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vendredi 7 août 2009

Un entrepreneur libano-suisse explique pourquoi la majorité des citoyens suisses ne veulent pas adhérer à l’Union européenne ?

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Un entrepreneur libano-suisse, Nicolas G. Hayek

Vos Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Monsieur l'Ambassadeur,

Lorsque l'ambassadeur Boris Lazar m'a demandé de prendre la parole pour vous expliquer « pourquoi la majorité des citoyens suisses ne veulent pas adhérer à l'Union européenne ? », j'ai décidé de répondre positivement à son invitation dans le but de contribuer à une meilleure compréhension entre l'Union européenne et le citoyen suisse moyen et d'esprit constructif, que je vais essayer de représenter aujourd'hui. Je vous prie de ne pas prendre mon exposé comme une présentation d'un rapport scientifique mais plutôt comme un développement des vues et des positions d'un Suisse faisant partie de la majorité que je viens de mentionner.

A sa création en 1957 et pendant de longues années, j'ai considéré ce qui est maintenant l'Union européenne comme une réalisation grandiose et magnifique. J'étais alors relativement jeune. Beaucoup plus tard, Jacques Delors, qui était alors président de la Commission européenne et un Européen passionné, devait m'inviter régulièrement à son bureau de Bruxelles. J'y discutais d'abord avec lui tout seul, puis avec de nombreux autres Européens, à l'époque principalement des industriels et des entrepreneurs allemands et français. La discussion portait sur les moyens de combattre la concurrence japonaise, alors dénommée « Japan Incorporated », soit à peu près, en français, Japon SA, sans recourir aux aides des gouvernements ou de l'Union européenne, comme le faisait l'industrie horlogère suisse, alors en butte à une concurrence japonaise acharnée. Jacques Delors appelait toujours mes interventions « L'histoire de la montre ».

Lors de ces rencontres il a répété à maintes reprises que moi, le Suisse, j'étais à ses yeux le plus typique et le plus authentique des Européens, en raison de mes connaissances linguistiques et de ma profonde compréhension culturelle des différents entrepreneurs européens qui participaient à ces rencontres. La plus mémorable de ces rencontres s'est déroulée à Evian avec les plus grands industriels français et allemands. Ce fut pour moi un événement inoubliable.

Mon rêve : faire de l'Europe une grande Suisse

A l'époque, nous rêvions – en tout cas, je rêvais – de voir l'Europe devenir une grande Suisse. Pas tant parce que je croyais que la Suisse était le paradis sur terre, mais parce que j'étais convaincu qu'elle représentait – en dépit de nombreuses faiblesses – la meilleure de toutes les alternatives possibles permettant d'ouvrir à l'Europe de radieuses perspectives d'avenir, tout en préservant la richesse considérable de sa diversité et de ses cultures. De fait, Jean Monnet et Robert Schumann avaient au départ déclaré : « La Suisse représente un modèle pour l'Europe. » Joschka Fischer, Jacques Chirac, Göran Persson, mais aussi Václav Havel n'ont d'ailleurs cessé de le répéter ces dernières années. Un hasard étonnant qu'aujourd'hui soit justement le trentième anniversaire de la mort de Monnet, ce grand Européen.

Par la suite mes contacts avec Bruxelles se sont poursuivis, par exemple avec Romano Prodi, que je connaissais personnellement et qui a plusieurs fois sollicité mon avis dans des commissions. L'harmonisation et l'amélioration des secteurs économiques et – en partie – financiers ne m'ont pas déçu jusqu'ici, même si on est encore bien loin de la perfection. Les guerres qui ont opposé et en partie dévasté ces trois grandes nations européennes : l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, et ébranlé le reste du monde, appartiennent définitivement au passé et c'est le plus beau succès, et le plus important, de la Communauté européenne.

L'UE aujourd'hui : une lourde machine, bureaucratique et chaotique

Malheureusement, le processus de construction s'est brusquement stoppé. L'UE n'est plus en train de bâtir une communauté forte, démocratique et pacifique, où dans tous les domaines importants de notre vie et de notre société chaque citoyen – ou du moins une majorité d'entre eux – engage son affectivité et accepte de donner de lui-même. A l'époque le nombre d'États membres était limité, et ces quelques nations auraient pu édifier un État fédéral analogue à la Suisse ou aux États-Unis. Cette évolution a été stoppée, car les questions et problèmes qu'elle soulevait n'étaient pas facile à résoudre, impliquant des pays et des hommes politiques qui n'étaient pas prêts à céder une part importante de leur souveraineté et encore moins de leurs privilèges.

Au lieu de s'attaquer en profondeur aux importants problèmes que constituaient l'évolution de l'Union et les structures à lui donner, on a décidé d'en rester à la surface des choses, tout en intégrant un maximum de pays … et ceci sans demander aux peuples des pays qui avaient créé l'Union s'ils étaient ou non d'accord. De toute évidence l'establishment politique était avant tout préoccupé de faire entrer les gens par dizaines de millions et des pays en grand nombre dans une Europe qui – sauf sur quelques points politiques – restait encore à définir. Ce qui motivait ces pays était avant tout les avantages économiques et financiers qu'ils espéraient. Un tel élargissement aurait été mieux que bienvenu si l'on avait auparavant mis en place les structures d'une Europe plus ou moins fédérale. C'est à ce moment que se brisèrent mes espoirs de voir dans un futur proche une Europe forte, puissante, démocratique et pacifique – une Europe qui contribuerait à améliorer la qualité de vie pour le monde entier, pour nous tous.

L'Union européenne nous est alors plus ou moins apparue comme une lourde machine, un méli-mélo bureaucratique et plus ou moins chaotique et de concepts idéologiques, sociaux, économiques et, pour une part, financiers, pendant que tout le reste était laissé au hasard, à la Providence et aux générations à venir. Certes cela n'exclut pas la possibilité que l'UE – comme la plupart des réalisations humaines hors du commun – s'avère au XXIIe ou XXIIIe siècle être une fantastique réussite, mais j'espère que cela se produira beaucoup plus tôt, avant la fin de ce siècle-ci.

A genoux devant l'armée des USA – voilà qui est incompréhensible pour la Suisse !

L'institution de l'euro offre un excellent exemple d'une autre réalisation positive mais dont la mise en œuvre, pour être efficace, n'en a pas moins été partielle. La Grande-Bretagne, par exemple, s'est refusée à entrer dans la zone euro, ce qui lui était possible, alors que beaucoup d'autres qui l'auraient souhaité n'en avaient économiquement pas la possibilité. Et en conséquence quelques pays de l'Union européenne disposent d'une devise forte, mais pas tous. Si les pays les plus faibles sur le plan financier accèdent à l'euro en ces temps de crise, ils peuvent devenir une charge, en ce sens qu'il faudra les soutenir. Cependant l'euro est en soi l'une des meilleures réalisations de l'Union et peut être considéré comme une réussite.

Mais qu'en est-il de l'harmonisation de décisions essentielles en matière de politique étrangère, de défense et de guerre ? Pour un citoyen suisse, il est absolument inconcevable qu'une partie de l'Europe ait soutenu sans hésitation aucune la politique de l'administration Bush et rejoint les États-Unis dans la guerre contre l'Irak. La Grande-Bretagne, l'Espagne et quelques autres pays ont envoyé des contingents sous commandement états-unien, alors que notamment la France et l'Allemagne s'y sont résolument refusées. Pour nous c'était une preuve parfaite de la faiblesse de la politique étrangère commune.

De plus – et contre le désir de l'Allemagne et de la France – d'autres pays ont, par exemple, signé avec les USA des accords autorisant ces derniers, ou l'OTAN, à stationner sur leur sol des radars et des missiles, officiellement pour se protéger de l'Iran. La Russie a estimé que ces installations menaçaient son propre territoire. Les États membres de l'UE n'ont pas réussi non plus à trouver un accord sur ce point important. Nulle part, on ne trouve trace d'une politique étrangère commune. C'est tout et n'importe quoi, et son impact sur nous tous est malheureusement bien faible.

Aucun pays n'a organisé autant de scrutins sur l'Europe que la Suisse

L'Union européenne et tous les grands pays démocratiques qui la composent aurait pu créer un système fort, si elle avait réussi à trouver un consensus, à définir clairement la voie qu'elle souhaitait suivre en Europe et dans le monde et s'était fixé les buts qu'elle désirait atteindre dans toutes ses tâches importantes : les réponses à apporter aux besoins et aux souhaits de notre société humaine, de nos systèmes politiques.

Or l'Union a commencé par élargir au maximum ce système imparfaitement défini en invitant différents pays à se joindre à elle – en partie des pays du Proche-Orient. La possible adhésion de la Turquie signifierait qu'elle s'étend jusqu'aux frontières de la Syrie, de l'Irak, de l'Iran. Est-ce le but de l'UE que d'ouvrir ses portes à une future Union européo-moyenne-orientale, qui peut-être serait beaucoup plus puissante et fonctionnerait mieux ? N'oublions pas que Chypre ne se trouve qu'à quelques kilomètres du Liban où d'innombrables croisés européens trouvèrent jadis refuge. Allons un peu plus loin, on pourrait incorporer tout le Proche-Orient et le pacifier, puisque la Palestine et Israël feraient alors partie de l'UE. Quel magnifique service rendu au monde entier ! Existe-t-il une bonne raison de mettre un terme à pareille évolution ? Quelques Suisses, mais aussi beaucoup d'Européens se sont posé la question.

Mais pour le moment revenons sur terre. Pour autant que je le sache, la population suisse est l'une des mieux informées sur le rôle et les activités de l'Union européenne. Je me réfère à un intéressant article d'Andreas Gross, un citoyen suisse membre de notre Parlement fédéral, publié dans la Neue Zürcher Zeitung le 6 février dernier – deux jours seulement avant l'approbation de divers accords (dont la libre circulation des nouveaux citoyens de l'UE) par le peuple suisse, qui manifestait ainsi sa volonté de poursuivre une politique d'accords bilatéraux, plutôt que d'adhérer à l'UE : il y a eu, en Suisse, plus de scrutins ou référendums relatifs à l'Europe que dans aucun autre pays européen.

Les peuples n'ont pas eu voix au chapitre

Au cours de ces dernières décennies, plus de 50 scrutins ont été organisés dans les différents pays européens au sujet de l'Union européenne. Et pourtant, les six membres fondateurs de la Communauté de 1957 n'ont jamais consulté leurs peuples au sujet de la construction européenne, sauf la Grande-Bretagne, qui l'a fait, avec succès, dix-huit ans plus tard, en 1975. En 2005, 48 ans après la fondation, la France a demandé à ses citoyens s'ils acceptaient la Constitution européenne. Ils l'ont refusée, comme l'ont fait par la suite les Hollandais en 2006 et enfin les Irlandais en 2008. En raison de leur système de démocratie directe, les Suisses, tout comme les Danois, sont les mieux informés sur les affaires européennes. Examinons maintenant pourquoi la majorité des électeurs suisses refusent d'entrer dans cette UE.

Une société éprise de paix et adversaire résolue de la violence physique

Abstraction faite de ce que nous venons de dire, aucune vision claire ne se dégage des déclarations, accords et évolutions que nous avons vus jusqu'ici. Rien, dans les domaines social, politique, économique ou financier, n'incite les Suisses à entrer dans l'Union ; bien au contraire, on leur demanderait de contribuer largement à remplir les caisses de l'UE.

Le chancelier Helmut Kohl, pour qui j'ai travaillé en qualité de membre du comité stratégique industriel pour l'Allemagne, m'a honoré en Suisse d'une visite privée. Au cours de cette visite il m'a dit : « Nicolas Hayek, vous jouissez de quelque crédit auprès du peuple suisse. Pourquoi ne nous aidez-vous pas à le convaincre de rejoindre l'UE ? » Ce à quoi j'ai répondu : « Monsieur le Chancelier, pourquoi est-ce si important pour l'UE d'avoir à son bord cette petite Suisse de sept millions et demi d'habitants ? » Sa réponse a fusé sans hésitation, comme une balle : « Parce que vous avez énormément d'argent et nous des projets pour en faire bon usage. »

La culture, la mentalité et l'éducation suisses jouent un rôle très important dans la réaction naturelle face à l'UE que nous observons aujourd'hui. La société suisse méprise complètement le pouvoir et la violence, même exercée par le pouvoir. C'est une société qui aime par-dessus tout la paix et qui est complètement opposée à toute violence physique. On y tolère mal, par exemple, la concentration d'un trop grand pouvoir entre les mains d'une seule personne ou d'un seul parti. Christoph Blocher, de l'« Union démocratique du centre » en est sans doute le dernier exemple et le plus évident. Son parti compte le plus grand nombre d'électeurs en Suisse. Ses qualités de conseiller fédéral lui sont largement reconnues mais, en essayant d'accumuler trop de pouvoir individuel, il a – lors de sa réélection – signé son échec au Conseil national (Chambre du peuple) et au Conseil des États (Chambre des cantons).

La liberté individuelle l'emporte sur celle de l'État

La liberté et la liberté individuelle pour chacun sont gravées dans l'âme suisse depuis les origines du pays au XIIIe siècle, bien avant que la Révolution française ne les mette au premier plan. La liberté individuelle du citoyen est souvent plus importante que celle de l'État. Pour être plus clair : l'État doit être au service du citoyen, et non le citoyen au service de l'État. La liberté est partie intégrante des principes les plus chers aux Suisses.

Ce n'est pas un hasard si Voltaire et bien d'autres ont cherché refuge en Suisse, pour pouvoir écrire et parler librement. C'est sans doute la base de sa vieille tradition de terre d'asile politique et financière (notamment le secret bancaire), un droit auquel les Suisses tiennent tant.

Il ne faut pas oublier non plus que le fondateur de la Croix-Rouge est également un Suisse. Henri Dunant n'avait pu supporter ce qu'il avait vu sur les champs de bataille de Solférino en Italie à la fin du XIXe siècle. La Croix-Rouge est une création suisse typique, et c'est à la neutralité universellement reconnue de la Suisse qu'elle a dû son influence considérable. Plus encore : on reconnaît aussi que la Suisse est parfaitement démocratique et respecte les droits humains.

Je me permets aussi de vous rappeler que cette minuscule Suisse représente un pouvoir industriel considérable et dispose d'une des monnaies les plus fortes au monde. C'est aussi une puissance financière, appelée selon toute vraisemblance à le rester aussi dans un proche avenir, même si les lois sur le secret bancaire devaient être substantiellement modifiées ou, dans le pire des cas, même abolies. Une monnaie forte et la stabilité politique, associées à un environnement neutre et profondément démocratique consolideront l'image d'asile sûr dont jouit une Suisse qui possède une industrie financière honnête, libérée de tout excès criminel.

De plus, le pays n'a jamais eu tendance à envahir des pays étrangers, ni en Afrique, ni en Asie, ni en Amérique du Sud ou ailleurs, pour y créer des colonies, au contraire de nombreux autres pays (pas uniquement européens). Ce ne sont pas seulement la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, mais aussi la Hollande et la Belgique qui ont été des puissances coloniales et ont occupé des pays lointains pendant de longues années. Les Suisses n'ont jamais jugé souhaitable de posséder des colonies, entre autres parce que la société suisse et sa mentalité propre professent par principe un respect authentique pour les droits humains, pour l'intégrité et la souveraineté des personnes et des communautés dans le monde entier. Les anciennes puissances coloniales ont certes aussi respecté les droits humains, mais elles ont à cette époque considéré les colonies sous un autre angle.

C'est la raison pour laquelle la Suisse, créditée d'un tel respect, bénéficie dans les nouveaux pays émergents d'une image positive. Cela nous mène à notre genre de démocratie. Même si notre culture recoupe largement celle de nos voisins et parents en France, Allemagne, Autriche et Italie (il n'est sans doute pas un Suisse qui n'ait des parents dans le reste de l'Europe), sans être tout à fait la même, la Suisse est neutre depuis 1815 et ne fait partie ni de l'OTAN ni d'aucune autre alliance militaire.

Les impôts doivent être fixés ou approuvés par le contribuable lui-même

La Suisse fait partie du très petit nombre de pays qui ont pu intégrer les minorités sans restriction ni compromis, en leur laissant exactement les mêmes droits et les mêmes opportunités. Prenons par exemple le Tessin, la région italophone de la Suisse, et voyons combien des conseillers fédéraux sont issus de ce canton ; ce nombre vous étonnera. Sans exagération, nous pourrions probablement affirmer qu'en Suisse les minorités ont à l'heure actuelle, souvent plus de droits que la majorité. Nous sommes inclinés à parler de discrimination positive.

Un autre trait de la société suisse est son désintérêt pour le culte de la personnalité ; les Suisses n'éprouvent pas le besoin de monter en épingle un politicien, d'avoir un conseiller ou une conseillère fédéral extraordinaire. Les personnalités trop fortes semblent suspectes. Les Suisses choisissent d'élire des citoyens intelligents, expérimentés et efficaces, à même de remplir leur charge aussi honnêtement que possible, qui utilisent avec prudence l'argent des contribuables. C'est pourquoi nos impôts sont en général plus bas que dans la plupart des pays voisins, bien que nous investissions autant, ou même davantage, dans nos institutions sociales et nos infrastructures que nos voisins. Les Suisses font usage de leur droit de vote démocratique pour toutes les décisions importantes au niveau communal, cantonal ou national. C'est cela la démocratie directe. Les impôts doivent être fixés ou approuvés par le contribuable lui-même. En ce qui concerne le budget par exemple, nous disposons d'un système de contrôle qui fonctionne assez bien, même si l'on ne peut pas dire que rien n'échappe au contrôle ou qu'il n'y a aucun gaspillage. Nous aussi avons des problèmes de cet ordre.

Les membres du Gouvernement suisse administrent l'argent public comme leur propre bien

Durant toute ma vie professionnelle j'ai critiqué ouvertement certains aspects destructeurs et/ou illégaux du système bancaire et financier. Je les ai aussi critiqués régulièrement dans mes discours et les interviews que j'ai données, en Suisse et à l'étranger. Je suis l'un de ces Suisses qui ont conservé une saine méfiance à l'égard d'une grande partie de l'économie financière mondiale en général et bien sûr tout spécialement de celle qui a cours aux USA, en Grande-Bretagne et en Suisse.

Il est certes nombre de Suisses qui n'ont pas de grands scrupules à ne pas déclarer leur revenu imposable dans leurs moindres détails. Ils auraient plutôt tendance à considérer cela comme un délit mineur. Les membres du gouvernement suisse, je le répète, administrent en moyenne l'argent public comme le leur propre, ils en sont économes. Les Suisses n'appréciaient pas du tout les excès hypocrites des baillis et gouverneurs qui durant des siècles n'ont songé qu'à tirer, par le biais de l'impôt et y compris par la force des armes, un maximum d'argent de leurs sujets pour l'employer ensuite à des entreprises contraires aux intérêts de ces derniers. Je pense par exemple à Guillaume Tell, le héros national suisse éponyme du drame de l'Allemand Frédéric Schiller.

Et c'est pourquoi une déclaration, disons : « oubliée », a été considérée comme une illégalité relativement mineure, personne n'ayant soupçonné qu'il pouvait s'agir d'un grave délit, comme cela s'est produit récemment pour au moins une grande banque suisse. La Suisse – ou du moins quelques fonctionnaires suisses – affirme toutefois que les fraudes fiscales imputables aux citoyens helvétiques sont, en pourcentage, les moins élevées de tous les pays industrialisés.

Le gouvernement suisse est un des plus stables au monde

Tous les Suisses estiment bien sûr que toute fraude fiscale, même si les données ont été oubliées « pour des raisons de commodité » doit être punie. D'autre part la peine doit être cohérente, proportionnée au « crime » et ne pas être abusive et prendre des proportions qu'elle ne mérite pas.

Cet aspect est en ce moment, nous le savons tous, objet de vives controverses. Protéger la sphère privée d'une curiosité sans limites de la part de l'État est un bien légitime que les Suisses considèrent comme un bien précieux, et ils ne sont pas les seuls. Ces derniers temps, d'autres pays européens se sont rangés aux côtés de la Suisse dans ce combat.

Non seulement la Suisse ignore le culte de la personne au sujet des membres du Gouvernement, mais le gouvernement suisse n'accorde aucune médaille ou autre décoration pour récompenser des prouesses particulières de ses citoyens. Ce qui n'empêche pas des citoyens suisses d'être fiers de distinctions à eux conférées par d'autres gouvernements.

Le gouvernement suisse est l'un des plus stables au monde. Pratiquement tous les partis y collaborent, ce qui explique que la population suisse l'accepte volontiers.

Les membres du Gouvernement travaillent de concert et même lorsqu'il y a conflit et des approches divergentes, leur capacité à trouver un accord, un compromis, est remarquable ; nous appelons cela « concordance ». Cela ne marche pas toujours comme on le souhaiterait, mais on finit toujours par trouver une solution, qui fait consensus démocratiquement, bien que parfois peut-être un peu à contrecœur. Les décisions du peuple sont respectées par tous, je le répète, par tous, y compris par le conseiller fédéral ou le président le plus suffisant.

La monnaie suisse est remarquablement forte. La Suisse, en matière d'argent, applique une discipline stricte qui a fait du franc suisse l'une des deux ou trois devises les plus stables au monde, et même celle qui à l'époque moderne a joui de la plus grande et de la plus longue stabilité.

Nous nous sentons tous très égaux

Ajoutez à cela un talent étonnant pour négocier et trouver un compromis. Cette aptitude à trouver des compromis acceptables pour tous sans nous livrer de conflits internes est l'une des raisons fondamentales de la stabilité de notre système politique et social. Comme je le mentionnais précédemment, ce comportement se manifeste clairement dans notre système dit de concordance. Ou dans les relations avec les syndicats, avec lesquels nous avons conclu un accord qui permet pratiquement d'éviter les grèves, destructrices pour l'économie et gênantes pour la population. C'est une expérience étonnante que la participation à des négociations dures, où les positions de départ sont à des lieues les unes des autres. Et pourtant, au bout de quelques semaines ou mois de discussions, tous sont plus ou moins heureux mais d'accord.

Cela nous permet de jouir d'un revenu par tête plus important que dans la majorité des autres pays et d'un niveau de vie élevé pour presque tous, ce qui crée des ponts entre tous les niveaux de la société suisse. D'ailleurs ces niveaux existent-ils ? C'est étonnant, mais il n'y a pas de prolétariat en Suisse, pas de grandes différences sociales entre les gens, quelle que soit la hauteur de nos revenus nous nous sentons tous très égaux et nous considérons comme des membres à part entière de notre société. Beaucoup de jeunes gens peuvent trouver cela ennuyeux, mais pour la stabilité et la santé de la nation il est important de savoir qu'en définitive il est inutile de recourir à la violence pour trouver une solution acceptable.

Les Suisses sont plus ouverts au reste du monde que la plupart des citoyens d'autres nations. En raison de leur éducation, de leur culture, de leur plurilinguisme fréquent et aussi de la petite taille de leur pays, une grande majorité de Suisses voyagent au loin et connaissent très bien le reste du monde. Leur excellent comportement à l'étranger leur vaut un grand respect, de même que leur mentalité et la qualité de leur travail et de leurs produits.

L'extrême solidité de la formation professionnelle, leurs universités, écoles d'ingénieurs et autres techniciens, qui reposent sur la solidarité avec l'industrie et entre les générations, le remarquable savoir-faire de leurs artisans d'art, joints à une technologie moderne et à un grand sens de la beauté et de la qualité sont uniques au monde.

Protection sociale à tous les niveaux

Peu de pays peuvent se targuer de posséder un tel système. En Suisse les structures sociales ont presque atteint la perfection – sur de longues années et dans tous les domaines économiques, du forgeron au plombier, du menuisier au cuisinier et au pâtissier, tous sont réputés pour la « qualité suisse » de leur travail. Les universités suisses comptent parmi les meilleures au monde : les Écoles polytechniques fédérales de Zurich et Lausanne ainsi que les universités de Berne, Bâle, Genève et Lausanne (siège de la Fondation Jean Monnet pour l'Europe), Neuchâtel, Fribourg, Lugano, Zurich etc. La Suisse compte aussi l'un des plus grands nombres de Prix Nobel, rapporté à sa population.

En outre l'armée suisse pratique le système de la milice, un principe également appliqué en politique : dans quelques petits cantons, un fonctionnaire a un travail à temps partiel qu'il exerce durant les temps libres du Ministre en poste. Et, chose étonnante, un membre de l'armée a le droit de conserver chez lui son arme de service. Cela renforce le sentiment de sécurité du peuple suisse et ses liens avec son armée. Le droit de conserver son arme à son domicile fait toutefois débat à l'heure actuelle, et les choses pourraient bientôt changer. Nous verrons.

La Suisse est une communauté très moderne et, dans presque tous les coins de son territoire montagneux, on retrouve les mêmes infrastructures modernes que partout ailleurs. La protection sociale est présente à tous les niveaux, et les assurances maladie et invalidité sont parmi les plus efficaces au monde.

Puisque je parle des infrastructures suisses, je ne saurais oublier ses hôpitaux hautement réputés, ses trains presque toujours à l'heure, et ses centres de recherche et de développement de haut niveau, véritables temples de la science. Il me faut encore ajouter la propreté de l'environnement, preuve que les Suisses ont le plus grand respect pour l'écologie, la beauté des paysages et notre Mère Nature.

La Suisse compte le plus haut pourcentage d'étrangers

Toutes ces raisons, ajoutées à l'absolue neutralité de la Suisse, ont conduit les Nations Unies ainsi qu'un grand nombre d'organisations internationales à établir leur siège en Suisse. Le Comité international olympique, la FIFA, la Fédération internationale d'aviron, le CICR, le centre de recherche nucléaire du CERN et bien d'autres ont choisi la neutralité et la sécurité que la Suisse leur offre pour y installer leur quartier général, tout comme les quelque 1,6 million d'étrangers qui vivent ici heureux et en paix.

La Suisse compte l'un des pourcentages d'étrangers les plus, si ce n'est le plus élevé d'Europe. Plus d'un habitant sur cinq est étranger, européen en majorité. Ce pourcentage est en hausse constante, pour une grande part sans doute en raison de la qualité de la vie et du niveau de vie élevé. Encore n'inclut-il pas les nombreux « frontaliers », qui franchissent chaque jour les frontières française, allemande, autrichienne et italienne pour venir travailler en Suisse.

La Suisse a été crée au XIIIe siècle par la réunion de trois cantons, auxquels sont venus s'ajouter au fil du temps 23 autres. Pendant des siècles, ils ont maintenu une souveraineté forte au niveau cantonal. Comme vous le savez, le gouvernement suisse a peu de pouvoir, comparé à d'autres pays, même si la politique étrangère, de défense, les infrastructures et d'autres domaines importants de notre vie sont de son ressort. Mais les Suisses n'apprécient pas un pouvoir central trop fort et encore moins s'il siège à Bruxelles, qui est perçue, justement, comme une institution qui cherche constamment à accroître son pouvoir et son influence.

Trouver un compromis constructif

Nous autres Suisses, comme tous les êtres humains, avons de nombreux points faibles et bien sûr nous faisons des erreurs. Mais nous n'avons pas besoin, ni le temps, d'en parler ici. Car, au final, elles ne pèsent pas vraiment sur notre processus de décision vis-à-vis de l'Europe – et ne détruisent pas non plus l'image dynamique de la Suisse. On la considère comme une véritable perle.

Nous intégrer corps et âme à l'UE risquerait de détruire en grande partie cette perle. Ce ne serait ni dans l'intérêt de la Suisse ni dans celui des peuples d'Europe, encore moins dans celui du reste du monde. La Suisse est sans aucun doute européenne, elle se trouve au coeur même de l'Europe, et personne, même pas les Suisses eux-mêmes, ne peut nous arracher de ce merveilleux, de ce splendide continent. C'est pourquoi le commerce entre la Suisse et l'Europe est d'une importance capitale. Nous achetons plus de biens à l'Europe que nous ne lui en vendons, mais les importations autant que les exportations sont considérables et absolument vitales, comme vous le savez tous. Ce serait une grosse erreur si l'un des deux partenaires essayait d'exercer un chantage portant sur cet échange économique très positif.

Vos Excellences, Mesdames, Messieurs, voilà, présenté avec franchise et honnêteté – même si je dois avouer qu'il est unilatéral et peut-être trop positif – le point de vue d'un Suisse moyen et d'un Européen motivé. Maintenant dites-moi, si vous étiez Suisses, seriez-vous tentés d'intégrer l'UE aujourd'hui ? Je soupçonne même fortement qu'après avoir écouté mon discours, vous refuseriez sans doute d'accepter la Suisse dans l'UE si elle souhaitait elle-même en devenir membre à part entière. Mais restons ouvert au dialogue. Rappelez-vous : Il est toujours possible de trouver un compromis constructif.

 Nicolas G. Hayek

Entrepreneur libano-suisse, président-fondateur du groupe horloger Swatch





Version française de Michèle Mialane, révisée par Horizons et débats.

1 commentaire:

Dimezzano a dit…

trés trés intéressant, merci !!

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L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

© POOL-OR/CPP/CIRIC

© POOL-OR/CPP/CIRIC

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

________________________________

1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
Distinti saluti
Kind regards, yours sincerely
Saludos cordiales
בברכה, בכבוד רב
С уважение
ขอแสดงความนับถือ
你的真诚的
المخلص

Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

Tél: international ++ 41 21 616 88 88

Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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Thème pour l'année 2016: Donner à chacun ce qui lui est dû par un dividende social à tous!
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Invitations 2017
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