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Vidéos explicatives par François de Siebenthal sur youtube, dailymotion ou https://vimeo.com/136794

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dimanche 7 février 2010

Le système financier écrase tous les peuples.



Très Chers Amis,

Voici ci-dessous des LIENS qui touchent la plus brûlante actualité.

Comme toujours de tels éléments sont dûs à la seule attitude humaine (et quelle attitude!!) et tout ceci ne fait que nous renforcer dans notre objectif du Crédit Social.

Voici que les "enchantements" de la baudruche des fausses déclarations de reprise économique dont on nous a rebattu les oreilles depuis 7 à 8 mois s'écroulent et ne masquent plus le fait qu'à présent l'Europe (cette fausse "Europe" maçonnique de Buxelles-Strasbourg) est à la merci des banques. Pendant ces 7 à 8 mois, le chômage n'a cessé de continuer à monter pendant que les bourses n'ont cessé de monter aussi... Les spéculateurs paraissent régner en grands maîtres. Les pseudos pouvoirs politiques sont dépassés. La Banque Centrale européenne reste dans un silence assourdissant... Une fois de plus les politiques courent après les événements et Dieu sait ce qu'ils vont encore inventer pour faire croire, encore et toujours, qu'ils maîtrisent la situation. Une situation qui risque de durer...

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20100207.OBS6140/les_speculateurs_profitent_du_marche_de_la_dette_en_eur.html


—> Mais le plus grave de tout, c'est ce qui suit (il s'agit d'ailleurs d'un site canadien bien informé en général.)

Les pantalonnades européennes misérabilistes retourneront au néant d'où elles n'auraient jamais dû sortir.
Mais voici que dans un monde d'abondance, le spectre de la faim rôde et revient toujours. Non pas comme vous le savez à cause de carences physiques et matérielles et de manque de techniques de productions, mais particulièrement à cause du système financier et ses crimes. Je crois que ce LIEN ci-dessous provient d'une association orientée politiquement à gauche, mais il est plutôt bien informé, car ce qui est décrit ici se confirme en d'autres sources. Le système financier et ses crimes fait le lit de la gauche. Quant à la droite, elle est perpétuellement "cocufiée" par les infiltrations maçonniques incessantes qui dénature les nations et qui étouffent dans l'œuf les espoirs légitimes.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17121


À bientôt Chers Amis pour, avec l'Aide de Dieu, travailler à retourner la situation.

AVE MARIA

R.  L .

Preuves historiques de la fatale convergence fausse droite et fausse gauche.


A la différence de divers experts occidentaux dans le domaine de l'information ayant trait aux problèmes du communisme, j'ai eu la "chance" de subir pendant trente-quatre ans (de 1948 à 1982) la sinistre politique expérimentale, menée "scientifiquement", par des adeptes inconditionnels de la "démocratie socialiste", le cheminot Gheorghe Gheorghiu-Dej et le cordonnier Nicolae Ceausescu.

Une étude de Dan Dumitrescu.
Version avec commentaires: par la mise en évidence à l'aide de caractères gras - en noir et en rouge - de certaines idées avancées dans ce texte par l'auteur de l'article.



Un Européen de l'Est scrute la Suisse par Dan Dumitrescu

(in : L'identité de la Suisse dans l'Europe. Des Européens scrutent la Suisse.

Éditions Terre haute. Lausanne, 1992, pp.83-132.
co Prof. F. de Siebenthal, 14 chemin des Roches, CH 1010 Lausanne,
00 41 21 616 88 88)

A la mémoire de mes parents
A Elisabeth et Dan Jr

"La presse n'est évidemment pas le 4e pouvoir, mais le premier. Tous les autres lui obéissent, à commencer par le pouvoir politique."Eric Werner (1981)

Les jugements sur un pays sont dictés par plusieurs facteurs objectifs et subjectifs, mais l'honnêteté, l'instruction et l'expérience de l'observateur doivent obligatoirement constituer les éléments essentiels d'une information décente. On sait depuis fort longtemps (Sun Tzu) que l'information peut constituer une arme de guerre.

Si la Suisse est considérée comme étant un Etat "impérialiste" selon Lénine, Jean Ziegler, etc... cela met en exergue leur désir de voir s'installer en Helvétie un régime plus "juste", plus "démocratique", autrement dit un régime de terreur et d'esclavage. Si l'URSS fut considérée par beaucoup depuis 1917 comme un vrai havre de paix et de justice sociale, cela démontre clairement l'état de démence de ceux qui ont continûment propagé les mensonges les plus grossiers de l'histoire de l'humanité.

Cobaye dans un laboratoire du communisme, la Roumanie.

A la différence de divers experts occidentaux dans le domaine de l'information ayant trait aux problèmes du communisme, j'ai eu la "chance" de subir pendant trente-quatre ans (de 1948 à 1982) la sinistre politique expérimentale, menée "scientifiquement", par des adeptes inconditionnels de la "démocratie socialiste", le cheminot Gheorghe Gheorghiu-Dej et le cordonnier Nicolae Ceaucescu.

J'ai vécu l'effrayante période de chasse à l'ennemi de classe avec toute sa panoplie d'horreurs - crimes, arrestations, incarcérations, délations. J'ai également constaté les conséquences catastrophiques de la lutte incessante menée par les dirigeants communistes et leurs suppôts afin d'aboutir à la "création" d'un "homme nouveau", parfaitement conditionné, drogué, donc constamment dépendant d'un environnement où le mensonge, le vol, l'escroquerie morale constituent les atouts majeurs.

Toutes ces caractéristiques du paradis communiste sont archiconnues grâce aux témoignages écrasants de ceux qui "ont choisi la liberté" et lorsque absolument tous les témoignages concordent, cela s'appelle la vérité! Malheureusement, les "ébauches" des éléments propres au système communiste deviennent de plus en plus évidentes dans le "monde libre". C'est la raison pour laquelle je considère utile de rappeler quelques-unes des techniques utilisées par les communistes (roumains) dans leur labeur affolant dont le but essentiel fut d'imposer par tous les moyens la "vérité" léniniste.

1. Falsification grossière de l'histoire de la Roumanie.

"L'insurrection armée, en août 1944, organisée et dirigée par le Parti Communiste Roumain, a marqué une ère nouvelle dans l'histoire du peuple roumain. Elle a représenté le début d'une révolution populaire qui a changé de fond en comble la vie du pays tout entier", précise-t-on dans un livre rédigé par deux professeurs de l'Université de Bucarest (1).

En fait, après 1948, tous les livres d'"histoire", les dictionnaires, les journaux, les films, etc... attribuèrent le renversement des alliances du 23 août 1944 au Parti Communiste Roumain qui, par ailleurs, ne comptait que quelques centaines de membres! Aussi la "police de la Pensée" annula-t-elle d'un coup de baguette magique la contribution capitale du Roi Michel lors du coup d'Etat, quand la Roumanie se débarrassa de son alliance avec l'Allemagne de Hitler. Le Roi, la famille royale, les "bourgeois" (sauf les collabos toujours utiles!) furent tous dépeints comme étant les pires exploiteurs du peuple roumain. Même les communistes ("déviationnistes"), tel Ana Pauker, Théohari Georgescu, Vasile Luca - réduits au classique état de "non-être"- furent tout simplement rayés des dictionnaires et des musées!

L'enseignement, structuré selon les principes léninistes, fut dirigé par le "ministère de la Vérité" qui imposa certaines disciplines de base (le matérialisme historique, le socialisme scientifique, l'histoire de la philosophie marxiste, etc...). Car la réforme de l'enseignement eut évidemment pour point de départ les "indications du Parti Ouvrier Roumain (= Parti Communiste, NDD), indications comprises dans la loi du 3 août 1948 (...). Cette réforme imprima à tout le processus d'enseignement un caractère scientifique, fondé sur les principes du matérialisme dialectique; elle le laïcisa (...) L'édification de l'économie et de la culture socialistes a entraîné de profonds changements dans la formation des intellectuels nécessaires à la patrie."

2. La falsification de la science ou le rôle de la biologie prolétarienne dans l'"élevage" de la jeunesse.

Pendant de longues années, le Parti Communiste Roumain désireux de former des "intellectuels nécessaires à la patrie" (socialiste) obligea les biologistes et les agronomes à suivre fidèlement les savants enseignements de Mitchourine et Lyssenko. Dans le "guide" du Musée d'histoire naturelle "Grigore Antipa" de Bucarest (1956) on peut lire: "Grâce à l'aide du Parti et du Gouvernement, après 1951 on procède à une nouvelle restructuration du musée en conformité avec son rôle décisif dans l'éducation des larges masses populaires et sur la base de la conception de Darwin et de Mitchourine." (2) Mitchourine étant, bien entendu, "le fondateur d'une nouvelle science connue sous le nom de darwinisme créateur soviétique qui permet de diriger l'évolution de la nature vivante."

D'autre part, sur les 709 pages de l'ouvrage consacré à l'histoire de la biologie (3) - destiné principalement aux étudiants des facultés de sciences naturelles et des instituts agronomiques- pas moins de 133 (!) sont réservées au "mitchourinisme". On y vante bien évidemment les résultats pratiques obtenus rapidement en Roumanie dans la culture maraîchère, la pomoculture,etc..., sans oublier toutes les performances de la "science soviétique" censées semer le bonheur dans des millions d'âmes roumaines; le fameux "porc roumain", race "nouvelle", n'a-t-il pas contribué à nourrir abondamment des populations entières et, en plus, à faire crever de jalousie les zootechniciens capitalistes?

Toutes ces méthodes ultramodernes, et bien d'autres encore, propres à la "science prolétarienne" démontrent clairement les bienfaits du communisme, largement reflétés dans le très haut niveau de vie atteint par les habitants du paradis rouge. Il n'y a que les "fascistes", les "nazis", les "réactionnaires" et les "contre-révolutionnaires" qui puissent contester (aujourd'hui) les magnifiques réalisations des régimes communistes dues principalement au mitchourino-lyssenkisme et au socialisme "scientifique"!

3. La propagande et la désinformation, tâche quotidienne des médias roumains.

Comme tout parti communiste, le PCR créa un immense système de diffusion de la "vérité". Des activistes de la plume, de l'écran et de la radio, furent ainsi soigneusement instruits pour semer à tout vent (tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays) les messages politiques conçus par des révolutionnaires professionnels. Il va de soi que la cible principale a toujours été la même, c'est-à-dire l'ennemi de classe; mais parallèlement, les activistes des médias s'attelèrent à un long travail d'endoctrinement politique.

Pendant plus de quatre décennies, les "masses laborieuses" de Roumanie furent soumises constamment à une propagande et à une désinformation massives: mensonges éhontés (la base du système communiste), censure, désinformation et distorsion de l'information, mélange d'omissions et de fuites délibérées, faux, "lettres au rédacteur en chef" et "télégrammes des travailleurs", échos de la presse étrangère (principalement occidentale) mentionnant tous les commentaires flatteurs pour les dirigeants du pays. A cet éventail de mesures "démocratiques" il faut ajouter la surveillance policière permanente, les contrôles extrêmement rigoureux aux frontières du pays, la "radiographie " des colis et des lettres en provenance de l'étranger, ce qui limita considérablement l'infiltration de toute littérature "subversive" sur le territoire roumain.

Une seule "bouée de sauvetage" dans ce havre de liberté (4) - les radiodiffusions occidentales pour les pays de l'Est (Radio Free Europe, RFE; la "Voix de l'Amérique", VOA; la BBC; "Deutsche Welle", etc...). Radio Liberty/Radio Free Europe a toujours été une épine extrêmement douloureuse dans le flanc non seulement de Ceaucescu, mais de tous les dirigeants des pays de l'Est", souligne l'ancien chef des services secrets roumains, le général Ion Mihai Pacepa (5). Brouillé pendant de longues années, ce poste de radio fournissait aux Roumains et à leurs frères des pays "socialistes" des informations qui déréglaient considérablement les processus de crétinisation forcée mis en marche par les potentats rouges. Ce qui explique par ailleurs les réactions particulièrement brutales à l'encontre de ces "nids d'espions", de "traîtres à la patrie", de "fascistes", de "suppôts de la CIA", etc...: campagnes de presse houleuses déclenchées systématiquement, infiltration des rédactions de Munich, attentats à la bombe perpétrés au siège même de RFE, assassinats de journalistes, etc...

A la différence des Occidentaux, les peuples ayant vécu sous le régime communiste percevaient quotidiennement les mensonges éhontés diffusés par les propagandistes à la solde du pouvoir. C'est la raison pour laquelle tout commentaire favorable aux dirigeants communistes fait par les Occidentaux était ressenti comme une preuve éclatante d'inculture, de débilité grave ou de malhonnêteté. Aussi peut-on comprendre la grande déception des Roumains lorsqu'ils voyaient que Nicolae Ceaucescu trompait assez facilement la fine fleur des dirigeants "capitalistes" ( Richard Nixon, Gerald Ford, Jimmy Carter, Golda Meir, le Général de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, la reine Elisabeth, le pape Paul VI, etc...). De même peut-on aisément imaginer leur nausée lorsqu'ils dénombraient les délégations d'hommes d'affaires, de scientifiques, de journalistes occidentaux qui défilaient tapageusement à Bucarest en rendant bassement hommage à une clique de scélérats; ou lorsqu'en Occident des maisons d'édition s'empressaient d'immortaliser les "ouvrages" de (ou sur) Ceaucescu!

Mais la passion des journalistes occidentaux pour les "réalités" de la Roumanie communiste s'est manifestée avec l'"élévation" de Ceaucescu au pouvoir. Un exemple seulement: Maurice Lambillotte, directeur général au Ministère du travail et de l'emploi de Belgique - "expert" en problèmes du communisme - se confessait à un "journaliste" (belge lui aussi): "La différence est pourtant énorme entre l'ancien pays, où les abus étaient de plus en plus criants, et la communauté nationale d'aujourd'hui, qui à une allure accélérée met en oeuvre ses ressources au profit de l'ensemble de ses citoyens. D'un court et merveilleux séjour l'an dernier, c'est cet effort constructif intelligent, réfléchi et irrésistible qui nous a frappés. Nous sommes rentrés convaincus du bel avenir qui attend la République populaire de Roumanie, grâce à la réalisation de ses plans successifs.(6)" Bravo, c'est parfait! monsieur le directeur! Mais aussi un "bravo!" à monsieur le propagandiste.

4. La fabrication de savants mondialement reconnus.

Sans nul doute l'exemple le plus connu est-il celui de l'ancien "académicien docteur ingénieur" Elena Ceaucescu, hôte d'honneur et docteur honoris causa de plusieurs universités prestigieuses ouest-européennes et américaines. Il est piquant de constater que ceux qui lui décernèrent de très hautes distinctions scientifiques semblent avoir été séduits par l'activité révolutionnaire de l'ex-première camarade de Roumanie - activité déployée dans le mouvement révolutionnaire, dans la direction du Parti communiste roumain et en tant que président du comité national roumain "Les hommes de science et de paix". "Son" unique ouvrage, publié sous divers titres, "Progrès dans la chimie et la technologie des polymères" n'aura certainement pas beaucoup impressionné les savants professeurs occidentaux.

Toujours est-il que sans une complaisance mutuelle entre ces savants et les enfants terribles de la Securitate - qui préparaient très attentivement les voyages à l'étranger du couple présidentiel - Elena Ceaucescu n'aurait jamais été récompensée pour son activité scientifique (inexistante).

Observateur dans un pays encore relativement libre, la Suisse.

Fuir à 41 ans son pays natal, avec seulement deux valises dont une bourrée de boîtes de conserves "made in Rumania", n'est pas toujours une partie de plaisir. Aussi étrange que cela pût paraître, le choix de la Suisse comme "terre d'asile" n'était dicté ni par l'abondance des saucisses ou du chocolat dans les magasins, ni par la variété des montres helvétiques ou même par le fameux cheptel bovin qui a tant ému les débiles amateurs de clichés. Ce choix était dû à l'image de l'Helvétie évoquée par mon ancien professeur de français à Bucarest, Madame Sophie Abel, Suissesse ayant épousé un Russe (blanc) avant la Première Guerre mondiale. Un fils naquit de cette union et après le coup d'Etat bolcheviste de 1917, M. Abel fut liquidé et Madame Abel séparée de son enfant, dut se réfugier dans le Royaume de Roumanie. Vers la fin des années quarante et pendant les années cinquante, cette dame distinguée donna, en privé et clandestinement, des leçons de français, d'allemand et de russe. Ce fut l'image de "sa Suisse", celle du début du siècle, qu'elle invoquait invariablement lors de nos causeries en français. Une Suisse neutre, libre et démocratique, avec de vrais croyants, respectueux du travail honnête et de l'ordre. A plusieurs reprises, Madame Abel fit allusion à son fils, interné - croyait-elle savoir - dans un camp en Géorgie soviétique et qu'elle espérait revoir un jour. Au début des années soixante, elle quitta la Roumanie pour l'URSS. Depuis lors... le silence le plus total. Après le 1er octobre 1982, date de mon arrivée en Suisse, je constatai un contraste frappant entre l'image évoquée par mon ancien professeur de français et la réalité d'aujourd'hui. Dans l'univers clos du Goulag communiste, Madame Abel et moi crûmes sincèrement que la Suisse - que tout pays démocratique en général, ne pouvait évoluer que vers le Bien !

Quelle stupéfaction que d'entendre des amis valaisans me taxer d'"ennemi du peuple roumain" ou de "traître à la patrie". Les plus lucides, les plus perspicaces et, disait-on, les plus "instruits" me placèrent illico dans la catégorie des "anticommunistes primaires", formule qui, selon un vieux proverbe roumain, a le don de faire sourire même les dindes ! De savants interlocuteurs s'attaquaient incessamment aux autorités "capitalistes", aux banques etc. Certains esprits fort cultivés m'apprenaient, sûrs de leur savoir, que les Roumains sont des... Slaves, ou que la capitale de la Roumanie est... Budapest et même que le nom exact du dictateur roumain de l'époque est... "Chaocescu" ! Nombreux étaient ceux qui essayaient de m'expliquer tant soit peu la vie des... Roumains, de me dépeindre l'euphorie qui régnait dans les âmes vivant sous le régime "socialiste" ; alors que, à les entendre, ils subissaient, eux, les affres d'un système immonde. A réitérées reprises je posai, par manque de tact, la même question : "Y a-t-il des psychiatres à Sion ?" Pourtant tous ces gens étaient extrêmement gentils et serviables ! Mais rarissimes furent ceux qui comprirent les vraies raisons de ma décision de chercher asile en Suisse. Après quelques mois, je commençai à comprendre les causes de cette déraison collective ; ensuite, l'analyse attentive des médias romands et français, de revues et de livres, les divers contacts avec des enseignants, des professeurs, des journalistes, des hommes politiques, des scientifiques, etc, me permirent de déceler une société en train de tomber en déliquescence faute de ne pas avoir su défendre la liberté et la démocratie.

1 - L'effritement des valeurs propres aux démocraties de type occidental.

Il s'agit d'un processus qui devint particulièrement évident après le coup d'état bolcheviste de 1917 et qui s'amplifia au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à l'aide économique américaine (plan Marshall), dans un premier temps, et à la protection militaire des Etats-Unis, ultérieurement, les pays libres d'Europe et d'Asie eurent la possibilité de démontrer la supériorité incontestable du système "capitaliste". En contrepartie, à cause de l'"aide" économique soviétique (= pillage) et de la "protection" militaire de l'URSS (= esclavage), le camp socialiste se métamorphosa en quatre décennies en un immense et macabre complexe tortionnaire; avec, il est vrai, une seule et unique multinationale, très rassurante pour les pauvres - "Les fossoyeurs calins" dont le chiffre d'affaires reste pour l'instant secret.

Au fil des années, bénéficiant amplement du système prônant l'économie de marché, les Occidentaux libres et repus ne prêtèrent plus attention à la signification réelle des concepts Dieu, famille, patrie, éducation, morale, honneur, justice, etc. ce qui entraîna manifestement une diminution considérable de leurs capacités de défense. Comme le souligne à juste titre Marcel Regamey "L'ordre des valeurs est inversé. Le renversement des 'structures' passe au premier plan, l'amour de charité en second". De même, "L'Eglise est un lieu privilégié de propagande lorsqu'elle sort de son domaine (...) La propagande triomphe quand l'Eglise se laisse persuader que le mal est tout d'un côté et qu'elle s'indigne d'actes de torture mais reste indifférente au terrorisme qui les provoque, s'élève contre les massacres commis par les uns et ignore ceux des autres" (7).

Il est toutefois consternant de constater la facilité avec laquelle des doctrinaires maniant la Bible et la Kalachnikov réussirent à s'infiltrer au sein de l'Eglise (cf. "La Croix, la faucille et le marteau", par Jacques Bonomo, "Finalités", n. 144, avril 1989). Ce processus fut considérablement accéléré grâce à l'ampleur croissante de l'oecuménisme, notamment après la Seconde Guerre mondiale. "Durant les mêmes années on assiste à un regain spectaculaire du mouvement oecuménique qui a vu le jour au XXe siècle, et dont la première étape de l'après-guerre a abouti à la formation en 1948 du Conseil Oecuménique des Eglises" (8), écrit le haut prélat soviétique Pitirim. Membre du Groupe central du Comité des Communications du COE, l'archevêque de Volokolamsk sait évidemment de quoi il parle et ce "regain spectaculaire" auquel il fait allusion a sous sa plume une connotation tout à fait particulière. Car à partir de 1962 Pitirim fut aussi rédacteur en chef du "Journal du Patriarcat de Moscou" où de 1943 à 1983 furent publiés pas moins de 2500 articles consacrés à la défense de la paix ! Sacré évêque en 1963 et archevêque depuis 1970, quand il est devenu aussi président des Editions du Patriarcat de Moscou, Pitirim nous assure que l'"Eglise orthodoxe russe a été le promoteur d'un grand nombre de réunions pour la paix". A n'en pas douter, surtout quand on connaît le faible des autorités soviétiques pour tout ce qui a trait à la religion, la lutte pour une certaine paix, comprise. Voilà un thème mobilisateur qui ne pouvait pas ne pas toucher les sensibilités du COE, exemple cet ouvrage intitulé suggestivement "Paix et désarmement" (1982) dont le titre et le contenu ressemblent quelque peu à la série bien connue "Paix et désarmement - Etudes politiques", édité à Moscou (Editions du Progrès, à partir de 1980).

Il serait séant de porter (finalement) son choix, soit sur l'idéal de Jésus, soit sur celui de Lénine !

2 - La sape des institutions helvétiques et le conditionnement de l'"opinion publique".

Ce sont les deux objectifs majeurs des fossoyeurs de la Suisse libre, démocratique et souveraine. C'est la raison pour laquelle l'Etat, l'Eglise, la Famille, l'Armée, la Justice, la Police, l'Entreprise - "les piliers qui maintiennent, depuis les débuts des civilisations les sociétés humaines dans la loi, l'ordre social et moral et la sécurité" (9) sont systématiquement pris pour cible. Ce travail de longue haleine fut effectué par des professionnels étrangers et leurs coreligionnaires autochtones.

2.1 La Suisse et les révolutionnaires professionnels. Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe la Suisse attira par quelque invisible aimant toute une pléiade de "gens de bonne volonté" (comme on peut le constater, ce pays n'accueille pas que des exploiteurs-milliardaires !). Ainsi : G.V. Plékhanov, marxiste russe de renommée internationale, créa en 1883, à Genève, le groupe "Libération du travail" ; C.G. Rakovski, qui sera ultérieurement connu pour ses agissements révolutionnaires en Roumanie et en Bulgarie ; A.V. Lounatcharski, après des études à l'université de Zurich, sera nommé (après 1917) commissaire du peuple à l'Instruction en Russie soviétique ; K.B. Sobelson (Radek), futur membre du Comité exécutif du Komintern (1923-1925) ; W. Münzenberg, rédacteur de la "Jugend-Internationale", membre de la direction du parti social-démocrate suisse, futur chef de l'Agit-Prop pour l'Europe de l'ouest, et un as de la désinformation ; A. Helphand (Parvus), après des études à Bâle, vécut un certain temps à Wadenswil (ZH) et émit la théorie de la "révolution permanente", adoptée ultérieurement par L.D. Bronstein (Trotski), lui aussi "hôte" de la Suisse en qualité de futur organisateur de l'Armée rouge (!) ; G.I. Rodomyslski (Zinoviev), assistant dans un laboratoire de Berne et le plus proche collaborateur de Lénine, devint en 1920 le président du Komintern (1920-1924) ; Vladimir Ilitch Oulianov (Lénine), le fondateur du parti bolchevique et de l'Etat soviétique, vécut pendant sept années en Suisse (GE, BE, ZH, etc).

Mais les autorités helvétiques de l'époque permirent aussi l'organisation de deux conférences extrêmement importantes : celle de Zimmerwald (du 5 au 8 septembre 1915) et celle de Kienthal (du 24 au 30 avril 1916). "Aux deux Conférences du Zimmerwald et de Kienthal, a été créé l'embryon de la IIIe internationale", noteront Boukharine et Préobrajenski (10).

Pendant son long séjour en Suisse, Lénine publia toute une série de messages à l'intention des ouvriers suisses ; ces messages excellèrent par leur pérennité car on les retrouve profondément ancrés dans la mentalité de faiseurs d'opinion. Exemples :

-"la" défense de la patrie' en ce qui concerne la Suisse n'est rien d'autre qu'une duperie du peuple par la bourgeoisie (...) Les socialistes suisses (...) ne peuvent ni ne doivent admettre la défense militaire de la patrie qu'après la transformation socialiste de celle-ci, c'est-à-dire dans le sens de la défense de la révolution prolétarienne, socialiste, contre la bourgeoisie".

- L'"utilisation de la tribune parlementaire et du droit à l'initiative et de référendum (...) pour développer la propagande en faveur de la transformation socialiste de la Suisse".

- "Ce gouvernement (de la Suisse, NDD) est très étroitement lié, économiquement et financièrement, à la bourgeoisie des 'grandes'puissances impérialistes et en est entièrement dépendant".

- "Naturalisation obligatoire et gratuite des étrangers établis en Suisse (Zwangseinbürgerung). Tout étranger ayant séjourné trois mois dans le pays devient citoyen suisse...".

- "Les social (sic)-démocrates doivent lutter sans merci contre le mensonge bourgeois" (11).

Lénine mit également l'accent sur "une action méthodique et opiniâtre de propagande", sur "l'extension et (le) renforcement de l'activité social-démocrate dans l'armée, tant avant l'incorporation des jeunes recrues que pendant leur service militaire", etc. Quant à l'ordre donné par Lénine concernant "la préparation et la réalisation d'actions révolutionnaires de masse tendant à renverser la domination de la bourgeoisie, à conquérir le pouvoir politique et à instaurer le régime socialiste" (cf. le point 6 de la plate-forme politique des zimmerwaldiens de gauche au sein du Parti social-démocrate suisse)(12) il est en train d'être exécuté : les réalités helvétiques d'aujourd'hui en sont la preuve!

Mais l'activité de sape déployée en Suisse par les révolutionnaires professionnels fut illustrée aussi lors de la grève générale de novembre 1918 quand Berzine, Angelica Balabanova etc, en poste à la mission soviétique à Berne menèrent une intense agitation subversive. De même, sont archiconnues les multiples préoccupations "journalistiques" de l'Agence de presse Novosti (APN) à Berne, en 1983, une "agence" implantée en territoire ennemi et qui a toujours eu comme devise "L'information au service de la paix, de l'amitié entre les peuples". C'est pourquoi l'expulsion (temporaire) des "journalistes" soviétiques provoqua l'ire de certains de leurs confrères helvétiques.

2.2. Les communistes suisses et l'Association Suisse-URSS. Tout le monde a connu les activités de Jules Humbert-Droz dans le cadre du Komintern. "La révolte armée doit être conçue comme une action commune de l'ensemble de la classe ouvrière (...) Le but à atteindre est le renversement du régime bourgeois et l'installation du pouvoir soviétique", écrivait-il le 18 juillet 1936. Ces belles paroles sont extraites du compte-rendu sténographique du VIIe Congrès du Komintern (13). Fritz Platten accompagna, au nom du parti "social-démocrate" suisse les révolutionnaires professionnels - Lénine en tête - à l'occasion de leur voyage par le fameux "train plombé".

Des données extrêmement intéressantes concernant le beau travail de sape accompli par des Suisses désireux de voir flotter le drapeau rouge - avec la faucille et le marteau - sur le Palais fédéral sont mentionnées dans le livre d'Etienne Buisson "Les Bolchéviks (1917-1919" (1919) et dans la "Tribune de Lausanne" (1926) (14). Mais le livre le plus important, à ma connaissance, qui aurait dû être lu par tout un chacun en Suisse, est sans conteste celui de Gérard Demiéville (1937) (15) dont la première partie est consacrée à la "Structure de l'Internationale communiste" et la deuxième à "L'action subversive en Suisse". Un accent particulier y est mis sur "Les auxiliaires du bolchevisme - partis politiques, apôtres de la paix, Association des Amis de l'Union soviétique, Secours rouge suisse, presse (y compris certains journaux "bourgeois" - déjà !), "athées prolétariens", etc."

Après la Seconde Guerre mondiale, Georges Rigassi signe la brochure "Faut-il combattre le communisme" (1949) ; Marc E. Chantre, secrétaire général du Comité suisse d'action civique (Lausanne) publie une série de brochures consacrées au communisme (16)(1953-1956), alors que Nicolas Polianski, diplomate soviétique en poste à Berne de 1972 à 1976 réserve dans son livre (17) 120 pages pour décrire les multiples activités "culturelles et surtout "éducatives" à l'ambassade de l'URSS. Des confessions gênantes, certes, pour les membres du Parti suisse du travail ou de l'Association Suisse-URSS, mais qui en somme révèlent une pratique habituelle des "diplomates" soviétiques en occident. "Le livre en question parle abondamment des liens affectifs et financiers entre les Soviétiques et les communistes suisses", souligne correctement "L'Hebdo" du 25 octobre 1984. Bien entendu, les communistes suisses - Armand Forel, Jean Vincent, Colette von der Mühl, cités par Polianski - nièrent en bloc ces "infamies". Mais le PST aura certainement eu chaud lorsqu'en octobre 1991 l'hebdomadaire soviétique "Rossia" fit mention de quelque 20 millions de dollars distribués annuellement aux partis "frères" (dont le Parti communiste français) par le PCUS.

"L'ambassade soviétique se servait de ses relations avec les dirigeants du PST (...) pour obtenir des renseignements sur la situation politique intérieure de la Suisse et sur les orientations de sa politique étrangère (...) C'était toujours utile pour pouvoir citer ensuite, dans le document adressé à Moscou, 'l'avis compétent des amis'. Cet 'avis des amis' était tout à fait indispensable pour établir les fiches politiques sur les hommes d'Etat suisses et sur certains représentants de l'intelligentsia helvétique", note Polianski. Tiens, des "fiches politiques" remplies par les Soviétiques comprenant des renseignements fournis par... le PST ! Etrangement, à l'époque personne ne s'inquiéta de ces "fiches". Les médias gardèrent un silence religieux. Pourquoi ? Où étaient-ils ces esprits fins et investigateurs qui forment l'opinion publique ?

2.3. Les médias "non-communistes". L'architecte genevois Alexandre de Senger est l'un des premiers Suisses à avoir dénoncé la désinformation véhiculée par la presse "bourgeoise". Aussi écrit-il en 1930 un livre où il fait mention de certains journaux qui travaillent "avec intensité l'opinion publique", qui ferment "hermétiquement leurs colonnes à toute critique indépendante", instaurant ainsi "une véritable censure au profit des Bolchevistes" ; il dénonce également "le bourrage de crâne", le fait de "créer une atmosphère de terreur qui paralysa momentanément la résistance", de même que la "contagion cérébrale" des gens "mal armés contre la séduction des sophismes bolchevistes". "Par l'intermédiaire de l'architecture, la propagande communiste répand non seulement ses doctrines, mais réussit à grossir l'effectif de l'armée prolétaire communiste et à réduire les effectifs de l'adversaire". Alexandre de Senger dénonce enfin "cette 'collusion' du bolchevisme et d'un certain capitalisme à la recherche de placements fructueux". (18)

Plus tard, d'autres Suisses dont l'honnêteté innée et le grand désir de bien servir le pays sont manifestes, ont combattu publiquement la "tentation totalitaire" de certains médias devenue de plus en plus évidente. Exemples : le professeur Jean de Siebenthal, directeur du Centre de documentation civique de Lausanne et rédacteur responsable de la revue "Finalités" ; Olivier Delacrettaz, responsable de la collection "Cahiers de la Renaissance vaudoise", et rédacteur en chef de "La Nation" ; la conseillère nationale Genevière Aubry, rédactrice responsable du bulletin "L'Atout" ; Valentin Philibert, rédacteur en chef de "L'Impact" ; Jean-Philippe Chenaux, rédacteur responsable du bulletin "Etudes & enquêtes" et auteur de l'ouvrage "La presse d'opinion en Suisse romande" (1986) ; le professeur Luc de Meuron, rédacteur responsable de la "Lettre politique" et de divers livres dont "Lettre ouverte à certains journalistes du Palais fédéral et à quelques autres" (1983) ; Jean-Marc Berthoud, rédacteur responsable du bulletin "Résister et construire" et de la publication "Documentation chrétienne" ; le professeur Jeanne Hersch, auteur de divers livres, dont "L'ennemi c'est le nihilisme. Antithèses aux "thèses" de la Commission fédérale pour la jeunesse" 1981) et "La Suisse Etat de droit ? Le retrait d'Elisabeth Kopp" (1991), ouvrage collectif ; le colonel EMG Paul Ducotterd, ancien rédacteur en chef de la "Revue militaire suisse" et les très nombreux officiers qui, à réitérées reprises, se sont attaqués au problème de la désinformation. Même si cela dépasse quelque peu la Suisse romande (sujet de cet article), il faut aussi mentionner les études poussées effectuées par le conseiller national Peter Sager dans le cadre de "L'Institut suisse de recherche sur les pays de l'Est" (à Berne) ainsi que celles de l'IPZ (Institut für politologische Zeitfragen, à Zurich), faites sous la direction du Dr Robert Vögeli.

Que reprochent-elles, ces personnalités, à l'immense majorité des journalistes ? Tout simplement de ne pas s'en tenir au code des droits et devoirs du journaliste, de ne pas remplir avec honneur leur devoir sacré, à savoir celui d'informer correctement les citoyens, de diffuser méthodiquement une information partiale, mutilante pour le système nerveux des "récepteurs". Et cela est d'autant plus grave car, comme le dit fort bien Eric Werner : "La presse n'est évidemment pas le 4e pouvoir, mais le premier. Tous les autres lui obéissent, à commencer par le pouvoir politique".(19)

Voici quelques-unes de mes constatations après une analyse de la presse de suisse romande effectuée pendant plus de neuf ans.

2.3.1. Un manque d'instruction professionnelle, singulièrement évident lorsqu'il s'agit de relater ou d'interpréter des "nouvelles" du monde communiste. Exemples :

- "Importante caution morale" ("La Liberté" du 28 mai 1973) : "On connaît depuis longtemps la position délicate qu'occupe M. Ceaucescu dans le bloc oriental. Ce n'est pas sans raison qu'on l'a surnommé le "De Gaulle de l'Est'." Sans commentaire !

- "La dernière chance" ("La Liberté" du 1er mai 1975) : "Le Vietnam n'a-t-il pas été dévasté par près de trente années de guerre quasi ininterrompue ? (...) Car avant de clouer quiconque au pilori, laissons au moins aux nouveaux maîtres du pays (les communistes nord-vietnamiens, NDD) le temps de faire leurs preuves, en mettant aussitôt à exécution la politique d'ouverture qu'ils ont toujours préconisée". D'une part, les centaines de milliers de "boat-people" qui, ultérieurement, ont fui dans des conditions dramatiques le Vietnam communiste et, d'autre part, l'invasion du Cambodge par les troupes vietnamiennes en janvier1978 démontrent sans ambages le sens réel de la fameuse "politique d'ouverture" et l'effet des "trente années de guerre" auxquels faisait allusion le journaliste.

- "Gorbatchev le capitaliste" ("La Liberté" du 31 mars 1989), article qui est l'un des symptômes objectifs de la "gorbimanie" - épidémie qui frappa de plein fouet tous ceux qui ne comprennent absolument rien au communisme. Dans son livre "Perestroïka" (Flammarion, 1987), devenu illico un best-seller en Occident et primé aussi à Bâle - le prix de la Librairie Jaeggi: 20'000 Fr ("Le Matin" du 20 mai 1988) - Gorbatchev-le-capitaliste réserve un sous-chapitre pour expliquer que Lénine constitue la source idéologique de la "restructuration" ; il souligne également : "Notre but est de renforcer le socialisme, non de le remplacer par un autre système. L'exemple qui nous vient de l'Ouest, celui d'une économie différente, est inacceptable pour nous" (p.119). En outre, dans son ouvrage, Gorbatchev cite par 51 fois (admirativement !) le nom de Lénine. La suite logique : le secrétaire général du CC du PCUS ne peut être que... capitaliste !

- "Le bonheur puis la terreur" ("L'Illustré" du 3 janvier 1990) : "Des dizaines de cadavres ont été découverts il y a trois jours dans un charnier, au cimetière des pauvres (à Timisoara, NDD). Ils sont mystérieusement éventrés et recousus. Spectacle nauséabond de quinze corps exposés pour être reconnus par leurs familles". L'article cité est l'oeuvre des envoyés spéciaux de "L'Illustré" en Roumanie (Alain Maillard, texte ; Bruno Kellenberger, photos). Comme beaucoup de leurs confrères occidentaux, ils arrivèrent en trombe à Timisoara et analysèrent longuement les cadavres (déterrés et en état de putréfaction avancée !) avant de les prendre pour des victimes de la "révolution" roumaine. Par ailleurs, dans l'article "Pourquoi nous n'avons pas vu" ("L'Illustré" du 31 janvier 1990), Maillard nous montre clairement à quel point l'instruction de certains journalistes laisse à désirer : "La puanteur nous envahissait au plus profond. Bruno Kellenberger, photographe de L'Illustré, devait souvent détourner les yeux et se tenir le nez dans un mouchoir avant de reprendre le travail". Qui plus est, Maillard nous dévoile aussi son savoir dans le domaine de l'embryologie humaine : "Et surtout ce bébé ou embryon (sic) posé sur le ventre de sa mère", relate-t-il avec un aplomb imperturbable. Mais ledit journaliste démontre également que l'histoire de la Roumanie communiste lui est très familière : "... l'homme fort Silviu Brucan, ancien ambassadeur de Ceaucescu aux Etats-Unis, passe pour être un vrai stalinien" alors qu'en réalité, Brucan fut ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis de mars 1956 à juillet 1959 (donc avant l'avènement de Ceausecu en 1965) sous le "règne" de Gheorghiu-Dej, le premier bourreau du peuple roumain.

Après de pareilles bourdes - il y en a d'autres du même acabit ! certains journalistes devraient avoir au moins la décence de commencer (enfin) à s'instruire correctement et de cesser de jouer les fins connaisseurs en politique.

2.3.2. Une volonté de dénigrer l'armée suisse. Les "techniques" utilisées sont identiques à celles activistes des médias communistes. Ces "techniques" sont largement décrites dans diverses publications dont l'ouvrage de Luc de Meuron, la "Revue militaire suisse" (à partir de l'année 1970 notamment) et les publications de l'IPZ (Zurich), dès 1971. Personnellement je me limiterai à un seul exemple.

"Rapport confidentiel exhumé. Guisan et Mussolini" ("L'Hebdo" du 8 novembre 1990). " 'Génie', 'demi-dieu', c'est ainsi que Guisan jugeait Mussolini. Et il trouvait les soldats italiens beaux comme des Raphaëls" souligne Jean-Claude Buffle, le journaliste qui, en décembre 1991, sera condamné avec Jacques Pillet "à dix jours de prison avec sursis et à 5000 francs d'amende pour avoir associé le nom de Safra au trafic de la drogue et au recyclage des narco-dollars" ("La Suisse" du 18 décembre 1991). Et comme les grands esprits se rencontrent aussi dans les colonnes de "L'Hebdo", Buffle fit une fois de plus montre de sa vocation de journaliste d'investigation et tomba sur l'étude "Guisan. 1918, 1934, 1940 : les constantes d'une mission", signée par Charles-André Udry, "le fondateur et le principal animateur de la LMR (Ligue marxiste révolutionnaire, NDD), cible privilégiée de l'Etat fouineur" (Buffle dixit, "L'Hebdo" du 25 octobre 1990).

Pour démontrer que la chronologie est une chose indispensable quand il s'agit d'une étude sérieuse, le journaliste rappelle qu'à Genève, l'armée suisse avait tiré sur une foule désarmée le 9 novembre 32 (...) En mai 34, Henri Guisan avait mis en garde le chef du DMF Rudolf Minger : avec un tel gouvernement (dirigé par le "socialiste" Léon Nicole, NDD), avait-il dit, l'arsenal de Genève 'est exposé'. Car Henri Guisan, qui a participé seize ans plus tôt à la répression de la grève générale de 1918, est un homme d'ordre". 1932, 1934 et...1918, la succession des événements est strictement respectée, tout comme la vérité historique, par ailleurs !

Mais pourquoi fallait-il procéder à une interversion des années ? Très vraisemblablement pour mettre mieux en exergue l'unique mission que certains veulent attribuer aujourd'hui à l'armée suisse, à savoir celle d'avoir "tiré sur une foule désarmée le 9 novembre 32". Aussi l'ennemi principal (l'armée, capable de crimes crapuleux !) est-il désigné clairement ; ce n'est qu'après qu'on s'occupe plus attentivement des officiers. Bien entendu, en bon marxiste-léniniste, on passe sous silence l'article paru dans les "Izvestia" du 27 novembre 1918, publié juste après la grève générale (voir encadré). L'auteur est en Berzine (Winter), chef de la légation soviétique à Berne qui explique les principes de la "diplomatie" communiste : "La situation qui nous était faite nous mettait dans un état anormal : représentants de la Russie des ouvriers et des paysans, nous devions entretenir des relations, non pas avec la classe ouvrière suisse, mais avec un gouvernement bourgeois. Malgré cela, nous poursuivîmes notre travail de propagande révolutionnaire. Notre expulsion de Suisse prouve que, jusqu'à un certain point, nous avons réussi dans notre mission".

L'agit-prop soviétique incita les "ouvriers" suisses à la révolte : ils voulaient "célébrer" le premier anniversaire de la "révolution d'octobre" et, évidemment, entraîner la Suisse dans la grande tourmente révolutionnaire qui secoua l'Europe après la fin de la Première Guerre mondiale. Qui plus est, "des tentatives furent faites pour organiser des soviets dans l'armée", précise Branko Lazitch (20), l'un des plus remarquables experts en problèmes du communisme. Si les membres du Conseil fédéral de l'époque, les hommes politiques démocratiquement élus, le futur général Guisan et d'autres officiers supérieurs avaient épousé les thèses de Lénine, la Suisse aurait certainement connu la même vie prometteuse et radieuse que les pays devenus satellites de l'URSS. Or, heureusement, tel ne fut pas le cas.

Pour ce qui regarde les émeutes du 9 novembre 1932, à Genève, M. Jean-Claude de "L'Hebdo" évite prudemment de faire allusion aux agitateurs qui (semble-t-il !) se précipitèrent sur les agents de police, aveuglèrent les gardiens de la paix en leur jetant du poivre au visage, se ruèrent sur la troupe et essayèrent de détourner les soldats de leur devoir de maintenir un semblant d'ordre. "Donne-moi ton fusil, on va descendre les officiers !", "Tuez le major !", "Tuez vos chefs !" crièrent-ils. "C'est la tactique du combat de rue ! Les soldats parviennent enfin à se dégager (...) Les uns sont blessés, d'autres n'ont ni fusil, ni casque, ni baïonnette" (21) relate Gérard Demiéville. Et ce n'est guère un "témoignage " quelconque, car toutes les données insérées dans son livre, ont été amplement confirmées aujourd'hui par les révélations (même fragmentaires) en provenance des pays de l'Est.

En ce qui concerne l'historien Udry, il faut admirer son esprit scientifique: "Attention, souligne-t-il, il serait erroné de déduire (...) que Guisan adhère à l'idéologie fasciste mussolinienne". N'empêche ! Le titre de "L'Hebdo" ("Guisan et Mussolini") ne laisse planer aucun doute sur les (éventuelles !) affinités du Général, et celles de l'armée suisse. Et voilà une (nouvelle) idée, parmi tant d'autres, qu'on véhicule discrètement pour montrer au peuple suisse (qui s'est nettement prononcé en faveur du maintien de l'armée) qu'un jour, pas si lointain, il pourrait se trouver du mauvais côté de la barrière. Le procédé est, je le répète, fort connu dans les pays de l'Est. Depuis des années, les médias l'expérimentent avec beaucoup de succès à l'Ouest.

2.3.3. Un fâcheux penchant au chaos des situations confuses. "Dans l'armoire. Encore des cadavres", "Fiché à dix ans!", "Fiches: incroyables!". "La plaie des fiches", "A vos fiches", etc... En lisant ces titres on serait tenté de croire qu'enfin les médias font leur devoir et informent le commun des mortels sur les "fiches politiques" remplies par les "diplomates" soviétiques de Berne auxquelles faisait allusion Nicolas Polianski). Que non! C'est le cri déchirant poussé par les journalistes démocrates qui défendent ardemment tous les gens de bonne volonté d'où qu'ils viennent et quoi qu'ils fassent. Membres du PdT ou de l'Association Suisse-URSS, de la LMR (PSO) ou du GSsA, du Comité Amérique Centrale ou du Comité Philippines libres, etc... tous ont le droit (dans une vraie démocratie) d'exprimer ouvertement leur point de vue, d'avoir des contacts utiles avec des professionnels de bonne volonté, ou d'organiser des manifestastions spontanées de révolte contre le système politique choisi librement par le peuple. Enfin, ils ont tous les droits, même celui d'imposer par la force (du mensonge) les idées délirantes d'une idéologie qui a déjà fait des dizaines de millions de victimes. Tous ces "esprits contestataires" et constamment minoritaires trouveront toujours des plumes sensibles et réceptives qui savent mieux que personne comment on peut facilement transformer un agresseur en victime et une victime en agresseur.

Que certains journalistes n'emploient jamais de "fiches" pour leur travail d'information, cela nul ne peut le contester; les bévues énormes qu'ils commettent trop souvent le démontrent clairement. Que les "fiches" soient utilisées couramment en médecine, en biologie, dans les banques, dans toutes les polices du monde, etc..., cela ne constitue un secret pour personne. Alors pourquoi fallait-il feindre l'évanouissement en "apprenant" (en 1990)! l'existence de ce genre d'aide-mémoire. En réalité, les journalistes faisaient mention de fiches déjà en 1981: "L'utilisation de l'informatique à des fins policières, par l'interconnexion de tous les fichiers existants, conduit à une société "transparente", où l'on sait tout sur tout le monde" (22). En fait, le "cirque des fiches" fut mis en place, d'une part pour ragaillardir les minoritaires déçus après le 26 novembre 1989 et, d'autre part, pour détourner l'attention de l'opinion publique non pas des évènements qui se déroulaient à l'Est, mais du paysage apocalyptique de ces pays qui ont dû supporter pendant des décennies la dictature communiste.

2.3.4. Un dédain pour le sentiment patriotique fut brillamment illustré par la manière dont (presque) tous les médias étalèrent leur mauvaise humeur lors de la célébration du "700e". Certes, les Suisses eurent droit aux transmissions en direct des festivités organisées à Bellinzone, à Stans ou à Bâle, mais les centaines de kilos de papier, les dizaines d'heures d'émission à la TV et à la radio consacrées au 700e cachaient avec une indicible ténacité les mêmes messages:"Etes-vous fier d'être Suisse?", "le climat politique malsain", "une classe politique dévalorisée", etc...Sur la TSR furent diffusées des émissions dont la "couleur" était lumineusement annoncée par le titre: "Le 700e: pour fêter quoi?" (23) (13 janvier 1991), "700 ans, et alors" (émission diffusée pendant plusieurs mois), etc... Exemples dans la presse écrite:

La mise en condition: création du comité "700 ans, ça suffit!", dont l'un des initiateurs, Paolo Gilardi (GSsA, Forum contre F18, etc...) semble avoir des accointances parmi les gens de la TSR car on peut l'admirer sur les petits écrans (presque) plus souvent que le Président de la Confédération!

"700e. Boycott en vase clos" ("L'Hebdo" du 8 novembre 1990): "A Zürich, 800 personnes se sont rassemblées à l'appel des artistes boycotteurs du 700e." Si les artistes - en principe des intellectuels - prirent la décision de boycotter cet anniversaire, il faut expliquer cela au peuple! Peut-être suivra-t-il ce bon exemple. Mais comme le disait le dramaturge Hansjörg Schneider: "La plupart des signataires ne sont pas plus artistes que moi champion cycliste."

La frappe: "700e: retour à l'ordre"("La Liberté du 18 février 1991): "au commencement était l'utopie. A la fin, ce pourrait bien être le dîner choucroute patriotique (...) Tout ce que la Suisse compte de réactionnaires - et cela fait beaucoup de monde - est sur le pied de guerre (...) Ils rêvent d'une prompte restauration de leurs valeurs traditionnelles." Sans commentaire!

La déception (dissimulée): "le 700e à mi-chemin. Du plaisir d'être Suisse" ("L'Hebdo" du 18 juillet 1991): "Qui aurait osé pronostiquer, il y a un an, que les Suisses s'engageraient à fond dans la célébration de 1291, et qu'ils seraient fiers de ce qu'ils sont? Les sceptiques et les grincheux avaient tort: le 700e, ça marche très fort!" Eussent-ils cherché d'autres témoignages que ceux de "communistes déçus", de "marginaux", de (certains)) artistes et d'éternels "contestataires", les journalistes auraient certainement eu la (désagréable) surprise de constater que, malgré toutes les campagnes menées par divers médias, le peuple suisse est (encore) sain d'esprit. Mais qui sont-ils, en fait, ces "sceptiques" et ces "grincheux" qui ont eu tort? Il serait intéressant d'en dresser une liste, qui sûrement ne dépasserait pas deux pages imprimées dans "L'Hebdo". On retrouvera ainsi tous ceux qui sont systématiquement sollicités par les journalistes lors des "interviews", des "rencontres", etc...

"Qui aurait osé pronostiquer, il y a un an...?" Toutes les honnêtes gens qui aiment sincèrement leur Patrie, la Suisse, auraient "osé pronostiquer" qu'ils sont fiers d'être Suisses. Mais ont-ils vraiment eu le droit et la possibilité de s'exprimer? Sûrement non! Ce qui du reste explique cette fameuse interrogation de "L'Hebdo". Certains journalistes devraient réfléchir (si cela est encore possible!) à ces lignes écrites par Armand Robin: "Ils ont oublié que la parole sert à dire le vrai, sont fiers de répondre par des mensonges à d'autres mensonges, créent ainsi partout au-dessus de la planète des univers fantomatiques où même l'authentique, lorsque d'aventure il s'y égare, perd sa qualité." (24)

2.3.5. Un exemple révélateur de moeurs journalistiques.

Le livre "Un homme, un test, un record" (Glavir S.A., 1981) de Virgil Th. Razus, avec une préface signée par Alain Penel, chef de l'information à la "Tribune de Genève" (actuellement correspondant à Paris). Selon M. Penel, V. Th. Razus (arrivé en Suisse en 1978) "faisait tout pour conserver sa nationalité roumaine et, par conséquent, son passeport"; en plus, il n'était pas question pour lui qu'il endossât "un tel statut"(!), c'est-à-dire celui de réfugié politique.

Qui plus est, l'ingénieur roumain ne manque pas de méthode. Dans un premier temps, il se fait connaître grâce à deux articles (pseudo-scientifiques): l'un sur la "Théorie de la création", sujet très accrocheur par ailleurs (interview: Philippe Souaille, "TG" du 23 janvier 1979), et l'autre, "Une nouvelle théorie de la lumière" (signé "Pe". Alain Penel, "TG" du 13 février 1980). Après cela commencent les choses sérieuses, car M. Penel tombe sous le charme du Roumain (qui n'a jamais voulu "endosser" le maudit statut de réfugié politique), et pond une série d'articles qui, cette fois-ci, n'ont plus aucun rapport avec les (nouvelles!) "théories" de Razus: "Genève: contrat pétrolier entre la Suisse et la Roumanie" ("TG", du 12 août 1980); "alors qu'une commission mixte helvéto-roumaine siège à Berne. Une société genevoise conclut un contrat pétrolier de 60 millions avec la Roumanie" ("TG" du 10 mars 1981); "Bucarest entend rééquilibrer son commerce avec la Suisse" ("TG" des 20/21 septembre 1981 - "de notre envoyé spécial Alain Penel"); "Pour pénétrer le marché roumain les industriels suisses doivent accepter une part de troc" ("TG" du 22 septembre 1981 - "de notre envoyé spécial Alain Penel").

Dans chacun de ces quatre derniers articles on fait mention du "directeur général M. Virgiliu Razus" et de sa "Glavir S. A.", pendant que M. le directeur utilise habilement sa plume pour passer de l'image du "Créateur" à celle de Valéry Giscard d'Estaing afin de crayonner mieux le "tableau" de... Nicolae Ceaucescu! Voici le message que M. Razus devait faire passer et la raison pour laquelle ce livre fut écrit: "Le mérite principal en revient au président Ceaucescu qui, bien qu'il n'ait pas toujours été entouré d'une équipe à sa hauteur, est, à mon avis, un génie politique"(p.26). Voilà aussi pourquoi l'ex-secrétaire général du PCR eut le privilège d'accorder "sa première interview à un quotidien suisse de langue française" qui, vu les démarches occultes mentionnées ci-dessus, ne pouvait être que la "Tribune de Genève" (des 26/27 avril et du 5 mai 1986); et l'interviewer, Alain Penel. Ainsi M. Razus - "scientifique" fécond prônant des théories bizarres, et "homme d'affaires" habile et pénétrant - fut-il implanté en terriroire ennemi, avec la mission de stimuler le commerce entre le régime de Ceaucescu et la Suisse, mais aussi celle de permettre au dictateur roumain de diffuser ses idées géniales dans un "quotidien suisse de la langue française". Sans nul doute, le Service D (comme Désinformation) de la célèbre Securitate apprécia-t-il beaucoup la collaboration efficace de Razus et de ses amis journalistes.

2.3.6. Une idéologie socialo-communisante. Certains aspects illustrant cette affinité manifestée par la plupart des journalistes ont déjà été mentionnés dans les sous-chapitres précédents. Aussi le "premier pouvoir" (Eric Werner) s'attaque-t-il inlassablement aux "partis bourgeois", terme que les journalistes utilisent (dans le sens indiqué par Lénine) pour mieux désigner la cible principale. Des termes exquis, tels "réactionnaire", sont employés presque quotidiennement; parfois on glisse habilement celui de "fasciste" lorsqu'il s'agit de définir une organisation qui lutte contre le communisme (WACL - Ligue mondiale anticommunisme, par exemple).

Il est tout-à-fait révélateur de constater qu'aujourd'hui - quand presque tous les imbéciles (honnêtes) se sont finalement rendu compte que les termes "communisme" et "apocalypse" sont synonymes - le "premier pouvoir" fait totalement abstraction de cette réalité. Voici deux arguments irréfutables:

a) On continue d'avoir la même vénération pour les "bons" communistes. Cette dévotion n'est plus guère endémique en Suisse, loin s'en faut!

"Des vieux formidables. La femme de Jules" ("L'Hebdo" du 13 septembre 1990) où le journaliste ne se contente de présenter les activités très variées de Mme Humbert-Droz - grand périple en Norvège, fréquentation de concerts, ou des réunions du GSsA - mais nous apprend aussi que "Jules Humbert-Droz, secrétaire de la IIe Internationale (fut) proche de Lénine, Trotski et Boukharine". Cette fameuse "IIe Internationale", qui est citée par trois fois (!) dans le texte est en réalité la IIIe Internationale communiste (1919-1943), le noyau dur des révolutionnaires professionnels qui essayèrent de diriger la révolution mondiale. En plus, on trouva utile de fêter le "Centenaire Jules Humbert-Droz. Colloque sur l'Internationale communiste" les 25 et 26 septembre 1991, à La Chaux-de Fonds!

"Fiché pendant quarante ans (I-III) ("La Suisse" des 19, 20 et 21 janvier 1992), document "exclusif" - cela va sans dire - qui aurait certainement fait la "une" de la "Pravda" des années 50 et où l'on raconte non sans humour, la vie intérieure d'Armand Magnin, l'ancien dirigeant des communistes suisses, son penchant pour le tourisme,(à l'Est- où il a certainement beaucoup appris, Ceaucescu, par exemple, étant un excellent pédagogue), pour le football, etc... Un récit merveilleux, avec un peu de suspense, mais il est vrai sans trop de détails sur les calomnies proférées par Nicolas Polianski à l'encontre de Magnin. Dommage!

"Siméon II de Bulgarie (2)"/"Du côté de chez Fred" (A2, le 12 septembre 1990); s'agissant d'une chaîne française, j'ai placé cet exemple en dernier. Pourtant le beau et cultivé Frédéric (Mitterrand) lâcha l'une des plus émouvantes répliques de l'histoire de la TV: Je dois vous dire, Sire, que je ne peux pas me défaire d'une admiration certaine pour Dimitrov car il y a quelque chose chez ce personnage - et pourtant il y a eu des trucs (sic) - il y a chez ce personnage quelque chose de grand!" Il faut vraiment s'appeler Frédéric Mitterrand pour admirer, en 1990(!) le secrétaire général du Comité exécutif de la Ligue Internationale communiste (de 1935 à 1943).

b) On continue de passer sous silence, d'ignorer volontairement toutes les honnêtes gens qui, en Suisse et dans les démocraties occidentales, ont démasqué dès 1917 les méfaits du communisme. Des preuves irrécusables de cette terrible catastrophe dans l'histoire de l'humanité sont enfin (partiellement) accessibles même au plus simplet des simplets. Les pionniers de la lutte contre le communisme et leurs successeurs ont combattu pour la liberté et pour les valeurs morales sûres qui permirent aux démocraties de type occidental de survivre dignement. Honnêtes et instruits, ils n'ont jamais accepté de compromis, comme ce fut le cas des communistes qui, pendant quelques années, s'allièrent à l'Allemagne de Hitler.

Tous ces combattants courageux imposent le respect. L'Histoire leur a donné raison dès 1917, mais d'une part la propagande et la désinformation communistes, et d'autre part, la couardise et la traîtrise de certains dirigeants occidentaux, l'existence d'une immense armada d'intellectuels débiles qui voyaient en Staline leur Dieu, en Krouchtchev leur frère, en Brejnev leur cousin et en Gorbatchev leur sauveur, prirent des décennies durant la Vérité en otage.

Aujourd'hui, le "premier pouvoir" se garde de rendre hommage aux Suisses qui ont brillamment saisi la monstruosité du régime communiste. "Le communisme du paysan russe est un régime de troupeau qui nivelle et étouffe les individus et détraque leur esprit (...) C'est ainsi que Lénine, utopiste et vrai représentant de l'esprit autoritaire russe, imagina de régénérer par la dictature du prolétariat son pays, ainsi que le monde entier", écrivait Nicolas Gay dans le "Journal de Genève" du... 17 mars 1918! "En Russie, la révolution dure et n'aboutit à aucun résultat" (25) soulignait-il le 11 décembre 1918. A aucun résultat positif, cela va sans dire! ( les dizaines de millions de victimes du communisme en URSS et dans les autres pays communistes, figurant elles aussi parmi les oubliés de l'histoire du XXe siècle). Pour dévoiler quelques-unes des subtilités propres à ce qu'on appelle pompeusement "journalisme d'investigation", on n'hésite pas à accomplir de vrais exploits:

"Exclusif. Jean-Louis Jeanmaire revient de Moscou. "Denissenko le jure: je suis innocent!" ("La Suisse" du 4 octobre 1991). "L'ex-brigadier Jeanmaire a rencontré la semaine dernière à Moscou, le colonel Vassili Denissenko, l'instigateur de sa trahison. Le second a innocenté le premier, et du coup Jeanmaire a pardonné à son "collègue" russe "ses éventuelles relations avec sa femme"". Ainsi, pour la première fois dans l'histoire mouvementée du GRU (service de renseignement de l'Armée Rouge), des journalistes occidentaux - en l'occurrence, suisses - ont essayé de démontrer au monde entier l'insoupçonnable bonne foi du colonel Denissenko, venu exprès de Moscou dans les années 60 pour faire de la broderie en Suisse. Vu l'âge de Jean-Louis Jeanmaire, "sur l'initiative des journalistes de l'émission de la télévision alémanique "10 sur 10" et du "Téléjournal romand" fut organisée illico une visite-éclair à Moscou. Arrivés "à l'improviste" dans la capitale soviétique, l'ex-brigadier et les journalistes eurent tout juste le temps de boire une tasse de café en famille et de monter le décor pour l'"Heure de vérité", version Denissenko. Je n'oublierai jamais le visage "détendu" et plein de charme du colonel soviétique, assis (cette fois-ci) sur le même banc que Jeanmaire. Plus je revois les images diffusées par la TSR lors de cette rencontre historique, plus je découvre la belle âme de Denissenko.

"Oui, je témoignerai pour Jeanmaire" ("L'illustré" du 5 février 1992). Les propos recueillis par la collaboratrice du magazine romand, Rimma Genkina (originaire très vraisemblablement de la ... vallée des Conches) sont à la fois bouleversants et poignants. Mais ce qui donne une sorte de saveur aux idées de Denissenko c'est sans nul doute le "message" qu'il a adressé au fils de Jeanmaire: "Je voudrais que son fils sache que le procès contre son père n'était qu'une provocation de la part des forces réactionnaires contre Jean-Louis Jeanmaire et contre mon pays, l'URSS". Quoi de plus limpide que l'idéologie du camarade Denissenko, surtout en cette merveilleuse période de la "glasnost" et de la "démocrétinisation"! Ces esprits fins et investigateurs que sont ces journalistes globe-trotters auraient pourtant pu ouvrir n'importe quel livre de marxisme-léninisme et ils auraient (probablement) anticipé les réponses de Basile Denissenko. Aussi auraient-ils économisé beaucoup d'argent qui, éventuellement, aurait pu être versé aux nécessiteux. Décidément, par les temps qui courent, la magnanimité légendaire de certains journalistes s'avère fort sélective. Mieux vaut populariser les "thèses" de l'ami Denissenko et "frapper les réactionnaires", que penser aider les pauvres. Quant au "scoop" de la TSR, ce fut du guignol!
Conclusion
En 1981, Eric Werner écrivait: "Il existe, à l'heure actuelle, deux grands partis en Europe: celui de la résistance et celui de la collaboration (...) La collaboration est davantage qu'un simple état d'esprit. C'est une politique, une stratégie, une tactique (...) Bref, la collaboration est l'idéologie dominante de notre temps."

Bien avant 1981, la camarade Melpomène - muse de la tragédie - inspira quelque peu Andrei Sakharov: "Deuxième étape: Aux Etats-Unis et dans les autres Etats capitalistes, les revendications constantes de progrès social et de la coexistence pacifique27, la pression de l'exemple des pays socialistes et des forces progressistes internes (la classe ouvrière, l'intelligentsia) amèneront la victoire définitive de l'aile gauche réformiste de la bourgeoisie qui mettra en oeuvre un programme de rapprochement (de "convergence") avec le socialisme" (26). Nous y sommes!

La collaboration est et sera l'idéologie exclusive de notre temps, une idéologie hybride qui est imposée finalement par les communistes déguisés en "néo-démocrates".
Remerciements
Je tiens à remercier Monsieur le Professeur Jean de Siebenthal des encouragements qu'il m'a prodigués et des nombreux ouvrages ayant trait à la désinformation qu'il a mis à ma disposition.

Monsieur Alain Ruzé (Genève) m'a fait profiter de sa vaste connaissance des problèmes du communisme; il m'a également offert une série d'ouvrages qui m'ont été très précieux; je lui exprime ici ma respectueuse gratitude.

Enfin, je remercie toutes celles et tous ceux avec qui, en Suisse, j'ai engagé d'interminables dialogues de sourds.

Dan Dumitrescu

Notes

1) Université de Bucarest, 1864-1964, par Alexandre Balaci et Ion Ionasco, Bucarest, 1964.
2) Càlàuza. Muzeul de istorie naturalà "Gr. Antipa". Tipografia Invàtàmîntului. Bucuresti, 1956.
3) Din istorie biologiei generale, Nicolae Botnariuc. Ed. Stiintificà, 1961.
4) Les fonctionnaires de la vérité. L'information dans les pays de l'Est, par Paul Lendvai. Robert Laffont. Paris, 1980.
5) Horizons rouges, par Lieutenant Général Ion Mihai Pacepa. Presses de la Cité. Paris, 1987.
6) A travers la Roumanie nouvelle. Reportages de Camille Deleclos. Ed. Lloyd Anversois. Anvers, 1962.
7) Evangile et politique, par Marcel Regamey. Cahiers de la Renaissance vaudoise, LXXXV. Lausanne, 1973.
8) Préserver le don sacré de la vie, par Pitirim, in : La Paix et le Désarmement. Etudes Scientifiques 1984. Ed. du Progrès. Moscou, 1985.
9) Le macroscope. Vers une vision globale, par Joël de Rosnay. Ed. du Seuil, 1975.
10) Lénine et la IIIe Internationale, par Branko Lazitch. Ed. de la Baconnière. Boudry (Neuchâtel), 1951.
11) Les tâches des zimmerwaldiens de gauche dans le Parti social-démocrate suisse, par V. Lénine. Oeuvres,23. Ed. sociales,. Paris. Ed. en langues étrangères, Moscou, 1959.
12) ibid.
13) Le communisme science de trahison et de meurtre, tactique de guerre et de révolution, par Gérard Demiéville. Ed. Victor Attinger. Neuchâtel, Paris, 1937.
14) Les troubles révolutionnaires en Suisse de 1916 à 1919, par un témoin. (Extraits de la "Tribune de Lausanne"). Payot & Cie, 1926.
15) G.Demiéville, op. cit.
16) Le paravent du pacifisme rouge; Le régime communiste tel que des Suisses l'ont vu; Le Parti communiste tel qu'il est!; Le communisme en Suisse. 1-4 Défense de la Suisse. Ed. Comité suisse d'action civique. Lausanne, 1953-1956 (Secr. gén. Marc-E. Chantre).
17) M.I.D. 12 ans dans les services diplomatiques du Kremlin, par Nicolas Polianski. Pierre Belfond. Paris, 1984.
18) Le cheval de Troie du bolchévisme, par Alexandre de Senger. Ed. du Chandelier. Bienne, 1931.
19) De la misère intellectuelle et morale en Suisse romande, par Jan Marejko et Eric Werner. Ed. L'Age d'Homme. Lausanne, 1981.
20) B. Lazitch, op.cit.
21) G. Demiéville. op.cit.
22) Barricatures 2. L'année 1981 à traits tirés par Barrigue, texte de Jean-Philippe Arm. Ed. Kesserling. Lausanne, 1988.
23) On peut savourer le bon français!
24) La fausse parole, par Armand Robin. Ed, de Minuit. Paris, 1953.
25) De l'autocratie à la démocratie, par Nicolas Gay. Librairie Genevoise A. Eggimann. Genève, 1919 (articles parus dans le Journal de Genève, mars 1918-août 1919).
26) Progress, Coexistence & Intellectual Freedom, by Andrei D. Sakharov. W. W. Norton & Company Inc. New York, 1968.



Un Européen de l'Est scrute la Suisse par Dan Dumitrescu

(in : L'identité de la Suisse dans l'Europe. Des Européens scrutent la Suisse. Editions Terre haute. Lausanne, 1992, pp.83-132)

A la mémoire de mes parents
A Elisabeth et Dan Jr

"La presse n'est évidemment pas le 4e pouvoir, mais le premier. Tous les autres lui obéissent, à commencer par le pouvoir politique."Eric Werner (1981)

Les jugements sur un pays sont dictés par plusieurs facteurs objectifs et subjectifs, mais l'honnêteté, l'instruction et l'expérience de l'observateur doivent obligatoirement constituer les éléments essentiels d'une information décente. On sait depuis fort longtemps (Sun Tzu) que l'information peut constituer une arme de guerre.

Si la Suisse est considérée comme étant un Etat "impérialiste" selon Lénine, Jean Ziegler, etc... cela met en exergue leur désir de voir s'installer en Helvétie un régime plus "juste", plus "démocratique", autrement dit un régime de terreur et d'esclavage. Si l'URSS fut considérée par beaucoup depuis 1917 comme un vrai havre de paix et de justice sociale, cela démontre clairement l'état de démence de ceux qui ont continûment propagé les mensonges les plus grossiers de l'histoire de l'humanité.

Cobaye dans un laboratoire du communisme, la Roumanie.

A la différence de divers experts occidentaux dans le domaine de l'information ayant trait aux problèmes du communisme, j'ai eu la "chance" de subir pendant trente-quatre ans (de 1948 à 1982) la sinistre politique expérimentale, menée "scientifiquement", par des adeptes inconditionnels de la "démocratie socialiste", le cheminot Gheorghe Gheorghiu-Dej et le cordonnier Nicolae Ceaucescu.

J'ai vécu l'effrayante période de chasse à l'ennemi de classe avec toute sa panoplie d'horreurs - crimes, arrestations, incarcérations, délations. J'ai également constaté les conséquences catastrophiques de la lutte incessante menée par les dirigeants communistes et leurs suppôts afin d'aboutir à la "création" d'un "homme nouveau", parfaitement conditionné, drogué, donc constamment dépendant d'un environnement où le mensonge, le vol, l'escroquerie morale constituent les atouts majeurs.

Toutes ces caractéristiques du paradis communiste sont archiconnues grâce aux témoignages écrasants de ceux qui "ont choisi la liberté" et lorsque absolument tous les témoignages concordent, cela s'appelle la vérité! Malheureusement, les "ébauches" des éléments propres au système communiste deviennent de plus en plus évidentes dans le "monde libre". C'est la raison pour laquelle je considère utile de rappeler quelques-unes des techniques utilisées par les communistes (roumains) dans leur labeur affolant dont le but essentiel fut d'imposer par tous les moyens la "vérité" léniniste.

1. Falsification grossière de l'histoire de la Roumanie.

"L'insurrection armée, en août 1944, organisée et dirigée par le Parti Communiste Roumain, a marqué une ère nouvelle dans l'histoire du peuple roumain. Elle a représenté le début d'une révolution populaire qui a changé de fond en comble la vie du pays tout entier", précise-t-on dans un livre rédigé par deux professeurs de l'Université de Bucarest (1).

En fait, après 1948, tous les livres d'"histoire", les dictionnaires, les journaux, les films, etc... attribuèrent le renversement des alliances du 23 août 1944 au Parti Communiste Roumain qui, par ailleurs, ne comptait que quelques centaines de membres! Aussi la "police de la Pensée" annula-t-elle d'un coup de baguette magique la contribution capitale du Roi Michel lors du coup d'Etat, quand la Roumanie se débarrassa de son alliance avec l'Allemagne de Hitler. Le Roi, la famille royale, les "bourgeois" (sauf les collabos toujours utiles!) furent tous dépeints comme étant les pires exploiteurs du peuple roumain. Même les communistes ("déviationnistes"), tel Ana Pauker, Théohari Georgescu, Vasile Luca - réduits au classique état de "non-être"- furent tout simplement rayés des dictionnaires et des musées!

L'enseignement, structuré selon les principes léninistes, fut dirigé par le "ministère de la Vérité" qui imposa certaines disciplines de base (le matérialisme historique, le socialisme scientifique, l'histoire de la philosophie marxiste, etc...). Car la réforme de l'enseignement eut évidemment pour point de départ les "indications du Parti Ouvrier Roumain (= Parti Communiste, NDD), indications comprises dans la loi du 3 août 1948 (...). Cette réforme imprima à tout le processus d'enseignement un caractère scientifique, fondé sur les principes du matérialisme dialectique; elle le laïcisa (...) L'édification de l'économie et de la culture socialistes a entraîné de profonds changements dans la formation des intellectuels nécessaires à la patrie."

2. La falsification de la science ou le rôle de la biologie prolétarienne dans l'"élevage" de la jeunesse.

Pendant de longues années, le Parti Communiste Roumain désireux de former des "intellectuels nécessaires à la patrie" (socialiste) obligea les biologistes et les agronomes à suivre fidèlement les savants enseignements de Mitchourine et Lyssenko. Dans le "guide" du Musée d'histoire naturelle "Grigore Antipa" de Bucarest (1956) on peut lire: "Grâce à l'aide du Parti et du Gouvernement, après 1951 on procède à une nouvelle restructuration du musée en conformité avec son rôle décisif dans l'éducation des larges masses populaires et sur la base de la conception de Darwin et de Mitchourine." (2) Mitchourine étant, bien entendu, "le fondateur d'une nouvelle science connue sous le nom de darwinisme créateur soviétique qui permet de diriger l'évolution de la nature vivante."

D'autre part, sur les 709 pages de l'ouvrage consacré à l'histoire de la biologie (3) - destiné principalement aux étudiants des facultés de sciences naturelles et des instituts agronomiques- pas moins de 133 (!) sont réservées au "mitchourinisme". On y vante bien évidemment les résultats pratiques obtenus rapidement en Roumanie dans la culture maraîchère, la pomoculture,etc..., sans oublier toutes les performances de la "science soviétique" censées semer le bonheur dans des millions d'âmes roumaines; le fameux "porc roumain", race "nouvelle", n'a-t-il pas contribué à nourrir abondamment des populations entières et, en plus, à faire crever de jalousie les zootechniciens capitalistes?

Toutes ces méthodes ultramodernes, et bien d'autres encore, propres à la "science prolétarienne" démontrent clairement les bienfaits du communisme, largement reflétés dans le très haut niveau de vie atteint par les habitants du paradis rouge. Il n'y a que les "fascistes", les "nazis", les "réactionnaires" et les "contre-révolutionnaires" qui puissent contester (aujourd'hui) les magnifiques réalisations des régimes communistes dues principalement au mitchourino-lyssenkisme et au socialisme "scientifique"!

3. La propagande et la désinformation, tâche quotidienne des médias roumains.

Comme tout parti communiste, le PCR créa un immense système de diffusion de la "vérité". Des activistes de la plume, de l'écran et de la radio, furent ainsi soigneusement instruits pour semer à tout vent (tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays) les messages politiques conçus par des révolutionnaires professionnels. Il va de soi que la cible principale a toujours été la même, c'est-à-dire l'ennemi de classe; mais parallèlement, les activistes des médias s'attelèrent à un long travail d'endoctrinement politique.

Pendant plus de quatre décennies, les "masses laborieuses" de Roumanie furent soumises constamment à une propagande et à une désinformation massives: mensonges éhontés (la base du système communiste), censure, désinformation et distorsion de l'information, mélange d'omissions et de fuites délibérées, faux, "lettres au rédacteur en chef" et "télégrammes des travailleurs", échos de la presse étrangère (principalement occidentale) mentionnant tous les commentaires flatteurs pour les dirigeants du pays. A cet éventail de mesures "démocratiques" il faut ajouter la surveillance policière permanente, les contrôles extrêmement rigoureux aux frontières du pays, la "radiographie " des colis et des lettres en provenance de l'étranger, ce qui limita considérablement l'infiltration de toute littérature "subversive" sur le territoire roumain.

Une seule "bouée de sauvetage" dans ce havre de liberté (4) - les radiodiffusions occidentales pour les pays de l'Est (Radio Free Europe, RFE; la "Voix de l'Amérique", VOA; la BBC; "Deutsche Welle", etc...). Radio Liberty/Radio Free Europe a toujours été une épine extrêmement douloureuse dans le flanc non seulement de Ceaucescu, mais de tous les dirigeants des pays de l'Est", souligne l'ancien chef des services secrets roumains, le général Ion Mihai Pacepa (5). Brouillé pendant de longues années, ce poste de radio fournissait aux Roumains et à leurs frères des pays "socialistes" des informations qui déréglaient considérablement les processus de crétinisation forcée mis en marche par les potentats rouges. Ce qui explique par ailleurs les réactions particulièrement brutales à l'encontre de ces "nids d'espions", de "traîtres à la patrie", de "fascistes", de "suppôts de la CIA", etc...: campagnes de presse houleuses déclenchées systématiquement, infiltration des rédactions de Munich, attentats à la bombe perpétrés au siège même de RFE, assassinats de journalistes, etc...

A la différence des Occidentaux, les peuples ayant vécu sous le régime communiste percevaient quotidiennement les mensonges éhontés diffusés par les propagandistes à la solde du pouvoir. C'est la raison pour laquelle tout commentaire favorable aux dirigeants communistes fait par les Occidentaux était ressenti comme une preuve éclatante d'inculture, de débilité grave ou de malhonnêteté. Aussi peut-on comprendre la grande déception des Roumains lorsqu'ils voyaient que Nicolae Ceaucescu trompait assez facilement la fine fleur des dirigeants "capitalistes" ( Richard Nixon, Gerald Ford, Jimmy Carter, Golda Meir, le Général de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, la reine Elisabeth, le pape Paul VI, etc...). De même peut-on aisément imaginer leur nausée lorsqu'ils dénombraient les délégations d'hommes d'affaires, de scientifiques, de journalistes occidentaux qui défilaient tapageusement à Bucarest en rendant bassement hommage à une clique de scélérats; ou lorsqu'en Occident des maisons d'édition s'empressaient d'immortaliser les "ouvrages" de (ou sur) Ceaucescu!

Mais la passion des journalistes occidentaux pour les "réalités" de la Roumanie communiste s'est manifestée avec l'"élévation" de Ceaucescu au pouvoir. Un exemple seulement: Maurice Lambillotte, directeur général au Ministère du travail et de l'emploi de Belgique - "expert" en problèmes du communisme - se confessait à un "journaliste" (belge lui aussi): "La différence est pourtant énorme entre l'ancien pays, où les abus étaient de plus en plus criants, et la communauté nationale d'aujourd'hui, qui à une allure accélérée met en oeuvre ses ressources au profit de l'ensemble de ses citoyens. D'un court et merveilleux séjour l'an dernier, c'est cet effort constructif intelligent, réfléchi et irrésistible qui nous a frappés. Nous sommes rentrés convaincus du bel avenir qui attend la République populaire de Roumanie, grâce à la réalisation de ses plans successifs.(6)" Bravo, c'est parfait! monsieur le directeur! Mais aussi un "bravo!" à monsieur le propagandiste.

4. La fabrication de savants mondialement reconnus.

Sans nul doute l'exemple le plus connu est-il celui de l'ancien "académicien docteur ingénieur" Elena Ceaucescu, hôte d'honneur et docteur honoris causa de plusieurs universités prestigieuses ouest-européennes et américaines. Il est piquant de constater que ceux qui lui décernèrent de très hautes distinctions scientifiques semblent avoir été séduits par l'activité révolutionnaire de l'ex-première camarade de Roumanie - activité déployée dans le mouvement révolutionnaire, dans la direction du Parti communiste roumain et en tant que président du comité national roumain "Les hommes de science et de paix". "Son" unique ouvrage, publié sous divers titres, "Progrès dans la chimie et la technologie des polymères" n'aura certainement pas beaucoup impressionné les savants professeurs occidentaux.

Toujours est-il que sans une complaisance mutuelle entre ces savants et les enfants terribles de la Securitate - qui préparaient très attentivement les voyages à l'étranger du couple présidentiel - Elena Ceaucescu n'aurait jamais été récompensée pour son activité scientifique (inexistante).

Observateur dans un pays encore relativement libre, la Suisse.

Fuir à 41 ans son pays natal, avec seulement deux valises dont une bourrée de boîtes de conserves "made in Rumania", n'est pas toujours une partie de plaisir. Aussi étrange que cela pût paraître, le choix de la Suisse comme "terre d'asile" n'était dicté ni par l'abondance des saucisses ou du chocolat dans les magasins, ni par la variété des montres helvétiques ou même par le fameux cheptel bovin qui a tant ému les débiles amateurs de clichés. Ce choix était dû à l'image de l'Helvétie évoquée par mon ancien professeur de français à Bucarest, Madame Sophie Abel, Suissesse ayant épousé un Russe (blanc) avant la Première Guerre mondiale. Un fils naquit de cette union et après le coup d'Etat bolcheviste de 1917, M. Abel fut liquidé et Madame Abel séparée de son enfant, dut se réfugier dans le Royaume de Roumanie. Vers la fin des années quarante et pendant les années cinquante, cette dame distinguée donna, en privé et clandestinement, des leçons de français, d'allemand et de russe. Ce fut l'image de "sa Suisse", celle du début du siècle, qu'elle invoquait invariablement lors de nos causeries en français. Une Suisse neutre, libre et démocratique, avec de vrais croyants, respectueux du travail honnête et de l'ordre. A plusieurs reprises, Madame Abel fit allusion à son fils, interné - croyait-elle savoir - dans un camp en Géorgie soviétique et qu'elle espérait revoir un jour. Au début des années soixante, elle quitta la Roumanie pour l'URSS. Depuis lors... le silence le plus total. Après le 1er octobre 1982, date de mon arrivée en Suisse, je constatai un contraste frappant entre l'image évoquée par mon ancien professeur de français et la réalité d'aujourd'hui. Dans l'univers clos du Goulag communiste, Madame Abel et moi crûmes sincèrement que la Suisse - que tout pays démocratique en général, ne pouvait évoluer que vers le Bien !

Quelle stupéfaction que d'entendre des amis valaisans me taxer d'"ennemi du peuple roumain" ou de "traître à la patrie". Les plus lucides, les plus perspicaces et, disait-on, les plus "instruits" me placèrent illico dans la catégorie des "anticommunistes primaires", formule qui, selon un vieux proverbe roumain, a le don de faire sourire même les dindes ! De savants interlocuteurs s'attaquaient incessamment aux autorités "capitalistes", aux banques etc. Certains esprits fort cultivés m'apprenaient, sûrs de leur savoir, que les Roumains sont des... Slaves, ou que la capitale de la Roumanie est... Budapest et même que le nom exact du dictateur roumain de l'époque est... "Chaocescu" ! Nombreux étaient ceux qui essayaient de m'expliquer tant soit peu la vie des... Roumains, de me dépeindre l'euphorie qui régnait dans les âmes vivant sous le régime "socialiste" ; alors que, à les entendre, ils subissaient, eux, les affres d'un système immonde. A réitérées reprises je posai, par manque de tact, la même question : "Y a-t-il des psychiatres à Sion ?" Pourtant tous ces gens étaient extrêmement gentils et serviables ! Mais rarissimes furent ceux qui comprirent les vraies raisons de ma décision de chercher asile en Suisse. Après quelques mois, je commençai à comprendre les causes de cette déraison collective ; ensuite, l'analyse attentive des médias romands et français, de revues et de livres, les divers contacts avec des enseignants, des professeurs, des journalistes, des hommes politiques, des scientifiques, etc, me permirent de déceler une société en train de tomber en déliquescence faute de ne pas avoir su défendre la liberté et la démocratie.

1 - L'effritement des valeurs propres aux démocraties de type occidental.

Il s'agit d'un processus qui devint particulièrement évident après le coup d'état bolcheviste de 1917 et qui s'amplifia au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à l'aide économique américaine (plan Marshall), dans un premier temps, et à la protection militaire des Etats-Unis, ultérieurement, les pays libres d'Europe et d'Asie eurent la possibilité de démontrer la supériorité incontestable du système "capitaliste". En contrepartie, à cause de l'"aide" économique soviétique (= pillage) et de la "protection" militaire de l'URSS (= esclavage), le camp socialiste se métamorphosa en quatre décennies en un immense et macabre complexe tortionnaire; avec, il est vrai, une seule et unique multinationale, très rassurante pour les pauvres - "Les fossoyeurs calins" dont le chiffre d'affaires reste pour l'instant secret.

Au fil des années, bénéficiant amplement du système prônant l'économie de marché, les Occidentaux libres et repus ne prêtèrent plus attention à la signification réelle des concepts Dieu, famille, patrie, éducation, morale, honneur, justice, etc. ce qui entraîna manifestement une diminution considérable de leurs capacités de défense. Comme le souligne à juste titre Marcel Regamey "L'ordre des valeurs est inversé. Le renversement des 'structures' passe au premier plan, l'amour de charité en second". De même, "L'Eglise est un lieu privilégié de propagande lorsqu'elle sort de son domaine (...) La propagande triomphe quand l'Eglise se laisse persuader que le mal est tout d'un côté et qu'elle s'indigne d'actes de torture mais reste indifférente au terrorisme qui les provoque, s'élève contre les massacres commis par les uns et ignore ceux des autres" (7).

Il est toutefois consternant de constater la facilité avec laquelle des doctrinaires maniant la Bible et la Kalachnikov réussirent à s'infiltrer au sein de l'Eglise (cf. "La Croix, la faucille et le marteau", par Jacques Bonomo, "Finalités", n. 144, avril 1989). Ce processus fut considérablement accéléré grâce à l'ampleur croissante de l'oecuménisme, notamment après la Seconde Guerre mondiale. "Durant les mêmes années on assiste à un regain spectaculaire du mouvement oecuménique qui a vu le jour au XXe siècle, et dont la première étape de l'après-guerre a abouti à la formation en 1948 du Conseil Oecuménique des Eglises" (8), écrit le haut prélat soviétique Pitirim. Membre du Groupe central du Comité des Communications du COE, l'archevêque de Volokolamsk sait évidemment de quoi il parle et ce "regain spectaculaire" auquel il fait allusion a sous sa plume une connotation tout à fait particulière. Car à partir de 1962 Pitirim fut aussi rédacteur en chef du "Journal du Patriarcat de Moscou" où de 1943 à 1983 furent publiés pas moins de 2500 articles consacrés à la défense de la paix ! Sacré évêque en 1963 et archevêque depuis 1970, quand il est devenu aussi président des Editions du Patriarcat de Moscou, Pitirim nous assure que l'"Eglise orthodoxe russe a été le promoteur d'un grand nombre de réunions pour la paix". A n'en pas douter, surtout quand on connaît le faible des autorités soviétiques pour tout ce qui a trait à la religion, la lutte pour une certaine paix, comprise. Voilà un thème mobilisateur qui ne pouvait pas ne pas toucher les sensibilités du COE, exemple cet ouvrage intitulé suggestivement "Paix et désarmement" (1982) dont le titre et le contenu ressemblent quelque peu à la série bien connue "Paix et désarmement - Etudes politiques", édité à Moscou (Editions du Progrès, à partir de 1980).

Il serait séant de porter (finalement) son choix, soit sur l'idéal de Jésus, soit sur celui de Lénine !

2 - La sape des institutions helvétiques et le conditionnement de l'"opinion publique".

Ce sont les deux objectifs majeurs des fossoyeurs de la Suisse libre, démocratique et souveraine. C'est la raison pour laquelle l'Etat, l'Eglise, la Famille, l'Armée, la Justice, la Police, l'Entreprise - "les piliers qui maintiennent, depuis les débuts des civilisations les sociétés humaines dans la loi, l'ordre social et moral et la sécurité" (9) sont systématiquement pris pour cible. Ce travail de longue haleine fut effectué par des professionnels étrangers et leurs coreligionnaires autochtones.

2.1 La Suisse et les révolutionnaires professionnels. Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe la Suisse attira par quelque invisible aimant toute une pléiade de "gens de bonne volonté" (comme on peut le constater, ce pays n'accueille pas que des exploiteurs-milliardaires !). Ainsi : G.V. Plékhanov, marxiste russe de renommée internationale, créa en 1883, à Genève, le groupe "Libération du travail" ; C.G. Rakovski, qui sera ultérieurement connu pour ses agissements révolutionnaires en Roumanie et en Bulgarie ; A.V. Lounatcharski, après des études à l'université de Zurich, sera nommé (après 1917) commissaire du peuple à l'Instruction en Russie soviétique ; K.B. Sobelson (Radek), futur membre du Comité exécutif du Komintern (1923-1925) ; W. Münzenberg, rédacteur de la "Jugend-Internationale", membre de la direction du parti social-démocrate suisse, futur chef de l'Agit-Prop pour l'Europe de l'ouest, et un as de la désinformation ; A. Helphand (Parvus), après des études à Bâle, vécut un certain temps à Wadenswil (ZH) et émit la théorie de la "révolution permanente", adoptée ultérieurement par L.D. Bronstein (Trotski), lui aussi "hôte" de la Suisse en qualité de futur organisateur de l'Armée rouge (!) ; G.I. Rodomyslski (Zinoviev), assistant dans un laboratoire de Berne et le plus proche collaborateur de Lénine, devint en 1920 le président du Komintern (1920-1924) ; Vladimir Ilitch Oulianov (Lénine), le fondateur du parti bolchevique et de l'Etat soviétique, vécut pendant sept années en Suisse (GE, BE, ZH, etc).

Mais les autorités helvétiques de l'époque permirent aussi l'organisation de deux conférences extrêmement importantes : celle de Zimmerwald (du 5 au 8 septembre 1915) et celle de Kienthal (du 24 au 30 avril 1916). "Aux deux Conférences du Zimmerwald et de Kienthal, a été créé l'embryon de la IIIe internationale", noteront Boukharine et Préobrajenski (10).

Pendant son long séjour en Suisse, Lénine publia toute une série de messages à l'intention des ouvriers suisses ; ces messages excellèrent par leur pérennité car on les retrouve profondément ancrés dans la mentalité de faiseurs d'opinion. Exemples :

-"la" défense de la patrie' en ce qui concerne la Suisse n'est rien d'autre qu'une duperie du peuple par la bourgeoisie (...) Les socialistes suisses (...) ne peuvent ni ne doivent admettre la défense militaire de la patrie qu'après la transformation socialiste de celle-ci, c'est-à-dire dans le sens de la défense de la révolution prolétarienne, socialiste, contre la bourgeoisie".

- L'"utilisation de la tribune parlementaire et du droit à l'initiative et de référendum (...) pour développer la propagande en faveur de la transformation socialiste de la Suisse".

- "Ce gouvernement (de la Suisse, NDD) est très étroitement lié, économiquement et financièrement, à la bourgeoisie des 'grandes'puissances impérialistes et en est entièrement dépendant".

- "Naturalisation obligatoire et gratuite des étrangers établis en Suisse (Zwangseinbürgerung). Tout étranger ayant séjourné trois mois dans le pays devient citoyen suisse...".

- "Les social (sic)-démocrates doivent lutter sans merci contre le mensonge bourgeois" (11).

Lénine mit également l'accent sur "une action méthodique et opiniâtre de propagande", sur "l'extension et (le) renforcement de l'activité social-démocrate dans l'armée, tant avant l'incorporation des jeunes recrues que pendant leur service militaire", etc. Quant à l'ordre donné par Lénine concernant "la préparation et la réalisation d'actions révolutionnaires de masse tendant à renverser la domination de la bourgeoisie, à conquérir le pouvoir politique et à instaurer le régime socialiste" (cf. le point 6 de la plate-forme politique des zimmerwaldiens de gauche au sein du Parti social-démocrate suisse)(12) il est en train d'être exécuté : les réalités helvétiques d'aujourd'hui en sont la preuve!

Mais l'activité de sape déployée en Suisse par les révolutionnaires professionnels fut illustrée aussi lors de la grève générale de novembre 1918 quand Berzine, Angelica Balabanova etc, en poste à la mission soviétique à Berne menèrent une intense agitation subversive. De même, sont archiconnues les multiples préoccupations "journalistiques" de l'Agence de presse Novosti (APN) à Berne, en 1983, une "agence" implantée en territoire ennemi et qui a toujours eu comme devise "L'information au service de la paix, de l'amitié entre les peuples". C'est pourquoi l'expulsion (temporaire) des "journalistes" soviétiques provoqua l'ire de certains de leurs confrères helvétiques.

2.2. Les communistes suisses et l'Association Suisse-URSS. Tout le monde a connu les activités de Jules Humbert-Droz dans le cadre du Komintern. "La révolte armée doit être conçue comme une action commune de l'ensemble de la classe ouvrière (...) Le but à atteindre est le renversement du régime bourgeois et l'installation du pouvoir soviétique", écrivait-il le 18 juillet 1936. Ces belles paroles sont extraites du compte-rendu sténographique du VIIe Congrès du Komintern (13). Fritz Platten accompagna, au nom du parti "social-démocrate" suisse les révolutionnaires professionnels - Lénine en tête - à l'occasion de leur voyage par le fameux "train plombé".

Des données extrêmement intéressantes concernant le beau travail de sape accompli par des Suisses désireux de voir flotter le drapeau rouge - avec la faucille et le marteau - sur le Palais fédéral sont mentionnées dans le livre d'Etienne Buisson "Les Bolchéviks (1917-1919" (1919) et dans la "Tribune de Lausanne" (1926) (14). Mais le livre le plus important, à ma connaissance, qui aurait dû être lu par tout un chacun en Suisse, est sans conteste celui de Gérard Demiéville (1937) (15) dont la première partie est consacrée à la "Structure de l'Internationale communiste" et la deuxième à "L'action subversive en Suisse". Un accent particulier y est mis sur "Les auxiliaires du bolchevisme - partis politiques, apôtres de la paix, Association des Amis de l'Union soviétique, Secours rouge suisse, presse (y compris certains journaux "bourgeois" - déjà !), "athées prolétariens", etc."

Après la Seconde Guerre mondiale, Georges Rigassi signe la brochure "Faut-il combattre le communisme" (1949) ; Marc E. Chantre, secrétaire général du Comité suisse d'action civique (Lausanne) publie une série de brochures consacrées au communisme (16)(1953-1956), alors que Nicolas Polianski, diplomate soviétique en poste à Berne de 1972 à 1976 réserve dans son livre (17) 120 pages pour décrire les multiples activités "culturelles et surtout "éducatives" à l'ambassade de l'URSS. Des confessions gênantes, certes, pour les membres du Parti suisse du travail ou de l'Association Suisse-URSS, mais qui en somme révèlent une pratique habituelle des "diplomates" soviétiques en occident. "Le livre en question parle abondamment des liens affectifs et financiers entre les Soviétiques et les communistes suisses", souligne correctement "L'Hebdo" du 25 octobre 1984. Bien entendu, les communistes suisses - Armand Forel, Jean Vincent, Colette von der Mühl, cités par Polianski - nièrent en bloc ces "infamies". Mais le PST aura certainement eu chaud lorsqu'en octobre 1991 l'hebdomadaire soviétique "Rossia" fit mention de quelque 20 millions de dollars distribués annuellement aux partis "frères" (dont le Parti communiste français) par le PCUS.

"L'ambassade soviétique se servait de ses relations avec les dirigeants du PST (...) pour obtenir des renseignements sur la situation politique intérieure de la Suisse et sur les orientations de sa politique étrangère (...) C'était toujours utile pour pouvoir citer ensuite, dans le document adressé à Moscou, 'l'avis compétent des amis'. Cet 'avis des amis' était tout à fait indispensable pour établir les fiches politiques sur les hommes d'Etat suisses et sur certains représentants de l'intelligentsia helvétique", note Polianski. Tiens, des "fiches politiques" remplies par les Soviétiques comprenant des renseignements fournis par... le PST ! Etrangement, à l'époque personne ne s'inquiéta de ces "fiches". Les médias gardèrent un silence religieux. Pourquoi ? Où étaient-ils ces esprits fins et investigateurs qui forment l'opinion publique ?

2.3. Les médias "non-communistes". L'architecte genevois Alexandre de Senger est l'un des premiers Suisses à avoir dénoncé la désinformation véhiculée par la presse "bourgeoise". Aussi écrit-il en 1930 un livre où il fait mention de certains journaux qui travaillent "avec intensité l'opinion publique", qui ferment "hermétiquement leurs colonnes à toute critique indépendante", instaurant ainsi "une véritable censure au profit des Bolchevistes" ; il dénonce également "le bourrage de crâne", le fait de "créer une atmosphère de terreur qui paralysa momentanément la résistance", de même que la "contagion cérébrale" des gens "mal armés contre la séduction des sophismes bolchevistes". "Par l'intermédiaire de l'architecture, la propagande communiste répand non seulement ses doctrines, mais réussit à grossir l'effectif de l'armée prolétaire communiste et à réduire les effectifs de l'adversaire". Alexandre de Senger dénonce enfin "cette 'collusion' du bolchevisme et d'un certain capitalisme à la recherche de placements fructueux". (18)

Plus tard, d'autres Suisses dont l'honnêteté innée et le grand désir de bien servir le pays sont manifestes, ont combattu publiquement la "tentation totalitaire" de certains médias devenue de plus en plus évidente. Exemples : le professeur Jean de Siebenthal, directeur du Centre de documentation civique de Lausanne et rédacteur responsable de la revue "Finalités" ; Olivier Delacrettaz, responsable de la collection "Cahiers de la Renaissance vaudoise", et rédacteur en chef de "La Nation" ; la conseillère nationale Genevière Aubry, rédactrice responsable du bulletin "L'Atout" ; Valentin Philibert, rédacteur en chef de "L'Impact" ; Jean-Philippe Chenaux, rédacteur responsable du bulletin "Etudes & enquêtes" et auteur de l'ouvrage "La presse d'opinion en Suisse romande" (1986) ; le professeur Luc de Meuron, rédacteur responsable de la "Lettre politique" et de divers livres dont "Lettre ouverte à certains journalistes du Palais fédéral et à quelques autres" (1983) ; Jean-Marc Berthoud, rédacteur responsable du bulletin "Résister et construire" et de la publication "Documentation chrétienne" ; le professeur Jeanne Hersch, auteur de divers livres, dont "L'ennemi c'est le nihilisme. Antithèses aux "thèses" de la Commission fédérale pour la jeunesse" 1981) et "La Suisse Etat de droit ? Le retrait d'Elisabeth Kopp" (1991), ouvrage collectif ; le colonel EMG Paul Ducotterd, ancien rédacteur en chef de la "Revue militaire suisse" et les très nombreux officiers qui, à réitérées reprises, se sont attaqués au problème de la désinformation. Même si cela dépasse quelque peu la Suisse romande (sujet de cet article), il faut aussi mentionner les études poussées effectuées par le conseiller national Peter Sager dans le cadre de "L'Institut suisse de recherche sur les pays de l'Est" (à Berne) ainsi que celles de l'IPZ (Institut für politologische Zeitfragen, à Zurich), faites sous la direction du Dr Robert Vögeli.

Que reprochent-elles, ces personnalités, à l'immense majorité des journalistes ? Tout simplement de ne pas s'en tenir au code des droits et devoirs du journaliste, de ne pas remplir avec honneur leur devoir sacré, à savoir celui d'informer correctement les citoyens, de diffuser méthodiquement une information partiale, mutilante pour le système nerveux des "récepteurs". Et cela est d'autant plus grave car, comme le dit fort bien Eric Werner : "La presse n'est évidemment pas le 4e pouvoir, mais le premier. Tous les autres lui obéissent, à commencer par le pouvoir politique".(19)

Voici quelques-unes de mes constatations après une analyse de la presse de suisse romande effectuée pendant plus de neuf ans.

2.3.1. Un manque d'instruction professionnelle, singulièrement évident lorsqu'il s'agit de relater ou d'interpréter des "nouvelles" du monde communiste. Exemples :

- "Importante caution morale" ("La Liberté" du 28 mai 1973) : "On connaît depuis longtemps la position délicate qu'occupe M. Ceaucescu dans le bloc oriental. Ce n'est pas sans raison qu'on l'a surnommé le "De Gaulle de l'Est'." Sans commentaire !

- "La dernière chance" ("La Liberté" du 1er mai 1975) : "Le Vietnam n'a-t-il pas été dévasté par près de trente années de guerre quasi ininterrompue ? (...) Car avant de clouer quiconque au pilori, laissons au moins aux nouveaux maîtres du pays (les communistes nord-vietnamiens, NDD) le temps de faire leurs preuves, en mettant aussitôt à exécution la politique d'ouverture qu'ils ont toujours préconisée". D'une part, les centaines de milliers de "boat-people" qui, ultérieurement, ont fui dans des conditions dramatiques le Vietnam communiste et, d'autre part, l'invasion du Cambodge par les troupes vietnamiennes en janvier1978 démontrent sans ambages le sens réel de la fameuse "politique d'ouverture" et l'effet des "trente années de guerre" auxquels faisait allusion le journaliste.

- "Gorbatchev le capitaliste" ("La Liberté" du 31 mars 1989), article qui est l'un des symptômes objectifs de la "gorbimanie" - épidémie qui frappa de plein fouet tous ceux qui ne comprennent absolument rien au communisme. Dans son livre "Perestroïka" (Flammarion, 1987), devenu illico un best-seller en Occident et primé aussi à Bâle - le prix de la Librairie Jaeggi: 20'000 Fr ("Le Matin" du 20 mai 1988) - Gorbatchev-le-capitaliste réserve un sous-chapitre pour expliquer que Lénine constitue la source idéologique de la "restructuration" ; il souligne également : "Notre but est de renforcer le socialisme, non de le remplacer par un autre système. L'exemple qui nous vient de l'Ouest, celui d'une économie différente, est inacceptable pour nous" (p.119). En outre, dans son ouvrage, Gorbatchev cite par 51 fois (admirativement !) le nom de Lénine. La suite logique : le secrétaire général du CC du PCUS ne peut être que... capitaliste !

- "Le bonheur puis la terreur" ("L'Illustré" du 3 janvier 1990) : "Des dizaines de cadavres ont été découverts il y a trois jours dans un charnier, au cimetière des pauvres (à Timisoara, NDD). Ils sont mystérieusement éventrés et recousus. Spectacle nauséabond de quinze corps exposés pour être reconnus par leurs familles". L'article cité est l'oeuvre des envoyés spéciaux de "L'Illustré" en Roumanie (Alain Maillard, texte ; Bruno Kellenberger, photos). Comme beaucoup de leurs confrères occidentaux, ils arrivèrent en trombe à Timisoara et analysèrent longuement les cadavres (déterrés et en état de putréfaction avancée !) avant de les prendre pour des victimes de la "révolution" roumaine. Par ailleurs, dans l'article "Pourquoi nous n'avons pas vu" ("L'Illustré" du 31 janvier 1990), Maillard nous montre clairement à quel point l'instruction de certains journalistes laisse à désirer : "La puanteur nous envahissait au plus profond. Bruno Kellenberger, photographe de L'Illustré, devait souvent détourner les yeux et se tenir le nez dans un mouchoir avant de reprendre le travail". Qui plus est, Maillard nous dévoile aussi son savoir dans le domaine de l'embryologie humaine : "Et surtout ce bébé ou embryon (sic) posé sur le ventre de sa mère", relate-t-il avec un aplomb imperturbable. Mais ledit journaliste démontre également que l'histoire de la Roumanie communiste lui est très familière : "... l'homme fort Silviu Brucan, ancien ambassadeur de Ceaucescu aux Etats-Unis, passe pour être un vrai stalinien" alors qu'en réalité, Brucan fut ministre plénipotentiaire aux Etats-Unis de mars 1956 à juillet 1959 (donc avant l'avènement de Ceausecu en 1965) sous le "règne" de Gheorghiu-Dej, le premier bourreau du peuple roumain.

Après de pareilles bourdes - il y en a d'autres du même acabit ! certains journalistes devraient avoir au moins la décence de commencer (enfin) à s'instruire correctement et de cesser de jouer les fins connaisseurs en politique.

2.3.2. Une volonté de dénigrer l'armée suisse. Les "techniques" utilisées sont identiques à celles activistes des médias communistes. Ces "techniques" sont largement décrites dans diverses publications dont l'ouvrage de Luc de Meuron, la "Revue militaire suisse" (à partir de l'année 1970 notamment) et les publications de l'IPZ (Zurich), dès 1971. Personnellement je me limiterai à un seul exemple.

"Rapport confidentiel exhumé. Guisan et Mussolini" ("L'Hebdo" du 8 novembre 1990). " 'Génie', 'demi-dieu', c'est ainsi que Guisan jugeait Mussolini. Et il trouvait les soldats italiens beaux comme des Raphaëls" souligne Jean-Claude Buffle, le journaliste qui, en décembre 1991, sera condamné avec Jacques Pillet "à dix jours de prison avec sursis et à 5000 francs d'amende pour avoir associé le nom de Safra au trafic de la drogue et au recyclage des narco-dollars" ("La Suisse" du 18 décembre 1991). Et comme les grands esprits se rencontrent aussi dans les colonnes de "L'Hebdo", Buffle fit une fois de plus montre de sa vocation de journaliste d'investigation et tomba sur l'étude "Guisan. 1918, 1934, 1940 : les constantes d'une mission", signée par Charles-André Udry, "le fondateur et le principal animateur de la LMR (Ligue marxiste révolutionnaire, NDD), cible privilégiée de l'Etat fouineur" (Buffle dixit, "L'Hebdo" du 25 octobre 1990).

Pour démontrer que la chronologie est une chose indispensable quand il s'agit d'une étude sérieuse, le journaliste rappelle qu'à Genève, l'armée suisse avait tiré sur une foule désarmée le 9 novembre 32 (...) En mai 34, Henri Guisan avait mis en garde le chef du DMF Rudolf Minger : avec un tel gouvernement (dirigé par le "socialiste" Léon Nicole, NDD), avait-il dit, l'arsenal de Genève 'est exposé'. Car Henri Guisan, qui a participé seize ans plus tôt à la répression de la grève générale de 1918, est un homme d'ordre". 1932, 1934 et...1918, la succession des événements est strictement respectée, tout comme la vérité historique, par ailleurs !

Mais pourquoi fallait-il procéder à une interversion des années ? Très vraisemblablement pour mettre mieux en exergue l'unique mission que certains veulent attribuer aujourd'hui à l'armée suisse, à savoir celle d'avoir "tiré sur une foule désarmée le 9 novembre 32". Aussi l'ennemi principal (l'armée, capable de crimes crapuleux !) est-il désigné clairement ; ce n'est qu'après qu'on s'occupe plus attentivement des officiers. Bien entendu, en bon marxiste-léniniste, on passe sous silence l'article paru dans les "Izvestia" du 27 novembre 1918, publié juste après la grève générale (voir encadré). L'auteur est en Berzine (Winter), chef de la légation soviétique à Berne qui explique les principes de la "diplomatie" communiste : "La situation qui nous était faite nous mettait dans un état anormal : représentants de la Russie des ouvriers et des paysans, nous devions entretenir des relations, non pas avec la classe ouvrière suisse, mais avec un gouvernement bourgeois. Malgré cela, nous poursuivîmes notre travail de propagande révolutionnaire. Notre expulsion de Suisse prouve que, jusqu'à un certain point, nous avons réussi dans notre mission".

L'agit-prop soviétique incita les "ouvriers" suisses à la révolte : ils voulaient "célébrer" le premier anniversaire de la "révolution d'octobre" et, évidemment, entraîner la Suisse dans la grande tourmente révolutionnaire qui secoua l'Europe après la fin de la Première Guerre mondiale. Qui plus est, "des tentatives furent faites pour organiser des soviets dans l'armée", précise Branko Lazitch (20), l'un des plus remarquables experts en problèmes du communisme. Si les membres du Conseil fédéral de l'époque, les hommes politiques démocratiquement élus, le futur général Guisan et d'autres officiers supérieurs avaient épousé les thèses de Lénine, la Suisse aurait certainement connu la même vie prometteuse et radieuse que les pays devenus satellites de l'URSS. Or, heureusement, tel ne fut pas le cas.

Pour ce qui regarde les émeutes du 9 novembre 1932, à Genève, M. Jean-Claude de "L'Hebdo" évite prudemment de faire allusion aux agitateurs qui (semble-t-il !) se précipitèrent sur les agents de police, aveuglèrent les gardiens de la paix en leur jetant du poivre au visage, se ruèrent sur la troupe et essayèrent de détourner les soldats de leur devoir de maintenir un semblant d'ordre. "Donne-moi ton fusil, on va descendre les officiers !", "Tuez le major !", "Tuez vos chefs !" crièrent-ils. "C'est la tactique du combat de rue ! Les soldats parviennent enfin à se dégager (...) Les uns sont blessés, d'autres n'ont ni fusil, ni casque, ni baïonnette" (21) relate Gérard Demiéville. Et ce n'est guère un "témoignage " quelconque, car toutes les données insérées dans son livre, ont été amplement confirmées aujourd'hui par les révélations (même fragmentaires) en provenance des pays de l'Est.

En ce qui concerne l'historien Udry, il faut admirer son esprit scientifique: "Attention, souligne-t-il, il serait erroné de déduire (...) que Guisan adhère à l'idéologie fasciste mussolinienne". N'empêche ! Le titre de "L'Hebdo" ("Guisan et Mussolini") ne laisse planer aucun doute sur les (éventuelles !) affinités du Général, et celles de l'armée suisse. Et voilà une (nouvelle) idée, parmi tant d'autres, qu'on véhicule discrètement pour montrer au peuple suisse (qui s'est nettement prononcé en faveur du maintien de l'armée) qu'un jour, pas si lointain, il pourrait se trouver du mauvais côté de la barrière. Le procédé est, je le répète, fort connu dans les pays de l'Est. Depuis des années, les médias l'expérimentent avec beaucoup de succès à l'Ouest.

2.3.3. Un fâcheux penchant au chaos des situations confuses. "Dans l'armoire. Encore des cadavres", "Fiché à dix ans!", "Fiches: incroyables!". "La plaie des fiches", "A vos fiches", etc... En lisant ces titres on serait tenté de croire qu'enfin les médias font leur devoir et informent le commun des mortels sur les "fiches politiques" remplies par les "diplomates" soviétiques de Berne auxquelles faisait allusion Nicolas Polianski). Que non! C'est le cri déchirant poussé par les journalistes démocrates qui défendent ardemment tous les gens de bonne volonté d'où qu'ils viennent et quoi qu'ils fassent. Membres du PdT ou de l'Association Suisse-URSS, de la LMR (PSO) ou du GSsA, du Comité Amérique Centrale ou du Comité Philippines libres, etc... tous ont le droit (dans une vraie démocratie) d'exprimer ouvertement leur point de vue, d'avoir des contacts utiles avec des professionnels de bonne volonté, ou d'organiser des manifestastions spontanées de révolte contre le système politique choisi librement par le peuple. Enfin, ils ont tous les droits, même celui d'imposer par la force (du mensonge) les idées délirantes d'une idéologie qui a déjà fait des dizaines de millions de victimes. Tous ces "esprits contestataires" et constamment minoritaires trouveront toujours des plumes sensibles et réceptives qui savent mieux que personne comment on peut facilement transformer un agresseur en victime et une victime en agresseur.

Que certains journalistes n'emploient jamais de "fiches" pour leur travail d'information, cela nul ne peut le contester; les bévues énormes qu'ils commettent trop souvent le démontrent clairement. Que les "fiches" soient utilisées couramment en médecine, en biologie, dans les banques, dans toutes les polices du monde, etc..., cela ne constitue un secret pour personne. Alors pourquoi fallait-il feindre l'évanouissement en "apprenant" (en 1990)! l'existence de ce genre d'aide-mémoire. En réalité, les journalistes faisaient mention de fiches déjà en 1981: "L'utilisation de l'informatique à des fins policières, par l'interconnexion de tous les fichiers existants, conduit à une société "transparente", où l'on sait tout sur tout le monde" (22). En fait, le "cirque des fiches" fut mis en place, d'une part pour ragaillardir les minoritaires déçus après le 26 novembre 1989 et, d'autre part, pour détourner l'attention de l'opinion publique non pas des évènements qui se déroulaient à l'Est, mais du paysage apocalyptique de ces pays qui ont dû supporter pendant des décennies la dictature communiste.

2.3.4. Un dédain pour le sentiment patriotique fut brillamment illustré par la manière dont (presque) tous les médias étalèrent leur mauvaise humeur lors de la célébration du "700e". Certes, les Suisses eurent droit aux transmissions en direct des festivités organisées à Bellinzone, à Stans ou à Bâle, mais les centaines de kilos de papier, les dizaines d'heures d'émission à la TV et à la radio consacrées au 700e cachaient avec une indicible ténacité les mêmes messages:"Etes-vous fier d'être Suisse?", "le climat politique malsain", "une classe politique dévalorisée", etc...Sur la TSR furent diffusées des émissions dont la "couleur" était lumineusement annoncée par le titre: "Le 700e: pour fêter quoi?" (23) (13 janvier 1991), "700 ans, et alors" (émission diffusée pendant plusieurs mois), etc... Exemples dans la presse écrite:

La mise en condition: création du comité "700 ans, ça suffit!", dont l'un des initiateurs, Paolo Gilardi (GSsA, Forum contre F18, etc...) semble avoir des accointances parmi les gens de la TSR car on peut l'admirer sur les petits écrans (presque) plus souvent que le Président de la Confédération!

"700e. Boycott en vase clos" ("L'Hebdo" du 8 novembre 1990): "A Zürich, 800 personnes se sont rassemblées à l'appel des artistes boycotteurs du 700e." Si les artistes - en principe des intellectuels - prirent la décision de boycotter cet anniversaire, il faut expliquer cela au peuple! Peut-être suivra-t-il ce bon exemple. Mais comme le disait le dramaturge Hansjörg Schneider: "La plupart des signataires ne sont pas plus artistes que moi champion cycliste."

La frappe: "700e: retour à l'ordre"("La Liberté du 18 février 1991): "au commencement était l'utopie. A la fin, ce pourrait bien être le dîner choucroute patriotique (...) Tout ce que la Suisse compte de réactionnaires - et cela fait beaucoup de monde - est sur le pied de guerre (...) Ils rêvent d'une prompte restauration de leurs valeurs traditionnelles." Sans commentaire!

La déception (dissimulée): "le 700e à mi-chemin. Du plaisir d'être Suisse" ("L'Hebdo" du 18 juillet 1991): "Qui aurait osé pronostiquer, il y a un an, que les Suisses s'engageraient à fond dans la célébration de 1291, et qu'ils seraient fiers de ce qu'ils sont? Les sceptiques et les grincheux avaient tort: le 700e, ça marche très fort!" Eussent-ils cherché d'autres témoignages que ceux de "communistes déçus", de "marginaux", de (certains)) artistes et d'éternels "contestataires", les journalistes auraient certainement eu la (désagréable) surprise de constater que, malgré toutes les campagnes menées par divers médias, le peuple suisse est (encore) sain d'esprit. Mais qui sont-ils, en fait, ces "sceptiques" et ces "grincheux" qui ont eu tort? Il serait intéressant d'en dresser une liste, qui sûrement ne dépasserait pas deux pages imprimées dans "L'Hebdo". On retrouvera ainsi tous ceux qui sont systématiquement sollicités par les journalistes lors des "interviews", des "rencontres", etc...

"Qui aurait osé pronostiquer, il y a un an...?" Toutes les honnêtes gens qui aiment sincèrement leur Patrie, la Suisse, auraient "osé pronostiquer" qu'ils sont fiers d'être Suisses. Mais ont-ils vraiment eu le droit et la possibilité de s'exprimer? Sûrement non! Ce qui du reste explique cette fameuse interrogation de "L'Hebdo". Certains journalistes devraient réfléchir (si cela est encore possible!) à ces lignes écrites par Armand Robin: "Ils ont oublié que la parole sert à dire le vrai, sont fiers de répondre par des mensonges à d'autres mensonges, créent ainsi partout au-dessus de la planète des univers fantomatiques où même l'authentique, lorsque d'aventure il s'y égare, perd sa qualité." (24)

2.3.5. Un exemple révélateur de moeurs journalistiques.

Le livre "Un homme, un test, un record" (Glavir S.A., 1981) de Virgil Th. Razus, avec une préface signée par Alain Penel, chef de l'information à la "Tribune de Genève" (actuellement correspondant à Paris). Selon M. Penel, V. Th. Razus (arrivé en Suisse en 1978) "faisait tout pour conserver sa nationalité roumaine et, par conséquent, son passeport"; en plus, il n'était pas question pour lui qu'il endossât "un tel statut"(!), c'est-à-dire celui de réfugié politique.

Qui plus est, l'ingénieur roumain ne manque pas de méthode. Dans un premier temps, il se fait connaître grâce à deux articles (pseudo-scientifiques): l'un sur la "Théorie de la création", sujet très accrocheur par ailleurs (interview: Philippe Souaille, "TG" du 23 janvier 1979), et l'autre, "Une nouvelle théorie de la lumière" (signé "Pe". Alain Penel, "TG" du 13 février 1980). Après cela commencent les choses sérieuses, car M. Penel tombe sous le charme du Roumain (qui n'a jamais voulu "endosser" le maudit statut de réfugié politique), et pond une série d'articles qui, cette fois-ci, n'ont plus aucun rapport avec les (nouvelles!) "théories" de Razus: "Genève: contrat pétrolier entre la Suisse et la Roumanie" ("TG", du 12 août 1980); "alors qu'une commission mixte helvéto-roumaine siège à Berne. Une société genevoise conclut un contrat pétrolier de 60 millions avec la Roumanie" ("TG" du 10 mars 1981); "Bucarest entend rééquilibrer son commerce avec la Suisse" ("TG" des 20/21 septembre 1981 - "de notre envoyé spécial Alain Penel"); "Pour pénétrer le marché roumain les industriels suisses doivent accepter une part de troc" ("TG" du 22 septembre 1981 - "de notre envoyé spécial Alain Penel").

Dans chacun de ces quatre derniers articles on fait mention du "directeur général M. Virgiliu Razus" et de sa "Glavir S. A.", pendant que M. le directeur utilise habilement sa plume pour passer de l'image du "Créateur" à celle de Valéry Giscard d'Estaing afin de crayonner mieux le "tableau" de... Nicolae Ceaucescu! Voici le message que M. Razus devait faire passer et la raison pour laquelle ce livre fut écrit: "Le mérite principal en revient au président Ceaucescu qui, bien qu'il n'ait pas toujours été entouré d'une équipe à sa hauteur, est, à mon avis, un génie politique"(p.26). Voilà aussi pourquoi l'ex-secrétaire général du PCR eut le privilège d'accorder "sa première interview à un quotidien suisse de langue française" qui, vu les démarches occultes mentionnées ci-dessus, ne pouvait être que la "Tribune de Genève" (des 26/27 avril et du 5 mai 1986); et l'interviewer, Alain Penel. Ainsi M. Razus - "scientifique" fécond prônant des théories bizarres, et "homme d'affaires" habile et pénétrant - fut-il implanté en terriroire ennemi, avec la mission de stimuler le commerce entre le régime de Ceaucescu et la Suisse, mais aussi celle de permettre au dictateur roumain de diffuser ses idées géniales dans un "quotidien suisse de la langue française". Sans nul doute, le Service D (comme Désinformation) de la célèbre Securitate apprécia-t-il beaucoup la collaboration efficace de Razus et de ses amis journalistes.

2.3.6. Une idéologie socialo-communisante. Certains aspects illustrant cette affinité manifestée par la plupart des journalistes ont déjà été mentionnés dans les sous-chapitres précédents. Aussi le "premier pouvoir" (Eric Werner) s'attaque-t-il inlassablement aux "partis bourgeois", terme que les journalistes utilisent (dans le sens indiqué par Lénine) pour mieux désigner la cible principale. Des termes exquis, tels "réactionnaire", sont employés presque quotidiennement; parfois on glisse habilement celui de "fasciste" lorsqu'il s'agit de définir une organisation qui lutte contre le communisme (WACL - Ligue mondiale anticommunisme, par exemple).

Il est tout-à-fait révélateur de constater qu'aujourd'hui - quand presque tous les imbéciles (honnêtes) se sont finalement rendu compte que les termes "communisme" et "apocalypse" sont synonymes - le "premier pouvoir" fait totalement abstraction de cette réalité. Voici deux arguments irréfutables:

a) On continue d'avoir la même vénération pour les "bons" communistes. Cette dévotion n'est plus guère endémique en Suisse, loin s'en faut!

"Des vieux formidables. La femme de Jules" ("L'Hebdo" du 13 septembre 1990) où le journaliste ne se contente de présenter les activités très variées de Mme Humbert-Droz - grand périple en Norvège, fréquentation de concerts, ou des réunions du GSsA - mais nous apprend aussi que "Jules Humbert-Droz, secrétaire de la IIe Internationale (fut) proche de Lénine, Trotski et Boukharine". Cette fameuse "IIe Internationale", qui est citée par trois fois (!) dans le texte est en réalité la IIIe Internationale communiste (1919-1943), le noyau dur des révolutionnaires professionnels qui essayèrent de diriger la révolution mondiale. En plus, on trouva utile de fêter le "Centenaire Jules Humbert-Droz. Colloque sur l'Internationale communiste" les 25 et 26 septembre 1991, à La Chaux-de Fonds!

"Fiché pendant quarante ans (I-III) ("La Suisse" des 19, 20 et 21 janvier 1992), document "exclusif" - cela va sans dire - qui aurait certainement fait la "une" de la "Pravda" des années 50 et où l'on raconte non sans humour, la vie intérieure d'Armand Magnin, l'ancien dirigeant des communistes suisses, son penchant pour le tourisme,(à l'Est- où il a certainement beaucoup appris, Ceaucescu, par exemple, étant un excellent pédagogue), pour le football, etc... Un récit merveilleux, avec un peu de suspense, mais il est vrai sans trop de détails sur les calomnies proférées par Nicolas Polianski à l'encontre de Magnin. Dommage!

"Siméon II de Bulgarie (2)"/"Du côté de chez Fred" (A2, le 12 septembre 1990); s'agissant d'une chaîne française, j'ai placé cet exemple en dernier. Pourtant le beau et cultivé Frédéric (Mitterrand) lâcha l'une des plus émouvantes répliques de l'histoire de la TV: Je dois vous dire, Sire, que je ne peux pas me défaire d'une admiration certaine pour Dimitrov car il y a quelque chose chez ce personnage - et pourtant il y a eu des trucs (sic) - il y a chez ce personnage quelque chose de grand!" Il faut vraiment s'appeler Frédéric Mitterrand pour admirer, en 1990(!) le secrétaire général du Comité exécutif de la Ligue Internationale communiste (de 1935 à 1943).

b) On continue de passer sous silence, d'ignorer volontairement toutes les honnêtes gens qui, en Suisse et dans les démocraties occidentales, ont démasqué dès 1917 les méfaits du communisme. Des preuves irrécusables de cette terrible catastrophe dans l'histoire de l'humanité sont enfin (partiellement) accessibles même au plus simplet des simplets. Les pionniers de la lutte contre le communisme et leurs successeurs ont combattu pour la liberté et pour les valeurs morales sûres qui permirent aux démocraties de type occidental de survivre dignement. Honnêtes et instruits, ils n'ont jamais accepté de compromis, comme ce fut le cas des communistes qui, pendant quelques années, s'allièrent à l'Allemagne de Hitler.

Tous ces combattants courageux imposent le respect. L'Histoire leur a donné raison dès 1917, mais d'une part la propagande et la désinformation communistes, et d'autre part, la couardise et la traîtrise de certains dirigeants occidentaux, l'existence d'une immense armada d'intellectuels débiles qui voyaient en Staline leur Dieu, en Krouchtchev leur frère, en Brejnev leur cousin et en Gorbatchev leur sauveur, prirent des décennies durant la Vérité en otage.

Aujourd'hui, le "premier pouvoir" se garde de rendre hommage aux Suisses qui ont brillamment saisi la monstruosité du régime communiste. "Le communisme du paysan russe est un régime de troupeau qui nivelle et étouffe les individus et détraque leur esprit (...) C'est ainsi que Lénine, utopiste et vrai représentant de l'esprit autoritaire russe, imagina de régénérer par la dictature du prolétariat son pays, ainsi que le monde entier", écrivait Nicolas Gay dans le "Journal de Genève" du... 17 mars 1918! "En Russie, la révolution dure et n'aboutit à aucun résultat" (25) soulignait-il le 11 décembre 1918. A aucun résultat positif, cela va sans dire! ( les dizaines de millions de victimes du communisme en URSS et dans les autres pays communistes, figurant elles aussi parmi les oubliés de l'histoire du XXe siècle). Pour dévoiler quelques-unes des subtilités propres à ce qu'on appelle pompeusement "journalisme d'investigation", on n'hésite pas à accomplir de vrais exploits:

"Exclusif. Jean-Louis Jeanmaire revient de Moscou. "Denissenko le jure: je suis innocent!" ("La Suisse" du 4 octobre 1991). "L'ex-brigadier Jeanmaire a rencontré la semaine dernière à Moscou, le colonel Vassili Denissenko, l'instigateur de sa trahison. Le second a innocenté le premier, et du coup Jeanmaire a pardonné à son "collègue" russe "ses éventuelles relations avec sa femme"". Ainsi, pour la première fois dans l'histoire mouvementée du GRU (service de renseignement de l'Armée Rouge), des journalistes occidentaux - en l'occurrence, suisses - ont essayé de démontrer au monde entier l'insoupçonnable bonne foi du colonel Denissenko, venu exprès de Moscou dans les années 60 pour faire de la broderie en Suisse. Vu l'âge de Jean-Louis Jeanmaire, "sur l'initiative des journalistes de l'émission de la télévision alémanique "10 sur 10" et du "Téléjournal romand" fut organisée illico une visite-éclair à Moscou. Arrivés "à l'improviste" dans la capitale soviétique, l'ex-brigadier et les journalistes eurent tout juste le temps de boire une tasse de café en famille et de monter le décor pour l'"Heure de vérité", version Denissenko. Je n'oublierai jamais le visage "détendu" et plein de charme du colonel soviétique, assis (cette fois-ci) sur le même banc que Jeanmaire. Plus je revois les images diffusées par la TSR lors de cette rencontre historique, plus je découvre la belle âme de Denissenko.

"Oui, je témoignerai pour Jeanmaire" ("L'illustré" du 5 février 1992). Les propos recueillis par la collaboratrice du magazine romand, Rimma Genkina (originaire très vraisemblablement de la ... vallée des Conches) sont à la fois bouleversants et poignants. Mais ce qui donne une sorte de saveur aux idées de Denissenko c'est sans nul doute le "message" qu'il a adressé au fils de Jeanmaire: "Je voudrais que son fils sache que le procès contre son père n'était qu'une provocation de la part des forces réactionnaires contre Jean-Louis Jeanmaire et contre mon pays, l'URSS". Quoi de plus limpide que l'idéologie du camarade Denissenko, surtout en cette merveilleuse période de la "glasnost" et de la "démocrétinisation"! Ces esprits fins et investigateurs que sont ces journalistes globe-trotters auraient pourtant pu ouvrir n'importe quel livre de marxisme-léninisme et ils auraient (probablement) anticipé les réponses de Basile Denissenko. Aussi auraient-ils économisé beaucoup d'argent qui, éventuellement, aurait pu être versé aux nécessiteux. Décidément, par les temps qui courent, la magnanimité légendaire de certains journalistes s'avère fort sélective. Mieux vaut populariser les "thèses" de l'ami Denissenko et "frapper les réactionnaires", que penser aider les pauvres. Quant au "scoop" de la TSR, ce fut du guignol!
Conclusion
En 1981, Eric Werner écrivait: "Il existe, à l'heure actuelle, deux grands partis en Europe: celui de la résistance et celui de la collaboration (...) La collaboration est davantage qu'un simple état d'esprit. C'est une politique, une stratégie, une tactique (...) Bref, la collaboration est l'idéologie dominante de notre temps."

Bien avant 1981, la camarade Melpomène - muse de la tragédie - inspira quelque peu Andrei Sakharov: "Deuxième étape: Aux Etats-Unis et dans les autres Etats capitalistes, les revendications constantes de progrès social et de la coexistence pacifique (27), la pression de l'exemple des pays socialistes et des forces progressistes internes (la classe ouvrière, l'intelligentsia) amèneront la victoire définitive de l'aile gauche réformiste de la bourgeoisie qui mettra en oeuvre un programme de rapprochement (de "convergence") avec le socialisme" (26). Nous y sommes!

La collaboration est et sera l'idéologie exclusive de notre temps, une idéologie hybride qui est imposée finalement par les communistes déguisés en "néo-démocrates".
http://www.fonjallaz.net/Communisme/Memo/Roumanie/Roumanie5.html

http://versdemain.org/images/Gros_Banquier.gif

Les recherches sur les BIOS rootkits ont commencé il y a quelques années, mais ... Anibal Sacco et Alfredo Ortega de la société Core Security Technologies ont fait une découverte stupéfiante, un nouveau virus qui s'installe dans le BIOS de votre PC capable de résister à la réinstallation par formatage de Windows ainsi qu'au flashage du BIOS. Ces experts en sécurité informatique expliquent qu'ils peuvent installer dans un BIOS un bout de code résident fonctionnant sur une configuration Windows, OpenBSD ou même avec une machine virtuelle VMWare.
"Nous pouvons mettre le code où nous voulons. Nous n'utilisons pas une vulnérabilité [du système d'exploitation]. [...] Nous pouvons réinfecter le BIOS à chaque fois qu'il reboot."
"Nous pouvons patcher un pilote afin qu'il installe un rootkit totalement fonctionnel. Nous avons même un petit programme qui supprime ou désactive les antivirus
."

Les virus sociaux:

Luttes contre les sociétés secrètes :



L'antimaçonnisme (ou antimaçonnerie) désigne la critique, l'opposition, la méfiance, l'hostilité envers la Franc-Maçonnerie. Ce courant de pensée est encouragé par l’Eglise catholique. Ce phénomène est encore utile, notamment en Suisse avec la fameuse initiative Fonjallaz.
L'histoire Suisse est riche de ce courant de pensée qui résiste encore aujourd'hui ... En voici quelques exemples :
Le 8 septembre 1744, les seigneurs syndics du petit et du grand conseil interdisent la franc-maçonnerie à Genève.
Le 3 mars 1745 ce sont les autorités bernoises qui l'interdisent.
En 1937, le colonel Arthur Fonjallaz, lança l'Initiative populaire «Interdiction des sociétés franc-maçonniques» pour l'interdiction de la franc-maçonnerie; elle fut rejetée par 515'000 non contre 235'000 oui. Le canton de Fribourg, où l'influence de l'Église catholique était forte, est le seul à l'avoir acceptée. La maçonnerie suisse a alors perdu la moitié de ses effectifs, en tombant d'environ 5'000 membres en 1935 à environ 2'500 en 1945.
Gerhard Ulrich, président d'"Appel au peuple", association désirant venir en aide aux victimes des dysfonctionnements de l'appareil judiciaire suisse, a dénoncé la double appartenance à la franc-maçonnerie et à la magistrature en publiant sur internet des listes de tous les magistrats et avocats en exercice de Suisse accompagné de commentaires sur leur fonction et, s'il y a lieu, de leur appartenance à la franc-maçonnerie. Il a été condamné en 2007 à une peine de prison ferme pour diffamation. Afin d'éviter la prison, il ne s'est pas présenté à la deuxième séance de son procès et a fui la justice avant d'être interpellé début mars 2009.
Marc-Étienne Burdet, candidat aux élections du gouvernement du canton de Vaud en 2003 et en 2004 sur la liste du "Défi vaudois" a comparé la structure du pouvoir maçonnique avec celle d'une mafia et l'a dénoncé comme étant incompatible avec la démocratie, argumentant que les loges se déclarent comme souveraines et qu'elles appliquent leur propre constitution. Il a proposé une initiative constitutionnelle pour y remédier.
François de Siebenthal, citoyen suisse et Consul général honoraire de la République des Philippines en Suisse, candidat aux élections du gouvernement du canton de Vaud en 2004, a dénoncé l'appartenance à la franc-maçonnerie de certaines personnalités politiques via le site internet qu'il anime en s'inspirant d'une rhétorique catholique.
Éric Bertinat, député du canton de Genève, et secrétaire général de section de l'Union démocratique du centre confie à l'Express en 2004 la responsabilité évidente de la franc-maçonnerie dans l'agenda de la vie politique, notamment sur les questions de l'euthanasie, de la libéralisation des drogues, du Pacte civil de solidarité. Ces déclarations ainsi qu'un article dans le journal le Temps, lui vaudra des remontrances de son parti, la section genevoise de l'Union des démocrates chrétiens et du centre (UDC). Ainsi la fraction UDC du municipal de la ville dénoncera unanimement l'hostilité d'Éric Bertinat envers la Franc-maçonnerie. Il répondra alors rester perplexe devant un lien maçonnique qui semble être supérieur à celui qui devrait unir au sein d'un même parti.

Fraudes démocratiques :

Les cantons penchent vers "la philosophie des lumières" grâce à leurs machines à lecture optique ultra-rapides et leurs enveloppes translucides qui permettent des fraudes honteuses, une seule ville peut faire pencher toute la Suisse ( voir les RFID...).



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Justice = Pax - Peace - Paz - Paix - Vrede - Frieden - Shalom - Salam - Mir - Pau - Pokoj - Shanti - Ashkharh...Abenaki OLAKAMIGENOKA Afrikaans VREDE Akan ASOMDWOE Akkadian SALMU Alabama ITTIMOKLA Albanês PAQE Algonquin WAKI IJIWEBISI Alsaciano FRIEDE Amharic SELAM Árabe SALAM Aranese PATZ Armenio ASHKHARH Assamese SHANTI Aymara HACANA Bemba MUTENDEN Basque (Euzkera) BAKEA Bavariano FRIDN Batak PARDAMEAN Belorusso PAKOJ Bengali SHANTI Bhojpuri SHANTI Isaïe 32, 17

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes

von Siebenthal

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Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

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Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
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Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
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Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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