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mardi 29 décembre 2009

RFID, OGM, GSM...Tricheries démocratiques, les combats continuent.

Tricheries démocratiques, les combats continuent.

La Votation populaire sur les passeports biométriques a provoqué près de 500 recours sur toute la Suisse, dont 460 reconnus valables dans presque tous les cantons.
Les fraudes ont été prouvées dans le canton de Vaud, elles ont aussi lieu dans d'autres cantons.
Selon notamment la Loi sur le Tribunal fédéral (LTF) et notamment de son article 82 al. 2, nous attaquons la décision du Conseil d'État vaudois car elle lèse gravement non seulement les droits démocratiques des Vaudois mais aussi des citoyens de toute la Suisse en couvrant de graves fraudes démocratiques.

http://euroracket.blogspot.com/2009/06/recours-final-au-tribunal-federal.html

L'art de faire avaler la pilule


Enquête sur l'acceptabilité sociale
Par Clark Kent & Loïs Lane
Tiré de la Revue Z, n°1
Site internet : www.zite.fr
Contact : contact@zite.fr

L'acceptabilité sociale est un drôle d'animal. Pour ses partisans, c'est une nouvelle manière d'associer
l'usager à la production de technologies qui lui sont destinées. Pour ses détracteurs, il s'agit d'une énième
manière de faire avaler la pilule, entre marketing et propagande. Véritable anguille, ses objectifs, ses objets
et ses représentants semblent insaisissables.

Z a décidé de soulever la roche.

"Réussir les innovations". Le rêve de "l'acceptabilité sociale" tient dans ces trois mots de Philippe
Mallein, sociologue vedette d'une discipline en pleine croissance. De plus en plus d'instances
gouvernementales et d'entreprises développent leur propre pôle. Certaines innovations, à cause des
problèmes politiques qu'elles posent, risquent de ne pas être acceptées d'emblée par le grand public. En
réunissant chercheurs en sciences humaines et en nouvelles technologies, ces laboratoires prétendent
habiller d'humanisme et d'éthique des secteurs comme la biométrie, les nanotechnologies ou les
télécommunications, par exemple. éducation populaire ou illusion démocratique ? Magali Bicaïs,
sociologue, a choisi son camp : "L'acceptabilité sociale, c'est avant tout une logique marchande, pour
savoir ce qui est acceptable ou pas, et ce qu'il faut faire pour que le public finisse par accepter une
technologie."
Entre marketing et propagande
Depuis l'apparition des relations publiques au sein des entreprises, les techniques de marketing sont trop
connues. Plus personne ne s'étonne de la foule d'incitations consuméristes qui balisent notre quotidien.
Concernant le champ politique, la propagande remplit un rôle similaire, avec la "com'" pour version
moderne.
Au milieu de ces discours destinés à orienter les choix du consommateur ou du sujet politique,
l'"acceptabilité sociale" est apparue avec le développement des nouvelles technologies, notamment le
génie génétique (ADN, OGM...), les "TIC", Technologies de l'information et de la communication
(Internet, RFID, téléphonie, ...), la biométrie ou encore les nanotechnologies.
Ce déferlement d'innovations provoque de larges transformations sociales et des inquiétudes légitimes
liées aux questions sanitaires, sociales ou politiques. L'enjeu tient dans la réorganisation des formes les
plus élémentaires du lien social.
Pour écrire une thèse de doctorat sur le sujet, Magali Bicaïs a passé plusieurs années dans un laboratoire
R&D (Recherche et développement) de France Telecom. Selon elle, "l'acceptabilité sociale est associée
aux nouvelles technologies, car elles transforment nos manières de vivre. On parle d'acceptabilité sociale
quand on travaille sur une technologie susceptible d'avoir des conséquences sur l'organisation sociale
elle-même. Avec les techniques d'acceptabilité, on a franchi un nouveau pas : il s'agit d'anticiper ce qui
peut être toléré. La question n'est plus celle des besoins ni des envies, mais de savoir ce que les
consommateurs, ou les citoyens, ne vont pas supporter".
Les mécanismes de pouvoir sont constamment renforcés par une gamme d'outils techniques, contre
lesquels il devient de plus en plus difficile de lutter. Qu'il s'agisse des contrôles aux frontières, de l'accès
à l'école, de l'utilisation des transports en commun, il faut compter sur la biométrie ou les RFID. Pour
connaître une personne ou une population, il faut interroger ses "données" et son ADN. L'individu doit
loger dans des tableaux Excel, convenir aux calculs binaires de l'informatique. Biologie et informatique
sont les mamelles de la pensée gestionnaire qui nous gouverne.
Pendant ce temps, des sites internet présélectionnent le profil type des personnes susceptibles de s'aimer
(Meetic, Yahoo, MSN) et la virtualité des "réseaux sociaux" s'étend (Virb, Myspace, Facebook, Twitter,
etc.). Les milieux militants peinent à organiser une résistance sans créer des listes de diffusion mail, quand
se multiplient pétitions et manifestations en ligne. Le catalogue est encore long des renversements sociaux
induits par le développement de technologies pourtant présentées souvent comme de simples gadgets.
Pour éviter toute protestation, la stratégie la plus courante consiste à communiquer sur les avantages
individuels et éluder la question politique. "L'acceptabilité sociale dans l'entreprise peut être comprise
comme la volonté de rendre acceptables des choses qui ne le sont pas (ou qui sont en opposition avec
certaines valeurs) et ceci ne semble pouvoir se faire qu'en insistant sur la fonctionnalité de ces futurs
produits ou services. Et c'est bien de cela qu'il s'agit quand il nous est demandé d'étudier l'acceptabilité
sociale de la localisation [flicage par GPS, RFID, téléphonie mobile, ndlr], par exemple1."
Les programmes gouvernementaux chargés d'éduquer aux nouvelles technologies sembleraient
bienveillants s'il y était simplement question d'"informer" sur leurs avantages et leurs inconvénients. Mais
les études en acceptabilité sociale étalent un cynisme purement commercial, et révèlent, à y regarder de
près, une certaine volonté de manipulation politique. Les recommandations publiées par les centres de
recherche nationaux, européens ou privés visent d'abord à développer le marché des nouvelles
technologies en contournant le plus finement possible les résistances politiques, sociales ou culturelles.
Deux programmes de recherche européens, le JRC (Join research centre) et l'IPTS (Institute for
prospective technological studies) donnent le ton : "Il vaut mieux informer les gens des applications
positives d'une technologie, plutôt que de les laisser les découvrir par eux-mêmes.2"
Cette gestion des désirs ne relève pas simplement de l'égoïsme d'une obscure caste dirigeante. Comment
ne pas y voir d'abord l'une des conséquences logiques du système économique et social actuel ? Crier au
complot ne ferait qu'ajouter à la confusion. L'acceptabilité sociale surfe sur la fascination endémique de
notre société pour tout ce qui est moderne, nouveau et original. Il devient de plus en plus difficile de
refuser individuellement l'appareillage technologique qui organise les manières de travailler, de se
déplacer, de communiquer. à moins de se marginaliser, se bannir soi-même d'une société qui nous lie
affectivement aux autres. Aussi, à cause d'une incapacité à inventer collectivement d'autres formes de
relations sociales, rares sont ceux qui échappent à l'engouement pour les nouvelles technologies.
Néanmoins, certaines innovations continuent de choquer et doivent être prémâchées pour que le public les
tolère. C'est en général la raison pour laquelle les pouvoirs publics donnent dans l'éthique : "Il se pourrait
que, (…) dans l'avenir, un avantage compétitif soit précisément trouvé dans la capacité d'anticipation et
d'accompagnement de la tolérance sociétale, des mécanismes d'appropriation et des modes
d'expression3."
Pour Magali Bicaïs, "l'adage de faire participer pour faire accepter" guide les recherches. Le but de
l'acceptabilité sociale est de donner l'illusion d'une information objective, associée à une série de
dispositifs de coopération avec les consommateurs ou les citoyens. Une période de maturation, aussi
appelée co-conception dans le jargon R&D, sert à prendre la "température sociale".
A ce sujet, la sociologue invoque le contenu de documents internes :
"Dans une approche des nouvelles technologies en acceptabilité, le facteur temps est un facteur clé. Une
condition émise à un moment donné par l'utilisateur peut évoluer vers une acceptation inconditionnelle
sous l'effet du temps. Le danger peut se banaliser et l'acceptation d'une technologie a priori jugée risquée
peut s'actualiser progressivement.
La notion de temps est donc une donnée importante que l'opérateur peut prendre en considération dans
sa logique d'offre avec deux options possibles :
> Le facteur temps peut représenter un atout stratégique dans la diffusion des innovations, car le temps
peut être celui qui est nécessaire à l'instauration de la confiance entre l'utilisateur et l'entreprise.
> Le temps peut être aussi celui qui est nécessaire pour manipuler l'utilisateur en lui faisant accepter plus
tard ce qui est inacceptable maintenant : dans ce cas, le facteur temps devient un outil de manipulation
destiné à faire oublier les risques et à banaliser les peurs4."
Sous couvert de créer une ambiance de coopération avec les citoyens ou les consommateurs,
l'acceptabilité sociale n'est finalement qu'une méthode pour désamorcer les résistances inhérentes à
certaines technologies. Si les mots "éthique", "environnement" ou "sécurité" sont souvent employés, c'est
d'abord pour calmer les esprits et rassurer les investisseurs financiers. M. Renzo Tomellini, chef d'unité
nanosciences et nanotechnologies à la Direction générale de la recherche de la Commission européenne, le
formule clairement dans un rapport au Sénat français en 2003 : "Je ne parle pas d'une approche morale de
la chose, mais d'une approche utilitaire. Les grands investisseurs (…) mettent de l'argent dans des
secteurs qui sont neutres ou sûrs du point de vue de l'environnement et des aspects éthiques. Ils veulent
éviter des coups de barre type OGM, c'est-à-dire faire du développement responsable. Pas seulement une
chose correcte éthiquement, correcte moralement, mais aussi une chose convenable pour l'économie
parce qu'on donne une sécurité aux investisseurs. Et les investisseurs ont besoin de sécurité5."
Les OGM, faucheurs d'illusions
La prudence est de mise. Des mouvements de contestation ont déjà effrayé les pouvoirs publics et les
industriels, qui ont retenu la leçon : ne pas imposer une nouvelle technologie de manière trop hâtive et
désinvolte. Le précédent des faucheurs volontaires de cultures OGM impose une série de stratégies pour
préparer les esprits.
Depuis les résistances au nucléaire dans les années 1970, la science et les technologies avaient réussi à
s'affranchir de la sphère politique, et l'idée selon laquelle une technique est neutre, que seules ses
applications sont bonnes ou mauvaises, semblait fermement installée dans les consciences. Les scandales
agroalimentaires (vache folle), sanitaires (amiante), d'une part, les refus d'un contrôle social, d'autre part,
(flicage imposé par les cartes bleues, téléphones portables et autres cartes à puce sans contact comme les
titres de transport), sont là pour rappeler que certaines techniques ne sont pas neutres. Elles parachèvent le
mode social dans lequel nous vivons : mesurer, contrôler, produire et vendre – à tout prix.
Si une technologie n'a pas de sens pour la société ou peut paraître moralement inacceptable, le discours
pour l'imposer ne peut plus se contenter de l'argument de la neutralité des techniques. C'est en tout cas
l'avis du Centre d'analyse stratégique. Cet organisme, directement rattaché au Premier ministre, "a pour
mission d'éclairer le gouvernement dans la définition et la mise en oeuvre de ses orientations stratégiques
en matière économique, sociale, environnementale ou culturelle". Il travaille à ne pas retomber dans le
"syndrome OGM6" et cherche de nouvelles armes de persuasion, comme en témoigne une Note de veille
au sujet des nanotechnologies : "Un élément de contexte doit retenir l'attention : ces débats sur les
nanotechnologies s'appuient sur les acquis des précédents débats "historiques" sur les biotechnologies, le
nucléaire, les OGM, et avec le souci d'éviter les erreurs du passé. Ceci conduit, d'une part, à une forme
de recyclage des outils, des argumentaires, des postures et des recommandations, d'autre part, à une
volonté forte d'innovation tant sur la conduite des débats que sur leurs finalités et débouchés.7"
L'outil alors invoqué pour "recycler" les argumentaires consiste dans l'alliance inédite, en amont de la
publicité classique, entre plusieurs acteurs. Désormais, les laboratoires de recherche fondamentale
accueillent sociologues, psychologues, philosophes et spécialistes du marketing. Ce pot-pourri d'experts
compose la formule magique de l'acceptabilité sociale.
Acceptabilité sociale et sociologie des usages
Quand Minatec, premier pôle européen de recherche en nanotechnologies, est inauguré à Grenoble en
2006, les CRS empêchent les manifestants d'affirmer leur désaccord. Une personne sera grièvement
blessée.
Dès 2002, un labo interne au centre de recherche est créé, Minatec Ideas Laboratory, chargé d'opérer
ladite fusion entre disciplines. Et de désamorcer les conflits... La presse est unanime pour encenser le
projet, même si, en ce qui concerne le contenu de leurs activités, la discrétion de ces experts en
communication est exemplaire. Responsable du laboratoire, Michel Ida ne s'en cache pas : "En ce sens,
nous sommes plus un club privé qu'une auberge espagnole8."
Peu farouche, le quotidien économique Les Échos applaudit : "Si la volonté d'éviter les fausses pistes
menant à des produits qui ne trouvent pas leur marché est le but affiché de Minatec Ideas Laboratory, sa
vocation est aussi de tenter de prévenir une dérive hostile de l'opinion publique face aux
nanotechnologies incarnées par Minatec. C'est aussi dans cette optique que dès 2004, l'université Pierre-
Mendès-France de Grenoble (sciences humaines et sociales, sciences cognitives...) puis, en 2005,
l'université Stendhal (lettres, multimédia) ont également été associées comme partenaires de Minatec
Ideas Laboratory, une démarche originale, du moins en France9."
La notion d'acceptabilité sociale vient de la sociologie anglo-saxonne. Il s'agissait, dès les années 1980,
d'une tentative de modéliser la manière dont les gens utilisent un objet. "Parmi ces modèles, on pense au
TAM : Technology Acceptance Model de Davis10, qui souligne que l'utilité perçue et la facilité
d'utilisation sont des variables déterminant l'acceptation de la technologie. On peut constater
immédiatement qu'il manque un versant essentiel à ce modèle qui est celui des considérations
psychosociales et socio-organisationelles. C'est sans doute pour ces raisons que Karahanna et Straub11
ont fait appel à trois facteurs supplémentaires qui sont la présence sociale, l'influence sociale et le
support technique et ont ainsi révisé le TAM de Davis12."
Sur ces acquis, en 1999, Philippe Mallein importe avec succès la "sociologie des usages" en France et crée
à Grenoble la start-up Advalor. Cette société, tout comme Minatec Ideas Lab, sait que "le taux de
mortalité précoce des innovations tourne autour de 80 %", et que seules des analyses sociologiques
préventives sur des échantillons de consommateurs ou de citoyens assureront un retour sur investissement.
C'est aussi pour ne pas trop employer le terme ambigu d'"acceptabilité" que Phillippe Mallein préfère
parler de "sociologie des usages".
Au téléphone, l'explication qu'il donne de l'ambivalence des termes reste, elle-même... ambivalente : "Il y
a deux niveaux d'acceptabilité. Premièrement, dans un contexte où le quotidien devient plus individuel, on
peut se poser la question : comment des utilisateurs vont pouvoir s'approprier une innovation, quels sens
vont-ils lui donner, quelles significations d'usage ? Moi, je travaille plutôt là-dessus, dans l'imminence du
quotidien. Le deuxième niveau, c'est un champ plus moral et politique. Ce n'est pas le même registre. Ce
sont des questions qui relèvent du fonctionnement de la démocratie. Je retrouve ces questions, mais de
manière moins politique, de manière plus ambivalente."
M. Mallein ne fait pas de politique. Et pour cause : dans le cadre de l'acceptabilité sociale, l'objectif est
justement de ne pas en faire, ou plutôt de dépolitiser des techniques dont le développement est pourtant
éminemment politique.
On détourne l'attention des vrais enjeux pour se focaliser sur les avantages en termes de confort et de
prestige. Ainsi la stratégie consiste-t-elle à "déjouer" les craintes de la société civile en orientant le regard
vers les aspects divertissants, narcissiques ou commerciaux d'une technologie.
Les consultants n'ont aucune gêne à afficher de telles intentions, comme en témoigne un rapport de
Capgemini, "RFID : Informer le consommateur pour vaincre ses inquiétudes13". Selon Stéphane Ghioldi,
responsable RFID au sein de Capgemini Consulting, "le degré d'acceptation de nouvelles technologies
connaît toujours un seuil psychologique où, pour le consommateur, les avantages l'emportent sur les
inconvénients. Une présentation appropriée de la RFID et une communication régulière auprès des
consommateurs permettront de parvenir à ce stade14".
Etudes de comportements
Dans la pratique, les études d'acceptabilité sociale analysent les comportements des consommateurs et
citoyens, dans le but de modéliser leurs réactions face aux nouvelles technologies. "Angoisses", "peurs",
"craintes", c'est le vocabulaire des scientifiques pour qualifier des contestations politiques, souvent
argumentées de manière très rationnelle. Mais le consensus doit rester intact : la science détient la vérité,
non seulement métaphysique, mais sociale. Ceux qui la rejettent sont des obscurantistes, des
"ayatollahs15", des personnes qui n'ont pas encore été suffisamment éduquées.
Ancien chercheur dans un laboratoire d'acceptabilité sociale, Lucien a mené des recherches pour une
équipe de R&D : "On a un service socialement délicat à proposer, comme la biométrie, on fait une "toile
de fond" sur cette technologie. Dedans, on trouve les tendances de fond qui y sont relatives, les questions
que cette technologie suscite (rapport au corps, rejets culturels, etc.). Pour cela, on prend tous les
rapports qui nous tombent sous la main, mémoires universitaires, articles de presse, etc. Ces toiles de
fond sont souvent réalisées par des "veilleurs" qui viennent de n'importe où, par exemple des physiciens
surdiplômés, qu'on requalifie en documentalistes, car ils n'ont pas de boulot.
"Puis, poursuit-il, on fait un Powerpoint avec des phrases clés, dans lequel on dit : "Attention à ça, à ci",
"Attention, les gens sont sensibles quand on touche à leur corps". Puis on fait un cahier des charges où
sont précisés les freins, et des préconisations pour trouver les leviers qui vont permettre de faire sauter
ces freins. Par exemple dans le projet de créer des téléphones mobiles pour les moins de 6 ans, on a eu
des réticences, et il fallait trouver tous les points positifs. Déceler les freins et montrer les avantages.
C'est tellement idéologique qu'on ne voit plus que c'est idéologique."
Avec cette méthode, un problème persiste néanmoins : les cas particuliers ne suffisent pas à faire loi. Pour
une collaboration idéale entre sciences molles et dures, il faut modéliser, universaliser, trouver des
standards d'analyse en acceptabilité sociale. Cela passe par un recensement des comportements
individuels ou collectifs.
Une fois la "toile de fond" tissée, il ne reste plus qu'à avaler la proie. Concrètement, plusieurs outils ont
été créés. Mallein a breveté le sien : CAUTIC, qu'il assure avoir vendu à plus de 150 clients dont
Schneider, France Telecom, Bouygues, etc. La méthode Mallein étudie des panels de "consommacteurs". à
partir des résultats obtenus, elle crée des catégories de réaction face aux nouvelles technologies à partir
desquelles diverses stratégies d'acceptabilité peuvent être imaginées. Bien entendu, il ne s'agit que d'une
"sociologie des usages", désintéressée et bienveillante envers les préoccupations des utilisateurs. Si l'on en
croit Sylvie Tarozzi du département acceptabilité sociale de France Telecom_: "Ce n'est pas mon job de
faire accepter des technologies, moi je prends en compte les utilisateurs." Bluff ou sincère humanisme ?
Selon un cadre de la même boîte, "tous les sociologues que j'ai rencontrés et qui ont un discours
humaniste au sujet de l'acceptabilité sociale avaient aussi quelque chose à vendre derrière : une méthode
d'acceptabilité sociale, un moyen de modéliser l'acceptation."
Les études sont commandées par les services marketing et finissent, après digestion par l'ensemble de la
chaîne technique, par être régurgitées en algorithmes publicitaires. Lucien témoigne : "En gros, on ne sert
plus que d'alibi, on produit des rapports épurés, orientés vers la demande qui vient d'en haut ou du
marketing."
Les focus groups
Comment se déroulent ces enquêtes qui visent à déceler si une catégorie sociale est prête ou non à adopter
une technologie ? "Pour cela, répond Lucien, on utilise des focus groups. C'est une procédure qui au
début était très artisanale, mais qui tend à se standardiser. On prend des personnes cibles qu'on met dans
une pièce avec des caméras et des capteurs pour voir leurs réactions à un produit. Quelles sont leurs
réactions, leurs appréhensions, leur perplexité ?"
Cette méthode, directement héritée des réunions de consommateurs, ne concerne pas seulement la couleur
des cerises dans le yaourt, mais ce que l'on ressent en apprenant qu'il est facile d'être écouté par un tiers
sur son téléphone portable ; qu'avec les nanotechnologies, on fait des armes de destruction massive ; que
les rencontres sur Internet ne sont pas aussi douces que celles de la rue, etc. En écoutant ainsi les
oppositions aux technologies, en les archivant et en les classant, on fait d'une pierre deux coups. Non
seulement on donne l'impression à la société civile de participer activement à l'élaboration "éthique"
d'une technique, mais surtout on récolte les griefs à son sujet, de manière à les anticiper et à construire un
discours positif et rassurant.
Pour Lucien, "la question reste de savoir comment produire et vendre en évitant de s'interroger sur le
pourquoi. Quand il y a une impasse sociale, les équipes d'acceptabilité sociale vont accompagner les
discours de marketing pour que ça passe socialement. On associe le consommateur, non pas en travaillant
avec lui mais en travaillant sur lui". Le must, c'est quand les inquiétudes sont rapidement exprimées
comme trop insupportables. Magali Bicaïs démontre que "les "réfractaires" aux nouvelles technologies
sont ainsi définis comme "catégorie pouvant aider les études de prospectives à identifier certaines
craintes ou peurs associées aux TIC, ils permettent de préciser les limites des innovations". Ils
représentent des personnes-ressources dans le cas où des moyens de protection doivent être mis en place
ou renforcés".
Il suffit alors de réduire certains effets dangereux. Par exemple, si les puces RFID permettent de suivre les
gens à la trace grâce aux étiquettes radio contenues dans les biens de consommation, on ajoute pour un
temps une fonction de désactivation. Si prendre les empreintes digitales des enfants pour l'accès à la
cantine ressemble trop à une méthode policière, on utilise seulement le contour de la main. La tactique est
simple : camoufler les options les moins acceptables pour le lancement d'une innovation. Pour mieux la
vendre ensuite.
De la même manière que les institutions de consultation citoyenne sont des coquilles vides exhibées une
fois les décisions prises, les témoignages recueillis par les sociologues alimentent avant tout les stratégies
marketing. Pour Magali Bicaïs, "les focus groups, c'est comme un débat de citoyens à l'intérieur de
l'entreprise. On rassemble une quinzaine de personnes selon des catégories sociales, et on leur présente
des concepts de technologie auxquels ils doivent réagir. Dans les focus groups, on sollicite les gens, mais
à aucun moment ils n'ont part à quelque décision que ce soit. On évacue le négatif dès le début, et puis on
ne parle plus que des avantages, on leur demande ce qui leur plaît. Le seul but de la manoeuvre est de voir
ce qui est tolérable".
Science-fiction et dreamstories
La troisième stratégie interne du consent manufacturing (qu'on pourrait traduire par "production
industrielle du consentement") lié aux nouvelles technologies repose sur le recours à la fiction. Quoi de
plus logique quand, à force de produire des innovations à la pelle, on ne sait plus quel sens leur donner ?
Recherche scientifique et récits de science-fiction s'inspirent mutuellement. Pour Magali Bicaïs, "c'est un
tout, les entreprises, les médias, les politiques et la science-fiction participent à la construction d'un
imaginaire social où les technologies sont omniprésentes et peuvent résoudre tous les problèmes".
Ainsi, l'un des rares rapports publics émanant du secteur Défense du conseil de l'Europe sur le
développement des drones cite un seul modèle : le dispositif Skynet des films Terminator16.
Chercheurs et industriels explorent main dans la main les possibles ainsi défrichés, comme l'indique par
exemple ce rapport belge : "La fiction a d'abord une fonction heuristique et épistémologique : en situation
d'incertitude, les efforts entrepris pour prouver que certains scénarios sont fantasmagoriques éclairent les
limites du possible et de l'acceptable. La fiction a aussi une fonction d'intéressement, elle attire
l'attention des investisseurs et des responsables des politiques de R&D. Elle a encore une fonction
régulatrice et sociale, dans la mesure où elle stimule la prise de conscience des opportunités et des
risques, servant ainsi d'amorce à un dialogue entre les chercheurs et le public.17"
La richesse imaginative offerte par la science-fiction finit par débarquer à l'intérieur même des labos de
recherche en acceptabilité, intégrée sous la forme de dreamstories : "Ce sont des scénarisations, raconte
Lucien, un film qui montre le monde merveilleux tel qu'il pourrait être avec toutes les nouvelles
technologies. On construit une histoire avec toutes les technologies dont on dispose de manière isolée, et
on les met en scène en les interconnectant. C'est un outil interne qui est censé représenter le monde idéal.
Mais certains techniciens étaient horrifiés en voyant cela, ils disaient : "Ce monde idéal, c'est du fichage
généralisé !" Alors en interne, on s'est amusé à parler des nightmare stories, c'était une manière
d'évacuer tout ça."
Des études aux fêtes de rues
Les rapports d'acceptabilité sociale passent souvent de longs mois au fond d'un tiroir, le temps de trouver
un responsable de marketing capable de traduire ce qui ressemble plus à un ouvrage universitaire qu'à un
cahier des charges. Mais, si artisanales soient-elles, ces études ne finissent pas toutes à la trappe. En
général, elles se soldent en recommandations, ou carnets de route, aussi appelées "Guides de bonnes
pratiques".
L'une des recommandations les plus célèbres est celle du Gixel, groupement d'industriels constitué en
lobby, qui avait fait parler de lui en 2004 pour avoir oublié de prendre des gants dans son Livre bleu18.
Quelques mois plus tard, une action de sabotage de machines biométriques accompagnée d'articles de
presse critiques poussa le Gixel à revoir sa copie. Dans le même temps, pourtant, le constat est sans appel :
une augmentation vertigineuse des dispositifs biométriques pour contrôler l'accès des cantines scolaires,
des bracelets électroniques pour nourrissons dans les maternités, une ribambelle de téléphones pour
minots, une télévision saturée de séries aux héros high-tech, des puces RFID pour les transports en
commun ou l'entrée des boîtes de nuit. Josiane Couratier, codirectrice de la mission interministérielle sur
les visas biométriques, au ministère des Affaires Etrangères, se félicite d'ailleurs des succès accomplis :
"Grâce à une politique d'information et de sensibilisation assez développée, nous avons pu prévenir les
réactions hostiles19."
Pour imposer les nouvelles technologies en douceur, des programmes de "sensibilisation" sont mis en
place. Il s'agit en fait de saturer l'espace public d'une parole officielle émanant d'experts patentés.
La Commission européenne a peur qu'une voix autonome et populaire s'élève au sujet de la "révolution
silencieuse" que constituent les RFID. "Les actions que nous menons, explique le JRC, sont globales et
s'articulent autour des points suivants : mener des campagnes d'information, intégrer le respect de la vie
privée dès la conception des objets, assurer la sécurité des systèmes RFID et demander la création de
campagnes d'éducation permettant au public de s'entraîner à utiliser ces technologies20."
Communication, information, éducation : trois mots magiques pour faire avaler la pilule. Le Gixel
préconise la familiarisation aux nouvelles technologies dès le plus jeune âge mais d'autres clés
d'acceptabilité sociale peuvent être répertoriées.
Pour prévenir les contestations populaires "caricaturales", "obscurantistes", voire "ignorantes", des
comités d'éthique composés d'experts se multiplient. Le simple fait de se poser des questions morales à
huis clos devrait gommer les dangers inhérents aux nouvelles technologies. L'éthique est désormais le mot
clé pour désigner l'apport des sciences humaines quand il s'agit de faire passer une innovation en force.
En force, mais avec douceur.
Les recommandations émises par ces comités, négligées dans la réalisation des projets, sont tout au plus
reprises sous la forme de mises en garde, de notices de prévention, voire de plaquettes éducatives pour
"gérer les risques" distribuées dans les boîtes à lettres, comme à Grenoble. Fin du fin, la petite pilule
d'iode pour les voisins d'une centrale nucléaire.
Un exemple parmi tant d'autres. En 2006, le Sénat organise une audition pour déterminer les enjeux
éthiques et sociaux de la biométrie. Peu importent les interventions de militants ou d'associations
opposées à cette technologie : au terme de 86 pages d'auditions publiques, Christian Cabal, président de la
session, conclut en ces termes : "La biométrie existe et existera, cela ne sert à rien de mener un combat
d'arrière-garde qui serait un peu passéiste." Un type de discours devenu familier avec la création de la
CNIL, qui gère depuis 1978 la redéfinition technocratique de la liberté.
Sans rentrer dans les détails, on citera en vrac, comme autres "clés de déverrouillage social" : les débats
citoyens, les événements grand-public (Science en fête, expositions à la Cité des sciences, et, au printemps
2009, Futur(s) en Seine) ou le remplacement du fin limier par l'expert en ADN dans les séries télévisées.
Quant à l'argument de la santé, il est une porte d'entrée privilégiée pour faire accepter des technologies
mortifères. "Dans tous les domaines délicats politiquement, explique Lucien, on retrouve la santé comme
cheval de Troie. On dit qu'on va aider les gens, par exemple, face à la fermeture des hôpitaux, les aider à
rester en contact avec des équipes médicales grâce à des techniques de communication. Mais c'est un
alibi, où l'acceptabilité sociale va jouer le rôle de tampon. En fait on développe des techniques qui vont
tout aussi bien servir à tracer et fliquer les gens."
NOTES
1. Magali Bicaïs, Imaginaire de la fonctionnalité, de l'acceptabilité sociale à l'émergence du projet technicien,
thèse de doctorat, 2007, sous la direction de Barbara Michel, université Pierre Mendès France, Grenoble.
2. RFID Technologies : Emerging Issues, Challenges and Policy Options, JRC Scientific and Technical
Reports, 2007. Notre traduction.
3. Les nanotechnologies : éthique et prospective industrielle, tome 1, Conseil général des mines, Conseil
général des technologies de l'information, 2004.
4. DICAU (MSH Alpes), "Acceptabilité des concepts de Localisation et de Visiophonie : analyse et
interprétation des focus groups", Rapport de recherche, document interne France Telecom Recherche et
Développement, Meylan, décembre 2004.
5. Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, OPECST, Rapport au sénat
n°293, sur "Nanosciences et progrès médical", 2003-2004.
6. Catherine Ducruet, "Le pôle d'excellence met en avant son laboratoire à idées pour désarmer la contestation.
Minatec veut créer u n consensus autour des nanotechnologies.", Les échos,
5 avril 2006.
7. "L'évaluation participative des choix technologiques : aide à la décision dans le champ des nanotechnologies
?", La note de veille, N°64, Centre d'analyse stratégique, 25 juin 2007.
8. Cité dans CEA Techno(s), n° 64, janvier 2003.
9. Les échos, 5 avril 2006, op. cit.
10. Davis, F. D. (1986), A technology Acceptance Model for empirically testing new end-user information
systems : theory and results. MIS Quarterly, Vol.13, No.3.
11. Karahanna, E. & Straub, D.W. (1999), "The Psychological origins of perceived usefulness and ease of use",
Information and Management, Vol. 35, No4.
12. "Élaboration et validation d'un questionnaire de mesure de l'acceptation des technologies de l'information
et de la communication basé sur le modèle de la symbiose humain-technologie-organisation", Éric Brangier &
Sonia Hammes, IA 2006, Actes de colloque, octobre 2006.
13. Ce rapport a pour sous-titre : "Une étude récente de Capgemini pousse les professionnels à informer les
consommateurs de l'intérêt de la RFID et à déjouer les craintes d'atteinte à la vie privée."
14. Capgemini, RFID : Informer le consommateur pour vaincre ses inquiétudes, Paris, 1er avril 2005,
communiqué de presse.
15. M. Martin, La science : un enjeu sociétal, colloque du 18 juillet 2008, Conseil économique et social
régional de Rhône-Alpes.
16. "Skynet, dans les films, est le réseau qui contrôle la défense des États-Unis. De plus en plus autonome
et doté d'une intelligence artificielle évolutive, il déclenche une "guerre préventive" contre la race humaine
pour empêcher les humains de le débrancher. Des armées d'UAV/UCAV et des robots terrestres,
les Terminators, traquent les survivants sans relâche."
Assemblée de l'Union de l'Europe Occidentale, Assemblée Interparlementaire européenne de sécurité et de
défense, Rapport présenté au nom de la Commission technique et aérospatiale, document A/1884, 30 novembre
2004.
17. La lettre EMERIT (Expérience de Médiation et d'Evaluation dans la Recherche et l'Innovation
Technologique), N°48, édité par la fondation Travail-université, 4e trimestre 2006, Namur.
18. Livre bleu, grands programmes structurants, propositions des industries électroniques et numériques,
Gixel, 2004.
19. OPECST, Compte rendu de l'audition publique sur la biométrie du 4 mai 2006.
20. RFID Technologies : Emerging Issues, Challenges and Policy Options, op. cit. Notre traduction.
***
Finalement, l'argument de la santé reste aujourd'hui le meilleur moyen de couper court à toute critique de
la recherche scientifique. Mais l'on pourrait se poser la question : pourquoi combattre la maladie et la
souffrance à tout prix ? Certaines formes d'organisation sociale peuvent mettre au-dessus de la vie
d'autres valeurs : l'honneur, la liberté, le courage, etc. Quand on cherche à mettre en question la valeur de
certaines avancées scientifiques au regard des reculs sociaux qui l'accompagnent, on passe
immédiatement pour réactionnaire au mieux, dangereux obscurantiste au pire. S'il est aujourd'hui possible
de brandir la recherche médicale comme justification de toute recherche scientifique, quelles que soient
ses applications – militaires, policières, ou économiques –, c'est que la vie fait aujourd'hui figure de
valeur ultime. Il devient de plus en plus difficile de donner un sens à la mort ou à la maladie, et les rituels
qui peuvent les accompagner sont remplacés par les promesses de la science.
Amputé des "grands récits" qui permettent de se projeter dans une histoire commune, orphelin des dieux,
déçu par les "grands" hommes que personne ne souhaite ranimer, le siècle cherche une valeur-refuge dont
la validité serait incontestable. Celle-ci est sans conteste la vie, fédérant hygiénistes et écologistes1 de tout
bord. Mais vivre, au sens biologique, ne suffit pas. Toute la teneur de nos existences vient d'abord du sens
que nous sommes capables d'y projeter, par les histoires que nous sommes en mesure de nous raconter.
Ces histoires, on peut les appeler cultures, mythes, religions, propagandes...
En 1928, Edward Bernays, neveu de Freud et alchimiste de ses concepts, écrit Propaganda2, dans lequel il
promeut une dimension nouvelle des rapports de pouvoir : les "relations publiques".
Précurseur de l'acceptabilité sociale, il a su convaincre gouvernements et entrepreneurs de l'importance
de toucher le public en lui racontant la bonne histoire : "Le conseiller en relations publiques anticipe les
humeurs de l'opinion et préconise l'attitude à adopter pour les prévenir, soit en démontrant au grand
public que ses craintes et ses préjugés sont sans fondement, soit, au besoin, en modifiant l'action de son
client autant qu'il le faut pour supprimer les motifs de récrimination." (p.81).
Le marketing, la communication, l'acceptabilité sociale, bref, ce que Bernays nomme "propagande" pose
la question de la vérité et du mensonge dans les sociétés démocratiques. Existe-t-il des techniques de
mensonge et de manipulation psychologique propres à cadenasser la servitude volontaire ? Faut-il traquer
systématiquement les mensonges d'état ou les stratégies de manipulation des multinationales pour se
dégager de l'emprise du pouvoir, et gagner en liberté ?
L'accent de vérité
Il semble que la vérité ne suffise pas à la liberté. Combien de scandales politico-financiers, de crimes
d'état, de violences commises par des multinationales défraient la chronique, sans qu'aucune avancée
sociale n'advienne. Bien au contraire, le système actuel a appris à se nourrir des critiques et des
indignations portées à son encontre. La liberté de dire tout et son contraire, avec une abondance de
moyens de diffusion et de canaux d'information, se traduit par un brouhaha généralisé qui ne fait que
légitimer le pouvoir en place en lui donnant l'apparence de la démocratie, tandis qu'aucune attaque
sérieuse à son encontre n'est audible.
Dire le vrai importe peu. L'essentiel est d'en maîtriser les apparences, domaine où excellent les experts en
communication. Les chefs d'état, autant que les grandes entreprises, doivent leur crédit aux histoires qu'ils
savent raconter à un public en mal de sens3.
La bataille politique ne se joue pas sur le terrain de la vérité, condamné à d'interminables et stériles
contre-expertises, dans lesquelles ne triomphent finalement que ceux qui ont le plus de temps et d'argent à
perdre. L'affrontement est ailleurs, autour de l'art de dire la condition humaine, avec la capacité à inventer
et à raconter des histoires. Produire un récit qui fasse sens pour les hommes d'aujourd'hui, embarqués
dans "la plus gigantesque galère sociale de tous les temps"4, et sommés d'adorer le nouvel idéal technoscientiste.
Depuis les mythologies antiques, cette guerre s'est articulée autour de la religion, de la
philosophie, de l'histoire ou des "actualités".
Avec l'acceptabilité sociale, apparaît une nouvelle figure mythique : la technologie. En elle résideraient
toutes les réponses à nos questions, toutes les solutions à nos problèmes : sociaux, physiologiques,
psychiques, politiques. De moyen destiné à nos fins, la technique est devenue une fin en soi, remède à tous
nos maux. Cette fiction est ainsi censée nous tenir lieu d'avenir.
Mais nous, qui ne croyons pas à cette fable extraordinaire, non pas parce qu'elle est fausse, mais parce
qu'elle sonne creux, serons-nous capables d'inventer notre propre histoire – ordinaire ?
NOTES
1. Hans Jonas, par exemple, justifie notre responsabilité à l'égard de la vie par cette idée que la vie vaut par
elle-même. Mais il précise qu'une vie authentiquement humaine est placée sous le signe de la liberté.
2. Editions de la Découverte.
4. Jacques Lacan, 1948.
3. à ce sujet, voir Storytelling de Christian Salmon.


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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

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Image des rings burgondes

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

________________________________

Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

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Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html

http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html

Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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