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"D'abord ils nous ignorent, ensuite ils se moquent de nous, puis ils nous combattent, et enfin nous gagnons! "(Mahatma Gandhi 1869-1948)

mercredi 9 novembre 2011

Le monopoly ou polypoly ? La polyarchie à la suisse.

La Désunion Maintenant : un Plaidoyer pour une Société basée sur de Petites Unités Autonomes

Léopold Kohr

Nous aimons croire que la misère dans laquelle le monde se trouve est due au fait que l'humanité est divisée en trop de pays. Et nous aimons croire que tous les maux de notre globe seraient éliminés simplement en effaçant tous les états par l'union - les démocraties maintenant, les continents plus tard, le monde finalement. Les exemples qu'on cite d'habitude pour montrer la faisabilité de telles unions sont les Etats-Unis d'Amérique et la Suisse.
En ce qui concerne les Etats-Unis, ce n'est pas un modèle sur lequel on pourrait réorganiser l Europe parce que ce n'est pas une union d'entités différentes. Il n'y a aucune réelle différentiation entre les peuples, les langues, les coutumes et les races vivant dans les différents états. Il y a un seul peuple, le peuple Américain, qui vit aux Etats-Unis, lesquels sont pluriels de nom, mais non de fait. Les Etats-Unis ne sont pas un pays, c'est un pays. La seule leçon qui peut être tirée de sa forme constitutionnelle est que, malgré l'uniformité humaine qui le caractérise, il a été trouvé plus pratique de le subdiviser en 48 états au lieu d'essayer de diriger le continent entier de Washington par des représentants. Ainsi des différentiations ont été artificiellement créées parce qu'elles se sont avérées être une façon plus simple de réaliser l'union que ne l'aurait été l'unification.
Mais plus que les Etats-Unis, c'est la Suisse qui est considérée comme la preuve de la faisabilité des rêves unionistes même pour le Continent Européen, où ils n'y a ni type uniforme d'homme continental, ni langue commune, ni contexte culturel et historique commun. Là, dans un endroit minuscule dans les Alpes, trois ennemis jurés - des Italiens, des Allemands et des Français - se sont unis dans un but commun de liberté, de paix et de réussite économique. La Suisse pour l'unioniste, est l'exemple éternel de la faisabilité de la vie commune de nations différentes, et pour cette raison il la loue comme sa terre sainte.
Mais en réalité, la Suisse, aussi, démontre quelque chose de tout à fait différent de ce que l'on lui fait démontrer. La proportion de ses trois groupes nationaux (sans parler des Romanches, sa quatrième nationalité) est grossièrement de 70 % de germanophones, 20 % de francophones et 10 % d'italophones. Si ces trois groupes nationaux étaient en tant que tels la base de son union si renommée, il en résulterait inévitablement la domination du gros bloc germanophone sur les deux autres nationalités, lesquelles seraient dégradées au statut logique de minorités représentant seulement 30 % de la population totale. Les règles de la démocratie favoriseraient automatiquement cette évolution et les raisons pour les francophones et italophones de rester dans une entreprise principalement allemande disparaîtraient. Il n'y aurait aucun sens pour eux à écarter une réunion plus logique avec leurs peuples parents, qui, par leur nombre, ont formé les puissantes nations d'Italie et de France. Il n'y aurait pas plus de sens pour le bloc allemand à rester à l'extérieur du Reich.
En fait la base de l'existence de la Suisse et le principe de vie commune de groupes nationaux variés n'est pas la fédération de ses trois nationalités, mais la fédération de ses 22 états, qui représentent une division de ses nationalités et créent ainsi la condition préalable essentielle à n'importe quelle fédération démocratique : l'équilibre physique des participants, l'égalité approximative en volume. La grandeur de l'idée suisse, donc, est la petitesse de ses cellules qui en sont le garant. Le Suisse de Genève n'affronte pas le Suisse de Zurich comme un confédéré français un allemand, mais comme un confédéré de la République de Genève un confédéré de la République de Zurich. Le citoyen du canton germanophone d'Uri est autant un étranger pour le citoyen germanophone d'Unterwalden que pour les citoyens du Tessin italophone. Entre le canton de Saint Gall et la fédération suisse il n'y a aucune organisation intermédiaire du type " cantons de langue allemande ". Le pouvoir délégué à Berne dérive de la petite république membre et pas de la nationalité, parce que la Suisse est une union d'états, pas de nations. Il est important de se rendre compte qu'en Suisse vivent (approximativement) 700,000 Bernois, 650,000 Zurichois, 160,000 Genevois, etc, et pas 2,500,000 Allemands, 1,000,000 de Français et 500,000 Italiens. Le grand nombre de cantons fiers, démocratiques et presque souverains et le petit volume de population de chaque canton élimine toute possibilité d'ambition impérialiste de la part de n'importe lequel d entre eux, parce que sa population serait toujours dépassée par même une très petite combinaison d'entre les autres. Si jamais, pour faire allégeance à la simplification et la rationalisation contemporaine, une tentative de réorganiser la Suisse sur la base de ses nationalités réussissait, les 22 états " superflus " avec tous leurs parlements séparés et leurs gouvernements deviendraient trois provinces - non pas provinces de la Suisse, mais au contraire de l'Allemagne, de l'Italie et de la France.

Souveraineté Cantonale

Les gens qui argumentent pour une union de nations en Europe parce qu'ils croient que cette sorte d'union a été réalisée et a ainsi prouvé sa faisabilité en Suisse, n'ont jamais basé leurs merveilleux arrangements sur le principe de souveraineté cantonale ou de petit état. L'idée nationale a tant dérangé les esprits des penseurs politiques que, par contraste, la notion d'état, tellement plus flexible, adaptable et multipliable que celle de nation, a été presque entièrement oubliée. Car on a vu le mérite seulement dans les grands et les plus grands ensembles tandis qu on a pensé, et enseigné, que les petites entités étaient la source de toute discorde et de tout mal. Nous avons été instruits dans l'adoration de la grandeur, de l'universel, du colossal et nous nous sommes écartés du minuscule, du parfait et de l'universel à l'échelle la plus petite - l'individu, qui est le protoplasme de toute vie sociale. Nous avons appris à louer l'unification de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Italie et de l'Allemagne dans la croyance qu'ils donneraient naissance à une humanité unifiée. Mais elles n'a créé que des Grandes Puissances.
Si l'expérience suisse devait être appliquée à l'Europe, alors la technique suisse et non seulement l'apparence de son résultat - devra aussi être employée. Ceci consistera dans la division de trois ou n'importe quel nombre des blocs inégaux, en autant de parties plus petites qu'il sera nécessaire, pour éliminer toute prépondérance numérique conséquente. C'est-à-dire qu'il faudrait créer 40 ou 50 états également petits au lieu de 4 ou 5 inégalement grands. Sinon, même une Europe fédérée contiendra toujours 80 millions d'Allemands, 45 millions de Français, 45 millions d'Italiens, etc, ce qui signifie que n'importe quelle fédération européenne se terminerait par une hégémonie allemande de façon tout aussi inévitable que la fédération allemande, dans laquelle 24 petits états ont été liés avec la puissance d'une Prusse de 40 millions d habitants, s'est terminé par l'hégémonie prussienne.
La suggestion, donc, consiste à diviser l'Allemagne dans un certain nombre d'états de sept à dix millions d'habitants. Ceci pourrait être facilement fait puisque les anciens états allemands (ou un certain nombre d'entre eux) pourraient être reconstruits, et même la Prusse pourrait être divisée sur une base naturelle et historique. La division de l'Allemagne seule, cependant, n'aurait aucun effet permanent. Avec la tendance naturelle de toutes les choses vivantes, l'Allemagne se réunirait à moins que toute l'Europe ne soit cantonisée en même temps. La France, l'Italie et la Russie doivent être divisées aussi. De la même façon dans leurs cas leurs contextes historiques faciliteraient la tâche : nous aurons de nouveau une Vénétie, une Lombardie, une Bourgogne, une Savoie, une Estonie, une Biélorussie, etc. Mais comme avec les états allemands, ici aussi les nouvelles entités croîtraient de nouveau sur des bases ethniques, à moins d'être rassemblées dans de nouvelles combinaisons rendant la création d'états nationaux impossibles. C'est-à-dire que la vraie signification de la Suisse ou de l'Empire Austro-Hongrois devra être réalisée dans de nombreux nouveaux cas : les petits états seront fédérés, mais pas avec leur parent le plus proche, de telle façon que la nouvelle carte de l'Europe pourrait montrer une Poméranie-Pologne-Occidentale et une Prusse-Orientale-Baltique, une Austro-Hongrie-Tchécoslovaquie, une Bade-Bourgogne, une Lombardie-Savoie, etc. Alors les grandes puissances, qui sont la matrice de toutes les guerres modernes, parce qu'eux seuls sont assez forts pour donner à la guerre son atrocité moderne, auront disparu. Mais c'est seulement en découpant entièrement le continent européen qu'il sera possible d'éliminer honorablement l'Allemagne ou toute autre grande puissance sans avoir à infliger à aucune l'anathème d'un nouveau Versailles. Une fois que l'Europe sera divisée en paquets suffisamment petits, nous aurons la base suisse d'une Union Pan Européenne, basée non sur la collaboration de nations puissantes, mais sur la petitesse de tous les états.

Glorification du Petit

Tout ceci est une défense d'un principe très ridiculisé qui glorifie la souveraineté de la plus petite et non de la plus grande entité d'état - Kleinstaaterei, comme disent les allemands. Le théoricien de notre temps, qui semble être capable de voir seulement le grand et de s'émouvoir sur des mots comme "l'humanité" (personne ne sait ce que cela signifie vraiment et pourquoi il faudrait mourir pour cela), qualifie l'idée même de création de plus plutôt que de moins d'états de régression médiévale. Ils recherchent tous l'unionisme et le colossalisme, alors que l'unionisme n'est qu'une autre expression pour le totalitarisme, même s'il est pensé comme une garantie pour la paix. C'est le système à parti unique transplanté dans le domaine international. Contre le dédain de nos théoriciens je voudrais seulement signaler quelques uns des avantages de ce système "médiéval". L'unioniste dira que le temps où des centaines d'états ont existé était sombre et que des guerres y étaient menées presque continuellement. C'est vrai. Mais à quoi ressemblaient ces guerres ? Le Duc de Tyrol déclara la guerre au Margrave de Bavière pour un cheval volé. La guerre dura deux semaines. Il y eut un mort et six blessés. On s'empara d un village et on but tout le vin qui était dans la cave de l'auberge. La paix fut faite et 35 $ payés en dédommagements. Ni le Duché contigu du Liechtenstein ni l'Archevêché de Salzbourg ne furent au courant qu'il y ait eu quelque guerre que ce soit. Il y avait la guerre à un coin de l'Europe ou un autre presque chaque jour, mais c'étaient des guerres avec des conséquences minimes. Aujourd'hui nous avons relativement peu de guerres et elles ne sont pas pour de meilleures raisons qu'un cheval volé. Mais les conséquences sont considérables.
De plus économiquement les avantages de la coexistence de nombreux petits états étaient énormes, bien que les synchroniseurs et les économistes modernes ne soient pas d'accord avec cela depuis qu'ils se sont habitués à voir le monde à l envers. Au lieu d'une administration nous en avions vingt, au lieu de deux cents parlementaires nous en avions deux mille et, donc, au lieu de satisfaire les ambitions de quelques-uns, le système permettait de satisfaire les ambitions de beaucoup. Il n'y avait aucun chômeur parce qu'il y avait trop de professions identiques qui rivalisaient moins parce qu'elles étaient exercées dans plus de pays. Il n'y avait aucune nécessité de socialisme (une autre notion totalitaire), parce que la vie économique d'un petit pays peut être surveillée depuis son clocher sans les interprétations (quelque brillantes qu'elles soient) de Marx ou Schacht. Il y eut le développement des arts dans les nombreuses capitales qui excellèrent dans la création d'universités, de théâtres et dans la production de poètes, de philosophes et d'architectes. Et il n'y avait pas plus d'impôts que nous n'en avons maintenant, à l'époque de la rationalisation, où des gens et des entreprises ont été "économisés" pour des raisons économiques et où le phénomène du chômage est apparu. Nous nous sommes débarrassés de ce que nous pensions être le gaspillage des cours et des rois et avons ainsi créé la splendeur militaire des dictateurs. Nous avons ridiculisé la foule des petits états; maintenant nous sommes terrorisés par leurs rares successeurs.
Non seulement l'histoire mais aussi notre expérience propre nous ont appris que la vraie démocratie en Europe ne peut être réalisée que par des petits états. C'est seulement là que l'individu peut conserver sa place et sa dignité. Et si la démocratie est une idée digne d'intérêt, nous nous devons de créer à nouveau les conditions de son développement, le petit état, et donner la gloire de la souveraineté (plutôt que de rogner une institution que personne ne veut abandonner) à la communauté la plus petite et à autant de personnes que possible. Il sera facile d'unir de petits états sous un système fédéral continental et ainsi de satisfaire également, secondairement, ceux qui veulent vivre sur des termes universels. Une telle Europe représente une inspiration fertile et une image grandiose, bien que ce ne soit pas un image moderne que l'on peint d'un seul trait grisâtre. Ce sera comme une mosaïque avec des variations et une diversité fascinantes, mais aussi avec l'harmonie du tout organique et vivant.
C'est un système ridicule, conçu pour l'homme vu comme une réalité pleine d'esprit, vive et individualiste. L'unionisme, d'un autre côté, est un système mortellement sérieux sans humour, conçu pour des hommes en tant que collectivité et animaux sociaux d'ordre inférieur; et il me rappelle constamment, dans toute sa sérieuse complexité, le professeur allemand qui soumit à Satan un nouveau plan pour organiser l'Enfer. A quoi Satan répondit avec un rire à secouer les montagnes : "Organiser l'Enfer ? Mon cher Professeur, l'organisation, c'est ça l'Enfer."


  1. François de Siebenthal: Pour un capital social local. Le Polypoly.

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    10 mai 2011 – Cercles de création de capital ( 3C )
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  2. François de Siebenthal: Eva Joly souhaite un revenu universel ...

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    29 oct. 2011 – http://pavie.ch/ ... Posted by François de Siebenthal at 11: ... Solutions... Local Exchange Systems in.
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  3. François de Siebenthal

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    29 oct. 2011 – François de Siebenthal. "D'abord ils nous ignorent, ensuite ils se moquent de nous, puis ils nous ... http://pavie.ch/file/capital-local.pdf ...
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  4. François de Siebenthal: Dette US, 100 000 milliards de dollars.

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    23 juin 2011 – Posted by François de Siebenthal at 21: ... http://pavie.ch/ ... Local Exchange Systems in 6 languages ...



http://pavie.ch/file/capital-local.pdf

http://www.union-ch.com/file/Speeches_and_workshops_of_the_03_04_.pdf

https://docs.google.com/document/d/1MRXDMGi4zbTYwFiKI8qpqFeAg3ayEkLaufWq4OrlQ0o/edit?hl=fr&authkey=CLrT-IwK


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  1. François de Siebenthal: Modèle suisse, la vraie démocratie directe

    desiebenthal.blogspot.com/.../modele-suisse-la-vraie-democratie.html
    6 juin 2011 – (A diffuser largement). La Suisse.
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  2. François de Siebenthal: Le modèle suisse, non aux guerres.

    desiebenthal.blogspot.com/.../le-modele-suisse-non-aux-guerres.html
    1 juil. 2010 – François Garçon signe un nouveau livre avec exactement.
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  3. François de Siebenthal: L'Union européenne veut abolir le modèle ...

    desiebenthal.blogspot.com/.../lunion-europeenne-veut-abolir-le-mod...
    10 nov. 2010 – L'Union européenne veut abolir le modèle. ..... Répondre |. Posted by François de Siebenthal at.
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  4. Le modèle suisse

    www.windowtofrance.com/2008/10/01/le-modele-suisse/
    1 oct. 2008 – Deux auteurs se sont penchés récemment sur le modèle suisse et nous ... J'ai lu un article dans le Matin qui concluait que le modèle suisse ...


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François de Siebenthal, Lausanne, Pays de Vaud, Switzerland. A. Consul général honoraire ém. de la République des Philippines, nommé par Mme Aquino. Secrétaire général du Corps consulaire. A. Président de l'association vaudoise de soutien au peuple afghan. Président de la SSB romande Consultant international en développement local. (Philippines, Madagascar, Congo, Togo, Benin, Mexique, Pologne, etc...) Nationalité suisse, Walser. Marié, de Siebenthal & Cie (dès novembre 1991) 3 C (dès février 1988) Conseils aux entreprises dans les domaines financiers, juridiques, d'ouverture de marché et d'organisation, en Suisse, à l'étranger, CEE, Afrique, Amériques et dans la région du Pacifique, ASEAN. - Décorations pour actes de bravoure. Médailles de sauveteur de la Fondation Carnegie sous les auspices du Conseil fédéral et de la Société Suisse de Sauvetage. 00 41 21 616 88 88 ou 079 261 41 54
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http://www.lulu.com/spotlight/edsa

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

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de la luxure par la chasteté,

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de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

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Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

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Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire agir.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php