionner les habitudes économiques, sociales, alimentaires, sexuelles et politiques. Des moyens policiers transgressant les règles de la protection des données font voler en éclat la sphère privée. D’énormes banques de données sont nourries de nos faits et gestes, presque toujours à notre insu, sous le prétexte que la protection de la liberté vaut bien quelques sacrifices. Or, une liberté emmurée n’est plus la liberté, une vie momifiée par des règles de sécurité n’est plus une vie. Peu à peu, le système glisse vers un totalitarisme « soft » dans le cadre duquel les pompiers pyromanes qui ont créé le chaos proposent de le circonscrire au prix de notre liberté. Bientôt, le remède sera aussi effrayant que le mal qu’il prétend combattre.

Cette évolution qui consiste à détruire la liberté au nom de la liberté dans un monde devenu incertain a été très tôt annoncée par certains auteurs futuristes du siècle dernier tels Orwell, Huxley et Bradbury. Le but de ce processus est de forcer le citoyen à se claquemurer chez lui, à prendre pour vérité les inepties quotidiennes d’une télévision étatique dévoyée et de laisser l’Etat s’occuper du reste, de tout le reste. Or, accepter cela, c’est brader la responsabilité civile et la démocratie directe, c’est devenir un rouage dans un système instaurant une sécurité sans liberté, une égalité sans humanité et un monde de loisirs sans bonheur.

Le seul moyen de s’opposer à cette évolution inquiétante consiste à combattre les sources de l’insécurité avant que celle-ci ne se soit insérée à tous les niveaux du corps social telles les métastases d’un cancer. La société Suisse est une société ouverte comptant le plus grand nombre d’étrangers par rapport à sa population en Europe. Pour ne pas mettre en péril cet équilibre fragile il faut empêcher toutes les mafias du monde d’y établir leurs succursales et cesser d’être laxistes envers les criminels qui ont choisi le territoire national Suisse comme territoire de chasse. Ce n’est qu’en éradiquant le mal à la racine que les Suisses parviendront à vivre en sécurité et libres malgré tout. Depuis l’abandon des contrôles stricts aux frontières, les cambriolages se sont démultipliés dans l’arc lémanique. Demain, ce sera au tour des Valaisans de ne plus être en sécurité chez eux. Après demain, nos enfants seront prisonniers dans leur propre pays. Les citoyens Suisses doivent rester sur leurs gardes et agir aujourd’hui déjà en empêchant, par une immigration jugulée, l’établissement de ghettos culturels, donc du communautarisme, et l’apparition d’un droit parallèle contraire aux droits de l’homme et aux principes de l’Etat de droit. Lorsque ces phénomènes se seront répandus dans le corps social, il sera trop tard. Et la Suisse, plus vieille démocratie du monde après 500 d’histoire, risque alors de voir sa cohésion sociale et sa démocratie directe voler en éclats.

Oskar Freysinger
Conseiller national et président de l’UDCVR

 

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On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

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Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

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(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
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