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lundi 13 octobre 2008

USURE de L'USURE

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   — LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU
        PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU,
        IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —

                                                    (Honoré de Balzac)


                                USURE de L'USURE


Et comme entrée en matière, cet extrait d'un reportage que j'avais lu il y a longtemps durant les années 60, c'était au Chili. Un Indio, très pauvre, d'une communauté indigène du Chili répondait ceci à un guérillero marxiste qui l'exhortait à la lutte des classes: "Si nous nous attaquons aux riches, qui nous fera la charité?"
Cette réponse se grava aussitôt dans mon esprit comme un concentré de nombreuses contradictions, toutes ici plus révélatrices les unes que les autres.



           - I -     Un véritable nœud gordien à démêler d'extrême urgence.            
                                                 


L'année dernière, j'avais intitulé mon intervention: Quel est l'état du capitalisme dans le monde? Le Congrès de l'année dernière avait eu lieu deux ou trois semaines seulement après le début de l' "émergence" visible de la crise financière partie des États-Unis. Crise dite des subprimes (crédits hypothécaires), qui déjà, nous plongeait dans les interrogations et les incertitudes. J'y avais dit en substance: "Le capitalisme de 1929 était cassant comme du verre, mais celui d'aujourd'hui paraît être en caoutchouc tellement sa plasticité semble à toute épreuve". C'est certain, mais le caoutchouc vieillit plus vite, se craquelle, et même se décompose. C'est ce qui se produit depuis l'année dernière où le capitalisme financier contemporain donnait alors ses premiers signes de décrépitude accélérée. Et c'est bien ce que l'on constate en 2008. 

Dans un monde où, encore en 2007, les grands patrons français touchent par an une moyenne de 1 400 000 euros, soit environ: 2 100 000 dollars canadiens, soit 3800 euros par jour, ou environ 5 900 dollars canadiens par jour (tous ces chiffres moyens étant examinés au cours euro-dollar canadien de juillet 2008), on pourrait beaucoup s'étendre sur cette crise financière qui comprend des risques d'être une lame de fond pour ne pas dire un tsunami.

Mais notre rôle est d'abord de développer et d'étendre la connaissance du Crédit Social en priorité sur l'inventaire laborieux à faire des innombrables pratiques nocives, mensongères, et même mortifères, du "génie financier" au seul service des plus malins sur la sempiternelle voie du lucre, avec leurs meilleures combines et formules qui utilisent les interstices du juridique pour mieux connaître, contourner et neutraliser les lois et les règles, mieux se payer sur le Tiers-Monde, comme on se paye sur la bête de somme du monde du travail en général, y compris dans les pays "riches", et en faisant en sorte que le capitalisme soit d'une opacité telle que cela décourage d'emblée à le comprendre ceux-là mêmes qui en sont les victimes. Or, opacité signifie aussi dissimulation, et la dissimulation renvoie à la culpabilité.

Ceci m'amène à souligner, en premier, un fait chrétien avéré. Il s'agit de l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ parmi les plus humbles et les plus déshérités de la Terre. Jésus naissant dans une étable parmi les plus humbles de ce monde qu'étaient les bergers d'alors qui côtoyaient à Bethléem la Sainte Famille, Marie Sa Mère, notre Mère à tous, et Son père terrestre, saint Joseph, un humble travailleur, gardien sans défaut de son foyer, acceptant dans la joie et la simplicité le rôle que le Ciel lui demanda de tenir. Il y avait aussi les animaux, ces êtres naturels, à peu près incapables de dissimulation, les brebis, le bœuf et l'âne, tous compagnons et serviteurs du Christ; l'âne est d'ailleurs cité deux fois dans les Évangiles, par deux fois il servit Jésus.

C'est ainsi que le Crédit Social, qui est le christianisme appliqué selon les termes mêmes de son grand inventeur le Major Douglas, doit sans doute se déployer dans le monde d'abord chez les humbles, les pauvres et les marginalisés. C'est ce chemin des pauvres par lequel pourra se répandre cette vérité indissimulable portant les fruits que les Évangiles nous demandent de reconnaître: "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits". C'est à dire, tout simplement, les fruits, ici bas, de la Justice de Dieu, régissant les hommes en leur apportant la vie saine, puis sainte. Et non pas les délices et les poisons des voleurs, des escrocs et usuriers de tout poil, fidèles adorateurs de mammon, s'emparant des moyens humains, donc de la monnaie qu'ils détournent à leur avantage, s'attribuant la valeur des biens que les hommes fabriquent pourtant eux-mêmes, par leurs efforts, pour leur usage normal et légitime dont ils sont privés à cause de l'économie entièrement financiarisée.

C'est par les plus humbles que Dieu commence son œuvre ici bas, comme il le fit à Bethléem, et donc, par exemple, comme les vaillants artisans du Crédit Social le font à Madagascar, aux Philippines, en Afrique, en Amérique Latine dans des pays comme la Colombie, l'Équateur, le Mexique, le Pérou, le Paraguay, l'Argentine, autant de pays où la demande de Crédit Social est criante. D'autres pays d'Amérique Latine comme les autres continents sont concernés, toujours par le même biais des humbles et des pauvres.

Car, que voit-on? Qu'entend-t-on actuellement? Les riches sont très inquiets pour leur avoir. Ils s'angoissent, et finissent par nous angoisser, à penser qu'ils seraient sur le point de perdre leurs biens, en particulier les actionnaires de nombreuses banques et propriétaires d'un capital financier en pleine débacle tellement les pratiques malsaines s'y sont développées depuis si longtemps. Les actionnaires voient depuis plus d'un ans leurs actifs fondre comme neige au soleil... Ils nous inquiètent par leur inquiétude. Ils se rendent enfin compte que le vers et les poisons sont dans leurs fruits!... Mais la pauvreté, toujours omniprésente et maintenant s’accentuant n'est-elle pas davantage inquiétante? 

Ainsi, statistiquement, les riches, quelque soit l'époque et les lieux, iraient toujours très bien pour l'essentiel? Nous ne sommes nullement contre la richesse saine personnelle et collective, mais les riches, quels qu'ils soient, sembleraient toujours "sortis de l'histoire". Statistiquement, ils vont très bien, même en pleine crise. Mais rappelons-nous bien que richesse ne rime pas forcément avec sagesse. Devons toujours nous interroger au sujet des riches? Pas vraiment. 

Mais c'est une évidence terrible, ce sont les pauvres, non pas les pauvres des siècles passés, mais les pauvres bien contemporains, majoritaires en ce monde, qui doivent susciter toutes nos interrogations et toutes nos inquiétudes et nos actions! Les pauvres ne vivent-ils pas en situation permanente de crise? Crises à répétition, crises aggravées de l'angoisse du lendemain, crises des dettes impayables, crises des expulsions et des saisies sans nombre, crises d'exploitations innombrables, d'humiliations insupportables, de violence, de dégradations physiques et morales sans nombre, crises d'être obligés de s'expatrier dans des conditions innommables de dangers et de spoliation, de mort (par noyade notamment) et tant d'autres cas similaires inimaginables, pour venir mendier une vie "digne" au sein même du système qui les vole et les maintient dans la pauvreté et le désespoir extrêmes.

Donc les pauvres de la planètes (en restant volontairement optimiste on peut dire qu'ils sont un peu plus d'un habitant sur deux de la planète) vivent en état de crise économique, sociale et familiale dépassée et permanente. La "crise", les crises, sont leur état de vie "normale", de vie "banale" et de mort "banale". Pour eux, qu'il y ait une crise financière se déclenchant à partir des pays riches n'est seulement que la conséquence, certes, encore une fois aggravante de leur sort, dû à un système faux, mensonger et prédateur. Pour les pauvres, c'est là une triste banalité de plus.

La phrase que je vous ai lu de l'Indien très pauvre du Chili qui répond à un guérillero marxiste qui l’exhortait à la lutte des classes: "Si nous nous en prenons aux riches, qui nous fera la charité?". recèle donc toutes les principales contradictions de la condition humaine! J'ai perçu ici le nœud des principales contradictions: la pauvreté généralisée, la richesse qui n'est pas à sa place, et la lutte des classes s'interposant brouillant ainsi toutes les cartes, tandis que le système bancaire lui, reste in-touché... Le Crédit Social répond concrètement point par point à toutes ces impasses dont un système financier mondial "veille" à ce que nous n'en sortions pas...

Mais c'est bien le Crédit Social et tout ce qui va avec, qui nous apporte la preuve qu'il peut en être tout autrement. Je le répète, et vous le savez bien, que l'enjeu du Crédit Social, notamment dans les pays pauvres, est un enjeu d'une portée immense et déterminante. Car toute amélioration ainsi créée, toute richesse ainsi crée, sera, et est dors et déjà la démonstration, mieux que des promesses incertaines et de longs discours, de l'exemple à suivre. L'exemple devrait "se suivre" lui-même à travers le monde. Et c'est le maillon politique qui est le plus risqué car il contient la trahison possible tapie dans l'ombre.

Ces immenses espoirs se concrétisant sont les balises dont il ne faut jamais s'écarter pour avancer encore, tout en ne devant pas nous voiler les yeux et les oreilles sur: ce qui EST. Et comme je pense qu'il faut toujours rester le plus possible en rapport avec ce qui EST, voici un rapide survol condensé de ce que l'on peut constater à cette heure  écrit durant juillet-août 2008), avant de revenir pour conclure avec le Crédit Social.

    - II -  Rappel des six principales crises économiques et sociales en cent ans
                           (sources Le Monde du 21 mars 2008):

—>1907
    La panique bancaire — 35% en neuf mois à l'indice Dow Jones
   Relèvement des taux d'intérêt et scandales financiers à New-York provoquent une  ruée vers les banques et un manque de liquidités. Cette crise décida les Américains à créer la Réserve fédérale, FED.

—>1929-1933
    Le krach de Wall Street — 85% en trois ans à l'indice Dow Jones
   La panique de 1929 a précédé la grande Dépression du début des années 1930, qui reste la plus forte crise de l'histoire financière à ce jour.

—>1973-1974
    Le premier choc pétrolier — 40% en deux ans à l'indice Dow Jones
   L'OPEP annonce en octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, un embargo sur les  livraisons de pétrole aux pays qui "soutiennent Israël ". En trois mois, le prix du baril quadruple.

—>1987
    Le "lundi noir" — 34% en trois semaines à l'indice Dow Jones
   En une séance, le lundi 19 octobre 1987, le Dow Jones plonge de 22,6% entraînant dans sa chute les bourses mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'une remontée brutale des taux d'intérêt aux États-Unis.

—>1997-1998
    La crise asiatique — 11% en trois semaines à l'indice Dow Jones 
   En octobre 1997 la forte dévaluation des monnaies des pays d l'Asie du Sud-Est, très endettés, se répercute sur le Dow Jones. La crise se propage avec moins d'ampleur à la Russie, à l'Argentine et au Brésil.

—>2007-2008
    La crise des subprimes— 16% en six mois à l'indice Dow Jones
   Accordés trop largement aux États-Unis, les crédits hypothécaires à haut risque entraînent des défauts de paiement, dont les établissements financiers mondiaux subissent les conséquences.

L'emballement des marchés depuis juin 2007:

—>Cours (arrondis) de l'or en dollars-us l'once à Londres + 42,8% soit de 650 à 980 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008), pour la première fois de son histoire l'or à franchi la barre des 1000 dollars-us début mars 2008 avant de redescendre.

—>Cours (arrondis) du pétrole en dollars-us par baril à New-York + 43,8 soit de 70 à 110 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008). En mai 2008 on en est à 125 dollars-us. Le "boom" de la demande en provenance de Chine et la faiblese du dollar-us ont propulsé le cours du baril très au-dessus de 100 dollars-us pour redescendre à moins de 120 dollar actuellement (période juillet-août 2008)

—>L'Indice CAC 40 (bourse de Paris) — 24,4% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) passant de l'indice 6000 à 4500 points. En avril-mai 2008 remontant très lentement vers 4950 points environ (le 15 juillet, jour où sont écrit ces lignes-là l'indice est descendu à 4100 remontant péniblement à 4400 début août 2008). Les craintes de ralentissement économique, l'euro fort et les tensions sur le marché du crédit ont donc fait plonger la Bourse de Paris nettement en dessous des 5000 points. (début août 2008, la tendance serait à la remontée du dollar et à la baisse de l'euro, affaire à suivre)

—>Cours (arrondi) du dollar-us en euro — 12,6% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) le dollar-us atteignant jusqu'à 1,6 dollar-us pour 1 euro ou 0,62 centimes d'euros valant 1 dollar-us (le dollar-us reste à présent autour de 1,55 pour un euro). Victime de la baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale et de la défiance vis-à-vis de l'économie américaine, le dollar-us a plongé face à l'euro. (début août 2008 la parité euro-dollar est de 1,50 dollar-us pour 1 euro, donc renversement de tendance)

Enfin l'effondrement des banques en bourse. Fin mars 2008, pour un total de capitalisation en bourse de 700 milliards de dollars-us, les principales banques suivantes, américaines, anglaises, suisses et françaises: Citigroup, Meril Lynch, Bear Stearn, Barclays, Union des Banques Suisses, Société Générale et le Crédit Agricole cumulent une perte totale de 318,2 milliards de dollars-us dont 57,3 milliards dûs au subprimes, donc pas loin de la moitié de leur capitalisation...

Bien entendu, il ne s'agit-là que des pertes durement repérées et comptabilisées, ayant été chiffrées sur les données connues au printemps de 2008. Les futurs bilans des banques donneront de plus amples indications sur les pertes, car il n'est pas possible de chiffrer l'ensemble des pertes en temps réel, au jour le jour. En matière bancaire, les résultats sont toujours longs à venir. Et ces données que je viens de vous énumérer ne pourraient n'être que les prémices de chiffrages plus graves encore.
  
                                         
  - III -   Des pratiques et des effets lamentables de toute nature dans les pays riches qui prétendaient faire des leçons d'économie et de démocratie à tous les autres...


Un certain nombre de banquiers connaissent et pratiquent les "cycles financiers". S'il fallait comprendre qu'ils induisent, voire provoquent ces cycles, ce ne serait sans doute pas faux. C'est ainsi, par exemple, que j'ai entendu dire en janvier de cette année, par un des principaux banquiers de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild (Michel Cicurel) comme quoi il fallait laisser tomber l'année 2008 (année de l'achèvement du cycle économique que les banquiers attendaient d'ailleurs pour 2007), ne plus acheter aucune action, et attendre les années suivantes bien plus "favorables"... Donc un nouveau cycle, mais bien sûr selon leurs "critères" de banquiers, devrait se faire jour...

Si l'on cherche à y voir clair, il faut presque tout apprendre en creux et par défaut, à nos frais, débusquer les éléments les plus communs et banals du monde de la finance qui recèlent les "astuces" qui nous minent. Une chose est sûre, je le répète, la dissimulation renvoie à la culpabilité.

Un exemple au passage, pris dans la revue française l'Expansion de mai 2008 (N°730) cet exemple, pris parmi tant et tant d'autres, est un simple "échantillon" de l'anarchie financière qui règne sur notre monde pris parmi des dizaines et des dizaines d'autres, ainsi: Prêter pour échapper à l'impôt. Le ministère français des finances veut réformer le prêt et l'emprunt de titre? Mais oui, bien sûr! «Mais ce ministère aura du mal à remettre en cause une discrète astuce fiscale. Des propriétaires d'actions, étrangers, n'hésitent pas, en effet, à prêter leurs titres pour échapper à l'impôt sur les dividendes, distribués généralement juste après l'assemblée générale. Ces actionnaires sont sensés verser au percepteur français 25% des coupons perçus. Mais pour lui échapper, ils ont trouvés une astuce en trois étapes. 1) Ils prêtent leurs actions quelques jours avant l'encaissement du dividende à une banque française exemptée de cette fiscalité. 2)Ensuite, l'établissement bancaire français "emprunteur" perçoit les dividendes lors du paiement. 3) Enfin en échange d'une petite commission, la banque rend à l'actionnaire étranger ses titres dûment augmentés du montant des dividendes qui, juridiquement, n'en sont plus. Et le ministère des finances s'en trouve marri. D'après nos informations, la Société Générale est coutumière de ces montages.»

Autre exemple:
Anarchie financière avons nous dit? Voici une réflexion d'un vrai "vétéran financier", le président directeur général des Assurances Generali: "Les banquiers ont développé l'industrie des produits financiers dérivés (exemple: les "subprimes") dont l'objet fondamental est de transférer leurs risques (...) La baisse des marchés de l'immobilier américain a été le déclencheur de la crise. Ce qui n'est pas normal, c'est que les banques ont placé chez toutes sortes d'institutions ces produits financiers titrisés (les subprimes), ce qui a provoqué des pertes très importantes. J'observe que la Reserve Federal, pour sauver un certain nombre d'établissements de crédit, a échangé le mauvais papier des banques contre du bon papier qu'elle détenait (...)"
Et il y a tant d'autres exemples! Ce qui fait dire à certains: on privatise les gains et on socialise les pertes... Il faut que l'État s'explique, de deux choses: ou l'État est pour les intérêts et les profits des banques (c'est ce qu'il montre jusqu'à présent à peu près partout), ou il est le serviteur de l'intérêt général. Son silence en la matière, silence très "parlant", et ne fait qu'accentuer la confusion et le grave malaise généralisé...
 
Cette crise financière actuelle, partie des États-Unis, fait donc de telles lames de fond, qu'il est bien difficile d'en faire un inventaire exhaustif. Les phases de cette crise sont nombreuses, ses composantes encore plus nombreuses et mélangées. Chercher à démêler cet écheveau fatiguerait rapidement notre attention, gaspillerait et disperserait nos efforts en pure perte. D'ailleurs beaucoup d'experts financiers de renom dissimulent mal leur impuissance à expliquer de façon claire et détaillée les linéaments de cette crise qui s'est infiltrée partout, dans toutes les couches financières. Il faut tirer les vers du nez de quelques rares économistes et financiers qui, mal à l'aise, parviennent à peine à dresser des tableaux où ils peinent à désigner toutes les zones d'ombre. Ici pas de claires et sûres explications, c'est le règne de ce que nous aimons le moins, c'est à dire le règne de la confusion et des incertitudes pour le plus grand nombre.
  
Environ 25 ans de libéralisme (encore un "isme") quasi absolu ont fait se généraliser les pratiques financières les plus scandaleuses et contre nature sans que les usagers, pourtant les premiers concernés, ne s'en aperçoivent vraiment, ou trop tard. C'est incroyable! La réunion de tous les égoïsmes individuels qui devait, selon les chantres du libéralisme pur jus, résoudre les principaux problèmes du monde par les vertus qu'ils voient dans leur sacro-saint marché ne donne donc que des résultats d'égoïstes et d'escrocs... Comment en serait-il autrement? Jusqu'aux fameuses "agences de notations" (par exemple Moody, Standard and Poors, etc) qui notent les banques et les établissements financiers de façon à rassurer les investisseurs (AAA, BBB, etc) tous plus "déterminants" les uns que les autres mais appréciant les systèmes les plus frelatés où, débarrassés des risques, les bénéfices étaient fabuleux... jusqu'à la chute finale... Mais chute finale surtout pour les couches de population sans matelas ni parachute bien entendu.... Ces agences de notation, cela a été avoué, sont des agences financées par les "banques notées" ainsi financées par elles-mêmes! Vous comprenez l'arnaque que constitue le fait que les banques financent elles-mêmes les agences supposées noter leurs performances... La boucle est bouclée! Si la Banque Centrale Européenne, ou BCE, a pour actionnaires les États européens pour qui la Banque Centrale Européenne est censée travailler (bien que cette organisation étatique est intimement liée en priorité au monde des affaires), je rappelle que, analogiquement, la Banque centrale des États-Unis, la Federal Reserve, ou FED, qui est censée diriger la monnaie mondiale qu'est le dollar, n'est pas une banque d'État, mais une banque privée appartenant aux douze (ou treize) principales banques commerciales étasuniennes œuvrant sur tout le territoire des États-Unis. Ici aussi les contrôlés nomment leurs contrôleurs... Tous sont exactement du même bord. Système clos! 

À présent le système étasunien financier global est en train de se liquéfier. Il fonctionnait de façon "unitaire", couvrant et dépouillant le monde entier tout en étant rebouclé sur lui-même. Dit rapidement, les États-Unis réglaient, par exemple, leur pétrole sans contrepartie, par simple fabrication de dollars en chiffres, ou avec la "planche à billets" comme on dit, et ce, depuis le 15 août 1971, date où le dollar s'affranchit complètement et définitivement de son lien avec l'or. Plus aucune monnaie depuis lors n'a de lien avec l'or ou un autre métal. En juillet 2008, les liens entre la cotation du dollar et les cours du pétrole fonctionnent toujours. Jusqu'où? Jusqu'à quand? Les dégâts peuvent être considérables, même à moyen terme! En août 2008 le pétrole redescend un peu, le dollar-us remonte un peu, les matières premières se "stabiliseraient" (?), mais par contre les avoir bancaires continuent leur chute vertigineuse, les États "retiennent" cette chute (chute libérale!), mais demande générale de biens et de services donne des signes graves de fléchissement...

En résumé, nous dirons que toutes nos craintes des années antérieures étaient fondées, et que, à cette heure (en juillet-août 2008) les implications de cette crise financière ne sont pas encore toutes inventoriées, bien que leurs effets négatifs se fassent de plus en plus sentir. Pour l'essentiel, l'économie des entreprises, celles des branches productives en général n'est pas, à ce jour, touchée directement, en particulier les entreprises fonctionnant avec leurs fonds propres. Les autres entreprises, pour saines qu'elles soient, mais ayant des besoins de recourir au crédit et au financement en général, c'est à dire les plus nombreuses, sont en voie d'être fragilisées, et ce, proportionnellement à leurs demandes de crédits aux banques; crédits octroyés de plus en plus chichement... D'ailleurs, on a appris en mai de cette année en France que la COFACE (organisme surveillant la solvabilité des entreprises acheteuses, tant en France qu'à l' étranger) indiquait une augmentation de 45% des incidents de paiement des dites entreprises, ceci étant dû que ces entreprises souffrent déjà des restrictions de crédit. La crise financière atteindrait ainsi l'économie normale...  En principe, sous réserve d'autres pertes à découvrir dans les séries d'actifs financiers fantômes, encore enfouis ici et là dans les comptabilités, de même s'agissant de variations importantes des prix des matières premières qui se produisent d'un jour à l'autre, en particulier, sur l'énergie, il faut attendre fin 2008 et début 2009 pour que les résultats et les bilans des entreprises, surtout les bilans des banques, nous renseignent davantage. Mais, de toute façon, à plus ou moins court terme, il faut que nous sachions rapidement dans quelle proportion l'économie financière, qui est fondamentalement malsaine, aura contaminée l'économie normale. Je rappelle cette autre proportion que, jusqu'en 2007 au moins, l'économie financière représentait 98% des transactions effectuées autour du monde et en temps réel, tandis que l'économie normale du commerce international ne représentait que 2% (ou environ 1/50ème) de ce volume de transactions...

Enfin ne jamais oublier que le paramètre le plus important et sensible est et reste la demande générale des biens et des services. Dans ce système économique et financier actuel, si la demande venait à fléchir quelles qu'en soient les raisons, c'est ce fléchissement de la demande qui pointe actuellement et qui pourrait entraîner la vraie crise, celle que tout le monde redoute et qui fait évoquer le spectre de la crise de 1929. Dans le contexte hyper mondialisé actuel, la seule "bouée de sauvetage" (et encore!) serait la demande des grands pays émergents tel que la Chine, l'Inde et quelques autres grands pays importants. Mais alors, il y a trop d'éléments en jeu pour pouvoir pronostiquer sérieusement la "suite" des événements. Et je n'évoque même pas la situation stratégique au Moyen-Orient élargi d'où peut partir d'un mois à l'autre une étincelle non détectée qui, à nouveau et en profondeur, changerait presque aussitôt toutes les données mondiales stratégiques et, bien sûr, énergétiques et économiques ...

Beaucoup d'entreprises retiennent leur souffle, car les effets encore à venir de cette crise financière actuelle sont toujours imprévisibles pour la plupart des acteurs économiques (écrit en juillet-août 2008). Le domaine le plus névralgique est donc celui des banques et des autres établissements financiers dont un grand nombre, ainsi qu'il a été dit, sont profondément atteints par toutes les cascades d'effets négatifs, très pernicieux, dont l'origine "visible" à seulement commencé en août 2007 dans la débâcle des prêts hypothécaires, ou crise des subprimes aux États-Unis (l'origine invisible, entre autres, les intérêts composés, origine détectée magistralement par le major Douglas et Louis Even est bien plus ancienne).


- IV - Problèmes très concrets, dramatiques, qui doivent avoir la toute première des priorités. Et quelle est la vraie proportion de la spéculation dans l'augmentation des prix des denrées?

Donc, nous voici en réalité confrontés à trois crises matérielles à la fois, intimement liées entres elles: la crise financière, la crise sur les matières premières dont l'énergie est la plus importante et déterminante de toutes, et la crise des prix des denrées de base. Voici donc trois crises à peu près simultanées, ou trois crises en une, qui font resurgir les spectres ancestraux de la pauvreté accentuée et durable, de la faim et des guerres, alors que notre "florissante économie mondialisée", devait (c'est vrai pour une coterie très minoritaire) nous faire parvenir, enfin, à la liberté et à l'enrichissement de tous à la paix définitive dans le monde grâce à la généralisation et l'intensification du commerce mondial, de la liberté totale de circuler des capitaux, etc. Les frontières, vestiges d'un passé révolu, ayant été enfin abattues! Tel était le credo répété partout par les principaux milieux financiers libéraux qui subjuguèrent les gouvernements et les médias depuis environ 25 ans.

Pourquoi donc l'aveuglement des hommes aurait-il magiquement cessé par la grâce d'une idéologie, un de plus! Ici une idéologie libérale?  Alors que l'aveuglement a régulièrement atteint les hommes dans leur prétention hégémonique, les hommes se considérant causes d'eux-mêmes, n'ayant aucun besoin de Dieu, une force transcendante extérieure à eux-mêmes dont ils dépendraient?

Le "génie" des hommes s'est mis au service de ceux-là mêmes qui les trompent et les exploitent "le mieux" par des moyens complètement artificiels, générant des profits exclusivement basés sur des mécanismes bancaires faux, des manœuvres trop habiles d'un système, "trop intelligent"... selon les paroles mêmes d'un des économistes français les plus en vue, manœuvres à présent généralisées à la planète. 

Alors qu'à l'autre bout de la chaîne, il y a à ce jour 1,35 milliard d'agriculteurs dans le monde, ils représentent donc actuellement 20% des un peu plus de 6,5 milliards d'habitants de la Terre, soit 1 sur 5 (mais d'autres habitants, non agriculteurs, forment environ 35%, soit autant d'autres personnes en grande difficulté, ce qui nous met à environ de 55% des habitants de la Terre en difficulté, et cette proportion est volontairement "optimiste" si l'on peut dire. Parmi ces 1,35 milliards d'agriculteurs, à peine 2,2% d'entre eux ont un tracteur. Presque 9 millions de ces agriculteurs meurent de faim chaque année, c'est à dire quelques 24 000 personnes par jour. Donc, mourant de mauvais traitements, plus exactement, d'absence totale de traitement! Ce qui correspond précisément à d'autres calculs démographiques très sérieux, non basés sur l'agriculture! Et nous nous apercevons de ceci parce que les prix de l'alimentation flambent. 

Car il y a toute une partie de la population mondiale (75% de cette partie SONT DES AGRICULTEURS!) qui, de toutes façons, n'étaient déjà pas solvables avant la situation présente aggravée. Car leurs revenus (si l'on peut dire) étaient déjà en deçà des prix "ordinaires", avant les hausses actuelles de l'alimentation courante! Donc il y avait déjà une demande insolvable! (S'il ne s'agissait que de demande solvable, les problèmes se déplaceraient et deviendraient davantage techniques au lieu d'être seulement commerciaux mais surtout financiers et bancaires).

Autre raison de difficultés accentuées par les crises. En quoi la crise financière mondiale actuelle menace-t-elle de nombreux pays en développement qui sont en dehors des grands pays émergents? Parce qu'il existe une grave asymétrie entre la rigueur des règles du commerce international (OMC) d'ailleurs de plus en plus contestées par les principaux acteurs des pays émergents (par exemple la rencontre de Genève en juillet 2008 sous l'égide de l'OMC à échouée) et l'absence actuelle de règle dans le domaine des échanges financiers. Par exemple, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), on négocie avec acharnement pour abaisser de 20% ou 30% les droits de douanes sur tel ou tel produit, mais la chute du dollar, en peu d'années, efface tous ces progrès. Les prétendus "bienfaits" de la libéralisation volent en éclats par l'anarchie financière. (....)

Par exemple, l'Afrique est un continent où, au printemps 2008, la tension sur l'alimentation serait réapparue ici et là. Dans ce contexte actuel, l'Afrique dans son ensemble est très vulnérable aux fluctuations des prix des produits alimentaires de base, ces produits représentent plus des 3/4 de toutes les exportations et plus du 1/3 du PIB de ce continent. Si seulement la hausse des prix des denrées et de l'énergie, pouvait comporter et signifier une alerte normale due à des quantités grandissantes de denrées demandées à présent par le marché et ayant pour cause l'augmentation de la population, plus les nouvelles demandes accrues de denrées par de très importants pays en plein développement (Chine, Inde, et quelques autres dans le monde), on pourrait se réjouir de l'augmentation en conséquence des revenus des producteurs agricoles de par le monde entier. Cependant, compte tenu de la fausseté financière et bancaire sensée irriguer partout les échanges commerciaux dont les valeurs réelles sont "tripotées" (au sens de tripot) par la spéculation, nous ne pouvons avoir la certitude que l'intégrité du juste prix soit préservée. J'y reviens brièvement un peu plus loin.

Mais il me faut signaler également ce fait indéniable, insupportable, qui se trouve maintenant dans un rapport officiel commandé par le gouvernement français et à qui il a été remis en juin de cette année. Le gouvernement français d'ailleurs, tarde "curieusement" à en faire écho. Il s'agit de ces fonds privés qui rachètent les dettes des pays les plus pauvres, on appelle cela: les fonds vautours. Ce sont des institutions financières privées qui rachètent au rabais les créances des pays très endettés. Ils les rachètent dans les conditions de créances dites douteuses et, après, les renégocient à leur valeur nominale et actualisée. Ces fonds vautours saisissent les institutions internationales et arrivent à avoir gain de cause. Ils ont déjà récupéré plus de 2 milliards de dollars sur une quarantaine de pays très pauvres tel que le Mali, la Zambie, le Zimbawe, etc. Donc ces fonds vautours sont une insulte abjecte extraordinaire au monde entier, d'abord aux démunis. Vous avez donc un certain nombre d'institutions financières privées qui rachètent les créances sur des pays pauvres et qui deviennent ainsi les créanciers des l'États, pressurent ces États, et donc appauvrissent des peuples entiers. Voilà de quoi le droit international semble ne pas se mêler. Quand on pense, par ailleurs, que malgré la crise financière, aucun pouvoir ne paraît entreprendre la moindre modification des règles dans les domaines financiers. Il faut amender le droit international, il semble n'avoir prise sur rien!

Mais d'où vient donc le fait qu'on meure de faim et l'on vit si mal dans des pays qui ont des potentialités agricoles considérables? Et ce, jusqu'à l'extraversion de leurs économies? Là où l'on cultivait des produits de denrées alimentaires qui nourrissaient la population, aujourd'hui on cultive des cultures de rentes pour l'exportation. Ce furent, en particulier les erreurs des accords de Yaoundé (1963), ensuite des accords de Lomé, entre autres.

Il n'y a aucun exemple au monde où le libre commerce à lui seul ait accompli les mêmes développements que ceux pris par les sociétés elles-mêmes avec leurs décisions prises légalement et qui furent toujours des développements qui ont amorcé les vrais changements positifs économiques dans un pays, à condition que le pays en question n'écoutât pas les sirène libérales-financières. Preuve historique, toute l'histoire économique, très mal connue, du Japon, jusqu'à la fin du XXème siècle dément les fariboles et les égarements distillés par le libéralisme mondial (qu'on devrait appeler le mondial-libéralisme) et qui pousse au désespoir quelques 2/3 de l'humanité.

Pour terminer ce passage qui voudrait éclaircir les raisons dues aux spoliations et détournements massifs silencieux, pratiqués au moins jusqu'à présent et commis par les principales branches financières dans le monde et leurs conséquences à l'évidence incalculables, je voudrais vous transmettre, quelques éléments d'importance, très concrets dans le contexte mondial actuel, car nous concernant tous, encore que, au Canada, les réserves énergétiques sont parmi les plus élevées du monde, aux problèmes techniques d'extraction près. Ces éléments que j'ai ici résumés et adaptés, sont en partie tirés de la petite revue argentine Patria Argentina (ici le numéro de mai 2008) de notre ami argentin Santiago Alonso, où j'y ajoute, ici et là, quelques commentaires et informations documentés en rapport avec ce qui vient d'être dit.

La crise énergétique est en phase avec l'affaiblissement du dollar-us, car la crise financière ne fait rien à l'affaire de la crise de l'énergie. Ceci explique en grande partie la montée des prix du pétrole, il y a un lien entre ces deux tendances majeures, lien déjà souligné et rappelé plus haut. Selon l'investigateur William Engdhal, 60% du prix de l'énergie serait la proportion des opérations spéculatives effectuées sur le futur des investissements en bourse ayant des dérivés financiers (suivez mon regard...). C'est dire que le prix où en est arrivé le pétrole (en mars 2008 les cours du pétrole dépassait déjà les 100 dollars le baril, il en est à 120 dollars en août 2008 après avoir frôlé les 150 dollars) ne se doit ni à la rareté (du moins pour le moment), ni au défaut de production, si ce n'est en partie à l'obsolescence importante de beaucoup de raffineries de pétrole dans le monde développé, également en Russie, mais aussi aux États-Unis et en partie à l’excès de demande. Mais, quoiqu'il en soit, l'augmentation du prix du pétrole entraîne celui des aliments. Le pétrole intervient directement dans toute la chaîne de production alimentaire essentielle: engrais, combustible des machines agricoles et le transport. Le pétrole a un effet direct sur l'augmentation du rendement agricole de la planète vu qu'elle a maintenant un peu plus de 6,5 milliards d'habitants et que le rendement agricole actuel a rompu avec le dogme de Malthus et ses suiveurs par la mise en œuvre de la "révolution verte" qui, depuis environ 40 ans, est donc le résultat d'applications scientifiques et techniciennes produisant des rendements agricoles fortement accrus partout dans le monde.

Ainsi, au sujet de la crise alimentaire, l'extraordinaire escalade du prix du pétrole provoque celle des prix des grains et leurs correspondants oléagineux. L'affaiblissement du dollar y a sa part, mais le choix du bio-carburant, rien qu'aux États-Unis qui est le plus grand producteur mondial de maïs, dérive vers le bio-carburant sa production de cette céréale à raison de 30%. L'alimentation non plus n'échappe pas à la spéculation financière, certains analystes considèrent que au moins 30% des hausses sont provoquées par la dite spéculation sur les produits alimentaires. Le problème se trouve avec les 40 à 45% de la population mondiale qui vit avec un revenu d'à peine 2 à 2,5 dollars par personne et par jour, alors que le kilo de riz se monte à environ 1 dollar dans les pays en développement. J'ajoute un détail qui peut devenir intéressant, que, contrairement aux autres céréales, le marché du riz a la spécificité d'être peu mondialisé. Un nombre non négligeable de pays producteurs de riz donnent l'entière priorité à leur consommation intérieure et seulement (en 2007) 10% des 400 millions de tonnes de riz produites dans le monde sont allé à l'exportation. Ce détail plutôt positif est déterminant pour la sécurité alimentaire des populations, en particulier asiatiques Il y a là, un démenti au "règne" du tout-marché de la mondialisation.

On comprend très bien que la mondialisation nous expose au très dangereux et douloureux ressac économique et financier mondial, alors qu'on devrait en être soustrait autant que faire se peut, surtout pour les approvisionnements de base. Je rappelle que Maurice Allais, l'un des économiste les plus fiable et sérieux, recommande une économie de bassins et d'écluses permettant que seuls des niveaux comparables de production puissent s'échanger dans le monde des biens sans dommages pour personne. Ironie admirable, le FMI et la banque mondiale alertèrent de leur côté en mai de cette année que plus de 100 millions de personnes souffrent de la faim par cette cause donc de spéculation. C'est clair, dans ces conditions actuelles de tripot, que plus haut sera la prix des denrées, plus faible sera le nombre de personnes pauvres qui pourra en acheter.

Au sujet de l'inflation mondiale, l'auto-alimentation de la crise découlera de l'interaction pétrole-aliments, phénomène extérieur aux conditions économiques de chaque pays qui ainsi "importe" cette inflation découlant de ce rapport pétrole-aliments. Un système financier sain tel que le Crédit Social, adapté vraiment à chaque population, préserverait les pays, les familles, les continents eux-mêmes des tenants des pratiques prédatrices qui savent seulement qu'ils gagnent toujours plus gros sur les grands nombres. Mais cela crève les yeux qu'il s'agit ici des grands nombres de ventres creux produits par ce système financier prédateur, et on sait bien que selon le dicton: "Ventre creux n'a pas d'oreilles"  c'est là la cause presque directe des échecs politiques, économiques et sociaux.

- V - Exemple de la vie biologique naturelle pour la vie économique et financière 

Je trouve très didactique cette analogie éclairante entre l'activité économique et la biologie, le monde vivant, celui de Dieu, pouvant servir de modèle organique économique pour les sociétés civiles productrices. Le vivant ne devrait-il pas servir de modèle pour l'organisation de la vie des hommes ici bas? La cellule vivante a besoin d'une paroi pour son développement naturel et le bon accomplissement non moins naturel de ses fonctions. C'est la paroi qui est la condition première d'échanges sains et féconds pour tout l'organisme, les parois (alias les frontières) filtrent les entrées et les sorties, et ainsi protègent et développent la cellule vivante. Supprimez la paroi cellulaire et vous exposerez toutes les fonctions de la cellule aux éléments qui l'environnent. Éléments qui, de fournisseurs et de récepteurs utiles et indispensables de cette cellule, deviennent des prédateurs et des étouffoirs. N'est-ce pas là le schéma directeur idéal de la cellule saine qu'il faut pratiquer dans un espace économique et social donné, à l'image du vivant? D'ailleurs l'analogie peut être menée plus loin. Lorsqu'on supprime les parois-frontières d'un organisme vivant, vous empêchez sa respiration, vous laissez donc entrer des agents pathogènes qui ne le seraient pas s'ils restaient à leur place, et enfin, surtout, vous brisez les défenses internes, les défenses immunitaires de la cellule qui bientôt va périr n'ayant plus ses défenses internes, ou n'a que des défenses non adaptées à la "situation nouvelle". N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la globalisation ou mondialisation tous azimuts qui aplanit et homogénéise tout l'environnement naturel et humain. 

Le système économique et financier libre-échangiste actuel provoque les affaiblissements et les ravages d'un type de "sida" au sein de sociétés ainsi atteintes de l'intérieur et qui avaient mis des siècles à s'organiser et se structurer progressivement. Une économie basée sur le modèle de ce qui est vivant, bien calée sur le croît biologique à ne pas dépasser, tel une cellule vivante saine, serait en tout point appropriée à la répartition toute naturelle, par écluses et bassins, des flux économiques et d'énergies propres aux développements sains, résistants et féconds de la vie. Et non plus, ainsi que les tenants du mondialisme veulent l'imposer partout leur modèle délétère sans le dire évidemment, car ce serait refusé partout (les faits l'ont prouvé, par exemple, par le NON français et le NON hollandais à l' "Europe" bruxelloise en  mai 2005 et le non à l'Europe de l'Irlande en juin 2008) 

En corollaire de ce qui précède cette déclaration (en 1992 je crois) de David Rockefeller qui fait froid dans le dos:
"Nous allons vers l'émergence d'une transformation globale.Tout ce dont nous avons besoin est la crise majeure et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial"...


DEVANT CES EXEMPLES DÉPLORABLES, VOICI CE QU'IL FAUT RETENIR ET   PRATIQUER:

——>>QUE LE BILAN DES BANQUES, SURTOUT S'ILS SONT FLORISSANTS, NE SOIT PLUS LE REFLET DES PRIVATIONS ET DES MALHEURS D'UNE POPULATION QUI TRAVAILLE, MAIS DE SON ENRICHISSEMENT RÉEL, GRÂCE À UN REFLET FINANCIER EXACT ET SAIN.

Ceci m'amène à rappeler cette cette citation de Louis EVEN mise en exergue au début de la première leçon du document — Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 Leçons et vues à la lumière de la doctrine sociale de l'Église —

"Le but, la fin des activités économiques, c'est donc l'adaptation des biens terrestres à la satisfaction des besoins temporels de l'home. Et l'économique atteint sa fin lorsqu'elle place les biens terrestres au service des besoins humains", et plus loin, "Et lorsque l'économique atteint cette fin propre, lorsqu'elle permet aux biens de joindre les besoin, elle est parfaite. Ne lui demandons pas plus. Mais demandons lui cela. C'est à elle d'accomplir cela"

Louis EVEN, sur la base des travaux du major DOUGLAS, et avec quelle verve et quelle pédagogie inégalée! Est le meilleur et indispensable argumentateur du Crédit-Social. Il est celui qui a achevé, et avec quelle perfection! la formulation philosophique relative à l'argent, le champ de l'argent, donc de la monnaie et son traitement. Louis EVEN donna une réponse inégalée, LA bonne réponse.

Pour information facultative on peut indiquer que:

Louis EVEN donna par là, rétroactivement, à un certain nombre d'économistes de renom, un peu plus anciens, soucieux de parfaire autant que possible leur approche scientifique en recherchant et en respectant une philosophie saine. Parmi ceux-ci, on peut citer le très sérieux Léon Walras (1834-1910) qui n'est pas indispensable à connaître pour qui travail à développer autour de lui la connaissance du Crédit-Social, mais il est une référence fiable et sûre pour qui étudie l'économie. Léon Walras fut un économiste français ayant exercé presque tout son enseignement en Suisse, à Lausanne. Les principes qu'il développa avec une rigueur toute mathématique sont en accord avec tout ce que qu'allait contenir le Crédit-Social formulé par le major Douglas en 1918, huit ans après la disparition de Léon Walras (Léon Walras est d'ailleurs à l'origine de l'école mathématique en économie, à la suite d'un autre économiste français nommé Antoine Augustin Cournot,1801-1877). 

Il n'y a que le CRÉDIT SOCIAL et toutes les vérités qui lui correspondent, qui puisse nous faire trouver, ou retrouver, le vrai ÉQUILIBRE vital et durable, collectif, familial et individuel, en plein accord avec toute la révélation de la vie visible et invisible qui se trouve sous la seule Loi de DIEU et inscrite dans la doctrine sociale de l'Église
  

           =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

La partie VI, ci-dessous, est facultative, selon le temps imparti, je l'utiliserai ou non, ce sera selon les circonstances


- VI - Exemples à ne pas suivre, alors que ces attitudes ont été infiltrées dans nos esprits pendant une longue partie de l'histoire.

Cette citation de D. Rockefeller m'incite à vous rappeler ce qui suit. En mai dernier, j'ai été écouter une conférence à la faculté de droit de Toulon faite par un haut fonctionnaire de la commission européenne. Il est chargé de mission par la Commission européenne qui l'emploie de veiller et d'intervenir sur le processus de démocratisation dans les relations internationales et de faire des rapports en conséquence servant à la politique mondiale à tenir par la Commission européenne. Après que le conférencier ait indiqué que, entre autres missions qui lui ont été confiées, il fut en poste en Russie, tout nouvellement libérée du communisme, avec trois collègues pour suivre et conseiller le processus démocratique devant s'implanter alors en Russie, il précisa qu'il disposait d'un budget véritablement colossal, ce détail budgétaire en dit long sur les moyens dont disposent les tenants d'un gouvernement mondial... Effectivement, je sais que la commission européenne est littéralement bourrée d'argent, c'est peut-être l'organisation mondialiste exécutive la plus riche de toutes. Donc cette conférence où je me suis rendu m'a appris et donné la confirmation que la structure de gouvernement mondiale n'est pas du tout une plaisanterie, mais bien l'application concrète des principes maçonniques sur le monde. Ce qu'a décrit ce fonctionnaire est (sans qu'il l'ait dit évidemment) le reflet quasi direct d'une organisation mondiale entièrement maçonnisée... Visant le long terme...

C'est ainsi que je voudrais vous fait part rapidement d'une mienne réflexion, donc formée par nombre de faits historiques et d'actualité convergents et gros facteurs de risques.   Mais, en même temps, il s'agit d'éclairer et de désocculter la pensée qui a puissamment contribué à nous conduire aux crises que nous connaissons, dont la crise actuelle, sans doute majeure à terme, conjointement aux projets politiques "mondiaux" qui, sous couvert de démocratie, menacent le monde.

Cependant, plus nous accéderons à la lucidité, c'est à dire la faculté d'enseigner et de mettre en pratique le Crédit-Social avec tout ce que cela comporte en réponse aux dégradations déjà tellement visibles dans notre monde prétendument moderne, moins nous nous sentirons impuissants et plus nous aurons de l'impact. 

Le cas des dirigeants des États-Unis est un cas d'école! David Rockefeller et consort franc-maçonnerie, ainsi que le monde où ils veulent nous entraîner échoueront. Je pense d'ailleurs qu'ils échoueront. Le problème est de savoir quel sera le vrai prix de cet échec. 

Tout d'abord, je vais vous citer de courts extraits, trouvés dans un site internet, d'une conférence prononcée, il y a neuf ou dix ans, par un apologiste du libéralisme, et même de l'ultra-libéralisme, un français, se disant: auteur libertarien... Établi de longue date à Londres (ce qui explique sans doute certaines choses le concernant) qui cherche, entre autres, à influencer et infiltrer le milieu catholique, il se dit d'ailleurs "catholique"...

Cette attitude renseigne assez bien sur l’infiltration libérale et ultra-libérale dans le catholicisme. Dans cette conférence, il y est dit des vérités de bon sens, mais il s'y trouve surtout un mélange de vérités et d'erreurs manifestes. Ceci fait qu'avec l'habileté langagière, une langue claire, plus une culture raffinée, se trouvent facilités l'installation dans les esprits ainsi "séduits" d'un mode de pensée contraire à la religion révélée, ou qui "révèle" seulement ce qui arrange l'idéologue qui s'exprime. Les esprits ainsi touchés deviennent progressivement peu portés à s'interroger sur l'équivoque, les malentendus, les présupposés qu'on leur distille, et surtout sur une dialectique tout à fait corrosive, destructrice et dissolvante, la plupart du temps à l'insu des "prospectés". Telle est la méthode des idéologues. Idéologues de tout poil qui ont tant fait de mal à l'humanité et que le CRÉDIT SOCIAL apaiserait et remettrait à leur place pour le soulagement et la créativité de tous. 

Voici donc quelques extraits de cette conférence intitulée: "Comment penser l'économie aujourd'hui ", vous allez sans doute vous rendre mieux compte, par ce petit échantillon, de l'idéologie sous-jacente et dans laquelle nous baignons et qui produit la transformation de tant d'esprits, orientant faussement tant de jugements en notre monde contemporain par des principes qui sapent le monde naturel et sain, voire saint, voulu par Dieu et défendu par l'Église.

Voici des citations extraites de cette conférence:

(...) Il est impossible de parler de l'économie aujourd'hui sans parler d'argent. Or, rien n'est plus mal compris par les critiques du capitalisme bourgeois que la fonction de l'argent. L'argent est une énergie. La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession d'immeubles, de terres et d'usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L'argent est évidemment l'énergie de ce nouveau nomadisme.

Considérez la société d'avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d'aristocrates et de paysans, d'hommes de l'État et de travailleurs, qui connaissait bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partageaient finalement les mêmes valeurs: l'amour de la terre-mère et nourricière, l'attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes...

Et voilà que l'argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c'est à dire aujourd'hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L'argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.

Contrairement à une idée reçue, l'argent n'est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontournable, l'argent est du côté de l'humain parce qu'il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements. Il est du côté de l'esprit (sic, ndlr) parce qu'il nous arrache à la matière.

D'une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleur vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle: "Ne t'attache pas, ça peut se vendre". L'argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l'appel que nous lance l'économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c'est à dire vers la vie de l'esprit. (...)

(...) La logique économique inverse le sens historique de l'échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au dessus de nous, pour le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui qui est à côté de nous, pour l'étranger, pour l'inconnu... Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd'hui, en économie de marché, le riche reste riche parce qu'il n'hésite pas à soumettre sa poduction au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui. (...) 

Voici aussi un autre extrait de cette même conférence, c'est une note (la note N° 16), les notes de cette conférences sont aussi très "révélatrices"...
  
(...) Et si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché originel et de la Rédemption) Auschwitz n'est pas dénué de sens. Auschwitz représente l'aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l'appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l'institution d'un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée. Les démocraties n'échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d'élire des chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s'acquiert lorsqu'on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef... ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan: Ein Reich, ein Volk, ein Führer. Si certaines sociétés politiques, come la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz, ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des "concepts volés" comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d'ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme. (...)

Fin de citations des extraites de cette conférence.

Tous ces extraits qui précèdent pourrait être réfutés point par point. Ils révèlent cette pratique dialectique délétère des "grands idéologues", qu'ils soient libéraux ou marxistes d'ailleurs, car énormément de points unissent, précisément ces deux-là dans un "même combat". Ils développent et répandent cette dialectique mortifère d'association de la nation (sous entendu chrétienne) avec les crimes historiques massifs les plus atroces, les dévoiements et les pratiques les pires, justement! Ces crimes indicibles de ceux-là mêmes qui ont été financés et payés par ce même argent mondial qu'ils adorent en bons Ophites qu'ils sont! C'est à dire des adorateurs du Serpent tels qu'ils se révèlent (ingénument??) ici s'exprimant d'une manière doucereuse dans un pareil texte...

J'ai tenu à vous exposer un peu ce propos qui, je pense, jette une lumière crue sur une pensée qui se croit "moderne" et "libératrice" des prétendues anciennes "tutelles", et qui se perçoit découlant en droite ligne de la pensée libérale-maçonnique qui est en train de chercher à achever l'anéantissement du monde en mettant sous sa coupe les sociétés ordonnées qui s'y trouvent encore, soucieuses de vivre sous la Loi de Dieu, ce qui les avait rendu créatrices et fécondes. 

Effectivement, en résumé, la philosophie et les idées issues en grande partie de la Réforme protestante, ainsi que celles du siècle dit des "Lumières", sont, pour l'essentiel, du même phylum. À part quelques auteurs et philosophes notoirement dévoyés, ces idées furent développées en général par des penseurs  "convenables", respectueux pour l'essentiel des mœurs et des structures sociales et politiques de leur temps. Mais leurs idées, essentiellement séductrices, se fortifiant au cours du temps, des modes et des générations, facilitèrent à la fois une accélération du progrès matériel et économique, ce type d'économie actuelle à somme positive, supplantant le type d'économie à somme nulle des anciens siècles et qui a envahit toute la planète, mais aussi causant des dévastations et des délires politiques assassins jamais atteints par les puissances d'autrefois, et dont les résultats historiques mortifères, entre autres, furent durant la première moitié du XXème siècle le communisme et consorts et le nazisme et consorts, leurs guerres effrayantes, les révolutions et les tueries sytématiques les plus dévastatrices jamais connues auparavant, et ce, jusqu'à l'utilisation de la bombe atomique, et tant d'autres malheurs.

En résumé, on peut dire en particulier que ces pensées de la Réforme plus celles du XVIIIème siècle, dit siècle des "Lumières", furent donc à l'origine de la pratique d'une économie à somme positive, donc toujours en expansion, car découlant de la révolution industrielle et du crédit "moderne". Crédit entièrement "contrôlé" par les milieux financiers et bancaires, agissant au dessus des gouvernements, contrôlant la création monétaire, instaurant un mode de crédit anticipant les biens à produire et à vendre. Puis, devenue une économie complètement financière, si dangereuse dans ses implications à moyens et longs termes. Ce n'est pas du tout là cette création monétaire saine rendue possible grâce à la production déjà physiquement possible, et ceci, suite aux expérimentations du major DOUGLAS étant la base du CRÉDIT SOCIAL et ses innombrables implications et effets positifs sur les sociétés. 

Donc, ces idées issues de la Réforme et du siècle des Lumières, donc affranchies des anciennes tutelles qu'étaient les principales monarchies européennes et l'Église romaine, produisirent des cascades historiques de très grands progrès matériels économiques, mais débouchèrent sur les guerres et les révulutions majeures les plus terribles, dont le 20ème siècle est un concentré de tout cela. Ainsi, d'une économie à somme nulle, nous sommes passé à une économie à somme positive, toujours en expansion, qui fut le lancement du capitalisme "moderne", puis du capitalisme financier. 

C'est ainsi qu'avec la Révolution anglaise de la fin du XVIIème siècle, les idées de la Réforme protestante se déployèrent à nouveau et s'exportèrent (à partir de 1694 avec l'instauration de la banque dAngleterre), se répendant dans le monde entier. De même, un siècle plus tard en 1789, les idées du siècle des "Lumières", qui sont comparables et continuatrices de celles de la Réforme protestante, continuèrent leur déploiement avec la Révolution française. Ainsi le monde bourgeois prit alors partout l'essentiel des rennes du pouvoir.

Par exemple, en raccourci, on peut dire la France devint politiquement protestante, avec l'Édit de Nantes (1598), et environ deux siècle plus tard, après la Révolution française, la France resta encore presque deux autres siècles fortement socialement catholique. Mais toutes ces forces se condensèrent historiquement dans le monde en la Révolution bolchévique de 1917. Ce communisme dura un peu plus de 70 ans. Mais le "maître d'ouvrage" de tout cela, l'instigateur du capitalisme, vite transmué en capitalisme financier (qui fut le fourrier du communisme et consorts au XXème siècle) fut la révolution bourgeoise protestante anglo-saxonne. Donc d'abord souchée en Angleterre avec le développement et le déploiement de la banque d'Angleterre, puis le relai de l'impérialisme politique et économique mondial ayant été repris par les États-Unis au début du 20ème siècle, ce modèle de la Banque d'Angleterre devint, avec le relai nord-américain, le modèle mondial de fonctionnement financier. On peut nommer ainsi ce "fonctionnement financier": l'impérialisme international de l'argent, c'est la désignation faite par le très lucide Pape Pie XI dans son encyclique, ici bien connue, Quadragesimo anno en 1931.  

Nombre de gouvernements du monde, silencieusement, se sont pliés à cet impérialisme international de l'argent. C'est le stade où nous en sommes encore actuellement. Sans doute pour un temps qui devrait être désormais plutôt court... 

Mais une "piste" marquante, un "détail" historique spécifique apparaît pour peu qu'on suive attentivement le déroulement historique de l'émergence de la démocratie en Angleterre par le biais de l'aristocratie britannique. En effet, l'Angleterre put "se payer" la démocratie grâce à la puissance et aux revenus que lui procurait encore à cette époque son immense empire colonial. L'Angleterre put donc "se payer" la démocratie parce qu'elle faisait "suer le burnous". La France de son côté a un peu suivit le même chemin et la même attitude, mais son empire colonial n'était que le 1/3 de l'empire britannique, soit 11 millions de kms2 pour 'Empire français, tandis que celui de l'Angleterre s'étendait alors sur 33 millions de kms2.

Il y a dans ce fait une faille, une contradiction historique très occultée, jamais pointée que je sache, et qui souligne l'ambigüité du modèle économique et financier anglo-saxon pérénnisé dans le monde entier par son modèle de banque et de système financier, mais se déployant derrière un "paravant démocratique"...

Le "paravent" démocratique, derrière lequel s'abrite le système financier mondial actuel, sert à imposer la globalisation, ou mondialisation.  Une démocratie dont les dirigeants étatsuniens et anglais et l'ensemble politique, économique et stratégique qui en dépend, ne font que clamer les "vertus"... Vertus démocratiques en priorité pour eux seuls bien entendu...

Je vient de vous signaler les préoccupations "démocratiques" de l'Europe brussello-strasbourgeoise et sa richissime Commission européenne. Tous ces "démocrates", États-Unis en tête, ne clament-ils- pas qu'ils veulent apporter la démocratie au monde entier? Fut-ce de force? L'exemple de la guerre en Iraq, menée par les États-Unis, une de plus menée par eux, n'est-elle pas un cas d'école d'une tragédie inouïe, sans égale, cimentée par le mensonge le plus grave qui ait été proféré pour "justifier" une guerre effroyable? (dont les effets dévastateurs ne sont pas terminés à ce jour!). 

Certes, en principe, la démocratie existe à l'intérieur des pays riches, et encore! Tellement de faits et de changements indiquent le contraire! Car, dans l'état actuel des choses, la démocratie politique ne correspondent à rien sans son complément obligé qu'est la démocratie économique. La démocratie économique est inexistante! Mais l'on s'aperçoit à présent, sans hésitation, que les relations extérieures des pays qui prétendent faire la leçon de démocratie au monde entier ne sont que pillages des matières premières et de leurs autres ressources, financières en particulier. Les infortunés (c'est le cas de le dire!) pays qui les vendent, sont "obligés" de les vendre en ne maîtrisant rien dans leur prix de vente! Ce pillage est accompagné de l'exigence de dettes-vampires à intérêts composés, dettes impayables, et ceci, sous couvert et sous "conditions" d'ajustements structurels. Voici encore un terme abscons signifiant l'obéissance, également sans fin, aux exigences des financiers... Ces dettes sont une vraie transfusion sanguine en continue de la substance vitale des pays pauvres et condamnés à rester pauvres dans ces conditions de relations avec le monde riche. C'est le monde riche qui fait les questions et les réponses!...  Que signifie donc l'instauration de la démocratie sans aucun moyen de la pratiquer?...Autrement dit, que signifie encore une fois la démocratie politique sans la démocratie économique qui lui corresponde? Quel sentiment de liberté avons-nous dans une démocratie politique en ayant les poches éternellement vides??

Quand allons-nous oser poser les vraies questions? Et surtout à l'endroit où cela fait mouche?

La phrase de l'historien français François Furet résonne ici avec une justesse étonnante sur ce brûlant sujet de la démocratie à l'aune de la justice économique et sociale: "La démocratie dépend d'une oligarchie occulte contraire à ses principes, mais indispensable à son fonctionnement". L'essentiel est pointé ici.

Le maître mot de cette attitude de mauvaise foi, hypocrite et scélérate, se traduit ainsi:  "Je possède, donc j'ai le droit", On dirait que j'ai le droit à l'infini!.... L'Église, qui n'est pas contre la propriété privée quand la propriété s'établit dans une juste mesure, répond: "Je possède, donc je suis responsable".

Renaud  L a i l l i e r

   — LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU
        PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU,
        IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —

                                                    (Honoré de Balzac)


                                USURE de L'USURE

Et comme entrée en matière, cet extrait d'un reportage que j'avais lu il y a lontemps durant les années 60, c'était au Chili. Un Indio, très pauvre, d'une communauté indigène du Chili répondait ceci à un guerillero marxiste qui l'exhortait à la lutte des classes: "Si nous nous attaquons aux riches, qui nous fera la charité?"
Cette réponse se grava aussitôt dans mon esprit comme un concentré de nombreuses contradictions, toutes ici plus révélatrices les unes que les autres.



           - I -     Un véritable nœud gordien à démêler d'extrême urgence.            
                                                 


L'année dernière, j'avais intitulé mon intervention: Quel est l'état du capitalisme dans le monde? Le Congrès de l'année dernière avait eu lieu deux ou trois semaines seulement après le début de l' "émergence" visible de la crise financière partie des États-Unis. Crise dite des subprimes (crédits hypothécaires), qui déjà, nous plongeait dans les interrogations et les incertitudes. J'y avais dit en substance: "Le capitalisme de 1929 était cassant comme du verre, mais celui d'aujourd'hui paraît être en cahoutchouc tellement sa plasticité semble à toute épreuve". C'est certain, mais le cahoutchouc vieillit plus vite, se craquèle, et même se décompose. C'est ce qui se produit depuis l'année dernière où le capitalisme financier contemporain donnait alors ses pemiers signes de décrépitude accélérée. Et c'est bien ce que l'on constate en 2008.

Dans un monde où, encore en 2007, les grands patrons français touchent par an une moyenne de 1 400 000 euros, soit environ: 2 100 000 dollars canadiens, soit 3800 euros par jour, ou environ 5 900 dollars canadiens par jour (tous ces chiffres moyens étant examinés au cours euro-dollar canadien de juillet 2008), on pourrait beaucoup s'étendre sur cette crise financière qui comprend des risques d'être une lame de fond pour ne pas dire un tsunami.

Mais notre rôle est d'abord de développer et d'étendre la connaissance du Crédit Social en priorité sur l'inventaire laborieux à faire des innombrables pratiques nocives, mensongères, et même mortifères, du "génie financier" au seul service des plus malins sur la sempiternelle voie du lucre, avec leurs meilleures combines et formules qui utilisent les interstices du juridique pour mieux connaître, contourner et neutraliser les lois et les règles, mieux se payer sur le Tiers-Monde, comme on se paye sur la bête de somme du monde du travail en général, y compris dans les pays "riches", et en faisant en sorte que le capitalisme soit d'une opacité telle que cela décourage d'emblée à le comprendre ceux-là mêmes qui en sont les victimes. Or, opacité signifie aussi dissimulation, et la dissimulation renvoie à la culpabilité.

Ceci m'amène à souligner, en premier, un fait chrétien avéré. Il s'agit de l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ parmi les plus humbles et les plus déshérités de la Terre. Jésus naissant dans une étable parmis les plus humbles de ce monde qu'étaient les bergers d'alors qui cotoyaient à Bethléem la Sainte Famille, Marie Sa Mère, notre Mère à tous, et Son père terrestre, saint Joseph, un humble travailleur, gardien sans défaut de son foyer, acceptant dans la joie et la simplicité le rôle que le Ciel lui demanda de tenir. Il y avait aussi les animaux, ces êtres naturels, à peu près incapables de dissimulation, les brebis, le bœuf et l'âne, tous compagnons et serviteurs du Christ; l'âne est d'ailleurs cité deux fois dans les Évangiles, par deux fois il servit Jésus.

C'est ainsi que le Crédit Social, qui est le christianisme appliqué selon les termes mêmes de son grand inventeur le Major Douglas, doit sans doute se déployer dans le monde d'abord chez les humbles, les pauvres et les marginalisés. C'est ce chemin des pauvres par lequel pourra se répandre cette vérité indissimulable portant les fruits que les Évangiles nous demandent de reconnaître: "Vous les reconnaitrez à leurs fruits". C'est à dire, tout simplement, les fruits, ici bas, de la Justice de Dieu, régissant les hommes en leur apportant la vie saine, puis sainte. Et non pas les délices et les poisons des voleurs, des escrocs et usuriers de tout poil, fidèles adorateurs de Mammon, s'emparant des moyens humains, donc de la monnaie qu'ils détournent à leur avantage, s'attribuant la valeur des biens que les hommes fabriquent pourtant eux-mêmes, par leurs efforts, pour leur usage normal et légitime dont ils sont privés à cause de l'économie entièrement financiarisée.

C'est par les plus humbles que Dieu commence son œuvre ici bas, comme il le fit à Bethléem, et donc, par exemple, comme les vaillants artisans du Crédit Social le font à Madagascar, aux Philippines, en Afrique, en Amérique Latine dans des pays comme la Colombie, l'Équateur, le Mexique, le Pérou, le Paraguay, l'Argentine, autant de pays où la demande de Crédit Social est criante. D'autres pays d'Amérique Latine comme les autres continents sont concernés, toujours par le même biais des humbles et des pauvres.

Car, que voit-on? Qu'entend-t-on actuellement? Les riches sont très inquiets pour leur avoir. Ils s'angoissent, et finissent par nous angoisser, à penser qu'ils seraient sur le point de perdre leurs biens, en particulier les actionnaires de nombreuses banques et propriétaires d'un capital financier en pleine débacle tellement les pratiques malsaines s'y sont développées depuis si longtemps. Les actionnaires voient depuis plus d'un ans leurs actifs fondre comme neige au soleil... Ils nous inquiètent par leur inquiétude. Ils se rendent enfin compte que le vers et les poisons sont dans leurs fruits!... Mais la pauvreté, toujours omniprésente et maintenant s'accantuant n'est-elle pas davantage inquiétante?

Ainsi, statistiquement, les riches, quelque soit l'époque et les lieux, iraient toujours très bien pour l'essentiel? Nous ne sommes nullement contre la richesse saine personnelle et collective, mais les riches, quelqu'ils soient, sembleraient toujours "sortis de l'histoire". Statistiquement, ils vont très bien, même en pleine crise. Mais rappelons-nous bien que richesse ne rime pas forcément avec sagesse. Devons toujours nous interroger au sujet des riches? Pas vraiment.

Mais c'est une évidence terrible, ce sont les pauvres, non pas les pauvres des siècles passés, mais les pauvres bien contemporains, majoritaires en ce monde, qui doivent susciter toutes nos interrogations et toutes nos inquiétudes et nos actions! Les pauvres ne vivent-ils pas en situation permanente de crise? Crises à répétition, crises aggravées de l'angoisse du lendemain, crises des dettes impayables, crises des expulsions et des saisies sans nombre, crises d'exploitations innombrables, d'humiliations insupportables, de violence, de dégradations physiques et morales sans nombre, crises d'être obligés de s'expatrier dans des conditions innommables de dangers et de spoliation, de mort (par noyade notamment) et tant d'autres cas similaires inimaginables, pour venir mandier une vie "digne" au sein même du système qui les vole et les maintient dans la pauvreté et le désespoir extrêmes.

Donc les pauvres de la planètes (en restant volontairement optimiste on peut dire qu'ils sont un peu plus d'un habitant sur deux de la planète) vivent en état de crise économique, sociale et familiale dépassée et permanente. La "crise", les crises, sont leur état de vie "normale", de vie "banale" et de mort "banale". Pour eux, qu'il y ait une crise financière se déclenchant à partir des pays riches n'est seulement que la conséquence, certes, encore une fois aggravante de leur sort, dû à un système faux, mensonger et prédateur. Pour les pauvres, c'est là une triste banalité de plus.

La phrase que je vous ai lu de l'Indien très pauvre du Chili qui répond à un guerillero marxiste qui l'exortait à la lutte des classes: "Si nous nous en prenons aux riches, qui nous fera la charité?". recelle donc toutes les principales contradictions de la condition humaine! J'ai perçu ici le nœud des principales contradicions: la pauvreté généralisée, la richesse qui n'est pas à sa plce, et la lutte des classes s'interposant brouillant ainsi toutes les cartes, tandis que le système bancaire lui, reste intouché... Le Crédit Social répond concrètement point par point à toutes ces impasses dont un système financier mondial "veille" à ce que nous n'en sortions pas...

Mais c'est bien le Crédit Social et tout ce qui va avec, qui nous apporte la preuve qu'il peut en être tout autrement. Je le répète, et vous le savez bien, que l'enjeu du Crédit Social, notamment dans les pays pauvres, est un enjeu d'une portée immense et déterminante. Car toute amélioration ainsi créée, toute richesse ainsi crée, sera, et est dors et déjà la démonstration, mieux que des promesses incertaines et de longs discours, de l'exemple à suivre. L'exemple devrait "se suivre" lui-même à travers le monde. Et c'est le maillon politique qui est le plus risqué car il contient la trahion possible tapie dans l'ombre.

Ces immenses espoirs se concrétisant sont les balises dont il ne faut jamais s'écarter pour avancer encore, tout en ne devant pas nous voiler les yeux et les oreilles sur: ce qui EST. Et comme je pense qu'il faut toujours rester le plus possible en rapport avec ce qui EST, voici un rapide survol condensé de ce que l'on peut constater à cette heure  écrit durant juillet-août 2008), avant de revenir pour conclure avec le Crédit Social.

    - II -  Rappel des six principales crises économiques et sociales en cent ans
                           (sources Le Monde du 21 mars 2008):

—>1907
    La panique bancaire 35% en neuf mois à l'indice Dow Jones
   Relèvement des taux d'intérêt et scandales financiers à New-York provoquent une  ruée vers les banques et un manque de liquidités. Cette crise décida les Américains à créer la Réserve fédérale, FED.

—>1929-1933
    Le krach de Wall Street 85% en trois ans à l'indice Dow Jones
   La panique de 1929 a précédé la grande Dépression du début des années 1930, qui reste la plus forte crise de l'histoire financière à ce jour.

—>1973-1974
    Le premier choc pétrolier 40% en deux ans à l'indice Dow Jones
   L'OPEP annonce en octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, un embargo sur les  livraisons de pétrole aux pays qui "soutiennent Israël ". En trois mois, le prix du baril quadruple.

—>1987
    Le "lundi noir" — 34% en trois semaines à l'indice Dow Jones
   En une séance, le lundi 19 octobre 1987, le Dow Jones plonge de 22,6% entraînant dans sa chute les bourses mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'une remontée brutale des taux d'intérêt aux États-Unis.

—>1997-1998
    La crise asiatique — 11% en trois semaines à l'indice Dow Jones 
   En octobre 1997 la forte dévaluation des monnaies des pays d l'Asie du Sud-Est, très endettés, se répercute sur le Dow Jones. La crise se propage avec moins d'ampleur à la Russie, à l'Argentine et au Brésil.

—>2007-2008
    La crise des subprimes16% en six mois à l'indice Dow Jones
   Accordés trop largement aux États-Unis, les crédits hypothécaires à haut risque entraînent des défauts de paiement, dont les établissements financiers mondiaux subissent les conséquences.

L'emballement des marchés depuis juin 2007:

—>Cours (arrondis) de l'or en dollars-us l'once à Londres + 42,8% soit de 650 à 980 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008), pour la première fois de son histoire l'or à franchi la barre des 1000 dollars-us début mars 2008 avant de redescendre.

—>Cours (arrondis) du pétrole en dollars-us par baril à New-York + 43,8 soit de 70 à 110 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008). En mai 2008 on en est à 125 dollars-us. Le "boom" de la demande en provenance de Chine et la faiblese du dollar-us ont propulsé le cours du baril très au-dessus de 100 dollars-us pour redescendre à moins de 120 dollar actuellement (période juillet-août 2008)

—>L'Indice CAC 40 (bourse de Paris) — 24,4% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) passant de l'indice 6000 à 4500 points. En avril-mai 2008 remontant très lentement vers 4950 points environ (le 15 juillet, jour où sont écrit ces lignes-là l'indice est descendu à 4100 remontant péniblement à 4400 début août 2008). Les craintes de ralentissement économique, l'euro fort et les tensions sur le marché du crédit ont donc fait plonger la Bourse de Paris nettement en dessous des 5000 points. (début août 2008, la tendance serait à la remontée du dollar et à la baisse de l'euro, affaire à suivre)

—>Cours (arrondi) du dollar-us en euro — 12,6% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) le dollar-us atteignant jusqu'à 1,6 dollar-us pour 1 euro ou 0,62 centimes d'euros valant 1 dollar-us (le dollar-us reste à présent autour de 1,55 pour un euro). Victime de la baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale et de la défiance vis-à-vis de l'économie américaine, le dollar-us a plongé face à l'euro. (début août 2008 la parité euro-dollar est de 1,50 dollar-us pour 1 euro, donc renversement de tendance)

Enfin l'effondrement des banques en bourse. Fin mars 2008, pour un total de capitalisation en bourse de 700 milliards de dollars-us, les principales banques suivantes, américaines, anglaises, suisses et françaises: Citigroup, Meril Lynch, Bear Stearn, Barclays, Union des Banques Suisses, Société Générale et le Crédit Agricole cumulent une perte totale de 318,2 milliards de dollars-us dont 57,3 milliards dûs au subprimes, donc pas loin de la moitié de leur capitalisation...

Bien entendu, il ne s'agit-là que des pertes duement repérées et comptabilisées, ayant été chiffrées sur les données connues au printemps de 2008. Les fururs bilans des banques donneront de plus amples indications sur les pertes, car il n'est pas possible de chiffrer l'ensemble des pertes en temps réel, au jour le jour. En matière bancaire, les résultats sont toujours longs à venir. Et ces données que je viens de vous énumérer ne pourraient n'être que les prémices de chiffrages plus graves encore.

                                       
  - III -   Des pratiques et des effets lamentables de toute nature dans les pays riches qui prétendaient faire des leçons d'économie et de démocratie à tous les autres...


Un certain nombre de banquiers connaissent et pratiquent les "cycles financiers". S'il fallait comprendre qu'ils induisent, voire provoquent ces cycles, ce ne serait sans doute pas faux. C'est ainsi, par exemple, que j'ai entendu dire en janvier de cette année, par un des principaux banquiers de la Compagnie Financière Édmond de Rothschild (Michel Cicurel) comme quoi il fallait laisser tomber l'année 2008 (année de l'achèvement du cycle économique que les banquiers attendaient d'ailleurs pour 2007), ne plus acheter aucune action, et attendre les années suivantes bien plus "favorables"... Donc un nouveau cycle, mais bien sûr selon leurs "critères" de banquiers, devrait se faire jour...

Si l'on cherche à y voir clair, il faut presque tout apprendre en creux et par défaut, à nos frais, débusquer les éléments les plus communs et banals du monde de la finance qui recèlent les "astuces" qui nous minent. Une chose est sûre, je le répète, la dissimulation renvoie à la culpabilité.

Un exemple au passage, pris dans la revue française l'Expansion de mai 2008 (N°730) cet exemple, pris parmi tant et tant d'autres, est un simple "échantillon" de l'anarchie financière qui règne sur notre monde pris parmi des dizaines et des dizaines d'autres, ainsi: Prêter pour échapper à l'impôt. Le ministère français des finances veut réformer le prêt et l'emprunt de titre? Mais oui, bien sûr! «Mais ce ministère aura du mal à remettre en cause une discrète astuce fiscale. Des propriétaires d'actions, étrangers, n'hésitent pas, en effet, à prêter leurs titres pour échapper à l'impôt sur les dividendes, distribués généralement juste après l'assemblée générale. Ces actionnaires sont sensés verser au percepteur français 25% des coupons perçus. Mais pour lui échapper, ils ont trouvés une astuce en trois étapes. 1) Ils prêtent leurs actions quelques jours avant l'encaissement du dividende à une banque française exemptée de cette fiscalité. 2)Ensuite, l'établissement bancaire français "emprunteur" perçoit les dividendes lors du paiement. 3) Enfin en échange d'une petite commission, la banque rend à l'actionnaire étranger ses titres dûment augmentés du montant des dividendes qui, juridiquement, n'en sont plus. Et le ministère des finances s'en trouve marri. D'après nos informations, la Société Générale est coutumière de ces montages.»

Autre exemple:
Anarchie financière avons nous dit? Voici une réflexion d'un vrai "vétéran financier", le président directeur général des Assurances Generali: "Les banquiers ont développé l'industrie des produits financiers dérivés (exemple: les "subprimes") dont l'objet fondamental est de transférer leurs risques (...) La baisse des marchés de l'immobilier américain a été le déclencheur de la crise. Ce qui n'est pas normal, c'est que les banques ont placé chez toutes sortes d'institutions ces produits financiers titrisés (les subprimes), ce qui a provoqué des pertes très importantes. J'observe que la Reserve Federal, pour sauver un certain nombre d'établissements de crédit, a échangé le mauvais papier des banques contre du bon papier qu'elle détenait (...)"
Et il y a tant d'autres exemples! Ce qui fait dire à certains: on privatise les gains et on socialise les pertes... Il faut que l'État s'explique, de deux choses: ou l'État est pour les intérêts et les profits des banques (c'est ce qu'il montre jusqu'à présent à peu près partout), ou il est le serviteur de l'intérêt général. Son silence en la matière, silence très "parlant", et ne fait qu'accentuer la confusion et le grave malaise généralisé...

Cette crise financière actuelle, partie des États-Unis, fait donc de telles lames de fond, qu'il est bien difficile d'en faire un inventaire exhaustif. Les phases de cette crise sont nombreuses, ses composantes encore plus nombreuses et mélangées. Chercher à démêler cet écheveau fatiguerait rapidement notre attention, gaspillerait et disperserait nos efforts en pure perte. D'ailleurs beaucoup d'experts financiers de renom dissimulent mal leur impuissance à expliquer de façon claire et détaillée les linéaments de cette crise qui s'est infiltrée partout, dans toutes les couches financières. Il faut tirer les vers du nez de quelques rares économistes et financiers qui, mal à l'aise, parviennent à peine à dresser des tableaux où ils peinent à désigner toutes les zones d'ombre. Ici pas de claires et sûres explications, c'est le règne de ce que nous aimons le moins, c'est à dire le règne de la confusion et des incertitudes pour le plus grand nombre.

Environ 25 ans de libéralisme (encore un "isme") quasi absolu ont fait se généraliser les pratiques financières les plus scandaleuses et contre nature sans que les usagers, pourtant les premiers concernés, ne s'en aperçoivent vraiment, ou trop tard. C'est incroyable! La réunion de tous les égoïsmes individuels qui devait, selon les chantres du libéralisme pur jus, résoudre les principaux problèmes du monde par les vertus qu'ils voient dans leur sacro-saint marché ne donne donc que des résultats d'égoïstes et d'escrocs... Comment en serait-il autrement? Jusqu'aux fameuses "agences de notations" (par exemple Moody, Standard and Poors, etc) qui notent les banques et les établisemments financiers de façon à rassurer les investisseurs (AAA, BBB, etc) tous plus "déterminants" les uns que les autres mais appréciant les systèmes les plus frelatés où, débarrassés des risques, les bénéfices étaient fabuleux... jusqu'à la chute finale... Mais chute finale surtout pour les couches de population sans matelas ni parachute bien entendu.... Ces agences de notation, cela a été avoué, sont des agences financées par les "banques notées" ainsi financées par elles-mêmes! Vous comprenez l'arnaque que constitue le fait que les banques financent elles-mêmes les agences supposées noter leurs performances... La boucle est bouclée! Si la Banque Centrale Européenne, ou BCE, a pour actionnaires les États européens pour qui la Banque Centrale Européenne est censée travailler (bien que cette organisation étatique est intimement liée en priorité au monde des affaires), je rappelle que, analogiquement, la Banque centrale des États-Unis, la Federal Reserve, ou FED, qui est censée diriger la monnaie mondiale qu'est le dollar, n'est pas une banque d'État, mais une banque privée appartenant aux douze (ou treize) principales banques commerciales étatsuniennes œuvrant sur tout le territoir des États-Unis. Ici aussi les contrôlés nomment leurs contrôleurs... Tous sont exactement du même bord. Système clos!

À présent le système étatsunien financier global est en train de se liquéfier. Il fonctionnait de façon "unitaire", couvrant et dépouillant le monde entier tout en étant rebouclé sur lui-même. Dit rapidement, les États-Unis règlaient, par exemple, leur pétrole sans contrepartie, par simple fabrication de dollars en chiffres, ou avec la "planche à billets" comme on dit, et ce, depuis le 15 août 1971, date où le dollar s'affranchit complètement et définitivement de son lien avec l'or. Plus aucune monnaie depuis lors n'a de lien avec l'or ou un autre métal. En juillet 2008, les liens entre la cotation du dollar et les cours du pétrole fonctionnent toujours. Jusqu'où? Jusqu'à quand? Les dégâts peuvent être considérables, même à moyen terme! En août 2008 le pétrole redescend un peu, le dollar-us remonte un peu, les matières premières se "stabiliseraient" (?), mais par contre les avoir bancaires continuent leur chute vertigineuse, les États "retiennent" cette chute (chute libérale!), mais demande générale de biens et de services donne des signes graves de fléchissement...

En résumé, nous dirons que toutes nos craintes des années antérieures étaient fondées, et que, à cette heure (en juillet-août 2008) les implications de cette crise financière ne sont pas encore toutes inventoriées, bien que leurs effets négatifs se fassent de plus en plus sentir. Pour l'essentiel, l'économie des entreprises, celles des branches productives en général n'est pas, à ce jour, touchée directement, en particulier les entreprises fonctionnant avec leurs fonds propres. Les autres entreprises, pour saines qu'elles soient, mais ayant des besoins de recourir au crédit et au financement en général, c'est à dire les plus nombreuses, sont en voie d'être fragilisées, et ce, proprotionnellement à leurs demandes de crédits aux banques; crédits octroyés de plus en plus chichement... D'ailleurs, on a appris en mai de cette année en France que la COFACE (organisme surveillant la solvabilité des entreprises acheteuses, tant en France qu'à létranger) indiquait une augmentation de 45% des incidents de paiement des dites entreprises, ceci étant dû que ces entreprises souffrent déjà des restrictions de crédit. La crise financière atteindrait ainsi l'économie normale...  En principe, sous réserve d'autres pertes à découvrir dans les séries d'actifs financiers fantômes, encore enfouis ici et là dans les comptabilités, de même s'agissant de variations importantes des prix des matières premières qui se produisent d'un jour à l'autre, en particulier, sur l'énergie, il faut attendre fin 2008 et début 2009 pour que les résultats et les bilans des entreprises, surtout les bilans des banques, nous renseignent davantage. Mais, de toute façon, à plus ou moins court terme, il faut que nous sachions rapidement dans quelle proportion l'économie financière, qui est fondamentalement malsaine, aura contaminée l'économie normale. Je rappelle cette autre proportion que, jusqu'en 2007 au moins, l'économie financière représentait 98% des transactions effectuées autour du monde et en temps réel, tandis que l'économie normale du commerce international ne représentait que 2% (ou environ 1/50ème) de ce volulme de transactions...

Enfin ne jamais oublier que le paramètre le plus important et sensible est et reste la demande générale des biens et des services. Dans ce système économique et financier actuel, si la demande venait à fléchir quelles qu'en soient les raisons, c'est ce fléchissement de la demande qui pointe actuellement et qui pourrait entraîner la vraie crise, celle que tout le monde redoute et qui fait évoquer le spectre de la crise de 1929. Dans le contexte hyper mondialisé actuel, la seule "bouée de sauvetage" (et encore!) serait la demande des grands pays émergents tel que la Chine, l'Inde et quelques autres grands pays importants. Mais alors, il y a trop d'éléments en jeu pour pouvoir pronostiquer sérieusement la "suite" des événements. Et je n'évoque même pas la situation stratégique au Moyen-Orient élargi d'où peut partir d'un mois à l'autre une étincelle non détectée qui, à nouveau et en profondeur, changerait presqu'aussitôt toutes les données mondiales stratégiques et, bien sûr, énergétiques et économiques ...

Beaucoup d'entreprises retiennent leur souffle, car les effets encore à venir de cette crise financière actuelle sont toujours imprévisibles pour la plupart des acteurs économiques (écrit en juillet-août 2008). Le domaine le plus névralgique est donc celui des banques et des autres établissements financiers dont un grand nombre, ainsi qu'il a été dit, sont profondément atteints par toutes les cascades d'effets négatifs, très pernicieux, dont l'origine "visible" à seulement commencé en août 2007 dans la débacle des prêts hypothécaires, ou crise des subprimes aux États-Unis (l'origine invisible, entre autres, les intérêts composés, origine détectée magistralement par le major Douglas et Louis Even est bien plus ancienne).


- IV - Problèmes très concrets, dramatiques, qui doivent avoir la toute première des priorités. Et quelle est la vraie proportion de la spéculation dans l'augmentation des prix des denrées?

Donc, nous voici en réalité confrontés à trois crises matérielles à la fois, intimement liées entres elles: la crise financière, la crise sur les matières premières dont l'énergie est la plus importante et déterminante de toutes, et la crise des prix des denrées de base. Voici donc trois crises à peu près simultanées, ou trois crises en une, qui font resurgir les spectres ancestraux de la pauvreté accentuée et durable, de la faim et des guerres, alors que notre "florissante économie mondialisée", devait (c'est vrai pour une coterie très minoritaire) nous faire parvenir, enfin, à la liberté et à l'enrichissement de tous à la paix définitive dans le monde grâce à la généralisation et l'intensification du commerce mondial, de la liberté totale de circuler des capitaux, etc. Les frontières, vestiges d'un passé révolu, ayant été enfin abattues! Tel était le crédo répété partout par les principaux milieux financiers libéraux qui subjuguèrent les gouvernements et les médias depuis environ 25 ans.

Pourquoi donc l'aveuglement des hommes aurait-il magiquement cessé par la grâce d'une idéologie, un de plus! Ici une idéologie libérale?  Alors que l'aveuglement a régulièrement atteint les hommes dans leur prétention hégémonique, les hommes se considérant causes d'eux-mêmes, n'ayant aucun besoin de Dieu, une force transcendante extérieure à eux-mêmes dont ils dépendraient?

Le "génie" des hommes s'est mis au service de ceux-là mêmes qui les trompent et les exploitent "le mieux" par des moyens complètement artificiels, générant des profits exclusivement basés sur des mécanismes bancaires faux, des manœuvres trop habiles d'un système, "trop intelligent"... selon les paroles mêmes d'un des économistes français les plus en vue, manœuvres à présent généralisées à la planète.

Alors qu'à l'autre bout de la chaine, il y a à ce jour 1,35 milliard d'agriculteurs dans le monde, ils représentent donc actuellement 20% des un peu plus de 6,5 milliards d'habitants de la Terre, soit 1 sur 5 (mais d'autres habitants, non agriculteurs, forment environ 35%, soit autant d'autres personnes en grande difficulté, ce qui nous met à environ de 55% des habitants de la Terre en difficulté, et cette proportion est volontairement "optimiste" si l'on peut dire. Parmi ces 1,35 milliards d'agriculteurs, à peine 2,2% d'entre eux ont un tracteur. Presque 9 millions de ces agriculteurs meurent de faim chaque année, c'est à dire quelques 24 000 personnes par jour. Donc, mourant de mauvais traitements, plus exactement, d'absence totale de traitement! Ce qui correspond précisément à d'autres calculs démographiques très sérieux, non basés sur l'agriculture! Et nous nous aperçevons de ceci parce que les prix de l'alimentation flambent.

Car il y a toute une partie de la population mondiale (75% de cette partie SONT DES AGRICULTEURS!) qui, de toutes façons, n'étaient déjà pas solvables avant la situation présente aggravée. Car leurs revenus (si l'on peut dire) étaient déjà en deça des prix "ordinaires", avant les hausses actuelles de l'alimentation courante! Donc il y avait déjà une demande insolvable! (S'il ne s'agissait que de demande solvable, les problèmes se déplaceraient et deviendraient davantage techniques au lieu d'être seulement commerciaux mais surtout financiers et bancaires).

Autre raison de difficultés accentuées par les crises. En quoi la crise financière mondiale actuelle menace-t-elle de nombreux pays en développement qui sont en dehors des grands pays émergents? Parce qu'il existe une grave asymétrie entre la rigueur des règles du commerce international (OMC) d'ailleurs de plus en plus contestées par les principaux acteurs des pays émergents (par exemple la rencontre de Genève en juillet 2008 sous l'édide de l'OMC à échouée) et l'absence actuelle de règle dans le domaine des échanges financiers. Par exemple, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), on négocie avec acharnement pour abaisser de 20% ou 30% les droits de douanes sur tel ou tel produit, mais la chute du dollar, en peu d'années, efface tous ces progrès. Les prétendus "bienfaits" de la libéralisation volent en éclats par l'anarchie financière. (....)

Par exemple, l'Afrique est un continent où, au printemps 2008, la tension sur l'alimentation serait réapparue ici et là. Dans ce contexte actuel, l'Afrique dans son ensemble est très vulnérable aux fluctuations des prix des produits alimentaires de base, ces produits représentent plus des 3/4 de toutes les exportations et plus du 1/3 du PIB de ce continent. Si seulement la hausse des prix des denrées et de l'énergie, pouvait comporter et signifier une alerte normale due à des quantités grandissantes de denrées demandées à présent par le marché et ayant pour cause l'augmentation de la population, plus les nouvelles demandes accrues de denrées par de très importants pays en plein développement (Chine, Inde, et quelques autres dans le monde), on pourrait se réjouïr de l'augmentation en conséquence des revenus des producteurs agricoles de par le monde entier. Cependant, compte tenu de la fausseté financière et bancaire sensée irriguer partout les échanges commerciaux dont les valeurs réelles sont "tripotées" (au sens de tripot) par la spéculation, nous ne pouvons avoir la certitude que l'intégrité du juste prix soit préservée. J'y reviens brièvement un peu plus loin.

Mais il me faut signaler également ce fait indéniable, insupportable, qui se trouve maintenant dans un rapport officiel commandé par le gouvernement français et à qui il a été remis en juin de cette année. Le gouvernement français d'ailleurs, tarde "curieusement" à en faire écho. Il s'agit de ces fonds privés qui rachètent les dettes des pays les plus pauvres, on appelle cela: les fonds vautours. Ce sont des institutions financières privées qui rachètent au rabais les créances des pays très endettés. Ils les rachètent dans les conditions de créances dites douteuses et, après, les renégocient à leur valeur nominale et actualisée. Ces fonds vautours saisissent les institutions internationales et arrivent à avoir gain de cause. Ils ont déjà récupéré plus de 2 milliards de dollars sur une quarantaine de pays très pauvres tel que le Mali, la Zambie, le Zimbawe, etc. Donc ces fonds vautours sont une insulte abjecte extraordinaire au monde entier, d'abord aux démunis. Vous avez donc un certain nombre d'institutions financières privées qui rachètent les créances sur des pays pauvres et qui deviennent ainsi les créanciers des l'États, préssurent ces États, et donc appauvrissent des peuples entiers. Voilà de quoi le droit international semble ne pas se mêler. Quand on pense, par ailleurs, que malgré la crise financière, aucun pouvoir ne paraît entreprendre la moindre modification des règles dans les domaines financiers. Il faut amander le droit international, il semble n'avoir prise sur rien!

Mais d'où vient donc le fait qu'on meure de faim et l'on vit si mal dans des pays qui ont des potentialités agricoles considérables? Et ce, jusqu'à l'extraversion de leurs économies? Là où l'on cultivait des produits de denrées alimentaires qui nourrissaient la population, aujourd'hui on cultive des cultures de rentes pour l'exportation. Ce furent, en particulier les erreurs des accords de Yaoundé (1963), ensuite des accrords de Lomé, entre autres.

Il n'y a aucun exemple au monde où le libre commerce à lui seul ait accompli les mêmes développements que ceux pris par les sociétés elles-mêmes avec leurs décisions prises légalement et qui furent toujours des développements qui ont amorcé les vrais changements positifs économiques dans un pays, à condition que le pays en question n'écoutât pas les sirène libérales-financières. Preuve historique, toute l'histoire économique, très mal connue, du Japon, jusqu'à la fin du XXème siècle dément les fariboles et les égarements distillés par le libéralisme mondial (qu'on devrait appeler le mondial-libéralisme) et qui pousse au désespoir quelques 2/3 de l'humanité.

Pour terminer ce passage qui voudrait éclaircir les raisons dues aux spoliations et détournements massifs silencieux, pratiqués au moins jusqu'à présent et commis par les principales branches financières dans le monde et leurs conséquences à l'évidence incalculables, je voudrais vous transmettre, quelques éléments d'importance, très concrets dans le contexte mondial actuel, car nous concernant tous, encore que, au Canada, les réserves énergétiques sont parmi les plus élevées du monde, aux problèmes techniques d'extraction près. Ces éléments que j'ai ici résumés et adaptés, sont en partie tirés de la petite revue argentine Patria Argentina (ici le numéro de mai 2008) de notre ami argentin Santiago Alonso, où j'y ajoute, ici et là, quelques commentaires et informations documentés en rapport avec ce qui vient d'être dit.

La crise énergétique est en phase avec l'affaiblissement du dollar-us, car la crise financière ne fait rien à l'affaire de la crise de l'énergie. Ceci explique en grande partie la montée des prix du pétrole, il y a un lien entre ces deux tendances majeures, lien déjà souligné et rappelé plus haut. Selon l'investigateur William Engdhal, 60% du prix de l'énergie serait la proportion des opérations spéculatives effectuées sur le futur des investissements en bourse ayant des dérivés financiers (suivez mon regard...). C'est dire que le prix où en est arrivé le pétrole (en mars 2008 les cours du pétrole dépassait déjà les 100 dollars le baril, il en est à 120 dollars en août 2008 après avoir frôlé les 150 dollars) ne se doit ni à la rareté (du moins pour le moment), ni au défaut de production, si ce n'est en partie à l'obsolescence importante de beaucoup de raffineries de pétrole dans le monde développé, également en Russie, mais aussi aux États-Unis et en partie à l'exès de demande. Mais, quoiqu'il en soit, l'augmentation du prix du pétrole entraîne celui des aliments. Le pétrole intervient directement dans toute la chaine de production alimentaire essentielle: engrais, combustible des machines agricoles et le transport. Le pétrole a un effet direct sur l'augmentation du rendement agricole de la planète vu qu'elle a maintenant un peu plus de 6,5 milliards d'habitants et que le rendement agricole actuel a rompu avec le dogme de Malthus et ses suiveurs par la mise en œuvre de la "révolution verte" qui, depuis environ 40 ans, est donc le résultat d'applications scientifiques et techniciennes produisant des rendements agricoles fortement accrus partout dans le monde.

Ainsi, au sujet de la crise alimentaire, l'extraordinaire escalade du prix du pétrole provoque celle des prix des grains et leurs correspondants oléagineux. L'affaiblissement du dollar y a sa part, mais le choix du bio-carburant, rien qu'aux États-Unis qui est le plus gand producteur mondial de maïs, dérive vers le bio-carburant sa production de cette céréale à raison de 30%. L'alimentation non plus n'échappe pas à la spéculation financière, certains analystes considèrent que au moins 30% des hausses sont provoquées par la dite spéculation sur les produits alimentaires. Le problème se trouve avec les 40 à 45% de la population mondiale qui vit avec un revenu d'à peine 2 à 2,5 dollars par personne et par jour, alors que le kilo de riz se monte à environ 1 dollar dans les pays en développement. J'ajoute un détail qui peut devenir intéressant, que, contrairement aux autres céréales, le marché du riz a la spécificité d'être peu mondialisé. Un nombre non négligeable de pays producteurs de riz donnent l'entière priorité à leur consommation intérieure et seulement (en 2007) 10% des 400 millions de tonnes de riz produites dans le monde sont allé à l'exportation. Ce détail plutôt positif est déterminant pour la sécurité alimentaire des populations, en particulier asiatiques Il y a là, un démenti au "règne" du tout-marché de la mondialisation.

On comprend très bien que la mondialisation nous expose au très dangereux et douloureux ressac économique et financier mondial, alors qu'on devrait en être soustrait autant que faire se peut, surtout pour les approvisionnements de base. Je rappelle que Maurice Allais, l'un des économiste les plus fiable et sérieux, recommande une économie de bassins et d'écluses permettant que seuls des niveaux comparables de production puissent s'échanger dans le monde des biens sans dommages pour personne. Ironie admirable, le FMI et la banque mondiale alertèrent de leur côté en mai de cette année que plus de 100 millions de personnes souffrent de la faim par cette cause donc de spéculation. C'est clair, dans ces conditions actuelles de tripot, que plus haut sera la prix des denrées, plus faible sera le nombre de personnes pauvres qui pourra en acheter.

Au sujet de l'inflation mondiale, l'auto-alimentation de la crise découlera de l'interaction pétrole-aliments, phénomène extérieur aux conditions économiques de chaque pays qui ainsi "importe" cette inflation découlant de ce rapport pétrole-aliments. Un système financier sain tel que le Crédit Social, adapté vraiment à chaque population, préserverait les pays, les familles, les continents eux-mêmes des tenants des pratiques prédatrices qui savent seulement qu'ils gagnent toujours plus gros sur les grands nombres. Mais cela crève les yeux qu'il s'agit ici des grands nombres de ventres creux produits par ce système financier prédateur, et on sait bien que selon le dicton: "Ventre creux n'a pas d'oreilles"  c'est là la cause presque directe des échecs politiques, économiques et sociaux.

- V - Exemple de la vie biologique naturelle pour la vie économique et financière 

Je trouve très didactique cette analogie éclairante entre l'activité économique et la biologie, le monde vivant, celui de Dieu, pouvant servir de modèle organique économique pour les sociétés civiles productrices. Le vivant ne devrait-il pas servir de modèle pour l'organisation de la vie des hommes ici bas? La cellule vivante a besoin d'une paroi pour son développement naturel et le bon accomplissement non moins naturel de ses fonctions. C'est la paroi qui est la condition première d'échanges sains et féconds pour tout l'organisme, les parois (alias les frontières) filtrent les entrées et les sorties, et ainsi protègent et développent la cellule vivante. Supprimez la paroi cellulaire et vous exposerez toutes les fonctions de la cellule aux éléments qui l'environnent. Éléments qui, de fournisseurs et de récepteurs utiles et indispensables de cette cellule, deviennent des prédateurs et des étouffoirs. N'est-ce pas là le shéma directeur idéal de la cellule saine qu'il faut pratiquer dans un espace économique et social donné, à l'image du vivant? D'ailleurs l'analogie peut être menée plus loin. Lorsqu'on supprime les parois-frontières d'un organisme vivant, vous empêchez sa respiration, vous laissez donc entrer des agents pathogènes qui ne le seraient pas s'ils restaient à leur place, et enfin, surtout, vous brisez les défenses internes, les défenses immunitaires de la cellule qui bientôt va périr n'ayant plus ses défenses internes, ou n'a que des défenses non adaptées à la "situation nouvelle". N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la globalisation ou mondialisation tous azimuts qui aplanit et homogénéise tout l'environnement naturel et humain.

Le système économique et financier libre-échangiste actuel provoque les affaiblissements et les ravages d'un type de "sida" au sein de sociétés ainsi atteintes de l'intérieur et qui avaient mis des siècles à s'organiser et se structurer progressivement. Une économie basée sur le modèle de ce qui est vivant, bien calée sur le croît biologique à ne pas dépasser, tel une cellule vivante saine, serait en tout point appropriée à la répartition toute naturelle, par écluses et bassins, des flux économiques et d'énergies propres aux dévelopements sains, résistants et féconds de la vie. Et non plus, ainsi que les tenants du mondialisme veulent l'imposer partout leur modèle délétère sans le dire évidemment, car ce serait refusé partout (les faits l'ont prouvé, par exemple, par le NON français et le NON hollandais à l' "Europe" bruxelloise en  mai 2005 et le non à l'Europe de l'Irelande en juin 2008)

En corollaire de ce qui précède cette déclaration (en 1992 je crois) de David Rockefeller qui fait froid dans le dos:
"Nous allons vers l'émergence d'une transformation globale.Tout ce dont nous avons besoin est la crise majeure et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial"...


DEVANT CES EXEMPLES DÉPLORABLES, VOICI CE QU'IL FAUT RETENIR ET   PRATIQUER:

——>>QUE LE BILAN DES BANQUES, SURTOUT S'ILS SONT FLORISSANTS, NE SOIT PLUS LE REFLET DES PRIVATIONS ET DES MALHEURS D'UNE POPULATION QUI TRAVAILLE, MAIS DE SON ENRICHISSEMENT RÉEL, GRÂCE À UN REFLET FINANCIER EXACT ET SAIN.

Ceci m'amène à rapeller cette cette citation de Louis EVEN mise en exergue au début de la première leçon du document — Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 Leçons et vues à la lumière de la doctrine sociale de l'Église —

"Le but, la fin des activités économiques, c'est donc l'adaptation des biens terrestres à la satisfaction des besoins temporels de l'home. Et l'économique atteint sa fin lorsqu'elle place les biens terrestres au service des besoins humains", et plus loin, "Et lorsque l'économique atteint cette fin propre, lorsqu'elle permet aux biens de joindre les besoin, elle est parfaite. Ne lui demandons pas plus. Mais demandons lui cela. C'est à elle d'accomplir cela"

Louis EVEN, sur la base des travaux du major DOUGLAS, et avec quelle verve et quelle pédagogie inégalée! Est le meilleur et indispensable argumentateur du Crédit-Social. Il est celui qui a achevé, et avec quelle perfection! la formulation philosophique relative à l'argent, le champ de l'argent, donc de la monnaie et son traitement. Louis EVEN donna une réponse inégalée, LA bonne réponse.

Pour information facultative on peut indiquer que:

Louis EVEN donna par là, rétroactivement, à un certain nombre d'économistes de renom, un peu plus anciens, soucieux de parfaire autant que possible leur approche scientifique en recherchant et en respectant une philosophie saine. Parmi ceux-ci, on peut citer le très sérieux Léon Walras (1834-1910) qui n'est pas indispensable à connaître pour qui travail à développer autour de lui la connaissance du Crédit-Social, mais il est une référence fiable et sûre pour qui étudie l'économie. Léon Walras fut un économiste français ayant exercé presque tout son enseignement en Suisse, à Lausanne. Les principes qu'il développa avec une rigueur toute mathématique sont en accord avec tout ce que qu'allait contenir le Crédit-Social formulé par le major Douglas en 1918, huit ans après la disparition de Léon Walras (Léon Walras est d'ailleurs à l'origine de l'école mathématique en économie, à la suite d'un autre économiste français nommé Antoine Augustin Cournot,1801-1877). 

Il n'y a que le CRÉDIT SOCIAL et toutes les vérités qui lui correspondent, qui puisse nous faire trouver, ou retrouver, le vrai ÉQUILIBRE vital et durable, collectif, familial et individuel, en plein accord avec toute la révélation de la vie visible et invisible qui se trouve sous la seule Loi de DIEU et inscrite dans la doctrine sociale de l'Église.
  

           =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

—>La partie VI, ci-dessous, est facultative, selon le temps imparti, je l'utiliserai ou non, ce sera selon les circonstances


- VI - Exemples à ne pas suivre, alors que ces attitudes ont été infiltrées dans nos esprits pendant une longue partie de l'histoire.

Cette citation de D. Rockefeller m'incite à vous rappeler ce qui suit. En mai dernier, j'ai été écouter une conférence à la faculté de droit de Toulon faite par un haut fonctionnaire de la commision européenne. Il est chargé de mission par la Commission européene qui l'emploie de veiller et d'intervenir sur le processus de démocratisation dans les relations internationales et de faire des rapports en conséquence servant à la politique mondiale à tenir par la Commission européenne. Après que le conférencier ait indiqué que, entre autres missions qui lui ont été confiées, il fut en poste en Russie, tout nouvellement libérée du communisme, avec trois collègues pour suivre et conseiller le processus démocratique devant s'implanter alors en Russie, il précisa qu'il disposait d'un budget véritablement colossal, ce détail budgétaire en dit long sur les moyens dont disposent les tenants d'un gouvernement mondial... Effectivement, je sais que la commission européenne est littéralement bourrée d'argent, c'est peut-être l'organisation mondialiste exécutive la plus riche de toutes. Donc cette conférence où je me suis rendu m'a appri et donné la confirmation que la structure de gouvernement mondiale n'est pas du tout une plaisanterie, mais bien l'application concrète des principes maçonniques sur le monde. Ce qu'a décrit ce fonctionnaire est (sans qu'il l'ait dit évidemment) le reflet quasi direct d'une organisation mondiale entièrement maçonnisée... Visant le long terme...

C'est ainsi que je voudrais vous fait part rapidement d'une mienne réflexion, donc formée par nombre de faits historiques et d'actualité convergents et gros facteurs de risques.   Mais, en même temps, il s'agit d'éclairer et de désocculter la pensée qui a puissamment contribué à nous conduire aux crises que nous connaissons, dont la crise actuelle, sans doute majeure à terme, conjointement aux projets politiques "mondiaux" qui, sous couvert de démocratie, menacent le monde.

Cependant, plus nous accederons à la lucidité, c'est à dire la faculté d'enseigner et de mettre en pratique le Crédit-Social avec tout ce que cela comporte en réponse aux dégradations déjà tellement visibles dans notre monde prétenduement moderne, moins nous nous sentirons impuissants et plus nous aurons de l'impact.

Le cas des dirigeants des États-Unis est un cas d'école! David Rockefeller et consort franc-maçonnerie, ainsi que le monde où ils veulent nous entraîner échoueront. Je pense d'ailleurs qu'ils échoueront. Le problème est de savoir quel sera le vrai prix de cet échec.

Tout d'abord, je vais vous citer de courts extraits, trouvés dans un site internet, d'une conférence prononcée, il y a neuf ou dix ans, par un apologiste du libéralisme, et même de l'ultra-libéralisme, un français, se disant: auteur libertarien... Établi de longue date à Londres (ce qui explique sans doute certaines choses le concernant) qui cherche, entre autres, à influencer et infiltrer le milieu catholique, il se dit d'ailleurs "catholique"...

Cette attitude renseigne assez bien sur l'infirtration libérale et ultra-libérale dans le catholicisme. Dans cette conférence, il y est dit des vérités de bon sens, mais il s'y trouve surtout un mélange de vérités et d'erreurs manifestes. Ceci fait qu'avec l'habileté langagière, une langue claire, plus une culture raffinée, se trouvent facilités l'installation dans les esprits ainsi "séduits" d'un mode de pensée contraire à la religion révélée, ou qui "révèle" seulement ce qui arrange l'idéologue qui s'exprime. Les esprits ainsi touchés deviennent progressivement peu portés à s'interroger sur l'équivoque, les malentendus, les présupposés qu'on leur distille, et surtout sur une dialectique tout à fait corrosive, destructrice et dissolvante, la plupart du temps à l'insu des "prospectés". Telle est la méthode des idéologues. Idéologues de tout poil qui ont tant fait de mal à l'humanité et que le CRÉDIT SOCIAL appaiserait et remettrait à leur place pour le soulagement et la créativité de tous.

Voici donc quelques extraits de cette conférence intitulée: "Comment penser l'économie aujourd'hui ", vous allez sans doute vous rendre mieux compte, par ce petit échantillon, de l'idéologie sous-jacente et dans laquelle nous baignons et qui produit la transformation de tant d'esprits, orientant faussement tant de jugements en notre monde contemporain par des principes qui sapent le monde naturel et sain, voire saint, voulu par Dieu et défendu par l'Église.

Voici des citations extraites de cette conférence:

(...) Il est impossible de parler de l'économie aujourd'hui sans parler d'argent. Or, rien n'est plus mal compris par les critiques du capitalisme bourgeois que la fonction de l'argent. L'argent est une énergie. La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession d'immeubles, de terres et d'usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L'argent est évidemment l'énergie de ce nouveau nomadisme.

Considérez la société d'avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d'aristocrates et de paysans, d'hommes de l'État et de travailleurs, qui connaissait bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partageaient finalement les mêmes valeurs: l'amour de la terre-mère et nourricière, l'attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes...

Et voilà que l'argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c'est à dire aujourd'hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L'argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.

Contrairement à une idée reçue, l'argent n'est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontournable, l'argent est du côté de l'humain parce qu'il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements. Il est du côté de l'esprit (sic, ndlr) parce qu'il nous arrache à la matière.

D'une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleur vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle: "Ne t'attache pas, ça peut se vendre". L'argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l'appel que nous lance l'économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c'est à dire vers la vie de l'esprit. (...)

(...) La logique économique inverse le sens historique de l'échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au dessus de nous, pour le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui qui est à côté de nous, pour l'étranger, pour l'inconnu... Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd'hui, en économie de marché, le riche reste riche parce qu'il n'hésite pas à soumettre sa poduction au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui. (...)

Voici aussi un autre extrait de cette même conférence, c'est une note (la note N° 16), les notes de cette conférences sont aussi très "révélatrices"...

(...) Et si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché originel et de la Rédemption) Auschwitz n'est pas dénué de sens. Auschwitz représente l'aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l'appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l'institution d'un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée. Les démocraties n'échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d'élire des chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s'acquiert lorsqu'on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef... ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan: Ein Reich, ein Volk, ein Führer. Si certaines sociétés politiques, come la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz, ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des "concepts volés" comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d'ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme. (...)

Fin de citations des extraites de cette conférence.

Tous ces extraits qui précèdent pourrait être réfutés point par point. Ils révèlent cette pratique dialectique délétère des "grands idéologues", qu'ils soient libéraux ou marxistes d'ailleurs, car énormément de points unissent, précisément ces deux-là dans un "même combat". Ils développent et répandent cette dialectique mortifère d'association de la nation (sous entendu chrétienne) avec les crimes historiques massifs les plus atroces, les dévoiements et les pratiques les pires, justement! Ces crimes indicibles de ceux-là mêmes qui ont été financés et payés par ce même argent mondial qu'ils adorent en bons Ophites qu'ils sont! C'est à dire des adorateurs du Serpent tels qu'ils se révèlent (ingénument??) ici s'exprimant d'une manière doucereuse dans un pareil texte...

J'ai tenu à vous exposer un peu ce propos qui, je pense, jette une lumière crue sur une pensée qui se croit "moderne" et "libératrice" des prétendues anciennes "tutelles", et qui se perçoit découlant en droite ligne de la pensée libérale-maçonnique qui est en train de chercher à achever l'anéantissement du monde en mettant sous sa coupe les sociétés ordonnées qui s'y trouvent encore, soucieuses de vivre sous la Loi de Dieu, ce qui les avait rendu créatrices et fécondes.

Effectivement, en résumé, la philosophie et les idées issues en grande partie de la Réforme protestante, ainsi que celles du siècle dit des "Lumières", sont, pour l'essentiel, du même phylum. À part quelques auteurs et philosophes notoirement dévoyés, ces idées furent développées en général par des penseurs  "convenables", respectueux pour l'essentiel des mœurs et des structures sociales et politiques de leur temps. Mais leurs idées, essentiellement séductrices, se fortifiant au cours du temps, des modes et des générations, facilitèrent à la fois une accélération du progrès matériel et économique, ce type d'économie actuelle à somme positive, supplantant le type d'économie à somme nulle des anciens siècles et qui a envahit toute la planète, mais aussi causant des dévastations et des délires politiques assassins jamais atteints par les puissances d'autrefois, et dont les résultats historiques mortifères, entre autres, furent durant la première moitié du XXème siècle le communisme et consorts et le nazisme et consorts, leurs guerres effrayantes, les révolutions et les tueries sytématiques les plus dévastatrices jamais connues auparavant, et ce, jusqu'à l'utilisation de la bombe atomique, et tant d'autres malheurs.

En résumé, on peut dire en particulier que ces pensées de la Réforme plus celles du XVIIIème siècle, dit siècle des "Lumières", furent donc à l'origine de la pratique d'une économie à somme positive, donc toujours en expansion, car découlant de la révolution industrielle et du crédit "moderne". Crédit entièrement "contrôlé" par les milieux financiers et bancaires, agissant au dessus des gouvernements, contrôlant la création monétaire, instaurant un mode de crédit anticipant les biens à produire et à vendre. Puis, devenue une économie complètement financière, si dangereuse dans ses implications à moyens et longs termes. Ce n'est pas du tout là cette création monétaire saine rendue possible grâce à la production déjà physiquement possible, et ceci, suite aux expérimentations du major DOUGLAS étant la base du CRÉDIT SOCIAL et ses innombrables implications et effets positifs sur les sociétés.

Donc, ces idées issues de la Réforme et du siècle des Lumières, donc affranchies des anciennes tutelles qu'étaient les principales monarchies européennes et l'Église romaine, produisirent des cascades historiques de très grands progrès matériels économiques, mais débouchèrent sur les guerres et les révulutions majeures les plus terribles, dont le 20ème siècle est un concentré de tout cela. Ainsi, d'une économie à somme nulle, nous sommes passé à une économie à somme positive, toujours en expansion, qui fut le lancement du capitalisme "moderne", puis du capitalisme financier.

C'est ainsi qu'avec la Révolution anglaise de la fin du XVIIème siècle, les idées de la Réforme protestante se déployèrent à nouveau et s'exportèrent (à partir de 1694 avec l'instauration de la banque dAngleterre), se répendant dans le monde entier. De même, un siècle plus tard en 1789, les idées du siècle des "Lumières", qui sont comparables et continuatrices de celles de la Réforme protestante, continuèrent leur déploiement avec la Révolution française. Ainsi le monde bourgeois prit alors partout l'essentiel des rennes du pouvoir.

Par exemple, en raccourci, on peut dire la France devint politiquement protestante, avec l'Édit de Nantes (1598), et environ deux siècle plus tard, après la Révolution française, la France resta encore presque deux autres siècles fortement socialement catholique. Mais toutes ces forces se condensèrent historiquement dans le monde en la Révolution bolchévique de 1917. Ce communisme dura un peu plus de 70 ans. Mais le "maître d'ouvrage" de tout cela, l'instigateur du capitalisme, vite transmué en capitalisme financier (qui fut le fourrier du communisme et consorts au XXème siècle) fut la révolution bourgeoise protestante anglo-saxonne. Donc d'abord souchée en Angleterre avec le développement et le déploiement de la banque d'Angleterre, puis le relai de l'impérialisme politique et économique mondial ayant été repris par les États-Unis au début du 20ème siècle, ce modèle de la Banque d'Angleterre devint, avec le relai nord-américain, le modèle mondial de fonctionnement financier. On peut nommer ainsi ce "fonctionnement financier": l'impérialisme international de l'argent, c'est la désignation faite par le très lucide Pape Pie XI dans son encyclique, ici bien connue, Quadragesimo anno en 1931.  

Nombre de gouvernements du monde, silencieusement, se sont pliés à cet impérialisme international de l'argent. C'est le stade où nous en sommes encore actuellement. Sans doute pour un temps qui devrait être désormais plutôt court...

Mais une "piste" marquante, un "détail" historique spécifique apparaît pour peu qu'on suive attentivement le déroulement historique de l'émergence de la démocratie en Angleterre par le biais de l'aristocratie britannique. En effet, l'Angleterre put "se payer" la démocratie grâce à la puissance et aux revenus que lui procurait encore à cette époque son immense empire colonial. L'Angleterre put donc "se payer" la démocratie parce qu'elle faisait "suer le burnous". La France de son côté a un peu suivit le même chemin et la même attitude, mais son empire colonial n'était que le 1/3 de l'empire britannique, soit 11 millions de kms2 pour 'Empire français, tandis que celui de l'Angleterre s'étendait alors sur 33 millions de kms2.

Il y a dans ce fait une faille, une contradiction historique très occultée, jamais pointée que je sache, et qui souligne l'ambigüité du modèle économique et financier anglo-saxon pérénnisé dans le monde entier par son modèle de banque et de système financier, mais se déployant derrière un "paravant démocratique"...

Le "paravent" démocratique, derrière lequel s'abrite le système financier mondial actuel, sert à imposer la globalisation, ou mondialisation.  Une démocratie dont les dirigeants étatsuniens et anglais et l'ensemble politique, économique et stratégique qui en dépend, ne font que clamer les "vertus"... Vertus démocratiques en priorité pour eux seuls bien entendu...

Je vient de vous signaler les préoccupations "démocratiques" de l'Europe brussello-strasbourgeoise et sa richissime Commission européenne. Tous ces "démocrates", États-Unis en tête, ne clament-ils- pas qu'ils veulent apporter la démocratie au monde entier? Fut-ce de force? L'exemple de la guerre en Iraq, menée par les États-Unis, une de plus menée par eux, n'est-elle pas un cas d'école d'une tragédie inouïe, sans égale, cimentée par le mensonge le plus grave qui ait été proféré pour "justifier" une guerre effroyable? (dont les effets dévastateurs ne sont pas terminés à ce jour!).

Certes, en principe, la démocratie existe à l'intérieur des pays riches, et encore! Tellement de faits et de changements indiquent le contraire! Car, dans l'état actuel des choses, la démocratie politique ne correspondent à rien sans son complément obligé qu'est la démocratie économique. La démocratie économique est inéxistante! Mais l'on s'aperçoit à présent, sans hésitation, que les relations extérieures des pays qui prétendent faire la leçon de démocratie au monde entier ne sont que pillages des matières premières et de leurs autres ressources, financières en particulier. Les infortunés (c'est le cas de le dire!) pays qui les vendent, sont "obligés" de les vendres en ne maîtrisant rien dans leur prix de vente! Ce pillage est accompagné de l'exigence de dettes-vampires à intérêts composés, dettes impayables, et ceci, sous couvert et sous "conditions" d'ajustements structurels. Voici encore un terme abscons signifiant l'obéissance, également sans fin, aux exigences des financiers... Ces dettes sont une vraie transfusion sanguine en continue de la substance vitale des pays pauvres et condamnés à rester pauvres dans ces conditions de relations avec le monde riche. C'est le monde riche qui fait les questions et les réponses!...  Que signifie donc l'instauration de la démocratie sans aucun moyen de la pratiquer?...Autrement dit, que signifie encore une fois la démocratie politique sans la démocratie économique qui lui corresponde? Quel sentiment de liberté avons-nous dans une démocratie politique en ayant les poches éternellement vides??

Quand allons-nous oser poser les vraies questions? Et surtout à l'endroit où cela fait mouche?

La phrase de l'historien français François Furet résonne ici avec une justesse étonnante sur ce brûlant sujet de la démocratie à l'aune de la justice économique et sociale: "La démocratie dépend d'une oligarchie occulte contraire à ses principes, mais indispensable à son fonctionnement". L'essentiel est pointé ici.

Le maître mot de cette attitude de mauvaise foi, hypocrite et scélérate, se traduit ainsi:  "Je possède, donc j'ai le droit", On dirait que j'ai le droit à l'infini!.... L'Église, qui n'est pas contre la propriété privée quand la propriété s'établit dans une juste mesure, répond: "Je possède, donc je suis responsable".

Renaud  L a i l l i e r


http://www.michaeljournal.org/images/Presse-Citron.gif
                                           
C'est un peu comme un indicatif d'une émission, mais je trouve tellement appropriée cette phrase de l'écrivain Honoré de Balzac que je ne peux m'empêcher de la réutiliser à chaque intervention qu'il m'est donnée de faire:

   — LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU
        PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU,
        IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —

                                                    (Honoré de Balzac)


                           

dette du Canada

Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de
l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie,
selon Maurice Allais, Prix Nobel d'économie en 1988
dans « La crise mondiale aujourd'hui »
(Ed. Clément Juglar 1999).
.
Pollution www.m-c-s.ch
L'EFF utilise le ruban bleu pour symboliser leur défense de la liberté d'expression

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Sites que vous devriez visiter, merci

Saint Jean-Paul II a comparé le rapport sexuel entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.

http://desiebenthal.blogspot.com/2011/05/le-rapport-sexuel-est-comparable.html


http://michaeljournal.org

http://ferraye.blogspot.com/

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia

Un pour tous, tous pour un, IEOUA, LIOBA, Alleluia
Image des rings burgondes. Donner à chaque souverain, le peuple est le souverain en Suisse, sa part des créations monétaires volées actuellement par les banques commerciales. La banque nationale suisse doit devenir une coopérative, et pas une société anonyme, qui distribue à chacun et chacune ce qui lui est dû par un dividende social à tous dès la conception ! Voter oui à l'initiative monnaies pleines, monnaies au pluriel qui respectent notamment les wirs, voir www.wir.ch http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/projet-de-loi-dapplication-de-monnaie.html http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/swiss-positive-money-social-credit.html à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

Les combats intérieurs.

Les combats intérieurs.
Signification des armoiries:chapelle de Gstaad, St Niklaus. Mettons le dragon qui est en chacun de nous sous 7 verrous. Meaning of the coat of arms: Chapel of Gstaad, St Niklaus. Let the dragon that is in each of us within 7 locks. http://desiebenthal.blogspot.ch/2015/12/misericordes-suisses.html

Un pour tous, tous pour un.

Un pour tous, tous pour un.
Le dragon de nos armoiries qui crache le feu sur le casque.

Les valeurs suisses

Les valeurs suisses
Un pour tous, tous pour un.

Archives du blog

Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont en nous et qui nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire mieux agir en faveur du bien commun.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).

http://www.lumenc.org/maladies.php

Les conseils du pape François pour se confesser

Dans un petit livret intitulé « Prends soin de ton cœur », offert par le pape François aux pèlerins de la place Saint Pierre après l'Angelus du 22 février, se trouvent différents textes à méditer pendant le carême et un examen de conscience pour se préparer à la confession.

  • Une distribution un peu particulière a eu lieu il y a quelques jours place Saint-Pierre, à Rome. Des bénévoles, parmi lesquels de nombreux sans-abri venus en pèlerinage, ont distribué à la foule réunie pour entendre l'Angelus un petit carnet offert par le pape pour le premier dimanche du carême.
  • Notre cœur doit se convertir au Seigneur, a insisté François lors de l'Angélus. C’est pourquoi, en ce premier dimanche, j’ai pensé vous offrir, à vous qui êtes ici sur la place, un petit livret de poche intitulé "Prends soin de ton cœur". »

Celui-ci rassemble quelques enseignements de Jésus et les contenus essentiels de la foi, comme les sept sacrements, les dons de l'Esprit Saint, les dix commandements, les vertus, les œuvres de miséricorde, etc. On y trouve aussi un examen de conscience dont le pape avait souligné l'importance lors de sa messe quotidienne à la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 11 octobre 2014. « Avoir un cœur recueilli, un cœur dans lequel nous savons ce qui se passe et ici et là, nous pouvons exercer une pratique ancienne mais efficace de l’Église : l’examen de conscience. Qui d’entre nous, le soir, avant de finir sa journée, reste tout seul ou toute seule et se pose la question : qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il arrivé ? Quelles émotions ont traversé mon cœur ? Si nous ne faisons pas cela, nous ne réussissons pas ni à bien veiller ni à bien protéger notre cœur »

I. Petits rappels sur le sacrement de Confession (ou de Pénitence ou de Réconciliation)

Un vrai chrétien a le souci constant de conserver son âme en état de grâce aux yeux de Dieu. Il sait, en effet, d’une part, que nul ne connaît ni le jour ni l’heure de sa mort et que, d’autre part, l’âme, pour être admise au bonheur parfait et éternel du Ciel, doit être entiè­rement purifiée du péché. C’est pourquoi il reçoit volontiers le sacrement de la Réconciliation.

Par ce sacrement, on obtient la rémission de tous les péchés person­nels (quelle qu’en soit la gravité) commis après le baptême. Ce pouvoir qu’avait le Christ, il l’a transmis à ses Apôtres quand, leur apparaissant après sa Résurrection, il leur a dit : Recevez le Saint-Esprit : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez (Jean, XX, 23). Ce pouvoir passa des Apôtres à leurs successeurs.


Tout chrétien doit recevoir ce sacrement au moins une fois chaque année. Il comporte :

L’examen des fautes commises.
Le regret de les avoir commises (Contrition).
La résolution sincère de les éviter à l’avenir.
L’accusation des péchés, au moins graves, à un prêtre approuvé, tenant la place de Dieu.
L’absolution donnée par le prêtre au nom de Jésus-Christ.
L’accomplissement de la pénitence qu’il a imposée (Satisfaction).


Le sacrement de pénitence produit notre propre mort au péché et notre résurrection à la vie en Dieu. Il prolonge ainsi notre baptême et nous prépare à l’eucharistie. Il doit laisser dans nos âmes une immense joie, car c’est un sacrement de vie.


II. Quelques conseils pour bien réaliser son examen de conscience

Par une courte prière, demander à Dieu et à Notre-Dame la grâce de bien connaître les péchés dont on est coupable.

S’examiner sur les Commandements de Dieu et de l’Église ; les péchés capitaux ; les devoirs de son état.

Pour aider le plus d’âmes possible, dont les besoins sont très divers, l’examen proposé ci-après est plutôt détaillé. Mais il est rappelé qu’en confession seule l’accusation des péchés mortels est obligatoire. Un péché est mortel quand, sachant pleinement que la matière en était grave, on l’a néanmoins commis avec un entier consentement. C’est alors une rupture d’amour avec Dieu. Et comme l’âme cesse ainsi d’être unie à Dieu - de qui elle tenait sa vie -, elle meurt surna­turellement : le péché a été "mortel" pour elle.

L’examen terminé, demander instamment à Dieu, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’une vraie contrition des péchés com­mis et la ferme résolution de les éviter à l’avenir, conditions indispen­sables pour obtenir le pardon de ses péchés.

Pour exciter en soi le regret de ses fautes, réfléchir durant quelques instants :

au redoutable châtiment du purgatoire ou de l’enfer que l’on a mérité ;
aux souffrances et à la mort que Jésus-Christ endura pour l’expiation de nos péchés ;
à la bonté d’un Dieu d’amour et de miséricorde, offensé par le péché qui a produit une rupture profonde, surtout s’il a été mortel.

Puis, réciter lentement l’acte de contrition.

III. Quelques conseils pour recevoir le sacrement lui-même

Avant de rentrer au confessionnal, ou immédiatement en entrant, suivant la coutume, réciter le « Je confesse à Dieu… » LeConfiteor nous remet devant cette réalité du péché et nous fait accomplir le mouvement de « conver­sion » nécessaire, vers Dieu et vers les autres :

Parce que nous nous sommes opposés à l’Amour tout-puissant, en cherchant à réaliser notre bonheur contre Lui ou sans Lui, nous disons : « Je confesse à Dieu tout-puissant » ;

Parce que nous avons porté atteinte à l’œuvre de l’Incarnation et de la Rédemption, en nous séparant de tous ceux qui ont coopéré à cette œuvre, notamment de la Mère du Christ, nous disons : « Je confesse … à la Bienheureuse Marie toujours Vierge » ;

Parce que nous nous sommes opposés à l’œuvre de lutte et de fidélité des anges, l’attente des martyrs, des prophètes de l’Ancien Testament, morts pour que le Règne du Messie se réalise, à l’œuvre des apôtres et des saints qui ont travaillé pour le Christ, nous disons : « Je confesse… à saint Michel (vainqueur du démon), à saint Jean Baptiste (dernier des pro­phètes), aux apôtres (représentés par saint Pierre et saint Paul), et à tous les saints » ;

Enfin, parce que notre péché s’est opposé à toute l’Église et nous sépare des autres membres du Corps Mystique que le prêtre représente, en même temps qu’il tient la place de Jésus Christ, nous disons : « Je confesse… à vous, mon Père… ».


Avant de commencer l’énumération des péchés, préciser : le temps écoulé depuis la dernière confession ; un oubli ou une dissimulation de péché grave dans celle-ci ; une ou plusieurs mauvaises communions (en état de péché grave) ; une omission de la pénitence donnée (volontaire ou non).


Accuser sincèrement tous les péchés mortels que l’on a commis, avec leur nombre et les circonstances qui les ont modifiés (aggravés, allégés), comme par exemple, les péchés commis avec d’autres personnes qu’on a ainsi scandalisées, ou qu’on a entraîné au péché.

L’accusation des péchés véniels n’est pas indispensable car on peut en obtenir le pardon par d’autres moyens que la confession, par exemple la prière, l’aumône, la pénitence… Pourtant, cette accusation est fort conseillée car, par le sacrement de la Confession, on obtient des grâces spéciales pour éviter ces péchés véniels à l’avenir.

Dans le cadre de confessions régulières, on peut dire où l’on en est par rapport à son défaut dominant, ou par rapport à ses résolutions.

Si l’on est troublé ou que l’on a peur, ou tout simplement si on hésite, on peut demander au prêtre de nous interroger, ou de nous renseigner sur la gravité d’un péché.

Terminer par : « Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne ».


Ecouter avec attention le mot d'exhortation du prêtre. Avant l'absolution, bien regretter ses péchés, et réciter à cet effet l'acte de contrition : « Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »


Après la confession, accomplir la pénitence imposée par le confesseur au plus tôt, afin de ne pas l’oublier ; remercier Dieu du pardon obtenu ; renouveler sa résolution d’éviter tout péché à l’avenir, surtout le péché grave.


Examen de conscience détaillé

Avant de commencer cet examen, adresser à Dieu cette prière :

Mon Dieu, je vous supplie, par l’intercession de la Vierge Marie, de m’accorder la grâce de bien connaître tous les péchés dont je suis coupable. Faites qu’ensuite je m’en accuse avec un sincère regret de les avoir commis et une ferme volonté de les éviter à l’avenir et qu’ainsi j’en obtienne le pardon de votre miséricorde infinie. Ainsi soit-il.


Examen sur les commandements de Dieu

1er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et l’aimeras plus que tout… »

Omission de la prière (en particulier le matin et le soir), de la fré­quentation des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie… Communions ou confessions sacrilèges… Manque de respect des sacrements… Manque au jeûne avant la communion (une heure au moins)… Violation du secret de confession… Doutes volontaires contre la foi… Mise en péril de la foi par la lecture de journaux impies, par des fréquentations dangereuses… Respect humain… Manque de confiance en Dieu ou confiance présomptueuse en ses propres forces… Indifférence à l’égard de Dieu… Manque de soumission à la volonté de Dieu… Pratiques superstitieuses, spiritisme… Critiques de la religion… Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique… Négligence dans sa formation chrétienne…


2ème Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect… »

Emploi inutile du nom de Dieu… Blasphèmes, imprécations, jurons… Serments faux ou inutiles… Irrespect à l’égard des personnes et des choses consacrées à Dieu… Souhaits néfastes à l’égard de soi-même ou d’autrui… Non-accomplissement des vœux émis…


3ème Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur… »

Omission volontaire ou sans motif de l’assistance à la Messe domini­cale ou des fêtes d’obligation… Retard volontaire ou dissipation durant ces Messes… Travail fait ou ordonné sans nécessité ou permission… Recherches de distractions contraires à la sanctification du dimanche…


4ème Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère… »

Manque d’amour, d’affection, de respect, d’obéissance, d’assistance à l’égard des parents durant leur vie et de prière à leur intention après leur mort… Peine causée… Souhaits de mal… Disputes d’intérêt en famille… Manque de déférence et de soumission à l’égard des supérieurs…

Pour les parents à l’égard de leurs enfants : négligence dans leur édu­cation chrétienne ou leur pratique religieuse, mauvais exemples donnés, manque de surveillance, de soins, de disponibilité, de conseils ou de corrections nécessaire… Dureté, injustice, sévérité excessive…


5ème Commandement : « Tu ne tueras point… »

Meurtre, tentative de suicide, euthanasie… Avortements, stérilisations… Souhait de mort ou de malheur à l’égard d’autrui… Vengeance, coups, blessures, torts causés à la santé, drogues, alcool, mutilations… Insultes, injures, mépris, faux rapports, haine, violences, refus de pardonner, vengeances… Indifférence à la peine d’autrui… Scan­dales par mauvais exemples, par conseils ou approbation silen­cieuse…


6ème et 9ème Commandements : « Tu ne feras pas d’impureté… » et « Tu n’auras pas de désir impur volontaire… »

Pensées ou désirs impurs provoqués en soi ou chez les autres… Conversations, chansons, lectures, spectacles immoraux (TV, Internet…) Flirts… Familiarités coupables… Danses lascives… Touchers indécents… Actions contraires à la chasteté, seul ou avec d’autres : masturbation, relations charnelles en dehors du mariage, homosexualité… Tenues ou attitudes provocantes…

Pour les fiancés : Légèretés, tendresses excessivement sensuelles… Relations prématrimoniales… Cohabitation…

Pour les époux : Atteintes coupables à la fécondité du mariage, contraception permanente ou temporaire… Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse… Adultère (pensées, désirs, actions)… Liaisons… Divorce… Remariage civil… Refus injuste du droit du conjoint…


7ème et 10ème Commandements : « Tu ne voleras pas… » et « Tu ne désireras pas injustement le bien d’autrui… »

Vol (quoi ? combien ? circonstances ?), recel, objets trouvés ou empruntés et non rendus… Dommages injustes causés au prochain dans ses biens… Fraudes, manœuvres déloyales dans le travail, les affaires, le commerce, les contrats… Pots-de-vin… Coopération à des injustices… Recel d’objets volés… Négligence dans le paiement des dettes… Salaires insuffisants… Exploitation des faibles… Dommages aux biens collectifs… Désirs de vol ou d’injustices… Non-réparation de dommages causés… Non-restitution… Gaspillage… Travail bâclé…


8ème Commandement : « Tu ne mentiras pas… »

Mensonges avec ou sans préjudice pour autrui… Médisances ou calom­nies, faites ou approuvées… Faux témoignages en justice… Accusations injustes… Jugements téméraires… Rapports injustes nuisibles… Violation du secret, confié ou professionnel, des correspondances… Dissimulation, hypocrisie… Tricheries… Promesses non tenues… Refus de rectifier la vérité…


Examen sur les commandements de l’Église

Tu sanctifieras les fêtes d’obligation (Noël, Ascension, Assomption, Toussaint).

Tu assisteras à la messe les dimanches et fêtes d’obligation.

Tu te confesseras au moins une fois l’an.

Tu communieras chaque année au Temps pascal.

Tu jeûneras les jours fixés par l’Église (Mercredi des Cendres et Vendredi Saint).

Tu ne mangeras pas de viande les jours fixés par l’Église (c’est-à-dire, les jours de jeûne et les vendredis de Carême). Pour les autres vendredis de l’année, cette abstinence peut être remplacée par une autre forme de pénitence (qu’il faut alors accomplir sous peine de péché).


Examen sur les péchés capitaux

ORGUEIL : Amour-propre désordonné… Complaisance en soi-même… Egoïsme… Ambition démesurée… Vanité mondaine… Présomption… Attitudes hautaines, susceptibilité…

AVARICE : Vices contraires aux 7ème et 10ème commandements. Refus de partager, d’aider ceux qui sont dans le besoin (aumône) …

LUXURE : Vices contraires aux 6ème et 9ème commandements.

ENVIE : Jalousie du bonheur, des biens, des succès des autres ; joie de leurs malheurs, de leurs misères, de leurs revers…

GOURMANDISE : Excès dans le manger, le boire… Ivrognerie… Sensualité… Ivresse des stupéfiants…

COLÈRE : Manque de maîtrise de soi, emportements, rancunes, res­sentiment, murmures, bouderie, brusquerie, grossièreté, cruauté…

PARESSE : Dans le lever, le travail, les prières… Oisiveté… Fuite systématique des efforts…


Examen sur les devoirs d’état

N.B. L’examen suivant est très détaillé, et reprend en partie ce qui a déjà été vu auparavant.


Alors qu’il est très important, c’est un domaine qu’on oublie souvent dans l’examen de la conscience. Selon son état de vie et ses responsabilités :


1. Devoirs personnels de chrétiens :

Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?

Est-ce que je crois à la présence et à l’action du Seigneur dans le monde et dans ma vie de chaque jour ? Ai-je cherché à mieux connaître sa pensée et sa volonté en face des événements, en face des autres, et de mes problèmes personnels ? Suis-je fidèle à la vocation que Dieu m’a envoyée ?

Ai-je cherché à grandir dans la foi, à approfondir ma connaissance du Sei­gneur par la lecture de l’Évangile et du Catéchisme, ou par tout autre moyen mis à ma disposition : retraites, cours, prédications… ?

Ai-je eu peur de témoigner de ma foi par lâcheté, respect humain ? N’ai-je pas cédé aux doutes, à l’inquiétude, à l’angoisse, au désespoir ?

Ai-je compté sur le Seigneur dans les difficultés et dans les tentations ?

Est-ce que je vis dans l’attente de la vie éternelle ?

Ai-je prié ? Régulièrement ? Avec mon cœur ? Avec toute ma vie ?

Ai-je pris part à la Sainte Messe quand l’Église me le demande ? Y ai-je participé de mon mieux ?

Ai-je vécu le dimanche comme un jour de prière et de joie ? N’ai-je pas accom­pli des travaux qui ne sont pas conformes à cet esprit ?

Ai-je fait quelque chose pour aider la mission d’évangélisation de l’Église ? Pour ramener mes connaissances à la vraie foi ?

N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?

Ai-je collaboré loyalement avec les prêtres de l’Église ? Les ai-je aidé autant que je pouvais ?


2. Devoirs envers le prochain :

Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?

La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les sou­lager ?

Ai-je cherché à comprendre les autres ? Ai-je cherché à les aider en mettant à leur disposition mon amitié, mon temps, mes biens ?

N’ai-je jamais blessé les autres par mes paroles, mes gestes ?

Ai-je risqué de porter atteinte à la vie des autres ou à la mienne, par des im­prudences dans le travail, le sport ou sur la route ?

En quoi ai-je pu trahir l’amour des autres : indifférence, oubli des autres, mise à l’écart de certains, mauvais caractère, volonté d’avoir raison à tout prix, jalousie, envie, désir de vengeance, mépris, jugement téméraire, haine, rail­lerie, médisance, calomnie, secrets ré­vélés, achats ou ventes à des prix injustes, dettes impayées, choses non rendues, gaspillage ou détérioration des biens collectifs, mauvais exemple, scan­dale d’autant plus grand qu’il vient d’un témoin du Christ, refus de pardonner.


3. Devoirs familiaux :

Enfants :

Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?

Ai-je respecté mes parents ? En leur parlant avec déférence, en ne les jugeant pas sans les comprendre ?

Ai-je respecté l’autorité de mes parents en écoutant leurs conseils, leurs ordres et en les exécutant de mon mieux ?

N’ai-je pas gêné l’atmosphère familiale par de la mauvaise humeur, de la bouderie, de la révolte ?

Est-ce que j’aide de mon mieux mes parents âgés quand ils sont dans la gêne, ou malades ou isolés ?

Est-ce que je cherche à bien m’entendre avec tous les membres de ma famille ?


Personnes mariées :

Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?

Ai-je souci des désirs, des goûts, des difficultés de mon époux ou de mon épouse ?

N’ai-je pas négligé mon foyer ? Ai-je le souci de penser à deux les pro­blèmes de ma famille ?

N’ai-je pas gâché notre amour en ne maîtrisant pas suffisamment les défauts de mon caractère ?

N’ai-je pas recherché les joies du mariage par simple égoïsme ?

La communion des cœurs et des esprits l’emporte-t-elle et anime-t-elle celle des corps ?

N’ai-je pas par égoïsme refusé d’avoir des enfants ? Ai-je dans ce but utilisé des moyens défendus ?

Est-ce que j’apporte toute l’attention voulue à l’éducation de mes enfants ?

Est-ce que je cherche à les connaître, à les comprendre, à découvrir leurs goûts, leur vocation, à suivre leur évolution quand ils grandissent ?

Ai-je pensé à leur donner le moyen d’exercer leur liberté quand ils grandissent ?

Mon attitude envers eux ne manque-t-elle pas de fermeté ou au contraire d’affection et de confiance ?

Est-ce que je leur donne le bon exemple ?

Ai-je cherché à les éduquer religieusement ? Leur ai-je donné le sens de la prière ?

Ai-je cherché à garder au foyer le sens du jour du Seigneur ? Ai-je aidé mes enfants à préparer leur messe ?

Ai-je considéré comme un honneur et un devoir de donner à Dieu des prêtres, des religieuses ?

Notre foyer est-il accueillant pour les autres ?


4. Devoirs professionnels :

Enfants :

Ai-je manqué l’école par ma faute ?

Ai-je mal étudié mes leçons, mal fait mes devoirs ?

Ai-je triché en classe (copié, soufflé) ?


Adultes :

Ai-je négligé mon travail ?

Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?

Quelle est mon attitude à l’égard de ceux qui me dirigent ? N’ai-je pas cherché, par méchanceté ou jalousie, à miner leur autorité ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?

Ai-je pris ma place dans les organisa­tions professionnelles ?

Quelle est mon attitude vis à vis de ceux que je commande ou que j’emploie ? Est-ce que je les rétribue conformément à la justice ? Les ai-je traité humainement, en res­pectant leur dignité d’hommes ? Ne leur ai-je pas confié des tâches au-dessus de leurs forces ? Leur ai-je accordé le repos auquel ils ont droit et dont ils ont besoin ?


5. Devoirs civiques :

Ai-je rempli mes devoirs de chrétien dans la société ?

Ai-je cherché à m’informer le mieux possible pour comprendre les pro­blèmes sociaux et économiques ? A découvrir les solutions justes et efficaces ?

Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orienta­tion ? Ai-je su accepter les charges mu­nicipales ou autres en les envisageant comme un service ?

Ai-je choisi mes représentants en fonc­tion de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?

Ai-je fait mon possible pour faire changer les lois injustes (Avortements, divorce, euthanasie, pacs, etc.) ?

Examen de conscience pour Adultes

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Je crois en un Sauveur aimant qui pardonne mes péchés et qui me donne la grâce de devenir un Saint. Par le ministère de ses Prêtres, Jésus–Christ accomplit l’un et l’autre dans le Sacrement de Pénitence.

"Comme le Père M’a envoyé, Moi aussi Je vous envoie … Recevez le Saint Esprit. Les péchés seront pardonnés à qui vous les pardonnerez ils seront retenus à qui vous les retiendrez." (Jean XX : 21-23)

"Vos péchés seraient-ils rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige." (Isaie I : 18)

"Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs." ( Matt. IX : 13)

"Les hommes ont reçu de Dieu un pouvoir accordé ni aux Anges,ni aux Archanges. Jamais il n’a dit aux Esprits Célestes « Tout ce que vous lierez et délierez sur la terre sera lié et délié dans le ciel ». Les Princes de ce monde peuvent seulement lier et délier le corps. Le pouvoir du prêtre va plus loin, il atteint l’âme et elle est exorcisée non seulement par le baptême, mais encore plus par le pardon des péchés. Ne rougissons donc pas de confesser nos fautes. Celui qui rougit de découvrir ses péchés à un homme et qui ne se confesse pas, sera couvert de honte au Jour du Jugement en présence de tout l’univers," (St Jean Chrysostome, Traité sur les prêtres, Livre 3)

Prière avant la confession: O Seigneur, accordez-moi la lumière pour que je me voie comme Vous me voyez, et le grâce de regretter vraiment et effectivement mes péchés. O Marie, aidez-moi à faire une bonne confession.

Comment se confesser: D’abord, examinez bien votre conscience, puis dites au prêtre le genre précis de péchés que vous avez commis et dans la mesure du possible, combien de fois vous les avez commis depuis votre dernière bonne confession. Il n’est obligatoire de confesser que les péchés mortels puisqu’on peut obtenir le pardon des péchés véniels par les sacrifices et les actes de charité. Si vous n’avez pas la certitude qu’un péché soit mortel ou véniel, mentionnez votre doute au confesseur. Souvenez-vous aussi que la confession de péchés véniels aide à éviter le péché et à progresser vers le Ciel.

Conditions nécessaires pour qu’un péché soit mortel:

Matière grave
Pleine connaissance
Entier consentement de la volonté.

Considérations préliminaires:

Ai-je parfois omis de confesser un péché grave dans le passé ; ou ai-je volontairement déguisé ou caché un tel péché ?
Nota bene : Cacher des péchés rend invalide la confession .
La confession est secrète, c’est à dire que c’est une faute mortelle pour le prêtre de révéler à qui que ce soit l’objet d’une confession.
Ai-je été coupable d’irrévérence envers ce sacrement en omettant d’examiner ma conscience avec soin?
Ai-je négligé de faire la pénitence donnée par le prêtre?
Ai-je des habitudes de péchés graves à confesser d’abord (par exemple: impureté, ivrognerie, etc.)

Premier Commandement:

Je suis le Seigneur Ton Dieu. Tu n’auras pas des dieux étrangers devant Moi. (y compris les péchés contre la Foi, l’Espérance et la Charité)

L'amour de l'argent est la racine de tous les maux, c'est une idolâtrie...

Ai-je négligé de connaître ma foi selon l’enseignement du catéchisme, par exemple le Symbole des Apôtres, les Dix Commandements, les Sept Sacrements, le Notre Père, etc.?
Ai-je volontairement mis en doute ou renié l’un des enseignements de l’Eglise?
Ai-je pris part à quelque culte non- catholique?
Suis-je membre de quelque organisation religieuse non-catholique, société secrète ou groupe anti-catholique?
Ai-je, en toute connaissance, lu quelque littérature hérétique, blasphématoire ou anti catholique?
Ai-je pratiqué des superstitions (telles que les horoscopes, prédiction d’avenir, spiritisme, etc.)
Ai-je omis des obligations ou pratiques religieuses pour des motifs de respect humain?
Me suis-je recommandé chaque jour à Dieu?
Ai-je été fidèle à mes prières quotidiennes?
Ai-je fait mauvais usage des Sacrements? Les ai-je reçus sans respect (par exemple la Communion dans la main) ou de manière invalide?
Me suis-je moqué de Dieu, de Notre-Dame, des Saints, de l’Eglise, des Sacrements ou d’autres sujets sacrés?
Ai-je été coupable de grande irrévérence dans l’Eglise (par exemple: conversation, comportement ou vêtement)?
Ai-je été indifférent vis-à-vis de ma foi catholique – en croyant qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion, que toutes les religions se valent?
Ai-je présumé de la miséricorde de Dieu en toute circonstance?
Ai-je désespéré de la miséricorde de Dieu?
Ai-je trahi Dieu?
Ai-je donné trop d’importance à quelque créature, activité, objet ou opinion?

Deuxième Commandement:

Tu ne prendras pas en vain le Nom du Seigneur Ton Dieu.

Ai-je blasphémé le Nom de Dieu à tort, inconsidérément ou en matière légère et triviale?
Ai-je murmuré ou gémi contre Dieu (blasphème)?
Ai-je prononcé des malédictions contre moi-même ou les autres, ou toute créature?
Me suis-je emporté contre les autres jusqu’à provoquer des jurons ou des blasphèmes contre Dieu?
Ai-je manqué à un vœu fait à Dieu?

Troisième Commandement:

Souvenez –vous de sanctifier le Sabbat.

Ai-je manqué la Messe le dimanche ou une fête d’obligation?
Ai-je été en retard à la Messe ou l’ai-je écourtée par ma faute?
Ai-je fait manquer la Messe à d’autres ou leur ai-je fait écourter la Messe?
Ai-je été volontairement distrait pendant la Messe ?
Ai-je fait ou commander un travail servile non nécessaire le dimanche ou les jours de fête d’obligation?
Ai-je acheté ou vendu sans nécessité ce jour là?

Quatrième Commandement:

Honore ton père et ta mère.

Ai-je désobéi ou manqué de respect envers mes parents ou ai-je négligé ou refusé de les aider dans leurs besoins ?
Ai-je manqué de respect pour des personnes chargées de me commander?
Ai-je calomnié ou insulté des prêtres ou d’autres personnes consacrées à Dieu?
Ai-je manqué de respect vis à vis des personnes âgées?
Ai-je maltraité mon conjoint ou mes enfants?
Ai-je désobéi ou manqué de respect à mon mari?
En ce qui concerne mes enfants:

Ai-je négligé leurs besoins matériels?
Me suis-je soucié de les faire baptiser de bonne heure?1
Ai-je pris soin de leur éducation religieuse personnelle?
Leur ai-je permis de négliger leurs devoirs religieux?
Leur ai-je permis le flirt ou des fréquentations régulières sans perspective du mariage dans un proche avenir?
Ai-je veillé à leurs compagnies?
Ai-je omis de les discipliner quand c’était nécessaire?
Leur ai-je donné un mauvais exemple?
Les ai-je scandalisés par des disputes avec mon conjoint en présence de mes enfants? En jurant ou blasphémant en leur présence?
Ai-je gardé la modestie à la maison?
Leur ai-je permis de porter des vêtements immodestes (mini jupes, pantalons serrés, robes ou pulls trop ajustés, corsages transparents, shorts courts, tenues de bain provocantes, etc.)? 2
Leur ai-je refusé la liberté de se marier ou de suivre une vocation religieuse?

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1 Les nouveaux nés devraient être baptisés dès que possible. Sauf prescription diocésaines particulières, il semble généralement admis qu’un nouveau-né devrait être baptisé dans l’intervalle de une semaine ou dix jours environ après sa naissance. Beaucoup de catholiques repoussent le baptême à une quinzaine ou un peu plus. L’idée d’administrer le baptême dans les trois jours après la naissance est considérée comme trop stricte. Saint Alphonse, suivant l’opinion commune, pensait qu’un délai non motivé au-delà de dix ou onze jours serait un péché grave. Par rapport à la coutume moderne, connue et non corrigée par les Ordinaires locaux, un délai non motivé au delà d’un mois serait un péché grave. S’il n’y a pas de danger probable pour l’enfant, les parents ne peuvent être convaincus de péché grave en différant le baptême un peu au-delà de trois semaines au plus, mais l’usage de faire baptiser un nouveau-né dans l’intervalle d’environ une semaine ou dix jours après la naissance est fort recommandable et en vérité, une date plus précoce peut être recommandée à juste titre. — H. Davis S.J., Moral and Pastoral Theology, Vol. III, Pg.65, Sheed and Ward, New York, 1935

2 Demander le feuillet LF05 Règles Mariales pour la Modestie dans le vêtement.

Cinquième Commandement:

Tu ne tueras pas.

Ai-je provoqué, désiré ou hâté la mort ou la blessure physique de quelqu’un?
Ai-je entretenu de la haine contre quelqu’un?
Ai-je opprimé quelqu’un?
Ai-je désiré la vengeance?
Ai-je été cause d’inimitié entre d’autres personnes?
Ai-je querellé ou combattu quelqu’un?
Ai-je souhaité du mal à quelqu’un?
Ai-je eu l’intention ou tenté de blesser ou de maltraiter d’autres personnes?
Y a-t-il quelqu’un avec qui je refuse de parler ou contre qui je garde rancune?
Ai-je pris plaisir aux malheurs de quelqu’un?
Ai-je été jaloux ou envieux?
Ai-je pratiqué ou essayé de pratiquer un avortement ou conseillé à quelqu’un de le faire
Ai-je, d’une manière ou d’une autre, mutilé mon corps sans nécessité?
Ai-je eu des pensées de suicide ou des tentatives?
Me suis-je enivré ? Ai-je pris des drogues interdites?
Ai-je trop mangé ou est-ce que je néglige de me nourrir convenablement? (c’est à dire avec des aliments sains)
Ai-je manqué à la correction fraternelle?
Ai-je nuit à l’âme de quelqu’un, surtout aux enfants en scandalisant par le mauvais exemple?
Ai-je nuit à moi-même en exposant mon âme aux tentations volontairement et sans nécessité. (par exemple: mauvaises émissions, mauvaises chansons, plages, etc.)?

Sixième et Neuvième Commandement:

Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne désireras pas la femme de ton prochain.

Ai-je refusé à mon conjoint, à ma conjointe, les droits du mariage?
Ai-je pratiqué le contrôle des naissances (pilules, appareils, retrait)?
Ai-je abusé des droits du mariage de quelque autre manière?
Ai-je commis l’adultère ou la fornication ( pratiques sexuelles prémaritales)?
Ai-je commis un péché contre nature dans le domaine de la pureté (homosexualité ou lesbianisme en pensée, en parole ou en action )?
Ai-je touché ou embrassé quelqu’un de manière impure?
Me suis-je engagé dans des baisers prolongés et passionnés en dehors du mariage ?
Me suis-je engagé dans des affections désordonnées?
Ai-je pratiqué l’impureté solitairement ( masturbation )?
Ai-je entretenu des pensées impures et m’y suis-je complu?
Me suis-je laissé aller à des désirs sensuels pour quelqu’un ou ai-je volontairement désiré voir ou faire quelque chose d’impur?
Me suis-je laissé aller volontairement à quelque plaisir sexuel complet ou incomplet en dehors du mariage?
Ai-je été occasion de péché pour d’autres en portant des vêtements immodestes, trop serrés ou provocants de toute autre manière?
Ai-je agi pour provoquer ou occasionner chez les autres des pensées ou des désirs impurs délibérément ou par légèreté?
Ai-je fait des lectures indécentes ou regardé de mauvais film?
Ai-je regardé des films et des émissions érotiques ou la pornographie par internet ou permis à des enfants de le faire?
Ai-je prononcé des paroles ou raconté des histoires indécentes?
Ai-je écouté volontairement de telles histoires?
Me suis-je vanté de mes péchés ou complu dans les péchés du passé?
Me suis-je trouvé en compagnie impudique?
Ai-je consenti à des regards impudiques?
Ai-je négligé de contrôler mon imagination?
Ai-je prié tout de suite pour bannir de si mauvaises pensées et tentations?
Ai-je évité la paresse, la gourmandise, l’oisiveté et les occasions d’impureté?
Ai-je pris part à des danses immodestes et à des spectacles indécents?
Suis-je resté sans nécessité seul en compagnie de quelqu’un du sexe opposé en dehors du mariage?

Nota bene: Ne pas craindre de dire au prêtre tout péché d’impureté que vous avez pu commettre. Ne pas cacher ou essayer de déguiser de tels péchés. Le prêtre est là pour vous aider et vous pardonner. Rien de ce que vous dites ne le choquera, donc ne craignez pas, quelque puisse être votre honte.

Septième et Dixième Commandement:

Tu ne voleras pas. Tu ne convoitera pas les biens du prochains.

Ai-je volé quelque chose? Quoi ou combien?
Ai-je endommagé le bien des autres?
Ai-je par négligence abîmé le bien des autres?
Ai-je été négligent dans la gestion de l’argent et des biens d’autrui?
Ai-je triché ou fraudé?
Ai-je participé excessivement à des jeux d’argent?
Ai-je refusé ou négligé de payer mes dettes?
Ai-je acquis un bien notoirement volé?
Ai-je omis de rendre des objets prêtés?
Ai-je trompé mon employeur sur ma journée de travail?
Ai-je triché sur les salaires de mes employés?
Ai-je refusé ou négligé d’aider quelqu’un en urgente nécessité?
Ai-je omis de restituer en cas de vol, de tricherie ou de fraude?
Ai-je envié à un autre ce qu’il avait?
Ai-je été jaloux du bien d’autrui?
Ai-je été avare?
Ai-je été cupide et avare, accordant trop d’importance aux biens matériels et au confort? Mon cœur est-il porté vers les possessions terrestres ou les vrais trésors du Ciel ?

Huitième Commandement:

Tu ne porteras pas de faux témoignage envers ton prochain.

Ai-je menti à propos de quelqu’un?
Mes mensonges ont-ils causé un tort matériel ou spirituel?
Ai-je porté des jugements téméraires (c’est à dire cru fermement, sans preuve évidente à la culpabilité de quelqu’un dans un crime ou une faute morale?
Ai-je nui à la bonne réputation de quelqu’un en révélant des fautes vraies mais cachées (délation )?
Ai-je révélé les péchés d’autrui?
Ai-je été coupable de cafardage (c’est à dire d’avoir rapporté quelque chose de défavorable dit par quelqu’un à propos d’un autre de manière à créer l’inimitié entre eux)?
Ai-je encouragé ou prêté l’oreille à la diffusion du scandale concernant mon prochain?
Ai-je prêté de faux serments ou signé de faux documents?
Suis-je critique, négatif ou peu charitable dans ma conversation?
Ai-je flatté les autres?

Les Sept Péchés Capitaux et les Vertus opposées.

Orgueil..............................................Humilité
Avarice............................................Libéralité
Luxure.............................................Chasteté
Colère...............................................Douceur
Gourmandise....................................Tempérance
Jalousie...........................................Amour fraternel
Paresse............................................Effort

Cinq effets de l’Orgueil

La vaine gloiren a. Vantardise b. Dissimulation/Duplicité
Ambition
Mépris des autres
Colère / Vengeance / Ressentiment
Entêtement / Obstination

Neuf manières d’être instrument de péché pour d’autres.

A. Ai-je sciemment été cause de péché ?
B. Ai-je coopéré au péché des autres ?

Le conseil
Le commandement
Le consentement
La provocation
La louange ou la flatterie
La dissimulation
La participation
Le silence
La défense du mal accompli.

Les Quatre Péchés qui crient vengeance au Ciel.

Le meurtre volontaire
La Sodomie ou le Lesbianisme
L’oppression des pauvres
La fraude sur le juste salaire du travailleur.

Les Six Commandements de l’Eglise.

Ai-je entendu la Messe le dimanche et les fêtes d’obligation?
Ai-je pratiqué le jeûne et l’abstinence les jours désignés et ai-je observé le jeûne eucharistique?
Me suis-je confessé au moins une fois l’an?
Ai-je reçu la Sainte Eucharistie au temps de Pâques?
Ai-je contribué au soutien de l’Eglise dans la mesure où je le dois?
Ai-je observé les lois de l’Eglise concernant le mariage (c’est à dire le mariage sans présence d’un prêtre ou mariage avec un parent ou non-catholique)?

Les Cinq Blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie.

Ai-je blasphémé contre l’Immaculée Conception?
Ai-je blasphémé contre la Virginité Perpétuelle de Marie?
Ai-je blasphémé contre la Divine Maternité de Notre Dame ? Ai-je manqué à reconnaître Notre Dame comme Mère de tous les hommes?
Ai-je cherché officiellement à semer dans les cœurs des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de ce Cœur Immaculé?
L’ai-je outragée directement dans Ses Saintes Images?

Finalement:

Ai-je reçu la Sainte Communion en état de péché mortel? (Sacrilège)

Examen des péchés véniels d’après St Antoine-Marie Claret.

L’âme devrait éviter tous les péchés véniels, spécialement ceux qui ouvrent la voie du péché mortel. Ce n’est pas assez , mon âme, de prendre la ferme résolution de souffrir la mort plutôt que de commettre un péché mortel. Il est nécessaire de former une résolution semblable par rapport au péché véniel. Celui qui ne trouve pas en lui-même cette volonté ne peut trouver la sécurité. Rien ne peut nous donner une certaine sécurité du salut éternel comme une vigilance incessante pour éviter même le moindre péché véniel et un sérieux remarquable en tous points touchant toutes les pratiques de la vie spirituelle - sérieux dans la prière et les rapports avec Dieu, sérieux dans la mortification et le renoncement, sérieux dans l’humilité et l’acceptation du mépris, sérieux dans l’obéissance et le renoncement à sa volonté propre, sérieux dans l’amour de Dieu et du prochain . Celui qui veut atteindre ce sérieux et le garder, doit nécessairement prendre la résolution d’éviter toujours spécialement les péchés véniels

suivants:

Le péché d’admettre en son cœur tout soupçon non fondé, tout jugement injuste contre le prochain.
Le péché d’entrer en conversation sur les défauts d’autrui et de manquer à la charité de toute autre manière même légèrement.
Le péché d’omettre, par paresse, nos pratiques spirituelles ou de les accomplir avec négligence volontaire.
Le péché d’avoir une affection désordonnée pour quelqu’un.
Le péché d’avoir une vaine estime de soi-même ou une vaine satisfaction dans ce qui nous concerne
Le péché de recevoir le Saint Sacrement de manière insouciante, avec des distractions et autres irrévérences et sans préparation sérieuse.
Impatiences, ressentiment, tout manquement à accepter des déceptions comme venant de la Main de Dieu ; car cela met obstacle à la voie des décrets et dispositions de la Divine Providence par rapport à nous-mêmes.
Le péché de se donner occasion de ternir même de loin l’éclat immaculé de la sainte pureté.
La faute de cacher volontairement à ceux qui devraient les connaître, les mauvaises inclinations, les faiblesses et les mortifications, en cherchant à poursuivre la route de la vertu, non sous la direction de l’obéissance, mais en se laissant guider par ses propres caprices.

Nota bene: Ceci s’entend de circonstances où nous pourrions avoir une direction qui mérite d’être recherchée, mais nous préférons suivre nos faibles lumières personnelles).

Prière pour une bonne confession

O mon Dieu, par mes péchés détestables, j’ai crucifié de nouveau Votre Divin Fils et L’ai tourné en dérision. A cause de cela, j’ai mérité Votre Colère et me suis rendu digne des feux de l’Enfer. Combien aussi j’ai été ingrat envers Vous, mon Père Céleste, qui m’avez tiré du néant, m’avez racheté par le Précieux Sang de Votre Fils et m’avez sanctifié par Vos Saints Sacrements et le Saint Esprit. Mais dans Votre Miséricorde, vous m’avez réservé cette confession. Recevez –moi de nouveau comme Votre fils prodigue et accordez-moi de bien me confesser pour que je puisse recommencer à Vous aimer de tout mon cœur et de toute mon âme et par conséquent garder vos commandements et souffrir patiemment toute expiation temporelle qui reste à accomplir. J’espère obtenir de Votre bonté et puissance, la vie éternelle au Paradis. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Note Finale

N’oubliez pas de confesser vos péchés avec regret surnaturel en même temps que ferme résolution de ne plus retomber dans le péché et d’éviter les occasions prochaines de péché. Demandez à votre Confesseur de vous aider en toute difficulté qui entraverait une bonne confession. Accomplissez promptement votre pénitence.

Acte de Contrition

O mon Dieu, je regrette du fond du cœur de vous avoir offensé. Et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du Ciel et les peines de l’Enfer, mais surtout parce que mes péchés Vous offensent, mon Dieu, qui êtes toute bonté et qui méritez tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence et d’amender ma vie. Amen.


EXAMEN DE CONSCIENCE POUR ADULTES

Résumé: Il faut rechercher au moins tous les péchés mortels dont on se souvient et qui n’ont pas encore été confessés dans une bonne confession et à un prêtre ayant les pouvoirs pour absoudre. Un péché est mortel s’il y a : gravité de matière, pleine connaissance et plein consentement. Indiquer, dans la mesure du possible, leur espèce et leur nombre (même pour les désirs). Pour cela on demande à Dieu la grâce de bien connaître ses fautes et on s’examine sur les Dix Commandements et les préceptes de l’Église, sur les péchés capitaux et les devoirs de notre état. Il faudra penser à accuser également les péchés qui ont pu être commis par omission. N.B.: La confession est sacrilège lorsqu’on a volontairement caché des fautes mortelles. COMMANDEMENTS DE DIEU l er Commandement : « Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout. » Dieu est-il au centre de ma vie ? Est-il bien pour moi un Père à l’amour duquel je réponds par un amour total et une généreuse obéissance ? Jésus est-il vraiment mon Maître et mon modèle, celui dont je vis par la foi et les sacrements ? Manquements par omission ou négligence dans les prières (matin, soir, dans les tentations) et la réception des sacrements. Tiédeur. Respect humain pour manifester sa foi. Parole ou acte contre la religion. Adhésion à des mouvements incompatibles avec la foi catholique. Superstitions, spiritisme. Avoir tenté Dieu. Péchés contre la foi : refus d’adhérer à une ou plusieurs vérités révélées. Doutes volontaires. Négligeance dans sa sa propre formation religieuse. Lectures, émissions et spectacles portant atteinte à la foi ou à la morale. Péchés contre l’espérance : manque de confiance en la bonté et la providence de Dieu. Découragement, désespoir. Compter sur ses seules forces. Prétexter de la bonté de Dieu pour pécher. Ne pas désirer le ciel. Péchés contre la charité : indifférence par rapport à Dieu ; absence de prière et de pratique religieuse. Sacrilèges en profanant les choses saintes, en particulier confessions (incomplètes volontairement) et communions sacrilèges (reçues en état de péché mortel). Envers le prochain : refus de voir Dieu dans nos frères; haines, mépris, moqueries ; refus d’assister son prohain dans les graves nécessités. 2e Commandement : « Tu ne prononceras le nom de Dieu qu’avec respect. » Transgresser les serments et vœux faits en son nom. Associer son nom à des serments faux ou inutiles. Blasphémer son nom, celui de la Vierge ou des saints. Prononcer des imprécations contre soi ou contre autrui. 3e Commandement : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur. » Avoir manqué à la sainte Messe par sa faute, y être arrivé en retard. Avoir fait ou fait faire “des travaux et des occupations qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur, ou la détente convenable de l’esprit et du corps” (can.1247). Avoir été à des amusements ou réunions dangereuses pour la foi ou les mœurs. 4e Commandement : « Tu honoreras ton père et ta mère. » Enfants de tous âges : Manque d’amour, de respect, d’obéissance (dans les limites de leur autorité), de reconnaissance et d’assistance (matérielle, spirituelle) aux parents. Parents : ne pas témoigner de l’affection à tous ses enfants ; ne pas leur donner l’exemple d’une vie vertueuse et chrétienne. Envers ceux encore sous leur dépendance : Association Notre Dame de Chrétienté manquements dans leur formation humaine et chrétienne (instruction religieuse, choix de l’école); et dans ses devoirs de surveillance, de conseil et de corrections nécessaires. Tous : disputes d’intérêt en famille. Manquements dans l’accomplissement du travail dans le respect dû à l’autorité (dans le métier, la vie collective) ou dans les responsabilités des dirigeants (conditions de travail honnêtes, juste salaire, respect vis-à-vis des employés). Insoumission aux lois civiles justes (impôts, service militaire, devoir civique). 5e Commandement : « Tu ne tueras point. » Meurtre, tentative de suicide, imprudence exposant à tuer ou blesser son prochain (sport à risque, transgression grave et volontaire du code de la route, conduite en état d’ivresse). Colères, disputes, vengeances, refus de pardon, rancunes, envie, jalousie, drogue. Excès dans les boissons, gourmandise. Attitude insultante et scandaleuse. Participation (par action ou par omission), à la stérilisation, à l’avortement, à l’euthanasie, au suicide. Incitation à la violence, à la lutte des classes. Haine raciale ou ethnique. 6e et 9e Commandements : « Tu ne commettras pas d’impureté. Tu n’auras pas le désir impur volontaire. » Pensées, désirs et actes commis seul ou avec d’autres contre la pureté. Conversations et chansons déshonnêtes. Lectures, spectacles (TV, films,...), fréquentation de lieux exposant à l’impureté. Responsabilité dans le péché d’autrui (danse, mode et attitude provocantes). Personnes mariées : Limitation de l’usage du mariage aux jours inféconds sans cause sérieuse. Moyens contraceptifs, ponctuels ou permanents. Refus des droits du conjoint. Adultère (pensées, désirs, actions). Infidélité affective. Liaison extra-matrimoniale. Divorce. “Remariage”. Fiancés : Manifestations de tendresse excessivement sensuelles. Relations pré matrimoniales. Cohabitation. 7e et 10e Commandements : « Tu ne voleras pas. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres. » Participation direct ou indirect à des vols, fraudes, injustices. Dettes impayées. Non restitution. Recel d’objets volés. Tort causé dans les ventes, contrats, transactions. Tricheries. Fraudes. Pots de vin. Non-respect des lois sociales justes sur le travail, les assurances... Travail bâclé ; perte de temps. Dépenses excessives, par luxe, vanité, etc. Gaspillage. 8e Commandement : « Tu ne mentiras point. » Mensonges. Faux témoignage. Accusations injustes. Jugements téméraires. Calomnies (personnes ou institutions). Secrets violés. Médisances, ragots. Refus de réparer ou de rectifier COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE 1. Tu sanctifieras les dimanches et fêtes d’obligation (en France : Noël, Pâques, Ascension, La Pentecôte, Assomption, Toussaint) : par l’assistance à la messe et l’abstention d’activités contraires à la sanctification du jour du Seigneur (voir 3e commandement de Dieu). 2. Tu te confesseras au moins une fois l’an. 3. Tu communieras chaque année au Temps pascal (de Pâques à la Pentecôte). 4. Tu jeûneras ou feras abstinence les jours fixés. Jeûne et abstinence: Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ; abstinence : tous les vendredis de l’année (les vendredis autres que ceux du Carême, on peut remplacer l’abstinence par une autre pénitence). 5. Tu contribueras selon tes moyens aux dépenses de l’Eglise. Association Notre Dame de Chrétienté DEVOIRS D’ÉTAT 1. Devoirs de chrétien : effort pour tendre à la perfection de la charité ; témoignage de cohérence entre la foi et les œuvres ; fidélité à la vocation reçue de Dieu ; dimension apostolique de sa vie ; approfondissement de sa foi ; aide à l’Eglise ; respect et obéissance à la hiérarchie dans ce qui dépend de son autorité. 2. Devoirs dans la famille : fidélité et don de soi dans le mariage ; générosité dans la procréation et l’éducation des enfants ; amour et entraide ; affection et assistance aux ascendants. 3. Devoirs dans la profession application au travail ; sens de la justice dans les rapports professionnels, dans les contrats. 4. Devoirs dans la cité : participation à la vie de la cité, devoir électoral ; respect des lois justes ; effort pour faire changer les lois injustes (avortement, ...) ; solidarité avec les plus démunis. MAÎTRISE DE SON TEMPÉRAMENT Il faut soumettre à la raison et à la loi de Dieu les passions déréglées par le péché originel et nos propres péchés. On distingue sept tendances qui nous inclinent au mal : - l’orgueil : amour désordonné de soi-même qui engendre l’ambition, la présomption, la vaine gloire, les attitudes hautaines, les vanités mondaines. - l’avarice : attachement désordonné aux richesses qui engendre l’injustice, l’endurcissement du cœur, le défaut de générosité pour faire l’aumône, l’aveuglement de l’esprit. - la luxure : vice contraire, voir 6e et 9e commandements. - L’envie : nous attriste à la vue des qualités ou des succès d’autrui ; engendre la calomnie, la jalousie, les discordes, les actions portant tort à autrui. - la gourmandise : excès dans le manger et le boire (alcoolisme) qui met en danger notre santé et nous fait perdre la possession de nous-mêmes. - la colère : fait perdre le contrôle de soi-même et porte aux injures, querelles, coups... - la paresse : incline à fuir l’effort dans le travail, l’accomplissement des devoirs. Association Notre Dame de Chrétienté

Mit freundlichen Grüssen

Avec mes meilleurs salutations
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Nouvelle adresse: 23, Av. Edouard Dapples, CH 1006 LAUSANNE. SUISSE

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Mobilisation générale: épargnes, retraites... volées légalement ! Comme à Chypre et en Grèce... Arnaque de la création monétaire du néant, ex nihilo... Grâce à monnaie-pleine, on peut rédiger ensemble un projet de loi d'application ou un contre-projet et reprendre ainsi toutes les meilleures solutions, BNS, RBI, monnaie, crédits, etc...

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