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lundi 22 mars 2010

Semaine étude Crédit Social Congrès International 2009, Intervention de M. Renaud Laillier


CONGRÈS 2009  international des Pèlerins de Saint Michel  — 
 et semaine d'étude

                               
 
À quoi sert la démocratie politique sans la démocratie économique?  Avoir les poches sempiternellement vides? 
 
 L'argent, dans l'état actuel des choses, est ce qu'il y a de moins démocratique au monde
 
 
1ÈRE PARTIE
 
         La science et la technique, don de Dieu, comme modèle,
                 la finance ne doit pas échapper à ce modèle
 
Traiter d'un sujet se rapportant au Crédit-Social alors que Louis Even a inspecté et expliqué ses moindres recoins, me fait ainsi répéter ou imiter Louis Even, et paraître bien pâle sous son éclairage irremplaçable et traversant le temps sans en subir les atteintes.
 
 
 "Le monde entier produit désormais des biens et des services avec des travailleurs à bas salaires qui ne peuvent se permettre d'acheter ce qu'ils produisent, sauf à avoir recours à la dette sur laquelle ils ont fini par faire défaut parce que leurs faibles revenus ne leur permettaient pas de la rembourser." 

Voici ce qu'écrivait en mai 2009 dans un article Henry C.K. Liu, que je ne connaissais pas auparavant, un analyste en économie, américain d'origine chinoise, cet article, très lucide, est paru traduit en Français le 3 juin 2009, sur le site français Contreinfo. De plus en plus d'analystes, pourtant du "camp" libéral-monétariste-mondialiste, confessent chaque fois plus nombreux, les erreurs qu'ils ont cautionné...

La monnaie doit être une expression vraie qui relie la production des biens et leur distribution. La production et la distribution doivent être considérées comme un TOUT indissociable, comme une unité. En économie, la production et la distribution n'ont pas de sens l'une sans l'autre, mais c'est compter sans le système financier qui, lui, fraude et ne relève pas du bon sens naturel qu'il y a entre production et distribution, le système financier "sert" d'autres buts... Ce système financier frelaté détériore fortement les rapports entre les hommes et, bien sûr, les rôles respectifs des uns et des autres dans l'échiquier économique et social.
 
C'est un fait indéniable qui devrait nous instruire, très au-delà de son apparente banalité; car ce qui n'est pas banal c'est de produire tous les biens nécessaires à la société pour, finalement, laisser les enjeux vitaux de la distribution des biens et des services aux quasi seuls maîtres du système financier. Car ces derniers sont irresponsables vis à vis de la société. La distribution est le parent pauvre de l'affaire. Or, les techniques, les sciences, les savoir-faire et les expériences accumulées au sein de l'humanité sont le dépôt réel de toutes nos expériences passées comme moteur du progrès et actualisé aujourd'hui dans nos pratiques de production se développant sans cesse. L'application actuelle de toutes ces techniques alimente donc à son tour, en boucle, ce circuit fécond d'expériences et de connaissances en constante augmentation. Qu'attend-t-on pour y introduire la pièce essentielle manquante qui est la distribution, ce corollaire naturel, normal de la production. C'est à dire la réforme du système financier par le Crédit Social (ou Argent Social, c'est pareil) et tout ce qui lui correspond

. 
Il manque donc à cet inventaire, la base du bien public. Ce qui suit est d'autant plus frappant que les techniques de distribution sont bien plus simples que les techniques de production.
 
J'insiste donc lourdement sur ce qui suit: les techniques de production ont demandé bien plus de génie et d'imagination aux inventeurs des machines, à leurs metteurs au point, aux ingénieurs et à ceux qui travaillent dans les organigrammes de production dans tous les domaines sans exception, que ce que demande la simple distribution. La distribution qui n'est que le corollaire évident de la production. C'est un peu comme si on avait une superbe voiture, ici représentant la production, dont il faudrait louer très cher les sièges et les roues, ici représentant la distribution, les sièges et les roues étant, très curieusement, des objets rares, d'une autre époque et malcommodes pour s'en servir…
 
C'est la rationalité qui conçoit la production et tous ses développements et affinements. C'est la rationalité qui doit commander à ce qu'il y ait une bonne distribution. C'est la rationalité qui devrait inspirer en tout premier lieu le système financier permettant, pour les avantages de tous, une distribution digne de ce nom. Or le système financier est tout sauf rationnel. Nos grands intellectuels français, cartésiens dans l'âme, font des leçons de rationalisme au monde entier, mais ils omettent l'application du rationalisme à tout le système financier qui pourtant est le premier qui ne devrait pas échapper au dit rationalisme. Précision importante, il n'existe pas à ce jour de «sciences économiques» au sens strict du mot. Il existe bien des branches et des domaines intérieurs à l'économie générale qui, eux, relèvent d'une science, par exemple les mathématiques financières. Mais, jusqu'à plus ample informé, l'économie ne constitue pas en elle-même une «science».

Le Crédit-Social, lui, peut prétendre à une base scientifique établie par les investigations et les découvertes expérimentales du major Douglas.  
 
Donc, s'agissant de rationalisme, que sont donc les sciences? Du latin: sapientia, qui veut dire à la fois: saveur, juger des aliments, mais aussi: habileté (dans une science ou dans un art), instruction, capacité, raison de bon sens, sagesse et philosophie. À noter aussi qu'en Espagnol le mot:
sabio désigne à la fois le sage et le savant. Or, il n'est pas un seul scientifique, qu'il soit physicien, biologiste, et en tous domaine scientifique, qui puisse trouver quoique ce soit qui ne relève pas des lois physiques, des lois qui, au final, sont les Lois de Dieu ici-bas, qu'il le sache ou pas d'ailleurs. Un vrai chercheur scientifique agit d'abord  professionnellement. En conscience. Il ne peut ici cultiver aucune idéologie, sinon il trahirait sa profession, son autorité de tutelle, ses auditeurs ou ses élèves, ou ses clients. Donc, en science, seul compte le vrai; et celui qui respecte le vrai y trouve forcément son compte d'une manière ou d'une autre. Grâce à Dieu, ses résultats, s'ils sont positifs, peuvent alors servir à l'humanité toute entière.


Pour illustration, il y eut dans l'histoire du XXème siècle le cas d'école affligeant du biologiste soviétique Lyssenko qui fut président de l'Académie des sciences agricoles de l'Urss et qui avait décrété qu'il y avait, en lutte, une lutte de classes, les sciences bourgeoises opposées aux sciences prolétariennes... Cette attitude anti-scientifique fut évidemment un échec. Les scientifiques et les techniciens ne peuvent se permettre dans leur profession aucun écart vers aucune odéologie sous peine, ipso facto, de disqualification. Mais alors, pourquoi les financiers, eux, peuvent-ils impunément fausser si facilement les réalités, endormir l'opinion et dépouiller les sociétés? Or, je le répète, les tenants du système financiers ont un comportement anti-rationnel, anti-scientifique. Qu'est-ce que cela signifie?
 
Pourquoi je m'égare dans ces considérations sur les techniques et les sciences? Parce qu'elles sont un modèle de comportement et d'attitude avec lequel on ne doit pas transiger sous peine de faute grave et lourde de conséquences funestes pour toute la société.
 
Les activités techniciennes, issues du domaine professionnel, reflètent les lois de Dieu dans Sa Création, elles sont, à mon avis, les meilleurs modèles de conduite et les plus clairs dans l'accomplissement de nos tâches ici-bas, dans les applications pratiques du bien public, les décisions et les prises de responsabilités économiques et sociales, donc concernant l'accomplissement de notre devoir d'État. Lorsque nous découvrons une loi de science, outre l'enrichissement de notre connaissance, c'est pour la respecter et en faire, si possible, notre profit dans un domaine donné. Tel est l'avis de ceux dont je fais partie, qui pensent, pour autant qu'elles soient toutes deux structurées par la raison, que la foi et la science restent le meilleur guide pour n'importe quelle activité, scientifique, technicienne ou autre, donc financière
 
Au passage, pour illustration de ce qui précède, un exemple parlant: Thomas Edison. Il fut le génial inventeur que l'on sait, un inventeur vraiment prolifique! Aujourd'hui, tous les jours sans le savoir ni le citer, nous - pratiquons -partout Thomas Edison, nous utilisons les lois et les procédés qu'il découvrit avec ses inventions qui sont des exemples remarquables de bonnes applications des sciences. Mais qui pratique donc Karl Marx et consorts aujourd'hui?... Ce ratage politique "admirable"!... 
 
Et c'est là où je voudrais en venir avec l'argent, la monnaie, les finances et leur traitement qui, lui, n'échappe pas aux lois, à la Loi, celle de Dieu. Potentiellement, ce traitement de l'argent comporte donc des techniques appropriées au bien public, tout comme les lois appropriées qui régissent les fonctionnements des machines utilisées dans la production industrielle et agricole. Ainsi, après les preuves expérimentales données par

Douglas dans le fonctionnement du Crédit-Social, le refus d'application de "lois de bien public", est un refus qui devient alors un péché grave, une structure de péché, comme l'écrivit le Pape Jean-Paul II dans son encyclique Solicitudo rei socialis (30 décembre 1987). C'est ainsi que la vie sociale et la vie familiale sont continuellement atteintes par des détériorations et des frustrations qui finissent aussi par miner la foi avec les conséquences que l'on sait. 
 
Donc, aux techniques de production doivent correspondre de façon organique, les techniques de distribution par le truchement d'une finance étant le reflet exact de la production.
 
Tant que ces liens d'équilibre naturels, production et distribution, ne seront pas pris en compte, nous resteront confrontés à une infirmité économique et sociale fatale basée dans le domaine financier sur l'erreur, la confusion entretenue et le mensonge concernant l'élaboration de la monnaie. Je répète encore cette phrase de l'écrivain français de Honoré de Balzac (je cite de mémoire, mais le sens y est): "Tant que la question de l'argent ne sera pas résolue, l'application du christianisme sera un échec pour la chrétienté".
 
Or, nous le savons tous et je le répète, que: 
la clé de la distribution des biens: c'est le système financier
. 
 
                                       
Louis Even nous rappelle: il y a la chose et son signe. Il y a l'objet fabriqué et le signe qui lui correspond (sur papier ou en chiffres) en sa valeur monétaire. Certes, on peut imaginer tous les objets du monde qui existent sans aucun signe, ce sont les plus nombreux, objets naturels comme le caillou du chemin, le coquillage sur la plage, la fleur cueillie au passage, ou le fruit sauvage cueilli et mangé au passage, tous sont des choses, des réalités. Tandis qu'un signe sans rapport à aucun objet, à aucune chose, cela n'a pas de sens, cela ne signifie absolument rien. Avec l'argent, c'est exactement la même chose qu'avec les signes. Un argent sans les objets auxquels cet argent devrait correspondre est un argent sans le moindre sens, un argent sans objet, c'est le cas de le dire!
  
Donc, ici bas, c'est l'objet produit qui a de l'importance, c'est l'objet qui a un rôle, et même un rôle très important, vital, par rapport à ce qu'on attend de lui.
  
C'est là qu'intervient alors l'élaboration des
prix. Ce qu'on demande à la finance, c'est de procéder à la justesse, à la Justice du prix, autrement dit : former le juste prix. Tel dans un laboratoire où l'on ne peut tricher sous peine de disqualification. Un prix est une somme, et une somme veut dire: addition. Ici une addition traduite en monnaie. C'est une addition des prix des matières premières, du travail humain et d'usure de machines, représentés pour entamer et achever la fabrication de l'objet puisque le prix de vente de l'objet, selon, le Crédit-Social initié par Douglas, est formé par tous ce qu'il a fallu consommer donc payer, pour fabriquer cet objet. Voici un aspect vrai de la technique financière mise en œuvre dans le fonctionnement du Crédit-Social de Douglas. L'indissolubilité et l'intangibilité du lien rigide: prix de revient  et le prix de vente de l'objet.
 
Ici le signe et la chose forment donc un TOUT, une unité indissociable: objet-prix, dès le parcours: production-distribution, jusqu'au moment de la vente finale au consommateur où il s'en suivra normalement l'annulation du signe, donc annulation de l'argent ayant servi à l'achat final de l'objet neuf. Tout est net dans le circuit du Crédit Social ici esquissé en partie. 
 
Mais nous nous rendons compte à nos dépens que cette vérité économique technicienne qui fait partie de la Vie, du sens de la Vie, est amoindrie voire détruite dans la société par la pratique bancaire, financière et monétaire. Une pratique bancaire dont les mécanismes en usage qui vicient la valeur des échanges, appauvrit et mécontente les parties échangeantes. Car les conséquences viennent en grande partie du maintient, ici bas, du grand nombre dans la pauvreté malgré l'abondance évidente du monde qui nous entoure. Ainsi ces fatalités épuisantes et écrasantes de répétition: il est plus facile d'être riche et vertueux que d'être pauvre et vertueux. Louis Even nous rappelle qu'il ne sert à rien de sermonner des ventres creux tant que ces derniers n'ont aucune possibilité ni chance de se remplir... C'est son Éminence le cardinal Agré qui rappelait, ici même, dans une de ses remarquables interventions de l'année dernière, le cas de ce fidèle africain d'un village très pauvre questionnant le père qui venait de faire un sermon de carême en disant qu'il fallait ne faire qu'un repas par jour durant le temps du carême, en lui rappelant que les paroissiens de son endroit faisaient déjà carême toute l'année... Autant de raisons pour faire correspondre l'argent du pouvoir d'achat avec les progrès techniques de la production des biens.
 
Combien de fois Louis Even nous le rappelle. Avec des objets, je peux vivre matériellement, sans eux c'est  impossible. Il ne faut jamais se détacher de ces évidences. Avec de l'argent seul je ne peux pas vivre matériellement. Avec de l'argent ET des objets je peux vivre matériellement et uniquement parce qu'il y a des objets à se procurer par de l'argent à avoir et qui servent à la vie.
  
C'est ainsi que l'étalon de la création monétaire doit être la production elle-même. Ça ne peut être que cet étalon-là. Il est même dangereux, souvent usurpateur, voire usurier, de prendre des étalons monétaires autres que la production des biens découlant du savoir-faire et de la compétence des hommes. Douglas a mis en relief que, en définitive: la Production : c'est la Consommation. Ce lien technique donne une égalité: production(par consommation) = une certaine quantité de monnaie libre de dettes. Et dans ce cas cette monnaie est un vrai pouvoir d'achat.
 
Tandis que si la monnaie émise n'égale pas le pouvoir d'achat, il y a "
erreur". Et cette "erreur" vient de la confiscation de monnaie par les banques essentiellement par la ponction qu'elles opèrent avec les intérêts bancaires rajoutésle plus souvent d'intérêts composés. Cela rompt et diminue grandement le pouvoir d'achat pour le malheur des plus nombreux. La monnaie appartenant, dans la réalité, à la société productrice de tous les biens sans laquelle et sans lesquels la monnaie ne vaudrait rien. Tel est le "résultat" frustrant permis par des lois scélérates dont le but est de favoriser les banques. Les banques hypothèquent ainsi l'ensemble de la société et ses instances dont l'instance politique qui a une attitude plus que suspecte. Le discours des politiques nous crétinise en nous masquant la réalité financière qui ne nous apparaît ainsi que par les crises d'une économie financière totalitaire qui pollue et empoisonne l'économie normale et qui fait végéter misérablement la majorité des humains!
 
 
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2ÈME PARTIE, (de N°27)
 
Effets dévastateurs, mais toutes nos ressources nous appartiennent 
 
C'est à ce point qu'on se rend le mieux compte de cette embrouille, de cette confusion entretenue à dessein que constitue: la
"politique du crédit", cette expression galvaudée à souhait qui veut tout dire et son contraire! Cette politique du crédit, politique frelatée qui entraîne ou bloque l'économie réelle et donc la vicie. Alors que l'économie qui devrait rester saine ne l'est pas à cause du système financier où règnent tous les Bernard Madoff de la Terre. C'est ce que l'on supporte lamentablement. En tout premier ce que supportent de plus en plus les pays et les régions pauvres du monde et les classes pauvres et moyennes des pays "riches" dans la présente crise. Crise financière d'abord, puis crise financière et économique à la fois, où les faiseurs d'argent, "maîtres" chanteurs par leur politique du crédit commandent les «booms» et les «crises» et toute la vie économique et sociale, donc par cette politique du crédit voleuse et criminelle sans laquelle nul ne peut plus respirer selon la forte expression du pape Pie XI.
 
Tout pays qui aurait compris clairement que son propre développement commence par lui même et le contrôle de sa monnaie comme étant le reflet exact de sa production aura compris l'essentiel et fait un pas décisif vers ce qui peut le libérer. Car ces cénacles lointains, anonymes et prédateurs, tel que la Banque mondiale, le FMI, et tant d'autres griffes acérées, les maintiendront dans la prison économique et financière totalitaire sous promesses permanentes d'enchantements démocratiques frelatés et faux.  
  
Tous les développements et les progrès matériels se déployant dans un pays doivent lui assurer, à un certain degré (surtout avec le Crédit-Social), sa richesse, son aisance, son autonomie possible, sa puissance même. Voici qu'apparaît là, à tous les niveaux, et dans l'acte même de produire, ce quelque chose d'utile et d'efficace pour l'ensemble des habitants du pays. C'est le potentiel de maîtrise de sciences et de techniques dont le pays dispose (y compris les expériences qui contiennent des échecs qui restent comme autant de leçons à retenir pour les éviter plus tard). Il y a là le déploiement du potentiel réel du pays en question: les matières premières et la matière grise qui composent toutes les ressources naturelles et humaines, ce qui débouche sur la production réelle du pays, de l'ensemble des richesses pouvant y être utilisées. C'est là un sens de la Vie bien cultivé. Mieux qu'une promesse, c'est un résultat prouvé, tangible, présent, tout prêt à continuer sa croissance pour le mieux vivre de tous.

Il faut avoir conscience de tout cela et le garder à l'esprit en toutes circonstances, surtout quand il faut quotidiennement, se colleter aux mécanismes financiers et bancaires, ces coupe-jarrets prédateurs, redoutables chausse-trappes dans lesquelles tombe société productive.
 
Je pense que vous avez peut-être remarqué, dans ce rapide parcours résumé que je viens de faire à l'instant sur la prééminence vitale des objets fabriqués sur l'argent qui va avec, qu'il s'agit-là d'un bilan très fécond. C'est exactement l'inverse, le contraire des dettes et de leurs effets affreux, avec cet argent-dettes qui détériore le quotidien la vie de tant de gens traînant ce boulet toute la vie, vivant en payant et mourrant endettés, selon l'expression percutante de Monseigneur Aguer, archevêque de La Plata (Argentine). Tous ces problèmes d'argent qui enlèvent du sens à la Vie et qui flétrissent nos relations avec autrui, donc notre vie jour après jour. Ainsi cette situation des nouveaux-nés d'aujourd'hui même qui naissent avec des milliers d'euros et de dollars de dettes sur leur dos avant d'avoir poussé leur premier cri. Peut-on être fier?
 
Et pourtant nous savons fabriquer (et en progressant!) tout ce dont nous avons besoin! Et nos descendants, sans doute, saurons encore mieux le faire compte tenu des expériences accumulées et des exigences d'attention impérative pour cesser les prédations contre l'environnement et l'écosystème, car les hommes, fils de Dieu, sont mariés avec la Création de Dieu dont nous dépendons.
 
Avec ce savoir-faire nous sommes potentiellement sauvés. Sauvés matériellement s'entend. Mais en réalité, avec le Crédit-Social nous serions vraiment sauvés dans le présent sans les hypothèques prédatrices et étouffantes du système financier et de la mondialisation s'y rapportant. Tandis qu'avec l'argent qui échappe à notre contrôle, nous ne sommes pas sauvés matériellement et encore moins spirituellement, mais nous sommes enfoncés et anéantis au lieu de profiter de notre maîtrise féconde et productive, individuellement et collectivement des dons de Dieu. Nous voilà réduits à une vie végétative à cause de la place prise par le système financier et ses dettes tueuses par les priorités et les contraintes artificielles inventées que les faiseurs d'argent ont imposé à la société productrice, laquelle risque toujours de réagir bien trop tard, ses demandes de réformes financières risquant très gros d'être "récupérées" par les pouvoirs en place... notamment par les relais de la haute maçonnerie

 
Observation au passage.
Au final, la mondialisation est un phénomène très néfaste qui demanderait un gros ouvrage à lui seul. La mondialisation économique et financière est comme un genre de sida qui détruit de l'intérieur les structures et les défenses immunitaires des nations et des peuples qui avaient mis tant de temps à se former. La mondialisation alias la globalisation est une interdépendance qui dissimule la dépendance tout cour à un gouvernement non déclaré mais bien réel et omniprésent sous l'idéologie pseudo-démocratique délétère et soporifique qui l'accompagne où, hélas, tant de catholiques se sont laissés avoir! C'est un drame! 
Fin de l'observation.
 
Encore une fois, Louis Even nous rappelle le bon sens naturel. Est-il possible de produire physiquement tels et tels biens naturels? Si oui, et bien on a pas le droit d'entraver sous aucun prétexte cette production physique possible qui correspond aux critères de la Vie et ses besoins, et encore moins sous les prétextes fallacieux et mensongers en nous rabâchant cultivant notre l'ignorance par: le "manque de crédits", sans même savoir que ce sont là les directives du moment des faiseurs d'argent. La société n'est pas au service des banques, mais l'inverse.
 
Nous assistons depuis des génération à cette opposition stupéfiante, dévastatrice et jamais mise au grand jour (et pour cause!...): dans ses objectifs: le bilan des banques est destiné à la satisfaction de leurs actionnaires et les résultats des bilans des banques, force est de le constater, s'opposent complètement au bien public. Les bilans des banques recèlent tout le contraire de la vie sociale et familiale, tout le contraire de ce qui est sain et fécond. Dans ce système financier délétère actuel, (au moins jusqu'en 2008) "meilleurs" est un bilan de banque pour la plus grande satisfaction des actionnaires, plus terribles en sont les effets dévastateurs sur la société productrice des biens grâce à laquelle l'argent tient pourtant sa valeur!

Pourquoi cet antagonisme dévastateur?
 

bilan des banques VS intérêts vitaux de la société 
 
Maintenant nous connaissons cette supercherie: en particulier la confusion entretenue entre le domaine public et le domaine privé. Soit, la création monétaire et son contrôle, domaine public par excellence, confondu avec le domaine privé. La création (et donc l'annulation) monétaire doit être pratiquée par un organisme central (ou office national ou plurinational de création et d'émission monétaire), et les banques ne doivent prêter que l'argent de leurs déposants. Donc il doit y avoir une couverture monétaire à 100% pour la zone économique considérée. Situation claire entre toutes. Tout l'inverse de ce qui se passe actuellement.
 
Ce qui se passe actuellement? L'inflation est considérée comme bénigne ou nulle par les inspirateurs libéraux monétaristes aussi longtemps que les salaires augmentent à un rythme plus lent que les prix des actifs. La loi d'airain libérale et monétariste sur les salaires a prévalu durant l'ère industrielle (paroxisme au 20ème siècle), même si les capacités excédentaires résultantes étaient absorbées par la consommation ostentatoire de la quasi seule classe aisée, cette époque a été également celle des révolutions socialistes et communistes filles dénaturées du capitalisme financier. Mais la même loi d'airain des salaires ne fonctionne plus à l'ère post-industrielle dans laquelle la croissance ne peut venir que de la demande de masse, car la surcapacité de production a augmenté au-delà de ce que peut absorber dans une démocratie la capacité de consommation ostentatoire d'une minorité, ceux qui sont classés par le major Douglas dans la catégorie B dans la formation des prix. Cette situation a été magistralement passée au crible par le major Douglas.
 
Dans toutes discussions, contacts, débats, communications, négociations, etc., gardons toujours à l'esprit tous les exemples fournis par Louis Even sur le thème central que c'est la société d'un pays qui est propriétaire des actifs de ce pays et non les faiseurs d'argents prédateurs, y compris à travers les impôts qui sont ainsi un vol. Sinon nous nous égarons dans un dédale d'explications et d'arguments hors de propos souvent pratiqués par des détracteurs du Crédit Social qui ne connaissent que son nom, ce qui ne fait pas avancer d'un pouce la compréhension de cette situation contre nature qu'il faut éliminer et remettre à sa place naturelle et vraie la création et le contrôle monétaire détenus par la société civile productrice, et ce, par tous les moyens.

Qui fait les produits? C'est la société dans son ensemble. Donc c'est la société du pays qui est propriétaire, créatrice et contrôleuse de la monnaie, de SA monnaie étant le reflet exact de la production du pays ou de telle zone économique. Cette monnaie, par le Crédit-Social (ou Argent-Social c'est pareil) véhicule ainsi un vrai pouvoir d'achat dont les transactions se font dans la vérité technique du rôle de la monnaie, c'est à dire des achats à solde = 0. Car actuellement, nous végétons de plus en plus sous deux tirs tueurs croisés: d'un côté les intérêts bancaires, surtout les intérêts bancaires composés, et d'un autre côté les taxes et impôts sans fins voleurs et ravageurs. Au bout de ce parcours du combattant nous sommes dépouillés, jusqu'à 53% de nos revenus (ponction officielles en France rien que par l'État soit 45% des revenus (soit presque 200 jours sur 365 jours, plus de 6 mois!!) mais à ces prélevements il faut rajouter les ponctions des dettes municipales et diverses, c'est pour ça que 53% de ponction est encore légèrement en dessous de la réalité...  
 
À titre indicatif (et là je ne parle même pas des intérêts à payer sur les dettes publiques), la masse des prestations versées par notre système français de protection sociale représente chaque année (chiffres de 2009) 554 milliards d'euros (soit environ 820 milliards de dollars canadiens), c'est près du tiers (31,1%) des revenus encaissés par les Français. De quoi soutenir la consommation en période crise disent certains, mais est-ce que ces 554 milliards d'euros de prestations malaisées, très coûteuses, avec paperasseries et enquêtes, etc., ne pourraient pas devenir ceci?: 554 milliards d'euros divisés par 64 millions d'habitants français, ce qui donne 8520 euros (environ 12 610 dollars canadiens) par personne et par an pour tous sans la moindre exception, bébés, vieillards, écoliers, ainsi que les handicapés et malades, etc, ou 721 euros (ou environ 1067 dollars canadiens) par mois. Je répète qu'ici je ne parle même pas des dettes publiques et de leur intérêts composés à payer massivement sans fin qui, s'ils étaient transformés en dividendes donneraient des revenus libres inimaginables à chaque citoyen français. Car quand on pense à l'aisance et à l'augmentation du pouvoir d'achat déterminant que produiraient seulement ces 721 euros mensuels de dividendes, en dehors des autres revenus (pour ceux qui en ont), alors que les impôts auraient disparus pour l'essentiel et tous les prix seraient allégés de l'énorme montant accumulé d'intérêts à payer qui augmentent actuellement les prix d'un gros tiers au moins et qui représentent l'addition de ce que paient en intérêts toutes les parties économiques impliquées dans le marché général. Ce serait un rénération de fond et une renaissance authentique.
 
                                                        *
 
Enfin voici, pour terminer, en abrégé, un petit extrait tiré du livre de Lanza del Vasto - Les Quatre Fléaux -, chapitre 3, paragraphe 2.
Lanza del Vasto (1901-1981) était un grand auteur franco italien, devenu hindouiste, il fut un ami très proche de Gandhi, puis, il fit retour au christianisme par "nécessité logique" selon ses propres termes, après la lecture de Saint Augustin.

 (début de l'extrait)
Comment la Possession engendre la Misère.
 
  "La possession, étant chose de raison, se pose avec une valeur générale, mais cette raison faisant suite à la Chute, la Possession généralise son contraire: La Misère.
  La Misère et l'Opulence sont le revers et l'avers de la même monnaie.
  En fait posséder veut dire exclure, ou bien rien ne veut rien dire du tout.
  Et nul traité d'Économie ou de Philosophie n'explique et ne démontre mieux la nature de la Possession qu'une planche clouée portant ces simples mots:
Propriété privée, défense d'entrer
  Même si la nature fournissait à tous les besoins de tous, la crainte-de-manquer qui est vague et sans limites, poussant chacun à l'accumulation illimitée, finirait toujours par instaurer le manque et justifier la crainte, par un cercle vicieux.
  C'est par un tour de notre Connaissance-du-Bien-et-du-Mal que l'excessive prudence crée le danger et l'excessive avidité, la pénurie.
  Il suffit que quelques-uns veuillent posséder pour que tous se voient forcés de gagner pour ne pas mourir. C'est ainsi que l'abus fait de l'abus un besoin et un droit.
  Mais le manque que la richesse crée autour d'elle est nécessaire à son maintien. Il est évident que la valeur du sou que j'ai dans ma poche dépend entièrement de son manque dans la poche d'un autre. S'il ne manquait à personne, personne n'en voudrait et il ne serait même pas bon pour le fumier.
  Or l'homme qui est seul riche au milieu d'un peuple de pauvres se trouve de ce fait considérablement plus riche que s'il était entouré de voisins riches, et disposant de plus de moyens de s'enrichir.
  Il possède aussi une conscience plus claire et une jouissance plus grande de ses possessions.
(....)
  La jouissance spécifique de la richesse c'est: (....) jouir de ce dont un autre ne peut jouir.
Il n'est d'ailleurs pas du tout nécessaire de jouir de ce qu'on a pour se réjouir de la considération que les autres ne l'ont pas. Cette satisfaction purement spéculative, autant que négative et fausse, s'appelle orgueil (....)."
(fin de l'extrait)

 
par M. Renaud  L a i l l i e r 


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Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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