François de Siebenthal

"D'abord ils nous ignorent, ensuite ils se moquent de nous, puis ils nous combattent, et enfin nous gagnons! "(Mahatma Gandhi 1869-1948)

vendredi 6 novembre 2009

Solutions économiques pour les plus pauvres.

POUR L'APPLICATION DU CRÉDIT SOCIAL
QUE PEUT LA SCIENCE ÉCONOMIQUE?

Par Diane Boucher M.Sc. M.A.

La première partie de cet article, publiée dans l'édition Mars-Avril, présentait les caractéristiques marquantes de la pensée de C.H. Douglas qui constituent un paradigme très différent de celui qui sous-tend l'orthodoxie économique.  La seconde partie de l'article, publiée dans l'édition Août-Septembre, traitait en détail du diagnostic de la déficience du pouvoir d'achat des consommateurs face aux prix des biens et services de consommation offerts en vente et de l'incapacité du système bancaire de corriger cette déficience. Trois modèles mathématiques très simples illustraient les effets du remplacement du travail humain par le travail de la machine, afin de rendre plus concret ce concept, fondamental dans la théorie de Douglas, et de voir avec les yeux de Douglas le défaut qu'il a identifié. La troisième et dernière partie de cet article décrit les politiques que la théorie du crédit social propose comme solution aux deux problèmes diagnostiqués.  Les deux politiques essentielles de l'escompte compensé et du dividende social sont appliquées aux exemples des modèles mathématiques présentés dans la seconde partie de l'article publiée en Août-Septembre.  Pour les lecteurs qui n'ont pas en main les modèles du diagnostic, ils sont présentés à la fin de cette troisième partie en les complétant avec les équations des deux politiques.


RÉSUMÉ

C.H. Douglas affirme qu'un défaut dans le système des prix cause un rétrécissement accéléré du pouvoir d'achat et qu'il est impossible de corriger ce défaut dans un système financier où la monnaie est un bien fabriqué et commercé en vue du profit.  Selon lui, la correction exige un système financier où le pouvoir d'achat de la monnaie est ajusté par la manipulation directe du niveau des prix et la distribution générale d'un dividende sur la capacité de production nationale.  Or, ce diagnostic et cette solution ont été ignorés ou rejetés par les économistes de toutes tendances. Par l'apport de méthodes de modélisation et de simulation appropriées, la science économique peut  contribuer à mettre en lumière les particularités de la théorie du crédit social en vue de faciliter sa compréhension et son acceptation et ainsi rendre possible son application.

La solution


"Plus nous sommes convaincus de marcher dans la vérité,
plus nous déployons d'efforts vers notre idéal."

Jean Guitton


Appliquant la démarche de l'ingénieur à la recherche d'une solution, Douglas estime essentiel d'établir avant tout le but et les objectifs auxquels doit répondre une solution dans l'ordre économique.
Le but du système économique, Douglas le définit comme la réponse facile et rapide aux  besoins économiques par une activité fonctionnelle des hommes et des femmes dans l'ordre économique, activité soutenue par une organisation économique qui respecte l'individualité et n'empiète pas sur les autres activités fonctionnelles (Douglas 1924b).
Les objectifs qui découlent du but du système économique, Douglas les définit comme suit (Douglas 1920a):
-    produire un programme défini répondant aux nécessités de la vie (nourriture, vêtement et logement) avec une dépense minimale d'énergie;
-    poursuivre la substitution des forces de la nature à l'effort humain par le biais de la machine;
-    distribuer équitablement la totalité de la production;
-    fournir la plus puissante motivation possible à l'efficacité.
Il est remarquable de souligner la dimension "développement durable" des objectifs formulés par Douglas en 1920.
Les politiques essentielles
Si C.H. Douglas a formulé plusieurs politiques économiques dont l'application répondrait aux principes généraux d'un système financier qui reflète la réalité de la capacité de production et distribution des biens et services de consommation, il précise que deux de ces politiques sont essentielles et, bien que les méthodes d'application puissent varier, elles doivent être appliquées toutes les deux.
La première de ces politiques essentielles est l'abaissement du niveau des prix de détail sous le coût de production par une remise au consommateur (Douglas 1920a, 1920b, 1924a, 1930a et 1931a) ou un escompte au consommateur compensé au producteur (Douglas 1920b et 1922b).  La seconde politique est la distribution générale de pouvoir d'achat correspondant au gain de productivité sous forme d'un dividende sur le capital réel national (Douglas 1920a, 1922b, 1924a et 1931a).
Ces deux politiques ont comme caractéristique de fournir du pouvoir d'achat non inclus dans les coûts de production et donc non inclus dans les prix (Douglas 1922a).  Car C.H. Douglas a observé les mécanismes correcteurs déjà existants dans le système économique et il propose une adaptation de ces mécanismes en relation avec sa conception du crédit réel et de son reflet, le crédit financier (Douglas 1924a).
L'abaissement du niveau de prix sous le coût de production
L'application d'un prix compensé ou escompte compensé réfère à la notion de juste prix ou vrai coût de la production, qui est le coût énergétique de la production et non son coût comptable.  Le prix à payer à la caisse pour les biens et services de consommation n'est donc pas leur prix comptable, mais est une fraction minime de ce prix comptable, inférieure au coût de la production (Douglas 1929a).  Douglas précise que les politiques du prix compensé et de l'escompte compensé ne fixent pas les prix, elles ajustent le niveau des prix.  La distinction est importante, car l'ajustement du niveau des prix respecte les lois de la concurrence alors que la fixation des prix les contrecarre (Douglas 1930a).
La méthode d'abaissement du niveau des prix généralement suggérée par Douglas est le prix compensé (Douglas 1920a, 1920b, 1924a, 1925, 1930a et 1931a).  Cette méthode consiste à laisser le consommateur payer le prix comptable lors de l'achat des biens et services et par la suite, sur présentation de pièces justificatives, à lui faire une remise correspondant à la différence entre le prix comptable et le vrai prix ou "juste prix" des biens et services achetés (Douglas 1929a)
Dans un schéma d'application ébauché pour l'industrie minière britannique, Douglas présente une autre méthode d'abaissement du niveau des prix qui est l'escompte compensé (Douglas 1920b et  1922a), laquelle est la méthode généralement reprise par les autres auteurs.  Suivant cette seconde méthode, un escompte national sur tous les prix de détail est périodiquement décrété de sorte que le consommateur paie non pas le prix comptable, mais le "juste prix" des biens et services achetés et qu'ensuite, sur présentation de pièces justificatives, les producteurs obtiennent une compensation correspondant à l'escompte accordé aux consommateurs sur les biens et services vendus (Douglas 1930a).
En reprenant le modèle 2 de l'économie agricole qui a traduit le gain de productivité résultant de l'introduction d'outils en une production multipliée par 4, on observe une déficience du pouvoir d'achat (S L), les salaires distribués, face aux prix des biens et services de consommation vendus (PC), qui s'établit comme suit:
S L = 1600  <  5760 = PC
Le vrai coût ou juste prix se calcule alors comme une fraction du coût de production, où la fraction utilisée est égale au rapport de la consommation totale (PC + 0,05 × P K + 0,10 × PCI = 5760 + 60 + 40 = 5860) à la production totale (PXS = 8000). La fraction  résultante est 0,7325 provenant de la division de 5860 par 8000 (DSCR = 5860 / 8000 = 0,7325). Le vrai coût ou juste prix est donc un peu moins de 75% du coût de la main-d'œuvre, qui est le seul coût direct dans cet exemple, soit 1172 (JPC = 0,7325 × 1600 = 1172).
Les hypothèses posées pour ces calculs établissent que : les biens et services destinés aux consommateurs sont consommés dès leur vente, y compris les biens durables, et cette consommation constitue le coût de maintenance de la main-d'œuvre; les biens d'équipement sont dépréciés au taux de 5% de la valeur comptable du stock de ces biens d'équipement (P K = 2 × 600 = 1200); les pertes de biens intermédiaires et les consommations finales de biens intermédiaires tels l'électricité ou le combustible à chauffage ou l'essence sont de l'ordre de 10% de la valeur comptable des biens intermédiaires utilisés dans le processus de production.  
Les consommateurs paieront 1172 unités numéraires pour des biens et services marqués au prix de 5760 unités numéraires.  Dans l'hypothèse où tous les biens de consommation sont vendus, l'escompte qui est ainsi globalement consenti est égal à la différence entre le prix de vente des biens et services de consommation (prix comptable) et le prix payé à la caisse (juste prix), soit 4588 unités numéraires, et la compensation globalement payée aux vendeurs est elle-même égale à ce montant.
Le taux d'escompte calculé au plan national est 73,25%.  Comme il est appliqué au coût de production, on remarquera que le taux d'escompte sur le prix de détail est plus élevé, à 79,65%, étant le rapport de l'escompte accordé au prix comptable des biens de consommation vendus (DSC / PC = 4588 / 5760 = 0,7965).  Ces chiffres sont compatibles avec les estimés que l'on peut déduire de l'un des rares modèles mathématiques publiés par Douglas (Douglas 1931a) et qui établissent à environ 95% du prix comptable le coût du capital qui doit être retiré du prix des biens et services destinés aux consommateurs.
Par ailleurs, il est intéressant de vérifier que dans le modèle 1, celui d'une économie de cueilleurs, il y a place pour un escompte, même si le pouvoir d'achat des consommateurs est suffisant pour acheter les biens et services de consommation au prix marqué.  Le taux d'escompte national est 74%, étant le rapport de la consommation totale (PC + 0,10 × PCI = 1440 + 40 = 1480) à la production totale (PXS = 2000), c'est-à-dire DSCR = 1480 / 2000 = 0,74. Le juste prix des biens est 1184 unités numéraires (JP = 0,74 × 1600 = 1184), valeur très proche du juste prix calculé dans le modèle 2, puisque les salaires distribués sont les mêmes dans les deux modèles.  L'escompte globalement consenti aux consommateurs et la compensation globalement payée aux vendeurs se chiffrent à 256 unités numéraires.  Les consommateurs paient donc le juste prix et le taux d'escompte sur les prix de détail est d'environ 20% (DSC  / PC = 256 / 1440 = 0,1778), ce qui correspond au coût des biens intermédiaires non encore consommés dans le processus de production, dans cette économie où il n'y a pas de biens d'équipement dont le coût viendrait gonfler les prix des biens destinés à la consommation finale.
La distribution des gains de productivité
Douglas affirme que les structures productrices ne peuvent prétendre être les seuls canaux de distribution du pouvoir d'achat, car elles s'approprient ainsi l'héritage culturel communautaire et l'incrément d'association.  Selon Douglas, cet incrément non gagné repose de façon inaliénable sur une base de capital et non pas de travail et de ce fait, c'est le dividende qui est le véhicule de distribution de l'incrément d'association (Douglas 1922b).  Le dividende est donc le successeur logique du salaire, et un successeur doté de privilèges, car alors que le salaire est une distribution de pouvoir d'achat révocable par autorité, le dividende est le paiement absolu et inconditionnel d'un dû (Douglas 1920b).
Selon la description que donne Douglas du mécanisme du dividende national, tous les citoyens et citoyennes d'un pays —hommes, femmes et enfants— se partagent également des actions représentant le capital réel national.  La valeur monétaire de ces actions s'apprécie avec l'appréciation du capital national, c'est-à-dire avec le développement de la capacité de production nationale.  Ces actions paient un dividende périodique correspondant à la division de la différence entre la capacité de production globale (et pas seulement la production globale réalisée) et la consommation globale d'une période donnée, car le bénéfice obtenu de la capacité de produire est l'excédent de la production sur la consommation pour la période en question.
En ce sens, le dividende global égale le prix à payer global des biens et services de consommation en excédent des traitements et salaires, puisque par hypothèse ces traitements et salaires sont équivalents au coût de la consommation des biens et services encouru par les dépenses dues à l'emploi ou, dans les mots de Douglas, au coût de la maintenance de la population productrice.  Autrement dit, la somme des traitements, des salaires et des dividendes sociaux permet de liquider les coûts de tous les biens et services de consommation disponibles pour la vente.  Le dividende national équivaut donc à la monétisation de la portion d'énergie non humaine engagée dans la production alors que les traitements et salaires correspondent uniquement à la portion, congrue, de l'énergie humaine utilisée dans la production.  Une telle distribution de pouvoir d'achat indépendamment de l'emploi doit être implantée graduellement à partir d'une valeur initiale plus ou moins arbitraire pour laquelle Douglas a suggéré quelques méthodes de calcul (Douglas 1924a et 1931a).
C'est le modèle 3, celui de l'économie agricole qui a traduit le gain de productivité en diminution de la main-d'oeuvre, qui fournit un bon exemple de cadre de calcul du dividende périodique.  En privilégiant, pour les fins de l'exemple, l'interprétation qui définit le dividende comme la monétisation de la portion d'énergie non humaine engagée dans le  processus de production, alors le dividende global est 1200 unités numéraires, c'est-à-dire la différence entre la valeur ajoutée et les salaires distribués (1600 − 400), à répartir entre tous les individus formant la population.  En divisant par 240, le chiffre de la population, on obtient un dividende individuel de 5 unités numéraires.
Le pouvoir d'achat total de la population se calcule alors comme suit : les quarante travailleurs reçoivent leur salaire et le dividende (40 x (10 + 5) = 600 unités numéraires), alors que les deux cents non-travailleurs reçoivent le dividende seulement (200 x 5 = 1000 unités numéraires), pour un total de 1600 unités numéraires.  Le pouvoir d'achat est ainsi restauré à sa valeur antérieure, bien que la contribution de l'énergie humaine à la production ait diminué.  Avec un tel pouvoir d'achat en face à des prix à payer à la caisse, qui sont de 1232 unités numéraires après application de l'escompte, la demande effective pourra augmenter jusqu'à égaler la capacité de production ou jusqu'à saturation des besoins de la population selon la première de ces deux occurrences à survenir.
Le juste prix est calculé comme suit dans le modèle 3 : le taux d'escompte national est 77%, étant le rapport de la consommation totale (PC + 0,05 × P K + 0,10 × PCI = 1440 + 60 + 40 = 1540) à la production totale (PXS = 2000), c'est-à-dire DSCR = 1540 / 2000 = 0,77. Le juste prix des biens est 1232 unités numéraires (JP = 0,77 × 1600 = 1232).
L'objection de l'inflation
L'inflation est l'objection qui est toujours apportée à l'encontre des politiques principales de la solution de Douglas.  En réponse à cette objection, Douglas établit d'abord la différence entre une augmentation du pouvoir d'achat et l'inflation de la monnaie et l'inflation des prix (Douglas35).  L'inflation est une augmentation du nombre d'unités de monnaie accompagnée par une augmentation équivalente des prix; elle n'altère pas la relation entre la monnaie à dépenser et les prix.  Une augmentation de la monnaie à dépenser n'est pas de l'inflation à moins qu'elle n'entraîne une augmentation des prix.  Lorsqu'il y a une augmentation de la monnaie à dépenser accompagnée d'une baisse des prix, il y a accroissement du pouvoir d'achat.  
Puis Douglas distingue deux façons de fournir plus de pouvoir d'achat au consommateur:  premièrement, le cadeau monétaire ou augmentation de la monnaie entre les mains des consommateurs et deuxièmement, la réduction des prix de détail sous le coût de production (Douglas 1922a) ou une combinaison des deux.
La méthode de l'abaissement des prix est jugée par Douglas plus pratique que le cadeau monétaire, car elle met en oeuvre le pouvoir d'achat seulement au moment où il est désiré, c'est-à-dire au moment de l'achat, et elle est psychologiquement mieux adaptée, car elle évite de doter soudainement le consommateur d'une quantité de monnaie de consommation plus grande que celle à laquelle il est habitué (Douglas 1922a).  Douglas affirme que l'abaissement du prix avec compensation soit au consommateur soit au producteur n'est pas inflationniste, parce que l'abaissement s'applique au coût de production, qui répond au premier canon du système de prix, et non au prix de vente, qui répond au second canon du système de prix (Douglas 1930a).  
De plus, si l'on tient compte de la polarité des flux monétaires, ni le prix compensé ou escompte compensé ni le dividende national ne peuvent être inflationnistes, parce qu'ils n'entrent pas dans les coûts de production et donc pas dans les prix.  La compensation au consommateur ou au producteur et le dividende sont des flux de polarité négative:  ils ne créent pas de coûts, ils liquident des coûts.
Il faut aussi comprendre, dans le cas du dividende, que Douglas fait augmenter le dividende tout en réduisant soit les heures de travail soit le nombre d'employés.  Le dividende remplace des salaires disparus.  De plus, comme le dividende est prédominant et que sa base de distribution est beaucoup plus large que celle du salaire, on peut croire qu'il reste peu de jeu pour l'inflation des prix.
Finalement, puisque dans l'hypothèse douglasienne il y a surproduction de biens d'équipement, de biens pour exportation, de biens inutiles, la production globale d'un pays devrait diminuer avec l'implantation des politiques douglasiennes diminuant du même coup l'assiette d'augmentation potentielle des prix.
Les politiques subsidiaires
Si le prix compensé ou l'escompte compensé et le dividende national sont les politiques majeures de la solution, elles entraînent la mise en oeuvre de quelques politiques subsidiaires qui facilitent leur application.  Au moins trois autres politiques viennent à l'appui des premières tout en leur étant subordonnées.
La correction du déficit de pouvoir d'achat accumulé
La correction du déficit accumulé de pouvoir d'achat est un savant mélange d'un escompte sur les prix de détail plus important qu'il ne le serait suivant les statistiques de la production et de la consommation et d'un dividende initial plus élevé ou d'un dividende régulier augmentant plus vite que la productivité, dividende accompagné d'une baisse de l'emploi ou d'heures de travail réduites.
Par exemple, dans une ébauche de plan pour l'Écosse (Douglas 1924a), Douglas suggérait un escompte de départ d'au moins 25%, un dividende initial égal à 1% du capital national et une réduction des heures de travail sans réduction du nombre d'employés.  Dans ce plan ébauché pour l'Écosse comme dans une précédente ébauche de plan pour l'industrie minière britannique (Douglas 1920b), Douglas considère comme une transition rapide et en douceur une substitution croissante des salaires par le dividende tout en conservant les personnes à l'emploi avec des heures de travail réduites (Douglas 1922a).
Les mesures transitoires sont appliquées jusqu'à assurer au moins la quantité minimale de crédits d'achat prévue par le premier principe de solution dont l'énoncé peut être trouvé en annexe.  
Et puisque le déficit de pouvoir d'achat accumulé au fil des années correspond assez bien aux dettes accumulées durant ces années pour la production des biens de production tant publics que privés, corriger ce déficit accumulé implique entre autres de convertir la dette nationale en actif national, par les écritures comptables appropriées, et de répartir cet actif entre les habitants du pays d'une façon graduelle qui empêchera l'inflation des prix.
Les taxes et impôts abolis
Dans le système économique actuel, il y a deux façons de retirer la monnaie, il existe deux canaux de retrait de la monnaie:  premièrement, par l'achat des biens et services de consommation privés et deuxièmement, par les impôts et taxes qui correspondent à peu près à « l'achat » des biens et services de consommation publics.  
En conformité avec la dernière partie de l'énoncé du premier principe de solution, qui apparaît en annexe, il pourrait n'exister qu'un seul canal de retrait de la monnaie de consommation qui soit le prix des biens et services de consommation privés.  Le paiement de la consommation des biens et services publics serait alors réalisé à même une réduction de l'escompte qui serait autrement accordé sur les prix des biens et services de consommation privés et les taxes et impôts seraient abolis.
L'alternative à l'abolition des taxes et impôts est l'application d'un escompte aux taxes et impôts, de façon à ce qu'ils reflètent exactement la consommation des biens et services publics.
La monnaie sans dette ni intérêts
Pour être retirée au rythme de la consommation, la monnaie doit être exempte des contraintes de retour à des dates fixes tel qu'établi par les actuelles politiques bancaires de remboursement des prêts, avances de crédit ou autres formes de création de la monnaie.  En ce sens, la monnaie mise en circulation sous forme de crédit aux producteurs ou aux consommateurs ne peut être une dette, puisque son retour n'est pas une obligation arbitraire, mais est la « complétion » d'un cycle normal de circulation du producteur au consommateur avec retour au producteur à travers les prix des biens et services de consommation, ou d'un producteur à un autre producteur à travers les prix des biens et services de production.
Pour venir au rythme de la production, la monnaie doit avoir une  dynamique qui n'est pas entachée par l'effet d'accélération dû aux intérêts.  Les intérêts, nonobstant leur nature de profit d'entreprise pour les banques et de récompense pour les déposants, conservent de la monnaie dans le système et la redistribuent, ce qui peut aller à l'encontre des autres mécanismes de distribution prévus.  Les intérêts alimentent généralement l'épargne qui est définitivement écartée du circuit de la consommation, accélérant la venue de nouvelle monnaie pour remplacer cette monnaie qui devrait être retirée du système par la voie normale des dépenses de consommation.  
D'autre part, d'un point de vue éthique, puisque le crédit réel est social, qu'il est de propriété commune, le crédit financier ne peut être créé ou annulé que par un organisme responsable devant la société quoiqu'indépendant du gouvernement.  Dans un tel contexte, les actuelles institutions financières pourraient agir à titre de mandataires de la société pour la circulation du crédit financier, qu'elles obtiendraient de l'organisme responsable pour le transmettre aux producteurs et aux consommateurs, et qu'elles retourneraient à l'organisme responsable, lorsqu'il leur est retourné par les producteurs en provenance des consommateurs ou d'autres producteurs.
Le réseau bancaire existant remplirait alors véritablement son rôle de fournisseur de services d'intermédiation financière, tout en mettant à la disposition de l'organisme central créateur de la monnaie toutes les infrastructures administratives et technologiques qui sont les siennes.  Les institutions membres de ce réseau d'intermédiateurs financiers devraient, comme toute entreprise privée, se financer avec les revenus provenant des frais de services et pourraient obtenir des crédits d'emprunts aux mêmes conditions que les entreprises de tous les autres secteurs de production de services ou de biens.

CONCLUSION


Les trois modèles mathématiques présentés dans cette troisième et dernière partie de l'article expliquent la solution au diagnostic de C.H. Douglas en séparant les politiques : l'escompte compensé est appliqué dans l'exemple du modèle 2, où la production est multipliée par un facteur 4, puis dans l'exemple du modèle 1; le dividende social est appliqué dans l'exemple du modèle 3, où la main-d'œuvre est divisée par un facteur 4.  
Il est évident que des exemples où les deux politiques seraient appliquées conjointement est une suite souhaitable à l'exercice de modélisation présenté dans ce texte.
Annexe
Les trois propositions du crédit social

C'est en trois propositions que C. H. Douglas a synthétisé les principes de la réforme qu'il préconise en réponse aux défauts du système des prix (Douglas 1924b, 1930a, 1930b, 1934).  Il est intéressant de noter que Douglas affirme que ces principes sont valables non seulement dans le contexte économique du moment où il les a énoncés, mais aussi dans le contexte d'une économie beaucoup plus développée (Douglas 1930a, p.307):
"Les crédits d'achat entre les mains de la population d'un pays doivent en tout temps être collectivement égaux aux prix collectifs à payer à la caisse pour les biens consommables mis en vente dans ce pays (sans tenir compte des prix comptables de ces biens) et ces crédits d'achat ne doivent être annulés ou dépréciés que lors de l'achat ou de la dépréciation des biens de consommation.
Les crédits nécessaires pour financer la production doivent provenir, non pas d'épargnes, mais être des nouveaux crédits se rapportant à de la nouvelle production, et ces crédits ne doivent être rappelés que selon le rapport de la dépréciation générale à "l'appréciation" générale.
La distribution des crédits d'achat aux individus doit progressivement être moins dépendante de l'emploi.  C'est-à-dire que le dividende doit progressivement remplacer le traitement et le salaire, à mesure qu'augmente la capacité productive par heure-personne."

 




BIBLIOGRAPHIE


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MODÈLE 1
Une économie de cueilleurs
de fruits et de céréales
avec main-d'oeuvre mais sans capital
Niveau des prix = 2
[1]    POP  =  240
[2]    LS  =  160
[3]    XSD :=  XD =  1000
[4]    VAD :=  v  XSD  =  0,8  ×  1000  =  800
[5]    S :=   Pv  α  VA   =   2  ×  1  ×  800   =  10
                     L                      160
[6]    LD :=   Pv  α  VAD   =   2  ×  1  ×  800   =  160
                       S                         10
[7]    L :=  LD  =  160
[8]    K :=  KD  =  0
[9]    VA :=  A  Lα  =  5  ×  1601  =  800
[10]    CI :=   d   VA  =   0,2   ×  800  =  200
               v                0,8
[11]    XS :=   CI   =   200   =  1000
                 d          0,2
[12]    DI :=  CI  =  200
[13]    P :=   PXD   =   2000   =  2
               XS          1000
[14]    PXS :=  P  XS  =  2  ×  1000  =  2000
[15]    YM :=  S  L  =  10  ×  160  =  1600
[16]    C :=  γ   YM   =  0,9  ×  1600   =  720
                   P                          2
[17]    SM :=  φ  YM  =  0,1  ×  1600  =  160
[18]    IT :=  SM  =  160
[19]    INV :=   IT   =   160   =  80
                   P           2
[20]    XD :=  DI  +  C  +  INV  =  200  +  720  +  80  =  1000
[21]    PDI :=  P  DI  =  2  ×  200  =  400
[22]    PC :=  P  C  =  2  ×  720  =  1440
[23]    PINV :=  P  INV  =  2  ×  80  =  160
[24]    PXD :=  PDI  +  PC  +  PINV  =  400  +  1440  +  160  =  2000
[25]    PCI :=  PDI  =  400
[26]    PVA :=  PXS  −  PCI  =  2000  −  400  =  1600
[27]    Pv :=   PVA   =   1600   =  2
                VA          800
[28]    R :=  0
Politique de l'escompte compensé
[29]    DSCR :=   PC  +  P  c  CI   =   1440  +  2 × 0,1 × 200   =   1480   =  0,74
                              PXS                            2000                     2000
[30]    JPC :=  DSCR  ×  S  L  =  0,74  ×  10  ×  160  =  0,74  ×  1600  =  1184
[31]    DSC :=  PC  −  JPC  =  1440  −  1184  =  256
[32]    CMP :=  DSC  =  256
MODÈLE 2
Une économie agricole
avec main-d'oeuvre et capital
Gain de productivité traduit en production multipliée par 4
Niveau des prix = 2
[1]    POP  =  240
[2]    LS  =  160
[3]    XSD :=  XD =  4000
[4]    VAD :=  v  XSD  =  0,8  ×  4000  =  3200
[5]    S :=   Pv  α  VA   =   2  × 0,25  ×  3200   =  10
                     L                       160
[6]    LD :=   Pv  α  VAD   =   2  ×  0,25  ×  3200   =  160
                       S                             10
[7]    L :=  LD  =  160
[8]    K :=  KD  =  600
[9]    VA :=  A  Lα  K1-α  =  7,4  ×  1600,25  ×  6000,75  =  3200
[10]    CI :=   d   VA  =   0,2   ×  3200  =  800
               v                0,8
[11]    XS :=   CI   =   800   =  4000
                 d          0,2
[12]    DI :=  CI  =  800
[13]    P :=   PXD   =   8000   =  2
               XS          4000
[14]    PXS :=  P  XS  =  2  ×  4000  =  8000
[15]    YM :=  S  L  +  R  K  =  10  ×  160  +  8  ×  600  =  1600  +  4800  =  6400
[16]    C :=  γ   YM   =  0,9  ×   6400   =  2880
                   P                         2
[17]    SM :=  φ  YM  =  0,1  ×  6400  =  640
[18]    IT :=  SM  =  640
[19]    INV :=   IT   =   640   =  320
                  P            2
[20]    XD :=  DI  +  C  +  INV  =  800  +  2880  +  320  =  4000
[21]    PDI :=  P  DI  =  2  ×  800  =  1600
[22]    PC :=  P  C  =  2  ×  2880  =  5760
[23]    PINV :=  P  INV  =  2  ×  320  =  640
[24]    PXD :=  PDI  +  PC  +  PINV  =  1600  +  5760  +  640  =  8000
[25]    PCI :=  PDI  =  1600
[26]    PVA :=  PXS  −  PCI  =  8000  −  1600  =  6400
[27]    Pv :=   PVA   =   6400   =  2
                VA         3200
[28]    R :=  PVA  −  S  L  =  6400  −  10 × 160   =  6400  −  1600  =  4800   =  8
                     K                          600                            600             600
Politique de l'escompte compensé
[29]    DSCR :=  PC  +  P  1/k  K  +  P  c  CI  =   5760 + 2 × 1/20 × 600 + 2 × 0,1 × 200
                                          PXS                                                     8000
                                                           =   5760 + 60 + 40   =   5860   =  0,7325
                                                                             8000                 8000
[30]    JPC :=  DSCR  ×  S  L  =  0,7325  ×  10  ×  160  =  0,7325  ×  1600  =  1172
[31]    DSC :=  PC  −  JPC  =  5760  −  1172  =  4588
[32]    CMP :=  DSC  =  4588
MODÈLE 3
Une économie agricole
avec main-d'oeuvre et capital
Gain de productivité traduit en main-d'œuvre divisée par 4
Niveau des prix = 2
[1]    POP  =  240
[2]    LS  =  160
[3]    XSD :=  XD =  1000
[4]    VAD :=  v  XSD  =  0, 8  ×  1000  =  800
[5]    S :=   Pv  α  VA   =   2  ×  0,25  ×  800   =  10
                     L                          40
[6]    LD :=   Pv  α  VAD   =   2  ×  0,25  ×  800   =  40
                        S                             10
[7]    L :=  LD  =  40
[8]    K :=  KD  =  600
[9]    VA :=  A  Lα  K1-α =  4,6  ×  400,25 ×  6000,75 =  800
[10]    CI :=   d   VA  =   0,2   ×  800  =  200
               v                0,8
[11]    XS :=   CI   =   200   =  1000
                 d          0,2
[12]    DI :=  CI  =  200
[13]    P :=   PXD   =   2000   =  2
               XS          1000
[14]    PXS :=  P  XS  =  2  ×  1000  =  2000
[15]    YM :=  S  L  +  R  K  =  10  ×  40  +  2 x 600  =  400  +  1200  =  1600
[16]    C :=  γ   YM   =  0,9  ×   1600   =  720
                    P                         2
[17]    SM :=  φ  YM  =  0,1  ×  1600  =  160
[18]    IT :=  SM  =  160
[19]    INV :=   IT   =   160   =  80
                   P            2
[20]    XD :=  DI  +  C  +  INV  =  200  +  720  +  80  =  1000
[21]    PDI :=  P  DI  =  2  ×  200  =  400
[22]    PC :=  P  C  =  2  ×  720  =  1440
[23]    PINV :=  P  INV  =  2  ×  80  =  160
[24]    PXD :=  PDI  +  PC  +  PINV  =  400  +  1440  +  160  =  2000
[25]    PCI :=  PDI  =  400
[26]    PVA :=  PXS  −  PCI  =  2000  −  400  =  1600
[27]    Pv :=   PVA   =   1600   =  2
                 VA           800
[28]    R :=  PVA  −  S  L  =  1600  −  10  ×  40  =  1600  −  400  =  1200  =  2
                      K                         600                        600              600
Politiques de l'escompte compensé et du dividende national
[29]    DSCR :=   PC  +  P  1/k  K  +  P  c  CI   =   1440  + 2 × 1/20 × 600 +  2 × 0,1 × 200   
                              PXS                                                          2000                     
                                                              =   1440  +  60 +  40   =   1540   =  0,77
                                                                            2000                   2000
[30]    JPC :=  DSCR  ×  S  L  =  0,77  ×  10  ×  40  =  0,77  ×  400  =  308
[31]    DSC :=  PC  −  JPC  =  1440  −  308  =  1132
[32]    CMP :=  DSC  =  1132
[33]    SDIV :=   PVA  −  S  L   =   1600  −  400   =   1200   =  5
                            POP                     240               240
Les variables et paramètres des modèles
C    : consommation des ménages (unités/année);
CI    : consommation intermédiaire (unités/année);
DI    : demande en intrant intermédiaire (unités/année);
INV    : demande d'investissement de capital (unités/année);
IT    : dépense d'investissement total (unités numéraires/année);
K    : stock de capital (années-capital);
KD    : demande de capital (années-capital);
L    : stock de main-d'oeuvre (années-personne);
LD    : demande de main-d'oeuvre (années-personne);
LS    : offre de main-d'oeuvre (années-personne);
P    : prix de vente du produit (unités numéraires/unité);
PC    : ventes aux ménages en produit évaluées à prix courant
(unités numéraires/année);
PCI    : consommation intermédiaire évaluée à prix courant
(unités numéraires/année);
PDI    : achats en intrant intermédiaire évalués à prix courant
(unités numéraires/année);
PINV    : ventes d'investissement de capital évaluées à prix courant
(unités numéraires/année);
POP    : population (personnes);
Pv    : prix de la valeur ajoutée (unités numéraires/unité);
PVA    : valeur ajoutée évaluée à prix courant (unités numéraires/année);
PXD    : ventes en produit évaluées à prix courant (unités numéraires/année);
PXS    : production évaluée à prix courant (unités numéraires/année);
R    : taux de rendement du capital (unités numéraires/année-capital/année);
S    : taux de salaire (unités numéraires/année-personne/année);
SM    : épargne des ménages (unités numéraires/année);
VA    : valeur ajoutée (unités/année);
VAD    : valeur ajoutée désirée (unités/année);
XD    : demande totale du produit (unités/année);
XS    : production (unités/année);
XSD    : production désirée du produit (unités/année);
YM    : revenu des ménages (unités numéraires/année);
A    : constante de niveau de la valeur ajoutée (>0) (= 5 dans le modèle1)
(= 7,421753823 dans le modèle 2) (= 4,666180682 dans le modèle 3);
c    : coefficient du volume d'intrants intermédiaires consommés de façon finale
durant la production d'une unité du produit (0< c <1);
d    : coefficient du volume d'intrants intermédiaires nécessaire à la production
d'une unité du produit (0< d <1);
k    : durée de vie moyenne du capital (années);
v    : coefficient de valeur ajoutée de la production (0< v <1), avec v + d = 1;
α    : élasticité de la valeur ajoutée par rapport à l'utilisation de la main-d'œuvre
(0< α <1);
1-α    : élasticité de la valeur ajoutée par rapport à l'utilisation du capital;
γ    : part budgétaire allouée par les ménages à la consommation du produit
(0≤ γ ≤1), avec γ + φ = 1;
φ    : propension marginale (moyenne) à épargner des ménages (0≤ φ ≤1).


Le secret du seigneuriage et des faux-monnayeurs légaux.

dette du Canada
Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de
l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie,
selon Maurice Allais, Prix Nobel d'économie en 1988
dans « La crise mondiale aujourd'hui »
(Ed. Clément Juglar 1999).
.
Pollution www.m-c-s.ch
L'EFF utilise le ruban bleu pour symboliser leur défense de la liberté d'expression
 


Le seigneuriage

La création monétaire donne un revenu à celui qui en le pouvoir. Ceci peut
choquer certains, comme le prix Nobel Maurice Allais, qui n'hésite pas à traiter les
banquiers de faux-monnayeurs. Le but de cette fiche est de bien identifier en quoi
consiste aujourd'hui ce seigneuriage, appelé ainsi car il était historiquement réservé aux
seigneurs, battant monnaie, avant que ce pouvoir devienne un monopole régalien puis
étatique…puis soit transféré majoritairement aux banques.
On peut aujourd'hui distinguer trois types de revenus de seigneuriage,
correspondant à trois cas de création monétaire et trois bénéficiaires distincts.
1 La fabrication de pièces de monnaie
Les pièces de monnaie sont fabriquées en général par les Etats (ou à leur profit
quand l'opération de fabrication est sous-traitée). En France c'est le Trésor Public, via
l'administration des monnaies et médailles, qui est responsable de cette fabrication. La
banque centrale en assure l'écoulement. Ces pièces coûtent beaucoup moins cher à
fabriquer et à distribuer que leur valeur faciale. La différence est un revenu, qui était
l'essentiel du seigneuriage historique1; il est aujourd'hui devenu marginal. Mais le Trésor
n'hésite pas parfois à se faire quelques recettes de poche en émettant des monnaies
commémoratives splendides et fort chères.
2 La fabrication de billets de banque
Les billets, comme les pièces, ne coûtent pas cher à fabriquer. Mais le volume est
plus important (aujourd'hui 1 à 2 milliards d'euros par an pour la France). C'est la
banque centrale qui assume la responsabilité et le coût de fabrication des billets. En
Europe la BCE répartit cette frappe entre les Etats membres suivant une proportion fixe.
Contrairement aux pièces de monnaie la différence entre prix de revient et valeur
faciale des billets n'est pas un revenu direct pour son émetteur, la banque centrale. En
effet, les billets sont « vendus » aux banques secondaires contre un paiement en
monnaie centrale (voir Fiche N°4), mais c'est la banque centrale qui fournit cette
monnaie aux banques contre rémunération de leur part ou cession d'actifs. Il y a donc
tout de même un revenu, soit sous forme d'intérêts, soit sous forme d'actifs
rémunérateurs.
3 Les intérêts sur la création de monnaie scripturale
Les banques peuvent prêter un argent qu'elles créent ex nihilo (voir fiche xxxx) et
qui ne leur coûte qu'un jeu d'écritures. Mais le revenu tiré par les banques de cette
création monétaire n'est pas égal à 100 % de cette création monétaire. Leurs gains
bruts peuvent être estimés en appliquant un taux d'intérêt moyen (7%) à la création
monétaire sous forme scripturale (environ 400 milliards d'euros en France), soit 28
milliards d'euros de marge brute. Il faut en déduire quelques2 frais de gestion. De plus il
faut reconnaître que, par rapport aux revenus dégagés par la masse globale de prêts
1 Les seigneurs et les rois n'ont cessé de réduire la quantité de métal précieux contenue dans une pièce en
maintenant la valeur faciale, réalisant ainsi les premières « dépréciations » monétaires, confondues
inexorablement avec des dévaluations. Ces dépréciations sont à l'origine de l'opprobre qui règne sur cette
pratique, et de la valorisation morale d'une monnaie forte…
2 Difficile à chiffrer mais sans doute assez faible. Par ailleurs les banques facturent de plus en plus de frais
divers. Les revenus encaissés à l'occasion commencent en France à devenir une part très significative du
revenu bancaire (parfois plus de 50 %).
ayant une épargne en contrepartie, ces prêts « gratuits » représentent aujourd'hui peu
de chose.

Fiche N° : 5 Rédacteur : Alain Grandjean Date : 05/01/2005


Affaire Kennedy : Quand JFK mettait en garde contre une "conspiration monolithique"..

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 11:35 le Dimanche 3 février 2008

Voici une vidéo très intéressante (mais en anglais) de John Fitzgerald Kennedy lors d'un discours public prononcé à New-York devant l'Association des Editeurs de Journaux, le 27 Avril 1961 alors qu'il était Président des Etats-Unis en exercice depuis plusieurs mois, à propos des sociétés secrètes et de leurs plans d'infiltration, de menaces, de conspirations, voire de domination mondiale.

JFK parle des sociétés secrètes… et du NWO !

Voici quelques extraits importants traduits en français de cette vidéo édifiante de John Fitzgerald Kennedy :

Les médias se plaisent à railler les conspirationnistes qui s'intéressent de trop près aux conditions plus qu'étranges de sa mort et de la mort de son assassin présumé… et dans le même temps, ces médias omettent de rappeler que JFK s'intéressait tout particulièrement aux agissements néfastes des sociétés secrètes et aux conspirations de tous ordres menaçant son pouvoir et le pouvoir du Monde libre.

Voici un extrait traduit de son discours :

"Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se font notre ennemi s'avancent autour du globe. La survie de nos amis est en danger. Et pourtant on n'a déclaré aucune guerre; aucune frontière n'a été traversée par des troupes en marche; aucun missile n'a été tiré. Si la Presse attend une déclaration de guerre avant qu'elle n'impose l'autodiscipline des conditions de combat, alors je peux seulement dire qu'aucune guerre n'a jamais posé une menace plus grande à notre sécurité. Si vous attendez une découverte de danger clair et présent, alors je peux seulement dire que le danger n'a jamais été plus clair et sa présence n'a jamais été plus imminente. Cela exige un changement de perspective, un changement de tactique, un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par chaque homme d'affaires, chaque leader de travail et par chaque journal. Car nous sommes confrontés, dans le monde entier, à une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d'influence par l'infiltration plutôt que l'invasion, la subversion plutôt que les élections et l'intimidation au lieu du libre arbitre. C'est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machine étroitement soudée et d'une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignements, économiques, scientifiques et politiques. Leurs ramifications sont occultées et non publiées. Ses erreurs sont enterrées et ne font pas les gros titres, on fait taire ses dissidents, on ne les glorifie pas; aucune dépense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprimée, aucun secret n'est révélé. Elle conduit la guerre froide, en bref, avec une discipline de guerre qu'aucune démocratie n'espèrerait jamais vouloir égaler… C'est pourquoi le législateur athénien décréta comme criminel tout citoyen se désintéressant du débat… Je sollicite votre aide dans l'immense tâche qui est d'informer et d'alerter le peuple américain avec la certitude qu'avec votre aide l'homme deviendra ce pour quoi il est né libre et indépendant." - Extraits du discours de John F. Kennedy du 27 Avril 1961 à New York


Ainsi, JFK a prononcé un discours exposant des machinations dans les coulisses qui ne sont jamais publiées, et son discours en 3 partie continue sur des révélations tout aussi étonnantes, comme on peut le lire en anglais sur le site internet du Musée JFK.

Ce discours, déterminé, précis, prononcé devant un parterre extrêmement important de journalistes afin sans doute de lui donner la portée la plus large possible, n'est jamais repris par les médias alignés, et même wikipédia ne le mentionne pas dans sa fiche dédiée à JFK, alors qu'il constituerait un mobile évident pour un complot destiné à l'éliminer.

Lorsqu'il est repris, il est ramené à la menace commuiste, alors que si on lit bien le texte, on voit qu'il ne peut pas s'agir de cette menace-là uniquement : dans son discours, JFK appelle à révéler la conspiration secrète monolithique d'une part en révélant les informations cachées, tout en prenant garde à ne pas exposer le pays à ses ennemis tels que le Communisme, et reconnait qu'il est difficile de concilier les deux.

JFK précise que c'est cette "conspiration monolithique" conduit la guerre froide (pourtant bi-partisane)…

Après le fiasco du débarquement de la Baie des Cochons à Cuba, manigancé par la CIA, JFK voulait sans doute rassurer le peuple et l'informer des nombreuses manipulations orchestrées dans les sociétés secrètes (services secrets, Franc-maçonnerie, associations estudiantines secrètes, cellules d'actions secrètes, conspiration monolithique secrète, etc… ?) et dont il était lui-même victime, car si dans un discours rendu public, il se déclare seul responsable du désastre, en privé, il déclare que la CIA lui a menti et l'a manipulé pour qu'il donne l'ordre de l'invasion totale de Cuba.

Allen Welsh Dulles, directeur de la CIA, sera limogé par le Préseient pour sa participation à la préparation de l'audacieux document « Opération Northwoods » dont le but était d'utiliser la CIA dans des attaques réelles ou simulées et d'en accuser Cuba et le reste du mandat de Kennedy sera marqué par une certaine méfiance envers la communauté des services de renseignements (CIA et FBI).

Et 2 ans plus tard, John Fitzgerald Kennedy était éliminé le 22 novembre 1963 par un complot pour certains, et par un homme seul selon la commission d'enquête officielle, la Commission Warren, qui rend Lee Oswald seul auteur et acteur de l'assassinat.

Voici une vidéo juste avant ce tragique assassinat. On y voit le retrait des gardes du corps du Président, contre leur propre gré et contre le protocole pourtant très strict, alors que JFK est à découvert dans une décapotable et sans que lui-même semble à l'origine de cet ordre de retrait :

 L'étrange retrait des gardes du corps de JFK

Mais les évènements troublants ne s'arrêtent pas à ce fait d'armes.

A peine 2 jours plus tard, l'assassin présumé de JFK était lui-même assassiné, présumé car aucun procès, ni même le début d'une instruction judiciaire, n'a pu avoir lieu après qu'il a été abattu par Jack Ruby moins de 48 heures après son arrestation.

Jacky Ruby, en fait de son vrai nom Jacob Leon Rubenstein, était un immigré polonais d'origine juive qui gérait un club de strip-tease et fricotait passablement avec la mafia.

Il déclara avoir assassiné Oswald sous l'emprise d'un coup de folie, mais beaucoup d'observateurs indépendants en doutent et pensent qu'il a agi sous l'ordre de la mafia ou d'autres prescriptueurs qui avaient intérêt à ce que Lee Oswald soit éliminé pour cacher un complot éventuelle.

Et malgré la plaidoirie d'un célèbre pénaliste pour le faire acquitter et passer pour fou, la justice retint la préméditation puisque Ruby fut condamné à mort en première instance, avant de voir sa peine commuée grâce à ses avocats, le temps d'un nouveau procès.

Durant sa détention, Ruby supplia de se faire transférerà Washington DC car il craignait pour sa vie, certains observateurs estimant que ses prescripteurs souhaitaient se débarrasser de lui.

Il n'avait pas tout-à-fait tort, car il mourut quelques mois plus tard en prison, durant son appel, officiellement d'une embolie pulmonaire consécutive à un cancer à l'âge de 55 ans, certains observateurs estimant là aussi que cette mort était suspecte.

Ainsi se rompait avec la mort de Ruby le dernier fil qui aurait pu conduire la justice aux véritables commanditaires de l'assassinat de JFK, si complot il y avait…

Pour autant, si la justice n'a pas pu enquêter librement sur l'affaire JFK en 1963 comme elle n'a pas pu le faire sur les attaques du 11 Septembre en 2001, rien n'empêche les observateurs indépendants de se replonger dans les faits à la lumière des nombreux éléments regroupés depuis, notamment à la lumière des attentats du 11 Septembre et du Nouvel Ordre Mondial.

Ainsi, lorsque l'on visionne de nouveau l'assassinat tragique de JFK (attention, les images sont choquantes), on aperçoit un étrange manège des la part des gardes du Corps du Président, qui se retirent opportunément de la voiture contre toutes les règles officielles, juste avant que la balle magique ne puisse atteindre sa cible : 

Assassinat de JFK selon Alex Jones et Prisonplanet.com (en anglais)

Il semble alors évident que l'Histoire officielle est entâchée de nombreuses invraisemblances… mais comme le disait Napoléon lui-même, ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire.

Si chacun(e) est libre de croire comme les 2/3 des Etasuniens que JFK a été tué lors d'une vaste conspiration, couverte au plus haut niveau, et destinée à éliminer un président devenu gênant, son discours de mise en garde sur les Sociétés secrètes et les conspirations au plus haut niveau est, lui, bel et bien certain et avéré… Et résonne comme un avertissement plus que jamais d'actualité.

Si cette mise en garde au plus haut niveau contre une conspiration invisible monolithique pouvait être retenue, JFK ne serait pas mort pour rien !

http://911nwo.info/?p=7


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jeudi 5 novembre 2009

Tamiflu, H1N1, Gilead, Rumsfeld et vaccins toxiques ?

On trouve Gilead dans les références anglo-saxonnes et parfois Guilead en français.

Dans la Bible, la chaîne de montagnes qui longe le Jourdain sur sa rive orientale depuis la vallée de la rivière Yarmouk au nord, marquant la frontière avec le pays de Bashan, jusqu'aux rives de la mer Morte au sud et la vallée de la rivière Arnon et le royaume de Moab, est appelée montagnes de Galaad[1], parfois aussi on trouve le pays de Galaad[2] ou simplement Galaad[3].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Galaad_(Jordanie)

Fichier:Hills of Gilead.jpg

L'adoption mieux que le massacre dans des vaccins H1N1

L'adoption mieux que le massacre dans des vaccins H1N1

Vaccins à base de cellules-souches totipotentes humaines, donc de petits hommes.

Congélation record pour des embryons qui ont donné naissance à des bébés

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Embryons flocons de neige adoptés ou des vaccins toxiques H1N1 ?

Des médecins de l'hôpital de Jérusalem ont réussi à faire naître des jumeaux issus d'embryons congelés pendant 12 ans. C'est la première fois que des foetus congelés sur une aussi longue période ont pu se développer en des jumeaux viables. Jusqu'à présent, la durée maximale de congélation d'embryons ayant donné naissance à des enfants en bonne santé était de sept ans.

Des médecins de l'hôpital de Jérusalem ont réussi à faire naître des jumeaux issus d'embyons congelés pendant 12 ans. C'est la première fois que des foetus congelés sur une aussi longue période ont pu se développer en des jumeaux viables. Jusqu'à présent, la durée maximale de congélation d'embryons ayant donné naissance à des enfants en bonne santé était de sept ans.
Cet évènement fait l'objet d'un article dans le journal 'Reproduction Journal'. L'équipe israélienne dirigée par le Dr Ariel REVEL présente dans cet article le traitement subi par les embryons, l'implantation dans l'utérus de la mère et la grossesse. En 1990, les chercheurs ont entrepris un processus de fertilisation in-vitro qui a permis la création de 12 embryons. Quatre d'entre eux ont été insérés dans l'utérus de la femme et le reste a été congelé. De cette première opération, deux jumelles sont nées. Quelques années plus tard, la mère a pu donner naissance par conception naturelle.

Cette information est un extrait du BE Israël numéro 21 du 27/02/2004 rédigé par l'Ambassade de France en Israël. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

Cristaux de neige, photographiés par Wilson Bentley (1865-1931)

Chaque flocon est différent, comme chaque embryon est différent.

Vaccins à base d'embryons humains ? Le Vatican condamne.



Crise mondiale...Deux livres importants , si possible traduits en français ou en anglais ?

Appel à tous, important et urgent:

Auriez-vous connaissance de traductions de ces deux livres, si possible traduits en français, allemand, en italien ou en anglais ?

P. Daniel Concina O.P, Adversus Usuram (Romæ, 1746);

P. Daniel Concina O.P., De Usura Contractus trini (Romæ, 1748)


 "De usura contractus trini", qui démontre le caractère usuraire du "triple contrat", une des constructions les plus subtiles élaborées pour contourner la prohibition de l'usure.

 Le "Adversus usuram", plus exactement intitulé "In epistolam encyclicam Benedicti XIV adversus usuram commentarius", n'est autre que le commentaire officieux de l'encyclique "Vix pervenit".

A notre connaissance, ces deux ouvrages n'ont jamais été traduits jusqu'à présent.




Voilà ci-dessous  l'encyclique Vix pervenit adressée au clergé italien par

BENOÎT XIV




VIX PERVENIT

LETTRE ENCYCLIQUE
DU SOUVERAIN PONTIFE BENOÎT XIV

Sur l'usure,
et autres profits malhonnêtes

...
1. Nous avions appris qu'à l'occasion d'une nouvelle controverse (dont l'objet consiste à savoir si un certain contrat doit être jugé valide), il se répandait en Italie quelques opinions qui sembleraient n'être pas conformes à la saine doctrine. Aussitôt Nous avons considéré comme un devoir de notre ministère apostolique d'apporter un remède convenable à ce mal, qui pourrait à la faveur du temps et du silence, prendre de nouvelles forces, et de lui barrer la route pour l'empêcher de s'étendre plus loin et de gagner les villes d'Italie où il n'a pas encore pénétré.
C'est pourquoi Nous avons pris les moyens et suivi la méthode dont le Siège apostolique s'est toujours servi en pareil cas. Nous avons expliqué toute l'affaire à quelques-uns de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine, qui se sont acquis une grande renommée par leur profond savoir en théologie et en droit ecclésiastique. Nous avons aussi appelé plusieurs réguliers qui tiennent le premier rang dans les deux facultés, et que nous avons pris en partie chez les moines en partie chez les religieux mendiants et enfin parmi les clercs réguliers. Nous y avons même adjoint un prélat qui est docteur en droit civil et canonique, et qui a longtemps suivi le barreau. Nous les avons tous assemblés en notre présence, le 4 juillet dernier, et, leur ayant fait un détail bien exact de l'affaire pour laquelle ils étaient convoqués, nous nous sommes aperçus qu'ils la connaissaient déjà parfaitement.

2. Ensuite Nous leur avons ordonné d'examiner à fond cette affaire, sans partialité, et sans passion, et de mettre par écrit leurs opinions. Toutefois nous ne les avons pas chargés de donner leur jugement sur le contrat qui avait occasionné la première dispute, parce qu'on manquait de plusieurs documents absolument nécessaires. Nous leur avons enjoint de déterminer en fait d'usure les points de doctrine auxquels les bruits qu'on a dernièrement répandus dans le public semblaient porter atteinte. Ils ont tous sans exception, exécuté nos ordres. Ils ont exposé publiquement leurs sentiments dans deux congrégations, dont la première s'est tenue devant nous le 18 juillet, et la seconde le 1er août dernier. Ils les ont enfin laissés par écrit entre les mains du secrétaire de la Congrégation.

3. Or voici les choses qu'ils ont approuvées d'un commun accord.


I. L'espèce de péché appellée usure et dont le lieu propre est le contrat de prêt - dont la nature demande qu'il soit rendu autant seulement que ce qui a été reçu - consiste pour le prêteur à exiger - au nom même de ce contrat - qu'il lui soit rendu davantage que ce qui a été reçu et, par conséquence, à affirmer que le seul prêt donne droit à un profit, en plus du capital prêté. Pour cette raison, tout profit de cette sorte qui excède le capital est illicite et usuraire.

II. Personne ne pourra être préservé de la souillure du péché d'usure en arguant du fait que ce profit n'est pas excessif ou inconsidéré mais modeste, qu'il n'est pas grand mais petit. Ni du fait que celui à qui on le réclame n'est pas pauvre mais riche. Ou bien encore que l'argent prêté n'a pas été laissé inactif mais a été employé très avantageusement pour augmenter sa propre fortune, acquérir de nouveaux domaines, ou se livrer à un négoce fructueux.
Est convaincu d'agir contre la loi du prêt - laquelle consiste nécessairement dans l'égalité entre ce qui est donné et ce qui est rendu - celui qui, après avoir reçu un équivalent, ne craint pas d'exiger encore davantage sous prétexte du prêt. En effet, le prêt n'exige, en justice, que l'équivalence dans l'échange. La justice dite "commutative" ordonne de maintenir dans les contrats humains l'égalité intangible de chacune des parties, et de la rétablir parfaitement dans le cas où elle aurait été rompue. Par conséquent si une personne a reçu plus qu'il n'a donné, elle est tenue à restituer le trop perçu.

III. Par là il n'est aucunement nié que quelquefois d'autres tites, comme l'on dit, pourront se trouver adjoints au contrat de prêt : des titres qui ne sont pas absolument pas inhérents ni intrinsèques à la nature du contrat de prêt considéré en général. De ces titres résultent une raison très juste et très légitime d'exiger, de façon régulière, plus que le capital dû sur la base du prêt.
De même, on ne nie pas qu'il y ait d'autres contrats d'une nature distincte de celle du prêt, qui permettent souvent de placer et d'employer son argent sans reproche, soit en procurant des revenus annuels par l'achat de rentes, soit en faisant un commerce et un négoce licite, pour en retirer des profits honnêtes.

IV. Il est certain que, dans tant de diverses sortes de contrats, il faut maintenir l'égalité propre à chacun. Tout ce qui est reçu au-delà ce qui est juste relève, sinon de l'usure - parce qu'il n'y a point de prêt avéré - du moins d'une autre injustice véritable qui impose pareillement l'obligation de le restituer. Par contre, si tout est fait dans les formes et pesé sur la balance de la justice, il est indubitable que ces mêmes contrats fournissent une multiplicité de moyens et de manières licites qui suffisent à alimenter le commerce et les négoces fructueux, en vue du bien commun. Que les chrétiens ne s'imaginent pas que les usures ou d'autres injustices semblables puissent faire fleurir les branches du commerce. Bien au contraire, Nous apprenons de la Parole divine elle-même que "la justice élève une nation, mais la honte des peuples, c'est le péché." (Prov 14.34)

V. Il faut cependant considérer avec attention qu'il serait faux et téméraire de croire qu'on peut toujours trouver et disposer, d'autres titres légitimes avec le prêt, ou bien, indépendamment du prêt, d'autres contrats justes. De sorte que, moyennant ces titres et ces contrats, chaque fois qu'on prêtera à quelqu'un de l'argent, du blé ou toute autre chose de cette sorte, il serait toujours permis de recevoir un surcroît modéré en plus de la totalité du capital prêté.
Cette allégation est - sans doute aucun - contraire non seulement aux enseignements divins et au sentiment de l'Eglise catholique sur l'usure, mais encore au sens commun et à la raison naturelle. En effet, personne ne peut ignorer qu'en de nombreuses occasions l'homme est tenu de secourir son prochain par un prêt simple et nu, puisque le Christ, Notre Seigneur, l'enseigne lui-même : "A qui te demande donne, et de qui veut t'emprunter ne te détourne pas." (Mt 5.42), et qu'en certaines circonstances il n'existe - en dehors du prêt - aucun autre contrat qui soit véritable et juste.
Par conséquent, si un homme qui désire une règle pour sa conscience, il lui faut d'abord examiner d'abord avec soin s'il existe véritablement avec le prêt un autre titre légitime, ou s'il peut passer un autre contrat juste que le contrat du prêt en vertu duquel il pourra, sans craindre d'offenser Dieu, se procurer un profit honnête.
4. C'est en ces termes que les cardinaux, théologiens et les grands canonistes, dont Nous avons demandé l'avis sur cette affaire importante, se sont résumés et ont expliqué leurs sentiments. De notre côté, Nous n'avons pas négligé d'étudier en particulier la même cause, avant, pendant et après la tenue des congrégations. Nous avons parcouru avec le plus grand soin les jugements des hommes habiles que Nous venons de rapporter. Cela étant Nous approuvons et confirmons tout ce qui est contenu dans les avis ci-dessus exposés, attendu que tous les écrivains, les professeurs en théologie et en droit canon, plusieurs passages de l'Ecriture sainte, les décrets des pontifes nos prédécesseurs, l'autorité des conciles et des Pères, semblent quasi conspirés à établir les mêmes sentiments. De plus, Nous connaissons parfaitement les auteurs à qui l'on doit rapporter les sentiments contraires, aussi bien que ceux qui les protègent et les défendent ou semblent chercher l'occasion de les répandre. Nous n'ignorons pas enfin avec quelle sagesse et quelle force les théologiens, voisins des contrées où se sont élevées des contestations ont pris la défense de la vérité.

5. C'est pourquoi Nous avons adressé cette lettre encyclique à tous les archevêques, évêques, ordinaires d'Italie. Ainsi, vous recevrez comme tous les autres, ces instructions et quand il arrivera de tenir des synodes, de parler au peuple, de lui faire des instructions sur la doctrine chrétienne on n'avancera jamais rien de contraire aux sentiments que Nous avons relatés. Nous vous exhortons encore à employer tous vos soins pour que dans vos diocèses personne n'ait la hardiesse d'enseigner le contraire de vive voix ou par écrit. Que si quelqu'un refuse d'obéir nous le déclarons sujet et soumis aux peines décrétées par les saints canons contre ceux qui méprisent et transgressent les ordres apostoliques.

6. Mais nous ne statuons rien à présent sur le contrat qui a fait naître ces nouvelles disputes. Nous n'arrêtons rien non plus à cette heure sur les autres contrats dont la légitimité partage les théologiens et les canonistes. Nous croyons néanmoins devoir animer le zèle que vous avez pour la religion et pour la piété, afin que vous exécutiez ce que Nous ajoutons ici.

7. Premièrement, faites bien voir à vos peuples, par la gravité de vos paroles, que le vice de l'usure est condamné par l'Ecriture sainte, qu'il prend même différentes formes, afin de précipiter de nouveau dans les derniers malheurs les fidèles qui ont été remis en liberté et en grâce par le sang de Jésus-Christ. C'est pourquoi, s'ils veulent placer leur argent qu'ils se gardent de se laisser emporter par l'avarice, source de tous les maux ; mais plutôt qu'ils demandent conseil aux personnes renommées pour leur érudition et pour leur mérite.

8. En second lieu, que ceux qui ont assez confiance dans leurs forces et dans leur sagesse pour répondre hardiment sur ces questions (qui demandent néanmoins une grande connaissance de la théologie et des canons) évitent avec le plus grand soin les extrêmes toujours vicieux. Quelques-uns, jugeant ces affaires avec beaucoup de sévérité blâment tout intérêt tiré de l'argent comme illicite et tenant à l'usure. D'autres, au contraire très indulgents et relâchés pensent que tout profit est exempt d'usure. Qu'ils ne s'attachent pas trop à leurs opinions particulières : mais qu'avant de répondre, ils consultent plusieurs écrivains de grand renom ; qu'ils embrassent ensuite le parti qu'ils verront clairement appuyé non seulement sur la raison mais encore sur l'autorité. S'il s'élève une dispute au sujet de quelque contrat examiné, qu'on évite soigneusement de rien dire d'injurieux et d'offensant à ceux qui suivent un sentiment contraire ; et qu'on se garde bien d'affirmer que leur opinion mérite d'être fortement censurée surtout si elle est n'est pas dénuée de raisons et d'approbations d'hommes éminents parce que les injures et les outrages rompent le lien de la charité chrétienne et sont pour le peuple des pierres d'achoppement et de scandale.

9. En troisième lieu, il faut avertir ceux qui veulent se préserver de la souillure du péché de l'usure et confier leur argent à autrui, de façon à tirer un intérêt légitime, de déclarer, avant toutes choses, le contrat qu'ils veulent passer, expliquer clairement et en détail toutes les conventions qui doivent y être insérées, et quel profit ils demandent pour la cession de ce même argent. Ces explications contribuent beaucoup, non seulement à éviter les scrupules et les anxiétés de conscience, mais encore à prouver au for extérieur le contrat qui a eu lieu. Elles ferment aussi la porte aux discussions qu'il faut quelquefois soulever pour voir clairement si un placement d'argent qui paraît avoir été fait dans les règles renferme néanmoins une usure réelle, dissimulée.

10. En quatrième lieu, Nous vous exhortons à ne point accueillir les discours déplacés de ceux qui disent sans cesse qu'aujourd'hui la controverse sur les usures n'est qu'une dispute de mots, vu que l'on retire ordinairement profit de l'argent cédé à autrui d'une manière quelconque. Il suffit pour voir clairement à quel point cela est faux et éloigné de la vérité de considérer que la nature d'un contrat est tout à fait différente et distincte de la nature d'un autre contrat et qu'il y a pareillement une grande différence entre les conséquences des contrats qui sont opposés entre eux. En effet, il y a une différence évidente entre le revenu qu'on tire de l'argent légitimement et qui, pour cette raison, peut être gardé devant tout tribunal, et entre le revenu qu'on tire de l'argent illégitimement, et dont pour cette raison, le for extérieur et le for de la conscience ordonnent la restitution. Il est donc certain qu'on a tort de dire que la question proposée, de nos jours sur les usures est une question vaine et frivole, parce que l'on tire ordinairement profit de l'argent cédé à autrui.

11. Voilà ce que Nous avons cru devoir principalement vous marquer, dans l'espoir que vous exécuterez tout ce que nous prescrivons par cette lettre. Nous avons aussi la confiance que, si par hasard il s'élève des troubles dans votre diocèse à l'occasion de cette nouvelle controverse sur les usures, ou si l'on cherche à ternir l'éclat et la pureté de la saine doctrine, vous saurez y apporter les remèdes les plus convenables. Nous vous donnons enfin à vous, et au troupeau qui vous est confié, notre bénédiction apostolique.

Donné à Rome, à St Marie Majeure.

BENOÎT XIV



et par la suite étendue à l'Église tout entière par Grégoire XVI... La traduction donnée est imparfaite, aussi, n'hésitez pas à m'en communiquer une autre meilleure si vous en connaissez une. Il s'agit là d'une condamnation de l'intérêt exigé par celui qui prête une somme d'argent. En effet, à l'époque de rédaction, le terme usure n'est pas réservé aux intérêts qui seraient supérieurs à un taux maximal "acceptable".

Christophe




- Saint Thomas d'Aquin et l'Usure -




J'ai pensé qu'il pouvait être pertinent de présenter la position du plus grand théologien catholique sur le prêt à intérêt et sur l'usure.



Recevoir un intérêt ( usura ) pour un prêt d'argent est de soi injuste, car c'est vendre ce qui n'existe pas, ce qui constitue manifestement une inégalité contraire à la justice. Pour s'en convaincre, il faut savoir que l'usage de certaines choses se confond avec leur propre consommation : ainsi nous consommons du vin dont nous nous servons pour boisson et du blé pour nourriture. Dans de tels cas, on ne doit pas compter l'usage d'une chose séparément de la chose elle-même, mais du fait que l'on concède l'usage à autrui, on cède la chose même. Voilà pourquoi en de tels casla propriété est transférée par le prêt. Si donc quelqu'un voulait vendre d'une part du vin et d'autre part l'usage du vin, il vendrait la même chose deux fois, ou vendrait ce qui n'existe pas. Il pécherait ainsi manifestement contre la justice. Pour la même raison, il commettrait une injustice celui qui, prêtant du blé et du vin, réclamerait deux compensations, l'une comme restitution égale à la chose elle-même, l'autre pour prix de son usage, d'où le nom d'usure.
Il y a aussi des choses dont l'usage ne revient pas à leur consommation : l'usage d'une maison est son habitation et non sa destruction. Pour de telles choses, on peut concéder l'un et l'autre séparément : par exemple, quand quelqu'un cède sa maison à un autre tout en se réservant l'usage pendant un certain temps ; ou à l'inverse concède l'usage de la maison à un autre tout en conservant la propriété. Et c'est pourquoi un homme peut licitement recevoir l'usufruit d'une maison et demander ensuite la maison prêtée, comme on le voit dans les baux et les locations.
Quant à l'argent, d'après le Philosophe, il a été principalement inventé pour faciliter les échanges. Aussi son usage propre et principal est d'être consommé, c'est-à-dire dépensé dans les échanges. C'est pourquoi il est illicite en soi de recevoir un intérêt ( pretium ) - qu'on appelle usure - pour l'usage de l'argent prêté.
Et comme un homme est tenu de restituer les biens acquis injustement, de même doit-il le faire pour l'argent reçu par usure.
(Thomas d'Aquin, Somme Théologique, II II 78 1)


Les lois humaines laissent certains péchés impunis à cause de l'imperfection des hommes, et de nombreux avantages disparaîtraient si tous les péchés étaient interdits par des peines propres à chacun d'eux. De là vient que la loi humaine permet les prêts à intérêts, non parce qu'elle estime qu'ils sont conforme à la justice, mais pour ne pas supprimer des avantages dont beaucoup jouissent. On lit ainsi dans le droit civil lui-même que "les choses qui se consomment par l'usage ne peuvent pas recevoir d'usufruit, ni selon le droit naturel, ni selon le droit civil", et que "le Sénat n'a pas admis l'usufruit de ces choses, et ne le pouvait pas, mais a institué un quasi-usufruit", permettant en effet l'intérêt. Et le Philosophe, conduit par sa raison naturelle, dit que "l'acquisition d'intérêts sur l'argent est contraire au plus haut point à la nature" (Aristote, Politique, 1 10)
(Thomas d'Aquin, Somme Théologique, II II 78 1)


Celui qui accorde un prêt peu sans péché stipuler dans son contrat avec l'emprunteur une compensation à verser pour le dommage qu'il subit en se privant de ce qu'il avait : ce n'est pas là vendre l'usage de l'argent mais éviter un dommage. Il peut d'ailleurs arriver que le prêt évite à l'emprunteur un dommage plus grand que celui auquel s'expose le prêteur, si bien que c'est avec son bénéfice que l'emprunteur compense le dommage du prêteur. Mais on ne peut stipuler dans le contrat une compensation pour le dommage qui viendrait qu'on ne gagne plus rien avec l'argent prêté : car on ne doit pas vendre ce que l'on n'a pas et dont l'acquisition pourrait être empêchée de diverses façons.
(Thomas d'Aquin, Somme Théologique, II II 78 2)


Celui qui prête de l'argent en transfère la possession à celui qui l'emprunte. Celui-ci emprunte cet argent à ses risques et périls et est tenu de le restituer intégralement. Il s'ensuit que le prêteur ne doit pas exiger plus qu'il n'a donné. Mais celui qui confie son argent à un marchand ou à un artisan en constituant une sorte de société avec eux ne transfère pas la possession de l'argent - qui reste à lui -, si bien qu'il participe à ses risques et périls au commerce du marchand et au travail du l'artisan? C'est pourquoi il pourra licitement réclamer, comme une chose lui étant due, une part du profit.
(Thomas d'Aquin, Somme Théologique, II II 78 2)

L'encyclique Vix pervenit doit être mise en pratique, avec en plus une remise en vigueur de toutes les régles jubilaires, ce qui manque dans le texte original, y compris sur les propriétés, qui ne sont qu'en gérance sous le regard de Dieu, et non des idoles absolues...:

Le mot jubilé vient du latin jubilæus (de jubilare, « se réjouir »), traduction par Jérôme de Stridon de l'hébreu yôbel qui désigne un cor en corne de chèvre. Dans la Bible, ce cor est utilisé pour annoncer le début d'une année spéciale qui a lieu tous les cinquante ans. Cette année-là, les terres devaient être redistribuées de façon équitable et les esclaves libérés. Le Lévitique (25:8–11) déclare ainsi :

« Tu compteras sept semaines d'années, sept fois sept ans, c'est-à-dire le temps de sept semaines d'années, quarante-neuf ans. Le septième mois, le dixième jour du mois tu feras retentir l'appel de la trompe ; le jour des Expiations vous sonnerez de la trompe dans tout le pays. Vous déclarerez sainte cette cinquantième année et proclamerez l'affranchissement de tous les habitants du pays. Ce sera pour vous un jubilé : chacun de vous rentrera dans son patrimoine, chacun de vous retournera dans son clan. »

http://www.ewtn.com/library/ENCYC/B14VIXPE.htm    texte anglais


In Epistolam Encyclicam Benedicti XIV adversus usuram commentarius, quo illustrata doctrina catholica Nicolai Broedersen ac aliorum errores refelluntur by Daniele Concina ( Livre )

4 editions published between 1746 and 1748 in Latin and Non déterminée and held by 10 libraries worldwide
A response to Nicolaus Broedersen's De usura licitis et illicitis ... 1743. Includes the text of the encyclical, Vix pervenit, 1 Nov. 1745.

Politesse et étiquette

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Et attendre quelques minutes le chargement des images, merci.
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Qui suis-je ?

François de Siebenthal
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A. Consul général honoraire ém. de la République des Philippines, nommé par Mme Aquino. Secrétaire général du Corps consulaire. A. Président de l'association vaudoise de soutien au peuple afghan. Président de la SSB romande Consultant international en développement local. (Philippines, Madagascar, Colombie, Équateur, Benin, Mexique...) Nationalité suisse, Walser. Marié, de Siebenthal & Cie (dès novembre 1991) 3 C (dès février 1988) Conseils aux entreprises dans les domaines financiers, juridiques, d'ouverture de marché et d'organisation, en Suisse, à l'étranger, CEE, Afrique, Amériques et dans la région du Pacifique, ASEAN. - Décorations pour acte de bravoure. Médailles de sauveteur de la Fondation Carnegie sous les auspices du Conseil fédéral et de la Société Suisse de Sauvetage. 00 41 21 652 55 03 ou 079 261 41 54
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Les sept verrous qui bloquent le dragon qui est en chacun d'entre nous.

On triomphe des 7 vices capitaux par l’exercice des 7 vertus opposées.

Ainsi on triomphe :

de l’orgueil par l’humilité,

de l’avarice par la libéralité,

de la luxure par la chasteté,

de la colère par la patience,

de la gourmandise par l’abstinence,

de l’envie par l’amour fraternel,

de la paresse par la diligence et l’ardeur dans le service de Dieu.

Un combat à la fois, un par jour est plus efficace.

Sagesse de la première Alliance...Isaïe 11.1-3

Un rejeton sortira de la souche de Jessé,
un surgeon poussera de ses racines.
Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur,
esprit de sagesse et d’intelligence,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur
son inspiration est dans la crainte [piété] du Seigneur.


ll y a sept dons du Saint-Esprit qui nous aident dans ce combat :

1 le don de Sagesse ;

2 d’Intelligence ;

3 de Conseil ;

4 de Force ;

5 de Science ;

6 de Piété ;

7 de Crainte de Dieu.

A quoi servent les 7 dons du Saint-Esprit ?

Les 7 dons du Saint-Esprit servent à nous confirmer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; et à nous rendre prompts aux actes de vertu nécessaires pour acquérir la vie chrétienne et le CIEL.

Qu’est-ce que la Sagesse ?

La Sagesse est un don par lequel, élevant notre esprit au-dessus des choses terrestres et fragiles, nous contemplons les choses éternelles, c’est-à-dire la Vérité qui est Dieu, en qui nous nous complaisons et que nous aimons comme notre souverain Bien.

Qu’est-ce que l’Intelligence ?

L’Intelligence est un don par lequel nous est facilitée, autant que c’est possible pour un homme mortel, l’intelligence de la Foi et des divins mystères que nous ne pouvons connaître par les lumières naturelles de notre esprit.

Qu’est-ce que le Conseil ?

Le Conseil est un don par lequel, dans les doutes et les incertitudes de la vie humaine, nous connaissons ce qui contribue le plus à la gloire de Dieu, à notre salut et à celui du prochain.

Qu’est-ce que la Force ?

La Force est un don qui nous inspire de l’énergie et du courage pour observer fidèlement la sainte loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis.

Qu’est-ce que la Science ?

La Science est un don par lequel nous apprécions sainement les choses créées, et nous connaissons la manière d’en bien user et de les diriger vers leur fin dernière qui est Dieu.

Qu’est-ce que la Piété ?

La Piété est un don par lequel nous vénérons et nous aimons Dieu et les Saints, et nous avons des sentiments de miséricorde et de bienveillance envers le prochain pour l’amour de Dieu.

Qu’est-ce que la Crainte de Dieu ?

La Crainte de Dieu est un don qui nous fait respecter Dieu et craindre d’offenser sa divine Majesté, et qui nous détourne du mal en nous portant au bien dans l'amour.


Les dons du Saint Esprit
(CEC 1830-1831 ; ST I-II 68.1-8)


Les dons sont des habitudes, habitus infus, qui sont nous rendent réceptifs aux motions du Saint-Esprit, pour nous faire agir.

« Les dons sont des habitus qui perfectionnent l’homme pour qu’il suive promptement l’impulsion du Saint-Esprit, de même que les vertus morales disposent les facultés appétitives à obéir à la raison. Or, de même qu’il est naturel pour les facultés appétitives d’être mues par le commandement de la raison ; de même il est naturel pour toutes les facultés humaines d’être mues par l’impulsion de Dieu comme par une puissance supérieure. » ST I-II 68.4

Les sept dons du Saint Esprit
(ST I-II 68.4)


- Intelligence : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 8.1-8).
- Conseil : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans l’appréhension, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 52.1-4).
- Sagesse : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités spéculatives (ST II-II 45.1-6).
- Connaissance : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans le jugement, par l’intelligence, des vérités pratiques (ST II-II 9.1-4).
- Piété : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de l’amour des choses qui concernent un autre (ST II-II 121.1-2).
- Force : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits de la crainte des choses qui nous concernent (ST II-II 138.1-2).
- Crainte : nous rend réceptifs à l’action de l’Esprit Saint dans les appétits du désir des choses nous concernant (ST II-II 19.1-12).